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PAUL (l'apôtre) 7.

VI Le moraliste.

Saul de Tarse n'avait jamais connu d'autre principe de discipline intérieure que l'obéissance, d'autre cadre à sa vie morale que celui de la loi mosaïque ; mais, à l'heure de sa conversion, le prestige du légalisme s'effondre et la personnalité nouvelle connaît d'autres mobiles d'action, organise sa vie selon d'autres normes. L'apôtre se trouve en outre préposé à la direction spirituelle de prosélytes totalement ignorants de la loi juive, déshabitués de l'obéissance à la loi intérieure et souvent même incapables d'en discerner les commandements. Il va donc constituer ce que nous appelons « une morale », c'est-à-dire établir les fondements de la discipline intérieure et de son application aux problèmes posés par la vie. Chemin faisant, il ne pourra manquer de se prononcer sur la valeur de la Loi, et de déterminer le lien qui subsiste entre ce principe de sa vie antérieure et la souveraineté de l'Esprit, principe de la vie personnelle du croyant comme de la vie de l'Église.

Il y aurait quelque abus à parler d'une morale paulinienne, si l'on entendait par là une construction de l'esprit tendant à fonder rationnellement la valeur du devoir ou à déterminer son contenu. Pareilles spéculations, familières à la pensée grecque, sont absolument étrangères aux préoccupations de l'apôtre. Lorsqu'on parle de la connaissance qu'il devait avoir, de la pensée contemporaine, on oublie trop avec quelle sérénité il l'ignore sur ce point, cependant essentiel pour un homme qui se préoccupe moins de convaincre les intelligences que de déterminer les volontés. L'idée du souverain bien, la conception de l'éthique considérée comme une dialectique lui sont à ce point étrangères qu'il ne les mentionne même pas pour les combattre ou pour en montrer l'insuffisance. Sa pensée se meut sur un plan absolument différent : la distinction, pour nous classique, entre la morale et la religion, n'a pas de sens pour lui, puisque c'est l'Esprit de Dieu qui est le principe de la discipline intérieure (voir Bien, Morale).

Paul a défini lui-même son attitude comme moraliste par une formule assez énigmatique, dans laquelle il se qualifie comme « n'étant pas sous la loi », mais « n'étant pas non plus sans loi » (1Co 9:20) ; ce qu'on pourrait traduire plus explicitement en disant que le principe de sa discipline intérieure n'est pas l'obéissance à un commandement, mais qu'il n'est pas pour cela dénué de toute discipline. Celle-ci a pour principe l'Esprit ; tous les conformismes sont déclarés inutiles et tous les légalismes abolis ; mais ce n'est pas pour faire place à la liberté de l'homme naturel, c'est pour que la souveraineté de l'Esprit ne soit pas limitée par des prescriptions humaines. Il ne s'agit pas de sauvegarder l'indépendance de l'esprit au sens humain (humaniste), mais la liberté de l'Esprit au sens divin du mot.

Tel est le principe général qui domine la pensée du moraliste et qui fait de sa doctrine non une morale de l'obligation, mais une morale de l'inspiration : l'obéissance au commandement cède le pas à la spontanéité d'une personnalité nouvelle engendrée en nous par l'action de l'Esprit.

1.

DE LA NATURE A L'ESPRIT.

Quels sont les degrés par lesquels le chrétien s'élève jusqu'à l'inspiration, et par quelles normes se détermine sa conduite ?

Au premier plan--inférieur--nous trouvons ce que l'apôtre appelle la « nature » (phusis), par où il faut entendre une sorte de « morale naturelle », assez mal définie du reste, et qui comprend quelques-unes des données immédiates de la conscience et de la raison, certains principes de bon sens ou d'intérêt social et même de simples coutumes, comme lorsque Paul écrit que « la nature nous enseigne qu'il est honteux pour un homme de porter les cheveux longs » (1Co 11:14).

Cette morale élémentaire ne saurait être le guide véritable du chrétien, mais elle s'impose à lui par une sorte d'à fortiori Paul blâme les Corinthiens de ce qu'ils tolèrent un scandale qui ne serait pas supporté « même parmi les païens » (1Co 5:1). Ces « gens du dehors », que le chrétien n'a même pas à juger, descendra-t-il au-dessous d'eux ? (1Co 5:13 6:4 etc.) Lui qui ne doit pas être un enfant pour la raison (1Co 14:20) pourra juger lui-même de ce qui est bon et juste. L'apôtre le marque avec force au sujet des procès entre chrétiens ; s'ils n'ont pas assez de fidélité à l'idéal évangélique pour supporter qu'on les dépouille et pour souffrir l'injustice, au moins doivent-ils s'abstenir de ce qui est injuste et trouver parmi eux des arbitres. D'une façon générale la formule quelque peu impérative et dédaigneuse : « ne savez-vous pas que... » exprime l'évidence élémentaire de ces axiomes moraux qui s'imposent à tous.

Cependant l'homme n'est jamais abandonné de Dieu. En dehors de la révélation chrétienne ou mosaïque, il porte sa loi en lui-même : « Quand les païens qui n'ont pas la Loi font naturellement ce que la Loi ordonne, n'ayant pas la Loi, ils se tiennent lieu de loi à eux-mêmes ; ils font voir que la prescription de la Loi est gravée dans leur coeur ; leur conscience en témoigne ainsi que les jugements de réprobation ou d'approbation qu'ils portent les uns sur les autres » (Ro 2:14 et suivant). Depuis la création du monde, Dieu s'est fait connaître aux hommes par ses oeuvres ; ils sont donc inexcusables s'ils ne l'adorent pas, et leur immoralité n'est que la rançon de leur impiété, ou plus exactement leurs morales faussées découlent d'une religion dévoyée (Ro 1:18,32).

Les principes « naturels » eux-mêmes apparaissent donc au chrétien comme affectés d'un exposant religieux.

Evidemment l'apôtre ne sort pas du domaine de la morale naturelle, lorsqu'il écrit aux Thessaloniciens : « Mettez votre honneur à mener une vie paisible en vous occupant de vos propres affaires et en travaillant de vos mains, comme nous vous l'avons ordonné. Une telle conduite vous vaudra l'estime des gens du dehors et vous mettra à l'abri du besoin » (1Th 4 : et suivant) ; mais aussitôt que cet ordre est mis en question, la recommandation est reprise « au nom du Seigneur Jésus-Christ » (2Th 3:10,12) et appuyée sur l'exemple de l'apôtre (cf. les préceptes formulés au sujet de la débauche, 1Co 6:12,20, où les arguments de morale rationnelle et de morale religieuse se complètent et s'entrecroisent).

Nous arrivons ainsi au deuxième palier de la morale paulinienne. On y rencontre les éléments provenant de la tradition chrétienne, déterminée par l'enseignement même du Christ ou par ce qui est considéré comme caractérisant son esprit : Dieu n'est pas un Dieu de désordre (1Co 14:33) ; Dieu ne nous a pas appelés à l'impureté (1Th 4:7) ; et d'une façon plus nette encore, après avoir stigmatisé l'impudeur de la corruption païenne, l'apôtre reprend : « Pour vous, ce n'est pas là ce que vous avez appris à l'école du Christ » (Eph 4:20).

Ainsi ce que nous appellerions aujourd'hui le contenu de l'obligation se détermine d'abord par la tradition générale de l'humanité, ensuite par la tradition particulière de la vie chrétienne. Cette tradition est rapportée parfois aux ordres mêmes du Christ (1Co 7:10), parfois à l'autorité de ceux que Dieu a marqués par sa grâce (1Co 7:25), parfois à la tradition de l'Église (1Co 14:33), parfois à la loi mosaïque qui est ainsi en quelque sorte incorporée à la tradition évangélique (Eph 6:1-3, cf. Col 3:20).

Ailleurs c'est l'exemple du Christ qui est invoqué plutôt que sa parole : (Php 2:5 et suivants) seulement, tandis que les ordres donnés comme émanant de Jésus se rapportent à des paroles positivement prononcées par lui, les exemples évoqués se réfèrent non à des actes historiques de Jésus mais à des attitudes métaphysiques, comme le dépouillement du Fils de Dieu qui s'est fait homme. Ainsi s'explique que l'autorité de Jésus ne puisse donner lieu à un nouveau conformisme ; elle n'a rien d'empirique, d'historique ; elle est le fait de son inspiration, ou plus exactement elle est la forme concrète que l'Esprit de Dieu a prise dans la personne du Christ. Il n'y a donc pas lieu de distinguer entre l'Esprit de Dieu et l'Esprit de Christ ; c'est la même réalité souveraine qui est évoquée ici et là et qui constitue, pour le chrétien, l'instance suprême, mais sans pour cela éliminer les autres éléments de la discipline intérieure.

Un exemple caractéristique de la place accordée à ces divers éléments dans la pensée morale de l'apôtre nous est fourni par les indications qu'il donne au sujet du mariage (1Co 7). Nous trouvons d'abord des conseils de prudence dans la vie conjugale, présentés avec autant de netteté que de discrétion ( « C'est un conseil que je donne, non un ordre, » 1Co 7:6). Ensuite l'ordre formel émis par le Seigneur (1Co 7:10) de ne pas prendre l'initiative de la séparation, mais (ajoute l'apôtre « au nom du Seigneur », 1Co 7:12) de ne pas s'obstiner dans une fidélité inutile si le conjoint non chrétien refuse la vie commune. Suit une règle appuyée par le fait qu'elle est établie par Paul dans toutes les Églises : (1Co 7:17) chacun doit rester dans la situation où il était quand il est devenu chrétien ; il avoue ici qu'il n'a pas d'ordre du Seigneur, mais il revendique le droit d'en donner lui-même « comme un homme ayant reçu la grâce d'être fidèle » (1Co 7:25).

C'est donc en définitive à l'Esprit du Christ, vivant dans le fidèle, que nous aboutissons comme troisième et dernier palier de l'ascension morale du chrétien. Mais comment celui-ci, affranchi de tout légalisme et de tout moralisme, va-t-il déterminer pratiquement sa conduite ? Si « tout est permis » (1Co 10:23), comment savoir ce que Christ demande de ses serviteurs ? Le chrétien--comme naguère l'Église--doit trouver après le principe de sa discipline intérieure le critère de son activité pratique ; et ce sera ici encore la capacité de servir que l'Esprit engendrera en lui. « Tout est permis, mais tout n'édifie pas » ; il ne faut donc pas user de la liberté chrétienne pour vivre selon la chair, mais se mettre au service des autres par l'amour (Ga 5:13). Le principe d'action du chrétien n'est plus la loi (tant morale que mosaïque) mais l'Esprit de Dieu, en sorte que le moment essentiel de la vie morale n'est pas pour lui l'obéissance mais la foi (agissant par l'amour), c'est-à-dire le consentement de tout son être à la mainmise de l'Esprit du Christ qui s'est substitué à lui, en sorte que « ce n'est plus lui qui vit, c'est Christ qui vît en lui » (Ga 2:20).

L'homme est naturellement esclave du péché, et c'est en vain qu'il essaie de devenir plutôt esclave de la loi ; mais il peut devenir « esclave du Christ ». Encore cette expression « esclave du Christ » est-elle tout approximative ; l'apôtre l'emploie entraîné par le parallélisme entre le règne du péché sur l'homme naturel et le règne du Christ sur le fidèle ; mais il n'est pas vrai que le chrétien soit un esclave, il est au contraire un affranchi, arraché par l'initiative souveraine du Christ au double esclavage du péché et de la loi (Ro 6:18 et suivant).

