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PAUL (l'apôtre) 3.

II L'homme et son milieu.

Avant de caractériser la personnalité chrétienne que l'action de l'Esprit devait engendrer en Saul de Tarse, il ne sera pas inutile de déterminer les données essentielles qui sont à la base de sa vie intérieure et vont présider par conséquent au développement de son action ou de sa pensée.

L'intervention souveraine qui a créé l'homme nouveau ne saurait, en effet, avoir éliminé toutes les influences antérieures ; si radicale qu'ait été la révolution intime, elle a bien pu changer l'orientation des virtualités multiples de cette riche personnalité, elle ne les a ni détruites ni altérées dans leur nature profonde. Paul restera un passionné comme Saul de Tarse, et défendra « son Évangile » avec la même fougue impérieuse qu'il apportait naguère dans son zèle de persécuteur. Le chrétien issu du drame de Damas ne sera pas une création ex nihilo

A plus forte raison, les conceptions systématiques de l'homme, du monde et de Dieu qui sont comme la traduction idéologique de sa vie intérieure porteront-elles la marque de son passé. Les attitudes morales se modifient plus aisément que les habitudes intellectuelles ; ici l'éducation, le milieu, les modes de réflexion familiers à l'écrivain ou à ses lecteurs eux-mêmes, tout, jusqu'au vocabulaire qu'il doit utiliser, conditionne l'expression de sa pensée. Spirituellement, Paul a rompu avec le judaïsme formaliste, nationaliste et légaliste ; mais intellectuellement il va élever l'édifice de sa pensée sur quelques affirmations fondamentales empruntées à la tradition israélite, et selon les méthodes en usage dans les milieux rabbiniques auxquels il doit sa formation.

Il est à peine besoin de noter ici qu'il emprunte à l'Ancien Testament les éléments principaux de sa conception religieuse : l'unité de Dieu et sa sainteté, la réalité du péché, la condamnation qui pèse de ce chef sur l'humanité, l'espérance du salut par l'intervention d'un Messie, etc. Ainsi les grandes lignes de tout le système apparaissent comme le prolongement naturel des conceptions israélites.

Ce qui est moins remarqué et cependant essentiel, c'est que toute la pensée paulinienne se développe dans le cadre d'une histoire. Paul ne construit pas un système du monde, il retrace l'histoire de l'humanité dans ses relations avec Dieu, et les trois étapes de cette collaboration surnaturelle sont marquées par l'avènement de la loi, l'avènement de la grâce, et--dans l'avenir--l'avènement du Christ glorifié. Sans doute l'idée du salut porte en elle-même un certain dynamisme qui interdit à la pensée de s'immobiliser dans une conception statique de l'univers : qui dit salut dit changement, donc étapes successives soit dans la vie de l'individu, soit dans la vie de la race. Mais cette histoire du salut, Paul la déroule sans hésitation dans le cadre déjà tracé par la tradition biblique, à laquelle il emprunte, sans même le remarquer, toute la structure générale de sa conception.

Ses procédés de raisonnement sont par ailleurs entièrement rabbiniques, soit par l'usage fait des citations de l'A.T., soit par les méthodes appliquées à leur interprétation. Lorsqu'il veut établir le fait universel du péché, Paul ne fait pas appel aux constatations du moraliste ou du psychologue, il se contente d'accumuler (Ro 3:9,18) des passages de l'A.T., lesquels d'ailleurs n'affirment nullement la radicale corruption de la race humaine, mais la culpabilité d'un peuple déterminé à un certain moment de son histoire. Même quand il s'adresse à des païens, peu sensibles à l'argument scripturaire, ses méthodes restent les mêmes. Lorsqu'il démontre (Ga 3:7,18) que les hommes de foi sont bénis en Abraham le croyant, la subtilité des trois raisonnements successifs (verset 7-12,13,15-18) et la complexité des allusions scripturaires révèlent la formation rabbinique.

Le symbolisme--ou plus exactement une typologie réaliste--a son rôle aussi dans cette mise en oeuvre de l'argument scripturaire. C'est ainsi qu'est interprétée (Ga 4:21-31) l'histoire de Sara et d'Agar. « Ces deux femmes, dit-il, sont deux alliances » ; Agar, nom qui désigne le mont Sinaï en Arabie, est l'alliance de servitude ; l'autre, l'alliance de liberté ; la première enfante, selon la nature, des esclaves ; la seconde enfante, selon la promesse, des hommes libres. Or il est écrit : « le fils de l'esclave ne doit pas hériter avec celui de la femme libre » ; donc les Juifs n'ont aucune part au salut. Etrange interprétation d'un sombre épisode de l'hébraïsme primitif.

De même au chap. 4 des Romains (Ro 4), la mission parmi les incirconcis est légitimée par le fait que l'acte de foi qui justifie Abraham est antérieur à sa circoncision. Procédés de raisonnement authentiquement juifs et même rabbiniques.

Il est vrai que ces démonstrations alambiquées sont souvent précédées ou suivies de larges exposés, admirables par la précision de la forme autant que par l'ampleur de la pensée ; mais ces pages magistrales révèlent la puissance du génie plutôt que l'application d'une méthode nouvelle. Il semble que le mouvement de l'esprit soit double : d'abord le jaillissement de la pensée sous sa forme naturelle, puissante et large ; puis le repliement de la réflexion sur elle-même, peut-être le désir de convaincre ses frères de race par les raisonnements qui leur sont habituels.

Un exemple frappant de ces méthodes nous est offert par la réponse à la question posée à Corinthe : peut-on manger des viandes sacrifiées aux idoles ? Les idoles n'existent pas, répond l'apôtre, et les sacrifices qui leur sont offerts sont sans réalité. Mangez donc sans scrupule de tout ce qui se vend au marché. Prenez garde seulement de ne pas scandaliser les faibles qui craignent de participer réellement au culte des idoles en mangeant des viandes sacrifiées. Si l'usage que vous faites d'une liberté légitime en elle-même entraîne un danger pour vos frères, il devient un péché contre Christ. Ce raisonnement (1Co 8) est d'une clarté, d'une délicatesse magistrales. Après avoir montré (1Co 9) comment la conduite qu'il recommande ainsi dérive des mêmes principes que sa propre attitude lorsqu'il refuse de recevoir des subsides pour ne pas scandaliser les Églises, l'apôtre reprend la question (1Co 10), et sous quelle forme confuse ! Il établit un laborieux parallèle entre le chrétien et l'Israélite ; le passage de la mer Rouge est assimilé au baptême, la manne et l'eau jaillie du rocher au pain et au vin de la Cène ; et après un passage fort obscur il conclut : « Ce qu'ils immolent, c'est à des démons qu'ils l'immolent et non à Dieu ; et je n'admets pas que vous entriez en communion avec les démons » (1Co 10:20) ; car le sacrifice païen met en communion avec les démons, comme le sacrifice juif avec l'autel et la Cène avec le Seigneur.

