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NOËL ou ÉPIPHANIE

Le mot Epiphanie (=manifestation) est employé par saint Paul dans 2Ti 1:10 pour désigner la venue de Jésus sur la terre (voir Epiphanie). On l'adopta au IV° siècle pour la fête de la Nativité qui avait lieu en Orient le 6 janvier et en Occident le 25 décembre. Pendant les trois premiers siècles on ne célébrait pas la naissance de Jésus ; la seule fête générale de l'Église était celle de Pâques, où l'on unissait le souvenir de la mort et celui de la résurrection du Sauveur. Il est probable que la fête de Pentecôte suivit d'assez bonne heure, du moins en certains pays, la fête de Pâques. Quant à la date de la naissance de Jésus, on ne la connaissait pas. Au cours du II° siècle des hypothèses surgirent, occasions de disputes. Clément d'Alexandrie (Mort en 220) blâme ceux qui s'occupent à rechercher la date de la naissance de Jésus. Il croyait pour sa part que c'était le 20 mai. Eusèbe, l'historien (Mort en 338), tient pour le 6 avril. D'autres Pères optèrent pour septembre. Bientôt, une majorité se forma en faveur du 6 janvier. Pourquoi ? Parce que le premier Adam étant né le sixième jour de la création, le deuxième Adam devait naître le sixième jour de l'année. C'était une raison fragile. Aussi, malgré la pression de l'Orient, l'unanimité n'arrivait pas à se faire. Pour mettre fin au désarroi, l'évêque de Jérusalem pria, dit-on, le pape Jules I er (337-352) --d'autres croient que ce fut plutôt son successeur Libérius--de fixer une date précise. Et Rome fixa le 25 décembre. L'Église d'Occident suivit Rome ; puis l'Église d'Orient se rallia, sous le règne de Théodose le Grand (Mort en 395).

Dès lors on réserva le mot Epiphanie pour désigner la manifestation de Jésus aux mages, c'est-à-dire au monde païen. Quant au mot Noël (du latin 11 atalis, de natus =né), il n'apparaît pas, semble-t-il, dans la littérature avant le XIII° siècle (Comput, f° 7). Les débuts de la fête elle-même furent modestes. Saint Augustin ne la compte pas au nombre des grandes fêtes chrétiennes. Quand Chrysostome prêcha Noël le 25 décembre 386, il dit dans son sermon : « Il n'y a pas même dix ans que cette date est manifeste pour nous. » « Manifeste » ? Pour quel motif ? Parce qu'il est écrit dans Aggée : « Le vingt-quatrième jour du neuvième mois..., dit Jéhovah, je vous comblerai de mes bénédictions. » Or, chez les Juifs, le neuvième mois c'est décembre et, selon l'usage juif, le vingt-quatrième jour s'étendait jusqu'au lendemain. Donc, la prophétie avait annoncé que Jésus naîtrait dans la nuit du 24 au 25 décembre ! Tout cela est fort bien arrangé. Mais il suffit de lire la prédiction d'Aggée pour voir qu'elle se rapporte à la construction du Temple et non à la venue du Messie.

Il n'en demeure pas moins que la date romaine a été choisie par la plus sûre intuition. A ne pas avoir une date historique, il fallait une date symbolique ; et quel jour de l'année pouvait marquer mieux l'entrée du Sauveur dans le monde que le jour où la lumière triomphait des ténèbres ?

Les religions païennes avaient pressenti l'enseignement moral du solstice d'hiver. A l'approche du 25 décembre, un frisson d'espérance secouait tout l'empire romain, et se prolongeait vers l'Orient. Les sectateurs de Mithra--divinité qui balança un moment la fortune naissante du Christ--célébraient avec éclat la fête du Natalis Invicti Solis, le dieu de la lumière qui refoulait les ténèbres hivernales. D'autres mystères d'inspiration moins pure glorifiaient le retour de la vie, de la sève, de l'âge d'or, en des cérémonies où les cultes orgiaques mêlaient leur pire licence. Il fallait du courage aux disciples du Christ pour planter la bannière de l'enfant Jésus au-dessus de cette fange. Ils le firent, et leur foi fut récompensée.

