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PÉCHÉ (5.)

V Les Ecrits.

L'influence du prophétisme se fait sentir très profondément sur un certain nombre des auteurs dont les ouvrages sont groupés dans la troisième partie du canon hébraïque, « les Écrits sacrés ».

C'est ainsi que dans les Psaumes, dans les Proverbes et dans le livre de Job, nous trouvons un vif sentiment de la culpabilité humaine, de l'horreur profonde que Dieu éprouve pour tout ce qui est mal, de l'offense commise à l'égard de sa justice et de sa sainteté, car le péché est en réalité dirigé contre Dieu.

Tu mots devant toi nos iniquités, Et à la lumière de ta face nos fautes cachées... Qui prend garde à la force de ta colère,

Et à ton courroux, selon la crainte qui t'est due ? (Ps 90:5-11 1) L'Éternel a en horreur les hommes pervers... (Pr 3:32,6:16-19)

Même lorsque le péché concerne essentiellement le prochain, ce qui en constitue le caractère tragique, c'est bien moins le tort occasionné à l'homme que l'offense faite à la majesté divine. Après la navrante aventure de David avec Bath-Séba et l'odieux crime à l'égard d'Urie, le psalmiste proclame :

Job, de son côté, énumère les formes multiples du péché social--impureté, tromperie, adultère, injustice, égoïsme, avarice, méchanceté--et il montre que, dans chaque cas, c'est la condamnation divine qui constitue la sanction la plus redoutable (Job 31).

Une haute notion de la sainteté divine conduit les écrivains de cette période à considérer le péché humain comme réellement universel.

L'homme serait-il juste devant Dieu ? Serait-il pur devant celui qui l'a fait ? (Job 4:17 9:1 14:4 15:14-16 25:4)

Tous sont égarés, tous sont pervertis ; Il n'en est pas un qui fasse le bien, Pas même un seul. (Ps 14:1-3, voir Ps 51:5 143:3).

Qui dira : J'ai purifié mon cceur, Je suis net de mon péché ? (Pr 20:9).

Non, il n'y a point d'homme juste sur la terre qui fasse le bien et qui ne pèche jamais (Ec 7:20).

Une telle solidarité dans le péché ne se manifeste pas seulement dans l'espace, elle dure aussi dans le temps. Si l'homme pèche, c'est que ses ancêtres ont péché : par l'hérédité, la contagion du mal se répand dans le monde tout entier.

Comment d'un être souillé sortira-t-il un homme pur ? Il n'en peut sortir aucun (Job 14:4).

Voici, je suis né dans l'iniquité, Et ma mère m'a conçu dans le péché (Ps 51:7).

Les prophètes avaient proclamé que Jéhovah fait passer la justice avant toute autre considération. Jérémie et Ézéchiel avaient affirmé que chacun doit souffrir pour ses propres fautes. De là, dans la pensée israélite, cette importante doctrine de la rémunération, qui exigeait une stricte proportion entre le péché et le châtiment, entre la justice et la récompense. C'est pour cela que l'Israélite pieux prêtera facilement tous les crimes imaginables à ses frères dans le malheur, et que les historiens bibliques n'hésiteront pas à attribuer des fautes plus ou moins supposées aux rois qui ont connu de grands revers. Mais les faits s'insurgent bien souvent contre la théorie, et il y a, tout de même, des cas fort nombreux où, incontestablement, le juste subit de douloureuses épreuves et où le méchant jouit d'une triomphante prospérité. Que faut-il penser de ces violations d'une loi qui, pour le croyant, devrait être absolue ? C'est là la question que se posent certains psalmistes (particulièrement le Ps 73) et qui fait l'objet du livre de Job tout entier.

Pour écarter de Dieu tout soupçon d'injustice, la solution la plus souhaitable, c'est que le méchant reçoive au bout du compte le châtiment qu'il mérite. Son bonheur constitue un scandale pour la foi : le voeu ardent des psalmistes est, tout naturellement, que ce scandale cesse, et ils expriment souvent leur désir avec une dureté de coeur qui ne peut manquer de nous choquer (Ps 10:13,15 69:23,29 104:35 109:6-20 137:8 139:19-22 143:12, 73:16,20). Le juste demande à l'Éternel de lui épargner la souffrance, la pauvreté, la mort et se réjouit, en même temps, de tout malheur qui vient fondre sur le méchant. Certains psalmistes, par contre, s'élèvent beaucoup plus haut : au milieu de l'adversité elle-même, ils trouvent leur joie et leur salut dans la certitude réconfortante de la présence divine (Ps 42:6-11 73:21,28).

