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PAUL (ses voyages) 1.

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Les voyages de Paul, comme tous ses actes, comme ses émotions, ses idées et jusqu'à sa réflexion théologique, sont dominés par son apostolat (voir art. précédent). Quant à l'apostolat, il est réglé par la vie intérieure, dont le principe actif est la foi. Tendue « vers Christ », établie « en Christ », propriété commune et de l'homme et du Christ, dans une mutuelle appartenance et dans une mutuelle possession (génitif mystique : la foi « en Jésus-Christ », « de Jésus-Christ »), la foi est comme l'hypothèse créatrice de la vie chrétienne, que son dynamisme commande ; elle est une préfiguration de l'entière découverte, une communion anticipée : tu ne me chercherais pas si tu ne m'avais pas déjà trouvé ! Ainsi, la conversion de Paul, démarche initiale de sa foi, sinon du Christ vivant qui depuis longtemps le cherchait, est une première forme de cette communion dans laquelle Paul veut être tout entier, de coeur et de pensée, de volonté, de vie prenante et prise, entièrement possédante, entièrement possédée : « en Christ » !

C'est donc dans cette communion mystique avec le Christ vivant qu'il faut chercher les causes profondes et les ressorts cachés de l'apostolat paulinien sous ses aspects les plus variés. Quand Paul médite, argumente, spécule, ce qu'il demande, ce qu'il cherche, c'est « la pensée de Christ » (1Co 2:16), c'est-à-dire une pensée commune, une pensée de communion ; quand il aime, il sent que c'est du coeur, des entrailles du Christ, comme de lui-même, en communion (Phi 1:8). ; et quand il va, missionnaire intrépide et voyageur infatigable, à travers le monde, il en est un qui marche devant lui, et, dont il suit l'appel impérieux : c'est le vainqueur, qui, sur le chemin de Damas, l'a enchaîné à son char triomphal et qui l'entraîne au Capitole de sa gloire (2Co 2:14).

Pour bien comprendre les voyages de Paul, pour en suivre les phases multiformes avec leurs développements continus, leurs temps d'arrêt, leurs sautes brusques, il est indispensable de tenir compte de cet élément mystique prévalant.

I Le caractère itinérant de l'apostolat paulinien.

1. Les contingences pratiques et le primat de la mystique

Lorsqu'on jette un coup d'oeil d'ensemble sur la mission de Paul, on peut être frappé par son extension méthodique, par sa progression de centre stratégique en centre stratégique, de l'Orient à l'Occident. Aussi quelques auteurs, et notamment Weizsäcker, Zahn, Deissmann, ont-ils admis un plan général et assez rigoureux, que Paul aurait suivi méthodiquement. Si l'on entre dans le détail historique, on est contraint de reconnaître que ce plan n'a rien de rigide, mais qu'il est né, qu'il s'est précisé, modifié, nuancé, au cours des événements et des inspirations, par étapes et progressivement. Parmi les divers facteurs qui sont entrés en ligne de compte, les deux extrêmes sont les nécessités pratiques et les appels mystiques.

Ramsay, non sans raison, a accordé aux conditions externes des voyages pauliniens une très grande importance, et la série de riches études qu'il a publiées sur ce thème est assurément d'un grand prix. Il est intéressant, il est essentiel de savoir comment on voyageait au temps de Paul, dans les régions que Paul a évangélisées. Ramsay apporte la somme de toutes les recherches à ce sujet en y ajoutant considérablement du sien, et nulle étude sur la mission de Paul ne peut se passer de ses remarquables travaux. Par lui nous comprenons que les temps pauliniens étaient privilégiés et comme prédestinés à la mission itinérante. La paix romaine et le génie romain avaient singulièrement rétréci le pourtour du lac méditerranéen. La voie romaine était le bras multiple et sûr par lequel Rome atteignait et attirait à elle les peuples les plus éloignés, sous la sauvegarde et sous la domination de ses aigles. La mer même était asservie à son imperium, comme jamais elle ne l'avait été, comme elle ne devait plus l'être jusqu'aux temps modernes. On voyageait alors avec une surprenante facilité, une étonnante sécurité. Si l'on ajoute à ce privilège, dont Paul pouvait bénéficier d'autant mieux qu'il était citoyen romain, celui d'une langue universelle, le grec populaire ou langue commune, la langue même du Nouveau Testament, on se rend compte, une fois de plus, que les temps étaient accomplis pour les desseins providentiels, et qu'au cadran de l'éternité l'heure, précise avait sonné de l'évangélisation du monde.

Les exigences pratiques, autrefois oppressives et souvent dirimantes, n'avaient pourtant pas entièrement disparu. Dans son étude spéciale des routes et des voyages (Roads and Travels in N.T., HDB, V), Ramsay les énumère et souligne leur importance pour la fixation de la chronologie ou des itinéraires pauliniens. Il y avait une saison pour voyager sur terre ou sur mer. La navigation sûre (secura navigatio) allait seulement du 26 mai au 14 septembre ; du 10 novembre au 15 mars, sauf cas exceptionnels, la mer était fermée. 11 en était à peu près de même pour tout voyage en montagne. Il fallait tenir compte également des circonstances climatériques régionales et, sur mer, de la direction des vents. La navigation à voile n'est pas la même à l'aller et au retour. L'état des routes était aussi à envisager. Ainsi, il pouvait être beaucoup plus facile et plus rapide de faire un détour par les voies romaines que de voyager directement par de mauvais sentiers. Il était parfois préférable de passer par Rome pour aller d'une province à une autre voisine, soit par terre, soit par mer, plutôt que de s'engager sur un parcours direct, mais sans les mêmes facilités de communication. Toutes les grandes voies conduisaient à Rome et en rayonnaient, comme aujourd'hui dans la France, aussi centralisée, les grandes lignes ferroviaires sont orientées vers Paris.

