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PASSION

Grec pathos, de paskheïn =souffrir. De cette étymologie, le langage de l'Église a tiré, directement, l'expression : la Passion du Christ (lat. passio) pour caractériser les souffrances subies par Jésus-Christ au cours de la Semaine sainte (voir Jésus-Christ, parag. III). --Dans le langage courant, passion (au singulier) indique l'ardeur d'un sentiment, d'une opinion : avoir la passion de la liberté, la passion des voyages. --En philosophie, passions (au pluriel) désigne ceux de nos mouvements de sensibilité, celles de nos affections qui troublent notre jugement, nous ôtent la maîtrise de nous-mêmes et nous portent impérieusement hors des conseils de notre raison, des ordres de notre conscience, voire même des intérêts de nos instincts naturels. Depuis le temps de Platon et Aristote, on distingue deux ordres de passions, celles qui surexcitent nos désirs, qui développent de façon disproportionnée nos penchants, et celles qui nous poussent à réagir contre tout ce qui gêne l'élan de nos convoitises. Nos passions sont donc, ou de concupiscence (gr. épithumia) ou de colère (gr. thumos). Au premier ordre appartient l'amour égoïste, insatiable, sensuel, avec tout un cortège de passions dérivées, la luxure, la gourmandise, l'ivrognerie, etc. La passion de l'argent produit l'avarice ; la passion du pouvoir s'exaspère dans l'ambition déréglée, etc. Au second ordre appartient la haine ou les diverses manières de haïr : la vengeance, l'envie, l'orgueil, la jalousie, l'intolérance, le fanatisme, etc. Lorsque Descartes croit donner toute la liste des passions en y comprenant la joie, la tristesse, la crainte, l'espérance, l'admiration, il méconnaît le caractère essentiel de ces divers sentiments qui est de n'exister qu'en raison d'une autre affection. On croit, on espère, on admire, on est heureux ou malheureux, parce que le coeur est déjà possédé par un amour ou une haine qui nous rend incapables de tout désintéressement, voire de toute liberté. La passion est un déchaînement ; on ne raisonne pas avec elle. Dirons-nous qu'elle est naturelle à l'homme, qu'elle fait partie de ses instincts ? Non. Elle se sert de la nature, mais parfois aussi elle la contredit et la ruine ; elle dirige, elle galvanise les instincts, mais dans d'autres cas elle les heurte et les contredit. Elle apparaît en nous plutôt comme une inspiration du dehors qui s'empare de notre être, semble lui procurer les plus vives émotions, les plus intenses jouissances, les plus grands mouvements susceptibles de donner du prix à la vie, mais en réalité les passions dénaturent, dérèglent, épuisent et rendent l'être tout éperdu. « Tout ce qu'il faut de mouvement à la vie sociale, écrit excellemment M me de Staël (Introd, à l'Influence des passions sur le bonheur des individus et des nations, pp. 40, 41), tout l'élan nécessaire à la vertu existerait sans ce mobile destructeur. Mais, dira-t-on, c'est à diriger les passions et non à les vaincre qu'il faut consacrer ses efforts. Je n'entends pas comment on dirige ce qui n'existe qu'en dominant... Tous ces traités avec la passion sont purement imaginaires ; elle est, comme les vrais tyrans, sur le trône ou dans les fers. »

Ces diverses considérations nous expliquent l'attitude de la Bible à l'égard des passions ; en même temps la Bible nous éclaire sur l'origine de celles-ci. Dès ses premières pages, l'A. T, nous apprend que l'homme a subi par sa chute (voir ce mot) un réel envoûtement ; qu'il a été asservi par le génie du mal appelé dans le N.T. le « prince de ce monde ». L'infernal suggesteur de Ge 3, que Jésus est venu démasquer et combattre, a répandu son mauvais esprit sur la création de Dieu, il a allumé dans les veines de l'homme une fièvre destructrice, il a insufflé dans son âme les passions, et par les passions (Ro 1:18 et suivants) il a soumis la créature à la loi du péché (Ro 7). Par cette loi, il tente d'arracher la créature au Créateur en annihilant les vertus divines qui font la grandeur de l'homme : la raison, la conscience, la liberté, etc. Son but est de s'emparer définitivement du coeur et de la volonté de la créature. L'antagonisme entre l'esprit saint et l'esprit dépravé (Ro 1:28, cf. 1Co 2:12, Eph 2:2 6:12) est irréductible ; le duel est à mort. Toute la Bible raconte le choc tragique qui fit monter Jésus sur une croix et tomber Satan du ciel comme un éclair (Lu 10:18). Depuis ce drame où Christ affranchissait l'homme de l'esclavage des passions et de la domination de Satan, la vie du chrétien est un combat : « Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu... » (Eph 6 : et suivant, cf. 1Pi 5:8). Que signifie donc l'expression de « nouvel homme » dont l'apôtre se sert pour désigner les rachetés de Jésus-Christ ? Elle désigne la condition de la créature qui, sauvée par grâce, a « crucifié la chair avec ses passions » (Ga 5:24) et vit par l'Esprit saint dans « la glorieuse liberté des enfants de Dieu » (Ro 8:21). Ce que ne pouvaient faire ni la volonté de l'homme naturel (voir Chair), ni les vertus de la Loi, Jésus l'a fait par sa rédemption et la régénération spirituelle qu'il accorde aux croyants (Jn 3, Ro 8). Dès lors l'empire des passions est brisé, le devoir des chrétiens, sanctifiés par l'esprit de Dieu, est de vivre comme des êtres qui- sont « ressuscités avec Christ », « attachés aux choses qui sont en haut », « car vous êtes morts et votre vie est cachée avec Christ en Dieu » (Col 3:3). Cette doctrine de l'affranchissement des passions par l'Esprit de Christ, que Paul a tirée directement de l'Évangile de Jésus, (cf. Jn 8:31 et suivants) n'est pas une théorie seulement, c'est une réalité vivante, constante : du brillant Augustin converti par la prédication d'Ambroise à l'obscur alcoolique relevé par les actuels ouvriers de la Croix-Bleue, le cortège des affranchis de la passion a inscrit cette réalité dans l'histoire. Et tous les jours le cortège grossit (Ro 7:24). Alex. W.

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Versets relatifs

    • Genèse 3

      1

      Le serpent trompe Ève. (Genèse 3:1-5)
      Adam et Ève transgressent l'ordre Divin, et sombrent dans le péché et la misère. (Genèse 3:6-8)
      Dieu cherche à dialoguer avec Adam et Ève. (Genèse 3:9-13)
      Le serpent est maudit, la Semence promise. (Genèse 3:14,15)
      La punition de la race humaine. (Genèse 3:16-19)
      Le premier vêtement de l'homme. (Genèse 3:20,21)
      Adam et Ève sont exclus du paradis. (Genèse 3:22-24)

      Satan a assailli nos premiers parents, pour les entraîner dans le péché, la tentation leur a été fatale. Le tentateur n'était, en fait, que le diable, sous l'apparence d'un serpent. Le plan satanique consistait à attirer nos premiers parents vers le péché, afin ensuite, de les séparer de Dieu. Le diable fut ainsi, au tout début, un meurtrier, le Prince des démons. La victime de cette tentation fut la femme : la tactique de l'ennemi a consisté à entrer en contact avec elle, pendant qu'elle était seule. Beaucoup de tentations sont fatales lorsque la personne visée est seule ; mais la réunion et la communion des saints augmentent infiniment leur force et leur sécurité. Satan était dans une position d'avantage en trouvant Ève près de l'arbre défendu. L'ennemi l'a tentée, de façon à atteindre ensuite Adam. Une des grandes stratégies de l'ennemi consiste à nous envoyer des tentations par le moyen de mains innocentes, mais qui ont toutefois une influence certaine sur nous. Satan a posé la question si le fait de manger de cet arbre constituait un péché. Il n'a pas, au début, dissimulé son plan, mais il a posé une question qui semblait, au premier abord, pleine d'innocence. Ceux qui se sentiraient trop sûrs d'eux, devraient observer une sage prudence avant d'entamer le dialogue avec le tentateur. Ce qu'Il a cité n'était que fausseté ; Il a employé un ton de moquerie. Le diable, ce menteur, est aussi un moqueur et ce, dès le début des temps ; ses adeptes sont également des trompeurs. Satan est très habile pour tourner le loi divine en dérision, attirant de ce fait, les âmes vers le péché ; c'est une grande sagesse de notre part de nous appuyer fermement sur les commandements divins et de les respecter de notre mieux. Dieu a-t-Il bien dit : « Tu ne mentiras pas, tu ne prendras pas Mon Nom en vain, tu ne sombreras pas dans l'ivresse » ? Toutes ces paroles prononcées sont certaines et bonnes ; avec l'aide de Sa grâce, il faut nous y soumettre. Ève a eu la faiblesse d'entamer la conversation avec le serpent : elle aurait dû percevoir le côté sournois des questions qui lui ont été posées et cela aurait dû la faire fuir. Satan a commencé à séduire l'homme par le doute, puis il l'a conduit à lui faire refuser ce qui a été établi par Dieu. L'ennemi a promis quantité d'avantages du fait de manger de ce fruit. Le but satanique a consisté à provoquer de l'insatisfaction dans le cœur de l'homme, comme si tout le contexte dans lequel il se trouvait n'était pas aussi bon qu'il le semblait, et devrait être. Aucune amélioration de condition n'était envisageable, à moins que l'esprit de l'homme ne remédie à cette situation. Satan a toujours poussé les hommes dans la recherche d'une amélioration, les persuadant de se prendre pour des dieux. L'ennemi a couru à sa perte en voulant être comme le Très Haut ; il est donc normal qu'il ait procédé de manière identique avec nos premiers parents en les animant du même désir, afin qu'ils courent aussi à leur ruine.

      Le diable manipule toujours des personnes pour son propre intérêt, en leur suggérant de fausses pensées à l'égard de Dieu et en leur faisant miroiter de faux espoirs pour les conduire au péché.

      Ayons donc toujours une excellente opinion de notre Dieu et rejetons le péché, comme le pire des maux : résistons au diable et il fuira loin de nous.

      6 Observons biens les étapes qui mènent à la transgression : aucune d'elles n'élève l'homme, mais au contraire, toutes le conduisent dans la fosse de la perdition. Au début, « Elle vit ». Un grand nombre de péchés provient de ce que l'on voit. Ne regardons pas à ce qui peut nous conduire dangereusement à la convoitise, Matthieu 5:28. Ensuite, « Elle prit ». Elle a commis cet acte de son propre chef.

      Satan peut tenter mais ne peut forcer à agir ; Il peut nous faire convoiter l'attrait négatif du péché mais Il ne peut nous y faire sombrer Lui-même, de force, Matthieu 4:6. Après, « Elle mangea ». Quand elle vit le fruit, au début, Ève pensait qu'elle ne le prendrait peut-être pas ; ou quand elle le prit, elle a peut-être pensé qu'elle ne le mangerait pas : mais elle finit par le consommer. Il est sage de s'arrêter au premier signe du péché et de s'en éloigner avant de le commettre. Ensuite, Ève en donna aussi à son mari. Ceux qui sont sur une pente dangereuse tentent d'entraîner les autres avec eux. En négligeant l'arbre de la vie, qu'il avait le droit de manger, et en consommant celui de la connaissance, qui lui, était interdit, Adam a pleinement montré qu'il se moquait de ce que Dieu lui avait dit et de ce qu'Il lui avait recommandé de ne pas faire. Il n'a fait que ce qu'il lui plaisait de faire. Son péché s'appelle tout simplement la désobéissance, Romains 5:19 ; une désobéissance au commandement divin.

      Il n'a eu aucune circonstance atténuante, mais au contraire, une pleine liberté pour accomplir totalement sa propre volonté. Il s'est détourné rapidement. Il a entraîné toute sa postérité dans le péché et la ruine. Qui peut minimiser le mal du péché commis par Adam ?