Ma chair et mon coeur peuvent se consumer :

Dieu sera toujours le rocher de mon coeur et mon partage...

Pour moi, m'approcher de Dieu, c'est mon bien :

Je place mon refuge dans le Seigneur, l'Eternel (Ps 73:26,28).

Le livre de Job (voir art.) aborde à son tour le difficile problème. D'après la doctrine courante, un homme atteint, comme Job, d'un mal sans remède, ne peut être qu'un misérable. Et cette explication, plus cruelle que le mal lui-même, est celle que le poète attribue aux amis de Job. --Éliphaz, le plus âgé, se place au point de vue de la tradition des pères : il insiste sur le fait que, à cause de sa faiblesse, l'homme est toujours pécheur ; Jéhovah a donc raison de l'écraser (Job 4:17,19 15:4,16). Le juste lui-même, en pratiquant la justice ; ne se crée aucun droit vis-à-vis de Dieu (Job 22:2 et suivant). Eliphaz ajoute, du reste, que les maux soufferts par Job sont pour lui un moyen de correction et de salut. --Bildad (Job 5:17,19 22:22 et suivant) représente la doctrine orthodoxe dans toute sa rigueur : Dieu applique strictement la justice (Job 8:3) ; oublier Dieu, c'est périr (Job 8:13) ; avoir recours à l'Éternel, c'est être sûr du relèvement. --Tsophar (Job 8:5,7), le plus bouillant, s'indigne (Job 11:2 20:2 et suivant) et renchérit : si Job connaissait les secrets de Dieu, il verrait que Dieu ne le traite même pas selon ses iniquités. --Et (Job 11:6) la conclusion des trois amis est la suivante : les souffrances endurées prouvent à Job que sa prétendue piété est purement illusoire et qu'elle recouvre en réalité un véritable fond de méchanceté. Que Job s'humilie, et Jéhovah le relèvera.

A de telles explications, Job oppose les faits. D'une part, l'injuste, lorsqu'il est heureux, est considéré (Job 21:28,34). D'autre part, lui-même a pleinement conscience de son innocence et il la proclame (Job 9:21-24 13:13-16). par là, il affirme l'autorité de la conscience, supérieure à celle du dogme ; il compte sur Dieu pour manifester sa justice (Job 16:19,21 19:25). Ainsi le poète répond que la doctrine traditionnelle de la rémunération est fausse : le juste doit persister malgré tout dans sa justice ; la souffrance ne diminue pas sa communion avec Dieu, à qui il faut s'en remettre même quand on ne le comprend pas. L'épilogue semble, pourtant, revenir à la solution traditionnelle, puisque Dieu rétablit Job dans sa prospérité antérieure (Job 42:10,17).

Quoi qu'on puisse penser des souffrances du juste, le péché devrait attirer sur le genre humain un châtiment d'autant plus redoutable que la faute est plus grande. Mais le Dieu saint et juste est, en même temps, un Dieu « miséricordieux et compatissant ». « Il ne nous punit pas selon nos iniquités » et, dans sa profonde pitié pour l'homme, il consent à lui pardonner (Ps 103:8-12 51:9-14 130:3,7). Dieu, de plus, connaît notre faiblesse et l'humilité de notre condition : comment pourrait-il se faire que sa miséricorde soit en défaut ?

Si Dieu n'a pas confiance en ses serviteurs, S'il trouve de la folie chez ses anges,

Combien plus chez ceux qui habitent des maisons d'argile, Qui tirent leur origine de la poussière (Job 4:18,7:21 14:1,3). Dans sa miséricorde, il pardonne l'iniquité... Il se souvient qu'ils n'étaient que chair, Un souffle qui s'en va et qui ne revient pas (Ps 78:38,90:3,6 103:14-16).

Enfin, parmi les péchés de l'homme, il y a ceux pour lesquels sa responsabilité est atténuée et qui appellent le pardon divin : les péchés de la jeunesse, d'une part, et ceux qui ont été commis par ignorance, d'autre part.

Pourquoi m'infliger d'amères souffrances,

Me punir pour des fautes de jeunesse ? (Job 13:26)

Ne te souviens pas des fautes de ma jeunesse ni de mes transgressions.

Souviens-toi de moi selon ta miséricorde, A cause de ta bonté, ô Eternel ! (Ps 25:7)

Qui connaît ses égarements ?