Paul a certainement tenu compte de ces facteurs pratiques, et il est nécessaire d'en avoir une connaissance exacte jusque dans le détail des itinéraires locaux ou régionaux. La chose n'est pas toujours facile ; le tracé de toutes les routes dont Paul a pu faire usage n'est pas reconstitué ; l'emplacement de certaines localités, même importantes, qui se sont trouvées sur son parcours est encore imprécis. Néanmoins, les progrès de l'archéologie et les travaux spécialisés comme ceux de Ramsay permettent d'arriver à quelques certitudes et à beaucoup de probabilités.

Paul a tenu compte également d'autres nécessités. Ses plans sont parfois modifiés par l'attitude des populations auxquelles il a affaire. Si la stratégie lui commande d'évangéliser les grands centres, les événements peuvent l'obliger à séjourner dans de petites localités. Sa tactique habituelle paraît avoir été d'aller d'abord aux Juifs et de commencer sa mission dans les synagogues ; mais les circonstances ont pu l'amener à modifier la tactique aussi bien que la stratégie. Quant à la direction d'est en ouest qui a frappé certains auteurs, c'est une vue de l'esprit qui ne répond nullement à une réalité constante.

Ce qui s'oppose le plus à l'admission d'un système rigoureux dans l'activité de Paul, encore plus que dans sa pensée, ce qui oblige même à limiter plus que ne le fait Ramsay la part des facteurs pratiques, c'est le primat de la mystique. Si les conquérants antiques ont fait parfois mentir la loi commune, poursuivant la victoire en pleine saison close, sur les voies maritimes ou terrestres, combien plus, quand l'Esprit commandait, le conquérant d'une gloire invisible ! Paul n'est pas le pur logicien que d'aucuns imaginent, mais un grand inspiré, sans cesse aux écoutes du Christ intérieur, toujours prêt à obéir à ses exigences. Des visions ou des rêves sont interprétés par lui comme des intentions divines, comme des ordres à exécuter. A plusieurs tournants de sa carrière, Paul a suivi l'impulsion mystique (cf. Ac 16:6-8,9 18:9 19:1 ms. D, 27:23-25). Il marche ou il s'arrête suivant la volonté de Celui qui le mène (Ac 16:6,8 19:1 ms. D et versions syriaques et sahidique). Voyageur missionnaire aussi bien que pasteur ou théologien, Paul ne se comprend bien que si l'on fait leur place aux éléments profonds de son âme religieuse, aux appels intérieurs, par où le Père et le Fils précisent, nuancent et dirigent leurs vocations, dans une action commune de leur Esprit. Paul ne craint pas de réfléchir, de raisonner, de former des projets et de bâtir des plans, quelquefois à longue échéance, comme son voyage en Espagne (Ro 15:24,28) ; il sait être pratique ; il est voyageur et navigateur d'expérience, et d'un avis plus judicieux à l'occasion que celui d'un pilote et d'un capitaine au long cours (Ac 27:9,11-21) ; au milieu des circonstances les plus dramatiques, il reste parfaitement lucide et, dans l'affolement général, aucun détail pratique ne lui échappe (Ac 27:30,34). Mais il laisse aux tactiques humaines une souplesse assez grande pour être révisées à toute inspiration et mises en accord avec cette stratégie divine dont la lointaine intelligence n'est donnée que par touches, par aperçus et par instants, non à la raison seule, bien que nullement exclue, mais à toute la personne un moment dépouillée de ses entraves formelles, de ses catégories statiques, à l'âme ressaisie, déliée, unifiée en synthèse dynamique et vitale, au choc momentané de ce qui la transcende, à l'embrasement soudain de l'étincelle divine.

2. Les origines de la mission itinérante

L'apostolat itinérant de Paul a-t-il coïncidé avec sa conversion ? Son départ de Damas pour l'Arabie syriaque doit-il être considéré comme un premier voyage missionnaire ? On peut se demander, tout d'abord, si Paul n'avait pas un tempérament voyageur, comme beaucoup de ses compatriotes, et si l'apostolat n'a pas été l'application et la mise en valeur dans une direction et vers un but particulier d'une tendance, d'une disposition naturelle. Aucune donnée ici ne permet de répondre. Si l'on veut juger par analogie, il est incontestable que deux cas se rencontrent : il y a des hommes que l'appel dirige dans le sens qui paraît leur être naturel ; il y en a que leur vocation oblige à un retournement, à une conversion de leurs tendances pratiques et de leur caractère, comme de leur vie profonde et de leurs aspirations les plus intimes. Entre ces cas extrêmes, il y en a beaucoup qui s'échelonnent d'un pôle à l'autre. Celui de Paul ne peut être situé, faute d'information.

L'apostolat n'a pas toujours la forme itinérante. Il l'a prise chez Paul. Il n'est pas certain qu'il l'ait prise dès le début ; il n'est pas certain qu'il ait coïncidé avec la conversion. Si l'on procède, ici encore, par analogie, et que l'on interroge l'histoire des conversions missionnaires, on trouvera plusieurs genres : il y a les hommes qui, dès une première crise, se sont sentis, en même temps, transformés et appelés dans une direction déterminée ; il y a ceux qui, saisis brusquement, à un moment donné, ont eu besoin d'une illumination progressive et, quelquefois, d'une seconde crise, pour entendre clairement l'appel apostolique ; il y a les « convertis lents », qui échappent aux crises bien caractérisées et chez qui tout changement intérieur prend une forme évolutive, avec quelques tournants aux angles arrondis et quelques variations légèrement brusquées.

