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NOËL ou ÉPIPHANIE

Le mot Epiphanie (=manifestation) est employé par saint Paul dans 2Ti 1:10 pour désigner la venue de Jésus sur la terre (voir Epiphanie). On l'adopta au IV° siècle pour la fête de la Nativité qui avait lieu en Orient le 6 janvier et en Occident le 25 décembre. Pendant les trois premiers siècles on ne célébrait pas la naissance de Jésus ; la seule fête générale de l'Église était celle de Pâques, où l'on unissait le souvenir de la mort et celui de la résurrection du Sauveur. Il est probable que la fête de Pentecôte suivit d'assez bonne heure, du moins en certains pays, la fête de Pâques. Quant à la date de la naissance de Jésus, on ne la connaissait pas. Au cours du II° siècle des hypothèses surgirent, occasions de disputes. Clément d'Alexandrie (Mort en 220) blâme ceux qui s'occupent à rechercher la date de la naissance de Jésus. Il croyait pour sa part que c'était le 20 mai. Eusèbe, l'historien (Mort en 338), tient pour le 6 avril. D'autres Pères optèrent pour septembre. Bientôt, une majorité se forma en faveur du 6 janvier. Pourquoi ? Parce que le premier Adam étant né le sixième jour de la création, le deuxième Adam devait naître le sixième jour de l'année. C'était une raison fragile. Aussi, malgré la pression de l'Orient, l'unanimité n'arrivait pas à se faire. Pour mettre fin au désarroi, l'évêque de Jérusalem pria, dit-on, le pape Jules I er (337-352) --d'autres croient que ce fut plutôt son successeur Libérius--de fixer une date précise. Et Rome fixa le 25 décembre. L'Église d'Occident suivit Rome ; puis l'Église d'Orient se rallia, sous le règne de Théodose le Grand (Mort en 395).

Dès lors on réserva le mot Epiphanie pour désigner la manifestation de Jésus aux mages, c'est-à-dire au monde païen. Quant au mot Noël (du latin 11 atalis, de natus =né), il n'apparaît pas, semble-t-il, dans la littérature avant le XIII° siècle (Comput, f° 7). Les débuts de la fête elle-même furent modestes. Saint Augustin ne la compte pas au nombre des grandes fêtes chrétiennes. Quand Chrysostome prêcha Noël le 25 décembre 386, il dit dans son sermon : « Il n'y a pas même dix ans que cette date est manifeste pour nous. » « Manifeste » ? Pour quel motif ? Parce qu'il est écrit dans Aggée : « Le vingt-quatrième jour du neuvième mois..., dit Jéhovah, je vous comblerai de mes bénédictions. » Or, chez les Juifs, le neuvième mois c'est décembre et, selon l'usage juif, le vingt-quatrième jour s'étendait jusqu'au lendemain. Donc, la prophétie avait annoncé que Jésus naîtrait dans la nuit du 24 au 25 décembre ! Tout cela est fort bien arrangé. Mais il suffit de lire la prédiction d'Aggée pour voir qu'elle se rapporte à la construction du Temple et non à la venue du Messie.

Il n'en demeure pas moins que la date romaine a été choisie par la plus sûre intuition. A ne pas avoir une date historique, il fallait une date symbolique ; et quel jour de l'année pouvait marquer mieux l'entrée du Sauveur dans le monde que le jour où la lumière triomphait des ténèbres ?

Les religions païennes avaient pressenti l'enseignement moral du solstice d'hiver. A l'approche du 25 décembre, un frisson d'espérance secouait tout l'empire romain, et se prolongeait vers l'Orient. Les sectateurs de Mithra--divinité qui balança un moment la fortune naissante du Christ--célébraient avec éclat la fête du Natalis Invicti Solis, le dieu de la lumière qui refoulait les ténèbres hivernales. D'autres mystères d'inspiration moins pure glorifiaient le retour de la vie, de la sève, de l'âge d'or, en des cérémonies où les cultes orgiaques mêlaient leur pire licence. Il fallait du courage aux disciples du Christ pour planter la bannière de l'enfant Jésus au-dessus de cette fange. Ils le firent, et leur foi fut récompensée.

