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NOËL ou ÉPIPHANIE

Le mot Epiphanie (=manifestation) est employé par saint Paul dans 2Ti 1:10 pour désigner la venue de Jésus sur la terre (voir Epiphanie). On l'adopta au IV° siècle pour la fête de la Nativité qui avait lieu en Orient le 6 janvier et en Occident le 25 décembre. Pendant les trois premiers siècles on ne célébrait pas la naissance de Jésus ; la seule fête générale de l'Église était celle de Pâques, où l'on unissait le souvenir de la mort et celui de la résurrection du Sauveur. Il est probable que la fête de Pentecôte suivit d'assez bonne heure, du moins en certains pays, la fête de Pâques. Quant à la date de la naissance de Jésus, on ne la connaissait pas. Au cours du II° siècle des hypothèses surgirent, occasions de disputes. Clément d'Alexandrie (Mort en 220) blâme ceux qui s'occupent à rechercher la date de la naissance de Jésus. Il croyait pour sa part que c'était le 20 mai. Eusèbe, l'historien (Mort en 338), tient pour le 6 avril. D'autres Pères optèrent pour septembre. Bientôt, une majorité se forma en faveur du 6 janvier. Pourquoi ? Parce que le premier Adam étant né le sixième jour de la création, le deuxième Adam devait naître le sixième jour de l'année. C'était une raison fragile. Aussi, malgré la pression de l'Orient, l'unanimité n'arrivait pas à se faire. Pour mettre fin au désarroi, l'évêque de Jérusalem pria, dit-on, le pape Jules I er (337-352) --d'autres croient que ce fut plutôt son successeur Libérius--de fixer une date précise. Et Rome fixa le 25 décembre. L'Église d'Occident suivit Rome ; puis l'Église d'Orient se rallia, sous le règne de Théodose le Grand (Mort en 395).

Dès lors on réserva le mot Epiphanie pour désigner la manifestation de Jésus aux mages, c'est-à-dire au monde païen. Quant au mot Noël (du latin 11 atalis, de natus =né), il n'apparaît pas, semble-t-il, dans la littérature avant le XIII° siècle (Comput, f° 7). Les débuts de la fête elle-même furent modestes. Saint Augustin ne la compte pas au nombre des grandes fêtes chrétiennes. Quand Chrysostome prêcha Noël le 25 décembre 386, il dit dans son sermon : « Il n'y a pas même dix ans que cette date est manifeste pour nous. » « Manifeste » ? Pour quel motif ? Parce qu'il est écrit dans Aggée : « Le vingt-quatrième jour du neuvième mois..., dit Jéhovah, je vous comblerai de mes bénédictions. » Or, chez les Juifs, le neuvième mois c'est décembre et, selon l'usage juif, le vingt-quatrième jour s'étendait jusqu'au lendemain. Donc, la prophétie avait annoncé que Jésus naîtrait dans la nuit du 24 au 25 décembre ! Tout cela est fort bien arrangé. Mais il suffit de lire la prédiction d'Aggée pour voir qu'elle se rapporte à la construction du Temple et non à la venue du Messie.

Il n'en demeure pas moins que la date romaine a été choisie par la plus sûre intuition. A ne pas avoir une date historique, il fallait une date symbolique ; et quel jour de l'année pouvait marquer mieux l'entrée du Sauveur dans le monde que le jour où la lumière triomphait des ténèbres ?

Les religions païennes avaient pressenti l'enseignement moral du solstice d'hiver. A l'approche du 25 décembre, un frisson d'espérance secouait tout l'empire romain, et se prolongeait vers l'Orient. Les sectateurs de Mithra--divinité qui balança un moment la fortune naissante du Christ--célébraient avec éclat la fête du Natalis Invicti Solis, le dieu de la lumière qui refoulait les ténèbres hivernales. D'autres mystères d'inspiration moins pure glorifiaient le retour de la vie, de la sève, de l'âge d'or, en des cérémonies où les cultes orgiaques mêlaient leur pire licence. Il fallait du courage aux disciples du Christ pour planter la bannière de l'enfant Jésus au-dessus de cette fange. Ils le firent, et leur foi fut récompensée.