Ce qui paraît au dehors n'est parfois que la traduction imparfaite de ce qui se passe au dedans, et l'analyse seule peut saisir les indices du travail profond qui s'accomplit dans les zones sous-jacentes de l'âme. Ainsi, l'observation comme le bon sens indiquent dans le premier type, où l'apostolat précis accompagne la conversion bien caractérisée, une préparation souterraine, dont les affleurements sont les indices fugitifs du cours intérieur ; les caractères du renouveau et de l'appel se trouvent comme préformés dans une mystérieuse gestation. Dans le second type, au contraire, la préparation, moins poussée, n'aboutit point, du premier coup, à une telle précision ; le travail souterrain se poursuit en vue d'une seconde étape, qui peut être suivie d'autres. Il ne faut pas oublier, en effet, que les frontières intérieures n'ont aucunement la rigidité de nos catégories et de nos classements nécessaires. Quelle vie religieuse, quelle carrière apostolique, si continues soient-elles, n'ont eu leurs étapes marquantes, décisives, critiques, en plus ou moins grand nombre ? Et si, par contre, des crises s'y succèdent, ou si une seule, violente et décisive, en marque le début apparent, qui niera le travail intérieur par lequel Dieu se fait chercher avant de se laisser trouver, par lequel Il fait germer, pousser, fleurir, mûrir ce qu'il a diversement semé, par lequel Il éduque, prépare, développe et accomplit ? En l'absence de tous détails circonstanciés, il est difficile, à priori, de dire à quelle catégorie appartient la carrière apostolique de Paul, dans le cadre général des conversions et des appels à crise où elle rentre incontestablement. Il semble cependant, à lire les récits des Actes, que l'on puisse se décider de préférence pour la seconde catégorie, c'est-à-dire pour un apostolat qui ne s'est déclaré qu'après la conversion ; c'est une conversion à caractère trop vif et foudroyant pour comporter autre chose pendant longtemps qu'un grand embrasement de l'âme, après l'explosion provoquée soudainement par l'étincelle divine, dont le feu se propage presque instantanément par la traînée de l'émotion.

Certains auteurs (Loisy, Goguel) ont admis ; cependant, que Paul s'était lancé aussitôt dans l'action, et que son premier déplacement fut un véritable voyage missionnaire. Ils invoquent en faveur de leur thèse le « tout de suite » de Ac 9:20. « Il [Paul] resta donc quelques jours avec les disciples et puis, « tout de suite », il se mit à prêcher Jésus dans les synagogues, en disant : C'est lui qui est le Fils de Dieu ! » C'est peut-être, pour une fois, tirer beaucoup du livre des Actes, auquel on n'accorde pas habituellement tant de crédit. Si l'on se réfère à Ga 1:17 et suivant, on se rend compte que les Actes omettent un détail important : la retraite de Paul en Arabie syrienne, immédiatement après sa conversion. L'opinion traditionnelle, qui est demeurée celle de la plupart des auteurs, est que Paul a fait là une véritable retraite en vue de la méditation plutôt que de l'action. Certains font état de son tempérament pour rejeter cette interprétation courante et pour transformer la contemplation en action. Mais on ne voit pas pourquoi Paul aurait choisi comme premier champ de mission une région désertique où ne vivent que quelques nomades. D'autre part, l'argument tiré du caractère n'a aucune valeur. Comme tous les mystiques de puissante envergure, Paul est un grand actif ; mais il reste un mystique, c'est-à-dire que les alternances de méditation parfois très prolongées et d'action vive, énergique, suivie, n'ont certainement pas manqué dans sa vie. Après sa conversion brusquée, il est tout naturel que Pau ! ait eu besoin d'une retraite méditative pour fortifier et préciser en lui sa vocation. C'est, vraisemblablement, au retour d'Arabie que se place la prédication à Damas dont il est question dans Ac 9:20. Paul est désormais apôtre. Si, plus tard, il fait remonter au premier appel le caractère même de cet apostolat et sa mission parmi les Gentils, cette vision précise et ramassée des événements n'oblige pas à en méconnaître le développement normal. Il ne faut pas confondre les temps et les étapes d'une vocation apostolique dont la prise de conscience date vraisemblablement de la retraite salutaire en Arabie, après l'explosion émotive et l'embrasement de la conversion.

Plusieurs années s'écoulent depuis la crise décisive jusqu'au départ solennel pour la première mission itinérante, 12 ans peut-être : de 33 à 45. Qu'est-ce à dire, sinon que l'appel déjà entendu ne s'est précisé que peu à peu dans le sens de la mission lointaine, mais aussi que l'apostolat paulinien a pris jusque-là d'autres formes, comme il ressort d'ailleurs de la lecture des Actes ? La cérémonie, certainement fort simple, de l'imposition des mains, à Antioche (Ac 13:1,3), n'est pas comme le supposent Gore et Lightfoot l'ordination sacerdotale et le sceau de l'Église sur un apostolat naissant. S'il en était ainsi, l'opposition avec les épîtres serait formelle, et les épîtres, qui affirment souvent le caractère direct et tout divin de la vocation paulinienne, seraient naturellement à préférer. Mais il n'y a même pas à choisir. L'ordre divin aux « prophètes et instructeurs » de la communauté d'Antioche est celui-ci : < (Mettez-moi donc à part » Barnabas et Saul pour l'oeuvre à laquelle « je les ai appelés déjà ». L'exécution de l'ordre est ainsi relatée : « Alors, après jeûne et prière, ils leur imposèrent les mains et les laissèrent partir. » Les termes impliquent nettement un appel antérieur au choix fait à Antioche. La « mise à part » attribuée aux hommes, alors qu'elle l'est généralement à Dieu, ne saurait donc faire illusion. L'expression : « ils laissèrent aller, partir (en déliant) » est significative ; elle implique l'initiative de Paul et Barnabas relativement à ceux qui les consacrent et, plus haut, l'initiative de Dieu.