Les évangélistes se mirent à prêcher dans le monde romain comme Paul, jadis, à Athènes : « Le dieu que vous honorez sans le connaître, nous vous l'annonçons ! » La fête du Natalis Invicti (Natalis, Nadal, Noël) célèbre en réalité la naissance du « Soleil de justice qui porte le salut dans ses rayons ». Comme Malachie l'avait annoncé, Zacharie le salue : « Le soleil levant nous a visités d'En-haut... pour conduire nos pas dans le chemin de la paix. » « Un astre a brillé dans le ciel au-dessus de tous les astres... Dieu manifesté sous une forme humaine », écrit aux Éphésiens Ignace d'Antioche (Mort vers 117). « Dieu, dit saint Ambroise (Mort en 397), dans une même naissance a apporté la lumière et aux hommes et aux jours... En un sens, la foule a raison d'appeler Nativité (diem Natalis Domini) le jour du soleil nouveau. Preuve en soit que les Juifs et les païens s'accordent pour appeler ainsi cette fête. Mais nous aussi, nous revendiquons volontiers cette interprétation, puisqu'au moment où le Sauveur est né se levait l'aurore du salut pour le genre humain en même temps que se renouvelait la clarté du soleil. » Dès lors, la joie humaine, l'élan universel vers la vie et vers la lumière étaient orientés.

Est-ce à dire qu'il a suffi de donner le 25 décembre à l'Église pour purifier Noël de tout paganisme ?

On commença par instituer trois messes la nuit de Noël. Mais, comme le peuple montrait de l'indifférence, on a imaginé, pour l'instruire et pour l'attirer, de transformer, au V e siècle, le choeur des églises en grotte ou en étable, où des poupées figuraient les personnages de Noël. Bientôt les poupées furent trop rigides, et le boeuf et l'âne aussi. On exhiba donc une jeune femme avec un vrai nouveau-né dans les bras, et le boeuf et l'âne entrèrent en chair et en os dans l'église. Prêtres et diacres représentaient les bergers, les mages, les apôtres, etc. Dans les galeries, tout en haut, les enfants de choeur faisaient entendre la voix des anges. On se répondait de l'étable aux galeries. Ainsi naquirent, toujours naïfs, souvent risqués, les couplets des vieux Noëls et des antiques pastourelles. Saint François d'Assise était ravi de ces réprésentations.

Bientôt les choses se gâtèrent. Pour attirer, on amusa. La cérémonie de Noël dégénérant en drôlerie, l'âne finit par y jouer le grand rôle : âne de la crèche, âne de la fuite en Egypte, âne du jour des Rameaux ! L'imagination des clercs se donna libre carrière. Bientôt l'on descendit vers la renaissance des antiques saturnales, et la « fête de l'âne » devint la « fête des fous ». La France Pittoresque, d'A. Hugo (1835), raconte qu'à Provins en Brie la fête de l'âne revêtait au XIV° siècle un éclat particulier.

« Cette cérémonie burlesque, reste des bacchanales payennes, attirait un grand concours de spectateurs. Les enfants de choeur et les sous-diacres couvraient un âne d'une grande chape, et le conduisaient à l'église, où l'animal était solennellement introduit avec des chants dignes de la fête, et dont voici un échantillon :

Un âne fort et beau Est arrivé de l'Orient ; Hé ! sire âne, hé ! chantez ; Belle bouche rechignez, Vous aurez du foin assez, Et de l'avoine a planté.

« On faisait approcher l'âne de l'autel, et là, on chantait ainsi ses louanges : amen, amen, asine, hé, hé, hé ! sire âne ! hé, hé, hé, sire âne ! Il assistait à une messe à la fin de laquelle, au lieu de Vite missa est, le prêtre officiant criait trois fois : hihan ! hihan ! hihan ! et le peuple répondait par le même braiement. »

A la même époque, en pleine cathédrale de Notre-Dame à Paris, le bas clergé, déguisé comme au carnaval et la face barbouillée, chantait la messe des fous. Du haut de la chaire, on glorifiait les sept péchés capitaux, tandis que le peuple en liesse se livrait aux farces et aux beuveries. Le tout à la gloire de Noël.

