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NOËL ou ÉPIPHANIE

Le mot Epiphanie (=manifestation) est employé par saint Paul dans 2Ti 1:10 pour désigner la venue de Jésus sur la terre (voir Epiphanie). On l'adopta au IV° siècle pour la fête de la Nativité qui avait lieu en Orient le 6 janvier et en Occident le 25 décembre. Pendant les trois premiers siècles on ne célébrait pas la naissance de Jésus ; la seule fête générale de l'Église était celle de Pâques, où l'on unissait le souvenir de la mort et celui de la résurrection du Sauveur. Il est probable que la fête de Pentecôte suivit d'assez bonne heure, du moins en certains pays, la fête de Pâques. Quant à la date de la naissance de Jésus, on ne la connaissait pas. Au cours du II° siècle des hypothèses surgirent, occasions de disputes. Clément d'Alexandrie (Mort en 220) blâme ceux qui s'occupent à rechercher la date de la naissance de Jésus. Il croyait pour sa part que c'était le 20 mai. Eusèbe, l'historien (Mort en 338), tient pour le 6 avril. D'autres Pères optèrent pour septembre. Bientôt, une majorité se forma en faveur du 6 janvier. Pourquoi ? Parce que le premier Adam étant né le sixième jour de la création, le deuxième Adam devait naître le sixième jour de l'année. C'était une raison fragile. Aussi, malgré la pression de l'Orient, l'unanimité n'arrivait pas à se faire. Pour mettre fin au désarroi, l'évêque de Jérusalem pria, dit-on, le pape Jules I er (337-352) --d'autres croient que ce fut plutôt son successeur Libérius--de fixer une date précise. Et Rome fixa le 25 décembre. L'Église d'Occident suivit Rome ; puis l'Église d'Orient se rallia, sous le règne de Théodose le Grand (Mort en 395).

Dès lors on réserva le mot Epiphanie pour désigner la manifestation de Jésus aux mages, c'est-à-dire au monde païen. Quant au mot Noël (du latin 11 atalis, de natus =né), il n'apparaît pas, semble-t-il, dans la littérature avant le XIII° siècle (Comput, f° 7). Les débuts de la fête elle-même furent modestes. Saint Augustin ne la compte pas au nombre des grandes fêtes chrétiennes. Quand Chrysostome prêcha Noël le 25 décembre 386, il dit dans son sermon : « Il n'y a pas même dix ans que cette date est manifeste pour nous. » « Manifeste » ? Pour quel motif ? Parce qu'il est écrit dans Aggée : « Le vingt-quatrième jour du neuvième mois..., dit Jéhovah, je vous comblerai de mes bénédictions. » Or, chez les Juifs, le neuvième mois c'est décembre et, selon l'usage juif, le vingt-quatrième jour s'étendait jusqu'au lendemain. Donc, la prophétie avait annoncé que Jésus naîtrait dans la nuit du 24 au 25 décembre ! Tout cela est fort bien arrangé. Mais il suffit de lire la prédiction d'Aggée pour voir qu'elle se rapporte à la construction du Temple et non à la venue du Messie.

Il n'en demeure pas moins que la date romaine a été choisie par la plus sûre intuition. A ne pas avoir une date historique, il fallait une date symbolique ; et quel jour de l'année pouvait marquer mieux l'entrée du Sauveur dans le monde que le jour où la lumière triomphait des ténèbres ?

Les religions païennes avaient pressenti l'enseignement moral du solstice d'hiver. A l'approche du 25 décembre, un frisson d'espérance secouait tout l'empire romain, et se prolongeait vers l'Orient. Les sectateurs de Mithra--divinité qui balança un moment la fortune naissante du Christ--célébraient avec éclat la fête du Natalis Invicti Solis, le dieu de la lumière qui refoulait les ténèbres hivernales. D'autres mystères d'inspiration moins pure glorifiaient le retour de la vie, de la sève, de l'âge d'or, en des cérémonies où les cultes orgiaques mêlaient leur pire licence. Il fallait du courage aux disciples du Christ pour planter la bannière de l'enfant Jésus au-dessus de cette fange. Ils le firent, et leur foi fut récompensée.

