FERMER
www.quiestleheros.com

LE SAVIEZ-VOUS ?

Le TopChrétien ne vit que de dons. Le site et ses contenus n'existent que par la générosité de 0,5% de ses internautes. S'il était possible de doubler le nombre de personnes engagées à nos côtés, il serait possible d'annoncer l’Évangile à des milliers de personnes supplémentaires chaque jour ! Oui, votre don fait la différence ! Nous avons besoin de vous. Le héros de la foi dont nous parle Hébreux 11, c'est vous ! MERCI.

Dictionnaire Biblique de Top Bible

PAUL (l'apôtre) 2.

I Biographie.

Ces lacunes se font déjà sentir dans une tentative pour écrire la biographie de l'apôtre. Saul de Tarse appartenait à un milieu authentiquement juif. Hébreu, fils d'Hébreux, de la tribu de Benjamin, il avait reçu dans sa jeunesse une culture assez étendue ; sa profession de tisserand de toiles pour tentes ne doit pas donner à penser qu'il appartînt à un milieu « ouvrier » dans le sens moderne du mot. Sa famille devait être assez considérable puisqu'il avait par droit de naissance le titre de citoyen romain (Ac 22:28). Sa ville natale était un centre important de culture hellénique, et comme tous les hommes cultivés de son milieu il parlait avec une égale facilité le grec et l'hébreu. Ce dernier idiome était cependant sa véritable langue maternelle (son grec est semé d'hébraïsmes) et sa culture était essentiellement rabbinique. Il passe pour avoir étudié auprès de Gamaliel (Ac 22:3), et il est certain qu'il était rompu aux procédés de raisonnement propres à ce milieu spécial. Sa connaissance de la philosophie grecque reste visiblement rudimentaire. Ce qu'il repousse et condamne sous le nom de sagesse (sophia), ce n'est pas la haute pensée des écoles, mais les doctrines de mystères, qui étaient à la philosophie de cette époque ce que la théosophie est aux philosophies modernes.

Il nous dit d'ailleurs lui-même que, passionnément attaché aux traditions de ses pères (Ga 1:14), il appartenait au parti pharisien ; et c'est sous les espèces d'un persécuteur qu'il fait son entrée dans l'histoire de l'Église chrétienne. Les Actes attestent (Ac 8:1 9:13 26:9,11), et l'apôtre confirme lui-même (Ga 1:13-23, 1Co 15:9 etc.), la violence avec laquelle il a sévi contre les chrétiens. Fanatisme dont l'avenir révélera l'exceptionnelle qualité, mais fanatisme indiscutable. Sur les manifestations de cette violence, nous apprenons seulement (Ac 7:58 8:1) que l'apôtre aurait assisté au meurtre d'Etienne et l'aurait approuvé.

Sa passion de persécuteur devait cependant le conduire sur la route de Damas, où sa vie allait prendre une orientation inattendue. Tandis qu'il se rendait dans cette ville en vue d'y étendre les sévices déjà exercés par lui sur les chrétiens de Jérusalem, une vision du Christ fit du persécuteur de l'Eglise un disciple du Crucifié.

Nous aurons à revenir sur la signification religieuse de cette heure et son importance décisive, non seulement pour la carrière ultérieure de l'apôtre mais pour toute la détermination de ses attitudes et de sa pensée religieuse. Il faut noter seulement ici que cette journée du « chemin de Damas » divise la vie de Paul en deux parties radicalement différentes, voire opposées ; désormais il va adorer celui qu'il persécutait et se faire le héraut inlassable de l'Évangile.

Il semble, d'après les trois récits que le livre des Actes nous a laissés de cet événement, que la conscience de sa vocation apostolique se confonde, chez Paul, avec la conscience de sa conversion et que son activité missionnaire ait commencé aussitôt après son arrivée à Damas.

Le livre des Actes raconte qu'atteint de cécité à la suite de sa vision il aurait recouvré la vue par l'intervention d'un homme nommé Ananias, qui l'aurait introduit dans la communauté chrétienne et confirmé dans sa vocation d'apôtre des païens. Cependant aucun texte de l'apôtre lui-même ne vient confirmer ces données traditionnelles, et il est permis de se demander si sa vocation a pris d'emblée une précision aussi grande et si les récits ne prêtent pas aux conceptions et aux projets du nouveau converti une forme arrêtée qu'ils ne devaient revêtir que plus tard sous la pression des circonstances. Entre la mission parmi les Juifs et la mission parmi les païens, rien ne permettait en effet de prévoir, au jour de la conversion de Saul, une distinction qui ne devait se manifester que plus tard et précisément à l'occasion de sa propre activité missionnaire.