Pardonne-moi ceux que j'ignore ! (Ps 10:13,90:8)

Dieu est prêt à pardonner. Seulement, pour que sa miséricorde s'exerce, il faut reconnaître la faute commise et le droit absolu, qui appartient à Dieu, de châtier le coupable. Si le pécheur se repent, Dieu consent à effacer sa faute et à le rétablir dans son intégrité primitive : entre la repentance et le pardon, il y a donc véritablement relation de cause à effet.

Je t'ai fait connaître mon péché, je n'ai pas caché mon iniquité ;

J'ai dit : J'avouerai mes transgressions à l'Éternel !

Et tu as effacé la peine de mon péché (Ps 32:5,34:19).

Ainsi se trouve confirmée la vérité déjà proclamée par les prophètes, à savoir que les cérémonies du culte lévitique et le sang des taureaux et des boucs sont, à eux seuls, incapables de procurer le pardon (Ps 50:7,15 51:18 et suivant). Au lieu des sacrifices et des holocaustes, Dieu réclame le cri d'une âme qui implore sa délivrance et la supplication d'un coeur écrasé sous le sentiment de sa faute. Aussi, nombreux sont les Psaumes--dits « Psaumes de la repentance » --où l'âme pécheresse exhale sa douleur et prie l'Éternel de lui accorder le salut (Ps 32, Ps 51, Ps 143 etc.).

La piété israélite aboutit donc à cette double conclusion : les hommes sont pécheurs et ils le sont tous sans exception ; le pardon et le salut sont accessibles à ceux qui se repentent et qui mettent leur confiance en Dieu. Le pécheur pardonné, l'homme qui a la foi recevra le nom de « juste », tandis que le « méchant » est celui qui refuse la grâce divine et qui s'obstine dans son péché, celui qui, n'ayant pas la crainte de Dieu, devient, par une pente fatale, l'adversaire de Dieu et l'adversaire du juste qui se repose en Dieu.

Le méchant dans son orgueil poursuit les malheureux,

Ils sont victimes des trames qu'il a conçues.

Car le méchant se glorifie de sa convoitise,

Et le ravisseur outrage, méprise l'Éternel.

Le méchant dit avec arrogance : Il ne punit pas !

Il n'y a point de Dieu. --Voilà toutes ses pensées (Ps 10:2-4).

Étant délivré du châtiment, le juste a part à toutes les bénédictions de Dieu, tandis que le méchant reste sous le coup de la malédiction et court à son malheur et à sa ruine.
Beaucoup de douleurs sont la part du méchant,

Mais celui qui se confie en l'Éternel est environné de sa grâce.

(Ps 32:10 1:3-6 6:9 107:4)

Sa ruine arrivera subitement ; Il sera brisé tout d'un coup et sans remède (Pr 6:15,1:24-33).

Il y a par conséquent un lien étroit entre la justice et la bénédiction, entre la méchanceté et la malédiction. Dans bien des cas, le sentiment du péché semblait indépendant des conséquences fâcheuses qui constituent la sanction extérieure aux manquements divins. Mais, dans d'autres cas, il n'en est pas ainsi, et la morale israélite revêt alors un caractère essentiellement utilitaire. En recherchant le pardon et la communion de son Dieu, le juste paraît surtout préoccupé d'éviter la punition du péché et de s'assurer la récompense inhérente au bien (Ps 6:2 10:12 102:28). Même, d'après le livre des Proverbes, ce sont surtout les biens matériels que Dieu réserve aux justes, et les châtiments extérieurs qui atteignent l'impie sont la honte, la maladie, la pauvreté et surtout la mort subite ; voir (Pr 10:3 13:18) Rétribution.

Dans une telle conception de la morale, le péché s'identifie avec la folie et la justice avec cela sagesse » (voir ces mots), et cette sagesse est moins la connaissance de Dieu que celle des moyens qui permettront d'arriver au bonheur. C'est en ce sens qu'il faut prendre la parole : « La crainte de l'Éternel est le commencement de la sagesse » (Pr 1:7 9:10). Cet utilitarisme intellectualiste, d'après lequel la pratique de la justice et de la piété est la première règle de l'intérêt bien entendu, aboutit aux préceptes de l'égoïsme terriblement terre à terre, que nous trouvons dans certains passages des Proverbes (Pr 11:15 6:32,35). On en arrive à méconnaître le besoin de rédemption, éloquemment exprimé par plusieurs Psaumes : le sage ordonne sa propre vie d'une manière aussi satisfaisante que possible et il laisse le méchant courir à la ruine qu'attire sur lui sa folie (Pr 1:20-33).