Les évangélistes se mirent à prêcher dans le monde romain comme Paul, jadis, à Athènes : « Le dieu que vous honorez sans le connaître, nous vous l'annonçons ! » La fête du Natalis Invicti (Natalis, Nadal, Noël) célèbre en réalité la naissance du « Soleil de justice qui porte le salut dans ses rayons ». Comme Malachie l'avait annoncé, Zacharie le salue : « Le soleil levant nous a visités d'En-haut... pour conduire nos pas dans le chemin de la paix. » « Un astre a brillé dans le ciel au-dessus de tous les astres... Dieu manifesté sous une forme humaine », écrit aux Éphésiens Ignace d'Antioche (Mort vers 117). « Dieu, dit saint Ambroise (Mort en 397), dans une même naissance a apporté la lumière et aux hommes et aux jours... En un sens, la foule a raison d'appeler Nativité (diem Natalis Domini) le jour du soleil nouveau. Preuve en soit que les Juifs et les païens s'accordent pour appeler ainsi cette fête. Mais nous aussi, nous revendiquons volontiers cette interprétation, puisqu'au moment où le Sauveur est né se levait l'aurore du salut pour le genre humain en même temps que se renouvelait la clarté du soleil. » Dès lors, la joie humaine, l'élan universel vers la vie et vers la lumière étaient orientés.

Est-ce à dire qu'il a suffi de donner le 25 décembre à l'Église pour purifier Noël de tout paganisme ?

On commença par instituer trois messes la nuit de Noël. Mais, comme le peuple montrait de l'indifférence, on a imaginé, pour l'instruire et pour l'attirer, de transformer, au V e siècle, le choeur des églises en grotte ou en étable, où des poupées figuraient les personnages de Noël. Bientôt les poupées furent trop rigides, et le boeuf et l'âne aussi. On exhiba donc une jeune femme avec un vrai nouveau-né dans les bras, et le boeuf et l'âne entrèrent en chair et en os dans l'église. Prêtres et diacres représentaient les bergers, les mages, les apôtres, etc. Dans les galeries, tout en haut, les enfants de choeur faisaient entendre la voix des anges. On se répondait de l'étable aux galeries. Ainsi naquirent, toujours naïfs, souvent risqués, les couplets des vieux Noëls et des antiques pastourelles. Saint François d'Assise était ravi de ces réprésentations.

Bientôt les choses se gâtèrent. Pour attirer, on amusa. La cérémonie de Noël dégénérant en drôlerie, l'âne finit par y jouer le grand rôle : âne de la crèche, âne de la fuite en Egypte, âne du jour des Rameaux ! L'imagination des clercs se donna libre carrière. Bientôt l'on descendit vers la renaissance des antiques saturnales, et la « fête de l'âne » devint la « fête des fous ». La France Pittoresque, d'A. Hugo (1835), raconte qu'à Provins en Brie la fête de l'âne revêtait au XIV° siècle un éclat particulier.

« Cette cérémonie burlesque, reste des bacchanales payennes, attirait un grand concours de spectateurs. Les enfants de choeur et les sous-diacres couvraient un âne d'une grande chape, et le conduisaient à l'église, où l'animal était solennellement introduit avec des chants dignes de la fête, et dont voici un échantillon :

Un âne fort et beau Est arrivé de l'Orient ; Hé ! sire âne, hé ! chantez ; Belle bouche rechignez, Vous aurez du foin assez, Et de l'avoine a planté.

« On faisait approcher l'âne de l'autel, et là, on chantait ainsi ses louanges : amen, amen, asine, hé, hé, hé ! sire âne ! hé, hé, hé, sire âne ! Il assistait à une messe à la fin de laquelle, au lieu de Vite missa est, le prêtre officiant criait trois fois : hihan ! hihan ! hihan ! et le peuple répondait par le même braiement. »

A la même époque, en pleine cathédrale de Notre-Dame à Paris, le bas clergé, déguisé comme au carnaval et la face barbouillée, chantait la messe des fous. Du haut de la chaire, on glorifiait les sept péchés capitaux, tandis que le peuple en liesse se livrait aux farces et aux beuveries. Le tout à la gloire de Noël.

