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MISSION

I La notion missionnaire dans l'A.T.

L'étude de la pensée israélite primitive au sujet des étrangers (voir Prosélyte) montre qu'aux origines Israël ne se croit nullement le devoir de propager ses idées. Il méprise les peuples qui n'ont pas la religion de JHVH, le plus puissant de tous les dieux, mais il n'est pas étonné que son Dieu ne soit pas adoré par les autres peuples : JHVH n'est-il pas le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob ?

Bien plus, il y a--et c'est ce qui fait la force du yahvisme--union étroite entre le peuple d'Israël, le pays qu'il occupe et JHVH qui lui a donné ce pays, de sorte que l'Israélite, sortant de son pays, doit servir le dieu du lieu où il se trouve. Cette attitude s'explique d'ailleurs par les origines mosaïques du yahvisme primitif : à l'intérieur du pays il y aura donc union étroite entre JHVH et Israël, exclusivisme absolu, qui fait que JHVH veut être le seul Dieu d'Israël, et qui dégénère facilement en intolérance, particularisme farouche et mépris pour l'étranger, sentiment que JHVH épouse toutes les querelles, toutes les espérances de son peuple, qu'il marche devant l'armée qui part en guerre ; tandis qu'en dehors du pays les Israélites pensent que les dieux ont une puissance tout comme JHVH en Canaan : Kémos en Moab, Moloch chez les Ammonites (1Ro 11:7) sont regardés comme les dieux de ces peuples au même titre que JHVH en Israël (voir encore Jug 11:24,2Ro 3:27).

En pays étranger les rapports avec les indigènes sont tout différents de ce qu'ils sont en Canaan : Élie va quelque temps à Sarepta et y habite chez une veuve du pays (1Ro 17). L'histoire de Balaam est significative des pouvoirs que l'on attribue aux autres dieux, et des phénomènes semblables qui, pensait-on, accompagnaient les autres religions (No 22). D'ailleurs une conception différente se faisait jour, qui préparait une notion plus élevée de JHVH : celle de sa puissance sur son peuple à l'étranger (Ex 3:7).

C'est incontestablement aux prophètes que revient l'honneur d'avoir proclamé pour la première fois le caractère unique et universel de JHVH. Le monothéisme fut leur première conquête : avant eux Israël était monolâtre (adorant un seul Dieu mais attribuant aux autres une réalité et une certaine puissance chez eux : voir Hénothéisme). L'universalisme tient étroitement au monothéisme : celui-ci implique celui-là, avec, pour conséquence logique, l'action missionnaire.

Tous les prophètes n'ont d'ailleurs pas su tirer cette conséquence de leurs idées nouvelles : si Amos proclame l'égalité des hommes devant JHVH (Am 9:7), il le fait comme un reproche à Israël qui n'a pas su reconnaître tout ce que JHVH a fait pour lui ; il ne met nullement en lumière le devoir missionnaire. Jérémie, le second Ésaïe, dans des passages comme Jer 12:14,17, Esa 42:1-12, ont eu de ce devoir une intuition plus nette (voir Prophète, parag. 6), mais cette préoccupation n'est pas dominante dans leur oeuvre. Il semble que Jer 16:19 conçoive la venue des peuples à l'Éternel comme leur incorporation à la nation israélite, ne pouvant encore admettre la religion de JHVH en dehors de Canaan (voir aussi Za 14:17,19).

Les prophètes n'ont donc pas donné toute son ampleur à la vision que Dieu leur accorda à plusieurs reprises, et surtout Israël fut loin de comprendre leur message. Il se trouva même que le prophétisme, en donnant à Israël le sentiment de la supériorité de sa religion, renforça le mépris qu'il avait pour les autres : l'antique particularisme reprit toute son étroitesse lorsque le souffle prophétique se fut éteint ; les étrangers furent considérés désormais non plus comme des rivaux mais comme des êtres inférieurs qui doivent servir le peuple élu, : l'auteur de Esa 60:12 s'exalte dans l'espoir que les nations qui ne se convertiront pas seront exterminées. Le jour de JHVH, qui était dans la pensée des grands prophètes le jour du châtiment d'Israël, devient le jour où seront jugés et châtiés tous les peuples de la terre (Za 14:12 et suivants).

