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PAUL (l'apôtre) 7.

VI Le moraliste.

Saul de Tarse n'avait jamais connu d'autre principe de discipline intérieure que l'obéissance, d'autre cadre à sa vie morale que celui de la loi mosaïque ; mais, à l'heure de sa conversion, le prestige du légalisme s'effondre et la personnalité nouvelle connaît d'autres mobiles d'action, organise sa vie selon d'autres normes. L'apôtre se trouve en outre préposé à la direction spirituelle de prosélytes totalement ignorants de la loi juive, déshabitués de l'obéissance à la loi intérieure et souvent même incapables d'en discerner les commandements. Il va donc constituer ce que nous appelons « une morale », c'est-à-dire établir les fondements de la discipline intérieure et de son application aux problèmes posés par la vie. Chemin faisant, il ne pourra manquer de se prononcer sur la valeur de la Loi, et de déterminer le lien qui subsiste entre ce principe de sa vie antérieure et la souveraineté de l'Esprit, principe de la vie personnelle du croyant comme de la vie de l'Église.

Il y aurait quelque abus à parler d'une morale paulinienne, si l'on entendait par là une construction de l'esprit tendant à fonder rationnellement la valeur du devoir ou à déterminer son contenu. Pareilles spéculations, familières à la pensée grecque, sont absolument étrangères aux préoccupations de l'apôtre. Lorsqu'on parle de la connaissance qu'il devait avoir, de la pensée contemporaine, on oublie trop avec quelle sérénité il l'ignore sur ce point, cependant essentiel pour un homme qui se préoccupe moins de convaincre les intelligences que de déterminer les volontés. L'idée du souverain bien, la conception de l'éthique considérée comme une dialectique lui sont à ce point étrangères qu'il ne les mentionne même pas pour les combattre ou pour en montrer l'insuffisance. Sa pensée se meut sur un plan absolument différent : la distinction, pour nous classique, entre la morale et la religion, n'a pas de sens pour lui, puisque c'est l'Esprit de Dieu qui est le principe de la discipline intérieure (voir Bien, Morale).

Paul a défini lui-même son attitude comme moraliste par une formule assez énigmatique, dans laquelle il se qualifie comme « n'étant pas sous la loi », mais « n'étant pas non plus sans loi » (1Co 9:20) ; ce qu'on pourrait traduire plus explicitement en disant que le principe de sa discipline intérieure n'est pas l'obéissance à un commandement, mais qu'il n'est pas pour cela dénué de toute discipline. Celle-ci a pour principe l'Esprit ; tous les conformismes sont déclarés inutiles et tous les légalismes abolis ; mais ce n'est pas pour faire place à la liberté de l'homme naturel, c'est pour que la souveraineté de l'Esprit ne soit pas limitée par des prescriptions humaines. Il ne s'agit pas de sauvegarder l'indépendance de l'esprit au sens humain (humaniste), mais la liberté de l'Esprit au sens divin du mot.

Tel est le principe général qui domine la pensée du moraliste et qui fait de sa doctrine non une morale de l'obligation, mais une morale de l'inspiration : l'obéissance au commandement cède le pas à la spontanéité d'une personnalité nouvelle engendrée en nous par l'action de l'Esprit.

1.

DE LA NATURE A L'ESPRIT.

Quels sont les degrés par lesquels le chrétien s'élève jusqu'à l'inspiration, et par quelles normes se détermine sa conduite ?

Au premier plan--inférieur--nous trouvons ce que l'apôtre appelle la « nature » (phusis), par où il faut entendre une sorte de « morale naturelle », assez mal définie du reste, et qui comprend quelques-unes des données immédiates de la conscience et de la raison, certains principes de bon sens ou d'intérêt social et même de simples coutumes, comme lorsque Paul écrit que « la nature nous enseigne qu'il est honteux pour un homme de porter les cheveux longs » (1Co 11:14).

Cette morale élémentaire ne saurait être le guide véritable du chrétien, mais elle s'impose à lui par une sorte d'à fortiori Paul blâme les Corinthiens de ce qu'ils tolèrent un scandale qui ne serait pas supporté « même parmi les païens » (1Co 5:1). Ces « gens du dehors », que le chrétien n'a même pas à juger, descendra-t-il au-dessous d'eux ? (1Co 5:13 6:4 etc.) Lui qui ne doit pas être un enfant pour la raison (1Co 14:20) pourra juger lui-même de ce qui est bon et juste. L'apôtre le marque avec force au sujet des procès entre chrétiens ; s'ils n'ont pas assez de fidélité à l'idéal évangélique pour supporter qu'on les dépouille et pour souffrir l'injustice, au moins doivent-ils s'abstenir de ce qui est injuste et trouver parmi eux des arbitres. D'une façon générale la formule quelque peu impérative et dédaigneuse : « ne savez-vous pas que... » exprime l'évidence élémentaire de ces axiomes moraux qui s'imposent à tous.

Cependant l'homme n'est jamais abandonné de Dieu. En dehors de la révélation chrétienne ou mosaïque, il porte sa loi en lui-même : « Quand les païens qui n'ont pas la Loi font naturellement ce que la Loi ordonne, n'ayant pas la Loi, ils se tiennent lieu de loi à eux-mêmes ; ils font voir que la prescription de la Loi est gravée dans leur coeur ; leur conscience en témoigne ainsi que les jugements de réprobation ou d'approbation qu'ils portent les uns sur les autres » (Ro 2:14 et suivant). Depuis la création du monde, Dieu s'est fait connaître aux hommes par ses oeuvres ; ils sont donc inexcusables s'ils ne l'adorent pas, et leur immoralité n'est que la rançon de leur impiété, ou plus exactement leurs morales faussées découlent d'une religion dévoyée (Ro 1:18,32).

Les principes « naturels » eux-mêmes apparaissent donc au chrétien comme affectés d'un exposant religieux.

Evidemment l'apôtre ne sort pas du domaine de la morale naturelle, lorsqu'il écrit aux Thessaloniciens : « Mettez votre honneur à mener une vie paisible en vous occupant de vos propres affaires et en travaillant de vos mains, comme nous vous l'avons ordonné. Une telle conduite vous vaudra l'estime des gens du dehors et vous mettra à l'abri du besoin » (1Th 4 : et suivant) ; mais aussitôt que cet ordre est mis en question, la recommandation est reprise « au nom du Seigneur Jésus-Christ » (2Th 3:10,12) et appuyée sur l'exemple de l'apôtre (cf. les préceptes formulés au sujet de la débauche, 1Co 6:12,20, où les arguments de morale rationnelle et de morale religieuse se complètent et s'entrecroisent).

Nous arrivons ainsi au deuxième palier de la morale paulinienne. On y rencontre les éléments provenant de la tradition chrétienne, déterminée par l'enseignement même du Christ ou par ce qui est considéré comme caractérisant son esprit : Dieu n'est pas un Dieu de désordre (1Co 14:33) ; Dieu ne nous a pas appelés à l'impureté (1Th 4:7) ; et d'une façon plus nette encore, après avoir stigmatisé l'impudeur de la corruption païenne, l'apôtre reprend : « Pour vous, ce n'est pas là ce que vous avez appris à l'école du Christ » (Eph 4:20).

Ainsi ce que nous appellerions aujourd'hui le contenu de l'obligation se détermine d'abord par la tradition générale de l'humanité, ensuite par la tradition particulière de la vie chrétienne. Cette tradition est rapportée parfois aux ordres mêmes du Christ (1Co 7:10), parfois à l'autorité de ceux que Dieu a marqués par sa grâce (1Co 7:25), parfois à la tradition de l'Église (1Co 14:33), parfois à la loi mosaïque qui est ainsi en quelque sorte incorporée à la tradition évangélique (Eph 6:1-3, cf. Col 3:20).

Ailleurs c'est l'exemple du Christ qui est invoqué plutôt que sa parole : (Php 2:5 et suivants) seulement, tandis que les ordres donnés comme émanant de Jésus se rapportent à des paroles positivement prononcées par lui, les exemples évoqués se réfèrent non à des actes historiques de Jésus mais à des attitudes métaphysiques, comme le dépouillement du Fils de Dieu qui s'est fait homme. Ainsi s'explique que l'autorité de Jésus ne puisse donner lieu à un nouveau conformisme ; elle n'a rien d'empirique, d'historique ; elle est le fait de son inspiration, ou plus exactement elle est la forme concrète que l'Esprit de Dieu a prise dans la personne du Christ. Il n'y a donc pas lieu de distinguer entre l'Esprit de Dieu et l'Esprit de Christ ; c'est la même réalité souveraine qui est évoquée ici et là et qui constitue, pour le chrétien, l'instance suprême, mais sans pour cela éliminer les autres éléments de la discipline intérieure.

Un exemple caractéristique de la place accordée à ces divers éléments dans la pensée morale de l'apôtre nous est fourni par les indications qu'il donne au sujet du mariage (1Co 7). Nous trouvons d'abord des conseils de prudence dans la vie conjugale, présentés avec autant de netteté que de discrétion ( « C'est un conseil que je donne, non un ordre, » 1Co 7:6). Ensuite l'ordre formel émis par le Seigneur (1Co 7:10) de ne pas prendre l'initiative de la séparation, mais (ajoute l'apôtre « au nom du Seigneur », 1Co 7:12) de ne pas s'obstiner dans une fidélité inutile si le conjoint non chrétien refuse la vie commune. Suit une règle appuyée par le fait qu'elle est établie par Paul dans toutes les Églises : (1Co 7:17) chacun doit rester dans la situation où il était quand il est devenu chrétien ; il avoue ici qu'il n'a pas d'ordre du Seigneur, mais il revendique le droit d'en donner lui-même « comme un homme ayant reçu la grâce d'être fidèle » (1Co 7:25).

C'est donc en définitive à l'Esprit du Christ, vivant dans le fidèle, que nous aboutissons comme troisième et dernier palier de l'ascension morale du chrétien. Mais comment celui-ci, affranchi de tout légalisme et de tout moralisme, va-t-il déterminer pratiquement sa conduite ? Si « tout est permis » (1Co 10:23), comment savoir ce que Christ demande de ses serviteurs ? Le chrétien--comme naguère l'Église--doit trouver après le principe de sa discipline intérieure le critère de son activité pratique ; et ce sera ici encore la capacité de servir que l'Esprit engendrera en lui. « Tout est permis, mais tout n'édifie pas » ; il ne faut donc pas user de la liberté chrétienne pour vivre selon la chair, mais se mettre au service des autres par l'amour (Ga 5:13). Le principe d'action du chrétien n'est plus la loi (tant morale que mosaïque) mais l'Esprit de Dieu, en sorte que le moment essentiel de la vie morale n'est pas pour lui l'obéissance mais la foi (agissant par l'amour), c'est-à-dire le consentement de tout son être à la mainmise de l'Esprit du Christ qui s'est substitué à lui, en sorte que « ce n'est plus lui qui vit, c'est Christ qui vît en lui » (Ga 2:20).