Il valait la peine d'exposer avec quelque détail cet exemple de double argumentation, dans lequel à force de subtilité l'apôtre ne laisse pas de tomber en quelque contradiction avec le premier élan, plus spontané, de sa pensée.

A côté de cette formation judaïque qui a si fortement marqué son esprit, l'apôtre a-t-il possédé une culture grecque susceptible d'infléchir les lignes de sa pensée ou de lui fournir quelques-uns de ses matériaux ? La question a été souvent controversée, et il semble que d'emblée quelques précisions soient nécessaires, quant à la façon dont il faut la poser.

L'apôtre ne paraît pas être familier avec les penseurs grecs, ni s'être pénétré de la doctrine des grandes écoles philosophiques. Non seulement les problèmes propres à la pensée grecque ne sont pas posés, mais les méthodes mêmes sont ignorées. Alors même que les destinataires des épîtres n'auraient point paru en état de suivre les discussions de l'école sur les problèmes religieux, une connaissance un peu poussée de ces courants de pensée n'aurait pas manqué de donner à la parole de l'écrivain une allure déterminée ou de créer autour d'elle une atmosphère hellénique.

Or rien n'est plus éloigné du dilettantisme intellectuel des Grecs que l'âpre passion, presque'fanatique, qui est l'attitude constante de l'apôtre. Celui-ci n'est pas, ne veut pas être un penseur ; il ne cherche pas une vérité, il la possède, il l'a reçue de Dieu, et il la défend passionnément, comme une chose sainte. Non, il ne la défend pas, il l'impose, il veut lui conquérir le monde, mettre toute autre pensée sous ses pieds. Rien de moins hellénique que cette attitude.

Rien de moins hellénique aussi, malgré les apparences, que l'universalisme de Paul. On a voulu voir (Loisy), dans son opposition au nationalisme juif et dans sa lutte persistante en faveur de l'universalisme chrétien, un fruit de l'influence grecque. Mais l'universalisme paulinien ne tient pas au caractère impersonnel, universel de la pensée. La vérité platonicienne est universaliste en soi, parce qu'elle tient à la constitution même de l'esprit humain, parce qu'elle exprime l'idée éternelle, qui ne peut être qu'impersonnelle et intemporelle. L'universalisme paulinien est voulu, il est acquis ; il n'est pas attaché à la nature de l'homme mais à une grâce de Dieu, laquelle s'étend volontairement à toute l'humanité, mais aurait pu être--et a été dans le passé--limitée à une race privilégiée. C'est une sorte d'impérialisme spirituel, un universalisme messianique, beaucoup moins proche de celui des philosophes grecs que de celui qui demeure, voilé sous le nationalisme le plus acerbe, au fond de la pensée israélite.

Mais s'il ne possède qu'une connaissance superficielle de la pensée classique, l'ancien élève des écoles de Tarse est familier avec les religions de mystères ; il a respiré dans l'atmosphère qu'elles créent dans tout l'Orient méditerranéen, et qui est caractéristique de son époque.

A côté des cultes nationaux qui ont pour seule fin la prospérité du groupe ethnique, surgissent en effet, de toutes parts, des religions qui ont en vue la vie morale des individus et leur destinée dans l'autre monde. Elles comportent ordinairement une initiation où le rite et le mythe sont étroitement associés, et qui doit assurer le développement spirituel et surtout l'immortalité personnelle de l'initié.

Si insuffisante que soit la distinction entre la pureté morale et la pureté rituelle, l'idée même de purification évoque le péché, comme la participation au sacrifice symbolique du dieu ébauche nécessairement les concepts d'expiation ou de rédemption. Une immense soif de purification (surtout rituelle) et de rédemption (toute magique le plus souvent) se donne libre cours dans le développement des mystères et crée toute une conception nouvelle de la vie et de la piété.

Ces mystères possèdent, à côté de leurs rites exotériques, une doctrine plus ou moins ésotérique, une « sagesse » qui n'est pas des hommes mais du dieu qui dit comment il veut être adoré. L'immortalité que celui-ci confère n'est due à personne--contrairement à l'idée classique d'une immortalité tenant à la nature de l'âme ; elle est toujours une faveur du dieu, il faudrait presque dire une grâce.

Tout ce vocabulaire, déjà chargé d'idées et de sentiments, est sans effort passé dans les épîtres, alors qu'il est totalement étranger à l'Évangile de Jésus-Christ ; et la pensée de Paul a pris quelques-unes des apparences extérieures des religions de mystères. Il ne leur emprunte sans doute qu'un schématisme dans lequel il versera une réalité spirituelle autrement puissante et vivante ; mais il n'est pas douteux qu'en revendiquant pour son Christ le privilège d'être le « seul Seigneur » et d'apporter la « sagesse de Dieu », par opposition à d'autres sagesses, l'apôtre ait voulu opposer son « mystère » à d'autres mystères, et s'élever contre les fausses rédemptions en même temps qu'il empruntait à ses ennemis le vocabulaire même qu'il utilisait pour dresser contre eux sa pensée.

Ce n'est pas ici le lieu de déterminer plus exactement le rapport entre le christianisme paulinien et les religions de mystères (voir ci-dessous, V, 5 et VU, 2) ; mais celles-ci doivent assurément être comptées au nombre des disciplines spirituelles qui ont constitué le milieu dans lequel s'est formé l'esprit du futur apôtre de Jésus-Christ.

Cependant sa personnalité morale, sa structure intellectuelle, et à plus forte raison les influences subies ou les connaissances acquises, tout l'homme et tout son savoir devaient être comme fondus à la flamme ardente de la conversion.