Les évangélistes se mirent à prêcher dans le monde romain comme Paul, jadis, à Athènes : « Le dieu que vous honorez sans le connaître, nous vous l'annonçons ! » La fête du Natalis Invicti (Natalis, Nadal, Noël) célèbre en réalité la naissance du « Soleil de justice qui porte le salut dans ses rayons ». Comme Malachie l'avait annoncé, Zacharie le salue : « Le soleil levant nous a visités d'En-haut... pour conduire nos pas dans le chemin de la paix. » « Un astre a brillé dans le ciel au-dessus de tous les astres... Dieu manifesté sous une forme humaine », écrit aux Éphésiens Ignace d'Antioche (Mort vers 117). « Dieu, dit saint Ambroise (Mort en 397), dans une même naissance a apporté la lumière et aux hommes et aux jours... En un sens, la foule a raison d'appeler Nativité (diem Natalis Domini) le jour du soleil nouveau. Preuve en soit que les Juifs et les païens s'accordent pour appeler ainsi cette fête. Mais nous aussi, nous revendiquons volontiers cette interprétation, puisqu'au moment où le Sauveur est né se levait l'aurore du salut pour le genre humain en même temps que se renouvelait la clarté du soleil. » Dès lors, la joie humaine, l'élan universel vers la vie et vers la lumière étaient orientés.

Est-ce à dire qu'il a suffi de donner le 25 décembre à l'Église pour purifier Noël de tout paganisme ?

On commença par instituer trois messes la nuit de Noël. Mais, comme le peuple montrait de l'indifférence, on a imaginé, pour l'instruire et pour l'attirer, de transformer, au V e siècle, le choeur des églises en grotte ou en étable, où des poupées figuraient les personnages de Noël. Bientôt les poupées furent trop rigides, et le boeuf et l'âne aussi. On exhiba donc une jeune femme avec un vrai nouveau-né dans les bras, et le boeuf et l'âne entrèrent en chair et en os dans l'église. Prêtres et diacres représentaient les bergers, les mages, les apôtres, etc. Dans les galeries, tout en haut, les enfants de choeur faisaient entendre la voix des anges. On se répondait de l'étable aux galeries. Ainsi naquirent, toujours naïfs, souvent risqués, les couplets des vieux Noëls et des antiques pastourelles. Saint François d'Assise était ravi de ces réprésentations.

Bientôt les choses se gâtèrent. Pour attirer, on amusa. La cérémonie de Noël dégénérant en drôlerie, l'âne finit par y jouer le grand rôle : âne de la crèche, âne de la fuite en Egypte, âne du jour des Rameaux ! L'imagination des clercs se donna libre carrière. Bientôt l'on descendit vers la renaissance des antiques saturnales, et la « fête de l'âne » devint la « fête des fous ». La France Pittoresque, d'A. Hugo (1835), raconte qu'à Provins en Brie la fête de l'âne revêtait au XIV° siècle un éclat particulier.

« Cette cérémonie burlesque, reste des bacchanales payennes, attirait un grand concours de spectateurs. Les enfants de choeur et les sous-diacres couvraient un âne d'une grande chape, et le conduisaient à l'église, où l'animal était solennellement introduit avec des chants dignes de la fête, et dont voici un échantillon :

Un âne fort et beau Est arrivé de l'Orient ; Hé ! sire âne, hé ! chantez ; Belle bouche rechignez, Vous aurez du foin assez, Et de l'avoine a planté.