2.

LE PECHE ET LA LOI : deux idées essentielles et d'ailleurs corrélatives, qu'il convient de préciser si nous voulons nous faire une idée un peu nette des conceptions morales de l'apôtre.

L'idée de péché, en apparence diverse et multiple, est très cohérente du moment où l'on consent à distinguer entre les péchés (paraptômata, opheïlê-mata), c'est-à-dire les manquements à la loi morale, et le péché (hamartia), c'est-à-dire la puissance génératrice du mal en nous. Dans ce sens absolu, Paul ne parle pas du péché comme d'une disposition mauvaise du coeur humain, mais comme d'une puissance en quelque sorte étrangère à notre personnalité, tout au moins à notre personnalité morale, car elle a son siège dans notre chair. Le pécheur n'est pas un être dont la nature morale comporte certaines dispositions coupables ; il est un être « vendu au péché », « esclave du péché », devenu étranger à sa véritable nature ou tout au moins incapable de la réaliser. Le pécheur ne veut pas le mal mais il le fait ; sa volonté n'est pas mauvaise, car il veut le bien, il le désire ; mais elle est impuissante, ou plus exactement elle est esclave. « Si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est donc pas moi qui le fais, c'est le péché qui habite en moi » (Ro 7:15-24).

Pour mettre fin à cette dictature du péché, il ne faut pas songer à restaurer l'autonomie de la personnalité morale, complètement ruinée par le péché. Celui-ci a prouvé sa virulence en se servant de la loi elle-même, c'est-à-dire d'une réalité spirituelle et sainte, pour mieux établir son empire sur l'homme. Tant que la loi n'avait pas été formulée, l'homme restait dans une innocence, dénuée il est vrai de toute valeur, mais qui constituait une sorte de vie naturelle et spontanée : « Autrefois, quand j'étais sans loi, je vivais ; mais le commandement étant venu, le péché a pris vie, et moi je suis mort » (Ro 7:9). En prenant conscience du caractère coupable de son attitude naturelle, l'homme s'est découvert incapable de la modifier, « car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon mon être intérieur ; mais je découvre dans mes membres une autre loi, qui lutte contre celle de ma raison et fait de moi 1 esclave de la loi du péché qui est dans mes membres » (Ro 7:23).

Si donc se révèle irréalisable l'autonomie de la personne sous le magistère de la loi que sa raison porte en elle, il faut à l'hétéronomie du péché substituer une autre hétéronomie, celle du Christ. L'autonomie de la volonté est à ce point niée, que la personnalité elle-même s'évanouit devant l'impitoyable analyse de l'apôtre : quand je fais le mal que je ne veux pas, ce n'est pas moi qui agis, mais le péché qui est en moi ; et quand je fais le bien que je ne peux pas, ce n'est pas moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi (Ga 2:20). Ainsi l'homme n'est plus qu'un champ de bataille, il disparaît, il « meurt » comme dit Paul, et ce mot doit être pris dans tout son réalisme ; il n'a qu'un moyen d'échapper au péché, c'est précisément de mourir avec Christ, car ainsi il ressuscitera avec lui à une vie nouvelle ; il faut que, « unis à lui, nous ayons reproduit en nous l'image de sa mort, afin que nous reproduisions aussi en nous l'image de sa résurrection » (Ro 6:5).

Paul développe cette idée à grand renfort d'arguments juridiques, appuyés sur le fait que la loi ne peut lier l'homme que jusqu'à la mort : celle-ci l'affranchit donc de la condamnation (Ro 7:1,4). Mais sous cette forme quelque peu scolastique vit une pensée singulièrement forte et hardie, une conception mystique assez proche de la pensée johannique sur la vie qui est en Christ et qu'il doit communiquer à ceux qui croiront en lui, --Paul dit : à ceux qui accepteront d'être crucifiés avec lui. Le moraliste ici se dépasse lui-même, il rejoint le théoricien de la vie mystique, car c'est par une grâce de Dieu qu'est offert à l'homme ce Sauveur dont la mort et la résurrection portent en elles l'espoir et déjà le gage de notre mort au péché et de notre naissance à une vie supérieure. Ce n'est pas moi qui vais, à coups de volonté, tuer en moi le vieil homme et créer une vie nouvelle ; c'est l'amour du Christ qui renouvelle en chacun des fidèles le double mystère de sa mort et de sa résurrection ; et si je suis désormais le porteur d'une vie dont le principe n'est plus le péché mais l'amour, c'est grâce à une identification mystique avec Celui qui s'est donné pour moi et qui vit en moi plus que moi-même.

3.

LA DISCIPLINE INTERIEURE n'est donc plus assurée par un conformisme moral mais, par une inspiration religieuse ; et de ce fait la position de tous les problèmes se trouve inversée. Les diverses puissances qui se déploient dans la vie de l'homme--la tempérance, la bonté, la patience--ne sont plus des vertus (voir ce mot), c'est-à-dire des forces jaillies du coeur de l'homme et dont sa volonté dispose ; ce sont des dons de Dieu (voir Charisme), c'est-à-dire des forces que le chrétien reçoit de l'Esprit et qui révèlent en lui la présence d'une réalité qui le dépasse. Les trois formes essentielles de la vie chrétienne : la foi, l'espérance et l'amour, Paul ne les appelle pas, comme fera l'Église, les « vertus théologales » ; il les appelle « les dons supérieurs ». Par cette répudiation de la loi, par cette substitution de l'amour à l'obéissance, les rapports ne sont pas rompus entre l'activité de l'homme et son salut, mais ils sont renversés : l'homme qui est sous la loi obéit pour avoir la vie par son obéissance, l'homme qui possède les dons de l'Esprit trouve naturel de produire des oeuvres dignes de l'Esprit. Le chrétien ne construit pas sa discipline intérieure en vue du salut, mais il pense qu'un homme sauvé ne peut redevenir l'esclave des puissances inférieures et il n'accepte de servitude qu'à l'égard de Jésus-Christ.

Par là toute possibilité d'orgueil est exclue, ce qui est essentiel. Toute morale de l'obéissance est une morale d'orgueil ou de désespoir, dans laquelle l'homme suppute toujours ce qu'il a fait ou omis, ce qu'il a donné ou refusé ; toute morale de la grâce ou de l'Esprit est une morale de l'humilité et de la paix intérieure, car l'homme sait qu'il a tout reçu et qu'il n'avait qu'à recevoir. Tout est humilité parce que tout est grâce.

On voit de quelle nature est l'antinomisme de Paul et comment il engendre les antithèses constantes dans lesquelles s'opposent la loi et la grâce, la loi et la foi. Cette dualité d'oppositions ne provient pas d'un manque de précision dans la pensée de l'apôtre, elle révèle une dualité de problèmes : problème théologique concernant le principe du salut--et ici la loi s'oppose à la grâce-- ; problème moral concernant le principe de l'action pratique--et ici la loi s'oppose à la foi. Si l'on voulait avoir des antithèses absolument correctes, il faudrait opposer la loi à la grâce et l'obéissance à la foi ; cette double opposition ne s'éclaircit que lorsqu'on a distingué les deux questions et que l'on a posé d'abord le problème sous son aspect moral, avant de le poser sous son aspect théologique.

On s'étonne de voir Paul déclarer que la pratique de la loi est incompatible avec la qualité de chrétien, que ceux qui lui obéissent ont complètement rompu avec Christ et sont déchus de la grâce (Ga 5:4), alors que lui-même fait souvent appel à l'autorité de la loi pour confirmer ses dires et lui emprunte en fait de nombreuses déterminations de sa discipline intérieure. Mais cela paraît tout naturel, du moment que l'on consent à distinguer entre la préoccupation du moraliste et celle du théologien.

Dans le domaine de la pratique morale, la loi est dépassée mais elle n'est pas abolie. Le chrétien agit par amour, non par obéissance au commandement ; mais les oeuvres qu'il accomplit ainsi en vertu d'une inspiration supérieure à celle de la loi sont les oeuvres mêmes de la loi. Celle-ci reste la détermination de la volonté de Dieu à l'égard de l'humanité ; le commandement de l'amour n'abolit pas la loi, il la résume : « Toute la loi se résume dans une seule parole : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Ga 5:14). L'Esprit d'ailleurs ne parle pas contre la loi ; après avoir énumère les fruits qu'il porte dans l'âme chrétienne, Paul ajoute : « contre ces choses-là, il n'y a pas de loi » (Ga 5:23) ; en sorte que la loi subsiste normalement comme un des éléments de notre discipline intérieure.

Mais lorsque nous avons en vue, non la détermination pratique de notre conduite mais le principe même de notre salut, la situation est radicalement différente. Car il faut savoir en qui nous avons mis notre espérance. Si nous comptons sur notre obéissance à la loi, sur la pratique de la circoncision ou sur quelque autre oeuvre que ce soit, pour nous assurer le salut, qu'avons-nous à faire du Christ ? N'est-il pas rigoureusement exact de dire qu'il est mort pour rien ? N'est-il pas un « ministre de péché », puisque (du moins selon la conception de Paul) il est venu pour mettre fin à cette loi qui demeure en réalité l'instrument du salut des hommes ? Il n'y a là nulle étroitesse ni intolérance ; celui qui restaure la loi montre qu'il n'a pas foi en la grâce ; il n'a plus rien à faire avec le Christ.

Même sur le terrain moral, c'est d'ailleurs une déchéance, un recul de chercher le principe de sa vie dans l'obéissance, quand on a connu un principe supérieur : la foi ; l'héritier une fois majeur, affranchi des servitudes enfantines, va-t-il se remettre sous le joug du pédagogue ? (cf. Ga 3:1-4:7) Sous prétexte de n'être pas sans loi, que le chrétien ne se remette pas sous la loi ; qu'il se constitue une discipline de vie n'empruntant plus rien à ces formes inférieures de l'obligation que Paul désigne par le terme assez obscur (gr. stoïkhéïa) d' « éléments » (voir ce mot).

Ici se trouve impliquée la condamnation de l'ascétisme. Observer les jours, les mois, réglementer le manger et le boire, tout cela a un faux air de sagesse et d'humilité, mais c'est inutile, nuisible même, car cela ramène sur un plan inférieur de la vie spirituelle. Ce sont des ordonnances humaines relevant de la lettre et de la chair, du monde ; comment le chrétien s'y soumettrait-il, lui qui vit par l'Esprit et qui a été crucifié pour le monde, comme le monde a été crucifié pour lui ? (cf. Ga 4:8-11 6:14, Col 2:16,23) L'apôtre peut recommander parfois un ascétisme occasionnel, pédagogique ; mais à vouloir en systématiser la pratique, on ferait le jeu de Satan (1Co 7:5).

La soumission aux prescriptions ascétiques (jeûnes, etc.) est le signe d'une conscience « faible », non « éclairée » ; elle n'est légitime que dans la mesure où elle est le fruit d'une conviction personnelle et non d'un vain conformisme. Le « fort », le « chrétien éclairé » qui croit pouvoir manger de tout, fait bien de se refuser aux abstinences ; le « faible », qui croit devoir s'abstenir de certains aliments, aurait tort de manger de tout ; ces conceptions sont également acceptables, pourvu que chacun agisse selon sa conviction, car « tout ce qu'on fait sans conviction est un péché » (Ro 14:23). Cependant Paul se rallie personnellement avec netteté au principe des « forts ». (cf. Ro 15:1) Il a « la ferme conviction que rien n'est impur en soi » (Ro 14:14) ; mais si quelqu'un croit qu'une chose est impure, alors pour lui elle est impure, et les « forts » doivent respecter sa « faiblesse », car nous n'avons pas à nous juger les uns les autres (Ro 14:3 et suivant).