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Versets relatifs

    • Romains 3

      9 Mais quoi ? Est-ce que nous, les Juifs, nous sommes au-dessus des autres ? Pas du tout ! J’ai déjà montré une chose : les Juifs et ceux qui ne sont pas juifs sont tous sous le pouvoir du péché.
      18 Ils n’ont aucun respect pour Dieu. »

      Romains 4

      1 Maintenant, qu’est-ce que nous allons dire sur Abraham, notre ancêtre ? Qu’est-ce qu’il a obtenu par lui-même ?
      2 Si Abraham a été reconnu comme juste à cause de ce qu’il a fait, il peut se vanter, mais pas devant Dieu.
      3 En effet, voici ce que disent les Livres Saints : « Abraham a cru en Dieu, alors Dieu l’a reconnu comme juste en tenant compte de sa foi. »
      4 Quand quelqu’un fait des efforts pour recevoir une récompense, il la reçoit. Ce n’est pas un cadeau, c’est quelque chose qu’on lui doit.
      5 Supposons au contraire que quelqu’un ne fait rien pour recevoir une récompense. Cependant il croit en Celui qui rend juste le pécheur. Alors Dieu tient compte de sa foi et le reconnaît comme juste.
      6 Et David chante son bonheur, le bonheur de celui que Dieu reconnaît comme juste, sans tenir compte de ses actes :
      7 « Voici des gens heureux : Dieu a enlevé leurs fautes, il a pardonné leurs péchés.
      8 Voici l’homme heureux : le Seigneur ne tient pas compte de sa faute. »
      9 Est-ce que ce bonheur est seulement pour les Juifs, ou bien est-ce qu’il est aussi pour les autres peuples ? Nous avons dit : « Abraham a cru en Dieu, alors Dieu l’a reconnu comme juste en tenant compte de sa foi. »
      10 Mais quand Dieu l’a-t-il reconnu comme juste ? Après sa circoncision ou avant ? Non pas après, mais avant !
      11 Avant d’être circoncis, Abraham était juste parce qu’il croyait en Dieu. Ensuite seulement, il a reçu la marque de la circoncision. Celle-ci montrait que Dieu le reconnaissait comme juste à cause de sa foi. De cette façon, Abraham est devenu le père de tous ceux qui croient en Dieu, même s’ils ne sont pas circoncis. Ceux-là, Dieu les reconnaît comme justes.
      12 Abraham est devenu aussi le père des circoncis. Je veux parler de ceux qui ne sont pas seulement circoncis dans leur corps, mais qui suivent en même temps l’exemple de notre père Abraham : lui, il a cru en Dieu avant d’être circoncis.
      13 Dieu a promis à Abraham, et à ceux qui allaient naître de lui, qu’ils recevraient la terre. Mais cette promesse, Dieu ne l’a pas faite parce qu’Abraham a obéi à la loi. Il l’a faite parce qu’il a reconnu Abraham comme juste à cause de sa foi.
      14 Si les biens promis étaient seulement pour ceux qui obéissent à la loi, la foi ne servirait à rien, et la promesse de Dieu n’aurait plus de valeur.
      15 En effet, la loi produit la colère de Dieu, mais quand il n’y a pas de loi, on ne peut pas désobéir à la loi.
      16 Pour cette raison, c’est en croyant qu’on reçoit les biens promis, et c’est vraiment un don gratuit. Alors la promesse est valable pour tous ceux qui sont nés d’Abraham. Elle est valable, non seulement pour ceux qui sont soumis à la loi, mais également pour ceux qui croient comme Abraham, notre père à tous.
      17 Oui, les Livres Saints le disent : « J’ai fait de toi le père de beaucoup de peuples. » Abraham est notre père devant Dieu en qui il a cru. C’est le Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à exister ce qui n’existe pas encore.
      18 Il n’y avait plus d’espoir, et pourtant Abraham a espéré. Il a cru en Dieu et pour cela, il est devenu « le père de beaucoup de peuples ». Les Livres Saints le disent : « Ceux qui vont naître de toi seront très nombreux. »
      19 La foi d’Abraham est restée solide, pourtant il avait à peu près 100 ans. Et il le savait : son corps était déjà comme mort et Sara ne pouvait pas avoir d’enfant.
      20 Devant la promesse de Dieu, il n’a pas manqué de confiance. Au contraire, sa foi l’a rempli de force, et il a rendu gloire à Dieu.
      21 Il était sûr d’une chose : ce que Dieu a promis, il est assez puissant pour le faire.
      22 C’est pourquoi Dieu a reconnu Abraham comme juste.
      23 Quand les Livres Saints disent : « Dieu l’a reconnu comme juste », ces paroles ne sont pas pour Abraham seulement.
      24 Elles sont aussi pour nous, et Dieu tiendra compte de notre foi. En effet, nous croyons en lui, qui a réveillé Jésus notre Seigneur de la mort.
      25 Jésus a été livré à cause de nos fautes, mais Dieu l’a réveillé de la mort pour nous rendre justes.

      1 Corinthiens 8

      1 La question des animaux offerts en sacrifice aux faux dieux, c’est sûr, « nous la connaissons tous », comme vous dites. Mais cette connaissance gonfle d’orgueil. Au contraire, l’amour construit la communauté !
      2 Si quelqu’un croit connaître quelque chose, il ne sait pas encore comment il faut connaître.
      3 Mais si quelqu’un aime Dieu, Dieu le connaît.
      4 Donc, est-ce qu’on peut manger la viande des animaux offerts aux faux dieux ? Les faux dieux n’existent pas dans le monde, nous le savons bien, et il n’y a qu’un seul Dieu.
      5 Bien sûr, certains disent qu’il y a des dieux au ciel et sur la terre. Et c’est vrai, pour eux il y a plusieurs dieux et plusieurs seigneurs.
      6 En tout cas, pour nous, il n’y a qu’un seul Dieu : c’est le Père. Tout vient de lui, et c’est pour lui que nous vivons. Et il n’y a qu’un seul Seigneur : c’est Jésus-Christ. Tout existe par lui, et c’est par lui que nous vivons.
      7 Mais tous ne savent pas cela ! Jusqu’à présent, certains avaient l’habitude de prier les faux dieux. Maintenant encore, ils mangent la viande des sacrifices, comme si elle était vraiment offerte aux faux dieux. Leur conscience est fragile, et ils se sentent salis par cette nourriture.
      8 Pourtant, ce n’est pas la nourriture qui nous rapproche de Dieu. Si nous n’en mangeons pas, nous ne perdons rien, si nous en mangeons, nous ne gagnons rien non plus.
      9 Vous êtes libres de faire ce que vous voulez. Mais attention, cette liberté ne doit pas faire tomber les chrétiens fragiles dans le péché !
      10 En effet, toi qui connais la vérité, si on te voit en train de manger dans un temple de faux dieux, qu’est-ce qui va se passer ? Tu vas peut-être entraîner quelqu’un qui a une conscience fragile à manger, lui aussi, la viande des animaux offerts aux faux dieux.
      11 Et, à cause de ta connaissance, ce chrétien fragile va tomber, lui pour qui le Christ est mort !
      12 Quand vous péchez de cette façon contre vos frères et vos sœurs, et quand vous blessez leur conscience fragile, c’est contre le Christ que vous péchez.
      13 C’est pourquoi, si la nourriture doit faire tomber mes frères et mes sœurs chrétiens dans le péché, je ne mangerai plus jamais de viande, pour ne pas les faire tomber.