Il y a pourtant dans l'A. T, un écrit tout pénétré du souffle missionnaire : c'est le livre de Jonas (voir art.). L'auteur anonyme, s'élevant avec force contre le particularisme juif, montre à travers les péripéties d'un récit symbolique la compassion de Dieu s'étendant, au delà d'Israël, sur les peuples païens. Nous avons ici un pressentiment émouvant de cet universalisme absolu que l'Évangile mettra en pleine lumière et qui restera, de génération en génération, le secret de l'apostolat chrétien.

II La notion missionnaire dans le N.T.

1. Caractère missionnaire de la personne du Christ

Tout au long de son ministère terrestre, le Christ se considère comme un envoyé : le Père l'a chargé d'une mission (Mt 10:40, Lu 10:16, Jn 6:44 13:20). Du jour où Jésus eut reçu le baptême de Jean, il eut le sentiment de ne plus s'appartenir mais d'être tout entier au service de son Père auprès de ses frères. Par sa naissance il appartient à une famille, à une race ; par son baptême il se met au rang d'une famille agrandie dont il se fera le chef. Tout de suite il s'applique la parole de Esa 61:1 (Lu 4:18 et suivant), et il se considère comme la lumière envoyée pour éclairer toutes les nations (Lu 2:32).

2. Caractère missionnaire de son enseignement

Toute la formation des disciples par le Maître est une formation missionnaire. Il les envoie en mission (Mr 6, Mt 10, Lu 10) pour annoncer l'Évangile à toutes les nations (Mr 13:10, Lu 24:47, Ac 1:8).

Toutes les nations seront jugées, châtiées ou accueillies (Mt 25). Ceci est tellement général tout au long de l'enseignement de Jésus qu'il importe peu ici de trancher la question de savoir si l'envoi des 70 en mission rapporté par Luc est authentique ou s'il s'agit d'une erreur d'interprétation des sources qu'avait sous les yeux le troisième évangéliste (voir Luc, évangile de). Ce qu'il faut expliquer plutôt, ce sont les deux paroles du Christ qui semblent limiter sa propre mission et celle des apôtres aux brebis perdues de la maison d'Israël, c'est-à-dire au seul peuple juif (Mt 10:5 15:24)

Dans l'ordre aux disciples, il ne peut s'agir que d'une instruction temporaire motivée par des considérations de marche à suivre dans l'évangélisation du monde.

Quelle a été la pensée exacte du Maître à ce moment ? A-t-il pensé qu'il fallait gagner d'abord ce qui aurait dû être plus accessible ? A-t-il voulu refréner le zèle maladroit de disciples qui auraient voulu trop embrasser à la fois ? Nous ne le savons au juste ; ce qui est certain, c'est qu'un grand nombre de paroles du Christ et de faits de son ministère contredisent une limitation de principe de son travail. (cf. Lu 9:52, Jn 4, Lu 6:17 etc.) Dans le même discours Jésus parle aux disciples des rois et gouverneurs devant lesquels ils seront amenés (Mt 10:1 et suivant).

Il n'est pas vraisemblable non plus que l'ordre missionnaire n'ait été donné qu'après la résurrection. S'il l'a été plus explicitement à ce moment-là (Mt 28, Lu 24, Jn 20, Ac 1) parce que le temps était venu, l'Évangile accompli, de nombreuses indications dans ce sens avaient été données auparavant. Dès le début, les disciples sont habitués à considérer que le champ de leur travail c'est le monde (Mt 13:38) et qu'ils sont appelés à être le sel de la terre et la lumière du monde (Mt 5:13 et suivant).