C'est précisément ici que réside le danger pour les forts : ils risquent de mépriser les faibles et de tomber dans l'orgueil. C'est très bien d'être « éclairé » ; mais ce ne sont pas nos « lumières » qui font notre valeur, c'est l'amour que nous avons les uns pour les autres. Si donc nous scandalisons les faibles, nous nous exposons à l'incompréhension et à la calomnie, en même temps que nous risquons par notre exemple d'entraîner les faibles à agir contrairement à leur conviction, et de perdre ainsi, pour une question de nourriture, le frère pour qui Jésus-Christ est mort (Ro 14:15 et suivant). Ce qui sert en Christ, c'est l'humilité, c'est l'amour et non « les lumières ». « Être éclairé engendre l'orgueil, tandis que la charité édifie » (1Co 8:1 et suivants). Celui qui scandalise une conscience faible est coupable envers le Christ lui-même (1Co 8:8,12).

L'instance suprême n'est donc pas une loi rituelle ou morale, mais l'esprit d'amour que nous tenons du Christ. La morale de Paul se définit à chacune de ses étapes comme un anti-légalisme dominé par l'amour ; cette attitude est la seule qui permette d'éviter l'orgueil, car celui-ci est le fruit du conformisme générateur de servitude aussi bien que des fausses libertés génératrices de scandale.

4.

L'APPLICATION DE CES PRINCIPES est définie dans les épîtres avec une réelle précision. Nous avons vu notamment (parag. II) que la question des rapports entre les chrétiens et le monde païen était traitée

-à propos des viandes sacrifiées aux idoles d'un point de vue radicalement contraire à tout ascétisme légaliste et sous le seul rayonnement de l'amour. D'ailleurs, si l'on se reporte aux situations que révèlent les épîtres aux Thessaloniciens ou aux Corinthiens (1Th 4:1-8 9-12,2Th 3:6,15,1Co 5:1-6 6:12,18,2Co 9:1 2 13 etc.) il est aisé de voir que les néophytes avaient plus facilement accepté les obligations sociales que les prescriptions relatives à la vie personnelle et notamment à la discipline des moeurs. A ces esprits simplistes, des vertus telles que la libéralité ou le désintéressement semblaient plus naturellement impliquées que la maîtrise de soi dans les inspirations de l'amour chrétien. L'interprétation que nous avons donnée des principes propres à la morale paulinienne reçoit de ces constatations une confirmation indirecte.

On a dit souvent que l'application de ces principes avait été influencée radicalement par les idées eschatologiques de l'apôtre. Cette influence--indéniable--ne doit pas être exagérée. Entre les revendications d'une logique formelle et les exigences concrètes de la vie pratique, Paul n'a pas hésité : le chrétien ne doit ni mépriser ni désorganiser la vie quotidienne en raison des bouleversements qui marqueront l'avènement du Christ glorifié. L'heure en est encore inconnue et il est bon qu'elle demeure inconnue, car l'essentiel est d'être prêt spirituellement : veillons et soyons sobres, comme des fils du jour (1Th 5:1,8). La venue du Seigneur n'est pas si prochaine qu'elle puisse nous inciter à négliger le travail et les autres formes normales de la vie sociale (2Th 3:6,13).

L'idée que « le temps est court » n'exerce une action décisive sur la pensée de l'apôtre que lorsqu'elle vient renforcer d'autres tendances profondes de sa personnalité, et notamment sa tendance à « user du monde comme n'en usant pas ».

Paul a vécu replié sur lui-même, l'âme tout entière tendue vers le but unique de sa vie : la conquête du monde à son Sauveur. Il n'a pas regardé, comme son Maître, les lis des champs ni les oiseaux du ciel ; et la situation sociale de son époque, qu'il a caractérisée cependant en traits inoubliables, n'était pour lui que le fond obscur sur lequel devait éclater la gloire du Crucifié. Par tempérament autant que par vocation, il vivait détaché de tout ce qui n'était pas son apostolat. Aussi, lorsque ses conceptions eschatologiques orientent sa pensée dans le sens du détachement, elles confirment et fortifient singulièrement cette tendance générale de son esprit. Le conseil d'éviter le mariage « en raison de la crise qui est imminente » (cf. 1Co 7:25-34) n'est qu'un cas particulier de son aversion pour tout ce qui peut lier l'homme aux choses terrestres : mariage, joies, douleurs, richesse ou pauvreté, qu'est-ce que tout cela, lorsque « la figure de ce monde va passer » ? Il faut garder l'esprit libre, afin de s'occuper uniquement des affaires du Seigneur, sans se laisser paralyser, par le soin des affaires humaines.

Il semble que ce soit cette perspective eschatologique qui ait empêché Paul de maintenir la question du mariage à la hauteur où l'avait placée Jésus. La parole : « ils ne sont plus deux mais une seule chair », citée par Jésus au sujet du mariage, est appliquée par Paul à toute union charnelle, même dans la débauche (1Co 6:16), et aucune réponse précise n'est donnée à la question de savoir si le mariage est une institution humaine ou une volonté de Dieu. Jésus demande à l'homme de « ne pas séparer ce que Dieu a uni » (Mt 19:6) ; Paul considère le mariage comme sacré et Dieu lui-même nous enseigne à le respecter (1Th 4:4-8) ; mais le mariage est du temps, non de l'éternité, sa valeur est plus légale que spirituelle (1Co 7:39, Ro 7:2 et suivant) ; c'est pourquoi il est sinon condamné, du moins déconseillé pour des hommes et des femmes qui sont au seuil de l'éternité. C'est sans doute le seul exemple d'une sorte de gauchissement de la pensée morale sous la pression de l'attente eschatologique. Partout ailleurs le génie du moraliste s'affirme avec une admirable maîtrise. Là où d'autres auraient considéré comme un triomphe d'établir, fût-ce par des moyens empiriques, un conformisme de la conduite et l'obéissance à quelques commandements élémentaires, il a osé déclarer que Dieu ne se contentait pas de nos obéissances, qu'il voulait davantage parce qu'il donnait davantage, et que toutes les oeuvres, toutes les capacités et tous les charismes même étaient chose inopérante et vaine aussi longtemps qu'ils n'étaient pas inspirés et dominés par l'amour.

Ainsi les problèmes de la vie nous acheminent vers une doctrine de l'inspiration et posent impérieusement devant nous les plus hauts problèmes de la pensée religieuse.

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      Romains 1

      18 L'apôtre commence par montrer que toute l'humanité a besoin du salut annoncé par l'Évangile, car nul ne peut obtenir la faveur de Dieu, ni échapper à Son courroux, par ses propres œuvres. Aucun homme ne peut se défendre de la culpabilité de son péché en prétextant qu'il a accompli toutes ses obligations envers Dieu et son prochain ; nul ne peut vraiment prétendre qu'il s’est totalement soumis à la Lumière spirituelle qui lui a été manifestée.

      La culpabilité de l'homme est décrite dans ce texte, comme étant similaire à l’impiété ou à l'incrédulité, à l’égard des tables de la loi ; cette culpabilité est une véritable iniquité, un manque de respect des ordonnances de l’Évangile. Elle consiste à mêler la Vérité à la perversité.

      Tous les hommes pratiquent, dans une certaine mesure, les œuvres qu'ils savent être mauvaises, ils négligent plus ou moins la droiture ; ils sont donc inexcusables. Le pouvoir de notre Créateur et Sa Divinité sont si clairement démontrés dans Ses œuvres, que même les païens et les idolâtres sont sans excuse !

      Beaucoup ont suivi sottement l'idolâtrie ; nombre de personnes ici-bas se sont détournées de l'adoration du Créateur, plein de Gloire, pour se consacrer à celle de certains animaux, comme les reptiles, et a des images sans vie... Elles se sont éloignées de Dieu, jusqu'à ce que toute trace de véritable religion en eux disparaisse ; en fait, elles n'avaient pas de révélation authentique de l'Évangile en leur cœur pour les en détourner...

      Beaucoup ont prétendu que la raison de l'homme était capable de découvrir à elle seule, la Vérité divine et l'obligation morale, voire, de gouverner correctement un pays : ces déclarations ne peuvent être niées. Cela montre clairement que les hommes ont déshonoré Dieu par des idolâtries et des superstitions, plus absurdes les une que les autres ; ils se sont souillés par les affections les plus viles et les actions les plus abominables.

      Romains 2

      Romains 6

      Romains 7

      1

      Les croyants sont unis à Christ, pour qu'ils puissent apporter du fruit à Dieu. (Romains 7:1-6)
      L'usage et l'excellence de la loi. (Romains 7:7-13)
      Les conflits spirituels du croyant, entre la corruption et la Grâce. (Romains 7:14-25)

      Tant qu'un homme continuera à être astreint au respect de la loi, ne cherchant sa justification que par sa propre obéissance, il restera en quelque sorte, toujours esclave du péché. Seul l'Esprit de vie, en Jésus-Christ, peut rendre le pécheur, libre de la loi du péché et de la mort !

      Avec Jésus-Christ, les croyants sont délivrés du pouvoir de la loi, qui condamne tout homme pour les péchés commis. Ils sont délivrés de ce pouvoir qui agite et provoque le péché qui demeure en eux. Il ne faut pas comprendre la loi comme une « règle à suivre », mais comme une « alliance », relative aux actes de celui qui s’y astreint.

      Dans notre profession de foi, (c’est un privilège), nous sommes sous l’alliance de la Grâce, et non celle de nos œuvres ; nous sommes sous l'Évangile de Christ et non sous la loi de Moïse. La différence peut être imagée sous la forme d’une veuve qui épouse un nouveau mari. Ce deuxième « mariage » correspond à « l’alliance » que nous avons faite avec Christ. Par Sa mort, nous sommes libérés de l'assujettissement à la loi, en tant qu’alliance, telle cette veuve, libérée des vœux qu’elle a pu faire à son premier mari.

      Si nous avons d’une foi fervente, nous sommes comme « morts à la loi », et nous n'avons plus d’engagement avec elle, tel un serviteur, libéré de son maître, n'étant plus sous son joug. Quand nous croyons en Jésus-Christ, nous sommes alors unis à Lui. Nous entrons dans une vie de dépendance envers Sa personne, nous nous plaçons à Son service. Les bonnes œuvres que nous pouvons accomplir viennent de notre union avec le Seigneur, telle la fertilité de la vigne, qui provient de son rattachement au cep : nous ne pouvons porter de fruits spirituels tant que nous ne sommes pas unis à Christ.

      La loi, malgré les plus grands efforts de celui qui y est encore soumis dans ses œuvres et ses principes corrompus, ne peut mettre le cœur en accord avec l'Amour de Dieu ; elle ne peut vaincre les convoitises du monde, ni apporter la vérité et la sincérité qui proviennent de l’influence sanctifiante du Saint-Esprit.

      Aucune obéissance formelle à tout précepte spirituel ne peut être respectée sans la Grâce régénératrice, Celle de la « nouvelle alliance » !

      18 Plus le cœur est pur et saint, plus il pourra rapidement se rendre compte du péché qui réside en lui. Le croyant est le mieux placé pour évaluer la beauté de la sainteté et l'excellence de la loi divine. Plus il grandit dans la connaissance de la Grâce, plus il désire obéir au Seigneur.