      1 Corinthiens 9

      1 Moi aussi, je suis libre de faire ce que je veux. Est-ce que je ne suis pas apôtre ? Est-ce que je n’ai pas vu Jésus notre Seigneur ? Est-ce que vous n’êtes pas le résultat de mon travail au service du Seigneur ?
      2 Si, pour certains, je ne suis pas un apôtre, pour vous, du moins, je le suis. Oui, vous êtes la preuve que j’ai bien fait mon travail d’apôtre au service du Seigneur.
      3 Voici ma réponse à ceux qui m’accusent :
      4 est-ce que nous n’avons pas le droit de recevoir de la nourriture et de la boisson pour notre travail ?
      5 Est-ce que nous n’avons pas le droit d’emmener avec nous une femme chrétienne ? Les autres apôtres, les frères du Seigneur et Pierre font cela !
      6 Ou bien est-ce que Barnabas et moi, nous sommes les seuls qui devons gagner notre vie ?
      7 Quand quelqu’un est dans l’armée, il ne paie pas pour faire son service militaire. Quand quelqu’un cultive un arbre, il mange ses fruits. Ou bien, quand quelqu’un garde un troupeau, il boit le lait des bêtes.
      8 Est-ce que ces façons de faire sont seulement des coutumes humaines ? Est-ce que la loi ne dit pas la même chose ?
      9 En effet, dans la loi de Moïse, on lit : « Quand le bœuf travaille pendant la récolte, ne l’empêche pas de manger des épis. » Est-ce que Dieu s’occupe des bœufs ?
      10 Ou bien est-ce qu’il parle surtout pour nous ? Oui, c’est pour nous que ces paroles sont écrites. Celui qui laboure doit labourer, en espérant récolter quelque chose. Celui qui travaille pendant la récolte doit espérer recevoir des épis.
      11 Nous avons semé en vous les bienfaits de l’Esprit Saint. Alors, si nous récoltons une partie de vos richesses matérielles, est-ce que c’est extraordinaire ?
      12 Si certains ont le droit de faire cela chez vous, nous l’avons beaucoup plus qu’eux ! Mais nous n’avons pas profité de ce droit. Au contraire, nous supportons tout pour ne pas gêner la Bonne Nouvelle du Christ.
      13 Ceux qui font le service du temple, c’est le temple qui les nourrit. Ceux qui offrent des sacrifices sur l’autel reçoivent leur part de ces sacrifices. Vous ne savez donc pas cela ?
      14 De la même façon, ceux qui annoncent la Bonne Nouvelle doivent vivre de cette Bonne Nouvelle, c’est le Seigneur qui l’a commandé.
      15 Mais moi, je n’ai profité de rien de tout cela, et je n’écris pas ici pour réclamer ces droits. Plutôt mourir ! Non, personne ne m’enlèvera cette raison d’être fier.
      16 Pour moi, annoncer la Bonne Nouvelle, ce n’est pas une raison d’être fier, car je ne peux pas faire autrement. Quel malheur pour moi si je n’annonce pas la Bonne Nouvelle !
      17 Si c’était moi qui avais choisi ce travail, oui, j’aurais droit à un salaire. Mais comme je ne peux pas faire autrement, je fais simplement ce que je dois.
      18 Alors, quel est mon salaire ? C’est d’offrir la Bonne Nouvelle gratuitement. Je l’annonce sans profiter des droits qu’elle me donne.
      19 Personne parmi vous ne peut me forcer à faire quelque chose. Pourtant, j’ai voulu devenir le serviteur de tous, pour gagner le plus de gens possible.
      20 Avec les Juifs, je vis comme un Juif, pour gagner les Juifs. Avec ceux qui obéissent à la loi de Moïse, j’obéis à la loi, pour gagner ceux qui lui obéissent. Pourtant, je ne suis pas obligé d’obéir à cette loi.
      21 Avec ceux qui ne connaissent pas la loi de Moïse, je vis comme si je n’avais pas cette loi, pour gagner ceux qui ne la connaissent pas. Pourtant, j’ai la loi de Dieu, puisque j’obéis à la loi du Christ.
      22 Avec les chrétiens fragiles, je vis comme si j’étais fragile, pour gagner ceux qui sont fragiles. Je me donne entièrement à tous, pour en sauver sûrement quelques-uns.
      23 Et tout cela, je le fais à cause de la Bonne Nouvelle, pour participer à ses richesses.
      24 Au stade, tous les coureurs font la course, mais un seul gagne le prix. Vous ne savez donc pas cela ? Alors courez pour gagner le prix !
      25 Tous les sportifs s’entraînent, en se privant de beaucoup de choses. Eux, ils le font pour gagner une récompense qui ne dure pas, nous, c’est pour une récompense qui dure.
      26 C’est pourquoi, moi, je cours, mais pas au hasard. Je suis comme un boxeur, mais je ne donne pas de coups dans le vide.
      27 Je traite mon corps durement, j’en suis totalement maître. Sinon, moi qui ai annoncé le message aux autres, je risque ensuite d’être éliminé.