      Adam et Ève se sont aperçus, un peu tard, de leur folie, en mangeant du fruit interdit. Ils ont vu le bonheur qu'ils ont perdu, et la misère dans laquelle ils sont tombés. Le Dieu plein d'amour qu'ils ont connu a été bafoué, Sa grâce et Sa faveur ont été écartées. Observez bien à quel point le péché mène à la honte et amène les problèmes ; où qu'il entre, tout est détruit. Tôt ou tard il apporte la confusion ; ce sentiment de tristesse peut conduire, soit à la vraie repentance, qui se terminera dans la gloire céleste, soit au mépris de l'ordre divin qui fera comparaître le méchant devant Dieu, au jour du jugement. Notez à quel point de folie sont rendus ceux qui ont péché. Ils sont plus occupés par le souci de plaire aux hommes que par celui d'obtenir le pardon divin. Les hommes s'efforcent de couvrir et de diminuer la gravité de leurs péchés ; toutes ces tentatives sont vaines et frivoles ; ils sont comme nos premiers parents qui se sont vêtus de feuilles de figuier, faisant ainsi le maximum pour masquer leur faute : avouons qu'il nous est facile de faire de même. Avant de commettre le péché, Adam et Ève acceptaient les visites divines, pleines de grâces, avec joie et humilité ; maintenant ces visites sont devenues pour eux une véritable terreur. Il ne fait aucun doute qu'ils étaient remplis de confusion.

      Tout cela révèle la fausseté du tentateur et ses méthodes frauduleuses. Satan a promis la sécurité à Adam et Ève, mais en fait, ils en étaient bien dépourvus ! Nos parents furent désormais misérables et incapables de se réconforter mutuellement !

      9 Observez bien la question posée par Dieu, au début de ce texte : « Où es-tu » ? Celui qui, par son péché, s'éloigne de Dieu, devrait sérieusement considérer la situation dans laquelle il se trouve ; il est loin de toute bénédiction, en plein territoire ennemi, esclave de Satan, sur la route de la ruine totale. Cette brebis perdue erre dans un chemin sans issue ; si le Bon berger ne l'avait pas recherchée et appelée, cette âme n'aurait eu aucun espoir de bonheur et de paix. Si les pécheurs considéraient vraiment l'état dans lequel ils se trouvent, ils se tourneraient rapidement vers Dieu. Il est classique de constater que ceux qui ont pratiqué le mal nient toujours l'évidence des faits, quand on les interroge. Comme Adam, nous avons de bonnes raisons d'être effrayés quand nous nous approchons de Dieu sans être revêtus de la Justice de Christ. Le péché originel a été clairement révélé par le rappel du commandement divin à Adam. Nous sommes dans le même cas lorsque l'Esprit nous parle. Mais au lieu de reconnaître carrément leur péché, avec toute la honte qui cela entraîne, Adam et Ève l'ont esquivé, en reportant leur faute sur les autres.

      On rencontre une curieuse tendance chez ceux qui sont tentés : à les écouter on pourrait croire qu'ils sont tentés par Dieu ; comme si notre Dieu de bénédictions pouvait excuser les manquements à la Loi qu'Il a dictée. Ceux qui veulent tirer des bénéfices et des plaisirs du péché doivent s'attendre, en retour, à être blâmés et honteux. IL découle de tout cela, que les tentations de Satan ne sont toutes qu'enchantements ; tous les arguments de l'ennemi ne peuvent mener qu'à la déception ; toutes ses séductions ne sont que tricheries ; quand il semble parler honnêtement, ne le croyez pas. Ce n'est que par la déception qui suit le péché que le cœur s'endurcit. Voyez Romains 7:11;Heb 3:13.

      Mais bien que la subtilité satanique puisse nous faire tomber, cela ne nous justifiera en aucune manière. Bien qu'Il soit le Tentateur, nous, nous sommes les pécheurs. Ne nous laissons pas aller dans la facilité du péché car celui-ci aura vite fait de nous enjôler ; affermissons, au contraire notre détermination à le combattre, afin de ne pas souffrir de la déception et de la tricherie envoyées par cet ennemi juré, qui ne cherche qu'à détruire nos âmes.

      14 Dieu applique sa sentence ; Il commence là où le péché a débuté, par le serpent. Les disciples du Diable doivent partager les punitions qui Lui sont réservées. Sous l'apparence du serpent, le Diable a été découvert par Dieu, et Celui-ci l'a abaissé et puni ; le serpent a été détesté par la race humaine : Il sera aussi détruit et ruiné aux derniers jours par le Rédempteur, ce dernier lui brisera la tête. La guerre est déclarée entre la Semence de la femme et celle du serpent.

      On peut voir dans tout cela les fruits de cette inimitié : il y a une guerre perpétuelle entre la grâce et la corruption, dans les cœurs du peuple de Dieu. Satan, par ses corruptions, ébranles ces cœurs, les passe au crible, et cherche à les dévorer. Les cieux et l'enfer ne pourront jamais être réconciliés, tout comme la lumière et l'obscurité ; il en est de même avec Satan et l'âme sanctifiée. Il y a également, en ce monde, une lutte perpétuelle entre le méchant et l'homme de Dieu. Une promesse pleine de grâce est faite dans ce texte, au sujet de Christ : Il est Celui qui délivre l'homme tombé sous la puissance de Satan. On découvre ici toute la perspective de l'évangile : dès que la blessure a été faite, le remède a été fourni et révélé. C'est une révélation, pleine de grâce, représentée par un Sauveur, venu de Son plein gré, alors que l'on ne le recherchait même pas. Sans cette révélation de la grâce, qui donne l'espérance et le pardon, le pécheur convaincu sombrerait dans le désespoir et l'endurcissement.

      Par la foi en cette promesse, nos premiers parents et les patriarches qui vécurent avant le déluge, étaient justifiés et sauvés.

      Des points doivent être remarqués au sujet de Christ.

      Premièrement, Son incarnation, ou Sa venue dans la chair. C'est un grand encouragement pour le pécheur de voir que le Sauveur est la Semence de la femme, Il est os de nos os, Heb 2:11,14.

      Deuxièmement, Ses souffrances et Sa mort ; la remarque de Satan « qui brise le talon » représente Sa nature humaine meurtrie. Les souffrances de Christ sont prolongées par celles des saints qui souffrent en Son Nom. Le Diable tente le peuple de Dieu, il le persécute et le met à mort ; il en est de même avec les meurtrissures de Christ, affligé par les afflictions des siens. Mais tandis que le talon est brisé ici-bas, la Tête est dans les cieux.

      Troisièmement, Sa victoire sur Satan. Christ a réduit à néant la tentation de Satan, en extirpant les âmes de Son pouvoir. Par Sa mort Il a porté un coup fatal au royaume satanique, Il a frappé la tête du serpent d'une blessure inguérissable. Dès que l'évangile gagne du terrain, l'Ennemi finit par tomber.

      16 La femme, par son péché, est condamnée à souffrir et à être assujettie ; les punitions à ce manquement, ont été déterminées après qu'elle ait succombé au désir de ses yeux, de sa chair et de son orgueil. Le péché n'apporte que souffrance et tristesse dans le monde, ce qui provoque des torrents de larmes. Ne cherchons pas l'origine de tous nos soucis quand nous vivons dans le péché. Le commandement divin « Il dominera sur toi » s'adresse aux épouses. Si l'homme n'avait pas péché, il aurait tout régi avec sagesse et amour ; de même, la femme aurait obéi avec douceur et humilité. Adam a fait porter la responsabilité de la faute à sa femme ; mais bien qu'Ève soit en faute d'avoir persuadé son mari de manger du fruit défendu, il revient à Adam de porter la responsabilité de l'avoir écoutée. Ainsi, au jour du Jugement, les indulgences demandées par les hommes quant à leurs frivolités, se retourneront contre eux. Dieu a montré son déplaisir envers Adam. Premièrement, en maudissant son environnement habitable. Dieu avait donné à la descendance humaine une terre où il faisait bon vivre ; celle-ci est maintenant souillée par le péché humain. Adam n'a pas été maudit, comme le serpent le fut, uniquement le sol en subit les conséquences. Deuxièmement son travail et ses plaisirs sont tachés d'amertume. Le travail est notre devoir, il doit être accompli avec fidélité ; toute pratique d'oisiveté finira par être condamnée. Les désagréments et la fatigue dus au travail ne sont qu'une juste rétribution que nous devons subir avec patience ; et ce n'est même pas la punition que nous devrions avoir à cause de notre péché.

      Bien que l'homme ne soit pas astreint à manger la poussière, comme le serpent, il en est réduit à se nourrir avec l'herbe des champs. Troisièmement, la durée de sa vie sera réduite ; si l'on considère tous les ennuis qui lui sont échus après la chute, c'est presque une faveur de lui avoir donné peu de jours à vivre ici-bas.

      Bien que la mort soit redoutable par nature, et bien triste, même à la fin d'une vie bien remplie, cela aboutit toujours par cette punition. Le péché a apporté la mort dans le monde : si Adam n'avait pas commis d'iniquité, il ne serait pas mort. Il a ouvert le chemin de la tentation, mais le Seigneur a pallié à sa faute. Quelle satisfaction admirative nous pouvons avoir, devant la mort et les souffrances expiatoires de notre Seigneur Jésus !

      Il a ainsi subi la sentence prévue à l'origine pour nos premiers parents. Est-ce que les douleurs de l'enfantement sont survenues par le péché ? Nous pouvons lire en, Isa 53:11 à quel point l'âme de Christ a souffert ; Il a souffert jusqu'à la mort, Actes 2:24. Est-ce que la servitude est survenue par le péché ? Christ est né sous la loi, Galates 4:4. Il a été fait malédiction pour nous, Il a été maudit dans Sa mort, Galates 3:13. Les épines sont-elles venues par le péché ?

      Notre Sauveur a été couronné d'épines, pour nous. Est-ce que la sueur est survenue par le péché ? Il a été couvert de sueur pour nous, il a été couvert de grumeaux de sang. Est-ce que la douleur est due au péché ? Il a été fait homme de douleur ; pendant Son agonie, Son âme a été au comble de la souffrance. Est-ce que la mort est survenue suite au péché ? Il a été obéissant jusqu'à la mort. Le remède est proportionnel à la blessure. Béni soit Dieu pour son Fils, notre Seigneur Jésus-Christ.

      20 Dieu appela l'homme Adam, ce qui signifie « terre rouge » ; Adam appela la femme Ève, c'est à dire « la vie ».

      Adam a porté le nom du corps mortel, Ève celui de l'âme vivante. Le premier homme a probablement espéré entrevoir les bénédictions que pourrait offrir un rédempteur, la Semence promise, en appelant sa femme Ève, « la vie ». Car Christ a été « la vie » offerte à tous les croyants ; en Lui toutes les familles de la terre reçoivent les bénédictions. Notez aussi avec quelle attention Dieu a pris soin de nos premiers parents, malgré leur péché. Leurs vêtements sont arrivés en même temps que le péché. Ne soyons pas fiers de nos vêtements, ils ne sont en effet que le gage de notre honte originelle. Quand Dieu a fabriqué les habits de nos premiers parents, il les fit, d'une part, chauds et solides, mais aussi, simples et ordinaires ; pas de robe de pourpre, mais un manteau de peau. Que ceux qui sont revêtus de triste manière ne se plaignent pas. Ils doivent se contenter de pouvoir disposer de la nourriture et du vêtement ; ils sont au même stade qu'Adam et Ève. Quant à ceux qui sont vêtus avec raffinement, qu'ils apprennent à ne pas en faire une pierre d'achoppement. On suppose que les bêtes dont la peau a servi à faire des vêtements, n'ont pas été tuées pour servir de nourriture mais à titre de sacrifice, en image à Christ, La Victime expiatoire.

      Adam et Ève ont fabriqué des sortes de tabliers en feuilles de figuiers ; ces vêtements se sont avérés trop petits, Isa 28:20.

      Il en est ainsi pour les haillons de notre droiture. Dieu a remplacé les vêtements de nos premiers parents par de nouveaux, en peau, confortables, solides, durables et à leur pointure : il en est ainsi pour la droiture de Christ ; appuyons-nous donc, en toute confiance, sur notre Seigneur Jésus-Christ !