Nous voyons ainsi se dessiner une certaine évolution de la pensée israélite qui l'éloigné du prophétisme et la met parfois en complète opposition avec lui. Ce courant nouveau, le judaïsme, apparaît après l'exil et la restauration d'Esdras et de Néhémie. Il trouve son expression notamment dans le Code sacerdotal, dans les Chroniques, dans les livres apocryphes et dans les Talmuds.

Le judaïsme accentue, par exemple, le double caractère d'utilitarisme et d'intellectualisme que nous constatons dans la morale des Proverbes et de l'Ecclésiaste, et qui est certainement en désaccord avec la pensée prophétique. D'après le Siracide, il y a deux catégories d'hommes nettement différenciés (Sir 33:14). Le pécheur doit être traité sans aucune miséricorde (Sir 12:4). En effet, il ne peut venir aucun bien de celui qui se refuse à être instruit. Même point de vue dans la Sagesse de Salomon : il y a une incompatibilité absolue entre la sagesse et le péché (Sir 1:4). L'ignorance et la folie ne sont pas simplement les causes du péché : elles s'identifient réellement avec lui. (Sir 2:21 4:17,20, etc.)

On accepte pourtant, pour le pécheur, la possibilité d'abandonner son péché et de revenir au Seigneur et à la justice. Mais c'est à la condition de cultiver la sagesse, de s'instruire par l'expérience de la vie quotidienne, d'accepter une exacte et continuelle discipline de la raison, considérée comme le guide suprême de la vie humaine (Sir 14:20 34:9 37:16 39:1,11 Sag 2:1 6:12 17:1). La justice est immortelle et conduit à l'immortalité ceux qui cultivent la sagesse (Sag 1:15 2:23 3:4 6:18 8:13-17, etc.). Cette sagesse c'est, du reste, la manifestation de l'Esprit de Dieu (Sag 1:4-7 7:7 9:17 12:1).

Il semble parfois que le péché est inhérent à la nature physique, à la chair, le bâsâr (Sir 23:6, Sag 12:10, 4Mac 7:18, Hén. 30:16). Mais « la chair », dans l'A. T, tout comme dans le N.T. (voir plus loin la conception paulinienne de la sarx, source du péché), n'est pas le corps, mais bien plutôt l'homme tout entier, considéré avec sa faiblesse et sa misère dans sa relation avec le Créateur (voir Alex. Westphal, Chair et esprit, Toulouse 1885).

L'homme n'a pas été créé méchant (Sir 10:19). Mais tous les hommes sont coupables (Sir 8:5). La faute en est, non au Créateur, mais à la créature. La corruption de l'humanité vient de la chute d'Adam (Sir 15:14, Sag 2:24). Le premier péché est comparé à une mauvaise graine, semée dans le coeur d'Adam ; les suites en sont appelées « beaucoup d'iniquité qu'elle a produit jusqu'en ces temps-ci ». (Pseudo-Esdras 4:30) L'Ecclésiastique affirme, de son côté, avec une absolue précision : « Le commencement du péché est venu d'une femme : nous mourons tous à cause d'elle » (Sir 25:24).

La littérature talmudique admet un penchant au mal dans le coeur de tout homme. C'est « l'instinct mauvais », le jézer hâra. Nous nous rapprochons par là de la doctrine indiquée dans Ge 4:7 (le péché guette devant la porte et veut se rendre l'homme favorable) et dans Jer 17:9 (le coeur de l'homme est essentiellement tortueux et méchant). Avec cet instinct du mal coexiste, il est vrai, l'instinct du bien, le jézer hattôb, et c'est à l'âge du discernement et de la responsabilité que se fera le choix décisif, que l'homme sortira de l'état de neutralité où il demeure pendant son enfance.

Le judaïsme s'écarte principalement de la pensée des prophètes--qui sera celle de l'Évangile--lorsqu'il affirme que le salut appartient au Juif par droit de naissance. Celui-ci est le fils aîné de Dieu et est assuré, quoi qu'il arrive, de jouir de la protection d'En-haut. Les autres hommes ne peuvent bénéficier du même salut que dans la mesure où les Juifs leur serviront de médiateurs. La pensée de Jésus, reprise et développée par l'apôtre Paul, est, tout au contraire, que Juifs et païens partagent la même culpabilité et sont, de ce fait, égaux devant le salut. Les uns comme les autres arrivent à la réconciliation avec Dieu et à la vie éternelle par une seule voie : non pas la justice de la loi, mais l'humble reconnaissance de leur péché et une sincère repentance. C'est sur ces fondements solides, déjà posés par les prophètes, que s'édifieront l'alliance nouvelle et cette humanité régénérée qui s'appelle le Royaume de Dieu.