Entre temps, divers événements s'étaient passés, et Paul avait déjà eu l'occasion de se déplacer plusieurs fois, pour obéir à sa vocation. Après avoir fait un séjour à Damas, à son retour d'Arabie, et y avoir annoncé l'Évangile, il doit s'en échapper, et c'est à grand'peine qu'il déjoue les complots des Juifs et des Arabes coalisés contre lui (Ac 9:23 et suivants). Ici se place un événement assez mystérieux de l'histoire romaine, et dont la fixation permettrait de dater exactement cet épisode de la vie de l'apôtre : l'occupation de Damas, ou plutôt, sans doute, des faubourgs de Damas, par les bandes arabes d'Arétas IV Cette affaire, qui ressembla peut-être à l'incursion des Druses sous le mandat français, à la faveur d'embarras analogues de la puissance tutrice obligée de réduire ses troupes d'occupation, n'a pu se produire que pendant l'absence du légat impérial Vitellius, occupé à guerroyer contre les Parthes, soit en 36.

C'est peu après sa fuite de Damas que Paul se tendit à Jérusalem, afin d'y faire la connaissance de Pierre et de s'entendre avec lui (Ga 1:18). Il lui fut présenté, ainsi qu'à Jacques, par Barnabas (cf. Ga 1:18 et Ac 9 27). Les Actes pourraient faire supposer que Paul fut conduit aux apôtres par Barnabas. Paul affirme solennellement (Ga 1:19) qu'il se rendit de lui-même auprès de Pierre et qu'il vit seulement Pierre et Jacques, le frère du Seigneur, Ainsi, Barnabas a été un introducteur plutôt qu'un guide, et ce n'est pas aux apôtres, mais à Pierre et peut-être à Jacques le frère du Seigneur, qu'il eut l'occasion de présenter Paul.

D'après Ac 9:28-30, Paul continue à évangéliser à Jérusalem. Il a particulièrement affaire aux Hellénistes, dont il était lui-même, et qui complotent contre lui. C'est alors qu'accompagné ou conduit par les frères il se rend à Césarée et, de là, à Tarse (Ac 9:30). L'opposition rencontrée par Paul garantit la puissance de son message apostolique. Seul Jésus et Etienne avaient pu soulever de semblables tempêtes.

Le renseignement de Ga 1:21 corrobore plutôt qu'il ne contredit celui de Ac 9:30. Il porte en effet que Paul se rendit en Syrie-Cilicie, où se trouve effectivement la ville de Tarse. La mention des deux parties de la province peut être l'indication qu'il y exerça en plusieurs lieux son activité missionnaire. L'opinion de Maclean, d'après qui Paul aurait fait à Tarse une retraite prolongée, ne repose sur rien de sûr. Il paraît plus probable que Paul, à peine lancé dans la carrière apostolique, ne s'est pas arrêté aussi tôt, et en aussi bonne voie. Il n'y a pas de parallèle à établir entre cette période de sa vie et celle qui suivit immédiatement la conversion.

Dans Galates, Paul ne donne aucun renseignement sur les événements qui se sont produits entre ce départ de Jérusalem et une autre visite qu'il y fit beaucoup plus tard. Mais les Actes permettent de reconstituer partiellement sa carrière apostolique entre temps. Ils rapportent succinctement les circonstances dans lesquelles Barnabas et Paul, nantis d'une sorte de mandat, partirent pour la première mission itinérante concertée et suivie. On a coutume de la nommer le premier voyage missionnaire de Paul, ce qui, pris absolument, est sans doute inexact, mais répond d'autre part à quelque chose de vraiment neuf.

Après la dispersion de la communauté naissante au moment du martyre d'Etienne, un certain nombre de chrétiens s'établirent à Chypre et à Cyrène. Quelques-uns de ceux-là, venus à Antioche, se mirent à évangéliser indifféremment les Juifs et les païens (Ac 11:19 et suivants). Barnabas, envoyé de Jérusalem, donne sa pleine approbation. L'Église d'Antioche est fondée. C'est ainsi que les choses se sont vraisemblablement passées, d'après les brèves indications des Actes, et nous avons là un phénomène de première importance dont on n'a pas toujours fait ressortir toute la valeur. Ce sont des chrétiens de Jérusalem exilés, des Juifs de tradition palestinienne, qui ont entrepris la mission parmi les païens, et il est fort probable qu'ils ont commencé par faire d'eux des chrétiens judaïsés, un peu comme les prosélytes de la porte dans le judaïsme mosaïque, des pagano-judéo-chrétiens. C'est d'ailleurs, vraisemblablement, parmi les prosélytes de la porte qu'ils ont commencé à évangéliser. Quoi qu'il en soit, c'est à eux que s'est posé en premier lieu le grand problème de l'entrée inconditionnée des convertis d'origine païenne dans la communauté chrétienne. Il était réservé à Paul de résoudre ce problème.

Barnabas se rend à Tarse afin d'y quérir Paul (verset 25). On a vu dans ce rapprochement une preuve que Paul avait déjà lui-même évangélisé les païens, ce qui paraît plausible. Il était l'homme de la situation, particulièrement qualifié pour une tâche délicate. Barnabas le décide à venir, et ils collaborent pendant un an à Antioche (Ac 11:26). C'est là que, pour la première fois, le nom de chrétiens fut donné aux disciples. C'est d'Antioche que, d'après le livre des Actes, Paul fit à Jérusalem un second voyage, en compagnie de Barnabas. Leur but était de secourir les chrétiens de Jérusalem souffrant de la famine (Ac 11:29 et suivant). Barnabas et Paul, chargés de dons, voyagèrent sans doute par mer, de Séleucie à Césarée ; ils remirent aux anciens de l'Église le dépôt qui leur avait été confié ; on peut donc supposer que les apôtres étaient absents et que l'on se trouvait au temps de la persécution d'Hérode. Après s'être acquittés de leur tâche, Barnabas et Paul retournèrent à Antioche, emmenant avec eux Jean surnommé Marc (Ac 12:25). C'est peu après, sans doute, qu'ils partirent pour ce que l'on est convenu d'appeler le premier voyage missionnaire (Ac 13:4 et suivants).