Les évangélistes se mirent à prêcher dans le monde romain comme Paul, jadis, à Athènes : « Le dieu que vous honorez sans le connaître, nous vous l'annonçons ! » La fête du Natalis Invicti (Natalis, Nadal, Noël) célèbre en réalité la naissance du « Soleil de justice qui porte le salut dans ses rayons ». Comme Malachie l'avait annoncé, Zacharie le salue : « Le soleil levant nous a visités d'En-haut... pour conduire nos pas dans le chemin de la paix. » « Un astre a brillé dans le ciel au-dessus de tous les astres... Dieu manifesté sous une forme humaine », écrit aux Éphésiens Ignace d'Antioche (Mort vers 117). « Dieu, dit saint Ambroise (Mort en 397), dans une même naissance a apporté la lumière et aux hommes et aux jours... En un sens, la foule a raison d'appeler Nativité (diem Natalis Domini) le jour du soleil nouveau. Preuve en soit que les Juifs et les païens s'accordent pour appeler ainsi cette fête. Mais nous aussi, nous revendiquons volontiers cette interprétation, puisqu'au moment où le Sauveur est né se levait l'aurore du salut pour le genre humain en même temps que se renouvelait la clarté du soleil. » Dès lors, la joie humaine, l'élan universel vers la vie et vers la lumière étaient orientés.

Est-ce à dire qu'il a suffi de donner le 25 décembre à l'Église pour purifier Noël de tout paganisme ?

On commença par instituer trois messes la nuit de Noël. Mais, comme le peuple montrait de l'indifférence, on a imaginé, pour l'instruire et pour l'attirer, de transformer, au V e siècle, le choeur des églises en grotte ou en étable, où des poupées figuraient les personnages de Noël. Bientôt les poupées furent trop rigides, et le boeuf et l'âne aussi. On exhiba donc une jeune femme avec un vrai nouveau-né dans les bras, et le boeuf et l'âne entrèrent en chair et en os dans l'église. Prêtres et diacres représentaient les bergers, les mages, les apôtres, etc. Dans les galeries, tout en haut, les enfants de choeur faisaient entendre la voix des anges. On se répondait de l'étable aux galeries. Ainsi naquirent, toujours naïfs, souvent risqués, les couplets des vieux Noëls et des antiques pastourelles. Saint François d'Assise était ravi de ces réprésentations.

Bientôt les choses se gâtèrent. Pour attirer, on amusa. La cérémonie de Noël dégénérant en drôlerie, l'âne finit par y jouer le grand rôle : âne de la crèche, âne de la fuite en Egypte, âne du jour des Rameaux ! L'imagination des clercs se donna libre carrière. Bientôt l'on descendit vers la renaissance des antiques saturnales, et la « fête de l'âne » devint la « fête des fous ». La France Pittoresque, d'A. Hugo (1835), raconte qu'à Provins en Brie la fête de l'âne revêtait au XIV° siècle un éclat particulier.

« Cette cérémonie burlesque, reste des bacchanales payennes, attirait un grand concours de spectateurs. Les enfants de choeur et les sous-diacres couvraient un âne d'une grande chape, et le conduisaient à l'église, où l'animal était solennellement introduit avec des chants dignes de la fête, et dont voici un échantillon :

Un âne fort et beau Est arrivé de l'Orient ; Hé ! sire âne, hé ! chantez ; Belle bouche rechignez, Vous aurez du foin assez, Et de l'avoine a planté.

« On faisait approcher l'âne de l'autel, et là, on chantait ainsi ses louanges : amen, amen, asine, hé, hé, hé ! sire âne ! hé, hé, hé, sire âne ! Il assistait à une messe à la fin de laquelle, au lieu de Vite missa est, le prêtre officiant criait trois fois : hihan ! hihan ! hihan ! et le peuple répondait par le même braiement. »

A la même époque, en pleine cathédrale de Notre-Dame à Paris, le bas clergé, déguisé comme au carnaval et la face barbouillée, chantait la messe des fous. Du haut de la chaire, on glorifiait les sept péchés capitaux, tandis que le peuple en liesse se livrait aux farces et aux beuveries. Le tout à la gloire de Noël.