L'homme est naturellement esclave du péché, et c'est en vain qu'il essaie de devenir plutôt esclave de la loi ; mais il peut devenir « esclave du Christ ». Encore cette expression « esclave du Christ » est-elle tout approximative ; l'apôtre l'emploie entraîné par le parallélisme entre le règne du péché sur l'homme naturel et le règne du Christ sur le fidèle ; mais il n'est pas vrai que le chrétien soit un esclave, il est au contraire un affranchi, arraché par l'initiative souveraine du Christ au double esclavage du péché et de la loi (Ro 6:18 et suivant).

2.

LE PECHE ET LA LOI : deux idées essentielles et d'ailleurs corrélatives, qu'il convient de préciser si nous voulons nous faire une idée un peu nette des conceptions morales de l'apôtre.

L'idée de péché, en apparence diverse et multiple, est très cohérente du moment où l'on consent à distinguer entre les péchés (paraptômata, opheïlê-mata), c'est-à-dire les manquements à la loi morale, et le péché (hamartia), c'est-à-dire la puissance génératrice du mal en nous. Dans ce sens absolu, Paul ne parle pas du péché comme d'une disposition mauvaise du coeur humain, mais comme d'une puissance en quelque sorte étrangère à notre personnalité, tout au moins à notre personnalité morale, car elle a son siège dans notre chair. Le pécheur n'est pas un être dont la nature morale comporte certaines dispositions coupables ; il est un être « vendu au péché », « esclave du péché », devenu étranger à sa véritable nature ou tout au moins incapable de la réaliser. Le pécheur ne veut pas le mal mais il le fait ; sa volonté n'est pas mauvaise, car il veut le bien, il le désire ; mais elle est impuissante, ou plus exactement elle est esclave. « Si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est donc pas moi qui le fais, c'est le péché qui habite en moi » (Ro 7:15-24).

Pour mettre fin à cette dictature du péché, il ne faut pas songer à restaurer l'autonomie de la personnalité morale, complètement ruinée par le péché. Celui-ci a prouvé sa virulence en se servant de la loi elle-même, c'est-à-dire d'une réalité spirituelle et sainte, pour mieux établir son empire sur l'homme. Tant que la loi n'avait pas été formulée, l'homme restait dans une innocence, dénuée il est vrai de toute valeur, mais qui constituait une sorte de vie naturelle et spontanée : « Autrefois, quand j'étais sans loi, je vivais ; mais le commandement étant venu, le péché a pris vie, et moi je suis mort » (Ro 7:9). En prenant conscience du caractère coupable de son attitude naturelle, l'homme s'est découvert incapable de la modifier, « car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon mon être intérieur ; mais je découvre dans mes membres une autre loi, qui lutte contre celle de ma raison et fait de moi 1 esclave de la loi du péché qui est dans mes membres » (Ro 7:23).

Si donc se révèle irréalisable l'autonomie de la personne sous le magistère de la loi que sa raison porte en elle, il faut à l'hétéronomie du péché substituer une autre hétéronomie, celle du Christ. L'autonomie de la volonté est à ce point niée, que la personnalité elle-même s'évanouit devant l'impitoyable analyse de l'apôtre : quand je fais le mal que je ne veux pas, ce n'est pas moi qui agis, mais le péché qui est en moi ; et quand je fais le bien que je ne peux pas, ce n'est pas moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi (Ga 2:20). Ainsi l'homme n'est plus qu'un champ de bataille, il disparaît, il « meurt » comme dit Paul, et ce mot doit être pris dans tout son réalisme ; il n'a qu'un moyen d'échapper au péché, c'est précisément de mourir avec Christ, car ainsi il ressuscitera avec lui à une vie nouvelle ; il faut que, « unis à lui, nous ayons reproduit en nous l'image de sa mort, afin que nous reproduisions aussi en nous l'image de sa résurrection » (Ro 6:5).

Paul développe cette idée à grand renfort d'arguments juridiques, appuyés sur le fait que la loi ne peut lier l'homme que jusqu'à la mort : celle-ci l'affranchit donc de la condamnation (Ro 7:1,4). Mais sous cette forme quelque peu scolastique vit une pensée singulièrement forte et hardie, une conception mystique assez proche de la pensée johannique sur la vie qui est en Christ et qu'il doit communiquer à ceux qui croiront en lui, --Paul dit : à ceux qui accepteront d'être crucifiés avec lui. Le moraliste ici se dépasse lui-même, il rejoint le théoricien de la vie mystique, car c'est par une grâce de Dieu qu'est offert à l'homme ce Sauveur dont la mort et la résurrection portent en elles l'espoir et déjà le gage de notre mort au péché et de notre naissance à une vie supérieure. Ce n'est pas moi qui vais, à coups de volonté, tuer en moi le vieil homme et créer une vie nouvelle ; c'est l'amour du Christ qui renouvelle en chacun des fidèles le double mystère de sa mort et de sa résurrection ; et si je suis désormais le porteur d'une vie dont le principe n'est plus le péché mais l'amour, c'est grâce à une identification mystique avec Celui qui s'est donné pour moi et qui vit en moi plus que moi-même.

3.

LA DISCIPLINE INTERIEURE n'est donc plus assurée par un conformisme moral mais, par une inspiration religieuse ; et de ce fait la position de tous les problèmes se trouve inversée. Les diverses puissances qui se déploient dans la vie de l'homme--la tempérance, la bonté, la patience--ne sont plus des vertus (voir ce mot), c'est-à-dire des forces jaillies du coeur de l'homme et dont sa volonté dispose ; ce sont des dons de Dieu (voir Charisme), c'est-à-dire des forces que le chrétien reçoit de l'Esprit et qui révèlent en lui la présence d'une réalité qui le dépasse. Les trois formes essentielles de la vie chrétienne : la foi, l'espérance et l'amour, Paul ne les appelle pas, comme fera l'Église, les « vertus théologales » ; il les appelle « les dons supérieurs ». Par cette répudiation de la loi, par cette substitution de l'amour à l'obéissance, les rapports ne sont pas rompus entre l'activité de l'homme et son salut, mais ils sont renversés : l'homme qui est sous la loi obéit pour avoir la vie par son obéissance, l'homme qui possède les dons de l'Esprit trouve naturel de produire des oeuvres dignes de l'Esprit. Le chrétien ne construit pas sa discipline intérieure en vue du salut, mais il pense qu'un homme sauvé ne peut redevenir l'esclave des puissances inférieures et il n'accepte de servitude qu'à l'égard de Jésus-Christ.

Par là toute possibilité d'orgueil est exclue, ce qui est essentiel. Toute morale de l'obéissance est une morale d'orgueil ou de désespoir, dans laquelle l'homme suppute toujours ce qu'il a fait ou omis, ce qu'il a donné ou refusé ; toute morale de la grâce ou de l'Esprit est une morale de l'humilité et de la paix intérieure, car l'homme sait qu'il a tout reçu et qu'il n'avait qu'à recevoir. Tout est humilité parce que tout est grâce.

On voit de quelle nature est l'antinomisme de Paul et comment il engendre les antithèses constantes dans lesquelles s'opposent la loi et la grâce, la loi et la foi. Cette dualité d'oppositions ne provient pas d'un manque de précision dans la pensée de l'apôtre, elle révèle une dualité de problèmes : problème théologique concernant le principe du salut--et ici la loi s'oppose à la grâce-- ; problème moral concernant le principe de l'action pratique--et ici la loi s'oppose à la foi. Si l'on voulait avoir des antithèses absolument correctes, il faudrait opposer la loi à la grâce et l'obéissance à la foi ; cette double opposition ne s'éclaircit que lorsqu'on a distingué les deux questions et que l'on a posé d'abord le problème sous son aspect moral, avant de le poser sous son aspect théologique.

On s'étonne de voir Paul déclarer que la pratique de la loi est incompatible avec la qualité de chrétien, que ceux qui lui obéissent ont complètement rompu avec Christ et sont déchus de la grâce (Ga 5:4), alors que lui-même fait souvent appel à l'autorité de la loi pour confirmer ses dires et lui emprunte en fait de nombreuses déterminations de sa discipline intérieure. Mais cela paraît tout naturel, du moment que l'on consent à distinguer entre la préoccupation du moraliste et celle du théologien.

Dans le domaine de la pratique morale, la loi est dépassée mais elle n'est pas abolie. Le chrétien agit par amour, non par obéissance au commandement ; mais les oeuvres qu'il accomplit ainsi en vertu d'une inspiration supérieure à celle de la loi sont les oeuvres mêmes de la loi. Celle-ci reste la détermination de la volonté de Dieu à l'égard de l'humanité ; le commandement de l'amour n'abolit pas la loi, il la résume : « Toute la loi se résume dans une seule parole : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Ga 5:14). L'Esprit d'ailleurs ne parle pas contre la loi ; après avoir énumère les fruits qu'il porte dans l'âme chrétienne, Paul ajoute : « contre ces choses-là, il n'y a pas de loi » (Ga 5:23) ; en sorte que la loi subsiste normalement comme un des éléments de notre discipline intérieure.

Mais lorsque nous avons en vue, non la détermination pratique de notre conduite mais le principe même de notre salut, la situation est radicalement différente. Car il faut savoir en qui nous avons mis notre espérance. Si nous comptons sur notre obéissance à la loi, sur la pratique de la circoncision ou sur quelque autre oeuvre que ce soit, pour nous assurer le salut, qu'avons-nous à faire du Christ ? N'est-il pas rigoureusement exact de dire qu'il est mort pour rien ? N'est-il pas un « ministre de péché », puisque (du moins selon la conception de Paul) il est venu pour mettre fin à cette loi qui demeure en réalité l'instrument du salut des hommes ? Il n'y a là nulle étroitesse ni intolérance ; celui qui restaure la loi montre qu'il n'a pas foi en la grâce ; il n'a plus rien à faire avec le Christ.

Même sur le terrain moral, c'est d'ailleurs une déchéance, un recul de chercher le principe de sa vie dans l'obéissance, quand on a connu un principe supérieur : la foi ; l'héritier une fois majeur, affranchi des servitudes enfantines, va-t-il se remettre sous le joug du pédagogue ? (cf. Ga 3:1-4:7) Sous prétexte de n'être pas sans loi, que le chrétien ne se remette pas sous la loi ; qu'il se constitue une discipline de vie n'empruntant plus rien à ces formes inférieures de l'obligation que Paul désigne par le terme assez obscur (gr. stoïkhéïa) d' « éléments » (voir ce mot).