La Faculté de Paris, en 1444 voulut mettre fin à ce scandale. Un évêque répondit : « Nos prédécesseurs, grands et dignes personnages, ont permis cette fête ; vivons comme eux... afin de donner au moins une fois l'an issue à la folie qui nous est naturelle et qui semble née avec l'homme. » Voilà une réplique qui ne manque pas de saveur. Tout de même, en 1485, un concile obtint qu'on n'introduisît plus d'hommes sans vêtements dans l'église et que, pour clôturer la fête, on ne jetât plus que trois seaux d'eau sur le préchantre.

Tout cela est symptomatique. Si nous y avons insisté, c'est pour donner une idée de l'état de paganisme où peuvent descendre les moeurs ecclésiastiques quand la Bible est éclipsée par la tradition. Les choses en étaient là lorsque Luther parut. La Réforme amena la fin de la profanation bachique de Noël dans l'église ; et les protestants calvinistes, pour couper court, supprimèrent toute manifestation joyeuse à Noël. Calvin, parlant dans son Institution (IV, 10) des « abominations énormes » par lesquelles « prélats et conducteurs du peuple ignorant et grossier renversent toute piété », n'avait-il pas condamné toutes les cérémonies « où les docteurs de la communion romaine font accroire au monde que de grands mystères y sont renfermés ? Il ne faut pas s'étonner que ceux qui les ont inventés soient tombés dans cet excès de folie, puisqu'ils ont pris leur modèle en partie des folles rêveries des païens... qu'ils ont imités comme font les singes ».

Luther, l'homme de la famille, avait conservé son caractère joyeux à la fête de Noël. La Réforme issue de lui popularisa dans les foyers et dans le grand foyer qu'est l'Église l'arbre rayonnant par lequel un usage antique célébrait, en Allemagne--comme dans notre Midi par la bûche de Noël--, la fête du retour de la lumière. Pour se rendre compte à quel point le grand réformateur a façonné la mentalité de ceux qui l'ont suivi, il suffit de constater qu'aux États-Unis, où la célébration ecclésiastique de Noël est malheureusement sortie des moeurs, seules les Églises luthériennes la maintiennent jalousement, avec ses arbres de Noël et ses beaux cantiques dont les plus anciens remontent à Luther lui-même.

Benedict Pictet, revenant d'Allemagne en 1705, communiqua aux calvinistes genevois son enthousiasme pour la fête de Noël qu'il y avait célébrée, et composa en souvenir d'elle son hymne :

Béni soit Dieu ! tous nos voeux s'accomplissent.

.. Et toi, Soleil de grâce et de justice

Qui te revêts de notre humanité,

Jette sur nous, jette un regard propice,

Et conduis-nous par ta vive clarté.

Ce n'est pourtant que vers le milieu du siècle dernier que les Eglises réformées s'ouvrirent à l'Arbre de Noël. De la Réforme, l'Arbre de Noël passa dans l'Église romaine et se dressa illuminé auprès de la crèche traditionnelle.

« Te rappelles-tu les Noëls de l'enfance ? » écrivait à ce sujet le Père Charles de Foucauld (Mort en 1916) à sa soeur ; « j'espère que tu fais à les enfants une crèche et un arbre. Ce sont de doux souvenirs, qui font du bien toute la vie... Tout ce qui fait aimer Jésus, tout ce qui fait aimer le foyer paternel est si salutaire ! Ces joies de l'enfance, où s'unit la religion dans ce qu'elle a de plus doux à la vie de famille, dans ce qu'elle a de plus attendrissant, font un bien qui dure jusqu'à la vieillesse... Fais tout ton possible pour que leurs fêtes de Noël leur soient douces, douces, leur laissant ce souvenir d'une suavité infinie... Mais, surtout, prépare-leur un beau Noël au ciel, en te sanctifiant le plus possible et en les élevant pour être des saints... »

Alex. W.