« On faisait approcher l'âne de l'autel, et là, on chantait ainsi ses louanges : amen, amen, asine, hé, hé, hé ! sire âne ! hé, hé, hé, sire âne ! Il assistait à une messe à la fin de laquelle, au lieu de Vite missa est, le prêtre officiant criait trois fois : hihan ! hihan ! hihan ! et le peuple répondait par le même braiement. »

A la même époque, en pleine cathédrale de Notre-Dame à Paris, le bas clergé, déguisé comme au carnaval et la face barbouillée, chantait la messe des fous. Du haut de la chaire, on glorifiait les sept péchés capitaux, tandis que le peuple en liesse se livrait aux farces et aux beuveries. Le tout à la gloire de Noël.

La Faculté de Paris, en 1444 voulut mettre fin à ce scandale. Un évêque répondit : « Nos prédécesseurs, grands et dignes personnages, ont permis cette fête ; vivons comme eux... afin de donner au moins une fois l'an issue à la folie qui nous est naturelle et qui semble née avec l'homme. » Voilà une réplique qui ne manque pas de saveur. Tout de même, en 1485, un concile obtint qu'on n'introduisît plus d'hommes sans vêtements dans l'église et que, pour clôturer la fête, on ne jetât plus que trois seaux d'eau sur le préchantre.

Tout cela est symptomatique. Si nous y avons insisté, c'est pour donner une idée de l'état de paganisme où peuvent descendre les moeurs ecclésiastiques quand la Bible est éclipsée par la tradition. Les choses en étaient là lorsque Luther parut. La Réforme amena la fin de la profanation bachique de Noël dans l'église ; et les protestants calvinistes, pour couper court, supprimèrent toute manifestation joyeuse à Noël. Calvin, parlant dans son Institution (IV, 10) des « abominations énormes » par lesquelles « prélats et conducteurs du peuple ignorant et grossier renversent toute piété », n'avait-il pas condamné toutes les cérémonies « où les docteurs de la communion romaine font accroire au monde que de grands mystères y sont renfermés ? Il ne faut pas s'étonner que ceux qui les ont inventés soient tombés dans cet excès de folie, puisqu'ils ont pris leur modèle en partie des folles rêveries des païens... qu'ils ont imités comme font les singes ».

Luther, l'homme de la famille, avait conservé son caractère joyeux à la fête de Noël. La Réforme issue de lui popularisa dans les foyers et dans le grand foyer qu'est l'Église l'arbre rayonnant par lequel un usage antique célébrait, en Allemagne--comme dans notre Midi par la bûche de Noël--, la fête du retour de la lumière. Pour se rendre compte à quel point le grand réformateur a façonné la mentalité de ceux qui l'ont suivi, il suffit de constater qu'aux États-Unis, où la célébration ecclésiastique de Noël est malheureusement sortie des moeurs, seules les Églises luthériennes la maintiennent jalousement, avec ses arbres de Noël et ses beaux cantiques dont les plus anciens remontent à Luther lui-même.

Benedict Pictet, revenant d'Allemagne en 1705, communiqua aux calvinistes genevois son enthousiasme pour la fête de Noël qu'il y avait célébrée, et composa en souvenir d'elle son hymne :

Béni soit Dieu ! tous nos voeux s'accomplissent.

.. Et toi, Soleil de grâce et de justice

Qui te revêts de notre humanité,

Jette sur nous, jette un regard propice,

Et conduis-nous par ta vive clarté.

Ce n'est pourtant que vers le milieu du siècle dernier que les Eglises réformées s'ouvrirent à l'Arbre de Noël. De la Réforme, l'Arbre de Noël passa dans l'Église romaine et se dressa illuminé auprès de la crèche traditionnelle.