Ici se trouve impliquée la condamnation de l'ascétisme. Observer les jours, les mois, réglementer le manger et le boire, tout cela a un faux air de sagesse et d'humilité, mais c'est inutile, nuisible même, car cela ramène sur un plan inférieur de la vie spirituelle. Ce sont des ordonnances humaines relevant de la lettre et de la chair, du monde ; comment le chrétien s'y soumettrait-il, lui qui vit par l'Esprit et qui a été crucifié pour le monde, comme le monde a été crucifié pour lui ? (cf. Ga 4:8-11 6:14, Col 2:16,23) L'apôtre peut recommander parfois un ascétisme occasionnel, pédagogique ; mais à vouloir en systématiser la pratique, on ferait le jeu de Satan (1Co 7:5).

La soumission aux prescriptions ascétiques (jeûnes, etc.) est le signe d'une conscience « faible », non « éclairée » ; elle n'est légitime que dans la mesure où elle est le fruit d'une conviction personnelle et non d'un vain conformisme. Le « fort », le « chrétien éclairé » qui croit pouvoir manger de tout, fait bien de se refuser aux abstinences ; le « faible », qui croit devoir s'abstenir de certains aliments, aurait tort de manger de tout ; ces conceptions sont également acceptables, pourvu que chacun agisse selon sa conviction, car « tout ce qu'on fait sans conviction est un péché » (Ro 14:23). Cependant Paul se rallie personnellement avec netteté au principe des « forts ». (cf. Ro 15:1) Il a « la ferme conviction que rien n'est impur en soi » (Ro 14:14) ; mais si quelqu'un croit qu'une chose est impure, alors pour lui elle est impure, et les « forts » doivent respecter sa « faiblesse », car nous n'avons pas à nous juger les uns les autres (Ro 14:3 et suivant).

C'est précisément ici que réside le danger pour les forts : ils risquent de mépriser les faibles et de tomber dans l'orgueil. C'est très bien d'être « éclairé » ; mais ce ne sont pas nos « lumières » qui font notre valeur, c'est l'amour que nous avons les uns pour les autres. Si donc nous scandalisons les faibles, nous nous exposons à l'incompréhension et à la calomnie, en même temps que nous risquons par notre exemple d'entraîner les faibles à agir contrairement à leur conviction, et de perdre ainsi, pour une question de nourriture, le frère pour qui Jésus-Christ est mort (Ro 14:15 et suivant). Ce qui sert en Christ, c'est l'humilité, c'est l'amour et non « les lumières ». « Être éclairé engendre l'orgueil, tandis que la charité édifie » (1Co 8:1 et suivants). Celui qui scandalise une conscience faible est coupable envers le Christ lui-même (1Co 8:8,12).

L'instance suprême n'est donc pas une loi rituelle ou morale, mais l'esprit d'amour que nous tenons du Christ. La morale de Paul se définit à chacune de ses étapes comme un anti-légalisme dominé par l'amour ; cette attitude est la seule qui permette d'éviter l'orgueil, car celui-ci est le fruit du conformisme générateur de servitude aussi bien que des fausses libertés génératrices de scandale.

4.

L'APPLICATION DE CES PRINCIPES est définie dans les épîtres avec une réelle précision. Nous avons vu notamment (parag. II) que la question des rapports entre les chrétiens et le monde païen était traitée

-à propos des viandes sacrifiées aux idoles d'un point de vue radicalement contraire à tout ascétisme légaliste et sous le seul rayonnement de l'amour. D'ailleurs, si l'on se reporte aux situations que révèlent les épîtres aux Thessaloniciens ou aux Corinthiens (1Th 4:1-8 9-12,2Th 3:6,15,1Co 5:1-6 6:12,18,2Co 9:1 2 13 etc.) il est aisé de voir que les néophytes avaient plus facilement accepté les obligations sociales que les prescriptions relatives à la vie personnelle et notamment à la discipline des moeurs. A ces esprits simplistes, des vertus telles que la libéralité ou le désintéressement semblaient plus naturellement impliquées que la maîtrise de soi dans les inspirations de l'amour chrétien. L'interprétation que nous avons donnée des principes propres à la morale paulinienne reçoit de ces constatations une confirmation indirecte.

On a dit souvent que l'application de ces principes avait été influencée radicalement par les idées eschatologiques de l'apôtre. Cette influence--indéniable--ne doit pas être exagérée. Entre les revendications d'une logique formelle et les exigences concrètes de la vie pratique, Paul n'a pas hésité : le chrétien ne doit ni mépriser ni désorganiser la vie quotidienne en raison des bouleversements qui marqueront l'avènement du Christ glorifié. L'heure en est encore inconnue et il est bon qu'elle demeure inconnue, car l'essentiel est d'être prêt spirituellement : veillons et soyons sobres, comme des fils du jour (1Th 5:1,8). La venue du Seigneur n'est pas si prochaine qu'elle puisse nous inciter à négliger le travail et les autres formes normales de la vie sociale (2Th 3:6,13).

L'idée que « le temps est court » n'exerce une action décisive sur la pensée de l'apôtre que lorsqu'elle vient renforcer d'autres tendances profondes de sa personnalité, et notamment sa tendance à « user du monde comme n'en usant pas ».

Paul a vécu replié sur lui-même, l'âme tout entière tendue vers le but unique de sa vie : la conquête du monde à son Sauveur. Il n'a pas regardé, comme son Maître, les lis des champs ni les oiseaux du ciel ; et la situation sociale de son époque, qu'il a caractérisée cependant en traits inoubliables, n'était pour lui que le fond obscur sur lequel devait éclater la gloire du Crucifié. Par tempérament autant que par vocation, il vivait détaché de tout ce qui n'était pas son apostolat. Aussi, lorsque ses conceptions eschatologiques orientent sa pensée dans le sens du détachement, elles confirment et fortifient singulièrement cette tendance générale de son esprit. Le conseil d'éviter le mariage « en raison de la crise qui est imminente » (cf. 1Co 7:25-34) n'est qu'un cas particulier de son aversion pour tout ce qui peut lier l'homme aux choses terrestres : mariage, joies, douleurs, richesse ou pauvreté, qu'est-ce que tout cela, lorsque « la figure de ce monde va passer » ? Il faut garder l'esprit libre, afin de s'occuper uniquement des affaires du Seigneur, sans se laisser paralyser, par le soin des affaires humaines.

Il semble que ce soit cette perspective eschatologique qui ait empêché Paul de maintenir la question du mariage à la hauteur où l'avait placée Jésus. La parole : « ils ne sont plus deux mais une seule chair », citée par Jésus au sujet du mariage, est appliquée par Paul à toute union charnelle, même dans la débauche (1Co 6:16), et aucune réponse précise n'est donnée à la question de savoir si le mariage est une institution humaine ou une volonté de Dieu. Jésus demande à l'homme de « ne pas séparer ce que Dieu a uni » (Mt 19:6) ; Paul considère le mariage comme sacré et Dieu lui-même nous enseigne à le respecter (1Th 4:4-8) ; mais le mariage est du temps, non de l'éternité, sa valeur est plus légale que spirituelle (1Co 7:39, Ro 7:2 et suivant) ; c'est pourquoi il est sinon condamné, du moins déconseillé pour des hommes et des femmes qui sont au seuil de l'éternité. C'est sans doute le seul exemple d'une sorte de gauchissement de la pensée morale sous la pression de l'attente eschatologique. Partout ailleurs le génie du moraliste s'affirme avec une admirable maîtrise. Là où d'autres auraient considéré comme un triomphe d'établir, fût-ce par des moyens empiriques, un conformisme de la conduite et l'obéissance à quelques commandements élémentaires, il a osé déclarer que Dieu ne se contentait pas de nos obéissances, qu'il voulait davantage parce qu'il donnait davantage, et que toutes les oeuvres, toutes les capacités et tous les charismes même étaient chose inopérante et vaine aussi longtemps qu'ils n'étaient pas inspirés et dominés par l'amour.

Ainsi les problèmes de la vie nous acheminent vers une doctrine de l'inspiration et posent impérieusement devant nous les plus hauts problèmes de la pensée religieuse.

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      32 ayant connu la juste sentence de Dieu, que ceux qui commettent de telles choses sont dignes de mort, non seulement les pratiquent, mais encore trouvent leur plaisir en ceux qui les commettent.

      Romains 2

      14 car quand les nations qui n'ont point de loi, font naturellement les choses de la loi, n'ayant pas de loi, elles sont loi à elles-mêmes,

      Romains 6

      5 Car si nous avons été identifiés avec lui dans la ressemblance de sa mort, nous le serons donc aussi dans la ressemblance de sa résurrection ;
      18 Mais ayant été affranchis du péché, vous avez été asservis à la justice

      Romains 7

      1 Ignorez-vous, frères, (car je parle à gens qui entendent ce que c'est que la loi,) que la loi a autorité sur l'homme aussi longtemps qu'il vit ?
      2 Car le femme qui est soumise à un mari, est liée à son mari par la loi, tant qu'il vit ; mais si le mari meurt, elle est déliée de la loi du mari.
      4 C'est pourquoi, mes frères, vous aussi, vous avez été mis à mort à la loi par le corps du Christ, pour être à un autre, à celui qui est ressuscité d'entre les morts, afin que nous portions du fruit pour Dieu.
      9 Or moi, étant autrefois sans loi, je vivais ; mais le commandement étant venu, le péché a repris vie, et moi je mourus ;
      15 car ce que je fais, je ne le reconnais pas, car ce n'est pas ce que je veux, que je fais, mais ce que je hais, je le pratique.
      16 Or si c'est ce que je ne veux pas que je pratique, j'approuve la loi, reconnaissant qu'elle est bonne.
      17 Or maintenant, ce n'est plus moi qui fais cela, mais c'est le péché qui habite en moi.
      18 Car je sais qu'en moi, c'est-à-dire en ma chair, il n'habite point de bien ; car le vouloir est avec moi, mais accomplir le bien, cela je ne le trouve pas.
      19 Car le bien que je veux, je ne le pratique pas ; mais le mal que je ne veux pas, je le fais.
      20 Or si ce que ne je veux pas, moi, -je le pratique, ce n'est plus moi qui l'accomplis, mais c'est le péché qui habite en moi.
      21 Je trouve donc cette loi pour moi qui veux pratiquer le bien, que le mal est avec moi.
      22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu selon l'homme intérieur ;
      23 mais je vois dans mes membres une autre loi qui combat contre la loi de mon entendement et qui me rend captif de la loi du péché qui existe dans mes membres.
      24 Misérable homme que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort ?