      22 Dieu a ordonné que l'homme sorte du jardin ; Il lui a dit qu'il ne devait en aucun cas en avoir la jouissance plus longtemps. Mais l'homme aimait bien cet endroit et ne voulait pas le quitter, ce qui a poussé Dieu à l'en expulser. Ceci révèle bien la chute d'Adam et le côté fautif de la race humaine ; la communion avec Dieu a été rompue, l'homme a été séparé des bénédictions et de la gloire du paradis. Adam a été expulsé pour travailler la terre, de laquelle il avait été tiré. Il a été envoyé sur un site de travail, non pas sur un lieu de souffrance. Nos premiers parents ont été privés des privilèges qu'ils avaient de par leur état d'innocence ; il n'ont pas pour autant été laissés dans le désespoir. Le chemin de l'arbre de vie a été barré. Il a été dorénavant impossible à l'homme d'accéder par ses propres moyens à la droiture, à la vie et à la joie car l'alliance divine a été rompue avec toute la malédiction que cela a engendré. Nous sommes tous condamnés si nous tombons sous le jugement de cette alliance divine. Dieu a révélé cela à Adam, non pas pour le conduire au désespoir, mais pour l'inciter à se tourner vers la vie et la joie que peut fournir la Semence promise, par laquelle nous pouvons entrer, en nouveauté de vie, dans la voie de la sainteté qui nous est ouverte.

      Luc 10

      Jean 3

      1

      L’entretien de Christ avec Nicodème. (Jean 3:1-21)
      Le baptême de Jean et de Christ. Le témoignage de Jean-Baptiste. (Jean 3:22-36)

      Nicodème, effrayé ou appréhendant d'être vu avec Jésus, vint Le consulter de nuit. Lorsque la religion n’est pas « à la mode », on trouve hélas beaucoup de « Nicodèmes »...

      Bien qu'il soit venu de nuit, Nicodème est accueilli par Jésus avec bienveillance ; cela nous enseigne à encourager les débuts de la recherche spirituelle d’une âme, même s'ils sont modestes.

      Si Nicodème est d’abord venu voir Jésus de nuit, par la suite, il s'est déclaré publiquement en Sa faveur. Bien qu’il soit un docteur de la loi et un dirigeant, Il n'a pas parlé avec Jésus d'affaires d'état, mais il Lui soumit ses inquiétudes, relatives à son âme et à son salut : il est allé directement au vif du sujet !

      Notre Sauveur a parlé à Nicodème de la nécessité et de la nature de la régénération, (ou de la nouvelle naissance), Il l’a tout de suite dirigé vers la source de la sainteté du cœur. La naissance est le commencement de la vie ; être né de nouveau, c'est recommencer à vivre une nouvelle fois, comme si l’on avait manqué le début de notre vie. Nous devons en effet posséder une nouvelle nature, de nouveaux principes, de nouveaux penchants, poursuivre de nouveaux buts. Par notre première naissance, nous étions corrompus, soumis au péché : voilà pourquoi nous devons devenir de nouvelles créatures !

      Aucune expression aussi représentative que celle de la nouvelle naissance ne pouvait être mieux choisie par Jésus pour signifier le changement remarquable, révélant l'état et le caractère des hommes. Nous devons être entièrement différents de ce que nous étions auparavant, de sorte que tout ce que nous pourrons commencer à entreprendre sera désormais distinct de ce qui était fait dans le passé.

      Cette nouvelle naissance vient de Dieu, Jean 1:13, et tout concourt en elle, à diriger l’âme vers le ciel ! Il s’agit d’un grand changement qui s’opère dans le cœur d'un pécheur, par la Puissance du Saint-Esprit. Cela signifie qu’une action bénéfique est effectuée en nous, action que nous sommes bien incapables de produire nous-mêmes. Il est erroné de penser que l’issue de notre vie est immuable. Nous ne pourrions alors attendre aucun avantage de la part de Christ ; l’assurance du salut que nous offre Jésus est essentielle à notre bonheur ici-bas.

      Nicodème ne comprenait pas complètement les paroles de Christ : pouvait-il y avoir une autre alternative de régénération et de nouvelle naissance pour une âme immortelle, que le passage par une nouvelle procréation charnelle ? Nicodème reconnut finalement son ignorance, ce qui montrait son désir d'être mieux informé. Il reçoit alors plus d'explications de la part du Seigneur Jésus. Ce dernier lui révèle l'Auteur de ce merveilleux changement, lequel n'est pas opéré par notre propre sagesse ou notre force, mais par la Puissance de l'Esprit.

      Nous sommes tous « modelés » dans l'iniquité, ce qui rend nécessaire le changement de notre nature. Nous ne devons pas être étonnés par cet état de fait : lorsque nous considérons la Sainteté de Dieu, comparée à la dépravation de notre nature, avec la perspective de bonheur spirituel qui est placée devant nous, nous ne pouvons considérer qu’il soit étrange qu'un tel accent soit mis sur la « nouvelle naissance » !

      L'œuvre régénératrice du Saint-Esprit est comparée à de l'eau. Il est vraisemblable que Christ, dans son dialogue avec Nicodème, faisait référence à l'ordonnance du baptême. Il ne voulait pas dire qu’il fallait être baptisé d’eau (physique) pour être sauvé, mais que seules les âmes ayant reçu spirituellement ce « baptême d’eau du Saint-Esprit » accèdent au salut ; sans cette nouvelle naissance, qui est procurée par l'Esprit, et signifiée par ce « baptême », nul ne pourra être un « sujet » du Royaume des cieux.

      Dans le verset Jean 3:8*, le terme « vent » est traduit à la fois par « vent » et « Esprit ». Il souffle, là où il est envoyé ; Dieu le dirige ainsi. L'Esprit est influent là où bon Lui semble, sur qui Il le désire, selon Sa convenance. Bien que nous ne connaissions pas ce qui pousse l’Esprit à agir ainsi, Ses effets sont néanmoins évidents, quand nous voyons une âme amenée à pleurer sur son péché, désirant s’approcher de Christ !

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      9 La déclaration de Christ, de la doctrine et de la nécessité de la régénération, ne semblait pas très claire à Nicodème. Ainsi les choses de l'Esprit de Dieu sont folies pour l'homme naturel. Beaucoup pensent que ce qu’ils ne peuvent pas croire est impossible à prouver. Les paroles de Christ sur les vérités de l'Évangile, Jean 3:11-13, montrent l’aveuglement de ceux qui considèrent ces choses comme « étranges » ; Jésus nous recommande de les rechercher avec soin.

      Jésus-Christ est le véritable « chemin », capable de nous révéler la volonté divine, car étant descendu du ciel, Il y est ensuite retourné lors de Son ascension. Nous avons ici une remarque sur les deux « natures » distinctes de Christ, en une seule et même personne : alors qu'Il est le Fils de l'homme, Il est cependant dans le ciel. Dieu est « Celui qui Est », et les cieux sont la demeure de Sa sainteté. La connaissance de cet état doit venir d'en haut, et ne peut être reçue que par la foi !

      14 Jésus-Christ est venu ici-bas pour nous sauver ; Il nous a « guéris » (du péché), comme l’étaient les enfants d'Israël, lorsqu’ils étaient piqués par des serpents venimeux : ils furent guéris en levant les yeux vers le serpent d'airain, Nombres 21:6-9.

      Nous pouvons remarquer à ce propos, la nature mortelle et destructrice du péché. Demandez aux consciences repentantes, interrogez des pécheurs condamnés, ils vous diront combien peuvent être séduisants les attraits du péché, mais qu'à la fin, ce dernier « mord » comme un serpent. Il y a cependant un remède puissant contre cette maladie fatale : dans l'évangile, Christ est clairement mis en évidence, Il est Celui qui offre le salut. Celui que nous avons offensé est en réalité notre Paix, le seul moyen d'obtenir la guérison c'est de croire en Lui.

      Pour certains, aussi léger que puisse être leur mal, leur péché, ou quelle que soit la méthode de guérison offerte par Christ, s'ils ne veulent pas Le recevoir en leur cœur, ils courent à la ruine.

      Jésus dit : « regarde et sois sauvé, regarde et vis » ! Levez les « yeux de votre foi » vers Christ crucifié. Tant que nous n’aurons pas franchi ce pas, nous ne serons pas guéris, mais nous serons toujours agressés par les flèches de Satan, donc dans un état de mort.

      Jésus-Christ est venu pour nous sauver, en endossant nos péchés, afin que nous ne tombions pas sous la sentence de la loi divine. Tel est le message de l'Évangile, la véritable bonne nouvelle ! C’est cela l'Amour de Dieu, donnant son Fils pour le monde. Dieu a véritablement aimé le monde, d’un Amour incomparable. Contemplez, et soyez émerveillés de voir que ce grand Dieu ait pu aimer un tel monde indigne ! Notre grand devoir, en entendant l'Évangile, consiste à croire en Jésus-Christ. Dieu l'ayant donné pour être notre Prophète, notre Sacrificateur, et notre Roi, nous devons nous soumettre à Lui, afin d’être sauvés, tout en gardant Ses enseignements. Voici l’aspect merveilleux de l'Évangile : quiconque croit en Christ, ne périra pas, mais aura la vie éternelle ! Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec Lui-même, le sauvant ainsi. Le monde ne peut être sauvé que par Christ ; il n'y a de salut en aucun autre.

      Tout ce texte nous révèle le bonheur spirituel des véritables croyants. Celui qui croit en Christ n'est pas condamné : bien qu'il ait été peut-être auparavant un grand pécheur, il n'est cependant pas traité par Dieu selon ses fautes !

      18 Qu’il est grand ce péché d’incrédulité ! Celui qui a été envoyé par Dieu pour nous sauver, Christ, Lui était le plus cher ; qu’en est-il pour nous ?

      Qu’elle est grande la misère des non-croyants ! Ils sont déjà condamnés, de manière certaine. Le courroux de Dieu est dès lors sur eux, leur propre cœur les condamne. Il y a aussi une condamnation fondée sur leur culpabilité antérieure ; ils sont exposés aux rigueurs de la loi, à cause de leurs péchés, parce qu'ils n’ont pas accepté le pardon de l'Évangile.

      L'incrédulité est un péché : elle jaillit de l'inimitié du cœur de l'homme, envers Dieu, elle découle en quelque sorte, de l'amour du péché. Nous pouvons constater le sort malheureux réservé à ceux qui ne veulent pas connaître Christ. Les œuvres coupables proviennent des ténèbres. Le monde de la méchanceté se tient aussi loin qu'il peut de la Lumière céleste, de peur que ses actes soient réprouvés.

      Christ est haï à cause de l’amour du péché. Si les pécheurs n'avaient pas tant repoussé la possibilité de salut en Christ, ils ne se complairaient pas ainsi dans cette ignorance volontaire qui en fait, les condamne.

      Des leur côté, les cœurs renouvelés accueillent cette Lumière, (Christ). Un homme de bien agit toujours avec vérité et sincérité. Il désire connaître la volonté de Dieu et « dialoguer » avec ce Dernier, même si cela va à l’encontre de son propre intérêt dans le monde. Un réel changement est opéré dans la conduite et le caractère d’un tel homme. L'Amour de Dieu est répandu dans son cœur, par le Saint-Esprit ; cet Amour est devenu le principe directeur de ses actes.

      Aussi longtemps qu'une personne demeure sous le poids d'une culpabilité non pardonnée, elle ne peut avoir qu'une crainte servile de Dieu ; mais quand ses doutes sont balayés, quand elle voit le juste fondement sur lequel ce pardon est construit, elle s’appuie dessus et l’adopte : elle est alors unie à Dieu, d’un amour sincère !

      Nos œuvres sont bonnes quand la volonté de Dieu en est le fil directeur et que Sa Gloire en est le but, quand elles sont accomplies par Sa force et pour son Nom, pour Lui et non pour les hommes.

      La régénération, ou la « nouvelle naissance », est un sujet auquel le monde est très opposé ; elle est, cependant, la plus grande des actions célestes, en comparaison avec les futilités de ce monde.

      À quoi cela servirait-il, d'avoir de la nourriture en abondance et une grande variété de vêtements, sans être né de nouveau ? Quelle tristesse serait la nôtre, si après quelque temps passé dans une gaieté insensée, le plaisir charnel ou des querelles, nous finissions par mourir dans nos péchés dans le malheur éternel ? À quoi bon, d’avoir réussi dans la vie, en divers domaines, si à la fin nous entendons le Juge Suprême nous annoncer : « Retirez-vous de moi, vous tous, ouvriers d'iniquité » Luc 13:27* ?