Quant à la deuxième parole (Mt 15:24), les mêmes raisons nous font chercher son explication dans les circonstances spéciales où elle est prononcée. Le récit parallèle de Mr 7:24 et suivant nous montre que Jésus s'est retiré du côté de Tyr et de Sidon pour y faire incognito un court séjour. D'où son intention première de n'opérer là aucune guérison, de peur d'être immédiatement reconnu. Ajoutons que Jésus, qui a toujours besoin de la collaboration de ceux pour lesquels il accomplit des miracles, met la Cananéenne à l'épreuve, car elle doit remporter une victoire et non recevoir une aumône.

3. Les disciples et l'ordre du Maître

Les disciples, lorsque la vocation missionnaire se précisera un jour d'une façon nette, (cf. Ac 15:7) se souviendront des voyages en terre païenne accomplis aux côtés de Jésus autant que des instructions qu'il leur avait données bien souvent. Mais ils ne répondent pas immédiatement au désir du Maître.

Les renseignements que nous possédons sur la période venant immédiatement après l'Ascension ne sont pas nombreux, mais il semble bien qu'il y eut une période d'hésitation, d'attente. L'ordre missionnaire était pourtant présent à la pensée des disciples. (cf. Ac 2:17 3:25) Ce n'est qu'un peu plus tard que Philippe d'abord, Pierre et Jean ensuite, allèrent en Samarie. Nous savons que le christianisme était professé à Damas, à Antioche, au moment de la conversion de Paul.

Quant à la discussion qui s'élève entre les apôtres à Jérusalem (Ac 15, Ga 2), elle porte non sur le principe de la mission en terre païenne, mais sur la méthode à suivre, les uns pensant que les païens devaient adopter les coutumes juives, la loi mosaïque, pour devenir chrétiens ; les autres rejetant cette idée comme trop étroite et trop exclusive.

D'après les Actes l'expansion du christianisme se fit en plusieurs étapes :

à Jérusalem (Ac 1:12-8:3),

en Palestine (Ac 8:4-9:31),

le cercle s'étend jusqu'à Antioche (Ac 9:32-12:25),

voyage de Paul en Asie Mineure (Ac 13:1-16:9),

voyages de Paul en Europe (Ac 16:10-21:16),

le christianisme, après l'arrestation de Paul et sa captivité à Césarée, atteint Rome (Ac 21:17-28:31).

Cette vue d'ensemble doit certainement être incomplète : d'autres que les apôtres ont évangélisé (voir Évangéliste). Il est même certain qu'en beaucoup d'endroits les apôtres restés quelque temps à Jérusalem (une tradition parle de douze années) furent précédés par de plus humbles messagers, dont les noms ne sont pas parvenus jusqu'à nous. Parmi ces messagers il en est une catégorie qui mérite une mention : ce sont les disciples de Jean-Baptiste. D'après Ac 19, il semble que l'on puisse conclure à l'existence de disciples de Jean-Baptiste sans délégation spéciale et sans mission comparable à celle des apôtres. Ils se laissèrent d'ailleurs aisément convaincre par Paul et ses compagnons, et poursuivirent leur oeuvre d'accord avec ces derniers. (Il peut y avoir là les traces d'un apostolat juif qui se serait transformé en apostolat chrétien dès son contact avec le christianisme.)

Le plus complet missionnaire, au sens que nous attachons à ce mot, fut incontestablement l'apôtre Paul (voir ce mot). Il nous a donné lui-même sa conception missionnaire, qui est comme la première théorie des missions. Les chap. de Romains Ro 9 Ro 10 Ro 11 exposent les raisons du devoir missionnaire : théologiques (la volonté de Dieu), historiques (la résistance des Juifs fait rejeter le peuple élu au profit des païens) et finales (Dieu sauvant finalement Israël malgré lui et par d'autres voies que celles qu'il avait d'abord choisies). La théorie paulinienne est complétée par de nombreuses affirmations tout au long des lettres de l'apôtre (v., en partie, Ga 2).

L'essentiel des idées pauliniennes est encore à la base des grands mouvements missionnaires actuels. Une des grandes idées de l'apôtre a été reprise par les tenants modernes de la mission en terre païenne : Paul montre que Dieu sauvera le vieil Israël au coeur endurci et récalcitrant par le moyen des païens, de sorte que la volonté rédemptrice de Dieu n'a pas de limite et se trouve étendue au monde entier.