      Romains 14

      3 que celui qui mange ne méprise pas celui qui ne mange pas ; et que celui qui ne mange pas ne juge pas celui qui mange, car Dieu l'a reçu.
      14 Je sais, et je suis persuadé dans le Seigneur Jésus, que rien n'est souillé par soi-même, sauf qu'à celui qui croit qu'une chose est souillée, elle lui est souillée.
      15 Car si, à cause d'une viande, ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l'amour. Ne détruis pas par ta viande celui pour lequel Christ est mort.
      23 mais celui qui hésite, s'il mange, est condamné, parce qu'il n'agit pas sur un principe de foi. Or tout ce qui n'est pas sur le principe de la foi est péché.

      Romains 15

      1 Or nous devons, nous les forts, porter les infirmités des faibles, et non pas nous plaire à nous-mêmes.

      1 Corinthiens 5

      1 On entend dire partout qu'il y a de la fornication parmi vous, et une fornication telle qu'elle n'existe pas même parmi les nations, de sorte que quelqu'un aurait la femme de son père.
      2 Et vous êtes enflés d'orgueil, et vous n'avez pas plutôt mené deuil, afin que celui qui a commis cette action fût ôté du milieu de vous.
      3 Car pour moi, étant absent de corps, mais présent en esprit, j'ai déjà, comme présent, jugé
      4 (vous et mon esprit étant assemblés avec la puissance de notre Seigneur Jésus Christ), de livrer, au nom de notre Seigneur Jésus Christ, celui qui a ainsi commis cette action,
      5 j'ai jugé, dis-je, de livrer un tel homme à Satan pour la destruction de la chair, afin que l'esprit soit sauvé dans la journée du Seigneur Jésus.
      6 Votre vanterie n'est pas bonne ; ne savez-vous pas qu'un peu de levain fait lever la pâte tout entière ?
      13 Mais ceux de dehors, Dieu les juge. Otez le méchant du milieu de vous-mêmes.

      1 Corinthiens 6

      12 Toutes choses me sont permises, mais toutes choses ne sont pas avantageuses ; toutes choses me sont permises, mais je ne me laisserai, moi, asservir par aucune.
      16 Ne savez-vous pas que celui qui est uni à une prostituée est un seul corps avec elle ? "Car les deux, dit-il, seront une seule chair" ;

      1 Corinthiens 7

      1 Or, pour ce qui est des choses au sujet desquelles vous m'avez écrit, il est bon à l'homme de ne pas toucher de femme ;
      2 mais, à cause de la fornication, que chacun ait sa propre femme, et que chaque femme ait son mari à elle.
      3 Que le mari rende à la femme ce qui lui est dû, et pareillement aussi la femme au mari.
      4 La femme ne dispose pas de son propre corps, mais le mari ; et pareillement aussi le mari ne dispose pas de son propre corps, mais la femme.
      5 Ne vous privez pas l'un l'autre, à moins que ce ne soit d'un consentement mutuel, pour un temps, afin que vous vaquiez à la prière, et que vous vous trouviez de nouveau ensemble, afin que Satan ne vous tente pas à cause de votre incontinence.
      6 Or je dis ceci par indulgence, non comme commandement ;
      7 mais je voudrais que tous les hommes fussent comme moi ; toutefois chacun a son propre don de grâce de la part de Dieu, l'un d'une manière, et l'autre d'une autre.
      8 Or je dis à ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, qu'il leur est bon de demeurer comme moi.
      9 Mais s'ils ne savent pas garder la continence, qu'ils se marient, car il vaut mieux se marier que de brûler.
      10 Mais quant à ceux qui sont mariés, je leur enjoins, non pas moi, mais le Seigneur : que la femme ne soit pas séparée du mari ;
      11 (et si elle est séparée, qu'elle demeure sans être mariée, ou qu'elle se réconcilie avec son mari ;) et que le mari n'abandonne pas sa femme.
      12 Mais quant aux autres, je dis, moi, non pas le Seigneur : Si quelque frère a une femme incrédule, et qu'elle veuille habiter avec lui, qu'il ne l'abandonne pas ;
      13 et si une femme a un mari incrédule, et qu'il veuille habiter avec elle, qu'elle n'abandonne pas son mari.
      14 Car le mari incrédule est sanctifié par la femme, et la femme incrédule est sanctifié par le frère, son mari ; puisque autrement vos enfants seraient impurs ; mais maintenant ils sont saints.
      15 Mais si l'incrédule s'en va, qu'il s'en aille ; le frère ou la soeur ne sont pas asservis en pareil cas ; mais Dieu nous a appelés à marcher dans la paix.
      16 Car que sais-tu, femme, si tu ne sauveras pas ton mari ? ou que sais-tu, mari, si tu ne sauveras pas ta femme ?
      17 Toutefois, que chacun marche comme le Seigneur le lui a départi, chacun comme Dieu l'a appelé ; et c'est ainsi que j'en ordonne dans toutes les assemblées.
      18 a-t-il été appelé étant circoncis, qu'il ne redevienne pas incirconcis. Quelqu'un a-t-il été appelé étant dans l'incirconcision, qu'il ne soit pas circoncis.
      19 La circoncision n'est rien, et l'incirconcision n'est rien, mais l'observation des commandements de Dieu.
      20 Que chacun demeure dans la vocation dans laquelle il était quand il a été appelé.
      21 As-tu été appelé étant esclave, ne t'en mets pas en peine ; toutefois, si tu peux devenir libre, uses-en plutôt :
      22 car l'esclave qui est appelé dans le Seigneur est l'affranchi du Seigneur ; de même aussi l'homme libre qui a été appelé est l'esclave de Christ.
      23 Vous avez été achetés à prix ; ne devenez pas esclaves des hommes.
      24 Frères, que chacun demeure auprès de Dieu dans l'état dans lequel il a été appelé.
      25 Or, pour ce qui est de ceux qui sont vierges, je n'ai pas d'ordre du Seigneur ; mais je donne mon opinion comme ayant reçu miséricorde du Seigneur pour être fidèle.
      26 J'estime donc que ceci est bon, à cause de la nécessité présente, qu'il est bon, dis-je, à l'homme d'être tel qu'il est.
      27 Es-tu lié à une femme, ne cherche pas à en être séparé. N'es-tu pas lié à une femme, ne cherche pas de femme.
      28 Toutefois, si même tu te maries, tu n'as pas péché ; et si la vierge se marie, elle n'a pas péché. Mais ceux qui font ainsi auront de l'affliction pour ce qui regarde la chair ; mais moi, je vous épargne.
      29 Or je dis ceci, frères : le temps est difficile : au reste, c'est pour que ceux même qui ont une femme soient comme n'en ayant pas ;
      30 et ceux qui pleurent, comme ne pleurant pas ; et ceux qui se réjouissent, comme ne se réjouissant pas ; et ceux qui achètent, comme ne possédant pas ;
      31 et ceux qui usent du monde, comme n'en usant pas à leur gré ; car la figure de ce monde passe.
      32 Mais je voudrais que vous fussiez sans inquiétude. Celui qui n'est pas marié a le coeur occupé des choses du Seigneur, comment il plaira au Seigneur ;
      33 mais celui qui s'est marié a le coeur occupé des choses du monde, comment il plaira à sa femme.
      34 Il y a une différence entre la femme et la vierge : celle qui n'est pas mariée a le coeur occupé des choses du Seigneur, pour être sainte, et de corps et d'esprit ; mais celle qui s'est mariée a le coeur occupé des choses du monde, comment elle plaira à son mari.
      35 Mais je dis ceci pour votre propre avantage, non pour vous enlacer dans des liens, mais en vue de ce qui est bienséant, et pour que vous vaquiez au service du Seigneur sans distraction.
      36 Mais si quelqu'un estime qu'il agit d'une manière inconvenante à l'égard de sa virginité, et qu'elle ait passé la fleur de son âge, et qu'il faut que cela soit ainsi, qu'il fasse ce qu'il veut : il ne pèche pas ; -qu'ils se marient.
      37 Mais celui qui tient ferme dans son coeur, et qui n'est pas sous l'empire de la nécessité, mais qui est maître de sa propre volonté et a décidé dans son coeur de garder sa propre virginité, fait bien.
      38 Ainsi, et celui qui se marie fait bien ; et celui qui ne se marie pas fait mieux.
      39 La femme est liée pendant tout le temps que son mari est en vie ; mais si le mari s'est endormi, elle est libre de se marier à qui elle veut, seulement dans le Seigneur ;
      40 mais elle est, à mon avis, plus heureuse si elle demeure ainsi : or j'estime que moi aussi j'ai l'Esprit de Dieu.

      1 Corinthiens 8

      1 Pour ce qui est des choses sacrifiées aux idoles, nous savons- (car nous avons tous de la connaissance ; la connaissance enfle, mais l'amour édifie.
      8 Or la viande ne nous recommande pas à Dieu ; si nous ne mangeons pas, nous n'avons pas moins, et si nous mangeons, nous n'avons rien de plus.

      1 Corinthiens 9

      20 et pour les Juifs, je suis devenu comme Juif, afin de gagner les Juifs ; pour ceux qui étaient sous la loi, comme si j'étais sous la loi, n'étant pas moi-même sous la loi, afin de gagner ceux qui étaient sous la loi ;

      1 Corinthiens 10

      23 Toutes choses sont permises, mais toutes choses ne sont pas avantageuses ; toutes choses sont permises, mais toutes choses n'édifient pas.

      1 Corinthiens 11

      14 La nature même ne vous enseigne-t-elle pas que, si un homme a une longue chevelure, c'est un déshonneur pour lui ?

      1 Corinthiens 14

      20 Frères, ne soyez pas des enfants dans vos entendements, mais, pour la malice, soyez de petits enfants ; mais, dans vos entendements, soyez des hommes faits.
      33 Car Dieu n'est pas un Dieu de désordre, mais de paix, comme dans toutes les assemblées des saints.

      2 Corinthiens 9

      1 Car pour ce qui est du service envers les saints, il est superflu que je vous en écrive ;

      Galates 2

      20 Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi ; -et ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la foi, la foi au fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi.