Nous donnons ici le premier des croquis des voyages de Paul, qui montreront l'extension progressive de la mission paulinienne.

Carte : Période préparatoire.

Paul (Saul) naît à Tarse où il passe son enfance. Jeune homme, il va à Jérusalem, sans doute par mer jusqu'à Césarée. Il est disciple de Gamaliel. --Saul (Ac 22:3) est peut-être à Tarse pendant le ministère de Jésus (années 26-29 ?). --Saul est à Jérusalem lors du martyre d'Etienne, vers 32. --Saul (Ac 7:58) va à Damas pour y persécuter les chrétiens. --Pharisien (Ac 9:3), il suit sans doute l'itinéraire de la rive gauche du Jourdain, pour éviter la Samarie. --Conversion, sur le chemin de Damas, en 33. --Paul (Ac 9:1,8 22:5,11 26:12-16) à Damas. --Retraite (Ac 9:9-22 22:12-16) en Arabie. --Retour (Ga 1:17) à Damas, complot et fuite, en 36. --Premier (Ac 9:23,25) voyage à Jérusalem après la conversion. --Départ (Ac 9:26-29 22:17-21, Ga 1:18-20) pour Tarse, par Césarée. --Activité (Ac 9:30-32) d'évangéliste ou de missionnaire en Syrie-Cilicie. --Antioche. --Voyage (Ga 1:21,24) (Ac 11:25 s) à Jérusalem, sans doute par mer, pour secourir la communauté en pleine persécution, et retour (Ac 11:27-30 12:25).

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      58 le traînèrent hors de la ville et le tuèrent à coups de pierres. Les témoins de l’exécution avaient confié leurs vêtements à la garde d’un jeune homme nommé Saul.

      Actes 9

      1 Pendant ce temps, Saul ne cessait de menacer les disciples du Seigneur. Il n’avait qu’une idée en tête : les exterminer tous. Il alla trouver le grand-prêtre
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      29 Il avait aussi beaucoup d’entretiens et de discussions avec les Juifs de culture grecque, mais bientôt, ceux-là aussi complotèrent de le supprimer.
      30 Quand les frères l’apprirent, ils le conduisirent jusqu’à Césarée et, de là, ils le firent partir pour Tarse.
      31 Maintenant, dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, l’Église jouissait de la paix. Durant cette période, elle s’organisait, se construisait et se fortifiait en marchant dans l’obéissance respectueuse envers le Seigneur. Le Saint-Esprit l’assistait dans toutes ses activités et faisait croître le nombre de ses membres.
      32 Pierre parcourait tout le pays pour visiter les chrétiens. Au cours d’une de ces tournées missionnaires, il passa chez ceux qui appartenaient à Dieu à Lydda.
      33 Il y trouva un homme du nom d’Énée qui n’avait pas quitté son lit depuis huit ans parce qu’il était paralysé. —
      34 Énée, lui dit Pierre, Jésus-Christ te guérit : lève-toi et arrange toi-même ton lit. Immédiatement, il se leva.
      35 Tous ceux qui habitaient dans le village de Lydda et dans la plaine de Saron le virent (marcher) et se tournèrent vers le Seigneur.
      36 À Jaffa vivait une chrétienne nommée Tabitha, en grec Dorcas. Elle faisait beaucoup de bien autour d’elle en aidant pratiquement et financièrement ceux qui étaient dans le besoin.
      37 Or, à cette même époque, elle tomba malade et mourut. Après avoir fait sa toilette funèbre, on la déposa dans la chambre haute de sa maison.
      38 Jaffa était tout près de Lydda. Quand les disciples apprirent que Pierre se trouvait là, ils lui envoyèrent deux messagers, chargés de l’inviter à passer chez eux. — Viens le plus rapidement possible, nous t’en supplions, lui dirent-ils.
      39 Pierre les suivit sur-le-champ. Dès son arrivée, on le fit monter à la chambre mortuaire, où il trouva toutes les veuves en larmes. Elles s’empressèrent autour de lui et lui montrèrent les robes et autres vêtements que Tabitha leur avait confectionnés quand elle était encore des leurs.
      40 Pierre fit sortir tout le monde, se mit à genoux et pria. Puis se tournant vers le cadavre, il dit : — Tabitha, lève-toi ! Et voilà que Dorcas ouvrit les yeux et, apercevant Pierre, elle se redressa et s’assit.
      41 Pierre lui tendit la main et l’aida à se lever, puis il rappela les chrétiens et les veuves et leur présenta une Tabitha vivante.
      42 La nouvelle eut vite fait le tour de la ville et beaucoup de gens crurent au Seigneur.
      43 Pierre resta quelque temps encore à Jaffa en logeant chez un tanneur nommé Simon.

      Actes 11

      19 Les disciples qui s’étaient dispersés lors de la persécution survenue après la mort d’Étienne continuaient d’évangéliser de lieu en lieu. Ils étaient parvenus jusqu’en Phénicie, dans l’île de Chypre et à Antioche. Ils annonçaient la parole seulement aux Juifs.
      25 Barnabas se rendit alors à Tarse pour y chercher Saul. Quand il l’eut trouvé, il l’amena avec lui à Antioche.
      26 Durant toute une année, ils participèrent aux réunions de l’Église et enseignèrent beaucoup de personnes. Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples de Jésus furent appelés chrétiens.
      27 À cette même époque, des prophètes se rendirent de Jérusalem à Antioche.
      28 L’un d’eux, nommé Agabus, prédit sous l’inspiration de l’Esprit qu’une grande famine sévirait bientôt dans le monde entier. Cette famine eut effectivement lieu sous le règne de l’empereur Claude.
      29 Les disciples d’Antioche décidèrent alors de secourir les frères habitant la Judée : chacun donnerait ce qu’il pourrait, et on le leur ferait parvenir.
      30 Ainsi fut fait. Barnabas et Saul furent chargés de porter les dons (à Jérusalem) et de les remettre aux responsables de l’Église.