Aujourd'hui on entend fréquemment affirmer que l'Église qui comprend son devoir missionnaire est plus forte et plus vivante que l'Église qui voudrait se concentrer tout entière sur elle-même, sous prétexte d'être puissante à l'intérieur avant de songer à son expansion à l'extérieur.

Le passé confirme l'idée de l'Église missionnaire sauvant l'Église qui risque de s'endormir ou de végéter dans les querelles ecclésiastiques ou théologiques. Aussi croyons-nous qu'ici encore le salut de l'Église sera dans le retour à la notion biblique de la mission et du devoir missionnaire. L'Église qui voudra sauver sa vie la perdra ; celle qui consentira à la perdre en la donnant, la sauvera. Er. B.

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    • Exode 3

      7 L'Eternel dit : * « J'ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Egypte et j'ai entendu les cris qu'il pousse devant ses oppresseurs. Oui, je connais ses douleurs.

      Nombres 22

      1 Les Israélites partirent et campèrent dans les plaines de Moab, de l’autre côté du Jourdain, vis-à-vis de Jéricho.
      2 Balak, fils de Tsippor, vit tout ce qu'Israël avait fait aux Amoréens,
      3 et Moab fut très effrayé en face d'un peuple aussi nombreux, il fut saisi de terreur en face des Israélites.
      4 Moab dit aux anciens de Madian : « Cette foule va dévorer tout ce qui nous entoure, comme le bœuf broute l’herbe des champs. » Balak, fils de Tsippor, était alors roi de Moab.
      5 Il envoya des messagers trouver Balaam, fils de Beor, à Pethor sur l’Euphrate, dans le pays de ses compatriotes, afin de l'appeler et de lui dire : « Un peuple est sorti d'Egypte. Il couvre la surface du pays et il s’est installé vis-à-vis de moi.
      6 Viens donc maudire ce peuple pour moi, car il est plus puissant que moi. Peut-être ainsi pourrai-je le battre et le chasser du pays car, je le sais, celui que tu bénis est béni et celui que tu maudis est maudit. »
      7 Les anciens de Moab et ceux de Madian partirent avec des cadeaux pour le devin. Ils arrivèrent chez Balaam et lui rapportèrent les paroles de Balak.
      8 Balaam leur dit : « Passez la nuit ici et je vous donnerai réponse d'après ce que l'Eternel me dira. » Les chefs de Moab restèrent donc chez Balaam.
      9 Dieu vint trouver Balaam et dit : « Qui sont ces hommes que tu as chez toi ? »
      10 Balaam répondit à Dieu : « Balak, fils de Tsippor, le roi de Moab, les a envoyés me dire :
      11 ‘Un peuple est sorti d'Egypte. Il couvre la surface du pays. Viens donc le maudire. Peut-être ainsi pourrai-je le combattre et le chasser.’ »
      12 Dieu dit à Balaam : « Tu ne les accompagneras pas, tu ne maudiras pas ce peuple, car il est béni. »
      13 Balaam se leva le lendemain matin et dit aux chefs de Balak : « Partez dans votre pays, car l'Eternel refuse de me laisser vous accompagner. »
      14 Les chefs moabites se levèrent, retournèrent auprès de Balak et dirent : « Balaam a refusé de venir avec nous. »
      15 Balak envoya de nouveau des chefs. Ils étaient plus nombreux et plus considérés que les précédents.
      16 Arrivés chez Balaam, ils lui annoncèrent : « Voici ce que dit Balak, fils de Tsippor : ‘Ne te laisse donc pas empêcher de venir vers moi,
      17 car je te rendrai beaucoup d'honneurs et je ferai tout ce que tu me diras. Viens donc maudire ce peuple pour moi.’ »
      18 Balaam répondit aux serviteurs de Balak : « Même si Balak me donnait sa maison pleine d'argent et d'or, je ne pourrais absolument rien faire qui enfreigne l'ordre de l'Eternel, mon Dieu.