La Faculté de Paris, en 1444 voulut mettre fin à ce scandale. Un évêque répondit : « Nos prédécesseurs, grands et dignes personnages, ont permis cette fête ; vivons comme eux... afin de donner au moins une fois l'an issue à la folie qui nous est naturelle et qui semble née avec l'homme. » Voilà une réplique qui ne manque pas de saveur. Tout de même, en 1485, un concile obtint qu'on n'introduisît plus d'hommes sans vêtements dans l'église et que, pour clôturer la fête, on ne jetât plus que trois seaux d'eau sur le préchantre.

Tout cela est symptomatique. Si nous y avons insisté, c'est pour donner une idée de l'état de paganisme où peuvent descendre les moeurs ecclésiastiques quand la Bible est éclipsée par la tradition. Les choses en étaient là lorsque Luther parut. La Réforme amena la fin de la profanation bachique de Noël dans l'église ; et les protestants calvinistes, pour couper court, supprimèrent toute manifestation joyeuse à Noël. Calvin, parlant dans son Institution (IV, 10) des « abominations énormes » par lesquelles « prélats et conducteurs du peuple ignorant et grossier renversent toute piété », n'avait-il pas condamné toutes les cérémonies « où les docteurs de la communion romaine font accroire au monde que de grands mystères y sont renfermés ? Il ne faut pas s'étonner que ceux qui les ont inventés soient tombés dans cet excès de folie, puisqu'ils ont pris leur modèle en partie des folles rêveries des païens... qu'ils ont imités comme font les singes ».

Luther, l'homme de la famille, avait conservé son caractère joyeux à la fête de Noël. La Réforme issue de lui popularisa dans les foyers et dans le grand foyer qu'est l'Église l'arbre rayonnant par lequel un usage antique célébrait, en Allemagne--comme dans notre Midi par la bûche de Noël--, la fête du retour de la lumière. Pour se rendre compte à quel point le grand réformateur a façonné la mentalité de ceux qui l'ont suivi, il suffit de constater qu'aux États-Unis, où la célébration ecclésiastique de Noël est malheureusement sortie des moeurs, seules les Églises luthériennes la maintiennent jalousement, avec ses arbres de Noël et ses beaux cantiques dont les plus anciens remontent à Luther lui-même.

Benedict Pictet, revenant d'Allemagne en 1705, communiqua aux calvinistes genevois son enthousiasme pour la fête de Noël qu'il y avait célébrée, et composa en souvenir d'elle son hymne :

Béni soit Dieu ! tous nos voeux s'accomplissent.

.. Et toi, Soleil de grâce et de justice

Qui te revêts de notre humanité,

Jette sur nous, jette un regard propice,

Et conduis-nous par ta vive clarté.

Ce n'est pourtant que vers le milieu du siècle dernier que les Eglises réformées s'ouvrirent à l'Arbre de Noël. De la Réforme, l'Arbre de Noël passa dans l'Église romaine et se dressa illuminé auprès de la crèche traditionnelle.

« Te rappelles-tu les Noëls de l'enfance ? » écrivait à ce sujet le Père Charles de Foucauld (Mort en 1916) à sa soeur ; « j'espère que tu fais à les enfants une crèche et un arbre. Ce sont de doux souvenirs, qui font du bien toute la vie... Tout ce qui fait aimer Jésus, tout ce qui fait aimer le foyer paternel est si salutaire ! Ces joies de l'enfance, où s'unit la religion dans ce qu'elle a de plus doux à la vie de famille, dans ce qu'elle a de plus attendrissant, font un bien qui dure jusqu'à la vieillesse... Fais tout ton possible pour que leurs fêtes de Noël leur soient douces, douces, leur laissant ce souvenir d'une suavité infinie... Mais, surtout, prépare-leur un beau Noël au ciel, en te sanctifiant le plus possible et en les élevant pour être des saints... »

Alex. W.