      Actes 12

      25 Après avoir rempli leur mission, Barnabas et Saul repartirent de Jérusalem, emmenant avec eux Jean surnommé Marc.

      Actes 13

      1 Il y avait alors, dans l’Église d’Antioche, des hommes qui avaient le don de parler au nom de Dieu, et d’autres qui possédaient le don d’enseigner : Barnabas, Siméon surnommé le Noir, Lucius originaire de Cyrène, Manaën, un camarade d’enfance d’Hérode le tétrarque, et Saul.
      3 Alors, après avoir jeûné et prié, ils leur imposèrent les mains et pourvurent à leur voyage.
      4 Barnabas et Saul, obéissant à la direction du Saint-Esprit qui les envoyait en mission, descendirent à Séleucie, où ils s’embarquèrent pour l’île de Chypre.

      Actes 16

      6 Comme le Saint-Esprit empêchait Paul et ses compagnons d’annoncer la parole dans la province d’Asie, ils traversèrent la Phrygie et la Galatie.
      7 Parvenus aux confins de la Mysie, ils se proposaient d’aller en Bithynie, mais là encore, l’Esprit de Jésus s’opposa à leur projet.
      8 Ils passèrent en bordure de la Mysie et descendirent au port de Troas.
      9 Là, Paul eut une vision au cours de la nuit : un Macédonien se tenait devant lui et le suppliait : — Viens en Macédoine et secours-nous !

      Actes 18

      9 Une nuit, le Seigneur lui-même apparut à Paul dans une vision et lui dit : — Tu n’as rien à craindre ! Continue à parler hardiment. Ne te laisse pas réduire au silence,

      Actes 19

      1 Ce fut durant ce séjour d’Apollos à Corinthe que Paul, après avoir parcouru la région montagneuse d’Asie Mineure, descendit à Éphèse. Il y rencontra un petit groupe de disciples.

      Actes 22

      3 Je suis juif, moi aussi, je suis né à Tarse en Cilicie, mais j’ai été élevé ici à Jérusalem. C’est Gamaliel qui fut mon maître ; il m’a inculqué comment il fallait observer scrupuleusement la loi de nos ancêtres. Aussi, j’étais un partisan farouche de la cause de Dieu – comme vous l’êtes tous aujourd’hui. C’est avec un zèle passionné et enthousiaste que je l’ai servie.
      5 Le grand-prêtre et tout le Conseil des responsables du peuple peuvent témoigner que je dis vrai. C’est de leurs propres mains que j’ai reçu des mandats d’arrestation pour nos frères. Je suis parti pour Damas, bien résolu à ramener ici à Jérusalem, pieds et poings liés, tous les adhérents de cette Voie que j’y trouverais, et à les faire punir.
      11 Comme, toutefois, l’éclat de cette lumière m’avait aveuglé, mes compagnons ont dû me prendre par la main pour me conduire, et c’est ainsi que je suis arrivé à Damas.
      12 Il y avait là un certain Ananias, un homme pieux, qui observait fidèlement la loi. Il était estimé de tous les Juifs de la ville.
      17 Un jour, après mon retour à Jérusalem, pendant que je priais dans la cour du temple, je tombai en extase

      Actes 26

      12 C’est ainsi qu’un jour je me suis rendu à Damas, mandaté par les grands-prêtres et muni de leurs pleins pouvoirs.

      Actes 27

      9 Le temps passait, la saison s’avançait et la navigation devenait toujours plus dangereuse, car l’époque du grand jeûne d’automne était déjà passée. Paul avertit les responsables et l’équipage : —
      11 Mais l’officier préféra suivre l’avis du pilote et du patron du bateau plutôt que d’écouter les avertissements de Paul.
      30 C’est alors que les marins ont commencé à mettre à la mer le canot de sauvetage, sous prétexte de vouloir jeter une ancre supplémentaire à l’avant ; en réalité, ils voulaient quitter secrètement le navire.
      34 Je vous conseille donc vivement de prendre quelque nourriture maintenant, si vous voulez être d’attaque pour vous en tirer. Vous en avez besoin pour survivre. Mais, encore une fois, croyez-moi : aucun de vous ne perdra un cheveu de sa tête.

      Romains 15

      24 Je pense me rendre en Espagne et vous voir en passant. Je compte sur vous pour me mettre sur le chemin de ce pays, peut-être même quelques-uns de vous m’accompagneront-ils ? Mais avant de continuer ma route, j’espère passer quelques bons moments en votre compagnie.
      28 Lorsque j’aurai rempli ma mission et remis aux destinataires le produit de la collecte, je prendrai le chemin de l’Espagne en passant par chez vous.

      1 Corinthiens 2

      16 Qui donc connaîtrait la pensée du Seigneur pour prétendre pouvoir l’instruire ? Mais nous qui avons reçu l’Esprit du Seigneur, nous possédons la pensée même du Christ.

      2 Corinthiens 2

      14 Je ne puis que remercier Dieu : partout où nous allons en suivant le char triomphal du Christ, il nous fait remporter des victoires dans la communion avec lui. En tous lieux, il se sert de nous et de notre travail pour répandre, comme un parfum, la connaissance du Christ.

      Galates 1

      17 ou de monter à Jérusalem pour conférer avec les apôtres, mes prédécesseurs, je suis parti pour l’Arabie ; de là, je suis revenu à Damas.
      18 Ce n’est que trois ans plus tard que j’ai fait la connaissance de Pierre, lors d’un voyage à Jérusalem. Je ne suis resté que quinze jours chez lui.
      19 Mais, à part lui et Jacques, le frère du Seigneur, je n’ai vu aucun apôtre.
      20 Ce que je vous écris là est la pure vérité, Dieu m’en est témoin.
      21 Ensuite, je suis allé dans les régions de la Syrie et de la Cilicie.
      24 Et elles louaient Dieu à mon sujet.
    • Actes 7

      58 le traînèrent hors de la ville, et le lapidèrent. Les témoins déposèrent leurs vêtements aux pieds d'un jeune homme nommé Saul.