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      Lévitique 6

      1 L’Éternel parla à Moïse et dit :
      2 Donne cet ordre à Aaron et à ses fils, et dis : Voici la loi qui concerne l’holocauste. L’holocauste restera sur le foyer de l’autel toute la nuit jusqu’au matin, et le feu de l’autel y brûlera.
      3 Le sacrificateur revêtira sa tunique de lin et mettra des caleçons de lin sur son corps ; il enlèvera la cendre produite par le feu qui aura consumé l’holocauste sur l’autel et la déposera près de l’autel.
      4 Puis il quittera ses vêtements et mettra d’autres vêtements pour emporter la cendre hors du camp, dans un lieu pur.
      5 Le feu brûlera sur l’autel, il ne s’éteindra pas. Chaque matin, le sacrificateur y allumera du bois, disposera l’holocauste par-dessus et brûlera la graisse des sacrifices de communion.
      6 Le feu brûlera continuellement sur l’autel, il ne s’éteindra pas.
      7 Voici la loi qui concerne l’offrande. Les fils d’Aaron doivent l’offrir devant l’Éternel, face à l’autel.
      8 Le sacrificateur prélèvera de l’offrande une poignée de la fleur de farine, de l’huile, avec tout l’encens ajouté à l’offrande, et il brûlera cela sur l’autel comme mémorial d’une agréable odeur à l’Éternel.
      9 Aaron et ses fils mangeront ce qui restera de l’offrande ; on le mangera sans levain, c’est dans un lieu saint, dans le parvis de la tente de la Rencontre qu’ils le mangeront.
      10 On ne le cuira pas avec du levain. C’est la part que je leur ai donnée de mes sacrifices consumés par le feu. C’est une chose très sainte, comme le sacrifice pour le péché et comme le sacrifice de culpabilité.
      11 Tout mâle parmi les fils d’Aaron en mangera. C’est une prescription perpétuelle pour vos descendants, au sujet des sacrifices consumés par le feu devant l’Éternel : tout ce qui entrera en contact avec eux sera rendu sacré.
      12 L’Éternel parla à Moïse et dit :
      13 Voici l’oblation qu’Aaron et ses fils offriront à l’Éternel, le jour où ils recevront l’onction : un dixième d’épha de fleur de farine, comme offrande perpétuelle, moitié le matin et moitié le soir.
      14 Elle sera préparée à la poêle avec de l’huile, et tu la présenteras mélangée, tu l’offriras comme offrande cuite en morceaux, d’une agréable odeur à l’Éternel.
      15 Le sacrificateur qui, parmi les fils d’Aaron, aura reçu l’onction pour lui succéder, fera cette offrande. C’est une prescription perpétuelle devant l’Éternel ; elle sera brûlée en entier.
      16 Toute offrande d’un sacrificateur sera (brûlée) en entier ; elle ne sera pas mangée.
      17 L’Éternel parla à Moïse et dit :
      18 Parle à Aaron et à ses fils, dis-leur : Voici la loi qui concerne le sacrifice pour le péché. C’est dans le lieu où l’on égorge l’holocauste que sera égorgée devant l’Éternel la victime offerte pour le péché : c’est une chose très sainte.
      19 Le sacrificateur qui offrira la victime pour le péché en mangera ; elle sera mangée dans un lieu saint, dans le parvis de la tente de la Rencontre.
      20 Tout ce qui entrera en contact avec sa chair sera rendu sacré. S’il en jaillit du sang sur un vêtement, tu laveras dans un lieu saint l’endroit sur lequel il aura jailli.
      21 Le récipient de terre dans lequel elle aura cuit sera brisé ; si c’est dans un récipient de bronze qu’elle a cuit, il sera frotté et rincé dans l’eau.
      22 Tout mâle parmi les sacrificateurs en mangera : c’est une chose très sainte.
      23 Mais on ne mangera aucune (victime pour le) péché dont on apportera du sang dans la tente de la Rencontre, pour faire l’expiation dans le sanctuaire : elle sera brûlée au feu.