« Te rappelles-tu les Noëls de l'enfance ? » écrivait à ce sujet le Père Charles de Foucauld (Mort en 1916) à sa soeur ; « j'espère que tu fais à les enfants une crèche et un arbre. Ce sont de doux souvenirs, qui font du bien toute la vie... Tout ce qui fait aimer Jésus, tout ce qui fait aimer le foyer paternel est si salutaire ! Ces joies de l'enfance, où s'unit la religion dans ce qu'elle a de plus doux à la vie de famille, dans ce qu'elle a de plus attendrissant, font un bien qui dure jusqu'à la vieillesse... Fais tout ton possible pour que leurs fêtes de Noël leur soient douces, douces, leur laissant ce souvenir d'une suavité infinie... Mais, surtout, prépare-leur un beau Noël au ciel, en te sanctifiant le plus possible et en les élevant pour être des saints... »

Alex. W.

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    • Lévitique 6

      1 L'Eternel dit à Moïse :
      2 « Donne cet ordre à Aaron et à ses descendants : Voici la loi de l'holocauste. L'holocauste restera sur le foyer de l'autel toute la nuit jusqu'au matin et le feu brûlera sur l'autel.
      3 Le prêtre mettra sa tunique de lin et mettra des caleçons sur son corps, il enlèvera la cendre faite par le feu qui aura brûlé l'holocauste sur l'autel et il la déposera près de l'autel.
      4 Puis il quittera ses vêtements et en mettra d'autres pour porter la cendre à l’extérieur du camp, dans un endroit pur.
      5 Le feu brûlera sur l'autel, il ne s'éteindra pas. Chaque matin, le prêtre y allumera du bois, arrangera l'holocauste et brûlera la graisse des sacrifices de communion.
      6 Le feu brûlera constamment sur l'autel, il ne s'éteindra pas.
      7 » Voici la loi de l'offrande. Les descendants d'Aaron la présenteront devant l'Eternel, devant l'autel.
      8 Le prêtre prélèvera une poignée de la fleur de farine et de l'huile avec tout l'encens ajouté à l'offrande et il brûlera cela sur l'autel comme souvenir dont l’odeur est agréable à l'Eternel.
      9 Aaron et ses descendants mangeront ce qui restera de l'offrande ; ils le mangeront sans levain, dans un lieu saint, dans le parvis de la tente de la rencontre.
      10 On ne le cuira pas avec du levain. C'est la part que je leur ai donnée de mes offrandes passées par le feu. C'est une chose très sainte, tout comme le sacrifice d'expiation et le sacrifice de culpabilité.
      11 Tout homme parmi les descendants d'Aaron en mangera. C'est une prescription perpétuelle pour vous au fil des générations, au sujet des offrandes passées par le feu pour l'Eternel : tous ceux qui y toucheront seront saints. »
      12 L'Eternel dit à Moïse :
      13 « Voici l'offrande qu'Aaron et ses fils feront à l'Eternel, le jour où ils recevront l'onction : 2 litres de fleur de farine comme offrande perpétuelle, moitié le matin et moitié le soir.
      14 On la préparera à la poêle avec de l'huile et tu l'apporteras frite. Tu la présenteras aussi cuite et en morceaux comme une offrande dont l’odeur est agréable à l'Eternel.
      15 Le prêtre issu d’Aaron qui sera consacré par onction pour lui succéder fera aussi cette offrande. C'est une prescription perpétuelle devant l'Eternel : on la brûlera en entier.
      16 Toute offrande d'un prêtre sera brûlée en entier ; on ne la mangera pas. »
      17 L'Eternel dit à Moïse :
      18 « Transmets ces instructions à Aaron et à ses descendants : Voici la loi du sacrifice d'expiation. C'est à l’endroit où l'on égorge l'holocauste que sera égorgée devant l'Eternel la victime pour le sacrifice d'expiation. C'est une chose très sainte.
      19 Le prêtre qui offrira la victime expiatoire la mangera. Elle sera mangée dans un lieu saint, dans le parvis de la tente de la rencontre.
      20 Tous ceux qui en toucheront la viande seront saints. S'il en rejaillit du sang sur un vêtement, la place sur laquelle il aura rejailli sera lavée dans un lieu saint.
      21 Le vase de terre dans lequel elle aura cuit sera brisé ; si c'est dans un vase en bronze qu'elle a cuit, il sera nettoyé et lavé dans l'eau.
      22 Tout homme parmi les prêtres en mangera. C'est une chose très sainte.
      23 Mais on ne mangera aucune victime dont le sang aura été apporté dans la tente de la rencontre pour faire l'expiation dans le sanctuaire : elle sera brûlée au feu.