La Faculté de Paris, en 1444 voulut mettre fin à ce scandale. Un évêque répondit : « Nos prédécesseurs, grands et dignes personnages, ont permis cette fête ; vivons comme eux... afin de donner au moins une fois l'an issue à la folie qui nous est naturelle et qui semble née avec l'homme. » Voilà une réplique qui ne manque pas de saveur. Tout de même, en 1485, un concile obtint qu'on n'introduisît plus d'hommes sans vêtements dans l'église et que, pour clôturer la fête, on ne jetât plus que trois seaux d'eau sur le préchantre.

Tout cela est symptomatique. Si nous y avons insisté, c'est pour donner une idée de l'état de paganisme où peuvent descendre les moeurs ecclésiastiques quand la Bible est éclipsée par la tradition. Les choses en étaient là lorsque Luther parut. La Réforme amena la fin de la profanation bachique de Noël dans l'église ; et les protestants calvinistes, pour couper court, supprimèrent toute manifestation joyeuse à Noël. Calvin, parlant dans son Institution (IV, 10) des « abominations énormes » par lesquelles « prélats et conducteurs du peuple ignorant et grossier renversent toute piété », n'avait-il pas condamné toutes les cérémonies « où les docteurs de la communion romaine font accroire au monde que de grands mystères y sont renfermés ? Il ne faut pas s'étonner que ceux qui les ont inventés soient tombés dans cet excès de folie, puisqu'ils ont pris leur modèle en partie des folles rêveries des païens... qu'ils ont imités comme font les singes ».

Luther, l'homme de la famille, avait conservé son caractère joyeux à la fête de Noël. La Réforme issue de lui popularisa dans les foyers et dans le grand foyer qu'est l'Église l'arbre rayonnant par lequel un usage antique célébrait, en Allemagne--comme dans notre Midi par la bûche de Noël--, la fête du retour de la lumière. Pour se rendre compte à quel point le grand réformateur a façonné la mentalité de ceux qui l'ont suivi, il suffit de constater qu'aux États-Unis, où la célébration ecclésiastique de Noël est malheureusement sortie des moeurs, seules les Églises luthériennes la maintiennent jalousement, avec ses arbres de Noël et ses beaux cantiques dont les plus anciens remontent à Luther lui-même.

Benedict Pictet, revenant d'Allemagne en 1705, communiqua aux calvinistes genevois son enthousiasme pour la fête de Noël qu'il y avait célébrée, et composa en souvenir d'elle son hymne :

Béni soit Dieu ! tous nos voeux s'accomplissent.

.. Et toi, Soleil de grâce et de justice

Qui te revêts de notre humanité,

Jette sur nous, jette un regard propice,

Et conduis-nous par ta vive clarté.

Ce n'est pourtant que vers le milieu du siècle dernier que les Eglises réformées s'ouvrirent à l'Arbre de Noël. De la Réforme, l'Arbre de Noël passa dans l'Église romaine et se dressa illuminé auprès de la crèche traditionnelle.

« Te rappelles-tu les Noëls de l'enfance ? » écrivait à ce sujet le Père Charles de Foucauld (Mort en 1916) à sa soeur ; « j'espère que tu fais à les enfants une crèche et un arbre. Ce sont de doux souvenirs, qui font du bien toute la vie... Tout ce qui fait aimer Jésus, tout ce qui fait aimer le foyer paternel est si salutaire ! Ces joies de l'enfance, où s'unit la religion dans ce qu'elle a de plus doux à la vie de famille, dans ce qu'elle a de plus attendrissant, font un bien qui dure jusqu'à la vieillesse... Fais tout ton possible pour que leurs fêtes de Noël leur soient douces, douces, leur laissant ce souvenir d'une suavité infinie... Mais, surtout, prépare-leur un beau Noël au ciel, en te sanctifiant le plus possible et en les élevant pour être des saints... »

Alex. W.