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      22 Jean était pleinement satisfait de la place et de l'œuvre qui lui étaient assignées ; mais Jésus est venu pour effectuer un ministère encore bien plus important.

      L’apôtre savait qu’il devait s’effacer graduellement face à Jésus, ce Dernier devant croître en honneur et en influence : Son gouvernement et Sa paix n'allaient pas avoir de fin ! Jean savait que Jésus venait du ciel, en tant que Fils de Dieu, alors que lui-même n’était qu’un homme coupable, mortel, ne pouvant seulement traiter que les sujets les plus ordinaires, relatifs à la piété.

      Les paroles de Jésus étaient en fait les paroles de Dieu ; Il disposait de l'Esprit, non pas de manière limitée, comme les prophètes, mais dans toute Sa plénitude. La vie éternelle ne peut s'obtenir que par la foi en Sa Personne ; ceux qui ne croient pas au Fils de Dieu, ne peuvent pas être participants au salut qu’Il accorde : Son courroux repose alors à jamais sur eux...

      Jean 8

      Romains 1

      18 L'apôtre commence par montrer que toute l'humanité a besoin du salut annoncé par l'Évangile, car nul ne peut obtenir la faveur de Dieu, ni échapper à Son courroux, par ses propres œuvres. Aucun homme ne peut se défendre de la culpabilité de son péché en prétextant qu'il a accompli toutes ses obligations envers Dieu et son prochain ; nul ne peut vraiment prétendre qu'il s’est totalement soumis à la Lumière spirituelle qui lui a été manifestée.

      La culpabilité de l'homme est décrite dans ce texte, comme étant similaire à l’impiété ou à l'incrédulité, à l’égard des tables de la loi ; cette culpabilité est une véritable iniquité, un manque de respect des ordonnances de l’Évangile. Elle consiste à mêler la Vérité à la perversité.

      Tous les hommes pratiquent, dans une certaine mesure, les œuvres qu'ils savent être mauvaises, ils négligent plus ou moins la droiture ; ils sont donc inexcusables. Le pouvoir de notre Créateur et Sa Divinité sont si clairement démontrés dans Ses œuvres, que même les païens et les idolâtres sont sans excuse !

      Beaucoup ont suivi sottement l'idolâtrie ; nombre de personnes ici-bas se sont détournées de l'adoration du Créateur, plein de Gloire, pour se consacrer à celle de certains animaux, comme les reptiles, et a des images sans vie... Elles se sont éloignées de Dieu, jusqu'à ce que toute trace de véritable religion en eux disparaisse ; en fait, elles n'avaient pas de révélation authentique de l'Évangile en leur cœur pour les en détourner...

      Beaucoup ont prétendu que la raison de l'homme était capable de découvrir à elle seule, la Vérité divine et l'obligation morale, voire, de gouverner correctement un pays : ces déclarations ne peuvent être niées. Cela montre clairement que les hommes ont déshonoré Dieu par des idolâtries et des superstitions, plus absurdes les une que les autres ; ils se sont souillés par les affections les plus viles et les actions les plus abominables.

      Romains 7

      1

      Les croyants sont unis à Christ, pour qu'ils puissent apporter du fruit à Dieu. (Romains 7:1-6)
      L'usage et l'excellence de la loi. (Romains 7:7-13)
      Les conflits spirituels du croyant, entre la corruption et la Grâce. (Romains 7:14-25)

      Tant qu'un homme continuera à être astreint au respect de la loi, ne cherchant sa justification que par sa propre obéissance, il restera en quelque sorte, toujours esclave du péché. Seul l'Esprit de vie, en Jésus-Christ, peut rendre le pécheur, libre de la loi du péché et de la mort !

      Avec Jésus-Christ, les croyants sont délivrés du pouvoir de la loi, qui condamne tout homme pour les péchés commis. Ils sont délivrés de ce pouvoir qui agite et provoque le péché qui demeure en eux. Il ne faut pas comprendre la loi comme une « règle à suivre », mais comme une « alliance », relative aux actes de celui qui s’y astreint.

      Dans notre profession de foi, (c’est un privilège), nous sommes sous l’alliance de la Grâce, et non celle de nos œuvres ; nous sommes sous l'Évangile de Christ et non sous la loi de Moïse. La différence peut être imagée sous la forme d’une veuve qui épouse un nouveau mari. Ce deuxième « mariage » correspond à « l’alliance » que nous avons faite avec Christ. Par Sa mort, nous sommes libérés de l'assujettissement à la loi, en tant qu’alliance, telle cette veuve, libérée des vœux qu’elle a pu faire à son premier mari.

      Si nous avons d’une foi fervente, nous sommes comme « morts à la loi », et nous n'avons plus d’engagement avec elle, tel un serviteur, libéré de son maître, n'étant plus sous son joug. Quand nous croyons en Jésus-Christ, nous sommes alors unis à Lui. Nous entrons dans une vie de dépendance envers Sa personne, nous nous plaçons à Son service. Les bonnes œuvres que nous pouvons accomplir viennent de notre union avec le Seigneur, telle la fertilité de la vigne, qui provient de son rattachement au cep : nous ne pouvons porter de fruits spirituels tant que nous ne sommes pas unis à Christ.

      La loi, malgré les plus grands efforts de celui qui y est encore soumis dans ses œuvres et ses principes corrompus, ne peut mettre le cœur en accord avec l'Amour de Dieu ; elle ne peut vaincre les convoitises du monde, ni apporter la vérité et la sincérité qui proviennent de l’influence sanctifiante du Saint-Esprit.

      Aucune obéissance formelle à tout précepte spirituel ne peut être respectée sans la Grâce régénératrice, Celle de la « nouvelle alliance » !

      7 Il n'y a pas d’autre moyen de parvenir à la connaissance du péché, essentielle à la repentance, à la paix du cœur et au pardon divin, qu'en éprouvant notre cœur et en vivant selon les préceptes de la loi divine.

      En ce qui concerne l'apôtre Paul, il n'aurait pas ressenti de culpabilité, au sujet de ses pensées, de ses motivations et de ses actes, si ce n'est par la loi de Dieu. Cette parfaite « référence morale » a montré combien son cœur et sa vie étaient imparfaits, prouvant par là que ses péchés étaient bien plus nombreux qu'il ne l'imaginait auparavant ; mais en même temps, la loi ne contenait pas la moindre notion de miséricorde ni de grâce, nécessaire à son soulagement...

      Celui qui ne perçoit pas avec empressement la nécessité, hors de portée par ses propres forces, d’être purifié de ses fautes, est ignorant de la nature humaine et de la perversité de son propre cœur. Nous pouvons percevoir ce sentiment chez nos enfants, bien que notre amour à leur égard puisse parfois nous aveugler à ce sujet.

      Plus un chrétien est humble et spirituel, plus il perçoit clairement ce que l'apôtre décrit dans ce texte, au sujet du véritable croyant, qu’il s’agisse de ses premières convictions de péché jusqu'à son plus grand progrès dans la Grâce, pendant son « séjour » ici-bas. Paul était jadis pharisien, ignorant la spiritualité de la loi, mais ayant cependant une certaine pureté de conduite, sans néanmoins connaître sa réelle dépravation intérieure. Quand les prescriptions de l’Évangile ont atteint sa conscience, par les convictions du Saint-Esprit, et qu'il a vu ce qui était demandé, il a constaté que sa nature, coupable du péché, s'élevait contre ces principes. Il ressentit à ce moment le mal occasionné par le péché et constata à quel point il était coupable, incapable d'accomplir la loi : il était pour ainsi dire, un criminel condamné.

      Mais bien que le mal, inhérent au cœur humain, produise malgré tout une certaine culpabilité, principalement par la prise de conscience des commandements de la loi, cette dernière est cependant sainte, juste et bonne. Elle est hostile au péché, qu'elle poursuit dans les confins du cœur ; elle le révèle et le blâme sous tous ses aspects. Tout ce qui peut paraître bon dans le cœur de l’homme est en fait perverti par sa nature corrompue et vicieuse.

      La même chaleur qui ramollit la cire, durcit l'argile ! Une mauvaise nourriture, ou un remède mal utilisé peuvent causer la mort, alors que par nature, ils servent à nourrir ou à guérir. La loi peut causer la mort, au travers de la dépravation humaine, mais c'est le péché qui en est le poison, étant à l’origine de cette triste fin. Ce n'est pas la loi, mais le péché, « démasqué » par cette dernière, qui a montré à l’apôtre, le chemin de la perdition.

      La mauvaise nature du péché (qui mène à la ruine), et la culpabilité du cœur humain, sont clairement montrés dans ce texte !

      14 Comparé à la sainte règle de conduite de la loi, inhérente à la Parole de Dieu, l'apôtre constate son propre éloignement de la perfection spirituelle : il lui semblait être complètement charnel ; il pensait n’être qu’un homme, vendu contre son gré à un « maître détesté », duquel il ne pouvait obtenir la liberté.

      Un véritable chrétien sert involontairement ce maître honni ; il ne peut se débarrasser de cette servitude irritante, tant que son Ami puissant et plein de Grâce, Celui qui est au-dessus de toutes choses, ne vienne le délivrer. Le mal qui subsiste en son cœur est une réelle et humiliante entrave à son service pour Dieu, tel celui des anges.

      Les puissants propos de ce texte témoignent du grand avancement de Paul, dans le cheminement vers la sainteté ; ils soulignent la profondeur de l’avilissement de sa personne et sa haine du péché.

      Si nous ne comprenons pas ce type de langage, c'est que nous sommes bien en deçà du niveau de sainteté de l’apôtre, de sa connaissance de la spiritualité de la loi de Dieu, du mal et de la haine morale qui peuvent résider en notre cœur. De nombreux croyants ont adopté ces principes de l'apôtre, montrant qu'ils conviennent à leur aversion profonde du péché, et à l'avilissement de leur propre personne.

      Paul s'étend ensuite sur le conflit journalier qui subsiste en lui, causé par la dépravation de son ancienne nature. Il était confronté fréquemment à de tels sentiments, de telles paroles ou actions qui ne concordaient pas avec son renouvellement spirituel et son affection pour le Seigneur. En distinguant sa véritable identité spirituelle, de son corps charnel, dans lequel demeure le mal, et en observant que ses mauvaises actions n’avaient pour origine que le péché qui demeurait en lui, l'apôtre n'avait pas l'intention d’annoncer que les hommes ne sont pas responsables de leurs fautes, mais il enseigne le côté négatif de leurs iniquités, même celles condamnées par leur conscience.

      Le péché qui demeure chez un homme, ne prouve pas qu'il y règne, ou qu'il domine ce dernier. Quelqu'un peut demeurer dans une ville, ou dans un pays, sans toutefois le gouverner...

      18 Plus le cœur est pur et saint, plus il pourra rapidement se rendre compte du péché qui réside en lui. Le croyant est le mieux placé pour évaluer la beauté de la sainteté et l'excellence de la loi divine. Plus il grandit dans la connaissance de la Grâce, plus il désire obéir au Seigneur.

      Il ne parvient pas, hélas, à accomplir tout le bien auquel il aspire ; le péché ressurgit toujours en lui, compte tenu de son ancienne nature, ce qui le pousse à pratiquer le mal, malgré la détermination de sa volonté.

      Cette pratique attristait l'apôtre. Si par la lutte entre la chair et l'Esprit, Paul ne parvenait pas à réaliser ce que ce Dernier lui suggérait, il ne voulait pas non plus accomplir ce que son ancienne nature l’incitait à faire.

      Le cas de Paul était absolument différent de ceux qui s'abandonnent délibérément à leurs penchants iniques, qui continuent, hélas, malgré les avertissements de la Parole et de leur conscience, à pratiquer le mal, se dirigeant ainsi avec préméditation, vers le chemin de la perdition !

      Puisque le croyant est sous le régime de la grâce et désire croître dans la sainteté, il prend pleinement plaisir à obéir à la Parole de Dieu ; cette « nouvelle créature » homme est régénérée par Dieu dans la marche véritable vers la sainteté !

      23 Ce texte ne présente pas l'apôtre comme pratiquant les œuvres de la chair, mais comme quelqu'un aspirant puissamment à marcher selon l’Esprit.