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      Lévitique 6

      1 (5 : 20) Et l'Éternel parla à Moïse, disant :
      2 (5 : 21) Si quelqu'un a péché et a commis une infidélité envers l'Éternel, et a menti à son prochain pour une chose qu'on lui a confiée, ou qu'on a déposée entre ses mains, ou qu'il a volée, ou extorquée à son prochain ;
      3 (5 : 22) ou s'il a trouvé une chose perdue, et qu'il mente à ce sujet, et qu'il jure en mentant à l'égard de l'une de toutes les choses qu'un homme fait de manière à pécher en les faisant ;
      4 (5 : 23) alors, s'il a péché et qu'il soit coupable, il arrivera qu'il rendra l'objet qu'il a volé, ou la chose qu'il a extorquée, ou le dépôt qui lui a été confié, ou la chose perdue qu'il a trouvée,
      5 (5 : 24) ou tout ce à l'égard de quoi il a juré en mentant ; et il restituera le principal, et ajoutera un cinquième par-dessus ; il le donnera à celui à qui cela appartient, le jour de son sacrifice pour le délit.
      6 (5 : 25) Et il amènera, pour l'Éternel, au sacrificateur, son sacrifice pour le délit, un bélier sans défaut, pris du menu bétail, selon ton estimation, en sacrifice pour le délit.
      7 (5 : 26) Et le sacrificateur fera propitiation pour lui devant l'Éternel ; et il lui sera pardonné, quelle que soit la faute qu'il ait faite en laquelle il s'est rendu coupable.
      8 (6 : 1) Et l'Éternel parla à Moïse, disant :
      9 (6 : 2) Commande à Aaron et à ses fils, en disant : C'est ici la loi de l'holocauste. C'est l'holocauste : il sera sur le foyer sur l'autel toute la nuit jusqu'au matin ; et le feu de l'autel brûlera sur lui.
      10 (6 : 3) Et le sacrificateur revêtira sa tunique de lin, et mettra sur sa chair ses caleçons de lin, et il lèvera la cendre de l'holocauste que le feu a consumé sur l'autel, et la mettra à côté de l'autel ;
      11 (6 : 4) et il ôtera ses vêtements, et revêtira d'autres vêtements, et il emportera la cendre hors du camp en un lieu pur.
      12 (6 : 5) Et le feu qui est sur l'autel y brûlera ; on ne le laissera pas s'éteindre. Et le sacrificateur allumera du bois sur ce feu chaque matin, et y arrangera l'holocauste, et y fera fumer les graisses des sacrifices de prospérités.
      13 (6 : 6) Le feu brûlera continuellement sur l'autel, on ne le laissera pas s'éteindre.
      14 (6 : 7) Et c'est ici la loi de l'offrande de gâteau : l'un des fils d'Aaron la présentera devant l'Éternel, devant l'autel.
      15 (6 : 8) Et il lèvera une poignée de la fleur de farine du gâteau et de son huile, et tout l'encens qui est sur le gâteau, et il fera fumer cela sur l'autel, une odeur agréable, son mémorial à l'Éternel.
      16 (6 : 9) Et ce qui en restera, Aaron et ses fils le mangeront ; on le mangera sans levain, dans un lieu saint ; ils le mangeront dans le parvis de la tente d'assignation.
      17 (6 : 10) On ne le cuira pas avec du levain. C'est leur portion, que je leur ai donnée de mes sacrifices faits par feu. C'est une chose très-sainte, comme le sacrifice pour le péché et comme le sacrifice pour le délit.
      18 (6 : 11) Tout mâle d'entre les enfants d'Aaron en mangera ; c'est un statut perpétuel en vos générations, leur part des sacrifices faits par feu à l'Éternel : quiconque les touchera sera saint.
      19 (6 : 12) Et l'Éternel parla à Moïse, disant :
      20 (6 : 13) C'est ici l'offrande d'Aaron et de ses fils, qu'ils présenteront à l'Éternel, le jour de son onction : un dixième d'épha de fleur de farine, en offrande de gâteau continuelle, une moitié le matin, et une moitié le soir.
      21 (6 : 14) Elle sera apprêtée sur une plaque avec de l'huile ; tu l'apporteras mêlée avec de l'huile ; tu présenteras les morceaux cuits du gâteau en odeur agréable à l'Éternel.
      22 (6 : 15) Et le sacrificateur d'entre ses fils qui sera oint à sa place, fera cela ; c'est un statut perpétuel : on le fera fumer tout entier à l'Éternel.
      23 (6 : 16) Et tout gâteau de sacrificateur sera brûlé tout entier ; il ne sera pas mangé.
      24 (6 : 17) Et l'Éternel parla à Moïse, disant :
      25 (6 : 18) Parle à Aaron et à ses fils, en disant : C'est ici la loi du sacrifice pour le péché : au lieu où l'holocauste sera égorgé, le sacrifice pour le péché sera égorgé devant l'Éternel : c'est une chose très-sainte.
      26 (6 : 19) Le sacrificateur qui l'offre pour le péché le mangera ; on le mangera dans un lieu saint, dans le parvis de la tente d'assignation.
      27 (6 : 20) Quiconque en touchera la chair sera saint ; et s'il en rejaillit du sang sur un vêtement, ce sur quoi le sang aura rejailli, tu le laveras dans un lieu saint ;
      28 (6 : 21) et le vase de terre dans lequel il a été cuit sera cassé ; et s'il a été cuit dans un vase d'airain, il sera écuré et lavé dans l'eau.
      29 (6 : 22) Tout mâle d'entre les sacrificateurs en mangera : c'est une chose très-sainte.
      30 (6 : 23) Nul sacrifice pour le péché dont le sang sera porté dans la tente d'assignation pour faire propitiation dans le lieu saint, ne sera mangé ; il sera brûlé au feu.