      1 Corinthiens 10

      1 Frères et sœurs chrétiens, je veux vous rappeler ce qui est arrivé à nos ancêtres. Ils ont tous été protégés par le nuage, ils ont tous traversé la mer Rouge.
      2 Ils ont tous été baptisés dans le nuage et dans la mer, en étant unis à Moïse.
      3 Ils ont tous mangé la même nourriture spirituelle
      4 et ils ont bu la même boisson spirituelle. En effet, ils ont bu à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher, c’était le Christ.
      5 Pourtant, parmi eux, presque personne n’a plu à Dieu, c’est pourquoi ils sont morts dans le désert.
      6 Ces choses-là sont arrivées pour nous servir d’exemples. Alors nous n’aurons pas envie de faire le mal comme nos ancêtres.
      7 N’adorez pas les faux dieux, comme certains parmi eux l’ont fait. Les Livres Saints racontent cela : « Le peuple s’est assis pour manger et pour boire. Ensuite, les gens se sont mis debout pour s’amuser. »
      8 N’ayons pas une vie immorale en agissant comme certains d’entre eux l’ont fait, et 23 000 sont morts en un seul jour.
      9 Ne provoquons pas le Seigneur, comme certains parmi eux l’ont fait, et des serpents les ont fait mourir.
      10 Enfin, ne nous plaignons pas, comme certains parmi eux l’ont fait, et l’ange de la mort les a détruits.
      11 Ces choses-là sont arrivées à nos ancêtres pour nous servir d’exemples. On les a écrites pour nous avertir, nous qui sommes bientôt arrivés à la fin des temps.
      12 C’est pourquoi celui qui se croit solide doit faire attention à ne pas tomber.
      13 Toutes les tentations que vous avez rencontrées étaient normales pour des hommes et des femmes. Dieu est fidèle, et il ne permettra pas que vous soyez tentés au-dessus de vos forces. Quand vous serez tentés, Dieu vous donnera la force de le supporter et le moyen d’en sortir.
      14 C’est pourquoi, mes amis très chers, n’allez pas aux cérémonies en l’honneur des faux dieux !
      15 Je vous parle comme à des personnes sages. Jugez vous-mêmes ce que je dis.
      16 Nous remercions Dieu pour la coupe de bénédiction. Quand nous la buvons, est-ce que nous n’entrons pas en communion avec le sang du Christ ? Quand nous mangeons le pain que nous partageons, est-ce que nous n’entrons pas en communion avec le corps du Christ ?
      17 Il y a un seul pain. Alors, tous ensemble, nous sommes un seul corps, parce que nous mangeons tous un seul pain.
      18 Voyez les Israélites : ceux qui mangent des animaux offerts en sacrifice sur l’autel sont en communion avec Dieu.
      19 Qu’est-ce que je veux dire ? Que la viande offerte aux faux dieux vaut quelque chose ? Ou bien que les faux dieux valent quelque chose ?
      20 Non ! Mais je veux dire que ces sacrifices sont offerts aux esprits mauvais, et non à Dieu. Et je ne veux pas que vous soyez en communion avec les esprits mauvais.
      21 Vous ne pouvez pas boire à la fois à la coupe du Seigneur et à la coupe des esprits mauvais. Vous ne pouvez pas prendre part à la fois au repas du Seigneur et aux repas des esprits mauvais.
      22 Ou bien, est-ce que nous voulons rendre le Seigneur jaloux ? Est-ce que nous sommes plus forts que lui ?
      23 Certains disent : « Tout est permis. » Oui, mais tout n’est pas bon. « Tout est permis », c’est vrai, mais tout ne construit pas la communauté.
      24 Personne ne doit chercher son intérêt à soi, mais plutôt celui des autres.
      25 Tout ce qu’on vend au marché, mangez-en sans poser de question, avec une conscience tranquille.
      26 En effet, tout appartient au Seigneur : la terre et tout ce qu’elle contient.
      27 Par exemple, quelqu’un qui n’est pas chrétien vous invite, et vous acceptez son invitation. Alors mangez la nourriture qu’on vous offre, avec une conscience tranquille.
      28 Mais on vous dira peut-être : « C’est de la viande offerte en sacrifice aux faux dieux. » Alors, n’en mangez pas, à cause de celui qui vous a dit cela, et pour des raisons de conscience.
      29 Je parle de sa conscience à lui et non de la vôtre. Mais est-ce que la conscience de quelqu’un d’autre va juger ce que je fais librement ? Pourquoi donc ?
      30 Quand je mange en remerciant Dieu, je dis merci pour la nourriture. Alors, on ne peut pas dire du mal de moi, à cause de cette nourriture.
      31 Donc, quand vous mangez, quand vous buvez, ou quand vous faites autre chose, agissez en tout pour la gloire de Dieu.
      32 Ne faites tomber personne dans le péché par votre façon d’agir : ni les Juifs, ni ceux qui ne sont pas juifs, ni l’Église de Dieu.
      33 Faites comme moi ! J’essaie de plaire à tous dans toutes mes actions. Je ne cherche pas mon intérêt, je cherche l’intérêt de tous pour qu’ils soient sauvés.
    • Romains 3

      9 Quoi donc ! sommes-nous plus excellents ? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l'empire du péché,
      18 La crainte de Dieu n'est pas devant leurs yeux.

      Romains 4

      1 Que dirons-nous donc qu'Abraham, notre père, a obtenu selon la chair ?
      2 Si Abraham a été justifié par les oeuvres, il a sujet de se glorifier, mais non devant Dieu.
      3 Car que dit l'Écriture ? Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice.
      4 Or, à celui qui fait une oeuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due ;
      5 et à celui qui ne fait point d'oeuvre, mais qui croit en celui qui justifie l'impie, sa foi lui est imputée à justice.
      6 De même David exprime le bonheur de l'homme à qui Dieu impute la justice sans les oeuvres :
      7 Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, Et dont les péchés sont couverts !
      8 Heureux l'homme à qui le Seigneur n'impute pas son péché !
      9 Ce bonheur n'est-il que pour les circoncis, ou est-il également pour les incirconcis ? Car nous disons que la foi fut imputée à justice à Abraham.
      10 Comment donc lui fut-elle imputée ? Était-ce après, ou avant sa circoncision ? Il n'était pas encore circoncis, il était incirconcis.
      11 Et il reçut le signe de la circoncision, comme sceau de la justice qu'il avait obtenue par la foi quand il était incirconcis, afin d'être le père de tous les incirconcis qui croient, pour que la justice leur fût aussi imputée,
      12 et le père des circoncis, qui ne sont pas seulement circoncis, mais encore qui marchent sur les traces de la foi de notre père Abraham quand il était incirconcis.
      13 En effet, ce n'est pas par la loi que l'héritage du monde a été promis à Abraham ou à sa postérité, c'est par la justice de la foi.
      14 Car, si les héritiers le sont par la loi, la foi est vaine, et la promesse est anéantie,
      15 parce que la loi produit la colère, et que là où il n'y a point de loi il n'y a point non plus de transgression.
      16 C'est pourquoi les héritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grâce, afin que la promesse soit assurée à toute la postérité, non seulement à celle qui est sous la loi, mais aussi à celle qui a la foi d'Abraham, notre père à tous, selon qu'il est écrit :
      17 Je t'ai établi père d'un grand nombre de nations. Il est notre père devant celui auquel il a cru, Dieu, qui donne la vie aux morts, et qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient.
      18 Espérant contre toute espérance, il crut, en sorte qu'il devint père d'un grand nombre de nations, selon ce qui lui avait été dit : Telle sera ta postérité.
      19 Et, sans faiblir dans la foi, il ne considéra point que son corps était déjà usé, puisqu'il avait près de cent ans, et que Sara n'était plus en état d'avoir des enfants.
      20 Il ne douta point, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu ; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu,
      21 et ayant la pleine conviction que ce qu'il promet il peut aussi l'accomplir.
      22 C'est pourquoi cela lui fut imputé à justice.
      23 Mais ce n'est pas à cause de lui seul qu'il est écrit que cela lui fut imputé ;
      24 c'est encore à cause de nous, à qui cela sera imputé, à nous qui croyons en celui qui a ressuscité des morts Jésus notre Seigneur,
      25 lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification.