      Si certaines personnes interprètent volontairement mal ce passage, (comme d’ailleurs d’autres textes de l’Écriture), courant ainsi à leur propre destruction, les chrétiens véritables, quant à eux, y trouvent le motif de bénir Dieu, qui leur a apporté le réconfort et la consolation spirituels.

      Nous ne devons pas, contrairement à ceux qui sont aveuglés par leurs propres convoitises, chercher des fautes éventuelles dans la Parole de Dieu ; recherchons uniquement l’interprétation correcte des textes. Celui qui n'est pas engagé dans le conflit spirituel entre la chair et l’Esprit, ne peut comprendre clairement la signification de ce texte, ne pouvant juger exactement le conflit douloureux qui rongeait le cœur de l'apôtre, le conduisant à pleurer, tel un misérable, contraint à pratiquer encore le péché.

      Paul constatait qu’il était incapable de se délivrer lui-même de cette situation, ce qui le poussait à remercier Dieu avec ferveur de lui avoir révélé le chemin du salut, par le biais de Jésus-Christ, avec la promesse de délivrance de « l’ennemi » qui le poussait sans cesse à commettre l‘iniquité. Alors, dit-il : « je suis moi-même, par mon esprit, ma conscience, mes affections et mes buts, un homme régénéré par la Grâce divine, qui sert la loi de Dieu et lui obéit ; mais avec la chair, ma nature charnelle et les restes de sa dépravation, je sers la loi du péché, qui fait la guerre à la loi de mon esprit ».

      L’apôtre ne « servait » pas son ancienne nature en vivant délibérément en elle, mais il était incapable, même avec la meilleure volonté, de se libérer de cette servitude, éprouvant néanmoins le besoin de chercher de l'aide et la délivrance du ciel. Il est évident qu'il remercie Dieu pour Christ, notre Libérateur, Celui qui a expié nos péchés, Celui qui est notre Justice. Paul, avant sa conversion, ne connaissait pas l’existence d’un tel salut et se sentait indigne d’y accéder. Il était disposé à agir en tous points selon la loi, avec une bonne conscience, mais il en était empêché par son péché : il ne pouvait donc atteindre la perfection que la loi exige.

      Peut-il y avoir une délivrance, pour un homme toujours coupable, si ce n'est par la Grâce de Dieu, offerte par Jésus-Christ ? Le pouvoir de la Grâce divine et du Saint-Esprit aurait pu autoritairement « déraciner » le péché de notre cœur, mais la sagesse divine avait prévu d’agir autrement. Dieu a estimé que les chrétiens doivent ressentir constamment l'état misérable dans lequel ils se trouvent, sachant que seule la Grâce divine est capable de les sauver ; les enfants de Dieu doivent se garder de leur confiance en eux-mêmes ; ils doivent toujours tirer leur consolation et leur espérance dans la Grâce merveilleuse et gratuite de Dieu, en Christ !

      Romains 8

      1

      La liberté des croyants vis-à-vis de la condamnation. (Romains 8:1-9)
      Leurs privilèges en tant qu’enfants de Dieu. (Romains 8:10-17)
      Leurs perspectives, pleines d'espoir, malgré les tribulations. (Romains 8:18-25)
      L’assistance de l'Esprit, dans la prière. (Romains 8:26,27)
      Leur intérêt à bénéficier de l'Amour de Dieu. (Romains 8:28-31)
      Leur triomphe final, à travers Christ. (Romains 8:32-39)

      Les croyants peuvent être éventuellement châtiés par le Seigneur, mais ils ne seront jamais condamnés comme le monde. Par leur union avec Christ, par la foi, ils sont ainsi « sécurisés ».

      Quel est le principe de leur marche ? La chair ou l'Esprit, l'ancienne ou la nouvelle nature, la corruption ou la Grâce ? De tous ces éléments, lequel est celui qui nous gouverne ? Celui qui n'est pas renouvelé dans le Seigneur est incapable de garder pleinement tous Ses commandements. D’autre part, la loi, en plus des devoirs extérieurs, exige l'obéissance intérieure. Dieu a montré Son aversion du péché, par la souffrance de son Fils dans la chair, pour que le croyant puisse être pardonné et justifié. Ainsi, la Justice divine a été satisfaite et le chemin du salut a été ouvert pour le pécheur.

      Par l'Esprit, la loi de l’Amour est écrite dans le cœur, et bien que la justice de la loi ne soit pas accomplie PAR nous, elle est cependant, béni soit Dieu, accomplie EN nous ! De ce fait, on trouve en tout véritable croyant, de quoi répondre à l'intention de la loi.

      La faveur de Dieu, le bien-être de l'âme et tout ce qui touche à l'éternité, sont des éléments qui concernent l'Esprit, ceux auxquels Il porte attention. Quel est le chemin qu'empruntent nos pensées avec le plus de plaisir ? Sur quelle voie avancent nos plans et nos projets ? Sommes-nous plus sages pour le monde, ou pour nos âmes ? Ceux qui ne vivent que pour les attraits de cette terre sont morts, \\# 1Ti 5:6\\. Une âme sanctifiée est vivante, elle est en paix. L'esprit charnel n'est pas seulement ennemi de Dieu, mais il est pour Lui-même, une véritable inimitié. L'homme charnel peut, quand il est touché par la Grâce divine, s’approcher de Dieu, mais l'esprit charnel ne le peut jamais ; ce dernier doit être brisé et chassé.

      Nous pouvons connaître notre véritable état spirituel en nous interrogeant pour constater si nous avons l'Esprit de Dieu et celui de Christ en nous, \\#9\\: « or vous n'êtes pas dans la chair, mais dans l'Esprit ». Avoir l'Esprit de Christ, une tournure d'esprit semblable au Sien : ceci doit être démontré par une règle de vie et des paroles qui conviennent à Ses préceptes et Son exemple !

      10 Si l'Esprit est en nous, Christ est en nous ! Il demeure dans le cœur, par la foi. La Grâce, qui est en notre âme, lui fait revêtir une nouvelle nature ; Dieu sait que notre âme est vivante, Il a placé éternellement en elle Sa sainte félicité ! La Perfection de Christ met l'âme en sécurité, Elle lui offre la meilleure part, lui évitant la mort spirituelle.

      Forts de tout cela, nous voyons combien il nous faut marcher, non selon la chair, mais selon l'Esprit. Si une personne vit en permanence selon ses vaines convoitises, elle finira inéluctablement par périr dans ses péchés, quelles que soient ses voies. Que représente réellement une vie ici-bas, même si elle peut prétendre, pour un temps, jouir d’une noble estime ou d’une vocation exemplaire ?

      Efforçons-nous plutôt, par l'Esprit, de « mortifier » de plus en plus nos œuvres de la chair. La régénération spirituelle du Saint-Esprit apporte une vie nouvelle et divine à l'âme, même si elle se trouve dans un état de faiblesse.

      Les enfants de Dieu cherchent en permanence l’action de l'Esprit en eux ; ils ne sont pas assujettis à un esclavage spirituel, comme auraient pu l’être les âmes sous « l’ancienne alliance » de l'Ancien Testament, dans les ténèbres de cette dispensation. L'Esprit d'adoption n'était pas alors complètement répandu. L’apôtre mentionne cet esprit d'esclavage, sous lequel se trouvaient beaucoup de saints, lors de leur conversion.

      Beaucoup s’auto persuadent d’avoir la paix en eux-mêmes, alors que Dieu annonce le contraire dans Sa Parole. Ceux qui sont sanctifiés, ont l'Esprit de Dieu qui leur rend témoignage, dans Sa paix et par Sa paix, Il « parle » à leur âme.

      Bien que nous puissions parfois être découragés dans notre parcours avec Christ, nous devons garder en mémoire qu’avec Lui, nous sommes plus que vainqueurs !