      Galates 3

      1 O Galates insensés, qui vous a ensorcelés, vous devant les yeux de qui Jésus Christ a été dépeint, crucifié au milieu de vous ?
      2 Je voudrais seulement apprendre ceci de vous : avez-vous reçu l'Esprit sur le principe des oeuvres de loi, ou de l'ouïe de la foi ?
      3 Etes-vous si insensés ? Ayant commencé par l'Esprit, achèveriez-vous maintenant par la chair ?
      4 Avez-vous tant souffert en vain, si toutefois c'est en vain ?
      5 Celui donc qui vous fournit l'Esprit et qui opère des miracles au milieu de vous, le fait-il sur le principe des oeuvres de loi, ou de l'ouïe de la foi ?
      6 comme Abraham a cru Dieu, et cela lui fut compté à justice.
      7 Sachez donc que ceux qui sont sur le principe de la foi, ceux-là sont fils d'Abraham.
      8 Or l'écriture, prévoyant que Dieu justifierait les nations sur le principe de la foi, a d'avance annoncé la bonne nouvelle à Abraham : "En toi toutes les nations seront bénies".
      9 De sorte que ceux qui sont sur le principe de la foi sont bénis avec le croyant Abraham.
      10 Car tous ceux qui sont sur le principe des oeuvres de loi sont sous malédiction ; car il est écrit : "Maudit est quiconque ne persévère pas dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi pour les faire".
      11 Or que par la loi personne ne soit justifié devant Dieu, cela est évident, parce que : "Le juste vivra de foi".
      12 Mais la loi n'est pas sur le principe de la foi, mais : "Celui qui aura fait ces choses vivra par elles".
      13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous (car il est écrit : "Maudit est quiconque est pendu au bois"),
      14 afin que la bénédiction d'Abraham parvînt aux nations dans le Christ Jésus, afin que nous reçussions par la foi l'Esprit promis.
      15 Frères, je parle selon l'homme : personne n'annule une alliance qui est confirmée, même celle d'un homme, ni n'y ajoute.
      16 Or c'est à Abraham que les promesses ont été faites, et à sa semence. Il ne dit pas : "et aux semences", comme parlant de plusieurs ; mais comme parlant d'un seul : - "et à ta semence", qui est Christ.
      17 Or je dis ceci : que la loi, qui est survenue quatre cent trente ans après, n'annule point une alliance antérieurement confirmée par Dieu, de manière à rendre la promesse sans effet.
    • Matthieu 19

      6 Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Ce que Dieu a joint, que l'homme ne le sépare donc pas.

      Romains 1

      18 Car la colère de Dieu se déclare du ciel contre toute l'impiété et l'injustice des hommes, qui retiennent la vérité dans l'injustice,
      32 Qui, connaissant le décret de Dieu, savoir : que ceux qui commettent de telles choses sont dignes de mort, non seulement les pratiquent, mais encore approuvent ceux qui les commettent.

      Romains 2

      14 Or, quand les Gentils, qui n'ont point la loi, font naturellement les choses de la loi, n'ayant point la loi, ils se tiennent lieu de loi à eux-mêmes ;

      Romains 6

      5 Car si, lui devenant semblables dans sa mort, nous avons été faits une même plante avec lui, nous le serons aussi à sa résurrection ;
      18 Or, ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice.

      Romains 7

      1 Frères, ne savez-vous pas, (car je parle à des personnes qui connaissent la loi) que la loi n'a de pouvoir sur l'homme que pendant qu'il est en vie ?
      2 En effet, la femme qui est mariée, est liée par la loi à son mari, tant qu'il est vivant ; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi du mari.
      4 Ainsi donc, vous aussi, mes frères, vous êtes morts à la loi, par le corps de Christ, pour être à un autre, savoir, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu.
      9 Pour moi, autrefois sans loi, je vivais ; mais le commandement étant venu, le péché a repris vie,
      15 Car je n'approuve point ce que je fais, je ne fais point ce que je veux, mais je fais ce que je hais.
      16 Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne.
      17 Et maintenant ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi.
      18 Car je sais que le bien n'habite point en moi, c'est-à-dire, dans ma chair, parce que j'ai la volonté de faire le bien ; mais je ne parviens pas à l'accomplir.
      19 Car je ne fais pas le bien que je veux ; mais je fais le mal que je ne veux pas faire.
      20 Que si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi.
      21 Je trouve donc cette loi en moi ; c'est que quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.
      22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur ;
      23 Mais je vois une autre loi dans mes membres, qui combat contre la loi de mon esprit et qui me rend captif sous la loi du péché, qui est dans mes membres.
      24 Misérable homme que je suis ! qui me délivrera de ce fardeau de mort ?

      Romains 14

      3 Que celui qui mange de tout, ne méprise pas celui qui ne mange pas de tout ; et que celui qui ne mange pas de tout, ne condamne pas celui qui mange de tout ; car Dieu l'a reçu.
      14 Je sais, et je suis persuadé par le Seigneur Jésus, qu'il n'y a rien de souillé en soi ; néanmoins celui qui croit qu'une chose est souillée, elle est souillée pour lui.
      15 Mais si ton frère est affligé au sujet d'un aliment, tu ne te conduis plus selon la charité. Ne fais pas périr, par ton aliment, celui pour lequel Christ est mort.
      23 Mais celui qui doute au sujet d'un aliment, est condamné s'il en mange, parce qu'il n'agit pas avec foi ; or tout ce que l'on ne fait pas avec foi, est un péché.

      Romains 15

      1 Nous devons donc, nous qui sommes forts, supporter les infirmités des faibles, et ne pas nous complaire en nous-mêmes.

      1 Corinthiens 5

      1 On entend dire de toutes parts qu'il y a parmi vous de l'impudicité, et une telle impudicité que, même parmi les Gentils, elle est inouïe ; c'est que quelqu'un d'entre vous a la femme de son père.
      2 Et vous êtes enflés d'orgueil ! Et vous n'avez pas, au contraire, été dans l'affliction, afin que celui qui a commis cette action fût retranché du milieu de vous ?
      3 Pour moi, absent de corps, mais présent d'esprit, j'ai déjà jugé, comme si j'étais présent, celui qui a commis une telle action :
      4 (Au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, vous et mon esprit étant assemblés, avec la puissance de notre Seigneur Jésus-Christ,)
      5 Qu'un tel homme soit livré à Satan, pour la destruction de la chair, afin que l'esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus.
      6 Il ne vous sied pas de vous glorifier. Ne savez-vous pas qu'un peu de levain fait lever toute la pâte ?
      13 Quant à ceux du dehors, Dieu les jugera. Otez donc le méchant du milieu de vous.

      1 Corinthiens 6

      12 Toutes choses me sont permises, mais toutes ne sont pas profitables ; toutes choses me sont permises, mais je ne me rendrai esclave d'aucune.
      16 Ne savez-vous pas que celui qui s'unit à la prostituée, est un même corps avec elle ? Car il est dit : Les deux deviendront une seule chair.

      1 Corinthiens 7

      1 Pour ce qui est des choses dont vous m'avez écrit, il est bon à l'homme de ne point toucher de femme.
      2 Toutefois, pour éviter l'impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari.
      3 Que le mari rende à sa femme ce qu'il lui doit ; et que la femme agisse de même envers son mari.
      4 La femme n'est point maîtresse de son propre corps, mais c'est le mari ; de même aussi, le mari n'est point maître de son propre corps, mais c'est la femme.
      5 Ne vous privez point l'un de l'autre, si ce n'est d'un consentement mutuel, pour un temps, afin de vaquer au jeûne et à la prière ; et ensuite, retournez ensemble, de peur que Satan ne vous tente par votre incontinence.
      6 Or, je dis ceci par condescendance, et non pas par commandement.
      7 Car je voudrais que tous les hommes fussent comme moi ; mais chacun a reçu de Dieu un don particulier, l'un d'une manière, l'autre d'une autre.
      8 Je dis donc à ceux qui ne sont point mariés, et aux veuves, qu'il leur est avantageux de demeurer comme moi.
      9 Mais s'ils manquent de continence, qu'ils se marient ; car il vaut mieux se marier que de brûler.
      10 Quant à ceux qui sont mariés, je leur prescris (non pas moi toutefois, mais le Seigneur) que la femme ne se sépare pas de son mari ;
      11 (Et si elle se sépare, qu'elle demeure sans se remarier, ou qu'elle se réconcilie avec son mari) et que le mari ne quitte point sa femme.
      12 Mais je dis aux autres (moi et non le Seigneur) : Si quelque frère a une femme incrédule, et qui consente à demeurer avec lui, qu'il ne la quitte point ;
      13 Et si quelque femme a un mari incrédule, et qui consente à demeurer avec elle, qu'elle ne le quitte point.
      14 Car le mari incrédule est sanctifié par la femme ; et la femme incrédule est sanctifiée par le mari ; autrement, vos enfants seraient impurs, au lieu qu'ils sont saints maintenant.
      15 Que si l'incrédule se sépare, qu'il se sépare ; le frère et la soeur ne sont pas assujettis dans ce cas ; mais Dieu nous a appelés à la paix.
      16 Car que sais-tu, femme, si tu ne sauveras point ton mari ? Ou que sais-tu, mari, si tu ne sauveras point ta femme ?
      17 Au reste que chacun marche selon que Dieu lui a départi, et selon que le Seigneur l'a appelé. C'est là ce que j'ordonne dans toutes les Églises.
      18 Quelqu'un a-t-il été appelé étant circoncis ? qu'il demeure circoncis. Quelqu'un a-t-il été appelé étant incirconcis ? qu'il ne se fasse pas circoncire.
      19 La circoncision n'est rien ; l'incirconcision n'est rien ; mais l'observation des commandements de Dieu est tout.
      20 Que chacun demeure dans l'état où il a été appelé.
      21 As-tu été appelé étant esclave ? ne t'en mets point en peine ; mais si tu peux devenir libre, profites-en plutôt.
      22 Car l'esclave qui a été appelé par le Seigneur, est l'affranchi du Seigneur ; de même aussi, l'homme libre qui a été appelé, est l'esclave de Christ.
      23 Vous avez été achetés à un grand prix ; ne devenez point esclaves des hommes.
      24 Frères, que chacun demeure devant Dieu dans l'état où il a été appelé.
      25 Pour ce qui est des vierges, je n'ai point de commandement du Seigneur ; mais je vous donne un conseil, comme ayant eu part à la miséricorde du Seigneur, pour lui être fidèle.
      26 J'estime donc qu'il est bon, à cause des afflictions présentes, qu'il est bon à l'homme de demeurer comme il est.
      27 Es-tu lié à une femme ? ne cherche point à t'en séparer. N'es-tu pas lié à une femme ? ne cherche pas de femme.
      28 Que si tu te maries, tu ne pèches pas ; et si la vierge se marie, elle ne pèche pas non plus ; mais ces personnes auront des afflictions dans la chair ; et je voudrais vous les épargner.
      29 Or je dis ceci, frères : Le temps est court désormais ; que ceux qui ont une femme soient comme s'ils n'en avaient point ;
      30 Ceux qui pleurent, comme s'ils ne pleuraient pas ; ceux qui sont dans la joie, comme s'ils n'étaient point dans la joie ; ceux qui achètent, comme s'ils ne possédaient rien ;
      31 Et ceux qui usent de ce monde, comme s'ils n'en usaient point ; car la figure de ce monde passe.
      32 Or, je voudrais que vous fussiez sans inquiétude. Celui qui n'est pas marié, s'occupe des choses du Seigneur, pour plaire au Seigneur.
      33 Mais celui qui est marié, s'occupe des choses du monde, pour plaire à sa femme.
      34 Il y a cette différence entre la femme mariée et la vierge, que celle qui n'est pas mariée, s'occupe des choses du Seigneur, pour être sainte de corps et d'esprit ; mais celle qui est mariée, s'occupe des choses du monde, pour plaire à son mari.
      35 Or, je dis ceci pour votre bien, et non pour vous tendre un piège, mais en vue de ce qui est honnête et de ce qui unit dans le Seigneur sans distraction.
      36 Toutefois si quelqu'un croit que ce soit un déshonneur pour sa fille de passer la fleur de son âge sans être mariée, et s'il faut qu'il en soit ainsi, qu'il fasse ce qu'il voudra, il ne pèche point ; que les filles se marient.
      37 Mais celui qui reste ferme dans son coeur, qui n'est pas contraint, qui au contraire est maître de sa volonté, et qui a décidé en son coeur de garder sa fille, fait bien.
      38 C'est pourquoi celui qui marie sa fille, fait bien ; mais celui qui ne la marie pas, fait mieux.
      39 La femme est liée à son mari par la loi tout le temps qu'il est en vie ; mais si son mari meurt, elle est libre de se remarier à qui elle veut, seulement que ce soit selon le Seigneur.
      40 Toutefois, elle est plus heureuse, selon mon opinion, si elle demeure comme elle est. Or, je crois que j'ai aussi l'Esprit de Dieu.