      Lévitique 20

      1 Et l'Éternel parla à Moïse, disant :
      2 Tu diras aussi aux fils d'Israël : Quiconque d'entre les fils d'Israël, ou d'entre les étrangers qui séjournent en Israël, donnera de ses enfants à Moloc, sera certainement mis à mort ; le peuple du pays le lapidera avec des pierres.
      3 Et moi, je mettrai ma face contre cet homme-là, et je le retrancherai du milieu de son peuple parce qu'il a donné de ses enfants à Moloc, pour rendre impur mon sanctuaire et pour profaner mon saint nom.
      4 Et si le peuple du pays ferme les yeux, en quelque manière, sur cet homme, quand il donne de ses enfants à Moloc, pour ne pas le faire mourir,
      5 moi, je mettrai ma face contre cet homme et contre sa famille, et je le retrancherai du milieu de son peuple, lui et tous ceux qui se prostituent après lui, se prostituant après Moloc.
      6 -Et l'âme qui se tournera vers ceux qui évoquent les esprits, et vers les diseurs de bonne aventure, se prostituant après eux, je mettrai ma face contre cette âme-là, et je la retrancherai du milieu de son peuple.
      7 Et vous vous sanctifierez et vous serez saints, car moi, je suis l'Éternel, votre Dieu.
      8 Et vous garderez mes statuts, et vous les ferez. Moi, je suis l'Éternel qui vous sanctifie.
      9 Tout homme qui maudira son père et sa mère sera certainement mis à mort ; il a maudit son père et sa mère, son sang est sur lui.
      10 Et un homme qui commet adultère avec la femme d'un autre, -qui commet adultère avec la femme de son prochain... l'homme et la femme adultères seront certainement mis à mort.
      11 Et l'homme qui couchera avec la femme de son père, découvre la nudité de son père ; ils seront certainement mis à mort, tous deux : leur sang est sur eux.
      12 Et si un homme couche avec sa belle-fille, ils seront certainement mis à mort, tous deux ; ils ont fait une confusion : leur sang est sur eux.
      13 Et si un homme couche avec un mâle, comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable ; ils seront certainement mis à mort : leur sang est sur eux.
      14 Et si un homme prend une femme et sa mère, c'est une infamie ; on les brûlera au feu, lui et elles, et il n'y aura point d'infamie au milieu de vous.
      15 Et si un homme couche avec une bête, il sera certainement mis à mort ; et vous tuerez la bête.
      16 Et si une femme s'approche d'une bête, quelle qu'elle soit, pour se prostituer à elle, tu tueras la femme et la bête ; elles seront certainement mises à mort : leurs sang est sur elles.
      17 Et si un homme prend sa soeur, fille de son père, ou fille de sa mère, et voit sa nudité, et qu'elle voie sa nudité à lui, c'est une honte : ils seront retranchés devant les yeux des fils de leur peuple ; il a découvert la nudité de sa soeur, il portera son iniquité.
      18 Et si un homme couche avec une femme qui a son infirmité, et découvre sa nudité, il met à découvert son flux, et elle découvre le flux de son sang : ils seront tous deux retranchés du milieu de leur peuple.
      19 Et tu ne découvriras point la nudité de la soeur de ta mère, ni de la soeur de ton père ; car celui qui fait cela met à nu sa propre chair : ils porteront leur iniquité.
      20 Et si un homme couche avec sa tante, il découvre la nudité de son oncle ; ils porteront leur péché : ils mourront sans enfants.
      21 Et si un homme prend la femme de son frère, c'est une impureté ; il découvre la nudité de son frère : ils n'auront pas d'enfants.
      22 Et vous garderez tous mes statuts et toutes mes ordonnances, et vous les ferez ; afin que le pays où je vous fais entrer pour y habiter ne vous vomisse pas.
      23 Et vous ne marcherez point dans les statuts de la nation que je chasse devant vous ; car ils ont fait toutes ces choses-là, et je les ai eus en abomination ;
      24 et je vous ai dit : C'est vous qui posséderez leur terre, et je vous la donnerai pour la posséder, un pays ruisselant de lait et de miel. Moi, je suis l'Éternel, votre Dieu, qui vous ai séparés des peuples.
      25 Et vous discernerez entre la bête pure et l'impure, et entre l'oiseau impur et le pur, et vous ne vous rendrez point abominables par des bêtes, ou par des oiseaux, ou par tout ce qui rampe sur la terre, que j'ai séparé, le déclarant impur.
      26 Et vous me serez saints, car je suis saint, moi, l'Éternel ; et je vous ai séparés des peuples, pour être à moi.
      27 Et si un homme ou une femme sont évocateurs d'esprits, ou diseurs de bonne aventure, ils seront certainement mis à mort ; on les lapidera avec des pierres : leur sang sera sur eux.