      Il ne parvient pas, hélas, à accomplir tout le bien auquel il aspire ; le péché ressurgit toujours en lui, compte tenu de son ancienne nature, ce qui le pousse à pratiquer le mal, malgré la détermination de sa volonté.

      Cette pratique attristait l'apôtre. Si par la lutte entre la chair et l'Esprit, Paul ne parvenait pas à réaliser ce que ce Dernier lui suggérait, il ne voulait pas non plus accomplir ce que son ancienne nature l’incitait à faire.

      Le cas de Paul était absolument différent de ceux qui s'abandonnent délibérément à leurs penchants iniques, qui continuent, hélas, malgré les avertissements de la Parole et de leur conscience, à pratiquer le mal, se dirigeant ainsi avec préméditation, vers le chemin de la perdition !

      Puisque le croyant est sous le régime de la grâce et désire croître dans la sainteté, il prend pleinement plaisir à obéir à la Parole de Dieu ; cette « nouvelle créature » homme est régénérée par Dieu dans la marche véritable vers la sainteté !

      23 Ce texte ne présente pas l'apôtre comme pratiquant les œuvres de la chair, mais comme quelqu'un aspirant puissamment à marcher selon l’Esprit.

      Si certaines personnes interprètent volontairement mal ce passage, (comme d’ailleurs d’autres textes de l’Écriture), courant ainsi à leur propre destruction, les chrétiens véritables, quant à eux, y trouvent le motif de bénir Dieu, qui leur a apporté le réconfort et la consolation spirituels.

      Nous ne devons pas, contrairement à ceux qui sont aveuglés par leurs propres convoitises, chercher des fautes éventuelles dans la Parole de Dieu ; recherchons uniquement l’interprétation correcte des textes. Celui qui n'est pas engagé dans le conflit spirituel entre la chair et l’Esprit, ne peut comprendre clairement la signification de ce texte, ne pouvant juger exactement le conflit douloureux qui rongeait le cœur de l'apôtre, le conduisant à pleurer, tel un misérable, contraint à pratiquer encore le péché.

      Paul constatait qu’il était incapable de se délivrer lui-même de cette situation, ce qui le poussait à remercier Dieu avec ferveur de lui avoir révélé le chemin du salut, par le biais de Jésus-Christ, avec la promesse de délivrance de « l’ennemi » qui le poussait sans cesse à commettre l‘iniquité. Alors, dit-il : « je suis moi-même, par mon esprit, ma conscience, mes affections et mes buts, un homme régénéré par la Grâce divine, qui sert la loi de Dieu et lui obéit ; mais avec la chair, ma nature charnelle et les restes de sa dépravation, je sers la loi du péché, qui fait la guerre à la loi de mon esprit ».

      L’apôtre ne « servait » pas son ancienne nature en vivant délibérément en elle, mais il était incapable, même avec la meilleure volonté, de se libérer de cette servitude, éprouvant néanmoins le besoin de chercher de l'aide et la délivrance du ciel. Il est évident qu'il remercie Dieu pour Christ, notre Libérateur, Celui qui a expié nos péchés, Celui qui est notre Justice. Paul, avant sa conversion, ne connaissait pas l’existence d’un tel salut et se sentait indigne d’y accéder. Il était disposé à agir en tous points selon la loi, avec une bonne conscience, mais il en était empêché par son péché : il ne pouvait donc atteindre la perfection que la loi exige.

      Peut-il y avoir une délivrance, pour un homme toujours coupable, si ce n'est par la Grâce de Dieu, offerte par Jésus-Christ ? Le pouvoir de la Grâce divine et du Saint-Esprit aurait pu autoritairement « déraciner » le péché de notre cœur, mais la sagesse divine avait prévu d’agir autrement. Dieu a estimé que les chrétiens doivent ressentir constamment l'état misérable dans lequel ils se trouvent, sachant que seule la Grâce divine est capable de les sauver ; les enfants de Dieu doivent se garder de leur confiance en eux-mêmes ; ils doivent toujours tirer leur consolation et leur espérance dans la Grâce merveilleuse et gratuite de Dieu, en Christ !

      Romains 14

      14 Christ agit avec douceur envers ceux qui possèdent Sa Grâce, même s'ils sont encore faibles dans la foi. Considérez le but de la mort de Christ : ôter d’une âme le péché qui la menace de la destruction.

      Christ a-t-Il refusé le salut à nos frères ? A-t-Il refusé de mourir pour eux ? Les renierions-nous pour une cause quelconque, sans leur accorder quelque indulgence ? Nous ne pouvons pas empêcher ceux qui ne maîtrisent pas leurs paroles de dire du mal des autres ; par contre, ne leur en donnons pas, la moindre occasion.

      Sachons nous blâmer nous-mêmes, quand nos actes heurtent notre frère. Le bien que nous cherchons à faire peut parfois être considéré comme du mal, parce que nous sommes en fait peu charitables, voire même égoïstes. Lorsque nous évaluons le bien que nous professons avoir accompli, nous ne devons trouver aucune critique des autres.

      Justice, paix, et joie, sont des termes vraiment significatifs. Nous devons chercher à paraître devant Dieu, justifiés par la mort de Christ, sanctifiés par l'Esprit de Sa Grâce ; le Seigneur est la Justice.

      Quant à nos frères, ils doivent vivre mutuellement en paix, dans l'amour et la charité ; il faut faire de même avec tous les hommes. En ce qui nous concerne, vivons dans la plénitude du Saint-Esprit qui demeure en nous ! Ce Dernier apporte dans le cœur du croyant, réconcilié avec le Père, la félicité spirituelle ; le ciel est la demeure qu'ils attendent.

      Regarder à Christ dans tout ce que nous entreprenons, est le seul moyen de nous faire accepter, dans le cadre de notre devoir. Ceux qui plaisent le plus à Dieu sont ceux qui éprouvent une joie profonde en Sa présence et qui abondent le plus dans la paix et la joie offertes par le Saint-Esprit. Ils sont approuvés par tous les hommes bons, quelle que soit l'opinion des autres !

      Romains 15

      1

      Directives pour bien se comporter envers le faible. (Romains 15:1-7)
      Tous doivent se recevoir comme des frères. (Romains 15:8-13)
      Les écrits et la prédication de l'apôtre. (Romains 15:14-21)
      Ses projets de voyage. (Romains 15:22-29)
      Il réclame les prières des frères. (Romains 15:30-33)

      La liberté chrétienne a été instaurée par le Seigneur, non pour notre plaisir, mais pour la Gloire de Dieu, et le bien de tous.

      Nous devons contenter notre prochain, pour le bien de son âme, en évitant de servir ses mauvais desseins éventuels, sans le suivre dans un chemin douteux ; si nous cherchons à plaire aux hommes, en suivant leurs mauvaises voies, nous ne sommes pas de bons serviteurs de Christ. La vie entière de ce Dernier était un reniement de soi, une vie consacrée aux autres. Le chrétien le plus mature est celui qui se conforme le plus à Christ. Étant données Sa pureté sans tache et Sa sainteté, rien n’était plus terrible pour Lui, que d'être « fait péché et malédiction » pour nous, de se voir abandonné par Dieu, à la croix ; Il a été le Juste pour les injustes. Jésus a porté la culpabilité et la malédiction du péché ; nous pouvons difficilement ressentir la portée d’une telle souffrance. À la croix, le Seigneur a porté l’orgueil et les péchés des méchants, alors que nous ne sommes appelés qu’à porter les défaillances des faibles.

      Pourquoi ne resterions-nous pas humbles, enclins au reniement de nous-mêmes, prêts à nous considérer l'un l'autre, nous qui partageons la même fraternité ? Les Écritures ont été rédigées pour notre enseignement et notre bien, autant que pour ceux qui ont d'abord besoin de connaître le salut.

      Les plus instruits sont ceux qui connaissent le mieux les Écritures. Le réconfort qui jaillit de la Parole de Dieu est des plus sûr, des plus doux, il représente le plus ferme appui de l'espérance spirituelle. L'Esprit, le Consolateur, est le gage de notre héritage. Notre état d'esprit doit être conforme aux préceptes de Christ, à Son modèle et Son exemple. Christ le don de Dieu : Il représente un don précieux, que nous devons rechercher avec ferveur !

      Notre Maître Divin invite Ses disciples à Le suivre, Il les encourage, témoignant de Son humilité et de Sa douceur d'esprit. Une même conduite doit animer Ses serviteurs, vis-à-vis du fort, comme du faible.

      Le but suprême de tous nos actes doit être la Gloire de Dieu ; rien ne peut mieux y concourir que l'amour fraternel et la bonté de ceux qui professent la piété. Ceux qui s'accordent en Christ doivent manifester leur fraternité mutuelle !

      1 Corinthiens 5

      1

      L'apôtre blâme les Corinthiens pour leur connivence avec une personne incestueuse ; (1 Corinthiens 5:1-8)
      il leur enseigne à bien se conduire, envers ceux qui sont coupables de crimes scandaleux. (1 Corinthiens 5:9-13)

      Dans ce texte, l'apôtre dénote un péché relativement grave et flagrant chez les Corinthiens, ce qui ne semblait pas les sensibiliser outre mesure. Ces derniers étaient charnels et arrogants, sans réelle notion de la véritable liberté chrétienne.

      Il est en effet bien triste de constater que des infamies sont parfois commises par des personnes professant l'Évangile, infamies qui feraient rougir de honte, même des païens...

      L’orgueil spirituel et l’enseignement de fausses doctrines sont souvent à l’origine de tels scandales.

      Que les conséquences du péché sont funestes ! Le diable « règne », là où Christ est absent du cœur : quand un homme n’est pas « en » Christ, il erre dans le domaine de l’ennemi et reste ainsi sous son pouvoir. Le mauvais exemple d'un homme influent est vraiment redoutable ; les dégâts qu’il peut occasionner, en un tel cas, peuvent être considérables. Quand les mauvais exemples, (la corruption), ne sont pas rapidement corrigés au sein de l’église, ils occasionnent de sérieux dommages...

      Tous les croyants possèdent un cœur régénéré et doivent en conséquence, mener une « nouvelle vie ». Leurs conversations et tous leurs actes doivent être saints.

      Le sacrifice de Christ, notre « Pâque », revêt tant d’importance pour nous, qu'Il doit rendre inutile toute prétention personnelle de sainteté, rendant cette dernière vraiment manifeste, dans notre conduite. Sans cette sainteté, nous ne pouvons ni vivre en Christ, par la foi, ni nous joindre à Lui, pour bénéficier de Sa paix, dans le respect de Ses ordonnances.

      1 Corinthiens 6

      12 Certains, parmi les Corinthiens, semblaient prêts à raisonner ainsi : « tout m'est permis ».

      Paul s'oppose à cette vanité dangereuse. Il y a une certaine « liberté », (l’esclavage du péché), de laquelle Christ nous a libérés : nous devons tenir fermes ainsi. Cependant, il est certain qu'un chrétien ne peut se livrer à la servitude d'un quelconque appétit corporel : son corps appartient au Seigneur ; il doit être un « instrument de justice », tendant à la sainteté : il ne doit jamais être en conséquence, une occasion de chute.

      Quand Jésus-Christ a été ressuscité des morts, Son corps fut glorifié ; il en sera de même pour le nôtre, quand nous serons, à notre tour, élevés vers le ciel.

      L'espérance de cette gloire, lors de la résurrection, doit empêcher les chrétiens de déshonorer leurs corps, par de vaines convoitises charnelles. Si notre âme est unie à Christ, par la foi, tout notre être est devenu membre de Son corps spirituel.