      1 Corinthiens 8

      1 Pour ce qui concerne les viandes sacrifiées aux idoles, nous savons que nous avons tous la connaissance. -La connaissance enfle, mais la charité édifie.
      2 Si quelqu'un croit savoir quelque chose, il n'a pas encore connu comme il faut connaître.
      3 Mais si quelqu'un aime Dieu, celui-là est connu de lui. -
      4 Pour ce qui est donc de manger des viandes sacrifiées aux idoles, nous savons qu'il n'y a point d'idole dans le monde, et qu'il n'y a qu'un seul Dieu.
      5 Car, s'il est des êtres qui sont appelés dieux, soit dans le ciel, soit sur la terre, comme il existe réellement plusieurs dieux et plusieurs seigneurs,
      6 néanmoins pour nous il n'y a qu'un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes.
      7 Mais cette connaissance n'est pas chez tous. Quelques-uns, d'après la manière dont ils envisagent encore l'idole, mangent de ces viandes comme étant sacrifiées aux idoles, et leur conscience, qui est faible, en est souillée.
      8 Ce n'est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu : si nous en mangeons, nous n'avons rien de plus ; si nous n'en mangeons pas, nous n'avons rien de moins.
      9 Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d'achoppement pour les faibles.
      10 Car, si quelqu'un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d'idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles ?
      11 Et ainsi le faible périra par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort !
      12 En péchant de la sorte contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre Christ.
      13 C'est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère.

      1 Corinthiens 9

      1 Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? N'ai-je pas vu Jésus notre Seigneur ? N'êtes-vous pas mon oeuvre dans le Seigneur ?
      2 Si pour d'autres je ne suis pas apôtre, je le suis au moins pour vous ; car vous êtes le sceau de mon apostolat dans le Seigneur.
      3 C'est là ma défense contre ceux qui m'accusent.
      4 N'avons-nous pas le droit de manger et de boire ?
      5 N'avons-nous pas le droit de mener avec nous une soeur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ?
      6 Ou bien, est-ce que moi seul et Barnabas nous n'avons pas le droit de ne point travailler ?
      7 Qui jamais fait le service militaire à ses propres frais ? Qui est-ce qui plante une vigne, et n'en mange pas le fruit ? Qui est-ce qui fait paître un troupeau, et ne se nourrit pas du lait du troupeau ?
      8 Ces choses que je dis, n'existent-elles que dans les usages des hommes ? la loi ne les dit-elle pas aussi ?
      9 Car il est écrit dans la loi de Moïse : Tu n'emmuselleras point le boeuf quand il foule le grain. Dieu se met-il en peine des boeufs,
      10 ou parle-t-il uniquement à cause de nous ? Oui, c'est à cause de nous qu'il a été écrit que celui qui laboure doit labourer avec espérance, et celui qui foule le grain fouler avec l'espérance d'y avoir part.
      11 Si nous avons semé parmi vous les biens spirituels, est-ce une grosse affaire si nous moissonnons vos biens temporels.
      12 Si d'autres jouissent de ce droit sur vous, n'est-ce pas plutôt à nous d'en jouir ? Mais nous n'avons point usé de ce droit ; au contraire, nous souffrons tout, afin de ne pas créer d'obstacle à l'Évangile de Christ.
      13 Ne savez-vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l'autel ont part à l'autel ?
      14 De même aussi, le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l'Évangile de vivre de l'Évangile.
      15 Pour moi, je n'ai usé d'aucun de ces droits, et ce n'est pas afin de les réclamer en ma faveur que j'écris ainsi ; car j'aimerais mieux mourir que de me laisser enlever ce sujet de gloire.
      16 Si j'annonce l'Évangile, ce n'est pas pour moi un sujet de gloire, car la nécessité m'en est imposée, et malheur à moi si je n'annonce pas l'Évangile !
      17 Si je le fais de bon coeur, j'en ai la récompense ; mais si je le fais malgré moi, c'est une charge qui m'est confiée.
      18 Quelle est donc ma récompense ? C'est d'offrir gratuitement l'Évangile que j'annonce, sans user de mon droit de prédicateur de l'Évangile.
      19 Car, bien que je sois libre à l'égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre.
      20 Avec les Juifs, j'ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs ; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi (quoique je ne sois pas moi-même sous la loi), afin de gagner ceux qui sont sous la loi ;
      21 avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi (quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi.
      22 J'ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d'en sauver de toute manière quelques-uns.
      23 Je fais tout à cause de l'Évangile, afin d'y avoir part.
      24 Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu'un seul remporte le prix ? Courez de manière à le remporter.
      25 Tous ceux qui combattent s'imposent toute espèce d'abstinences, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible ; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible.
      26 Moi donc, je cours, non pas comme à l'aventure ; je frappe, non pas comme battant l'air.
      27 Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d'être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres.

      1 Corinthiens 10

      1 Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu'ils ont tous passé au travers de la mer,
      2 qu'ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer,
      3 qu'ils ont tous mangé le même aliment spirituel,
      4 et qu'ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ.
      5 Mais la plupart d'entre eux ne furent point agréables à Dieu, puisqu'ils périrent dans le désert.
      6 Or, ces choses sont arrivées pour nous servir d'exemples, afin que nous n'ayons pas de mauvais désirs, comme ils en ont eu.
      7 Ne devenez point idolâtres, comme quelques-uns d'eux, selon qu'il est écrit : Le peuple s'assit pour manger et pour boire ; puis ils se levèrent pour se divertir.
      8 Ne nous livrons point à l'impudicité, comme quelques-uns d'eux s'y livrèrent, de sorte qu'il en tomba vingt-trois mille en un seul jour.
      9 Ne tentons point le Seigneur, comme le tentèrent quelques-uns d'eux, qui périrent par les serpents.
      10 Ne murmurez point, comme murmurèrent quelques-uns d'eux, qui périrent par l'exterminateur.
      11 Ces choses leur sont arrivées pour servir d'exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.
      12 Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber !
      13 Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter.
      14 C'est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l'idolâtrie.
      15 Je parle comme à des hommes intelligents ; jugez vous-mêmes de ce que je dis.
      16 La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas la communion au sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas la communion au corps de Christ ?
      17 Puisqu'il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps ; car nous participons tous à un même pain.
      18 Voyez les Israélites selon la chair : ceux qui mangent les victimes ne sont-ils pas en communion avec l'autel ?
      19 Que dis-je donc ? Que la viande sacrifiée aux idoles est quelque chose, ou qu'une idole est quelque chose ? Nullement.
      20 Je dis que ce qu'on sacrifie, on le sacrifie à des démons, et non à Dieu ; or, je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons.
      21 Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur, et la coupe des démons ; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur, et à la table des démons.
      22 Voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur ? Sommes-nous plus forts que lui ?
      23 Tout est permis, mais tout n'est pas utile ; tout est permis, mais tout n'édifie pas.
      24 Que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d'autrui.
      25 Mangez de tout ce qui se vend au marché, sans vous enquérir de rien par motif de conscience ;
      26 car la terre est au Seigneur, et tout ce qu'elle renferme.
      27 Si un non-croyant vous invite et que vous vouliez aller, mangez de tout ce qu'on vous présentera, sans vous enquérir de rien par motif de conscience.
      28 Mais si quelqu'un vous dit : Ceci a été offert en sacrifice ! n'en mangez pas, à cause de celui qui a donné l'avertissement, et à cause de la conscience.
      29 Je parle ici, non de votre conscience, mais de celle de l'autre. Pourquoi, en effet, ma liberté serait-elle jugée par une conscience étrangère ?
      30 Si je mange avec actions de grâces, pourquoi serais-je blâmé au sujet d'une chose dont je rends grâces ?
      31 Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu.
      32 Ne soyez en scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l'Église de Dieu,
      33 de la même manière que moi aussi je m'efforce en toutes choses de complaire à tous, cherchant, non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu'ils soient sauvés.
    • Romains 3