      1 Corinthiens 8

      1 A l'égard des choses sacrifiées aux idoles, nous savons que nous avons tous la science. Or la science enfle, mais la charité édifie.
      8 Or, un aliment ne nous rend pas agréables à Dieu ; car si nous mangeons, nous n'avons rien de plus ; et si nous ne mangeons pas, nous n'avons rien de moins.

      1 Corinthiens 9

      20 J'ai été comme Juif avec les Juifs, afin de gagner les Juifs ; comme sous la loi avec ceux qui sont sous la loi, afin de gagner ceux qui sont sous la loi ;

      1 Corinthiens 10

      23 Tout m'est permis, mais tout n'est pas utile ; tout m'est permis, mais tout n'édifie pas.

      1 Corinthiens 11

      14 La nature elle-même ne vous apprend-elle pas qu'il est honteux à l'homme de porter de longs cheveux ;

      1 Corinthiens 14

      20 Frères, ne devenez pas des enfants quant au jugement ; mais soyez de petits enfants à l'égard de la malice ; et quant au jugement, soyez des hommes faits.
      33 Car Dieu n'est point pour la confusion, mais pour la paix. Comme on le voit dans toutes les Églises des saints,

      2 Corinthiens 9

      1 Il serait superflu de vous écrire, au sujet de l'assistance qu'on destine aux Saints.

      Galates 2

      20 Je suis crucifié avec Christ, et si je vis, ce n'est plus moi, mais c'est Christ qui vit en moi ; et si je vis encore dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé, et qui s'est donné lui-même pour moi.

      Galates 3

      1 O Galates dépourvus de sens ! qui vous a fascinés pour que vous n'obéissiez plus à la vérité ? vous, aux yeux de qui Jésus-Christ a été vivement dépeint, et comme crucifié en vous ?
      2 Je veux savoir de vous cette seule chose : Avez-vous reçu l'Esprit par les oeuvres de la loi, ou par la prédication de la foi ?
      3 Avez-vous tellement perdu le sens, qu'après avoir commencé par l'Esprit, vous finissiez maintenant par la chair ?
      4 Avez-vous tant souffert en vain ? si toutefois ce n'est qu'en vain !
      5 Celui donc qui vous communique l'Esprit, et qui fait des miracles parmi vous, le fait-il par les oeuvres de la loi, ou par la prédication de la foi ?
      6 Comme il est dit d'Abraham : Il crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice ;
      7 Sachez donc, que ceux qui ont la foi, sont les enfants d'Abraham.
      8 Aussi l'Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les Gentils par la foi, a évangélisé par avance à Abraham, en lui disant : Toutes les nations seront bénies en toi.
      9 C'est pourquoi ceux qui croient, sont bénis avec Abraham qui a cru.
      10 Mais tous ceux qui s'attachent aux oeuvres de la loi, sont sous la malédiction, puisqu'il est écrit : Maudit est quiconque ne persévère pas à faire toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi !
      11 Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident ; parce que : Le juste vivra par la foi.
      12 Or, la loi ne justifie pas par la foi ; mais elle dit : L'homme qui aura fait ces choses, vivra par elles.
      13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, quand il a été fait malédiction pour nous ; (car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois).
      14 Afin que la bénédiction d'Abraham se répandît sur les Gentils par Jésus-Christ, et que nous reçussions par la foi l'Esprit qui avait été promis.
      15 Frères, je parle à la manière des hommes : Lorsqu'un contrat a été confirmé par un homme, personne ne le casse, ou n'y ajoute rien.
      16 Or, les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n'est pas dit : Et à ses postérités, comme s'il s'agissait de plusieurs ; mais comme d'une seule : Et à ta postérité, qui est Christ.
      17 Voici donc ce que je dis : Quant au contrat que Dieu a auparavant confirmé en Christ, la loi, qui n'est venue que quatre cent trente ans après, n'a pu l'annuler, pour abolir la promesse.
    • Matthieu 19

      6 ὥστε οὐκέτι εἰσὶν δύο ἀλλὰ σὰρξ μία. ὃ οὖν ὁ θεὸς συνέζευξεν ἄνθρωπος μὴ χωριζέτω.

      Romains 1

      18 Ἀποκαλύπτεται γὰρ ὀργὴ θεοῦ ἀπ’ οὐρανοῦ ἐπὶ πᾶσαν ἀσέβειαν καὶ ἀδικίαν ἀνθρώπων τῶν τὴν ἀλήθειαν ἐν ἀδικίᾳ κατεχόντων,
      32 οἵτινες τὸ δικαίωμα τοῦ θεοῦ ἐπιγνόντες, ὅτι οἱ τὰ τοιαῦτα πράσσοντες ἄξιοι θανάτου εἰσίν, οὐ μόνον αὐτὰ ποιοῦσιν ἀλλὰ καὶ συνευδοκοῦσιν τοῖς πράσσουσιν.

      Romains 2

      14 ὅταν γὰρ ἔθνη τὰ μὴ νόμον ἔχοντα φύσει τὰ τοῦ νόμου ποιῶσιν, οὗτοι νόμον μὴ ἔχοντες ἑαυτοῖς εἰσιν νόμος·

      Romains 6

      5 Εἰ γὰρ σύμφυτοι γεγόναμεν τῷ ὁμοιώματι τοῦ θανάτου αὐτοῦ, ἀλλὰ καὶ τῆς ἀναστάσεως ἐσόμεθα·
      18 ἐλευθερωθέντες δὲ ἀπὸ τῆς ἁμαρτίας ἐδουλώθητε τῇ δικαιοσύνῃ·

      Romains 7

      1 Ἢ ἀγνοεῖτε, ἀδελφοί, γινώσκουσιν γὰρ νόμον λαλῶ, ὅτι ὁ νόμος κυριεύει τοῦ ἀνθρώπου ἐφ’ ὅσον χρόνον ζῇ;
      2 ἡ γὰρ ὕπανδρος γυνὴ τῷ ζῶντι ἀνδρὶ δέδεται νόμῳ· ἐὰν δὲ ἀποθάνῃ ὁ ἀνήρ, κατήργηται ἀπὸ τοῦ νόμου τοῦ ἀνδρός.
      4 Ὥστε, ἀδελφοί μου, καὶ ὑμεῖς ἐθανατώθητε τῷ νόμῳ διὰ τοῦ σώματος τοῦ Χριστοῦ, εἰς τὸ γενέσθαι ὑμᾶς ἑτέρῳ, τῷ ἐκ νεκρῶν ἐγερθέντι ἵνα καρποφορήσωμεν τῷ θεῷ.
      9 ἐγὼ δὲ ἔζων χωρὶς νόμου ποτέ· ἐλθούσης δὲ τῆς ἐντολῆς ἡ ἁμαρτία ἀνέζησεν,
      15 ὃ γὰρ κατεργάζομαι οὐ γινώσκω· οὐ γὰρ ὃ θέλω τοῦτο πράσσω, ἀλλ’ ὃ μισῶ τοῦτο ποιῶ.
      16 εἰ δὲ ὃ οὐ θέλω τοῦτο ποιῶ, σύμφημι τῷ νόμῳ ὅτι καλός.
      17 νυνὶ δὲ οὐκέτι ἐγὼ κατεργάζομαι αὐτὸ ἀλλὰ ἡ οἰκοῦσα ἐν ἐμοὶ ἁμαρτία.
      18 οἶδα γὰρ ὅτι οὐκ οἰκεῖ ἐν ἐμοί, τοῦτ’ ἔστιν ἐν τῇ σαρκί μου, ἀγαθόν· τὸ γὰρ θέλειν παράκειταί μοι, τὸ δὲ κατεργάζεσθαι τὸ καλὸν οὔ·
      19 οὐ γὰρ ὃ θέλω ποιῶ ἀγαθόν, ἀλλὰ ὃ οὐ θέλω κακὸν τοῦτο πράσσω.
      20 εἰ δὲ ὃ οὐ θέλω τοῦτο ποιῶ, οὐκέτι ἐγὼ κατεργάζομαι αὐτὸ ἀλλὰ ἡ οἰκοῦσα ἐν ἐμοὶ ἁμαρτία.
      21 Εὑρίσκω ἄρα τὸν νόμον τῷ θέλοντι ἐμοὶ ποιεῖν τὸ καλὸν ὅτι ἐμοὶ τὸ κακὸν παράκειται·
      22 συνήδομαι γὰρ τῷ νόμῳ τοῦ θεοῦ κατὰ τὸν ἔσω ἄνθρωπον,
      23 βλέπω δὲ ἕτερον νόμον ἐν τοῖς μέλεσίν μου ἀντιστρατευόμενον τῷ νόμῳ τοῦ νοός μου καὶ αἰχμαλωτίζοντά με ἐν τῷ νόμῳ τῆς ἁμαρτίας τῷ ὄντι ἐν τοῖς μέλεσίν μου.
      24 ταλαίπωρος ἐγὼ ἄνθρωπος· τίς με ῥύσεται ἐκ τοῦ σώματος τοῦ θανάτου τούτου;

      Romains 14

      3 ὁ ἐσθίων τὸν μὴ ἐσθίοντα μὴ ἐξουθενείτω, ὁ δὲ μὴ ἐσθίων τὸν ἐσθίοντα μὴ κρινέτω, ὁ θεὸς γὰρ αὐτὸν προσελάβετο.
      14 οἶδα καὶ πέπεισμαι ἐν κυρίῳ Ἰησοῦ ὅτι οὐδὲν κοινὸν δι’ ἑαυτοῦ· εἰ μὴ τῷ λογιζομένῳ τι κοινὸν εἶναι, ἐκείνῳ κοινόν.
      15 εἰ γὰρ διὰ βρῶμα ὁ ἀδελφός σου λυπεῖται, οὐκέτι κατὰ ἀγάπην περιπατεῖς. μὴ τῷ βρώματί σου ἐκεῖνον ἀπόλλυε ὑπὲρ οὗ Χριστὸς ἀπέθανεν.
      23 ὁ δὲ διακρινόμενος ἐὰν φάγῃ κατακέκριται, ὅτι οὐκ ἐκ πίστεως· πᾶν δὲ ὃ οὐκ ἐκ πίστεως ἁμαρτία ἐστίν.