      Lévitique 25

      1 Et l'Éternel parla à Moïse, sur la montagne de Sinaï, disant :
      2 Parle aux fils d'Israël, et dis-leur : Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne, le pays célébrera un sabbat à l'Éternel.
      3 Pendant six ans tu sèmeras ton champ, et pendant six ans tu tailleras ta vigne, et tu en recueilleras le rapport ;
      4 et la septième année, il y aura un sabbat de repos pour le pays, un sabbat consacré à l'Éternel : tu ne sèmeras pas ton champ, et tu ne tailleras pas ta vigne.
      5 Tu ne moissonneras pas ce qui vient de soi-même de ta moisson précédente, et tu ne vendangeras pas les grappes de ta vigne non taillée : ce sera une année de repos pour le pays.
      6 Et le sabbat du pays vous servira de nourriture, à toi, et à ton serviteur, et à ta servante, et à ton homme à gages et à ton hôte qui séjournent chez toi,
      7 et à ton bétail et aux animaux qui seront dans ton pays : tout son rapport servira de nourriture.
      8 Et tu compteras sept sabbats d'années, sept fois sept ans ; et les jours de ces sept sabbats d'années te feront quarante-neuf ans.
      9 Et, au septième mois, le dixième jour du mois, tu feras passer le son bruyant de la trompette ; le jour des propitiations, vous ferez passer la trompette par tout votre pays ;
      10 et vous sanctifierez l'année de l'an cinquantième, et vous publierez la liberté dans le pays à tous ses habitants : ce sera pour vous un jubilé ; vous retournerez chacun dans sa possession, et vous retournerez chacun à sa famille.
      11 Cette année de l'an cinquantième sera pour vous un jubilé : vous ne sèmerez pas, et vous ne moissonnerez pas ce qui vient de soi-même, et vous ne vendangerez pas la vigne non taillée ;
      12 car c'est le Jubilé : il vous sera saint ; vous mangerez en l'y prenant ce que le champ rapportera.
      13 En cette année du Jubilé, vous retournerez chacun dans sa possession.
      14 Et si vous vendez quelque chose à votre prochain, ou si vous achetez de la main de votre prochain, que nul ne fasse tort à son frère.
      15 Tu achèteras de ton prochain d'après le nombre des années depuis le Jubilé ; il te vendra d'après le nombre des années de rapport.
      16 A proportion que le nombre des années sera grand, tu augmenteras le prix ; et à proportion que le nombre des années sera petit, tu diminueras le prix, car c'est le nombre des récoltes qu'il te vend.
      17 Et nul de vous ne fera tort à son prochain, et tu craindras ton Dieu, car moi, je suis l'Éternel, votre Dieu.
      18 Et vous pratiquerez mes statuts, et vous garderez mes ordonnances, et vous les pratiquerez, et ainsi vous habiterez dans le pays en sécurité ;
      19 et le pays vous donnera son fruit, et vous mangerez à rassasiement, et vous l'habiterez en sécurité.
      20 Et si vous dites : Que mangerons-nous la septième année ; voici, nous ne semons pas, et nous ne recueillons pas nos produits ?
      21 je commanderai que ma bénédiction soit sur vous en la sixième année, et elle donnera le produit de trois ans.
      22 Et vous sèmerez la huitième année et vous mangerez du vieux produit, jusqu'à la neuvième année ; jusqu'à ce que son produit soit venu, vous mangerez le vieux.