      Lévitique 20

      1 L'Eternel dit à Moïse :
      2 « Tu diras aux Israélites : Si un Israélite ou un étranger qui séjourne en Israël livre l'un de ses enfants à Moloc, il sera puni de mort : le peuple du pays le lapidera.
      3 Quant à moi, je me tournerai contre cet homme et je l’exclurai du milieu de son peuple, parce qu'il a livré un de ses enfants à Moloc, rendu mon sanctuaire impur et déshonoré mon saint nom.
      4 Si le peuple du pays ferme les yeux sur le fait que cet homme livre un de ses enfants à Moloc, s'il ne le fait pas mourir,
      5 je me tournerai, moi, contre cet homme et contre sa famille et je l’exclurai du milieu de son peuple avec tous ceux qui, à sa suite, se prostituent à Moloc.
      6 » Si quelqu'un s'adresse à ceux qui invoquent les esprits et aux spirites pour se prostituer à eux, je me tournerai contre lui et je l’exclurai du milieu de son peuple.
      7 Vous vous consacrerez et vous serez saints, car je suis l'Eternel, votre Dieu.
      8 Vous respecterez mes prescriptions et vous les mettrez en pratique. Je suis l'Eternel qui vous considère comme saints.
      9 » *Si quelqu’un maudit son père ou sa mère, il sera puni de mort ; il a maudit son père ou sa mère, son sang retombera sur lui.
      10 Si un homme commet un adultère avec une femme mariée, s'il commet un adultère avec la femme de son prochain, l'homme et la femme adultères seront punis de mort.
      11 Si un homme couche avec la femme de son père et dévoile ainsi la nudité de son père, cet homme et cette femme seront punis de mort, leur sang retombera sur eux.
      12 Si un homme couche avec sa belle-fille, ils seront tous deux punis de mort. Ils ont commis un acte abominable, leur sang retombera sur eux.
      13 » Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils commettent tous deux un acte abominable. Ils seront punis de mort, leur sang retombera sur eux.
      14 Si un homme épouse la fille et la mère, c'est un crime. On les brûlera au feu, elles et lui, afin que ce crime n'existe pas au milieu de vous.
      15 » Si un homme couche avec une bête, il sera puni de mort et vous tuerez la bête.
      16 Si une femme s'approche d'une bête pour se prostituer à elle, tu tueras la femme et la bête. Elles seront mises à mort, leur sang retombera sur elles.
      17 » Si un homme épouse sa sœur, fille de son père ou de sa mère, s'il voit sa nudité et qu'elle voie la sienne, c'est une honte ; ils seront exclus sous les yeux des membres de leur peuple. Il a dévoilé la nudité de sa sœur, il supportera les conséquences de sa faute.
      18 Si un homme couche avec une femme qui a ses règles et dévoile sa nudité, il expose la perte de sang de la femme et elle-même l’expose. Ils seront tous deux exclus du milieu de leur peuple.
      19 Tu ne dévoileras pas la nudité de la sœur de ta mère ni celle de la sœur de ton père, car celui qui fait cela met à nu sa proche parente. Ils supporteront les conséquences de leur faute.
      20 » Si un homme couche avec sa tante, il dévoile la nudité de son oncle. Ils supporteront les conséquences de leur péché : ils mourront sans enfant.
      21 Si un homme épouse la femme de son frère, c'est une souillure. Il a dévoilé la nudité de son frère, ils resteront sans enfant.
      22 » Vous respecterez toutes mes prescriptions et toutes mes règles, vous les mettrez en pratique, afin que le pays où je vous conduis pour vous y établir ne vous vomisse pas.
      23 Vous ne suivrez pas les coutumes des nations que je vais chasser devant vous, car elles ont fait cela et je les ai en horreur.
      24 Je vous ai dit : ‘C'est vous qui posséderez leur pays, c’est moi qui vous le donnerai en possession. C'est un pays où coulent le lait et le miel.’Je suis l'Eternel, votre Dieu, qui vous ai séparés des autres peuples.
      25 » Vous respecterez la distinction entre les animaux purs et impurs, entre les oiseaux purs et impurs, afin de ne pas vous rendre vous-mêmes abominables par des animaux, des oiseaux et tous les reptiles de la terre que je vous ai appris à distinguer comme impurs.
      26 Vous serez saints pour moi, car je suis saint, moi, l'Eternel. Je vous ai séparés des autres peuples afin que vous m’apparteniez.
      27 » Si un homme ou une femme a en lui l'esprit d'un mort ou un esprit de divination, il sera puni de mort. On le lapidera, son sang retombera sur lui. »