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    • Genèse 4

      7 Si tu agis bien, tu peux te remettre debout. Si tu n’agis pas bien, le péché est comme un animal couché à ta porte. Il t’attend en cachette, prêt à t’attraper. Mais toi, sois plus fort que lui. »

      Job 4

      17 “Est-ce qu’un être humain peut être juste devant Dieu ? Est-ce qu’il peut être pur devant celui qui l’a créé ?
      18 Regarde : Dieu ne fait pas confiance à ses anges, il critique les fautes de ses serviteurs.
      19 Alors comment peut-il faire confiance aux humains ? En effet, ils ont été créés à partir de l’argile, et leur corps n’est que poussière. On peut les écraser comme une mouche.

      Job 5

      17 « Oui, il est heureux, l’homme que Dieu corrige ! Ne repousse donc pas les leçons du Tout-Puissant !
      19 Tu peux connaître de nombreux malheurs, il te protégera toujours, et le mal ne te touchera jamais.

      Job 7

      21 Est-ce que tu ne peux pas supporter mes péchés, pardonner mes fautes ? Je serai bientôt mort, couché dans la poussière. Quand tu me chercheras, je n’existerai plus. »

      Job 8

      3 Est-ce que Dieu change les lois ? Est-ce que le Tout-Puissant rend faux ce qui est juste ?
      5 « Mais toi, si tu cherches Dieu, si tu pries avec force le Tout-Puissant,
      7 Ta situation passée te paraîtra peu de chose, car ton avenir la dépassera de beaucoup.
      13 « Voilà ce qui arrive à ceux qui oublient Dieu. L’espoir des gens mauvais disparaît de cette façon.

      Job 9

      1 Job a répondu :
      21 Mais est-ce que je suis innocent ? Je l’ignore. J’en ai assez de la vie !
      22 Pour moi, innocent ou coupable, c’est la même chose. C’est pourquoi j’ose dire : Dieu fait mourir l’innocent comme le coupable.
      23 Quand un grand malheur tombe tout à coup et tue des gens, Dieu se moque du désespoir des innocents.
      24 Quand un pays est livré au pouvoir d’un assassin, Dieu ferme les yeux des juges ! En effet, si ce n’est pas lui qui le fait, qui est-ce donc ?

      Job 11

      2 « Est-ce que toutes ces paroles vont rester sans réponse ? Savoir bien parler, est-ce que cela suffit pour avoir raison ?
      6 Il te ferait connaître les secrets de la sagesse. – Oui, ils surprennent l’intelligence. – Tu comprendrais alors que Dieu oublie une partie de tes fautes.

      Job 13

      13 « Taisez-vous ! Laissez-moi ! C’est à mon tour de parler. Nous verrons bien ce qui arrivera.
      26 Tu écris contre moi un jugement sévère, tu me rends responsable des fautes de ma jeunesse.

      Job 14

      1 « L’être humain, né d’une femme, vit peu de temps et connaît beaucoup de soucis.
      3 Et c’est lui, mon Dieu, que tu surveilles ! C’est moi que tu traînes devant ton tribunal !
      4 « Qui peut faire sortir quelque chose de pur de ce qui est impur ? Personne !

      Job 15

      4 De plus, tu détruis le respect envers Dieu, tu supprimes la prière.
      14 L’être humain, qu’est-ce qu’il est pour se croire pur ? L’enfant d’une femme, qu’est-ce qu’il est pour se dire sans défaut ?
      16 Alors, que dire de l’homme, cet être détestable et corrompu ? Il fait le mal aussi facilement qu’il boit de l’eau !

      Job 16

      19 Dès maintenant, j’ai un témoin dans le ciel, oui, là-haut, j’ai quelqu’un qui témoigne pour moi.
      21 Que mon témoin soit un arbitre entre Dieu et moi, comme un homme prend la défense d’un autre homme !

      Job 19

      25 « Moi, je le sais : mon défenseur est vivant, et à la fin, il se dressera sur la terre.

      Job 20

      2 « Plus je réfléchis, plus j’ai envie de répondre. Et je perds patience

      Job 21

      28 Vous dites : “Où est la maison du dictateur ? Et celle des gens mauvais ? – Elle n’existe plus !”
      34 « Que valent vos consolations ? Rien du tout ! Vos réponses ne sont que des mensonges ! »

      Job 22

      2 « Est-ce qu’un être humain peut être utile à Dieu ? Il est plutôt utile à lui-même, s’il se conduit avec sagesse.
      22 Accepte l’enseignement que Dieu te donne, et mets ses paroles dans ton cœur.