      Actes 9

      1 Cependant Saul, respirant encore la menace et le meurtre contre les disciples du Seigneur, se rendit chez le souverain sacrificateur,
      2 et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s'il trouvait des partisans de la nouvelle doctrine, hommes ou femmes, il les amenât liés à Jérusalem.
      3 Comme il était en chemin, et qu'il approchait de Damas, tout à coup une lumière venant du ciel resplendit autour de lui.
      4 Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?
      5 Il répondit : Qui es-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Jésus que tu persécutes. Il te serait dur de regimber contre les aiguillons.
      6 Tremblant et saisi d'effroi, il dit : Seigneur, que veux-tu que je fasse ? Et le Seigneur lui dit : Lève-toi, entre dans la ville, et on te dira ce que tu dois faire.
      7 Les hommes qui l'accompagnaient demeurèrent stupéfaits ; ils entendaient bien la voix, mais ils ne voyaient personne.
      8 Saul se releva de terre, et, quoique ses yeux fussent ouverts, il ne voyait rien ; on le prit par la main, et on le conduisit à Damas.
      9 Il resta trois jours sans voir, et il ne mangea ni ne but.
      10 Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananias. Le Seigneur lui dit dans une vision : Ananias ! Il répondit : Me voici, Seigneur !
      11 Et le Seigneur lui dit : Lève-toi, va dans la rue qu'on appelle la droite, et cherche, dans la maison de Judas, un nommé Saul de Tarse.
      12 Car il prie, et il a vu en vision un homme du nom d'Ananias, qui entrait, et qui lui imposait les mains, afin qu'il recouvrât la vue. Ananias répondit :
      13 Seigneur, j'ai appris de plusieurs personnes tous les maux que cet homme a faits à tes saints dans Jérusalem ;
      14 et il a ici des pouvoirs, de la part des principaux sacrificateurs, pour lier tous ceux qui invoquent ton nom.
      15 Mais le Seigneur lui dit : Va, car cet homme est un instrument que j'ai choisi, pour porter mon nom devant les nations, devant les rois, et devant les fils d'Israël ;
      16 et je lui montrerai tout ce qu'il doit souffrir pour mon nom.
      17 Ananias sortit ; et, lorsqu'il fut arrivé dans la maison, il imposa les mains à Saul, en disant : Saul, mon frère, le Seigneur Jésus, qui t'est apparu sur le chemin par lequel tu venais, m'a envoyé pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint Esprit.
      18 Au même instant, il tomba de ses yeux comme des écailles, et il recouvra la vue. Il se leva, et fut baptisé ;
      19 et, après qu'il eut pris de la nourriture, les forces lui revinrent. Saul resta quelques jours avec les disciples qui étaient à Damas.
      20 Et aussitôt il prêcha dans les synagogues que Jésus est le Fils de Dieu.
      21 Tous ceux qui l'entendaient étaient dans l'étonnement, et disaient : N'est-ce pas celui qui persécutait à Jérusalem ceux qui invoquent ce nom, et n'est-il pas venu ici pour les emmener liés devant les principaux sacrificateurs ?
      22 Cependant Saul se fortifiait de plus en plus, et il confondait les Juifs qui habitaient Damas, démontrant que Jésus est le Christ.
      23 Au bout d'un certain temps, les Juifs se concertèrent pour le tuer,
      24 et leur complot parvint à la connaissance de Saul. On gardait les portes jour et nuit, afin de lui ôter la vie.
      25 Mais, pendant une nuit, les disciples le prirent, et le descendirent par la muraille, dans une corbeille.
      26 Lorsqu'il se rendit à Jérusalem, Saul tâcha de se joindre à eux ; mais tous le craignaient, ne croyant pas qu'il fût un disciple.
      27 Alors Barnabas, l'ayant pris avec lui, le conduisit vers les apôtres, et leur raconta comment sur le chemin Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé, et comment à Damas il avait prêché franchement au nom de Jésus.
      28 Il allait et venait avec eux dans Jérusalem, et s'exprimait en toute assurance au nom du Seigneur.
      29 Il parlait aussi et disputait avec les Hellénistes ; mais ceux-ci cherchaient à lui ôter la vie.
      30 Les frères, l'ayant su, l'emmenèrent à Césarée, et le firent partir pour Tarse.
      31 L'Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, s'édifiant et marchant dans la crainte du Seigneur, et elle s'accroissait par l'assistance du Saint Esprit.
      32 Comme Pierre visitait tous les saints, il descendit aussi vers ceux qui demeuraient à Lydde.
      33 Il y trouva un homme nommé Énée, couché sur un lit depuis huit ans, et paralytique.
      34 Pierre lui dit : Énée, Jésus Christ te guérit ; lève-toi, et arrange ton lit. Et aussitôt il se leva.
      35 Tous les habitants de Lydde et du Saron le virent, et ils se convertirent au Seigneur.
      36 Il y avait à Joppé, parmi les disciples, une femme nommée Tabitha, ce qui signifie Dorcas : elle faisait beaucoup de bonnes oeuvres et d'aumônes.
      37 Elle tomba malade en ce temps-là, et mourut. Après l'avoir lavée, on la déposa dans une chambre haute.
      38 Comme Lydde est près de Joppé, les disciples, ayant appris que Pierre s'y trouvait, envoyèrent deux hommes vers lui, pour le prier de venir chez eux sans tarder.
      39 Pierre se leva, et partit avec ces hommes. Lorsqu'il fut arrivé, on le conduisit dans la chambre haute. Toutes les veuves l'entourèrent en pleurant, et lui montrèrent les tuniques et les vêtements que faisait Dorcas pendant qu'elle était avec elles.
      40 Pierre fit sortir tout le monde, se mit à genoux, et pria ; puis, se tournant vers le corps, il dit : Tabitha, lève-toi ! Elle ouvrit les yeux, et ayant vu Pierre, elle s'assit.
      41 Il lui donna la main, et la fit lever. Il appela ensuite les saints et les veuves, et la leur présenta vivante.
      42 Cela fut connu de tout Joppé, et beaucoup crurent au Seigneur.
      43 Pierre demeura quelque temps à Joppé, chez un corroyeur nommé Simon.