    • Genèse 3

      1 וְהַנָּחָשׁ֙ הָיָ֣ה עָר֔וּם מִכֹּל֙ חַיַּ֣ת הַשָּׂדֶ֔ה אֲשֶׁ֥ר עָשָׂ֖ה יְהוָ֣ה אֱלֹהִ֑ים וַיֹּ֙אמֶר֙ אֶל־הָ֣אִשָּׁ֔ה אַ֚ף כִּֽי־אָמַ֣ר אֱלֹהִ֔ים לֹ֣א תֹֽאכְל֔וּ מִכֹּ֖ל עֵ֥ץ הַגָּֽן׃
      2 וַתֹּ֥אמֶר הָֽאִשָּׁ֖ה אֶל־הַנָּחָ֑שׁ מִפְּרִ֥י עֵֽץ־הַגָּ֖ן נֹאכֵֽל׃
      3 וּמִפְּרִ֣י הָעֵץ֮ אֲשֶׁ֣ר בְּתוֹךְ־הַגָּן֒ אָמַ֣ר אֱלֹהִ֗ים לֹ֤א תֹֽאכְלוּ֙ מִמֶּ֔נּוּ וְלֹ֥א תִגְּע֖וּ בּ֑וֹ פֶּן־תְּמֻתֽוּן׃
      4 וַיֹּ֥אמֶר הַנָּחָ֖שׁ אֶל־הָֽאִשָּׁ֑ה לֹֽא־מ֖וֹת תְּמֻתֽוּן׃
      5 כִּ֚י יֹדֵ֣עַ אֱלֹהִ֔ים כִּ֗י בְּיוֹם֙ אֲכָלְכֶ֣ם מִמֶּ֔נּוּ וְנִפְקְח֖וּ עֵֽינֵיכֶ֑ם וִהְיִיתֶם֙ כֵּֽאלֹהִ֔ים יֹדְעֵ֖י ט֥וֹב וָרָֽע׃
      6 וַתֵּ֣רֶא הָֽאִשָּׁ֡ה כִּ֣י טוֹב֩ הָעֵ֨ץ לְמַאֲכָ֜ל וְכִ֧י תַֽאֲוָה־ה֣וּא לָעֵינַ֗יִם וְנֶחְמָ֤ד הָעֵץ֙ לְהַשְׂכִּ֔יל וַתִּקַּ֥ח מִפִּרְי֖וֹ וַתֹּאכַ֑ל וַתִּתֵּ֧ן גַּם־לְאִישָׁ֛הּ עִמָּ֖הּ וַיֹּאכַֽל׃
      7 וַתִּפָּקַ֙חְנָה֙ עֵינֵ֣י שְׁנֵיהֶ֔ם וַיֵּ֣דְע֔וּ כִּ֥י עֵֽירֻמִּ֖ם הֵ֑ם וַֽיִּתְפְּרוּ֙ עֲלֵ֣ה תְאֵנָ֔ה וַיַּעֲשׂ֥וּ לָהֶ֖ם חֲגֹרֹֽת׃
      8 וַֽיִּשְׁמְע֞וּ אֶת־ק֨וֹל יְהוָ֧ה אֱלֹהִ֛ים מִתְהַלֵּ֥ךְ בַּגָּ֖ן לְר֣וּחַ הַיּ֑וֹם וַיִּתְחַבֵּ֨א הָֽאָדָ֜ם וְאִשְׁתּ֗וֹ מִפְּנֵי֙ יְהוָ֣ה אֱלֹהִ֔ים בְּת֖וֹךְ עֵ֥ץ הַגָּֽן׃
      9 וַיִּקְרָ֛א יְהוָ֥ה אֱלֹהִ֖ים אֶל־הָֽאָדָ֑ם וַיֹּ֥אמֶר ל֖וֹ אַיֶּֽכָּה׃
      10 וַיֹּ֕אמֶר אֶת־קֹלְךָ֥ שָׁמַ֖עְתִּי בַּגָּ֑ן וָאִירָ֛א כִּֽי־עֵירֹ֥ם אָנֹ֖כִי וָאֵחָבֵֽא׃
      11 וַיֹּ֕אמֶר מִ֚י הִגִּ֣יד לְךָ֔ כִּ֥י עֵירֹ֖ם אָ֑תָּה הֲמִן־הָעֵ֗ץ אֲשֶׁ֧ר צִוִּיתִ֛יךָ לְבִלְתִּ֥י אֲכָל־מִמֶּ֖נּוּ אָכָֽלְתָּ׃
      12 וַיֹּ֖אמֶר הָֽאָדָ֑ם הָֽאִשָּׁה֙ אֲשֶׁ֣ר נָתַ֣תָּה עִמָּדִ֔י הִ֛וא נָֽתְנָה־לִּ֥י מִן־הָעֵ֖ץ וָאֹכֵֽל׃
      13 וַיֹּ֨אמֶר יְהוָ֧ה אֱלֹהִ֛ים לָאִשָּׁ֖ה מַה־זֹּ֣את עָשִׂ֑ית וַתֹּ֙אמֶר֙ הָֽאִשָּׁ֔ה הַנָּחָ֥שׁ הִשִּׁיאַ֖נִי וָאֹכֵֽל׃
      14 וַיֹּאמֶר֩ יְהֹוָ֨ה אֱלֹהִ֥ים ׀ אֶֽל־הַנָּחָשׁ֮ כִּ֣י עָשִׂ֣יתָ זֹּאת֒ אָר֤וּר אַתָּה֙ מִכָּל־הַבְּהֵמָ֔ה וּמִכֹּ֖ל חַיַּ֣ת הַשָּׂדֶ֑ה עַל־גְּחֹנְךָ֣ תֵלֵ֔ךְ וְעָפָ֥ר תֹּאכַ֖ל כָּל־יְמֵ֥י חַיֶּֽיךָ׃
      15 וְאֵיבָ֣ה ׀ אָשִׁ֗ית בֵּֽינְךָ֙ וּבֵ֣ין הָֽאִשָּׁ֔ה וּבֵ֥ין זַרְעֲךָ֖ וּבֵ֣ין זַרְעָ֑הּ ה֚וּא יְשׁוּפְךָ֣ רֹ֔אשׁ וְאַתָּ֖ה תְּשׁוּפֶ֥נּוּ עָקֵֽב׃
      16 אֶֽל־הָאִשָּׁ֣ה אָמַ֗ר הַרְבָּ֤ה אַרְבֶּה֙ עִצְּבוֹנֵ֣ךְ וְהֵֽרֹנֵ֔ךְ בְּעֶ֖צֶב תֵּֽלְדִ֣י בָנִ֑ים וְאֶל־אִישֵׁךְ֙ תְּשׁ֣וּקָתֵ֔ךְ וְה֖וּא יִמְשָׁל־בָּֽךְ׃
      17 וּלְאָדָ֣ם אָמַ֗ר כִּֽי־שָׁמַעְתָּ֮ לְק֣וֹל אִשְׁתֶּךָ֒ וַתֹּ֙אכַל֙ מִן־הָעֵ֔ץ אֲשֶׁ֤ר צִוִּיתִ֙יךָ֙ לֵאמֹ֔ר לֹ֥א תֹאכַ֖ל מִמֶּ֑נּוּ אֲרוּרָ֤ה הָֽאֲדָמָה֙ בַּֽעֲבוּרֶ֔ךָ בְּעִצָּבוֹן֙ תֹּֽאכֲלֶ֔נָּה כֹּ֖ל יְמֵ֥י חַיֶּֽיךָ׃
      18 וְק֥וֹץ וְדַרְדַּ֖ר תַּצְמִ֣יחַֽ לָ֑ךְ וְאָכַלְתָּ֖ אֶת־עֵ֥שֶׂב הַשָּׂדֶֽה׃
      19 בְּזֵעַ֤ת אַפֶּ֙יךָ֙ תֹּ֣אכַל לֶ֔חֶם עַ֤ד שֽׁוּבְךָ֙ אֶל־הָ֣אֲדָמָ֔ה כִּ֥י מִמֶּ֖נָּה לֻקָּ֑חְתָּ כִּֽי־עָפָ֣ר אַ֔תָּה וְאֶל־עָפָ֖ר תָּשֽׁוּב׃
      20 וַיִּקְרָ֧א הָֽאָדָ֛ם שֵׁ֥ם אִשְׁתּ֖וֹ חַוָּ֑ה כִּ֛י הִ֥וא הָֽיְתָ֖ה אֵ֥ם כָּל־חָֽי׃
      21 וַיַּעַשׂ֩ יְהוָ֨ה אֱלֹהִ֜ים לְאָדָ֧ם וּלְאִשְׁתּ֛וֹ כָּתְנ֥וֹת ע֖וֹר וַיַּלְבִּשֵֽׁם׃
      22 וַיֹּ֣אמֶר ׀ יְהוָ֣ה אֱלֹהִ֗ים הֵ֤ן הָֽאָדָם֙ הָיָה֙ כְּאַחַ֣ד מִמֶּ֔נּוּ לָדַ֖עַת ט֣וֹב וָרָ֑ע וְעַתָּ֣ה ׀ פֶּן־יִשְׁלַ֣ח יָד֗וֹ וְלָקַח֙ גַּ֚ם מֵעֵ֣ץ הַֽחַיִּ֔ים וְאָכַ֖ל וָחַ֥י לְעֹלָֽם׃
      23 וַֽיְשַׁלְּחֵ֛הוּ יְהוָ֥ה אֱלֹהִ֖ים מִגַּן־עֵ֑דֶן לַֽעֲבֹד֙ אֶת־הָ֣אֲדָמָ֔ה אֲשֶׁ֥ר לֻקַּ֖ח מִשָּֽׁם׃
      24 וַיְגָ֖רֶשׁ אֶת־הָֽאָדָ֑ם וַיַּשְׁכֵּן֩ מִקֶּ֨דֶם לְגַן־עֵ֜דֶן אֶת־הַכְּרֻבִ֗ים וְאֵ֨ת לַ֤הַט הַחֶ֙רֶב֙ הַמִּתְהַפֶּ֔כֶת לִשְׁמֹ֕ר אֶת־דֶּ֖רֶךְ עֵ֥ץ הַֽחַיִּֽים׃

      Luc 10

      18 εἶπεν δὲ αὐτοῖς· Ἐθεώρουν τὸν Σατανᾶν ὡς ἀστραπὴν ἐκ τοῦ οὐρανοῦ πεσόντα.

      Jean 3

      1 Ἦν δὲ ἄνθρωπος ἐκ τῶν Φαρισαίων, Νικόδημος ὄνομα αὐτῷ, ἄρχων τῶν Ἰουδαίων·
      2 οὗτος ἦλθεν πρὸς αὐτὸν νυκτὸς καὶ εἶπεν αὐτῷ· Ῥαββί, οἴδαμεν ὅτι ἀπὸ θεοῦ ἐλήλυθας διδάσκαλος· οὐδεὶς γὰρ δύναται ταῦτα τὰ σημεῖα ποιεῖν ἃ σὺ ποιεῖς, ἐὰν μὴ ᾖ ὁ θεὸς μετ’ αὐτοῦ.
      3 ἀπεκρίθη Ἰησοῦς καὶ εἶπεν αὐτῷ· Ἀμὴν ἀμὴν λέγω σοι, ἐὰν μή τις γεννηθῇ ἄνωθεν, οὐ δύναται ἰδεῖν τὴν βασιλείαν τοῦ θεοῦ.
      4 λέγει πρὸς αὐτὸν ὁ Νικόδημος· Πῶς δύναται ἄνθρωπος γεννηθῆναι γέρων ὤν; μὴ δύναται εἰς τὴν κοιλίαν τῆς μητρὸς αὐτοῦ δεύτερον εἰσελθεῖν καὶ γεννηθῆναι;
      5 ἀπεκρίθη Ἰησοῦς· Ἀμὴν ἀμὴν λέγω σοι, ἐὰν μή τις γεννηθῇ ἐξ ὕδατος καὶ πνεύματος, οὐ δύναται εἰσελθεῖν εἰς τὴν βασιλείαν τοῦ θεοῦ.
      6 τὸ γεγεννημένον ἐκ τῆς σαρκὸς σάρξ ἐστιν, καὶ τὸ γεγεννημένον ἐκ τοῦ πνεύματος πνεῦμά ἐστιν.
      7 μὴ θαυμάσῃς ὅτι εἶπόν σοι Δεῖ ὑμᾶς γεννηθῆναι ἄνωθεν.
      8 τὸ πνεῦμα ὅπου θέλει πνεῖ, καὶ τὴν φωνὴν αὐτοῦ ἀκούεις, ἀλλ’ οὐκ οἶδας πόθεν ἔρχεται καὶ ποῦ ὑπάγει· οὕτως ἐστὶν πᾶς ὁ γεγεννημένος ἐκ τοῦ πνεύματος.
      9 ἀπεκρίθη Νικόδημος καὶ εἶπεν αὐτῷ· Πῶς δύναται ταῦτα γενέσθαι;
      10 ἀπεκρίθη Ἰησοῦς καὶ εἶπεν αὐτῷ· Σὺ εἶ ὁ διδάσκαλος τοῦ Ἰσραὴλ καὶ ταῦτα οὐ γινώσκεις;
      11 ἀμὴν ἀμὴν λέγω σοι ὅτι ὃ οἴδαμεν λαλοῦμεν καὶ ὃ ἑωράκαμεν μαρτυροῦμεν, καὶ τὴν μαρτυρίαν ἡμῶν οὐ λαμβάνετε.
      12 εἰ τὰ ἐπίγεια εἶπον ὑμῖν καὶ οὐ πιστεύετε, πῶς ἐὰν εἴπω ὑμῖν τὰ ἐπουράνια πιστεύσετε;
      13 καὶ οὐδεὶς ἀναβέβηκεν εἰς τὸν οὐρανὸν εἰ μὴ ὁ ἐκ τοῦ οὐρανοῦ καταβάς, ὁ υἱὸς τοῦ ἀνθρώπου.
      14 καὶ καθὼς Μωϋσῆς ὕψωσεν τὸν ὄφιν ἐν τῇ ἐρήμῳ, οὕτως ὑψωθῆναι δεῖ τὸν υἱὸν τοῦ ἀνθρώπου,
      15 ἵνα πᾶς ὁ πιστεύων ἐν αὐτῷ ἔχῃ ζωὴν αἰώνιον.
      16 Οὕτως γὰρ ἠγάπησεν ὁ θεὸς τὸν κόσμον ὥστε τὸν υἱὸν τὸν μονογενῆ ἔδωκεν, ἵνα πᾶς ὁ πιστεύων εἰς αὐτὸν μὴ ἀπόληται ἀλλὰ ἔχῃ ζωὴν αἰώνιον.
      17 οὐ γὰρ ἀπέστειλεν ὁ θεὸς τὸν υἱὸν εἰς τὸν κόσμον ἵνα κρίνῃ τὸν κόσμον, ἀλλ’ ἵνα σωθῇ ὁ κόσμος δι’ αὐτοῦ.
      18 ὁ πιστεύων εἰς αὐτὸν οὐ κρίνεται· ὁ δὲ μὴ πιστεύων ἤδη κέκριται, ὅτι μὴ πεπίστευκεν εἰς τὸ ὄνομα τοῦ μονογενοῦς υἱοῦ τοῦ θεοῦ.
      19 αὕτη δέ ἐστιν ἡ κρίσις ὅτι τὸ φῶς ἐλήλυθεν εἰς τὸν κόσμον καὶ ἠγάπησαν οἱ ἄνθρωποι μᾶλλον τὸ σκότος ἢ τὸ φῶς, ἦν γὰρ αὐτῶν πονηρὰ τὰ ἔργα.
      20 πᾶς γὰρ ὁ φαῦλα πράσσων μισεῖ τὸ φῶς καὶ οὐκ ἔρχεται πρὸς τὸ φῶς, ἵνα μὴ ἐλεγχθῇ τὰ ἔργα αὐτοῦ·
      21 ὁ δὲ ποιῶν τὴν ἀλήθειαν ἔρχεται πρὸς τὸ φῶς, ἵνα φανερωθῇ αὐτοῦ τὰ ἔργα ὅτι ἐν θεῷ ἐστιν εἰργασμένα.
      22 Μετὰ ταῦτα ἦλθεν ὁ Ἰησοῦς καὶ οἱ μαθηταὶ αὐτοῦ εἰς τὴν Ἰουδαίαν γῆν, καὶ ἐκεῖ διέτριβεν μετ’ αὐτῶν καὶ ἐβάπτιζεν.
      23 ἦν δὲ καὶ ὁ Ἰωάννης βαπτίζων ἐν Αἰνὼν ἐγγὺς τοῦ Σαλείμ, ὅτι ὕδατα πολλὰ ἦν ἐκεῖ, καὶ παρεγίνοντο καὶ ἐβαπτίζοντο·
      24 οὔπω γὰρ ἦν βεβλημένος εἰς τὴν φυλακὴν ὁ Ἰωάννης.
      25 Ἐγένετο οὖν ζήτησις ἐκ τῶν μαθητῶν Ἰωάννου μετὰ Ἰουδαίου περὶ καθαρισμοῦ.
      26 καὶ ἦλθον πρὸς τὸν Ἰωάννην καὶ εἶπαν αὐτῷ· Ῥαββί, ὃς ἦν μετὰ σοῦ πέραν τοῦ Ἰορδάνου, ᾧ σὺ μεμαρτύρηκας, ἴδε οὗτος βαπτίζει καὶ πάντες ἔρχονται πρὸς αὐτόν.
      27 ἀπεκρίθη Ἰωάννης καὶ εἶπεν· Οὐ δύναται ἄνθρωπος λαμβάνειν οὐδὲ ἓν ἐὰν μὴ ᾖ δεδομένον αὐτῷ ἐκ τοῦ οὐρανοῦ.
      28 αὐτοὶ ὑμεῖς μοι μαρτυρεῖτε ὅτι εἶπον· Οὐκ εἰμὶ ἐγὼ ὁ χριστός, ἀλλ’ ὅτι Ἀπεσταλμένος εἰμὶ ἔμπροσθεν ἐκείνου.
      29 ὁ ἔχων τὴν νύμφην νυμφίος ἐστίν· ὁ δὲ φίλος τοῦ νυμφίου ὁ ἑστηκὼς καὶ ἀκούων αὐτοῦ, χαρᾷ χαίρει διὰ τὴν φωνὴν τοῦ νυμφίου. αὕτη οὖν ἡ χαρὰ ἡ ἐμὴ πεπλήρωται.
      30 ἐκεῖνον δεῖ αὐξάνειν, ἐμὲ δὲ ἐλαττοῦσθαι.
      31 Ὁ ἄνωθεν ἐρχόμενος ἐπάνω πάντων ἐστίν. ὁ ὢν ἐκ τῆς γῆς ἐκ τῆς γῆς ἐστιν καὶ ἐκ τῆς γῆς λαλεῖ· ὁ ἐκ τοῦ οὐρανοῦ ἐρχόμενος ἐπάνω πάντων ἐστίν·
      32 ὃ ἑώρακεν καὶ ἤκουσεν τοῦτο μαρτυρεῖ, καὶ τὴν μαρτυρίαν αὐτοῦ οὐδεὶς λαμβάνει.
      33 ὁ λαβὼν αὐτοῦ τὴν μαρτυρίαν ἐσφράγισεν ὅτι ὁ θεὸς ἀληθής ἐστιν.
      34 ὃν γὰρ ἀπέστειλεν ὁ θεὸς τὰ ῥήματα τοῦ θεοῦ λαλεῖ, οὐ γὰρ ἐκ μέτρου δίδωσιν τὸ πνεῦμα.
      35 ὁ πατὴρ ἀγαπᾷ τὸν υἱόν, καὶ πάντα δέδωκεν ἐν τῇ χειρὶ αὐτοῦ.
      36 ὁ πιστεύων εἰς τὸν υἱὸν ἔχει ζωὴν αἰώνιον· ὁ δὲ ἀπειθῶν τῷ υἱῷ οὐκ ὄψεται ζωήν, ἀλλ’ ἡ ὀργὴ τοῦ θεοῦ μένει ἐπ’ αὐτόν.