      Job 25

      4 « Comment un être humain peut-il se croire sans défaut devant lui ? Comment l’enfant d’une femme peut-il se croire pur ?

      Job 31

      1 « J’avais interdit à mes yeux de regarder une jeune fille en la désirant.
      2 Heureusement ! Sinon, de là-haut, qu’est-ce que Dieu m’aurait fait ? Comment le Tout-Puissant m’aurait-il traité depuis le ciel ?
      3 En effet, le malheur tombe sur l’homme mauvais, et ceux qui agissent mal ont beaucoup d’ennuis.
      4 Or, Dieu voit bien ma conduite et il compte tous mes pas.
      5 « Est-ce que j’ai l’habitude de mentir ? Est-ce que je trompe facilement les autres ?
      6 Que Dieu me juge avec justice ! Alors il verra que je suis innocent.
      7 Est-ce que mes pas ont jamais quitté le bon chemin ? Est-ce que mon cœur a suivi le désir de mes yeux ? Est-ce que mes mains sont salies par une action mauvaise ?
      8 Si c’est le cas, alors qu’un autre mange ce que j’ai semé, qu’on arrache mes jeunes plantes du sol !
      9 « Est-ce que mon cœur s’est laissé entraîner par une femme ? Est-ce que je l’ai attendue en cachette à la porte de mon voisin ?
      10 Si c’est le cas, alors que ma femme écrase le grain pour quelqu’un d’autre, et que des étrangers s’unissent à elle !
      11 « En effet, mon infidélité serait une chose horrible, un crime qu’un juge devrait punir.
      12 Ma faute serait alors comme un feu qui me brûlerait jusqu’à me détruire et ferait disparaître tous mes biens.
      13 « Quand mon serviteur ou ma servante ont eu des difficultés avec moi, j’ai toujours respecté leurs droits.
      14 Sinon, qu’est-ce que je ferai quand Dieu me jugera ? Qu’est-ce que je répondrai quand il fera son enquête ?
      15 En effet, c’est le même Dieu qui nous a tous formés dans le ventre de notre mère, eux et moi.
      16 « Est-ce que j’ai refusé de donner aux pauvres ? Est-ce que j’ai laissé la veuve dans la misère ?
      17 Est-ce que j’ai mangé tout seul ma nourriture, sans partager avec l’orphelin ?
      18 Au contraire, depuis ma jeunesse, j’ai élevé l’orphelin comme mon fils. Depuis toujours, j’ai conseillé la veuve.
      19 « Est-ce que j’ai laissé un malheureux sans vêtements, un pauvre sans habits ?
      20 Au contraire, je leur donnais un vêtement chaud fait avec la laine de mes moutons, et ils me disaient merci.
      21 « Est-ce que j’ai menacé un orphelin au tribunal, en sachant que tous les juges me donneraient raison ?
      22 Si j’ai fait cela, que mon épaule s’arrache de mon dos et que mon bras se casse au coude !
      23 Oui, j’avais trop peur que Dieu m’envoie un malheur, et de ne jamais pouvoir paraître devant lui.
      24 « Est-ce que j’ai mis ma confiance dans l’or ? Est-ce que j’ai pensé : “Voilà ma sécurité.” Jamais !
      25 Est-ce que je me suis réjoui de ma grande fortune, de toutes les richesses que j’avais gagnées ? Jamais !
      26 « Quand j’ai vu le soleil éclatant de lumière, et la lune avançant dans toute sa beauté,
      27 mon cœur ne s’est pas laissé entraîner en secret. Je ne les ai jamais pris pour des dieux, je ne les ai jamais adorés.
      28 Ce serait encore un crime qu’un juge devrait punir. En effet, j’aurais été infidèle au Dieu très-haut.
      29 « Est-ce que je me suis réjoui quand mon ennemi avait des difficultés ? Est-ce que j’ai dansé de joie quand le malheur l’a frappé ?
      30 Je n’ai même pas osé pécher en souhaitant sa mort par une malédiction.
      31 Ceux que je recevais chez moi disaient : “Chez Job, tous mangent de la viande autant qu’ils veulent.”
      32 L’étranger ne passait jamais la nuit dehors, ma maison était toujours ouverte au voyageur.
      33 « Beaucoup de gens cachent leurs fautes et les gardent dans le secret de leur conscience. Est-ce que j’ai fait comme eux ?
      34 Je n’ai jamais eu peur du jugement des autres. Ils pouvaient se moquer de moi, cela ne m’a jamais effrayé, cela ne m’a jamais fermé la bouche, ni empêché de sortir.
      35 « Ah ! si quelqu’un pouvait m’écouter ! Voilà mon dernier mot ! Maintenant, c’est au Tout-Puissant de répondre ! Et l’acte d’accusation que mon adversaire a écrit,
      36 je le porte fièrement sur mon épaule, je le mets sur ma tête comme une couronne.
      37 Je rendrai compte à Dieu de tous mes pas, je m’avancerai vers lui comme un chef.
      38 « Est-ce que les champs se plaignent de moi ? Est-ce que leurs propriétaires ont quelque chose à me reprocher ?
      39 Est-ce que j’ai mangé leurs récoltes sans payer ? Est-ce que j’ai été injuste avec eux ?
      40 Si c’est le cas, alors que la terre produise des buissons d’épines à la place du blé, qu’elle fasse pousser des chardons à la place de l’orge ! » C’est ici que Job s’est arrêté de parler.