      Lévitique 25

      1 L'Eternel dit à Moïse sur le mont Sinaï :
      2 « Transmets ces instructions aux Israélites : Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne, la terre se reposera, il y aura un sabbat en l'honneur de l'Eternel.
      3 Pendant 6 ans tu ensemenceras ton champ, pendant 6 ans tu tailleras ta vigne et tu en récolteras le produit.
      4 Mais la septième année sera un sabbat, un temps de repos pour la terre, un sabbat en l'honneur de l'Eternel : tu n'ensemenceras pas ton champ et tu ne tailleras pas ta vigne,
      5 tu ne moissonneras pas ce qui proviendra des grains tombés de ta moisson et tu ne vendangeras pas les raisins de ta vigne non taillée. Ce sera une année de repos pour la terre.
      6 Ce que la terre produira pendant son sabbat vous servira de nourriture, à toi, à ton esclave et à ta servante, à ton salarié étranger et à l'immigré qui habitent avec toi,
      7 à ton bétail et aux animaux qui sont dans ton pays ; tout ce qu’elle produit servira de nourriture.
      8 » Tu compteras 7 années sabbatiques, 7 fois 7 ans, c’est-à-dire 49 ans.
      9 Le dixième jour du septième mois, tu feras retentir les sons éclatants de la trompette : le jour des expiations, vous sonnerez de la trompette dans tout votre pays.
      10 Vous ferez de cette cinquantième année une année sainte, vous proclamerez la liberté dans le pays pour tous ses habitants. Ce sera pour vous le jubilé : chacun de vous retournera dans sa propriété et dans son clan.
      11 La cinquantième année sera pour vous le jubilé : vous ne sèmerez pas, vous ne moissonnerez pas ce que les champs produiront d'eux-mêmes et vous ne vendangerez pas la vigne non taillée,
      12 car c'est le jubilé ; vous le considérerez comme saint. Vous mangerez le produit de vos champs.
      13 Dans cette année de jubilé, chacun de vous retournera dans sa propriété.
      14 Si vous vendez ou achetez un terrain à votre prochain, qu'aucun de vous ne lèse son frère.
      15 Tu l’achèteras à ton prochain en comptant les années depuis le jubilé, et il te le vendra en comptant les années de récolte.
      16 Plus il y aura d'années de récolte, plus haut tu fixeras le prix, et moins il y aura d'années, plus bas tu le fixeras, car c'est le nombre des récoltes qu'il te vend.
      17 Aucun de vous ne lèsera son prochain et tu craindras ton Dieu, car je suis l'Eternel, votre Dieu.
      18 » Mettez mes prescriptions en pratique, respectez et mettez en pratique mes règles, vous habiterez ainsi en sécurité dans le pays.
      19 Le pays donnera ses fruits, vous mangerez à satiété et vous y habiterez en sécurité.
      20 Peut-être vous dites-vous : ‘Que mangerons-nous la septième année, puisque nous ne sèmerons pas et ne ferons pas nos récoltes ?’
      21 Je vous accorderai ma bénédiction la sixième année et elle donnera des produits pour 3 ans.
      22 La huitième année, vous sèmerez et vous mangerez de l'ancienne récolte ; jusqu’à la neuvième année, jusqu'à la nouvelle récolte, vous mangerez de l'ancienne.