      19 Mais maintenant, restez donc ici cette nuit et je saurai ce que l'Eternel me dira encore. »
      20 Dieu vint trouver Balaam pendant la nuit et lui dit : « Puisque ces hommes sont venus pour t'appeler, lève-toi, accompagne-les. Mais tu feras ce que je te dirai. »
      21 Balaam se leva le lendemain matin, sella son ânesse et partit avec les chefs moabites.
      22 La colère de Dieu s'enflamma parce qu'il était parti. Alors l'ange de l'Eternel se plaça sur le chemin pour lui résister. Balaam était monté sur son ânesse et ses deux serviteurs étaient avec lui.
      23 L'ânesse vit l'ange de l'Eternel qui se tenait sur le chemin, son épée dégainée à la main. Elle s’écarta du chemin et partit dans les champs. Balaam frappa l'ânesse pour la ramener dans le chemin.
      24 L'ange de l'Eternel se posta sur un sentier entre les vignes, bordé d’un mur de chaque côté.
      25 L'ânesse vit l'ange de l'Eternel. Elle se serra contre le mur et pressa ainsi le pied de Balaam contre le mur. Balaam la frappa de nouveau.
      26 L'ange de l'Eternel passa plus loin et se posta à un endroit où il n'y avait aucun espace pour s’écarter à droite ou à gauche.
      27 L'ânesse vit l'ange de l'Eternel et elle s’affaissa sous Balaam. La colère de Balaam s'enflamma et il frappa l'ânesse avec un bâton.
      28 L'Eternel fit parler l'ânesse et elle dit à Balaam : « Que t'ai-je fait pour que tu m'aies frappée déjà trois fois ? »
      29 Balaam répondit à l'ânesse : « C'est parce que tu t'es moquée de moi. Si j'avais une épée dans la main, je te tuerais sur-le-champ. »
      30 L'ânesse dit à Balaam : « Ne suis-je pas ton ânesse, que tu as montée depuis toujours jusqu'à aujourd’hui ? Ai-je l'habitude d’agir ainsi envers toi ? » « Non », répondit-il.
      31 L'Eternel ouvrit les yeux de Balaam et Balaam vit l'ange de l'Eternel qui se tenait sur le chemin, son épée dégainée à la main. Il s'inclina alors et se prosterna, le visage contre terre.
      32 L'ange de l'Eternel lui dit : « Pourquoi as-tu frappé ton ânesse déjà trois fois ? Je suis sorti pour te résister, car tu empruntes une voie dangereuse à mes yeux.
      33 L'ânesse m'a vu et s'est écartée déjà trois fois devant moi. Si elle ne s'était pas écartée de moi, je t'aurais même tué en lui laissant la vie. »
      34 Balaam dit à l'ange de l'Eternel : « J'ai péché, car je ne savais pas que tu t'étais placé devant moi sur le chemin. Mais maintenant, si tu me désapprouves, je retournerai chez moi. »
      35 L'ange de l'Eternel dit à Balaam : « Accompagne ces hommes, mais tu te contenteras de répéter les paroles que je te dirai. » Et Balaam accompagna les chefs de Balak.
      36 Balak apprit que Balaam arrivait et il sortit à sa rencontre jusqu'à la ville de Moab qui se trouve sur la limite de l'Arnon, à l'extrême frontière.
      37 Balak dit à Balaam : « N'ai-je pas envoyé des messagers chez toi pour t'appeler ? Pourquoi n'es-tu pas venu vers moi ? Ne puis-je donc pas te traiter avec honneur ? »
      38 Balaam dit à Balak : « Voici, je suis venu vers toi. Maintenant, me sera-t-il permis de parler librement ? Je dirai les paroles que Dieu mettra dans ma bouche. »
      39 Balaam accompagna Balak et ils arrivèrent à Kirjath-Hutsoth.
      40 Balak sacrifia des bœufs et des brebis, et il en fit remettre à Balaam et aux chefs qui l’accompagnaient.
      41 Le lendemain matin, Balak prit Balaam et le fit monter à Bamoth-Baal, d'où Balaam put voir une partie du peuple d’Israël.