      Certains vices peuvent être combattus par la volonté ; celui qui est mentionné dans ce texte, la fornication, ne peut être vaincu que par la fuite. De nombreuses personnes subissent les conséquences de ce dérèglement, sous ses diverses formes. Ses effets n’atteignent pas seulement le corps, mais bien souvent l'esprit...

      Nos corps ont été rachetés d'une condamnation méritée et de l’esclavage du péché, par le sacrifice expiatoire de Christ. Nous devons rester purs, tels des « vases » convenant parfaitement à l'usage de notre Maître. Étant unis à Christ d'un même esprit, et rachetés à un prix inestimable, les croyants doivent considérer qu’ils appartiennent totalement au Seigneur.

      Puissions-nous consacrer toute notre vie à glorifier Dieu avec notre corps et notre esprit : tous deux lui appartiennent !

      1 Corinthiens 7

      1

      L'apôtre répond à plusieurs questions relatives au mariage. (1 Corinthiens 7:1-9)
      Les chrétiens mariés ne doivent pas chercher à se séparer de leur époux incrédule. (1 Corinthiens 7:10-16)
      Chacun doit rester dans l'état où il était, lorsqu'il a été appelé. (1 Corinthiens 7:17-24)
      Il est bon, en ces temps difficiles, que chacun soit détaché de ce monde. (1 Corinthiens 7:25-35)
      Une grande prudence doit être observée dans le mariage ; il ne doit être opéré que devant le Seigneur. (1 Corinthiens 7:36-40)

      L'apôtre annonce aux Corinthiens, en cette conjoncture de troubles, qu’il était bon pour un chrétien, de rester célibataire.

      Paul souligne cependant, les joies relatives au mariage, ce dernier étant défini par la sagesse divine.

      Bien que nul ne soit autorisé à contrecarrer la loi divine, cette ordonnance parfaite, relative au mariage, laisse néanmoins aux hommes la liberté de servir le Seigneur, avec leurs dons et selon les circonstances, malgré l’avis parfois divergent et incompétent de leur entourage. Chacun doit déterminer le meilleur choix qui lui convienne, dans la prière, selon la volonté du Seigneur.

      10 Un mari et son épouse ne doivent pas se séparer, pour toute autre cause que celles permises par Christ. Le divorce, à l’époque de l’apôtre, était déjà très commun, aussi bien parmi les Juifs que chez les païens (les gentils), sous des prétextes les plus futiles.

      Le mariage est une institution divine ; c'est un engagement pour la vie, devant Dieu. Nous sommes tenus, autant que faire se peut, à vivre pacifiquement avec tous les hommes, Romains 12:18 ; cherchons donc à promouvoir la paix et la sérénité au sein de notre famille, même s’il s’y trouve des non-croyants.

      Ceux qui sont mariés doivent s'évertuer à mener une vie mutuelle aussi douce et heureuse que possible. Un chrétien peut-il abandonner un mari ou une épouse, alors qu'il y a dans le mariage, l'occasion de donner la plus grande preuve d'amour ? Reste ferme, et œuvre de tout ton cœur pour la conversion de ton conjoint !

      Dans tous les cas, dans toutes nos relations, le Seigneur nous a demandé à être en paix avec les autres ; tout doit être fait pour promouvoir l'harmonie de la famille, aussi loin que la vérité et la sainteté le permettront.

      17 Les règles du Christianisme sont valables dans toute condition : quel que soit l'état dans lequel un homme puisse se trouver, il doit se satisfaire de son sort. Il est du devoir de chaque chrétien de vivre dans le contentement et d’établir sa conduite en fonction.

      Notre réconfort et notre bonheur spirituels dépendent de notre état vis-à-vis de Christ, mais non de celui envers le monde. Nul ne doit penser faire de sa foi ou de sa piété, un argument pour s’abstenir de toutes les obligations naturelles ou civiles. L’enfant de Dieu doit, dans le calme et le contentement, demeurer dans la condition dans laquelle il est placé par la Providence divine.

      25 Étant donné les difficultés relatives au mariage et au divorce, qui régnaient à l'époque où fut rédigée cette épître, le fait de rester célibataire représentait la meilleure solution ! Néanmoins, l'apôtre ne condamne pas le mariage.

      Quel contraste entre ces recommandations de Paul et celles de ceux qui interdisaient à tous de se marier...

      L’apôtre exhorte tous les chrétiens à manifester une « sainte indifférence » envers les pensées philosophiques de ce monde. - En ce qui concerne la famille : ils ne doivent pas chercher à « construire leur bonheur » sur des bases d’origine païennes. - Pour ce qui est des afflictions : ils ne doivent pas céder à la peine engendrée par les souffrances qu’endure cette terre : même dans la peine, le cœur peut rester dans la joie spirituelle. - En ce qui concerne les plaisirs ici-bas : ils ne trouveront aucune paix, ni repos durable. - Au sujet de leur profession ici-bas : ceux qui prospèrent et accroissent leurs richesses, doivent estimer que tout ce qu’ils possèdent leur est accordé par le Seigneur : tout Lui appartient. - Quant à toutes les inquiétudes du monde : ils ne doivent pas s’en soucier outre mesure, afin de ne pas être soumis à toutes sortes d’afflictions.

      Toutes les valeurs de ce monde sont éphémères : aucune n’est vraiment garantie. Tout finira par disparaître ici-bas. Il est sage de prendre conscience des différents intérêts qui dirigent le monde ; s’ils prennent par contre la première place en notre cœur, nous laissant soucieux, anxieux et perplexe, c’est un péché.

      Par ces quelques recommandations, l'apôtre répond à la question de savoir s'il était bon de se marier. La meilleure condition de vie pour tout homme, est celle qui préserve au mieux son âme, qui le garde des soucis et des pièges de ce monde. Examinons les bénédictions dont nous jouissons, les pièges dans lesquels nous tombons : puissions-nous jouir et améliorer les premières, et nous écarter le plus possible de toute blessure causée par ces derniers. Quels que soient nos soucis, gardons encore du temps pour honorer le Seigneur !

      36 Dans ce texte, l'apôtre donne certains conseils aux jeunes, relativement au mariage. Le sens général de cet exposé est clair : les enfants, en ce qui concerne leur mariage, doivent rechercher et suivre les directives de leurs parents. Ces derniers doivent en plus, tenir compte des souhaits de leurs enfants, ne devant en aucune manière, abuser de leur autorité...

      Le chapitre se termine par des recommandations données aux veuves. Le remariage n’est pas illégitime, si l’on garde à l'esprit la ferme intention de se marier sous le regard du Seigneur. Dans le choix de notre futur conjoint, ce qui implique de nombreux changements dans nos conditions de vie, nous devons toujours être guidés par la crainte de Dieu et par Ses ordonnances, nous soumettant à Sa Providence.

      Tout changement de condition familiale ne doit se faire qu'après mûre réflexion, sur les bases d’une « bonne santé spirituelle ».

      1 Corinthiens 8

      1

      Le danger d'être fier de ses connaissances. (1 Corinthiens 8:1-6)
      Le mal qu'il y a à offenser des frères vulnérables. (1 Corinthiens 8:7-13)

      Il n'y a pas de meilleure preuve d'ignorance que la vanité de la connaissance ! On peut acquérir beaucoup de savoir, sans pouvoir l’appliquer à un noble but.

      Ceux qui estiment, avec fierté, posséder une grande instruction, sont en fait les moins aptes à en faire bon usage. Satan les tente par ce type d’orgueil, comme il le fait pour d'autres, en les attirant dans les pièges de la sensualité. La connaissance qui enfle celui qui pense la posséder, est aussi dangereuse que l’orgueil de celui qui estime être juste : cela se vérifie dans leur conduite.

      Sans amour fraternel, toute connaissance humaine est sans valeur. Les païens ont des dieux (ou des idoles), à qui ils se consacrent plus ou moins : ces derniers sont bien nombreux ! En fait, ils n’ont aucune réalité.

      Les chrétiens possèdent un Dieu unique, omnipotent, qui a tout créé. Un seul Dieu, « Dieu le Père », qui représente la Divinité unique, absolue, digne de recevoir toute leur adoration. Le Seigneur Jésus-Christ, « Emmanuel », Nom qui signifie « Dieu manifesté en chair », est Un avec le Père, et avec nous ; Christ est notre Médiateur, le Seigneur de tout ; en Lui, nous venons au Père, et par Lui, Dieu nous adresse toutes bénédictions, sous l'influence et l'œuvre du Saint-Esprit.

      Sachons nous éloigner de toute adoration envers les nombreuses idoles, qui ne sont de véritables dieux que pour les païens ; refusons tout culte voué aux saints ou aux anges, mais éprouvons-nous pour savoir si nous venons vraiment à Dieu, par la foi en Christ !

      1 Corinthiens 9

      1 Corinthiens 10

      23 Dans certains cas, les chrétiens pouvaient manger ce qui avait été offert à des idoles, sans commettre de péché. Par exemple, lorsque la viande, à l’origine, dédiée à un sacrificateur, était vendue au marché, en tant que nourriture ordinaire. Aujourd’hui, le chrétien, dans le choix de sa nourriture, ne doit pas considérer ce qui est autorisé ou non par certaines religions, mais respecter toute opportunité, en vue d’édifier les autres : le christianisme n'interdit en aucune manière, les marques d’amitié ou de courtoisie envers quelqu'un, même si ce dernier est différent de nous, quant à ses pratiques religieuses. Par contre, le même chrétien ne doit pas, sous le même motif, participer activement aux différentes fêtes religieuses idolâtres.

      Selon l'apôtre Paul, les chrétiens doivent veiller à ne pas user de ce genre de liberté pour blesser certaines personnes, ou aller à l’encontre de leurs intérêts.

      En ce qui concerne notre nourriture, notre boisson, et même tous nos actes, recherchons premièrement la Gloire de Dieu, en accomplissant ce qui Lui plaît et en L'honorant. C’est le but de notre piété : cela doit nous conduire à respecter toutes les ordonnances divines.

      Un esprit saint, paisible, et bienveillant, désarmera les plus grands ennemis !

      1 Corinthiens 11

      1 Corinthiens 14

      2 Corinthiens 9

      1

      e motif d’envoyer Tite recueillir l’aumône. (2 Corinthiens 9:1-5)
      Les Corinthiens étaient libéraux et joyeux. L’apôtre remercie Dieu pour Son don incomparable. (2 Corinthiens 9:6-15)

      Quand nous désirons voir les autres accomplir le bien, nous devons agir avec circonspection et tendresse envers eux, tout en leur donnant le temps nécessaire.

      Les chrétiens doivent bien considérer l’engagement spirituel dans lequel ils se sont engagés, et s'efforcer de respecter en tous points la doctrine de la Parole de Dieu, leur Sauveur. Le devoir du ministère envers les saints est si simple qu'il ne semblerait y avoir aucun besoin d'exhorter les chrétiens à ce sujet ; cependant l'amour de soi-même, combat avec tant de force l'amour de Christ, qu'il est souvent nécessaire de stimuler les âmes, quant à la libéralité, par exemple, à titre de rappel !

      Galates 2

      20 L'apôtre décrit dans ce texte la vie spirituelle (ou cachée) d'un croyant. Le « vieil homme » est crucifié, Romains 6:6, alors que le « nouvel homme » est vivant ; le péché est mortifié et la Grâce est vivifiée.

      Paul dispose du réconfort et de la puissance victorieuse de la Grâce ; cette Grâce n'émane pas de sa personne, mais d’une autre source : Christ !