      9 Quoi donc ! sommes-nous supérieurs ? Absolument pas. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous (l’empire) du péché,
      18 La crainte de Dieu n’est pas devant leurs yeux.

      Romains 4

      1 Que dirons-nous donc d’Abraham, notre ancêtre selon la chair ? Qu’a-t-il obtenu ?
      2 Si en effet Abraham a été justifié par les œuvres, il a sujet de se glorifier. Mais devant Dieu, il n’en est pas ainsi ;
      3 en effet, que dit l’Écriture ? Abraham crut à Dieu, et cela lui fut compté comme justice.
      4 Or, à celui qui fait une œuvre, le salaire est compté non comme une grâce, mais comme un dû.
      5 Quant à celui qui ne fait pas d’œuvre, mais croit en celui qui justifie l’impie, sa foi lui est comptée comme justice.
      6 De même, David proclame le bonheur de l’homme au compte de qui Dieu met la justice, sans œuvres :
      7 Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, Et dont les péchés sont couverts !
      8 Heureux l’homme à qui le Seigneur ne compte pas son péché !
      9 Ce bonheur n’est-il que pour les circoncis, ou est-il également pour les incirconcis ? Car nous disons : Pour Abraham la foi fut comptée comme justice.
      10 Comment donc était-il lorsqu’elle lui fut comptée ? Était-il circoncis ou non ? Il n’était pas encore circoncis, il était incirconcis.
      11 Et il reçut le signe de la circoncision, comme sceau de la justice (qu’il avait obtenue) par la foi, quand il était incirconcis. Il est ainsi le père de tous ceux qui croient, bien qu’incirconcis, pour que la justice leur soit comptée.
      12 Et il est aussi le père des circoncis, qui n’ont pas seulement la circoncision, mais encore qui marchent sur les traces de la foi de notre père Abraham quand il était incirconcis.
      13 En effet, ce n’est point par la loi que l’héritage du monde a été promis à Abraham ou à sa descendance, c’est par la justice de la foi.
      14 Si c’est par la loi qu’on est héritier, la foi est vaine, et la promesse est annulée.
      15 Car la loi produit la colère et là où il n’y a pas de loi, il n’y a pas non plus de transgression.
      16 Donc c’est par la foi, pour qu’il s’agisse d’une grâce, afin que la promesse soit assurée à toute la descendance, non seulement à celle qui a la loi, mais aussi à celle qui a la foi d’Abraham notre père à tous, selon qu’il est écrit :
      17 Je t’ai établi père d’un grand nombre de nations. (Il est notre père à tous) devant Dieu en qui il a cru, qui donne la vie aux morts et qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas.
      18 Espérant contre toute espérance, il crut et devint ainsi père d’un grand nombre de nations, selon ce qui avait été dit : Telle sera ta descendance.
      19 Et, sans faiblir dans la foi, il considéra son corps presque mourant, puisqu’il avait près de cent ans, et le sein maternel de Sara déjà atteint par la mort.
      20 Mais face à la promesse de Dieu il ne douta point, par incrédulité, mais fortifié par la foi, il donna gloire à Dieu
      21 pleinement convaincu de ceci : ce que (Dieu) a promis, il a aussi la puissance de l’accomplir.
      22 C’est pourquoi cela lui fut compté comme justice.
      23 Mais ce n’est pas à cause de lui seul, qu’il est écrit : Cela lui fut compté,
      24 c’est aussi à cause de nous, à qui cela sera compté, nous qui croyons en celui qui a ressuscité d’entre les morts Jésus notre Seigneur,
      25 livré pour nos offenses, et ressuscité pour notre justification.

      1 Corinthiens 8

      1 Pour ce qui concerne les (viandes) sacrifiées aux idoles, nous savons que tous, nous avons de la connaissance. – La connaissance enorgueillit, mais l’amour édifie.
      2 Si quelqu’un pense connaître quelque chose, il n’a pas encore connu comme il faut connaître.
      3 Mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est connu de lui. –
      4 A propos donc de la consommation des viandes sacrifiées aux idoles, nous savons qu’il n’y a pas d’idole dans le monde, et qu’il n’y a qu’un seul Dieu.
      5 Car, quoiqu’il y ait ce qu’on appelle des dieux, soit dans le ciel, soit sur la terre, – et de fait il y a beaucoup de dieux et beaucoup de seigneurs, –
      6 néanmoins pour nous, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses, et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes.
      7 Mais tous n’ont pas cette connaissance. En effet, quelques-uns, retenus encore par l’habitude à l’égard de l’idole, mangent de ces viandes en tant que sacrifiées, et leur conscience qui est faible en est souillée.
      8 Ce n’est pas un aliment qui nous rapprochera de Dieu : si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de moins ; si nous en mangeons, nous n’avons rien de plus.
      9 Prenez garde, toutefois, que votre droit ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles.
      10 Car si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d’idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles ?
      11 Et ainsi le faible périt par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort !
      12 En péchant de la sorte contre les frères et en heurtant leur conscience faible, vous péchez contre Christ.
      13 C’est pourquoi, si un aliment fait tomber mon frère, jamais plus je ne mangerai de viande, afin de ne pas faire tomber mon frère.