      Lévitique 20

      1 L’Éternel parla à Moïse et dit :
      2 Tu diras aux Israélites : Quiconque parmi les Israélites ou parmi les immigrants qui séjournent en Israël livre à Molok l’un de ses descendants, sera puni de mort : les habitants du pays le lapideront.
      3 Et moi, je tournerai ma face contre cet homme et je le retrancherai du milieu de son peuple, parce qu’il aura livré l’un de ses descendants à Molok, souillant ainsi mon sanctuaire et profanant mon saint nom.
      4 Si les habitants du pays ferment résolument les yeux sur cet homme, qui livre un de ses descendants à Molok, et s’ils ne le font pas mourir,
      5 je tournerai, moi, ma face contre cet homme et contre son clan, et je le retrancherai du milieu de son peuple, avec tous ceux qui se prostituent comme lui en se prostituant à Molok.
      6 Si une personne se tourne vers ceux qui évoquent les morts ou vers ceux qui prédisent l’avenir, pour se prostituer avec eux, je tournerai ma face contre cette personne et je la retrancherai du milieu de son peuple.
      7 Vous vous sanctifierez et vous serez saints, car je suis l’Éternel, votre Dieu.
      8 Vous observerez mes règles, et vous les mettrez en pratique. Je suis l’Éternel, qui vous sanctifie.
      9 Quiconque maudira son père ou sa mère sera puni de mort : il a maudit son père ou sa mère, son sang retombera sur lui.
      10 Si un homme commet adultère avec une femme mariée, s’il commet adultère avec la femme de son prochain, l’homme et la femme adultères seront punis de mort.
      11 Si un homme couche avec la femme de son père et découvre ainsi la nudité de son père, cet homme et cette femme seront punis de mort : leur sang retombera sur eux.
      12 Si un homme couche avec sa belle-fille, ils seront tous deux punis de mort ; ils ont fait une confusion : leur sang retombera sur eux.
      13 Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont commis tous deux une horreur ; ils seront punis de mort : leur sang (retombera) sur eux.
      14 Si un homme prend pour femmes la fille et la mère, c’est une infamie : on les brûlera au feu, lui et elles, afin que cette infamie n’existe pas au milieu de vous.
      15 Si un homme a des rapports sexuels avec une bête, il sera puni de mort ; et vous tuerez la bête.
      16 Si une femme s’approche d’une bête, pour s’accoupler à elle, tu tueras la femme et la bête ; elles seront mises à mort : leur sang (retombera) sur elles.
      17 Si un homme prend sa sœur, fille de son père ou fille de sa mère, s’il voit sa nudité, et qu’elle voie la sienne, c’est une ignominie ; ils seront retranchés sous les yeux des ressortissants de leur peuple : (cet homme) a découvert la nudité de sa sœur, il portera (le poids de) sa faute.
      18 Si un homme couche avec une femme qui a son indisposition et découvre sa nudité, s’il met à nu son flux et qu’elle découvre le flux de son sang, ils seront tous deux retranchés du milieu de leur peuple.
      19 Tu ne découvriras pas la nudité de la sœur de ta mère, ni de la sœur de ton père, car c’est mettre à nu sa proche parente : (ceux qui agissent de la sorte) porteront (le poids de) leur faute.
      20 Si un homme couche avec sa tante, il a découvert la nudité de son oncle ; ils porteront (le poids de) leur péché : ils mourront sans enfants.
      21 Si un homme prend la femme de son frère, c’est une impureté ; il a découvert la nudité de son frère : ils seront sans enfants.
      22 Vous garderez tous mes principes et toutes mes ordonnances et vous les mettrez en pratique, ainsi le pays où je vous mène pour vous y établir ne vous vomira pas.
      23 Vous ne suivrez pas les principes des nations que je vais chasser devant vous ; car elles ont commis toutes ces actions et j’en ai été dégoûté.
      24 Je vous ai dit : C’est vous qui posséderez leur pays ; je vous en donnerai la possession : c’est un pays découlant de lait et de miel. Je suis l’Éternel, votre Dieu, qui vous ai séparés des peuples.
      25 Vous marquerez une distinction entre les animaux purs et impurs, entre les oiseaux impurs et purs, afin de ne pas rendre vos personnes abominables par des animaux, par des oiseaux, par tout ce qui rampe sur le sol, et que j’ai exclus à votre intention comme impurs.
      26 Vous serez saints pour moi, car je suis saint, moi, l’Éternel ; je vous ai séparés des peuples, afin que vous soyez à moi.
      27 Si un homme ou une femme ont en eux le pouvoir d’invoquer les morts ou de prédire l’avenir, ils seront punis de mort ; on les lapidera : leur sang retombera sur eux.