      Les croyants sont pleinement conscients de vivre dans un état de dépendance envers Christ. Ceci provient de ce que, bien qu’ils soient charnels, ils ne vivent pas cependant DE la chair. Ceux qui possèdent une véritable foi, vivent selon celle-ci, celle qui est attachée à Christ, Celui qui s'est donné Lui-même en rançon pour nous. Il m'a aimé, et s'est donné Lui-même pour moi. C'est un peu comme si l'apôtre s’exprimait ainsi : « Le Seigneur m'a vu m'éloigner de Lui de plus en plus. J’étais animé d’une telle méchanceté et d’une telle ignorance spirituelle, que j’étais convaincu qu'il était impossible que je puisse être sauvé, même par une rançon d’une très grande valeur ».

      Considérons bien le prix d’un tel salut ! Remarquons au passage la piètre foi de beaucoup de personnes ; on peut en voir, par leur témoignage, les tristes conséquences : elles ont la forme de la piété sans en avoir la puissance... Elles estiment être dans la Vérité, spirituellement, alors qu’elles sont en fait complètement dans l’erreur.

      Pour croire en Christ, il n'est pas suffisant de penser qu'Il a été crucifié, mais je dois croire également que je le suis AVEC Lui. C'est cela « connaître Christ crucifié ». De là, nous apprenons ce qu'est la nature de la Grâce. La Grâce de Dieu, ne peut dépendre du mérite de l'homme. Elle n’existe plus, en tant que telle, si Elle n'est pas donnée librement, dans tous les cas.

      Plus le croyant compte en toute simplicité sur Christ, pour chaque détail de sa vie, plus il marche en Sa compagnie avec dévotion, dans toutes Ses ordonnances et selon Ses commandements. Christ vit et règne alors en son âme : le racheté vit ici-bas, par la foi dans le Fils de Dieu, Celui qui agit par amour, crée l'obéissance et opère les changements en son âme, selon sa sainte image. Ainsi, la Grâce de Dieu prend toute sa valeur, elle n'est pas rendue vaine !

      Galates 3

      1

      Les Galates sont blâmés par l’apôtre, pour s'être écartés de la grande doctrine de la seule justification par la foi en Christ. (Galates 3:1-5)
      Cette doctrine est établie par l'exemple d'Abraham. (Galates 3:6-9)
      La teneur de la loi et la sévérité de sa malédiction. (Galates 3:10-14)
      L'alliance des promesses, que la loi ne pouvait annuler. (Galates 3:15-18)
      La loi enseignait les Galates, pour les amener ensuite à Christ. (Galates 3:19-25)
      Sous la dispensation de l'Évangile, les véritables croyants sont « un », en Christ. (Galates 3:26-29)

      Plusieurs éléments aggravèrent la folie des chrétiens des Galates. Ils avaient reçu la doctrine de la croix, qui leur avait été prêchée auparavant, ainsi que l’ordonnance du repas du Seigneur ; ils avaient également reçu l’enseignement de « Christ crucifié », et la nature de Ses souffrances leur avait été complètement et clairement exposée. Avaient-ils pour autant été rendus participants du Saint-Esprit par le ministère de la loi, ou par leurs œuvres réalisées en obéissant à cette dernière ? N'était-ce pas parce qu'ils avaient entendu et accepté la doctrine de la foi, en Christ uniquement, pour leur justification ? Comment Dieu pouvait-Il accepter ces âmes, face à toutes ces « dérives » ? Seule la justification en Christ est efficace !

      Les Galates étaient en fait très imprudents de s’être ainsi détournés du ministère et de la doctrine qu’ils avaient reçue, alors qu'ils auraient pu être vraiment bénis spirituellement...

      Hélas, il est triste de constater que certaines personnes peuvent ainsi se détourner de la doctrine si importante de « Christ crucifié », pour suivre des discours inutiles, de vaines prédications, ou des fantaisies de tout genre ! Le prince de ce monde (Satan), par divers moyens et diverses personnes, aveugle les hommes, de peur qu'ils placent leur confiance dans le Sauveur crucifié.

      Nous pouvons parfois nous demander où les fruits du Saint-Esprit sont encore le plus manifeste : est-ce parmi ceux qui prêchent la justification par les œuvres de la loi, ou ceux qui prêchent la doctrine de la foi ? Assurément, c'est parmi ces derniers !

      6 L'apôtre démontre dans ce texte la véracité de la doctrine repoussée par les Galates, à savoir celle de la justification par la foi, sans les œuvres de la loi.

      Paul établit cette démonstration en partant de l'exemple d'Abraham, dont la foi était liée à la parole et à la promesse de Dieu, à sa conviction qu'il appartenait à Dieu et en était accepté, en tant que justifié. L'Écriture déclare dans l’Ancien Testament, ce qui allait être accompli dans le Nouveau, par le biais du Saint-Esprit qui en a dicté toute inspiration.

      Au travers de sa foi dans la promesse divine, Abraham a été béni ; c’est seulement par la même façon que toutes les âmes peuvent obtenir ce privilège. Étudions alors l'objet, la nature, et les effets de la foi d'Abraham : en effet, qui peut, par un quelconque moyen, échapper à la malédiction de la sainte loi ? Cette malédiction affecte tous les pécheurs, donc tous les hommes : en effet, tous ont péché, et sont coupables devant Dieu ; si, en tant que transgresseurs de la loi, nous demeurons sous la malédiction céleste, il est vain de chercher à être justifié par le Seigneur.

      Seront justifiés uniquement ceux qui sont libérés de la mort et de la colère divine, pour être restaurés dans un état de vie spirituelle, uniquement au travers de la foi en Christ. Nous voyons ainsi que cette justification par la foi n'est pas une nouvelle doctrine, mais qu'elle a été enseignée par Dieu, longtemps avant l’ère de l'Évangile. En vérité, c'est, l’unique chemin où se sont toujours rencontrés les pécheurs, là où ils peuvent être justifiés. Bien que la délivrance de leur culpabilité ne puisse être attendue de la loi, une voie est ouverte, pour échapper à la malédiction céleste, et regagner la faveur de Dieu, au travers de la foi en Christ : c’est Lui qui nous a rachetés de la malédiction de la loi ; étant devenu « péché », (ou sacrifice d'expiation), pour nous, Il a été fait « malédiction » ; Il n’a pas été séparé de Dieu, mais placé pour un temps, sous Son châtiment.

      Les terribles souffrances endurées par le Fils de Dieu témoignent avec force aux pécheurs de fuir la colère à venir, bien plus que toutes les malédictions de la loi divine ; en effet, comment Dieu pourrait-Il épargner un homme qui demeure dans le péché, voyant qu'Il n'a pas épargné Son propre Fils, quand Celui-ci était chargé de toutes nos iniquités ? Christ, comme à l’époque de la croix, invite encore librement les pécheurs à se réfugier en Lui !

      15 L'alliance que Dieu a établie avec Abraham, n'a pas été écartée par la loi de Moïse. Cette alliance a été faite avec Abraham et sa Postérité. Elle est encore en vigueur : Christ « demeure » pour toujours dans la descendance spirituelle du patriarche, qui vit par la foi.

      En cela, nous apprenons la différence entre les promesses de la loi et celles de l'Évangile : celles de la loi sont établies pour chaque individu, alors que celles de l'Évangile le sont en premier lieu pour Christ, puis par Son intermédiaire, pour ceux qui, par la foi, Lui sont « greffés » spirituellement.

      En analysant correctement la Parole de Vérité, on doit observer une grande distinction entre la promesse divine et la loi : cela s’applique à nos pensées personnelles, comme à toutes celles de la vie courante.

      Quand les promesses divines sont confondues avec la loi, elles ne sont rien d'autre que cette dernière. Que Christ soit sans cesse dans notre champ de vision spirituel, Celui qui est la référence quant à notre foi, face à la dépendance de la justice de ce monde.

    • Matthieu 19

      6 So that they are no more two, but one flesh. What therefore God has joined together, don't let man tear apart."

      Romains 1

      18 For the wrath of God is revealed from heaven against all ungodliness and unrighteousness of men, who suppress the truth in unrighteousness,
      32 who, knowing the ordinance of God, that those who practice such things are worthy of death, not only do the same, but also approve of those who practice them.

      Romains 2

      14 (for when Gentiles who don't have the law do by nature the things of the law, these, not having the law, are a law to themselves,

      Romains 6

      5 For if we have become united with him in the likeness of his death, we will also be part of his resurrection;
      18 Being made free from sin, you became bondservants of righteousness.

      Romains 7

      1 Or don't you know, brothers (for I speak to men who know the law), that the law has dominion over a man for as long as he lives?
      2 For the woman that has a husband is bound by law to the husband while he lives, but if the husband dies, she is discharged from the law of the husband.
      4 Therefore, my brothers, you also were made dead to the law through the body of Christ, that you would be joined to another, to him who was raised from the dead, that we might bring forth fruit to God.
      9 I was alive apart from the law once, but when the commandment came, sin revived, and I died.
      15 For I don't know what I am doing. For I don't practice what I desire to do; but what I hate, that I do.
      16 But if what I don't desire, that I do, I consent to the law that it is good.
      17 So now it is no more I that do it, but sin which dwells in me.
      18 For I know that in me, that is, in my flesh, dwells no good thing. For desire is present with me, but I don't find it doing that which is good.
      19 For the good which I desire, I don't do; but the evil which I don't desire, that I practice.
      20 But if what I don't desire, that I do, it is no more I that do it, but sin which dwells in me.
      21 I find then the law, that, to me, while I desire to do good, evil is present.
      22 For I delight in God's law after the inward man,
      23 but I see a different law in my members, warring against the law of my mind, and bringing me into captivity under the law of sin which is in my members.
      24 What a wretched man I am! Who will deliver me out of the body of this death?

      Romains 14

      3 Don't let him who eats despise him who doesn't eat. Don't let him who doesn't eat judge him who eats, for God has accepted him.
      14 I know, and am persuaded in the Lord Jesus, that nothing is unclean of itself; except that to him who considers anything to be unclean, to him it is unclean.
      15 Yet if because of food your brother is grieved, you walk no longer in love. Don't destroy with your food him for whom Christ died.
      23 But he who doubts is condemned if he eats, because it isn't of faith; and whatever is not of faith is sin. (14:24) Now to him who is able to establish you according to my Good News and the preaching of Jesus Christ, according to the revelation of the mystery which has been kept secret through long ages, (14:25) but now is revealed, and by the Scriptures of the prophets, according to the commandment of the eternal God, is made known for obedience of faith to all the nations; (14:26) to the only wise God, through Jesus Christ, to whom be the glory forever! Amen.

      Romains 15

      1 Now we who are strong ought to bear the weaknesses of the weak, and not to please ourselves.

      1 Corinthiens 5

      1 It is actually reported that there is sexual immorality among you, and such sexual immorality as is not even named among the Gentiles, that one has his father's wife.
      2 You are puffed up, and didn't rather mourn, that he who had done this deed might be removed from among you.
      3 For I most certainly, as being absent in body but present in spirit, have already, as though I were present, judged him who has done this thing.
      4 In the name of our Lord Jesus Christ, you being gathered together, and my spirit, with the power of our Lord Jesus Christ,
      5 are to deliver such a one to Satan for the destruction of the flesh, that the spirit may be saved in the day of the Lord Jesus.
      6 Your boasting is not good. Don't you know that a little yeast leavens the whole lump?
      13 But those who are outside, God judges. "Put away the wicked man from among yourselves."