      23 Et le pays ne se vendra pas à perpétuité, car le pays est à moi ; car vous, vous êtes chez moi comme des étrangers et comme des hôtes.
      24 Et dans tout le pays de votre possession, vous donnerez le droit de rachat pour la terre.
      25 Si ton frère est devenu pauvre, et vend une partie de sa possession, alors que celui qui a le droit de rachat, son plus proche parent, vienne et rachète la chose vendue par son frère.
      26 Mais si un homme n'a personne qui ait le droit de rachat, et que sa main ait acquis et trouvé suffisamment de quoi faire son rachat,
      27 il comptera les années depuis sa vente, et restituera le surplus à celui à qui il avait vendu, et il retournera dans sa possession.
      28 Et si sa main n'a pas trouvé suffisamment de quoi lui rendre, la chose vendue restera en la main de celui qui l'aura achetée, jusqu'à l'année du Jubilé : la chose vendue sera libérée au Jubilé, et le vendeur rentrera dans sa possession.
      29 Et si quelqu'un a vendu une maison d'habitation dans une ville murée, il aura son droit de rachat jusqu'à la fin de l'année de sa vente : son droit de rachat subsistera une année entière ;
      30 mais si elle n'est pas rachetée avant que l'année entière soit accomplie, la maison qui est dans la ville murée restera définitivement à l'acheteur, en ses générations ; elle ne sera pas libérée au Jubilé.
      31 Mais les maisons des villages qui n'ont pas de murs tout autour, seront considérées comme des champs du pays ; il y aura droit de rachat pour elles, et elles seront libérées au Jubilé.
      32 Et quant aux villes des Lévites et aux maisons des villes de leur possession, les Lévites auront un droit perpétuel de rachat.
      33 Et si quelqu'un a racheté d'un des Lévites, la maison vendue dans la ville de sa possession sera libérée au Jubilé ; car les maisons des villes des Lévites sont leur possession au milieu des fils d'Israël.
      34 Et les champs des banlieues de leurs villes ne seront pas vendus, car c'est leur possession à perpétuité.
      35 Et si ton frère est devenu pauvre, et que sa main devienne tremblante à côté de toi, tu le soutiendras, étranger ou hôte, afin qu'il vive à côté de toi.
      36 Tu ne prendras de lui ni intérêt ni usure ; et tu craindras ton Dieu, afin que ton frère vive à côté de toi.
      37 Tu ne lui donneras pas ton argent à intérêt, et tu ne lui donneras pas tes vivres à usure.
      38 Moi, je suis l'Éternel, votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d'Égypte pour vous donner le pays de Canaan, pour être votre Dieu.
      39 Et si ton frère est devenu pauvre à côté de toi, et qu'il se vende à toi, tu ne lui feras pas faire un service d'esclave ;
      40 il sera avec toi comme un homme à gages et un hôte ; il te servira jusqu'à l'année du Jubilé :
      41 alors il sortira de chez toi, lui et ses fils avec lui, et il retournera à sa famille, et retournera dans la possession des pères.
      42 Car ils sont mes serviteurs, que j'ai fait sortir du pays d'Égypte ; ils ne seront pas vendus comme on vend les esclaves.
      43 Tu ne domineras pas sur lui avec dureté, et tu craindras ton Dieu.
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