      Lévitique 25

      1 L’Éternel parla à Moïse sur le mont Sinaï et dit :
      2 Parle aux fils d’Israël ; et tu leur diras : Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne, la terre se reposera, ce sera un sabbat en l’honneur de l’Éternel.
      3 Pendant six années tu ensemenceras ton champ, pendant six années tu tailleras ta vigne et tu en recueilleras le produit.
      4 Mais la septième année il y aura un sabbat, un repos total pour la terre, un sabbat en l’honneur de l’Éternel : tu n’ensemenceras pas ton champ et tu ne tailleras pas ta vigne.
      5 Tu ne moissonneras pas ce qui proviendra des grains tombés de ta moisson, et tu ne vendangeras pas les raisins de ta vigne non taillée : ce sera une année de repos total pour la terre.
      6 Grâce au repos de la terre vous aurez de la nourriture, toi, ton serviteur, ta servante, le salarié et le résident temporaire qui séjournent avec toi,
      7 ton bétail et les animaux qui sont dans ton pays ; tout son produit servira de nourriture.
      8 Tu compteras sept sabbats d’années, sept fois sept années, et la durée de ces sept sabbats d’années fera quarante-neuf ans.
      9 Le septième mois, le 10 du mois, tu feras retentir les sons éclatants du cor : le jour des expiations, vous sonnerez du cor dans tout votre pays.
      10 Et vous sanctifierez la cinquantième année, vous publierez dans le pays l’affranchissement de tous ses habitants ; ce sera pour vous le jubilé ; chacun de vous retournera dans sa propriété, et chacun de vous retournera dans son clan.
      11 La cinquantième année sera pour vous le jubilé : vous ne sèmerez pas, vous ne moissonnerez pas ce que les champs produiront d’eux-mêmes, et vous ne vendangerez pas la vigne non taillée.
      12 Car c’est le jubilé : vous le regarderez comme saint. Vous mangerez le produit des champs.
      13 Dans cette année de jubilé, chacun de vous retournera dans sa propriété.
      14 Si vous faites une vente à votre compatriote ou si vous achetez quelque chose de la main de votre compatriote, qu’aucun de vous ne fasse tort à son frère.
      15 Tu achèteras de ton compatriote, en comptant les années depuis le jubilé ; et il te vendra, en comptant les années de récolte.
      16 Plus il y aura d’années, plus tu élèveras le prix d’achat ; et moins il y aura d’années, plus tu réduiras le prix d’achat ; car c’est le nombre des récoltes qu’il te vend.
      17 Aucun de vous n’exploitera son compatriote, et tu craindras ton Dieu ; car je suis l’Éternel, votre Dieu.
      18 Mettez mes prescriptions en pratique, observez mes ordonnances et mettez-les en pratique ; et vous habiterez en sécurité dans le pays.
      19 Le pays donnera ses fruits, vous mangerez à satiété, et vous y habiterez en sécurité.
      20 Si vous dites : Que mangerons-nous la septième année, puisque nous ne sèmerons pas et ne recueillerons pas nos récoltes ?
      21 Je vous accorderai ma bénédiction la sixième année, qui donnera une récolte pour trois ans.
      22 Vous sèmerez la huitième année, et vous mangerez de l’ancienne récolte jusqu’à la neuvième année ; jusqu’à ce que sa récolte soit venue, vous mangerez de l’ancienne.
      23 La terre ne se vendra pas à titre définitif ; car le pays est à moi, car vous êtes chez moi comme immigrants et comme résidents temporaires.
      24 Dans tout le pays dont vous aurez la possession, vous établirez le droit de rachat pour la terre.
      25 Si ton frère devient pauvre et vend une portion de sa propriété, celui qui a le devoir de rachat, son plus proche parent, viendra et rachètera ce qu’a vendu son frère.
      26 Si un homme n’a personne qui ait le devoir de rachat, et qu’il se procure lui-même de quoi faire son rachat,
      27 il comptera les années depuis la vente, restituera le surplus à l’acquéreur et retournera dans sa propriété.
      28 S’il ne trouve pas de quoi lui faire cette restitution, ce qu’il a vendu restera jusqu’à l’année du jubilé dans les mains de l’acquéreur, qui en sortira au jubilé ; quant à lui, il retournera dans sa propriété.
      29 Si un homme vend une maison d’habitation dans une ville (entourée) de murs, il aura le droit de rachat jusqu’à l’accomplissement d’une année depuis la vente ; son droit de rachat durera un an.