      1 Corinthiens 6

      12 "All things are lawful for me," but not all things are expedient. "All things are lawful for me," but I will not be brought under the power of anything.
      16 Or don't you know that he who is joined to a prostitute is one body? For, "The two," says he, "will become one flesh."

      1 Corinthiens 7

      1 Now concerning the things about which you wrote to me: it is good for a man not to touch a woman.
      2 But, because of sexual immoralities, let each man have his own wife, and let each woman have her own husband.
      3 Let the husband render to his wife the affection owed her, and likewise also the wife to her husband.
      4 The wife doesn't have authority over her own body, but the husband. Likewise also the husband doesn't have authority over his own body, but the wife.
      5 Don't deprive one another, unless it is by consent for a season, that you may give yourselves to fasting and prayer, and may be together again, that Satan doesn't tempt you because of your lack of self-control.
      6 But this I say by way of concession, not of commandment.
      7 Yet I wish that all men were like me. However each man has his own gift from God, one of this kind, and another of that kind.
      8 But I say to the unmarried and to widows, it is good for them if they remain even as I am.
      9 But if they don't have self-control, let them marry. For it's better to marry than to burn.
      10 But to the married I command--not I, but the Lord--that the wife not leave her husband
      11 (but if she departs, let her remain unmarried, or else be reconciled to her husband), and that the husband not leave his wife.
      12 But to the rest I--not the Lord--say, if any brother has an unbelieving wife, and she is content to live with him, let him not leave her.
      13 The woman who has an unbelieving husband, and he is content to live with her, let her not leave her husband.
      14 For the unbelieving husband is sanctified in the wife, and the unbelieving wife is sanctified in the husband. Otherwise your children would be unclean, but now they are holy.
      15 Yet if the unbeliever departs, let there be separation. The brother or the sister is not under bondage in such cases, but God has called us in peace.
      16 For how do you know, wife, whether you will save your husband? Or how do you know, husband, whether you will save your wife?
      17 Only, as the Lord has distributed to each man, as God has called each, so let him walk. So I command in all the assemblies.
      18 Was anyone called having been circumcised? Let him not become uncircumcised. Has anyone been called in uncircumcision? Let him not be circumcised.
      19 Circumcision is nothing, and uncircumcision is nothing, but the keeping of the commandments of God.
      20 Let each man stay in that calling in which he was called.
      21 Were you called being a bondservant? Don't let that bother you, but if you get an opportunity to become free, use it.
      22 For he who was called in the Lord being a bondservant is the Lord's free man. Likewise he who was called being free is Christ's bondservant.
      23 You were bought with a price. Don't become bondservants of men.
      24 Brothers, let each man, in whatever condition he was called, stay in that condition with God.
      25 Now concerning virgins, I have no commandment from the Lord, but I give my judgment as one who has obtained mercy from the Lord to be trustworthy.
      26 I think that it is good therefore, because of the distress that is on us, that it is good for a man to be as he is.
      27 Are you bound to a wife? Don't seek to be freed. Are you free from a wife? Don't seek a wife.
      28 But if you marry, you have not sinned. If a virgin marries, she has not sinned. Yet such will have oppression in the flesh, and I want to spare you.
      29 But I say this, brothers: the time is short, that from now on, both those who have wives may be as though they had none;
      30 and those who weep, as though they didn't weep; and those who rejoice, as though they didn't rejoice; and those who buy, as though they didn't possess;
      31 and those who use the world, as not using it to the fullest. For the mode of this world passes away.
      32 But I desire to have you to be free from cares. He who is unmarried is concerned for the things of the Lord, how he may please the Lord;
      33 but he who is married is concerned about the things of the world, how he may please his wife.
      34 There is also a difference between a wife and a virgin. The unmarried woman cares about the things of the Lord, that she may be holy both in body and in spirit. But she who is married cares about the things of the world--how she may please her husband.
      35 This I say for your own profit; not that I may ensnare you, but for that which is appropriate, and that you may attend to the Lord without distraction.
      36 But if any man thinks that he is behaving inappropriately toward his virgin, if she is past the flower of her age, and if need so requires, let him do what he desires. He doesn't sin. Let them marry.
      37 But he who stands steadfast in his heart, having no necessity, but has power over his own heart, to keep his own virgin, does well.
      38 So then both he who gives his own virgin in marriage does well, and he who doesn't give her in marriage does better.
      39 A wife is bound by law for as long as her husband lives; but if the husband is dead, she is free to be married to whomever she desires, only in the Lord.
      40 But she is happier if she stays as she is, in my judgment, and I think that I also have God's Spirit.

      1 Corinthiens 8

      1 Now concerning things sacrificed to idols: We know that we all have knowledge. Knowledge puffs up, but love builds up.
      8 But food will not commend us to God. For neither, if we don't eat, are we the worse; nor, if we eat, are we the better.

      1 Corinthiens 9

      20 To the Jews I became as a Jew, that I might gain Jews; to those who are under the law, as under the law, that I might gain those who are under the law;

      1 Corinthiens 10

      23 "All things are lawful for me," but not all things are profitable. "All things are lawful for me," but not all things build up.

      1 Corinthiens 11

      14 Doesn't even nature itself teach you that if a man has long hair, it is a dishonor to him?

      1 Corinthiens 14

      20 Brothers, don't be children in thoughts, yet in malice be babies, but in thoughts be mature.
      33 for God is not a God of confusion, but of peace. As in all the assemblies of the saints,

      2 Corinthiens 9

      1 It is indeed unnecessary for me to write to you concerning the service to the saints,

      Galates 2

      20 I have been crucified with Christ, and it is no longer I that live, but Christ living in me. That life which I now live in the flesh, I live by faith in the Son of God, who loved me, and gave himself up for me.

      Galates 3

      1 Foolish Galatians, who has bewitched you not to obey the truth, before whose eyes Jesus Christ was openly set forth among you as crucified?
      2 I just want to learn this from you. Did you receive the Spirit by the works of the law, or by hearing of faith?
      3 Are you so foolish? Having begun in the Spirit, are you now completed in the flesh?
      4 Did you suffer so many things in vain, if it is indeed in vain?
      5 He therefore who supplies the Spirit to you, and works miracles among you, does he do it by the works of the law, or by hearing of faith?
      6 Even as Abraham "believed God, and it was counted to him for righteousness."
      7 Know therefore that those who are of faith, the same are children of Abraham.
      8 The Scripture, foreseeing that God would justify the Gentiles by faith, preached the Good News beforehand to Abraham, saying, "In you all the nations will be blessed."
      9 So then, those who are of faith are blessed with the faithful Abraham.
      10 For as many as are of the works of the law are under a curse. For it is written, "Cursed is everyone who doesn't continue in all things that are written in the book of the law, to do them."
      11 Now that no man is justified by the law before God is evident, for, "The righteous will live by faith."
      12 The law is not of faith, but, "The man who does them will live by them."
      13 Christ redeemed us from the curse of the law, having become a curse for us. For it is written, "Cursed is everyone who hangs on a tree,"
      14 that the blessing of Abraham might come on the Gentiles through Christ Jesus; that we might receive the promise of the Spirit through faith.
      15 Brothers, speaking of human terms, though it is only a man's covenant, yet when it has been confirmed, no one makes it void, or adds to it.
      16 Now the promises were spoken to Abraham and to his seed. He doesn't say, "To seeds," as of many, but as of one, "To your seed," which is Christ.
      17 Now I say this. A covenant confirmed beforehand by God in Christ, the law, which came four hundred thirty years after, does not annul, so as to make the promise of no effect.
    • Matthieu 19

      6 C'est pourquoi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Ce donc que Dieu a joint, que l'homme ne le sépare point.

      Romains 1

      18 Car la colère de Dieu se révèle [pleinement] du Ciel sur toute impiété et injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive.
      32 Et qui, bien qu'ils aient connu le droit de Dieu, [savoir], que ceux qui commettent de telles choses sont dignes de mort, ne les commettent pas seulement, mais encore ils favorisent ceux qui les commettent.

      Romains 2

      14 Or quand les Gentils, qui n'ont point la Loi, font naturellement les choses qui sont de la Loi, n'ayant point la Loi, ils sont Loi à eux-mêmes.

      Romains 6

      5 Car si nous avons été faits une même plante avec lui par la conformité de sa mort, nous le serons aussi [par la conformité] de sa résurrection.
      18 Ayant donc été affranchis du péché, vous avez été asservis à la justice.

      Romains 7

      1 Ne savez-vous pas, mes frères (car je parle à ceux qui entendent ce que c'est que la Loi) que la Loi exerce son pouvoir sur l'homme durant tout le temps qu'il est en vie ?
      2 Car la femme qui est sous la puissance d'un mari, est liée à son mari par la Loi, tandis qu'il est en vie ; mais si son mari meurt, elle est délivrée de la loi du mari.
      4 Ainsi mes frères, vous êtes aussi morts à la Loi par le corps de Christ, pour être à un autre, [savoir] à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous fructifions à Dieu.
      9 Car autrefois que j'étais sans la Loi, je vivais ; mais quand le commandement est venu, le péché a commencé à revivre.
      15 Car je n'approuve point ce que je fais, puisque je ne fais point ce que je veux, mais je fais ce que je hais.
      16 Or si ce que je fais je ne le veux point, je reconnais [par cela même] que la Loi est bonne.
      17 Maintenant donc ce n'est plus moi qui fais cela ; mais c'est le péché qui habite en moi.
      18 Car je sais qu'en moi, c'est-à-dire, en ma chair, il n'habite point de bien ; vu que le vouloir est bien attaché à moi, mais je ne trouve pas le moyen d'accomplir le bien.
      19 Car je ne fais pas le bien que je veux, mais je fais le mal que je ne veux point.
      20 Or si je fais ce que je ne veux point, ce n'est plus moi qui le fais, mais [c'est] le péché qui habite en moi.
      21 Je trouve donc cette Loi au-dedans de moi, que quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.
      22 Car je prends bien plaisir à la loi de Dieu quant à l'homme intérieur ;
      23 Mais je vois dans mes membres une autre loi, qui combat contre la loi de mon entendement, et qui me rend prisonnier à la loi du péché, qui est dans mes membres.
      24 [Ha ! ] misérable que je suis ! qui me délivrera du corps de cette mort ?

      Romains 14

      3 Que celui qui mange [de toutes choses], ne méprise pas celui qui n'en mange point ; et que celui qui n'en mange point, ne juge point celui qui en mange : car Dieu l'a pris à soi.
      14 Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus, que rien n'est souillé de soi-même ; mais cependant si quelqu'un croit qu'une chose est souillée, elle lui est souillée.
      15 Mais si ton frère est attristé de te [voir manger] d'une viande, tu ne te conduis point [en cela] par la charité ; ne détruis point par la viande celui pour lequel Christ est mort.
      23 Mais celui qui en fait scrupule, est condamné s'il [en] mange, parce qu'il n'[en mange] point avec foi ; or tout ce qui n'est point de la foi, est un péché.