      Job 42

      10 Pendant que Job priait pour ses amis, le SEIGNEUR lui a rendu sa richesse. Il lui a même donné deux fois plus de biens qu’avant.
      17 Puis il est mort très vieux, satisfait d’une si longue vie.

      Psaumes 1

      3 Comme un arbre planté au bord de l’eau, il donne ses fruits au bon moment, et ses feuilles restent toujours vertes. Cet homme réussit tout ce qu’il fait.

      Psaumes 6

      2 SEIGNEUR, tu es en colère contre moi, mais ne me condamne pas ! Tu en as assez de moi, mais ne me punis pas !
      9 Partez, je ne veux plus vous voir, vous qui faites du mal ! Car j’ai pleuré, et le SEIGNEUR m’a entendu.

      Psaumes 10

      2 L’homme mauvais ne se gêne pas pour faire souffrir durement les malheureux. Il les prend dans les pièges qu’il prépare.
      3 Cet homme-là est rempli de désirs mauvais, et il en est fier. Parce qu’il réussit, il maudit le SEIGNEUR et se moque de lui.
      4 Dans son orgueil, l’homme mauvais ne se pose pas de questions. « Dieu n’a aucun pouvoir », voilà tout ce qu’il pense.
      12 Lève-toi, SEIGNEUR ! Ô Dieu, fais quelque chose, n’oublie pas les gens sans défense !
      13 L’homme mauvais se moque de toi. Pourquoi ? Il se dit : « Dieu ne va pas me demander des comptes. »
      15 Détruis le pouvoir de l’homme mauvais, du méchant ! Alors tu pourras chercher le mal qu’il a fait, tu ne trouveras plus rien.

      Psaumes 14

      1 Les gens stupides disent dans leur cœur : « Dieu n’a aucun pouvoir ! » Ces gens-là sont corrompus, ils font des choses horribles, personne ne fait le bien.
      2 Du haut du ciel, le SEIGNEUR se penche vers les habitants de la terre. Il les regarde : est-ce qu’il y a quelqu’un d’intelligent qui cherche Dieu ?
      3 Tous ont quitté le bon chemin, ils sont tous corrompus. Personne ne fait le bien, même pas un seul !

      Psaumes 25

      7 SEIGNEUR, oublie les fautes de ma jeunesse et mes péchés, mais à cause de ton amour, SEIGNEUR, souviens-toi de moi, toi qui es bon.

      Psaumes 32

      1 Voici l’homme heureux : Dieu enlève sa faute, il pardonne son péché.
      2 Voici l’homme heureux : Il ne trompe personne, et le SEIGNEUR ne tient pas compte de sa faute.
      3 Avant, je ne reconnaissais pas mes torts, je me plaignais toute la journée, et mes forces s’en allaient.
      4 Nuit et jour, ta main pesait sur moi et j’étais faible comme une plante brûlée par le soleil.
      5 Mais je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché ma faute. J’ai dit : « J’avouerai mes fautes au SEIGNEUR. » Et toi, tu as enlevé le poids de mon péché.
      6 C’est pourquoi tes amis fidèles doivent tous te prier quand ils découvrent leur faute. Alors, si un grand danger les menace, ils ne seront pas atteints par lui.
      7 Tu es mon abri, tu me protèges du malheur, tu m’entoures de cris de victoire.
      8 Le SEIGNEUR m’a dit : « Je vais t’enseigner et te montrer la route à suivre. Je vais te donner un conseil en gardant les yeux fixés sur toi :
      9 Le cheval et le mulet sont stupides, il faut les freiner et les guider pour les faire obéir. Ne leur ressemble pas ! Alors rien de mal ne t’arrivera. »
      10 L’homme mauvais va beaucoup souffrir, mais le SEIGNEUR enveloppe de son amour celui qui a confiance en lui.
    • Genèse 4