      Romains 15

      1 Ὀφείλομεν δὲ ἡμεῖς οἱ δυνατοὶ τὰ ἀσθενήματα τῶν ἀδυνάτων βαστάζειν, καὶ μὴ ἑαυτοῖς ἀρέσκειν.

      1 Corinthiens 5

      1 Ὅλως ἀκούεται ἐν ὑμῖν πορνεία, καὶ τοιαύτη πορνεία ἥτις οὐδὲ ἐν τοῖς ἔθνεσιν, ὥστε γυναῖκά τινα τοῦ πατρὸς ἔχειν.
      2 καὶ ὑμεῖς πεφυσιωμένοι ἐστέ, καὶ οὐχὶ μᾶλλον ἐπενθήσατε, ἵνα ἀρθῇ ἐκ μέσου ὑμῶν ὁ τὸ ἔργον τοῦτο ποιήσας;
      3 Ἐγὼ μὲν γάρ, ἀπὼν τῷ σώματι παρὼν δὲ τῷ πνεύματι, ἤδη κέκρικα ὡς παρὼν τὸν οὕτως τοῦτο κατεργασάμενον
      4 ἐν τῷ ὀνόματι τοῦ κυρίου ἡμῶν Ἰησοῦ, συναχθέντων ὑμῶν καὶ τοῦ ἐμοῦ πνεύματος σὺν τῇ δυνάμει τοῦ κυρίου ἡμῶν Ἰησοῦ,
      5 παραδοῦναι τὸν τοιοῦτον τῷ Σατανᾷ εἰς ὄλεθρον τῆς σαρκός, ἵνα τὸ πνεῦμα σωθῇ ἐν τῇ ἡμέρᾳ τοῦ κυρίου.
      6 Οὐ καλὸν τὸ καύχημα ὑμῶν. οὐκ οἴδατε ὅτι μικρὰ ζύμη ὅλον τὸ φύραμα ζυμοῖ;
      13 τοὺς δὲ ἔξω ὁ θεὸς κρίνει; ἐξάρατε τὸν πονηρὸν ἐξ ὑμῶν αὐτῶν.

      1 Corinthiens 6

      12 Πάντα μοι ἔξεστιν· ἀλλ’ οὐ πάντα συμφέρει. πάντα μοι ἔξεστιν· ἀλλ’ οὐκ ἐγὼ ἐξουσιασθήσομαι ὑπό τινος.
      16 ἢ οὐκ οἴδατε ὅτι ὁ κολλώμενος τῇ πόρνῃ ἓν σῶμά ἐστιν; Ἔσονται γάρ, φησίν, οἱ δύο εἰς σάρκα μίαν.

      1 Corinthiens 7

      1 Περὶ δὲ ὧν ἐγράψατε, καλὸν ἀνθρώπῳ γυναικὸς μὴ ἅπτεσθαι·
      2 διὰ δὲ τὰς πορνείας ἕκαστος τὴν ἑαυτοῦ γυναῖκα ἐχέτω, καὶ ἑκάστη τὸν ἴδιον ἄνδρα ἐχέτω.
      3 τῇ γυναικὶ ὁ ἀνὴρ τὴν ὀφειλὴν ἀποδιδότω, ὁμοίως δὲ καὶ ἡ γυνὴ τῷ ἀνδρί.
      4 ἡ γυνὴ τοῦ ἰδίου σώματος οὐκ ἐξουσιάζει ἀλλὰ ὁ ἀνήρ· ὁμοίως δὲ καὶ ὁ ἀνὴρ τοῦ ἰδίου σώματος οὐκ ἐξουσιάζει ἀλλὰ ἡ γυνή.
      5 μὴ ἀποστερεῖτε ἀλλήλους, εἰ μήτι ἂν ἐκ συμφώνου πρὸς καιρὸν ἵνα σχολάσητε τῇ προσευχῇ καὶ πάλιν ἐπὶ τὸ αὐτὸ ἦτε, ἵνα μὴ πειράζῃ ὑμᾶς ὁ Σατανᾶς διὰ τὴν ἀκρασίαν ὑμῶν.
      6 τοῦτο δὲ λέγω κατὰ συγγνώμην, οὐ κατ’ ἐπιταγήν.
      7 θέλω δὲ πάντας ἀνθρώπους εἶναι ὡς καὶ ἐμαυτόν· ἀλλὰ ἕκαστος ἴδιον ἔχει χάρισμα ἐκ θεοῦ, ὁ μὲν οὕτως, ὁ δὲ οὕτως.
      8 Λέγω δὲ τοῖς ἀγάμοις καὶ ταῖς χήραις, καλὸν αὐτοῖς ἐὰν μείνωσιν ὡς κἀγώ·
      9 εἰ δὲ οὐκ ἐγκρατεύονται, γαμησάτωσαν, κρεῖττον γάρ ἐστιν γαμῆσαι ἢ πυροῦσθαι.
      10 Τοῖς δὲ γεγαμηκόσιν παραγγέλλω, οὐκ ἐγὼ ἀλλὰ ὁ κύριος, γυναῖκα ἀπὸ ἀνδρὸς μὴ χωρισθῆναι—
      11 ἐὰν δὲ καὶ χωρισθῇ, μενέτω ἄγαμος ἢ τῷ ἀνδρὶ καταλλαγήτω— καὶ ἄνδρα γυναῖκα μὴ ἀφιέναι.
      12 Τοῖς δὲ λοιποῖς λέγω ἐγώ, οὐχ ὁ κύριος· εἴ τις ἀδελφὸς γυναῖκα ἔχει ἄπιστον, καὶ αὕτη συνευδοκεῖ οἰκεῖν μετ’ αὐτοῦ, μὴ ἀφιέτω αὐτήν·
      13 καὶ γυνὴ εἴ τις ἔχει ἄνδρα ἄπιστον, καὶ οὗτος συνευδοκεῖ οἰκεῖν μετ’ αὐτῆς, μὴ ἀφιέτω τὸν ἄνδρα.
      14 ἡγίασται γὰρ ὁ ἀνὴρ ὁ ἄπιστος ἐν τῇ γυναικί, καὶ ἡγίασται ἡ γυνὴ ἡ ἄπιστος ἐν τῷ ἀδελφῷ· ἐπεὶ ἄρα τὰ τέκνα ὑμῶν ἀκάθαρτά ἐστιν, νῦν δὲ ἅγιά ἐστιν.
      15 εἰ δὲ ὁ ἄπιστος χωρίζεται, χωριζέσθω· οὐ δεδούλωται ὁ ἀδελφὸς ἢ ἡ ἀδελφὴ ἐν τοῖς τοιούτοις, ἐν δὲ εἰρήνῃ κέκληκεν ἡμᾶς ὁ θεός.
      16 τί γὰρ οἶδας, γύναι, εἰ τὸν ἄνδρα σώσεις; ἢ τί οἶδας, ἄνερ, εἰ τὴν γυναῖκα σώσεις;
      17 Εἰ μὴ ἑκάστῳ ὡς ἐμέρισεν ὁ κύριος, ἕκαστον ὡς κέκληκεν ὁ θεός, οὕτως περιπατείτω· καὶ οὕτως ἐν ταῖς ἐκκλησίαις πάσαις διατάσσομαι.
      18 περιτετμημένος τις ἐκλήθη; μὴ ἐπισπάσθω· ἐν ἀκροβυστίᾳ κέκληταί τις; μὴ περιτεμνέσθω.
      19 ἡ περιτομὴ οὐδέν ἐστιν, καὶ ἡ ἀκροβυστία οὐδέν ἐστιν, ἀλλὰ τήρησις ἐντολῶν θεοῦ.
      20 ἕκαστος ἐν τῇ κλήσει ᾗ ἐκλήθη ἐν ταύτῃ μενέτω.
      21 Δοῦλος ἐκλήθης; μή σοι μελέτω· ἀλλ’ εἰ καὶ δύνασαι ἐλεύθερος γενέσθαι, μᾶλλον χρῆσαι.
      22 ὁ γὰρ ἐν κυρίῳ κληθεὶς δοῦλος ἀπελεύθερος κυρίου ἐστίν· ὁμοίως ὁ ἐλεύθερος κληθεὶς δοῦλός ἐστιν Χριστοῦ.
      23 τιμῆς ἠγοράσθητε· μὴ γίνεσθε δοῦλοι ἀνθρώπων.
      24 ἕκαστος ἐν ᾧ ἐκλήθη, ἀδελφοί, ἐν τούτῳ μενέτω παρὰ θεῷ.
      25 Περὶ δὲ τῶν παρθένων ἐπιταγὴν κυρίου οὐκ ἔχω, γνώμην δὲ δίδωμι ὡς ἠλεημένος ὑπὸ κυρίου πιστὸς εἶναι.
      26 νομίζω οὖν τοῦτο καλὸν ὑπάρχειν διὰ τὴν ἐνεστῶσαν ἀνάγκην, ὅτι καλὸν ἀνθρώπῳ τὸ οὕτως εἶναι.
      27 δέδεσαι γυναικί; μὴ ζήτει λύσιν· λέλυσαι ἀπὸ γυναικός; μὴ ζήτει γυναῖκα·
      28 ἐὰν δὲ καὶ γαμήσῃς, οὐχ ἥμαρτες. καὶ ἐὰν γήμῃ ἡ παρθένος, οὐχ ἥμαρτεν. θλῖψιν δὲ τῇ σαρκὶ ἕξουσιν οἱ τοιοῦτοι, ἐγὼ δὲ ὑμῶν φείδομαι.
      29 τοῦτο δέ φημι, ἀδελφοί, ὁ καιρὸς συνεσταλμένος ἐστίν· τὸ λοιπὸν ἵνα καὶ οἱ ἔχοντες γυναῖκας ὡς μὴ ἔχοντες ὦσιν,
      30 καὶ οἱ κλαίοντες ὡς μὴ κλαίοντες, καὶ οἱ χαίροντες ὡς μὴ χαίροντες, καὶ οἱ ἀγοράζοντες ὡς μὴ κατέχοντες,
      31 καὶ οἱ χρώμενοι τὸν κόσμον ὡς μὴ καταχρώμενοι· παράγει γὰρ τὸ σχῆμα τοῦ κόσμου τούτου.
      32 Θέλω δὲ ὑμᾶς ἀμερίμνους εἶναι. ὁ ἄγαμος μεριμνᾷ τὰ τοῦ κυρίου, πῶς ἀρέσῃ τῷ κυρίῳ·
      33 ὁ δὲ γαμήσας μεριμνᾷ τὰ τοῦ κόσμου, πῶς ἀρέσῃ τῇ γυναικί,
      34 καὶ μεμέρισται. καὶ ἡ γυνὴ ἡ ἄγαμος καὶ ἡ παρθένος μεριμνᾷ τὰ τοῦ κυρίου, ἵνα ᾖ ἁγία καὶ τῷ σώματι καὶ τῷ πνεύματι· ἡ δὲ γαμήσασα μεριμνᾷ τὰ τοῦ κόσμου, πῶς ἀρέσῃ τῷ ἀνδρί.
      35 τοῦτο δὲ πρὸς τὸ ὑμῶν αὐτῶν σύμφορον λέγω, οὐχ ἵνα βρόχον ὑμῖν ἐπιβάλω, ἀλλὰ πρὸς τὸ εὔσχημον καὶ εὐπάρεδρον τῷ κυρίῳ ἀπερισπάστως.
      36 Εἰ δέ τις ἀσχημονεῖν ἐπὶ τὴν παρθένον αὐτοῦ νομίζει ἐὰν ᾖ ὑπέρακμος, καὶ οὕτως ὀφείλει γίνεσθαι, ὃ θέλει ποιείτω· οὐχ ἁμαρτάνει· γαμείτωσαν.
      37 ὃς δὲ ἕστηκεν ἐν τῇ καρδίᾳ αὐτοῦ ἑδραῖος μὴ ἔχων ἀνάγκην, ἐξουσίαν δὲ ἔχει περὶ τοῦ ἰδίου θελήματος, καὶ τοῦτο κέκρικεν ἐν τῇ ἰδίᾳ καρδίᾳ, τηρεῖν τὴν ἑαυτοῦ παρθένον, καλῶς ποιήσει·
      38 ὥστε καὶ ὁ γαμίζων τὴν παρθένον ἑαυτοῦ καλῶς ποιεῖ, καὶ ὁ μὴ γαμίζων κρεῖσσον ποιήσει.
      39 Γυνὴ δέδεται ἐφ’ ὅσον χρόνον ζῇ ὁ ἀνὴρ αὐτῆς· ἐὰν δὲ κοιμηθῇ ὁ ἀνήρ, ἐλευθέρα ἐστὶν ᾧ θέλει γαμηθῆναι, μόνον ἐν κυρίῳ·
      40 μακαριωτέρα δέ ἐστιν ἐὰν οὕτως μείνῃ, κατὰ τὴν ἐμὴν γνώμην, δοκῶ δὲ κἀγὼ πνεῦμα θεοῦ ἔχειν.