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      Lévitique 6

      1 Le SEIGNEUR dit à Moïse
      2 de donner les commandements suivants à Aaron et à ses fils : « Voici les règles pour le sacrifice complet : Le sacrifice doit rester sur le feu de l’autel toute la nuit jusqu’au matin, et le feu doit rester allumé.
      3 Ensuite, le prêtre met un vêtement de lin et un caleçon de lin. Il enlève de l’autel les cendres grasses du sacrifice brûlé et il les met à côté de l’autel.
      4 Puis il change de vêtements. Il emporte les cendres en dehors du camp, dans un endroit pur.
      5 Le feu qui brûle sur l’autel ne doit jamais s’éteindre. Là, chaque matin, le prêtre remet des morceaux de bois. Il met dessus l’animal pour le sacrifice complet. Ensuite, il fait brûler les morceaux gras des animaux pour les sacrifices de communion.
      6 Il doit toujours y avoir du feu sur l’autel, et il ne doit jamais s’éteindre. »
      7 « Voici les règles pour l’offrande des produits de la terre : Ce sont les fils d’Aaron qui doivent la présenter au SEIGNEUR, devant l’autel.
      8 Un prêtre prend une poignée de farine mélangée avec de l’huile et tout l’encens qui est sur l’offrande. Il fait brûler sur l’autel cette partie de l’offrande qu’on appelle “souvenir”. Sa fumée de bonne odeur plaît au SEIGNEUR.
      9 Aaron et ses fils mangent ce qui reste. Ils le mangent sans levain, dans la cour de la tente de la rencontre, qui est un endroit réservé.
      10 On ne cuit donc pas ce reste de l’offrande avec du levain. En effet, c’est la part que le SEIGNEUR donne aux prêtres. Elle vient des sacrifices qu’on brûle pour lui. Cette part est uniquement réservée au SEIGNEUR, comme la part qui reste du sacrifice pour le pardon des péchés, ou du sacrifice de réparation.
      11 Seuls les hommes de la famille d’Aaron peuvent en manger. En effet, cette partie des offrandes apportées au SEIGNEUR leur est réservée pour toujours. Toutes les autres personnes qui toucheront à cette part supporteront des conséquences graves. »
      12 Le SEIGNEUR dit à Moïse :
      13 « Après leur consécration, Aaron et ses fils devront offrir au SEIGNEUR trois kilos de farine par jour, la moitié le matin, l’autre moitié le soir.
      14 Il faut bien mélanger la farine avec de l’huile et faire cuire cette pâte sur une plaque. Puis on partage cette galette et on offre les morceaux au SEIGNEUR. Sa fumée de bonne odeur plaît au SEIGNEUR.
      15 « Quand un des fils d’Aaron sera consacré comme grand-prêtre, il fera la même chose : c’est une offrande qu’on fera toujours. On la brûlera complètement pour le SEIGNEUR.
      16 En effet, quand un prêtre offre un produit de la terre, il l’offre tout entier : on ne doit rien en manger. »
      17 Le SEIGNEUR dit à Moïse
      18 de donner les règles suivantes à Aaron et à ses fils : « Voici les règles au sujet du sacrifice pour recevoir le pardon : On doit tuer l’animal devant le SEIGNEUR, là où on tue les animaux offerts en sacrifices complets. C’est une offrande uniquement réservée au SEIGNEUR.
      19 Le prêtre qui offre ce sacrifice peut manger cette offrande seulement dans un endroit réservé à cela, c’est-à-dire dans la cour de la tente de la rencontre.
      20 La viande de ce sacrifice est sacrée. Donc, tout ce qui la touche devient sacré. Si du sang de l’animal tombe sur un vêtement, il faut laver la partie tachée dans un endroit réservé à cela.
      21 Si on cuit la viande dans un récipient en terre, il faut ensuite détruire le récipient. Si on la cuit dans un récipient en bronze, on le nettoiera et on le rincera avec de l’eau.
      22 Cette viande est uniquement réservée au SEIGNEUR. C’est pourquoi seuls les hommes des familles de prêtres peuvent en manger.
      23 Mais on a peut-être porté le sang de certains animaux à l’intérieur de la tente de la rencontre. On l’a peut-être utilisé dans le lieu saint pour une cérémonie de pardon. Dans ce cas, il ne faut pas manger la viande de ces animaux, il faut la jeter au feu. »