      30 Mais si cette maison située dans une ville pourvue de murs n’est pas rachetée avant l’accomplissement d’une année entière, elle restera à titre définitif à l’acquéreur et à ses descendants ; il n’en sortira pas au jubilé.
      31 Les maisons des villages non pourvus de murs seront comptées comme des fonds de terre ; elles pourront être rachetées, et (l’acquéreur) en sortira au jubilé.
      32 Quant aux villes des Lévites et aux maisons qu’ils y posséderont, les Lévites auront droit perpétuel de rachat.
      33 Celui qui rachètera des Lévites une maison, sortira au jubilé de la maison vendue et de la ville où il la possédait ; car les maisons des villes des Lévites sont leur propriété au milieu des Israélites.
      34 Les champs situés dans les abords de leurs villes ne pourront pas se vendre ; car ils en ont la propriété perpétuelle.
      35 Si ton frère devient pauvre près de toi et que les ressources lui manquent, tu le soutiendras, (même s’il est) immigrant ou résident temporaire, afin qu’il vive avec toi.
      36 Tu ne tireras de lui ni intérêt ni usure, tu craindras ton Dieu, et ton frère vivra avec toi.
      37 Tu ne lui prêteras pas ton argent à intérêt, et tu ne lui prêteras pas ta nourriture à usure.
      38 Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d’Égypte, pour vous donner le pays de Canaan, afin que je sois votre Dieu.
      39 Si ton frère devient pauvre près de toi, et qu’il se vende à toi, tu ne lui imposeras pas le travail d’un esclave.
      40 Il sera chez toi comme un salarié, comme un résident temporaire ; il sera à ton service jusqu’à l’année du jubilé.
      41 Il sortira alors de chez toi, lui et ses fils avec lui, et il retournera dans son clan, dans la propriété de ses pères.
      42 Car ce sont mes serviteurs que j’ai fait sortir du pays d’Égypte ; ils ne seront pas vendus comme on vend des esclaves.
      43 Tu ne domineras pas sur lui avec rigueur, mais tu craindras ton Dieu.
      44 C’est des nations qui vous entourent que tu prendras ton esclave et ta servante qui t’appartiendront, c’est d’elles que vous achèterez l’esclave et la servante.
      45 Vous pourrez aussi en acheter des fils des résidents temporaires qui séjourneront chez toi, et des clans qui dans votre pays seront issus d’eux ; et ils seront votre propriété.
      46 Vous les laisserez en héritage à vos fils après vous, comme une propriété ; vous les garderez comme esclaves à perpétuité. Mais à l’égard de vos frères, les Israélites, aucun de vous ne dominera avec rigueur sur son frère.
      47 Si un immigrant, ou un résident temporaire chez toi a des ressources et que ton frère devienne pauvre près de lui et se vende à l’immigrant, au résident temporaire chez toi ou à quelqu’un du clan de l’immigrant,
      48 il y aura pour lui le droit de rachat, après qu’il se sera vendu : un de ses frères pourra le racheter.
      49 Son oncle, ou le fils de son oncle, ou l’un de ses proches parents, pourra le racheter ; ou bien, s’il s’en procure les ressources, il se rachètera lui-même.
      50 Il comptera avec son acquéreur depuis l’année où il s’est vendu jusqu’à l’année du jubilé ; et le prix à payer dépendra du nombre d’années ; elles seront évaluées comme celles d’un salarié.
      51 S’il y a encore beaucoup d’années, il remboursera pour son rachat une part proportionnelle de l’argent versé par l’acquéreur ;
      52 s’il reste peu d’année jusqu’à l’année du jubilé, il en fera le compte et remboursera pour son rachat une part proportionnelle à ces années.
      53 Il sera comme un salarié à l’année chez son maître, lequel ne dominera pas sur lui avec rigueur sous tes yeux.
      54 S’il n’est racheté d’aucune de ces manières, il sortira l’année du jubilé, lui et ses fils avec lui.
      55 Car c’est de moi que les Israélites sont les serviteurs ; ce sont mes serviteurs que j’ai fait sortir du pays d’Égypte. Je suis l’Éternel, votre Dieu.

      2 Timothée 1

      10 Cette grâce a été manifestée maintenant par l’apparition de notre Sauveur Christ-Jésus, qui a réduit à l’impuissance la mort et mis en lumière la vie et l’incorruptibilité par l’Évangile.
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