La tradition a enfermé un peu sommairement cette activité dans le cadre des trois grands voyages qui nous sont rapportés par le livre des Actes ; essayons de déterminer un peu plus exactement la suite des événements, en combinant les données des Actes avec celles que nous fournit l'apôtre lui-même, notamment Ga 1:18-2:1.

Dès le lendemain de sa conversion, Paul commença de prêcher l'Évangile à Damas ; mais cette action missionnaire ayant excité la haine des Juifs, il dut s'enfuir (Ac a 20, 25). Il se rendit alors en Arabie, puis revint à Damas (Ga 1:17). Trois ans après (après sa conversion ? ou après son retour à Damas ?) il se rendit à Jérusalem (Ga 1:18), puis alla en Syrie et en Cilicie, ce qui correspond au « premier voyage » de la tradition (Ac 13:1-14:26). Mais l'apôtre omet de mentionner (dans ce passage qui ne concerne que ses voyages à Jérusalem et ne prétend pas donner une chronologie complète de son activité) son installation et son ministère à Antioche, puisque, selon une notice que nous n'avons aucune raison de mettre en doute, c'est comme l'un des prophètes (=prédicateurs) de cette Église qu'il fut mis à part et consacré par la communauté pour une mission lointaine, son premier voyage.

« Au bout de quatorze ans » (après sa conversion ? ou après la fin des « trois ans » ?), il monta une seconde fois à Jérusalem (après un assez long séjour à Antioche : Ac 14:28, Ga 2:11,21), pour cette conversation avec les apôtres qui est connue sous le nom de « Conférence de Jérusalem » (les historiens catholiques disent « Concile » [v. Synode]), et qui semble avoir été la première tentative pour définir les rapports entre la mission chez les Juifs et la mission parmi les païens. Cet effort pour résoudre le problème eut surtout pour effet de le poser et de lui donner une forme précise. La date peut en être fixée à l'an 48 (Ac 15:1-29, Ga 2:1,10).

Après un court séjour à Antioche (Ac 15:30-35) commence le « deuxième voyage » (Ac 15:36-18:22), qui conduit Paul à travers l'Asie Mineure et par Troas à Néapolis (aujourd'hui Cavalla), Philippes, Thessalonique, Athènes et Corinthe où il reste du printemps de l'année 50 à l'automne de l'année 51. C'est là qu'il écrit 1 et peut-être 2 Thessaloniciens. Il regagne de là Antioche par Jérusalem.

Après un délai également très court, Paul part pour son « troisième voyage » (Ac 18:23-21:16), qui le conduit à travers les parties septentrionales de la Galatie, à Éphèse où il reste au moins deux ans (de 52 à 54 ou 55), et d'où il écrit 1 Corinthiens et Galates. Venu en Macédoine, il y déploie une activité considérable, passe à Corinthe, en Illyrie (Ro 15:19) où il écrit 2Co et Romains. Il s'embarque à Néapolis aussitôt après Pâques, désireux d'être à Jérusalem pour la Pentecôte (de l'an 56) ; et presque aussitôt après son arrivée dans cette ville, il est arrêté.

Conduit à Césarée après une comparution devant le Sanhédrin, il y demeure en prison environ deux ans et demi ; c'est là que se place sa comparution devant les gouverneurs successifs, Félix et Festus, et devant le roi Agrippa. Embarqué à l'automne de 58 pour comparaître, comme il l'avait demandé, devant le tribunal de l'empereur, il arrive à Rome au printemps de 59 et, en 61, finit la période de « liberté surveillée » par laquelle se termine le récit du livre des Actes (Ac 28:30 et suivant) et durant laquelle il avait écrit les épîtres de la captivité (Colossiens, Éphésiens, Philippiens, Philémon).

Il est certain que ces deux ans de semi-captivité ne se terminèrent pas par un martyre que l'auteur aurait évidemment mentionné, mais sans doute par une mise en liberté et une nouvelle période d'activité sur laquelle nous sommes réduits aux conjectures (tels les projets mentionnés Ro 15:28) - La tradition de l'Eglise est très affirmative sur le fait que l'apôtre subit le martyre à Rome. On en peut placer la date avec une grande vraisemblance à la première persécution de Néron en 64.

Ce cadre schématique, qu'il est nécessaire de compléter par la lecture des textes indiqués, suffit à donner une idée de l'activité dévorante de l'apôtre et de la tâche immense qu'il sut accomplir, -- « non pas lui cependant, mais la grâce de Dieu qui était en lui » (1Co 15:10). Voir l'art, suivant.

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

  • versets sélectionnés
  • Vidéos et messages relatifs
  • Commentaires bibliques
  • Hébreu / Grec
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Favoris
  • Partager

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Versets relatifs

Afficher tous les 345 versets relatifs
Lecteur TopMusic
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.
Découvrir sur TopMusic
History Makers Music Qui Tu Es
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d'intérêts. En savoir plus...