      Lévitique 20

      1 Le SEIGNEUR dit à Moïse
      2 de donner aux Israélites les enseignements suivants : « Si un Israélite ou un étranger installé dans le pays offre un de ses enfants en sacrifice au dieu Molek, il faut le faire mourir. Les habitants du pays le tueront en lui jetant des pierres.
      3 Moi-même, j’agirai contre cet homme. Je le chasserai de la communauté d’Israël parce qu’il a offert un de ses enfants à Molek. En effet, il a rendu impur mon lieu saint et il a méprisé mon saint nom.
      4 Les habitants du pays ferment peut-être les yeux sur la conduite de cet homme pour ne pas le faire mourir.
      5 Alors j’agirai moi-même contre lui et contre sa famille. Je les chasserai de la communauté d’Israël, lui et tous ceux qui servent comme lui le dieu Molek. Ils adorent un faux dieu.
      6 « Voici un autre exemple : Quelqu’un consulte les esprits des morts d’une façon ou d’une autre. C’est une manière d’adorer les faux dieux. C’est pourquoi j’agirai contre lui et je le chasserai de la communauté d’Israël.
      7 « Conduisez-vous comme des personnes saintes. En effet, le SEIGNEUR votre Dieu, c’est moi. »
      8 « Respectez mes lois et obéissez-leur. Le SEIGNEUR, c’est moi. Je vous ai choisis pour que vous soyez un peuple saint.
      9 « Si quelqu’un maudit son père ou sa mère, il faut le faire mourir. Il est seul responsable de sa mort, parce qu’il a maudit son père ou sa mère.
      10 « Si quelqu’un commet un adultère en prenant la femme d’un autre Israélite, il faut faire mourir l’homme et la femme. Ils sont adultères tous les deux.
      11 « Si un homme couche avec une des femmes de son père, il couvre son père de honte. Il faut faire mourir les deux coupables. Ils sont seuls responsables de leur mort.
      12 « Si un homme couche avec sa belle-fille, il faut faire mourir les deux coupables. Ils ont fait une chose horrible. Ils sont seuls responsables de leur mort.
      13 « Si un homme couche avec un autre homme, comme on couche avec une femme, tous les deux ont fait une chose horrible. Il faut les faire mourir. Ils sont seuls responsables de leur mort.
      14 « Si un homme prend pour femmes une fille et sa mère, c’est une conduite honteuse. Il faut brûler l’homme et les deux femmes. Ainsi on évitera que cette chose honteuse arrive parmi vous.
      15 « Si un homme s’unit à un animal, il faut le faire mourir et tuer l’animal.
      16 « Si une femme s’unit à un animal, on tuera la femme et l’animal. On doit les faire mourir. Ils sont seuls responsables de leur mort.
      17 « Voici un autre cas : Un homme prend pour femme sa demi-sœur, c’est-à-dire une fille de son père ou de sa mère, et ils couchent ensemble. C’est une action honteuse. On les punira sous les yeux des autres Israélites. Cet homme s’est uni à sa demi-sœur. Il en sera responsable.
      18 « Voici un autre cas : Un homme couche avec une femme pendant ses règles. On les chassera tous les deux de la communauté d’Israël. En effet, tous les deux se sont unis pendant que la femme perdait du sang.
      19 « Vous ne devez pas vous unir à une sœur de votre mère, ou à une sœur de votre père. En effet, si un homme couche avec quelqu’un de sa famille proche, ils en seront responsables tous les deux.
      20 « Si un homme couche avec sa tante, il couvre son oncle de honte. Les deux seront responsables de ce péché. Ils mourront sans enfants.
      21 « Si un homme prend pour femme la femme de son frère, c’est une action impure. Cet homme a couvert son frère de honte, ils n’auront pas d’enfants.
      22 « Respectez toutes mes lois et mes règles et obéissez-leur. Alors le pays où je vous conduis pour vous y installer ne vous crachera pas.
      23 Ne suivez pas les coutumes des peuples que je chasse devant vous. Ils ont commis toutes ces fautes. C’est pourquoi ils m’ont dégoûté.
      24 Alors je vous ai dit : “C’est vous qui posséderez leur pays. Je vous le donne pour qu’il soit à vous. C’est un pays qui déborde de lait et de miel.” Le SEIGNEUR votre Dieu, qui vous a mis à part des autres peuples, c’est moi.
      25 C’est pourquoi vous devez faire la différence entre animaux purs et impurs, entre oiseaux purs et impurs. Vous ne devez pas vous rendre impurs vous-mêmes en touchant ce qui est impur : animaux, oiseaux, petites bêtes qui marchent sur le sol. J’ai fait cette différence pour que vous reconnaissiez les animaux impurs.
      26 « Soyez saints, consacrés à mon service, parce que je suis saint, moi, le SEIGNEUR. Je vous ai mis à part des autres peuples pour que vous soyez à moi.
      27 « Si un homme ou une femme ont l’habitude d’interroger les esprits des morts, il faut les faire mourir. On les tuera en leur jetant des pierres. Ils seront seuls responsables de leur mort. »