      23 » Les terres ne se vendront pas de façon définitive, car c’est à moi que le pays appartient et vous êtes chez moi comme des étrangers et des immigrés.
      24 Dans tout le pays dont vous aurez la possession, vous établirez un droit de rachat pour les terres.
      25 » Si ton frère devient pauvre et vend une portion de sa propriété, celui qui a le droit de rachat, son plus proche parent, viendra et rachètera ce qu'a vendu son frère.
      26 Si quelqu’un n'a personne qui ait le droit de rachat et qu'il se procure lui-même de quoi faire son rachat,
      27 il comptera les années depuis la vente, remboursera la différence à l'acheteur et retournera dans sa propriété.
      28 S'il ne trouve pas de quoi lui faire ce remboursement, ce qu'il a vendu restera entre les mains de l'acheteur jusqu'à l'année du jubilé ; lors du jubilé, il retournera dans sa propriété et l'acheteur en sortira.
      29 » Si quelqu’un vend une maison d'habitation dans une ville pourvue de murs d’enceinte, il aura le droit de rachat durant une année entière à partir de la vente, son droit de rachat durera un an.
      30 Mais si cette maison située dans une ville pourvue de murs d’enceinte n'est pas rachetée avant la fin de l’année, elle restera définitivement à l'acheteur et à ses descendants ; il n'en sortira pas lors du jubilé.
      31 Les maisons des villages dépourvus de murs d’enceinte seront considérées comme des fonds de terre : elles pourront être rachetées et l'acheteur en sortira lors du jubilé.
      32 » Quant aux villes des Lévites et aux maisons qu'ils y posséderont, les Lévites auront un droit perpétuel de rachat.
      33 Si quelqu’un achète une maison à des Lévites, il sortira de la maison vendue et de la ville où il la possédait lors du jubilé, car les maisons des villes des Lévites sont leur propriété au milieu des Israélites.
      34 Les champs situés autour des villes des Lévites ne pourront pas être vendus, car ils en ont la possession pour toujours.
      35 » Si ton frère devient pauvre et qu’il manque de ressources près de toi, tu le soutiendras, même s’il s’agit d’un étranger ou d’un immigré, afin qu'il vive avec toi.
      36 Tu ne tireras de lui ni intérêt ni profit, tu craindras ton Dieu et ton frère vivra avec toi.
      37 Tu ne lui prêteras pas ton argent à intérêt et tu ne lui prêteras pas ta nourriture pour en tirer un profit.
      38 Je suis l'Eternel, ton Dieu, qui vous ai fait sortir d'Egypte pour vous donner le pays de Canaan, pour être votre Dieu.
      39 » Si ton frère devient pauvre près de toi et se vend à toi, tu ne lui imposeras pas le travail d'un esclave.
      40 Il sera chez toi comme un salarié, comme un immigré ; il sera à ton service jusqu'à l'année du jubilé.
      41 Il sortira alors de chez toi avec ses enfants et il retournera dans son clan, dans la propriété de ses ancêtres.
      42 En effet, ils sont mes serviteurs, ceux que j'ai fait sortir d'Egypte ; on ne les vendra pas comme on vend des esclaves.
      43 Tu ne domineras pas sur lui avec dureté et tu craindras ton Dieu.
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