      Romains 15

      1 Or nous devons, nous qui sommes forts, supporter les infirmités des faibles, et non pas nous complaire à nous-mêmes.

      1 Corinthiens 5

      1 On entend dire de toutes parts qu'il y a parmi vous de l'impudicité, et même une telle impudicité, qu'entre les Gentils il n'est point fait mention de semblable ; c'est que quelqu'un entretient la femme de son père.
      2 Et cependant vous êtes enflés [d'orgueil], et vous n'avez pas plutôt mené deuil, afin que celui qui a commis cette action fût retranché du milieu de vous.
      3 Mais moi, étant absent de corps, mais présent en esprit, j'ai déjà ordonné comme si j'étais présent, touchant celui qui a ainsi commis une telle action.
      4 Vous et mon esprit étant assemblés au Nom de notre Seigneur Jésus-Christ, [j'ai, dis-je, ordonné], par la puissance de notre Seigneur Jésus-Christ,
      5 Qu'un tel homme soit livré à satan, pour la destruction de la chair ; afin que l'esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus.
      6 Votre vanité est mal fondée ; ne savez-vous pas qu'un peu de levain fait lever toute la pâte ?
      13 Mais Dieu juge ceux qui sont de dehors. Otez donc d'entre vous-mêmes le méchant.

      1 Corinthiens 6

      12 Toutes choses me sont permises, mais toutes choses ne conviennent pas ; toutes choses me sont permises, mais je ne serai point assujetti sous la puissance d'aucune chose.
      16 Ne savez-vous pas que celui qui s'unit avec une prostituée, devient un même corps avec elle ? car deux, est-il dit, seront une même chair.

      1 Corinthiens 7

      1 Or quant aux choses dont vous m'avez écrit : [Je vous dis] qu'il est bon à l'homme de ne pas se marier.
      2 Toutefois pour éviter l'impureté, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari.
      3 Que le mari rende à sa femme la bienveillance qui lui est due ; et que la femme de même la rende à son mari.
      4 Car la femme n'a pas son propre corps en sa puissance, mais [il est en celle] du mari ; et le mari tout de même n'a pas en sa puissance son propre corps, mais [il est en celle] de la femme.
      5 Ne vous privez point l'un de l'autre, si ce n'est par un consentement mutuel, pour un temps, afin que vous vaquiez au jeûne et à la prière, mais après cela retournez ensemble, de peur que satan ne vous tente, par votre incontinence.
      6 Or je dis ceci par permission, et non par commandement.
      7 Car je voudrais que tous les hommes fussent comme moi ; mais chacun a son propre don [lequel il a reçu] de Dieu, l'un en une manière, et l'autre en une autre.
      8 Or je dis à ceux qui ne sont point mariés, et aux veuves, qu'il leur est bon de demeurer comme moi.
      9 Mais s'ils ne sont pas continents, qu'ils se marient ; car il vaut mieux se marier que de brûler.
      10 Et quant à ceux qui sont mariés, je leur commande, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare point du mari.
      11 Et si elle s'en sépare, qu'elle demeure sans être mariée, ou qu'elle se réconcilie avec son mari ; que le mari aussi ne quitte point sa femme.
      12 Mais aux autres je leur dis, [et] non pas le Seigneur : Si quelque frère a une femme infidèle, et qu'elle consente d'habiter avec lui, qu'il ne la quitte point.
      13 Et si quelque femme a un mari infidèle, et qu'il consente d'habiter avec elle, qu'elle ne le quitte point.
      14 Car le mari infidèle est sanctifié en la femme, et la femme infidèle est sanctifiée dans le mari ; autrement vos enfants seraient impurs ; or maintenant ils sont saints.
      15 Que si l'infidèle se sépare, qu'il se sépare ; le frère ou la soeur ne sont point asservis dans ce cas-là ; mais Dieu nous a appelés à la paix.
      16 Car que sais-tu, femme, si tu ne sauveras point ton mari ? ou que sais-tu, mari, si tu ne sauveras point ta femme ?
      17 Toutefois que chacun se conduise selon le don qu'il a reçu de Dieu, chacun selon que le Seigneur l'y a appelé ; et c'est ainsi que j'en ordonne dans toutes les Eglises.
      18 Quelqu'un est-il appelé étant circoncis ? qu'il ne ramène point le prépuce. Quelqu'un est-il appelé étant dans le prépuce ? qu'il ne se fasse point circoncire.
      19 La Circoncision n'est rien, et le prépuce aussi n'est rien, mais l'observation des commandements de Dieu.
      20 Que chacun demeure dans la condition où il était quand il a été appelé.
      21 Es-tu appelé étant esclave ? ne t'en mets point en peine ; mais aussi si tu peux être mis en liberté, uses en plutôt :
      22 Car celui qui étant esclave est appelé à notre Seigneur, il est l'affranchi du Seigneur ; et de même celui qui est appelé étant libre, il est l'esclave de Christ.
      23 Vous avez été achetés par prix ; ne devenez point les esclaves des hommes.
      24 [Mes] frères, que chacun demeure envers Dieu dans l'état où il était quand il a été appelé.
      25 Pour ce qui concerne les vierges, je n'ai point de commandement du Seigneur, mais j'en donne avis comme ayant obtenu miséricorde du Seigneur, pour être fidèle.
      26 J'estime donc que cela est bon pour la nécessité présente, en tant qu'il est bon à l'homme d'être ainsi.
      27 Es-tu lié à une femme ? ne cherche point d'en être séparé. Es-tu détaché de ta femme ? ne cherche point de femme.
      28 Que si tu te maries, tu ne pèches point ; et si la vierge se marie, elle ne pèche point aussi ; mais ceux qui sont mariés auront des afflictions en la chair ; or je vous épargne.
      29 Mais je vous dis ceci, mes frères, que le temps est court ; et ainsi que ceux qui ont une femme, soient comme s'ils n'en avaient point ;
      30 Et ceux qui sont dans les pleurs, comme s'ils n'étaient point dans les pleurs ; et ceux qui sont dans la joie, comme s'ils n'étaient point dans la joie ; et ceux qui achètent, comme s'ils ne possédaient point.
      31 Et ceux qui usent de ce monde, comme n'en abusant point : car la figure de ce monde passe.
      32 Or je voudrais que vous fussiez sans inquiétude. Celui qui n'est point marié a soin des choses qui sont du Seigneur, comment il plaira au Seigneur.
      33 Mais celui qui est marié, a soin des choses de ce monde, et comment il plaira à sa femme, [et ainsi] il est divisé.
      34 La femme qui n'est point mariée, et la vierge, a soin des choses qui sont du Seigneur, pour être sainte de corps et d'esprit ; mais celle qui est mariée a soin des choses qui sont du monde, comment elle plaira à son mari.
      35 Or je dis ceci ayant égard à ce qui vous est utile, non point pour vous tendre un piége, mais pour vous porter à ce qui est bienséant, et propre [à vous unir] au Seigneur sans aucune distraction.
      36 Mais si quelqu'un croit que ce soit un déshonneur à sa fille de passer la fleur de son âge, et qu'il faille la marier, qu'il fasse ce qu'il voudra, il ne pèche point ; qu'elle soit mariée.
      37 Mais celui qui demeure ferme en son coeur, n'y ayant point de nécessité [qu'il marie sa fille], mais étant le maître de sa propre volonté a arrêté en son coeur de garder sa fille, il fait bien.
      38 Celui donc qui la marie fait bien, mais celui qui ne la marie pas, fait mieux.
      39 La femme est liée par la Loi pendant tout le temps que son mari est en vie, mais si son mari meurt, elle est en liberté de se marier à qui elle veut ; seulement [que ce soit] en [notre] Seigneur.
      40 Elle est néanmoins plus heureuse si elle demeure ainsi, selon mon avis ; or j'estime que j'ai aussi l'Esprit de Dieu.

      1 Corinthiens 8

      1 Pour ce qui regarde les choses qui sont sacrifiées aux idoles : nous savons que nous avons tous de la connaissance. La science enfle, mais la charité édifie.
      8 Or la viande ne nous rend pas agréables à Dieu ; car si nous mangeons, nous n'en avons rien davantage ; et si nous ne mangeons point, nous n'en avons pas moins.

      1 Corinthiens 9

      20 Et je me suis fait aux Juifs comme Juif, afin de gagner les Juifs ; à ceux qui sont sous la Loi, comme si j'étais sous la Loi, afin de gagner ceux qui sont sous la Loi ;

      1 Corinthiens 10

      23 Toutes choses me sont permises, mais toutes choses ne sont pas convenables ; toutes choses me sont permises, mais toutes choses n'édifient pas.

      1 Corinthiens 11

      14 La nature même ne vous enseigne-t-elle pas que si l'homme nourrit sa chevelure, ce lui est du déshonneur ;

      1 Corinthiens 14

      20 Mes frères, ne soyez point des enfants en prudence, mais soyez de petits enfants en malice ; et par rapport à la prudence, soyez des hommes faits.
      33 Car Dieu n'est point un [Dieu] de confusion, mais de paix, comme [on le voit] dans toutes les Eglises des Saints.

      2 Corinthiens 9

      1 Car de vous écrire touchant la collecte qui se fait pour les Saints, ce me serait une chose superflue.

      Galates 2

      20 Je suis crucifié avec Christ, et je vis, non pas maintenant moi, mais Christ vit en moi ; et ce que je vis maintenant en la chair, je le vis en la foi du Fils de Dieu, qui m'a aimé, et qui s'est donné lui-même pour moi.

      Galates 3

      1 Ô Galates insensés ! qui est-ce qui vous a ensorcelés pour faire que vous n'obéissiez point à la vérité, vous à qui Jésus-Christ a été auparavant portrait devant les yeux, et crucifié entre vous ?
      2 Je voudrais seulement entendre ceci de vous : avez-vous reçu l'Esprit par les oeuvres de la Loi, ou par la prédication de la foi ?
      3 Etes-vous si insensés, qu'en ayant commencé par l'Esprit, maintenant vous finissiez par la chair ?
      4 Avez-vous tant souffert en vain ? si toutefois c'est en vain.
      5 Celui donc qui vous donne l'Esprit, et qui produit en vous les dons miraculeux, [le fait-il] par les oeuvres de la Loi, ou par la prédication de la foi ?
      6 Comme Abraham a cru à Dieu, et il lui a été imputé à justice ;
      7 Sachez aussi que ceux qui sont de la foi, sont enfants d'Abraham.
      8 Aussi l'Ecriture prévoyant que Dieu justifierait les Gentils par la foi, a auparavant évangélisé à Abraham, en lui [disant] : toutes les nations seront bénies en toi.
      9 C'est pourquoi ceux qui sont de la foi, sont bénis avec le fidèle Abraham.
      10 Mais tous ceux qui sont des oeuvres de la Loi, sont sous la malédiction ; car il est écrit : maudit est quiconque ne persévère pas dans toutes les choses qui sont écrites au Livre de la Loi pour les faire.
      11 Or que par la Loi personne ne soit justifié devant Dieu, cela paraît [par ce qui est dit] : que le juste vivra de la foi.
      12 Or la Loi n'est pas de la foi ; mais l'homme qui aura fait ces choses, vivra par elles.
      13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la Loi, quand il a été fait malédiction pour nous ; (car il est écrit : maudit est quiconque pend au bois.)
      14 Afin que la bénédiction d'Abraham parvînt aux Gentils par Jésus-Christ, et que nous reçussions par la foi l'Esprit qui avait été promis.
      15 Mes frères, je vais vous parler à la manière des hommes. Si une alliance faite par un homme, est confirmée, nul ne la casse, ni n'y ajoute.
      16 Or les promesses ont été faites à Abraham, et à sa semence ; il n'est pas dit, et aux semences, comme s'il avait parlé de plusieurs, mais comme parlant d'une seule, et à sa semence : qui est Christ.
      17 Voici donc ce que je dis : c'est que quant à l'alliance qui a été auparavant confirmée par Dieu en Christ, la Loi qui est venue quatre cent-trente ans après, ne peut point l'annuler, pour abolir la promesse.
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