      Jean 8

      31 Ἔλεγεν οὖν ὁ Ἰησοῦς πρὸς τοὺς πεπιστευκότας αὐτῷ Ἰουδαίους· Ἐὰν ὑμεῖς μείνητε ἐν τῷ λόγῳ τῷ ἐμῷ, ἀληθῶς μαθηταί μού ἐστε,

      Romains 1

      18 Ἀποκαλύπτεται γὰρ ὀργὴ θεοῦ ἀπ’ οὐρανοῦ ἐπὶ πᾶσαν ἀσέβειαν καὶ ἀδικίαν ἀνθρώπων τῶν τὴν ἀλήθειαν ἐν ἀδικίᾳ κατεχόντων,
      28 Καὶ καθὼς οὐκ ἐδοκίμασαν τὸν θεὸν ἔχειν ἐν ἐπιγνώσει, παρέδωκεν αὐτοὺς ὁ θεὸς εἰς ἀδόκιμον νοῦν, ποιεῖν τὰ μὴ καθήκοντα,

      Romains 7

      1 Ἢ ἀγνοεῖτε, ἀδελφοί, γινώσκουσιν γὰρ νόμον λαλῶ, ὅτι ὁ νόμος κυριεύει τοῦ ἀνθρώπου ἐφ’ ὅσον χρόνον ζῇ;
      2 ἡ γὰρ ὕπανδρος γυνὴ τῷ ζῶντι ἀνδρὶ δέδεται νόμῳ· ἐὰν δὲ ἀποθάνῃ ὁ ἀνήρ, κατήργηται ἀπὸ τοῦ νόμου τοῦ ἀνδρός.
      3 ἄρα οὖν ζῶντος τοῦ ἀνδρὸς μοιχαλὶς χρηματίσει ἐὰν γένηται ἀνδρὶ ἑτέρῳ· ἐὰν δὲ ἀποθάνῃ ὁ ἀνήρ, ἐλευθέρα ἐστὶν ἀπὸ τοῦ νόμου, τοῦ μὴ εἶναι αὐτὴν μοιχαλίδα γενομένην ἀνδρὶ ἑτέρῳ.
      4 Ὥστε, ἀδελφοί μου, καὶ ὑμεῖς ἐθανατώθητε τῷ νόμῳ διὰ τοῦ σώματος τοῦ Χριστοῦ, εἰς τὸ γενέσθαι ὑμᾶς ἑτέρῳ, τῷ ἐκ νεκρῶν ἐγερθέντι ἵνα καρποφορήσωμεν τῷ θεῷ.
      5 ὅτε γὰρ ἦμεν ἐν τῇ σαρκί, τὰ παθήματα τῶν ἁμαρτιῶν τὰ διὰ τοῦ νόμου ἐνηργεῖτο ἐν τοῖς μέλεσιν ἡμῶν εἰς τὸ καρποφορῆσαι τῷ θανάτῳ·
      6 νυνὶ δὲ κατηργήθημεν ἀπὸ τοῦ νόμου, ἀποθανόντες ἐν ᾧ κατειχόμεθα, ὥστε δουλεύειν ἡμᾶς ἐν καινότητι πνεύματος καὶ οὐ παλαιότητι γράμματος.
      7 Τί οὖν ἐροῦμεν; ὁ νόμος ἁμαρτία; μὴ γένοιτο· ἀλλὰ τὴν ἁμαρτίαν οὐκ ἔγνων εἰ μὴ διὰ νόμου, τήν τε γὰρ ἐπιθυμίαν οὐκ ᾔδειν εἰ μὴ ὁ νόμος ἔλεγεν· Οὐκ ἐπιθυμήσεις·
      8 ἀφορμὴν δὲ λαβοῦσα ἡ ἁμαρτία διὰ τῆς ἐντολῆς κατειργάσατο ἐν ἐμοὶ πᾶσαν ἐπιθυμίαν, χωρὶς γὰρ νόμου ἁμαρτία νεκρά.
      9 ἐγὼ δὲ ἔζων χωρὶς νόμου ποτέ· ἐλθούσης δὲ τῆς ἐντολῆς ἡ ἁμαρτία ἀνέζησεν,
      10 ἐγὼ δὲ ἀπέθανον, καὶ εὑρέθη μοι ἡ ἐντολὴ ἡ εἰς ζωὴν αὕτη εἰς θάνατον·
      11 ἡ γὰρ ἁμαρτία ἀφορμὴν λαβοῦσα διὰ τῆς ἐντολῆς ἐξηπάτησέν με καὶ δι’ αὐτῆς ἀπέκτεινεν.
      12 ὥστε ὁ μὲν νόμος ἅγιος, καὶ ἡ ἐντολὴ ἁγία καὶ δικαία καὶ ἀγαθή.
      13 Τὸ οὖν ἀγαθὸν ἐμοὶ ἐγένετο θάνατος; μὴ γένοιτο· ἀλλὰ ἡ ἁμαρτία, ἵνα φανῇ ἁμαρτία διὰ τοῦ ἀγαθοῦ μοι κατεργαζομένη θάνατον· ἵνα γένηται καθ’ ὑπερβολὴν ἁμαρτωλὸς ἡ ἁμαρτία διὰ τῆς ἐντολῆς.
      14 Οἴδαμεν γὰρ ὅτι ὁ νόμος πνευματικός ἐστιν· ἐγὼ δὲ σάρκινός εἰμι, πεπραμένος ὑπὸ τὴν ἁμαρτίαν.
      15 ὃ γὰρ κατεργάζομαι οὐ γινώσκω· οὐ γὰρ ὃ θέλω τοῦτο πράσσω, ἀλλ’ ὃ μισῶ τοῦτο ποιῶ.
      16 εἰ δὲ ὃ οὐ θέλω τοῦτο ποιῶ, σύμφημι τῷ νόμῳ ὅτι καλός.
      17 νυνὶ δὲ οὐκέτι ἐγὼ κατεργάζομαι αὐτὸ ἀλλὰ ἡ οἰκοῦσα ἐν ἐμοὶ ἁμαρτία.
      18 οἶδα γὰρ ὅτι οὐκ οἰκεῖ ἐν ἐμοί, τοῦτ’ ἔστιν ἐν τῇ σαρκί μου, ἀγαθόν· τὸ γὰρ θέλειν παράκειταί μοι, τὸ δὲ κατεργάζεσθαι τὸ καλὸν οὔ·
      19 οὐ γὰρ ὃ θέλω ποιῶ ἀγαθόν, ἀλλὰ ὃ οὐ θέλω κακὸν τοῦτο πράσσω.
      20 εἰ δὲ ὃ οὐ θέλω τοῦτο ποιῶ, οὐκέτι ἐγὼ κατεργάζομαι αὐτὸ ἀλλὰ ἡ οἰκοῦσα ἐν ἐμοὶ ἁμαρτία.
      21 Εὑρίσκω ἄρα τὸν νόμον τῷ θέλοντι ἐμοὶ ποιεῖν τὸ καλὸν ὅτι ἐμοὶ τὸ κακὸν παράκειται·
      22 συνήδομαι γὰρ τῷ νόμῳ τοῦ θεοῦ κατὰ τὸν ἔσω ἄνθρωπον,
      23 βλέπω δὲ ἕτερον νόμον ἐν τοῖς μέλεσίν μου ἀντιστρατευόμενον τῷ νόμῳ τοῦ νοός μου καὶ αἰχμαλωτίζοντά με ἐν τῷ νόμῳ τῆς ἁμαρτίας τῷ ὄντι ἐν τοῖς μέλεσίν μου.
      24 ταλαίπωρος ἐγὼ ἄνθρωπος· τίς με ῥύσεται ἐκ τοῦ σώματος τοῦ θανάτου τούτου;
      25 χάρις τῷ θεῷ διὰ Ἰησοῦ Χριστοῦ τοῦ κυρίου ἡμῶν. Ἄρα οὖν αὐτὸς ἐγὼ τῷ μὲν νοῒ δουλεύω νόμῳ θεοῦ, τῇ δὲ σαρκὶ νόμῳ ἁμαρτίας.