      Lévitique 25

      1 Sur le mont Sinaï, le SEIGNEUR dit à Moïse
      2 de donner aux Israélites les enseignements suivants : « Quand vous serez entrés dans le pays que je vais vous donner, vous laisserez régulièrement la terre se reposer en mon honneur.
      3 Pendant six ans, vous sèmerez dans vos champs, vous taillerez vos vignes et vous ferez les récoltes.
      4 La septième année me sera consacrée. Ce sera une année de repos complet pour la terre. Vous ne devrez pas semer dans vos champs ni tailler vos vignes.
      5 Vous ne ramasserez pas ce qui a poussé tout seul depuis la dernière récolte. Vous ne cueillerez pas les grappes des vignes non taillées. Ce sera une année de repos complet pour la terre.
      6 Vous mangerez ce que la terre vous donnera pendant cette année de repos, vous, vos serviteurs et vos servantes, ainsi que vos ouvriers et les étrangers de passage qui habitent chez vous.
      7 Tout cela servira aussi à nourrir vos animaux et même les bêtes sauvages de votre pays. »
      8 « Vous compterez sept fois sept ans, c’est-à-dire 49 ans.
      9 Ensuite, le septième mois, le 10 du mois, le grand jour du Pardon, vous ferez entendre la corne de bélier dans tout le pays, et vous pousserez de grands cris.
      10 De cette façon, vous ferez de cette cinquantième année une année consacrée au SEIGNEUR. Vous annoncerez la libération pour tous les habitants du pays. Ce sera pour vous une Année de Réjouissance. Chacun de vous pourra être de nouveau propriétaire de ses champs et revenir dans sa famille.
      11 C’est ainsi que vous fêterez l’Année de Réjouissance tous les 50 ans : vous ne sèmerez rien dans vos champs, vous ne récolterez pas les épis qui ont poussé tout seuls. Vous ne couperez pas les grappes de raisin qui ont poussé sur les vignes non taillées.
      12 En effet, ce sera l’Année de Réjouissance, une année consacrée au SEIGNEUR. Mais vous pourrez manger ce qui pousse tout seul dans les champs.
      13 « À l’occasion de l’Année de Réjouissance, chacun de vous pourra être de nouveau propriétaire de ses champs.
      14 Si vous vendez quelque chose à un Israélite, ou si vous lui achetez quelque chose, vous ne devez pas profiter de lui.
      15 Achetez ou vendez en tenant compte des années passées depuis la dernière Année de Réjouissance. Et donc, tenez compte aussi des années de récolte qui restent jusqu’à la prochaine Année de Réjouissance.
      16 Plus il restera d’années, plus votre prix de vente sera élevé. Moins il restera d’années, plus votre prix sera bas. En effet, pour vendre, on tient compte du nombre de récoltes à faire.
      17 Ne profitez pas de votre prochain. C’est ainsi que vous me respecterez. Le SEIGNEUR votre Dieu, c’est moi.
      18 Respectez mes lois, gardez mes règles et obéissez-leur. Alors vous habiterez en sécurité dans ce pays.
      19 La terre donnera des récoltes, vous aurez toujours assez à manger et vous habiterez en sécurité.
      20 « Vous allez peut-être vous demander : “Qu’est-ce que nous allons manger la septième année ? En effet, nous ne devons pas semer, nous ne devons pas faire de récoltes.”
      21 Eh bien, je vous bénirai la sixième année. Je commanderai à la terre de donner des récoltes pour trois ans.
      22 La huitième année, vous sèmerez dans vos champs. Mais cette année-là, vous mangerez encore l’ancienne récolte. En effet, vous aurez assez de nourriture pour attendre la récolte de la neuvième année. »
      23 « Vous ne vendrez jamais une terre de façon définitive. En effet, la terre est à moi, le Seigneur. Vous serez comme des étrangers et des gens de passage dans mon pays.