      Juges 11

      2 La femme de Galaad lui donna des fils qui, devenus grands, chassèrent Jephthé et lui dirent : « Tu n’auras pas d’héritage dans la famille de notre père, car tu es le fils d'une autre femme. »
      24 Ce que ton Dieu Kemosh te donne à posséder, ne le possèdes-tu pas ? Et tout ce que l'Eternel, notre Dieu, a mis en notre possession devant nous, nous ne pourrions pas le posséder !

      Esaïe 42

      1 *Voici mon serviteur, celui que je soutiendrai, celui que j’ai choisi et qui a toute mon approbation. J'ai mis mon Esprit sur lui ; il révélera le droit aux nations.
      2 Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton et ne fera pas entendre sa voix dans les rues.
      3 Il ne cassera pas le roseau abîmé et n'éteindra pas la mèche qui fume encore, mais c’est en toute vérité qu’il révélera le droit.
      4 Il ne faiblira pas et ne se relâchera pas jusqu'à ce qu'il ait instauré le droit sur la terre. Les îles placeront leur attente dans sa loi.
      5 Voici ce que dit l'Eternel, le Dieu qui a créé le ciel et l’a déployé, qui a disposé la terre et tout ce qu’elle produit et qui donne la respiration à ceux qui la peuplent, le souffle à ceux qui y marchent :
      6 Moi, l'Eternel, je t'ai appelé en toute justice et je te tiendrai fermement par la main. Je te garderai et je t'établirai pour que tu sois l’alliance du peuple, la lumière des nations,
      7 pour que tu ouvres les yeux des aveugles, pour que tu fasses sortir le détenu de prison et de leur cachot les habitants des ténèbres.
      8 Je suis l'Eternel, voilà quel est mon nom, et je ne donnerai pas ma gloire à un autre ni la louange qui m’est due aux sculptures sacrées.
      9 Les premiers événements se sont produits et je vous en révèle de nouveaux ; avant qu'ils ne soient en germe, je vous les annonce.
      10 Chantez un cantique nouveau en l’honneur de l'Eternel, chantez ses louanges depuis les extrémités de la terre, vous qui naviguez sur la mer et vous qui la remplissez, îles et habitants des îles !
      11 Que le désert et ses villes fassent entendre leur voix, ainsi que les villages occupés par Kédar ! Que les habitants de Séla expriment leur allégresse ! Que du sommet des montagnes retentissent des cris de joie !
      12 Qu'on donne gloire à l'Eternel et que dans les îles on proclame ses louanges !

      Esaïe 60

      12 En effet, la nation et le royaume qui ne te seront pas asservis disparaîtront, ces nations-là seront totalement ruinées.

      Esaïe 61

      1 *L'Esprit du Seigneur, de l'Eternel, est sur moi parce que l'Eternel m'a consacré par onction pour annoncer de bonnes nouvelles aux pauvres ; il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux déportés la liberté et aux prisonniers la délivrance,

      Jérémie 12

      14 » Voici ce que je dis, moi l’Eternel, sur tous mes méchants voisins qui attaquent l'héritage que j'ai donné à mon peuple, Israël : Je vais les arracher de leur terre et leur arracher la communauté de Juda.
      17 En revanche, s'ils n'écoutent rien, j’arracherai une telle nation, je l’arracherai, je la ferai disparaître, déclare l'Eternel. »

      Jérémie 16

      19 « Eternel, tu es ma force et mon abri, mon refuge lorsque je suis dans la détresse ! Les nations viendront vers toi depuis les extrémités de la terre et elles diront : ‘Nos ancêtres n'ont hérité que le mensonge, des idoles sans consistance qui ne servent à rien.