      1 Corinthiens 8

      1 Περὶ δὲ τῶν εἰδωλοθύτων, οἴδαμεν ὅτι πάντες γνῶσιν ἔχομεν. ἡ γνῶσις φυσιοῖ, ἡ δὲ ἀγάπη οἰκοδομεῖ.
      8 βρῶμα δὲ ἡμᾶς οὐ παραστήσει τῷ θεῷ· οὔτε γὰρ ἐὰν φάγωμεν, περισσεύομεν, οὔτε ἐὰν μὴ φάγωμεν, ὑστερούμεθα.

      1 Corinthiens 9

      20 καὶ ἐγενόμην τοῖς Ἰουδαίοις ὡς Ἰουδαῖος, ἵνα Ἰουδαίους κερδήσω· τοῖς ὑπὸ νόμον ὡς ὑπὸ νόμον, μὴ ὢν αὐτὸς ὑπὸ νόμον, ἵνα τοὺς ὑπὸ νόμον κερδήσω·

      1 Corinthiens 10

      23 Πάντα ἔξεστιν· ἀλλ’ οὐ πάντα συμφέρει. πάντα ἔξεστιν· ἀλλ’ οὐ πάντα οἰκοδομεῖ.

      1 Corinthiens 11

      14 οὐδὲ ἡ φύσις αὐτὴ διδάσκει ὑμᾶς ὅτι ἀνὴρ μὲν ἐὰν κομᾷ, ἀτιμία αὐτῷ ἐστιν,

      1 Corinthiens 14

      20 Ἀδελφοί, μὴ παιδία γίνεσθε ταῖς φρεσίν, ἀλλὰ τῇ κακίᾳ νηπιάζετε, ταῖς δὲ φρεσὶν τέλειοι γίνεσθε.
      33 οὐ γάρ ἐστιν ἀκαταστασίας ὁ θεὸς ἀλλὰ εἰρήνης), ὡς ἐν πάσαις ταῖς ἐκκλησίαις τῶν ἁγίων.

      2 Corinthiens 9

      1 Περὶ μὲν γὰρ τῆς διακονίας τῆς εἰς τοὺς ἁγίους περισσόν μοί ἐστιν τὸ γράφειν ὑμῖν,

      Galates 2

      20 ζῶ δὲ οὐκέτι ἐγώ, ζῇ δὲ ἐν ἐμοὶ Χριστός· ὃ δὲ νῦν ζῶ ἐν σαρκί, ἐν πίστει ζῶ τῇ τοῦ υἱοῦ τοῦ θεοῦ τοῦ ἀγαπήσαντός με καὶ παραδόντος ἑαυτὸν ὑπὲρ ἐμοῦ.

      Galates 3

      1 Ὦ ἀνόητοι Γαλάται, τίς ὑμᾶς ἐβάσκανεν, οἷς κατ’ ὀφθαλμοὺς Ἰησοῦς Χριστὸς προεγράφη ἐσταυρωμένος;
      2 τοῦτο μόνον θέλω μαθεῖν ἀφ’ ὑμῶν, ἐξ ἔργων νόμου τὸ πνεῦμα ἐλάβετε ἢ ἐξ ἀκοῆς πίστεως;
      3 οὕτως ἀνόητοί ἐστε; ἐναρξάμενοι πνεύματι νῦν σαρκὶ ἐπιτελεῖσθε;
      4 τοσαῦτα ἐπάθετε εἰκῇ; εἴ γε καὶ εἰκῇ.
      5 ὁ οὖν ἐπιχορηγῶν ὑμῖν τὸ πνεῦμα καὶ ἐνεργῶν δυνάμεις ἐν ὑμῖν ἐξ ἔργων νόμου ἢ ἐξ ἀκοῆς πίστεως;
      6 καθὼς Ἀβραὰμ ἐπίστευσεν τῷ θεῷ, καὶ ἐλογίσθη αὐτῷ εἰς δικαιοσύνην.
      7 Γινώσκετε ἄρα ὅτι οἱ ἐκ πίστεως, οὗτοι υἱοί εἰσιν Ἀβραάμ.
      8 προϊδοῦσα δὲ ἡ γραφὴ ὅτι ἐκ πίστεως δικαιοῖ τὰ ἔθνη ὁ θεὸς προευηγγελίσατο τῷ Ἀβραὰμ ὅτι Ἐνευλογηθήσονται ἐν σοὶ πάντα τὰ ἔθνη.
      9 ὥστε οἱ ἐκ πίστεως εὐλογοῦνται σὺν τῷ πιστῷ Ἀβραάμ.
      10 Ὅσοι γὰρ ἐξ ἔργων νόμου εἰσὶν ὑπὸ κατάραν εἰσίν, γέγραπται γὰρ ὅτι Ἐπικατάρατος πᾶς ὃς οὐκ ἐμμένει πᾶσιν τοῖς γεγραμμένοις ἐν τῷ βιβλίῳ τοῦ νόμου τοῦ ποιῆσαι αὐτά.
      11 ὅτι δὲ ἐν νόμῳ οὐδεὶς δικαιοῦται παρὰ τῷ θεῷ δῆλον, ὅτι Ὁ δίκαιος ἐκ πίστεως ζήσεται,
      12 ὁ δὲ νόμος οὐκ ἔστιν ἐκ πίστεως, ἀλλ’· Ὁ ποιήσας αὐτὰ ζήσεται ἐν αὐτοῖς.
      13 Χριστὸς ἡμᾶς ἐξηγόρασεν ἐκ τῆς κατάρας τοῦ νόμου γενόμενος ὑπὲρ ἡμῶν κατάρα, ὅτι γέγραπται· Ἐπικατάρατος πᾶς ὁ κρεμάμενος ἐπὶ ξύλου,
      14 ἵνα εἰς τὰ ἔθνη ἡ εὐλογία τοῦ Ἀβραὰμ γένηται ἐν Χριστῷ Ἰησοῦ, ἵνα τὴν ἐπαγγελίαν τοῦ πνεύματος λάβωμεν διὰ τῆς πίστεως.
      15 Ἀδελφοί, κατὰ ἄνθρωπον λέγω· ὅμως ἀνθρώπου κεκυρωμένην διαθήκην οὐδεὶς ἀθετεῖ ἢ ἐπιδιατάσσεται.
      16 τῷ δὲ Ἀβραὰμ ἐρρέθησαν αἱ ἐπαγγελίαι καὶ τῷ σπέρματι αὐτοῦ· οὐ λέγει· Καὶ τοῖς σπέρμασιν, ὡς ἐπὶ πολλῶν, ἀλλ’ ὡς ἐφ’ ἑνός· Καὶ τῷ σπέρματί σου, ὅς ἐστιν Χριστός.
      17 τοῦτο δὲ λέγω· διαθήκην προκεκυρωμένην ὑπὸ τοῦ θεοῦ ὁ μετὰ τετρακόσια καὶ τριάκοντα ἔτη γεγονὼς νόμος οὐκ ἀκυροῖ, εἰς τὸ καταργῆσαι τὴν ἐπαγγελίαν.
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