      Romains 8

      1 Οὐδὲν ἄρα νῦν κατάκριμα τοῖς ἐν Χριστῷ Ἰησοῦ·
      2 ὁ γὰρ νόμος τοῦ πνεύματος τῆς ζωῆς ἐν Χριστῷ Ἰησοῦ ἠλευθέρωσέν σε ἀπὸ τοῦ νόμου τῆς ἁμαρτίας καὶ τοῦ θανάτου.
      3 τὸ γὰρ ἀδύνατον τοῦ νόμου, ἐν ᾧ ἠσθένει διὰ τῆς σαρκός, ὁ θεὸς τὸν ἑαυτοῦ υἱὸν πέμψας ἐν ὁμοιώματι σαρκὸς ἁμαρτίας καὶ περὶ ἁμαρτίας κατέκρινε τὴν ἁμαρτίαν ἐν τῇ σαρκί,
      4 ἵνα τὸ δικαίωμα τοῦ νόμου πληρωθῇ ἐν ἡμῖν τοῖς μὴ κατὰ σάρκα περιπατοῦσιν ἀλλὰ κατὰ πνεῦμα·
      5 οἱ γὰρ κατὰ σάρκα ὄντες τὰ τῆς σαρκὸς φρονοῦσιν, οἱ δὲ κατὰ πνεῦμα τὰ τοῦ πνεύματος.
      6 τὸ γὰρ φρόνημα τῆς σαρκὸς θάνατος, τὸ δὲ φρόνημα τοῦ πνεύματος ζωὴ καὶ εἰρήνη·
      7 διότι τὸ φρόνημα τῆς σαρκὸς ἔχθρα εἰς θεόν, τῷ γὰρ νόμῳ τοῦ θεοῦ οὐχ ὑποτάσσεται, οὐδὲ γὰρ δύναται·
      8 οἱ δὲ ἐν σαρκὶ ὄντες θεῷ ἀρέσαι οὐ δύνανται.
      9 Ὑμεῖς δὲ οὐκ ἐστὲ ἐν σαρκὶ ἀλλὰ ἐν πνεύματι, εἴπερ πνεῦμα θεοῦ οἰκεῖ ἐν ὑμῖν. εἰ δέ τις πνεῦμα Χριστοῦ οὐκ ἔχει, οὗτος οὐκ ἔστιν αὐτοῦ.
      10 εἰ δὲ Χριστὸς ἐν ὑμῖν, τὸ μὲν σῶμα νεκρὸν διὰ ἁμαρτίαν, τὸ δὲ πνεῦμα ζωὴ διὰ δικαιοσύνην.
      11 εἰ δὲ τὸ πνεῦμα τοῦ ἐγείραντος τὸν Ἰησοῦν ἐκ νεκρῶν οἰκεῖ ἐν ὑμῖν, ὁ ἐγείρας ἐκ νεκρῶν Χριστὸν Ἰησοῦν ζῳοποιήσει καὶ τὰ θνητὰ σώματα ὑμῶν διὰ τὸ ἐνοικοῦν αὐτοῦ πνεῦμα ἐν ὑμῖν.
    • Genèse 3

      1 Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ?
      2 La femme dit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin.
      3 Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez pas et vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.
      4 Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez pas du tout !
      5 Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux qui connaissent le bien et le mal.
      6 La femme vit que l’arbre était bon à manger, agréable à la vue et propre à donner du discernement. Elle prit de son fruit et en mangea ; elle en donna aussi à son mari qui était avec elle, et il en mangea.
      7 Les yeux de tous deux s’ouvrirent ; ils prirent conscience du fait qu’ils étaient nus. Ils se firent des ceintures avec des feuilles de figuier cousues ensemble.
      8 Alors ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu qui parcourait le jardin avec la brise du soir. L’homme et sa femme allèrent se cacher devant l’Éternel Dieu, parmi les arbres du jardin.
      9 L’Éternel Dieu appela l’homme et lui dit : Où es-tu ?
      10 Il répondit : J’ai entendu ta voix dans le jardin et j’ai eu peur, parce que je suis nu ; je me suis donc caché.
      11 l’Éternel Dieu dit : Qui t’a appris que tu es nu ? Est-ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ?
      12 L’homme répondit : C’est la femme que tu as mise auprès de moi qui m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé.
      13 Alors l’Éternel Dieu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela ? La femme répondit : Le serpent m’a induite en erreur, et j’en ai mangé.
      14 L’Éternel Dieu dit au serpent : Puisque tu as fait cela, Tu seras maudit entre tout le bétail Et tous les animaux de la campagne, Tu marcheras sur ton ventre Et tu mangeras de la poussière Tous les jours de ta vie.
      15 Je mettrai inimitié entre toi et la femme, Entre ta descendance et sa descendance : Celle-ci t’écrasera la tête, Et tu lui écraseras le talon.
      16 Il dit à la femme : Je rendrai tes grossesses très pénibles, C’est avec peine que tu accoucheras. Tes désirs (se porteront) vers ton mari, Mais il dominera sur toi.
      17 Il dit à l’homme : Parce que tu as écouté la voix de ta femme et que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger, Le sol sera maudit à cause de toi ; C’est avec peine que tu en tireras ta nourriture Tous les jours de ta vie,
      18 Il te produira des chardons et des broussailles, Et tu mangeras l’herbe de la campagne.
      19 C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, Jusqu’à ce que tu retournes dans le sol, D’où tu as été pris ; Car tu es poussière, Et tu retourneras à la poussière.
      20 L’homme donna à sa femme le nom d’Ève : car elle a été la mère de tous les vivants.
      21 L’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peau, dont il les revêtit.
      22 L’Éternel Dieu dit : Maintenant que l’homme est devenu comme l’un de nous pour la connaissance du bien et du mal, évitons qu’il tende la main pour prendre aussi de l’arbre de vie, en manger et vivre éternellement.
      23 L’Éternel Dieu le renvoya du jardin d’Éden, pour qu’il cultive le sol d’où il avait été tiré.
      24 Après avoir chassé l’homme, il mit à demeure à l’est du jardin d’Éden, les chérubins et la flamme de l’épée qui tournoie, pour garder le chemin de l’arbre de vie.

      Luc 10

      18 Il leur dit : Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair.

      Jean 3

      1 Mais il y avait parmi les Pharisiens un chef des Juifs, nommé Nicodème ;
      2 il vint de nuit auprès de Jésus et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de la part de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui.
      3 Jésus lui répondit : En vérité, en vérité je te le dis, si un homme ne naît de nouveau il ne peut voir le royaume de Dieu.
      4 Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il une seconde fois entrer dans le sein de sa mère et naître ?
      5 Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.
      6 Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit.
      7 Ne t’étonne pas que je t’aie dit : il faut que vous naissiez de nouveau.
      8 Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi de quiconque est né de l’Esprit.
      9 Nicodème reprit la parole : Comment cela peut-il se faire ?
      10 Jésus lui répondit : Tu es le docteur d’Israël, et tu ne sais pas cela !
      11 En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu ; et vous ne recevez pas notre témoignage.
      12 Si vous ne croyez pas quand je vous ai parlé des choses terrestres, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses célestes ?
      13 Personne n’est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme [qui est dans le ciel].
      14 Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut, de même, que le Fils de l’homme soit élevé,
      15 afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle.
      16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle.
      17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.
      18 Celui qui croit en lui n’est pas jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
      19 Et voici le jugement : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont aimé les ténèbres plus que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
      20 Car quiconque fait le mal a de la haine pour la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient réprouvées ;
      21 mais celui qui pratique la vérité vient à la lumière, afin qu’il soit manifeste que ses œuvres sont faites en Dieu.
      22 Après cela, Jésus se rendit avec ses disciples dans la terre de Judée ; et là, il séjournait avec eux et baptisait.
      23 Jean aussi baptisait à Énon, près de Salim, parce qu’il y avait beaucoup de points d’eau ; on s’y rendait pour être baptisé.
      24 Car Jean n’avait pas encore été jeté en prison.
      25 Or, il s’éleva de la part des disciples de Jean une discussion avec un Juif à propos de la purification.
      26 Ils allèrent auprès de Jean et lui dirent : Rabbi, celui qui était avec toi au-delà du Jourdain et à qui tu as rendu témoignage, voici qu’il baptise et que tous vont à lui.
      27 Jean répondit : Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel.
      28 Vous-mêmes m’êtes témoins que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui.
      29 Celui qui a l’épouse, c’est l’époux ; mais l’ami de l’époux qui se tient là et qui l’entend, éprouve une grande joie à cause de la voix de l’époux ; aussi cette joie qui est la mienne est complète.
      30 Il faut qu’il croisse et que je diminue.
      31 Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous ; celui qui est de la terre est de la terre, et il parle comme étant de la terre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous,
      32 il rend témoignage de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage.
      33 Celui qui a reçu son témoignage a certifié que Dieu est vrai ;
      34 car celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu donne l’Esprit sans mesure.
      35 Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main.
      36 Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne se confie pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.

      Jean 8

      31 Jésus dit alors aux Juifs qui avaient cru en lui : Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ;

      Romains 1

      18 La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive,
      28 Comme ils n’ont pas jugé bon d’avoir la connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à une mentalité réprouvée, pour commettre des choses indignes ;

      Romains 7

      1 Ignorez-vous, frères – je parle à des gens qui connaissent la loi – que la loi régit l’homme, aussi longtemps qu’il vit ?
      2 Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant ; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari.
      3 Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d’un autre homme, elle sera appelée adultère, mais si le mari meurt, elle est libérée de la loi : elle n’est donc pas adultère en devenant la femme d’un autre.
      4 De même, mes frères, vous aussi vous êtes morts à l’égard de la loi, par le corps du Christ, pour appartenir à un autre, à celui qui est ressuscité d’entre les morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu.
      5 Car, lorsque nous étions (sous l’emprise) de la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres et nous faisaient porter du fruit pour la mort.
      6 Mais maintenant, nous sommes dégagés de la loi, car nous sommes morts à ce qui nous tenait captifs, de sorte que nous servons sous le régime nouveau de l’Esprit et non plus sous le régime ancien de la lettre.
      7 Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Certes non ! Mais je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’avait dit : Tu ne convoiteras pas.
      8 Et le péché, profitant de l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises ; car sans loi, le péché est mort.
      9 Pour moi, autrefois sans loi, je vivais ; mais quand le commandement est venu, le péché a pris vie, et moi je mourus.
      10 Ainsi, le commandement qui mène à la vie se trouva pour moi mener à la mort.
      11 Car le péché, profitant de l’occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir.
      12 Ainsi la loi est sainte, et le commandement saint, juste et bon.
      13 Ce qui est bon est-il donc devenu pour moi la mort ? Certes non ! Mais le péché, afin de se manifester en tant que péché, a produit en moi la mort par ce qui est bon, afin que, par le commandement, le péché apparaisse démesurément péché.
      14 Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.
      15 Car ce que j’accomplis, je ne le comprends pas. Ce que je veux, je ne le pratique pas, mais ce que je hais, voilà ce que je fais.
      16 Si ce que je ne veux pas, je le fais, je déclare, d’accord avec la loi, qu’elle est bonne.
      17 Maintenant, ce n’est plus moi qui accomplis cela, mais le péché qui habite en moi.
      18 Car je le sais : ce qui est bon n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair. Car je suis à même de vouloir, mais non pas d’accomplir le bien.
      19 Je ne fais pas le bien que je veux, mais je pratique le mal que je ne veux pas.
      20 Si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui l’accomplis, mais le péché qui habite en moi.
      21 Je trouve donc cette loi pour moi qui veux faire le bien : le mal est présent à côté de moi.
      22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, dans mon for intérieur,
      23 mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon intelligence et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres.
      24 Malheureux que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ?
      25 Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur !... Ainsi donc, par mon intelligence, je suis esclave de la loi de Dieu, tandis que, par ma chair, je suis esclave de la loi du péché.

      Romains 8

      1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ-Jésus, [qui marchent non selon la chair mais selon l’Esprit].
      2 En effet, la loi de l’Esprit de vie en Christ-Jésus m’a libéré de la loi du péché et de la mort.
      3 Car – chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force – Dieu, en envoyant à cause du péché son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, a condamné le péché dans la chair ;
      4 et cela, pour que la justice prescrite par la loi soit accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’Esprit.
      5 En effet, ceux qui vivent selon la chair ont les tendances de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’Esprit ont celles de l’Esprit.
      6 Avoir les tendances de la chair, c’est la mort ; avoir celles de l’Esprit, c’est la vie et la paix.
      7 Car les tendances de la chair sont ennemies de Dieu, parce que la chair ne se soumet pas à la loi de Dieu, elle en est même incapable.
      8 Or ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent plaire à Dieu.
      9 Pour vous, vous n’êtes plus sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.
      10 Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice.
      11 Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ-Jésus d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.
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