      Amos 9

      7 « N'êtes-vous pas pour moi comme des Ethiopiens, Israélites ? déclare l'Eternel. N'ai-je pas fait sortir Israël d'Egypte comme j’ai fait sortir les Philistins de Caphtor et les Syriens de Kir ? »

      Zacharie 14

      12 Voici le fléau dont l'Eternel frappera tous les peuples qui auront combattu contre Jérusalem : il fera pourrir leur chair pendant qu'ils seront debout, leurs yeux pourriront dans l'orbite et leur langue pourrira dans leur bouche.
      17 Si une famille de la terre ne monte pas à Jérusalem pour adorer le roi, l'Eternel, le maître de l’univers, la pluie ne tombera pas sur elle.
      19 Ce sera la punition de l'Egypte, la punition de toutes les nations qui ne monteront pas pour célébrer la fête des tentes.

      Matthieu 5

      13 » Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus qu'à être jeté dehors et piétiné par les hommes.

      Matthieu 10

      1 Puis Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.
      2 Voici les noms des douze apôtres : le premier, Simon, appelé Pierre, et André, son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère ;
      3 Philippe et Barthélémy ; Thomas et Matthieu, le collecteur d’impôts ; Jacques, fils d'Alphée, et [Lebbée, surnommé] Thaddée ;
      4 Simon le Cananite et Judas l'Iscariot, celui qui trahit Jésus.
      5 Ce sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes : « N'allez pas vers les non-Juifs et n'entrez pas dans les villes des Samaritains.
      6 Allez plutôt vers les brebis perdues de la communauté d'Israël.
      7 En chemin, prêchez en disant : ‘Le royaume des cieux est proche.’
      8 Guérissez les malades, [ressuscitez les morts, ] purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.
      9 Ne prenez ni or, ni argent, ni monnaie dans vos ceintures,
      10 ni sac pour le voyage, ni deux chemises, ni sandales, ni bâton, car l'ouvrier mérite sa nourriture.
      11 » Dans chaque ville ou village où vous arrivez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir et restez chez lui jusqu'à votre départ.
      12 En entrant dans la maison, saluez ses habitants
      13 et, s'ils en sont dignes, que votre paix vienne sur eux ; mais, s'ils n'en sont pas dignes, que votre paix revienne à vous.
      14 Lorsqu'on ne vous accueillera pas et qu'on n'écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.
      15 Je vous le dis en vérité, le jour du jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville-là.
      16 » Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents et purs comme les colombes.
      17 Méfiez-vous des hommes, car ils vous livreront aux tribunaux et vous fouetteront dans leurs synagogues.
      18 A cause de moi vous serez conduits devant des gouverneurs et devant des rois pour leur apporter votre témoignage, à eux et aux non-Juifs.
      19 Mais, quand on vous fera arrêter, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné au moment même.
      20 En effet, ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous.
      21 » Le frère livrera son frère à la mort et le père son enfant ; les enfants se soulèveront contre leurs parents et les feront mourir.
      22 Vous serez détestés de tous à cause de mon nom, mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.
      23 Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Je vous le dis en vérité, vous n'aurez pas fini de parcourir les villes d'Israël avant que le Fils de l'homme ne vienne.
      24 » Le disciple n'est pas supérieur au maître, ni le serviteur supérieur à son seigneur.
      25 Il suffit au disciple d'être traité comme son maître, et au serviteur comme son seigneur. S'ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul, ils appelleront d’autant plus volontiers ainsi les gens de sa maison !
      26 N’ayez donc pas peur d’eux, car il n'y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu.
      27 Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour ; et ce qui vous est dit à l'oreille, proclamez-le sur les toits.
      28 Ne redoutez pas ceux qui tuent le corps mais qui ne peuvent pas tuer l'âme. Redoutez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps en enfer.
      29 Ne vend-on pas deux moineaux pour une petite pièce ? Cependant, pas un ne tombe par terre sans l’accord de votre Père.
      30 Même vos cheveux sont tous comptés.
      31 N’ayez donc pas peur : vous valez plus que beaucoup de moineaux.
      32 » C'est pourquoi, toute personne qui se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour elle devant mon Père céleste ;
      33 mais celui qui me reniera devant les hommes, je le renierai moi aussi devant mon Père céleste.
      34 » Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ! Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée,
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