      Actes 11

      19 Ceux qui avaient été dispersés par la persécution survenue à l'occasion d'Étienne allèrent jusqu'en Phénicie, dans l'île de Chypre, et à Antioche, annonçant la parole seulement aux Juifs.
      25 Barnabas se rendit ensuite à Tarse, pour chercher Saul ;
      26 et, l'ayant trouvé, il l'amena à Antioche. Pendant toute une année, ils se réunirent aux assemblées de l'Église, et ils enseignèrent beaucoup de personnes. Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens.
      27 En ce temps-là, des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche.
      28 L'un deux, nommé Agabus, se leva, et annonça par l'Esprit qu'il y aurait une grande famine sur toute la terre. Elle arriva, en effet, sous Claude.
      29 Les disciples résolurent d'envoyer, chacun selon ses moyens, un secours aux frères qui habitaient la Judée.
      30 Ils le firent parvenir aux anciens par les mains de Barnabas et de Saul.

      Actes 12

      25 Barnabas et Saul, après s'être acquittés de leur message, s'en retournèrent de Jérusalem, emmenant avec eux Jean, surnommé Marc.

      Actes 13

      1 Il y avait dans l'Église d'Antioche des prophètes et des docteurs : Barnabas, Siméon appelé Niger, Lucius de Cyrène, Manahen, qui avait été élevé avec Hérode le tétrarque, et Saul.
      3 Alors, après avoir jeûné et prié, ils leur imposèrent les mains, et les laissèrent partir.
      4 Barnabas et Saul, envoyés par le Saint Esprit, descendirent à Séleucie, et de là ils s'embarquèrent pour l'île de Chypre.

      Actes 16

      6 Ayant été empêchés par le Saint Esprit d'annoncer la parole dans l'Asie, ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie.
      7 Arrivés près de la Mysie, ils se disposaient à entrer en Bithynie ; mais l'Esprit de Jésus ne le leur permit pas.
      8 Ils franchirent alors la Mysie, et descendirent à Troas.
      9 Pendant la nuit, Paul eut une vision : un Macédonien lui apparut, et lui fit cette prière : Passe en Macédoine, secours-nous !

      Actes 18

      9 Le Seigneur dit à Paul en vision pendant la nuit : Ne crains point ; mais parle, et ne te tais point,

      Actes 19

      1 Pendant qu'Apollos était à Corinthe, Paul, après avoir parcouru les hautes provinces de l'Asie, arriva à Éphèse. Ayant rencontré quelques disciples, il leur dit :

      Actes 22

      3 je suis Juif, né à Tarse en Cilicie ; mais j'ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l'êtes tous aujourd'hui.
      5 Le souverain sacrificateur et tout le collège des anciens m'en sont témoins. J'ai même reçu d'eux des lettres pour les frères de Damas, où je me rendis afin d'amener liés à Jérusalem ceux qui se trouvaient là et de les faire punir.
      11 Comme je ne voyais rien, à cause de l'éclat de cette lumière, ceux qui étaient avec moi me prirent par la main, et j'arrivai à Damas.
      12 Or, un nommé Ananias, homme pieux selon la loi, et de qui tous les Juifs demeurant à Damas rendaient un bon témoignage, vint se présenter à moi,
      17 De retour à Jérusalem, comme je priais dans le temple, je fus ravi en extase,

      Actes 26

      12 C'est dans ce but que je me rendis à Damas, avec l'autorisation et la permission des principaux sacrificateurs.

      Actes 27

      9 Un temps assez long s'était écoulé, et la navigation devenait dangereuse, car l'époque même du jeûne était déjà passée.
      11 Le centenier écouta le pilote et le patron du navire plutôt que les paroles de Paul.
      30 Mais, comme les matelots cherchaient à s'échapper du navire, et mettaient la chaloupe à la mer sous prétexte de jeter les ancres de la proue,
      34 Je vous invite donc à prendre de la nourriture, car cela est nécessaire pour votre salut, et il ne se perdra pas un cheveux de la tête d'aucun de vous.

      Romains 15

      24 j'espère vous voir en passant, quand je me rendrai en Espagne, et y être accompagné par vous, après que j'aurai satisfait en partie mon désir de me trouver chez vous.
      28 Dès que j'aurai terminé cette affaire et que je leur aurai remis ces dons, je partirai pour l'Espagne et passerai chez vous.

      1 Corinthiens 2

      16 Car Qui a connu la pensée du Seigneur, Pour l'instruire ? Or nous, nous avons la pensée de Christ.

      2 Corinthiens 2

      14 Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ, et qui répand par nous en tout lieu l'odeur de sa connaissance !

      Galates 1

      17 et je ne montai point à Jérusalem vers ceux qui furent apôtres avant moi, mais je partis pour l'Arabie. Puis je revins encore à Damas.
      18 Trois ans plus tard, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je demeurai quinze jours chez lui.
      19 Mais je ne vis aucun autre des apôtres, si ce n'est Jacques, le frère du Seigneur.
      20 Dans ce que je vous écris, voici, devant Dieu, je ne mens point.
      21 J'allai ensuite dans les contrées de la Syrie et de la Cilicie.
      24 Et elles glorifiaient Dieu à mon sujet.
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