      24 C’est pourquoi, dans tout ce pays que je vous donnerai, vous établirez les règles permettant de racheter des terres.
      25 « Supposons ceci : Un de vos frères israélites devient pauvre et il doit vendre une de ses terres. Un de ses parents proches qui possède le droit de racheter doit racheter cette terre.
      26 Si cet homme pauvre n’a pas de parent qui possède ce droit, il trouvera peut-être les moyens de racheter lui-même sa terre.
      27 Il calculera la somme d’argent qu’il doit à l’acheteur en comptant le nombre d’années qui restent jusqu’à l’Année de Réjouissance. Il paiera et il sera de nouveau propriétaire de sa terre.
      28 S’il ne trouve pas les moyens de rembourser la terre, celle-ci appartient toujours à l’acheteur. Cela dure jusqu’à l’Année de Réjouissance. Cette année-là, l’homme pauvre sera de nouveau propriétaire de sa terre.
      29 « Voici un autre cas : Quelqu’un vend une maison située dans une ville entourée de murs. Il a le droit de la racheter pendant un certain temps seulement, c’est-à-dire pendant un an à partir de la vente.
      30 Si personne ne rachète la maison au bout d’un an, elle appartient pour toujours à l’acheteur et à ses enfants. Ils ne devront pas la rendre l’Année de Réjouissance.
      31 Mais les maisons situées dans les villages qui ne sont pas entourés de murs, on leur applique les mêmes règles qu’aux champs du pays. Celui qui vend sa maison a toujours le droit de la racheter. En tout cas, il en sera de nouveau propriétaire l’Année de Réjouissance.
      32 « Pourtant, les lévites ont toujours le droit de racheter leurs maisons situées dans les villes des lévites.
      33 Même si un autre lévite a acheté une de ces maisons, il devra la rendre à son premier propriétaire l’Année de Réjouissance. En effet, les lévites possèdent seulement ces maisons en Israël.
      34 Les champs situés autour de leurs villes ne doivent pas être vendus. En effet, les lévites les possèdent pour toujours. »
      35 « Supposons ceci : Un de vos frères israélites devient pauvre et il ne peut pas vous rembourser. Vous devez l’aider pour qu’il continue à vivre auprès de vous. Vous ferez la même chose pour un étranger de passage ou un étranger installé dans votre pays, ou pour quelqu’un de passage.
      36 Vous ne lui demanderez pas d’argent en plus de sa dette. De cette façon, vous montrerez du respect pour moi, votre Dieu, et votre frère pourra vivre auprès de vous.
      37 Si vous lui prêtez de l’argent, ne lui demandez pas une somme en plus de sa dette. Si vous lui fournissez de la nourriture, ne lui demandez pas de vous la rendre avec un supplément.
      38 Le SEIGNEUR votre Dieu, c’est moi. Je vous ai fait sortir d’Égypte pour vous donner le pays de Canaan et devenir votre Dieu. »
      39 « Supposons ceci : Un de vos frères israélites est devenu pauvre et il doit se vendre à vous. Vous ne devez pas lui faire faire un travail d’esclave.
      40 Faites-le travailler chez vous comme un ouvrier que vous payez ou comme un étranger de passage. Il sera à votre service jusqu’à l’Année de Réjouissance.
      41 Cette année-là, il sera libre de nouveau, lui et ses enfants. Il retournera dans sa famille et il sera de nouveau propriétaire de la terre de ses ancêtres.
      42 En effet, les Israélites sont mes serviteurs. Je les ai libérés d’Égypte. C’est pourquoi on ne doit pas les vendre, comme on vend des esclaves.
      43 Ne les écrasez pas de votre pouvoir. De cette façon, vous montrerez votre respect pour moi, votre Dieu.
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