      1 Corinthiens 9

      1 Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? N’ai-je pas vu Jésus notre Seigneur ? N’êtes-vous pas mon œuvre dans le Seigneur ?
      2 Si pour d’autres je ne suis pas apôtre, je le suis au moins pour vous ; car vous êtes le sceau de mon apostolat dans le Seigneur.
      3 C’est là ma défense contre ceux qui me font un procès.
      4 N’avons-nous pas le droit de manger et de boire ?
      5 N’avons-nous pas le droit d’emmener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ?
      6 Ou bien, est-ce que moi seul et Barnabas nous n’avons pas le droit de ne point travailler ?
      7 Qui donc sert jamais dans une armée à ses propres frais ? Qui plante une vigne et n’en mange pas le fruit ? Qui fait paître un troupeau et ne se nourrit pas du lait du troupeau ?
      8 Est-ce en homme que je parle ainsi ? La loi aussi ne le dit-elle pas ?
      9 Car il est écrit dans la loi de Moïse : Tu n’emmuselleras pas le bœuf quand il foule le grain. Dieu se met-il en peine des bœufs,
      10 ou parle-t-il uniquement à cause de nous ? Oui, c’est à cause de nous que cela fut écrit ; celui qui laboure doit labourer avec espérance, et celui qui foule le grain, fouler avec l’espérance d’y avoir part.
      11 Si nous avons semé pour vous les biens spirituels, est-ce excessif que nous moissonnions vos biens matériels ?
      12 Si d’autres jouissent de ce droit sur vous, n’est-ce pas plutôt à nous d’en jouir ? Mais nous n’avons pas usé de ce droit ; au contraire, nous supportons tout, afin de ne pas créer d’obstacle à l’Évangile de Christ.
      13 Ne savez-vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l’autel ont part à (ce qui est offert sur) l’autel ?
      14 De même aussi, le Seigneur a établi comme règle que ceux qui annoncent l’Évangile vivent de l’Évangile.
      15 Pour moi, je n’ai usé d’aucun de ces droits, et je n’écris pas ainsi pour qu’ils me soient attribués ; car j’aimerais mieux mourir... ! Personne ne m’enlèvera ce sujet de gloire.
      16 Évangéliser n’est pas pour moi un sujet de gloire, car la nécessité m’en est imposée ; malheur à moi si je n’évangélise !
      17 Si je le fais de bon gré, j’en ai la récompense ; mais si je le fais malgré moi, c’est une charge qui m’est confiée.
      18 Quelle est donc ma récompense ? C’est, en évangélisant, d’annoncer gratuitement l’Évangile, sans user du droit que l’Évangile me donne.
      19 Car, bien que je sois libre à l’égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre.
      20 Avec les Juifs, j’ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs ; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi – et pourtant je ne suis pas moi-même sous la loi – afin de gagner ceux qui sont sous la loi ;
      21 avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi – et pourtant je ne suis pas moi-même sans la loi de Dieu, mais sous la loi de Christ – afin de gagner ceux qui sont sans loi.
      22 J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns.
      23 Je fais tout à cause de l’Évangile, afin d’y avoir part.
      24 Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul reçoit le prix ? Courez de manière à l’obtenir.
      25 Tout lutteur s’impose toute espèce d’abstinences ; eux, pour recevoir une couronne corruptible, nous, pour une couronne incorruptible.
      26 Moi donc, je cours, mais non pas à l’aventure ; je donne des coups de poing, mais non pour battre l’air.
      27 Au contraire, je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur, après avoir prêché aux autres, d’être moi-même disqualifié.

      1 Corinthiens 10

      1 Frères, je ne veux pas que vous l’ignoriez ; nos pères ont tous été sous la nuée, ils ont tous passé au travers de la mer,
      2 ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer,
      3 ils ont tous mangé le même aliment spirituel,
      4 et ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était le Christ.
      5 Mais la plupart d’entre eux ne furent pas agréables à Dieu, puisqu’ils tombèrent morts dans le désert.
      6 Or, ce sont là des exemples pour nous, afin que nous n’ayons pas de mauvais désirs, comme ils en ont eus.
      7 Ne devenez pas idolâtres, comme certains d’entre eux, selon qu’il est écrit : Le peuple s’assit pour manger et pour boire ; puis ils se levèrent pour se divertir.
      8 Ne nous livrons pas à l’inconduite, comme certains d’entre eux s’y livrèrent, de sorte qu’il en tomba 23 000 en un seul jour.
      9 Ne tentons pas le Seigneur comme le tentèrent certains d’entre eux, qui périrent par les serpents.
      10 Ne murmurez pas, comme murmurèrent certains d’entre eux, qui périrent par l’exterminateur.
      11 Cela leur est arrivé à titre d’exemple et fut écrit pour nous avertir, nous pour qui la fin des siècles est arrivée.
      12 Ainsi donc, que celui qui pense être debout prenne garde de tomber !
      13 Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine ; Dieu est fidèle et ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation, il donnera aussi le moyen d’en sortir, pour que vous puissiez la supporter.
      14 C’est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie.
      15 Je parle comme à des hommes intelligents ; jugez vous-mêmes de ce que je dis.
      16 La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion au corps du Christ ?
      17 Puisqu’il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous sommes un seul corps ; car nous participons tous à un même pain.
      18 Voyez les Israélites selon la chair : ceux qui mangent les victimes ne sont-ils pas en communion avec l’autel ?
      19 Que dis-je donc ? Que la viande sacrifiée aux idoles est quelque chose ? ou qu’une idole est quelque chose ? (Nullement).
      20 Mais ce qu’on sacrifie, on le sacrifie à des démons et non à Dieu ; or je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons.
      21 Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons ; vous ne pouvez avoir part à la table du Seigneur et à la table des démons.
      22 Voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur ? Sommes-nous plus forts que lui ?
      23 Tout est permis, mais tout n’est pas utile ; tout est permis, mais tout n’édifie pas.
      24 Que personne ne cherche son propre intérêt, mais celui d’autrui.
      25 Mangez de tout ce qui se vend au marché, sans vous poser aucune question par motif de conscience ;
      26 car la terre est au Seigneur, et tout ce qu’elle renferme.
      27 Si un non-croyant vous invite et que vous vouliez y aller, mangez de tout ce qu’on vous présentera, sans vous poser aucune question par motif de conscience.
      28 Mais si quelqu’un vous dit : Ceci a été offert en sacrifice ! n’en mangez pas, à cause de [celui qui vous a prévenus, et à cause] de la conscience.
      29 Je parle ici, non de votre conscience, mais de celle de l’autre. Pourquoi, en effet, ma liberté serait-elle jugée par une conscience étrangère ?
      30 Si je prends ma part avec actions de grâces, pourquoi serais-je calomnié pour ce dont je rends grâces ?
      31 Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, et quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu.
      32 Ne soyez une pierre d’achoppement ni pour les Grecs, ni pour les Juifs, ni pour l’Église de Dieu,
      33 comme moi aussi je me rends agréable en tout et à tous, cherchant non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés.
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