      Job 4

      Job 5

      17 Éliphaz adresse à Job une exhortation à la prudence : il ne faut pas dédaigner le châtiment du Tout-Puissant. Le vrai châtiment est celui qui vient de l'Amour du Père, et qui s'avère bienfaisant pour l'enfant ; il faut le considérer comme étant un « message » du ciel. Éliphaz encourage également Job à accepter son état. Un homme pieux est heureux, même dans l'affliction, parce qu'il n'a pas perdu son contact avec Dieu, ni la promesse de son salut ; il est heureux d'être affligé. La correction mortifie ses corruptions, éloigne son cœur du monde, le rapproche de Dieu, de la Bible, le place aux genoux du Père. Bien que Dieu meurtrisse parfois ses enfants, Il les soutient néanmoins, lors des les afflictions, et les délivre en temps voulu.

      Occasionner une blessure fait parfois partie d'un traitement. Éliphaz promet à Job que Dieu le bénirait, s'il consentait à s'humilier devant Lui.

      Quelles que soient les épreuves que les hommes pieux puissent subir, elles ne peuvent en fait leur faire réellement du mal. Étant enclins à fuir le péché, ils sont préservés des attaques du mal. Et si les serviteurs de Christ ne sont pas délivrés dans l'immédiat, des épreuves qui les assaillent de tous côtés, ils sont aptes à les surmonter et à les vaincre en totalité. Quelles que soient les médisances qui pourront être contre eux, aucune ne pourra les blesser. Ils auront alors la sagesse et la grâce requises pour dominer leurs difficultés. La plus grande bénédiction, dans nos travaux et dans nos joies ici-bas, consiste à être préservé du péché. Nous finirons alors notre périple terrestre dans la joie et l'honneur. L'homme qui finit sa vie, qui a terminé son travail, est prêt à se diriger vers un autre monde. C'est une grâce de mourir rassasié de jours, cela fait un peu penser au maïs bien mûr et gorgé de soleil, qui est coupé et engrangé soigneusement ; c'est encore une grâce de quitter ce monde, avant que les souffrances interminables ne nous atteignent.

      Notre temps est dans des mains de Dieu ; c'est bien ainsi. Les croyants ne doivent pas s'attendre à avoir de grandes richesses, une longue vie ou être épargnés de toute épreuve. Mais tout concourt au bien-être de leur âme. Il faut remarquer, dans l'histoire de Job, son intégrité d'esprit et de cœur, lors de l'épreuve : c'est un des accomplissements les plus manifestes de la foi. Quand toutes choses vont pour le mieux, il y a peu d'épreuve de la foi. Quand Dieu soulève une tempête, en se tenant apparemment à distance pour écouter nos prières, et qu'Il permet à l'ennemi d'envoyer l'épreuve vague après vague, le fait de « s'agripper » à Lui, en Lui faisant confiance, malgré Son apparente indifférence, dénote la véritable patience des saints. Béni soit le Sauveur ! Comme il est doux, en de tels moments, de regarder à Toi, l'auteur et le consommateur de la foi !

      Job 7

      Job 8

      Job 9

      1

      Job reconnaît la justice de Dieu. (Job 9:1-13)
      Il ne peut faire face à Dieu. (Job 9:14-21)
      On ne doit pas juger les hommes sur leur condition extérieure. (Job 9:22-24)
      Job se plaint de ses épreuves. (Job 9:25-35)

      Dans cette réponse que Job a formulée, il déclare ne pas avoir douté de la justice de Dieu et nie être un hypocrite ; en fait, comment l'homme pourrait-il être juste devant Dieu ? Avant ses épreuves, il se trouvait déjà largement coupable de ses péchés, plus qu'il n'aurait pu le soupçonner ; et si Dieu tentait de le juger, le patriarche ne pourrait même pas justifier un seul de ses péchés sur mille, une seule de ses pensées, de ses paroles et de ses actes durant sa vie ; il ne pouvait donc que mériter un châtiment pire que toutes ses souffrances actuelles. Quand Job mentionne la sagesse et la puissance de Dieu, il fait passer ses plaintes au second plan.

      Nous sommes incapables de juger les voies divines, parce que nous ne savons pas ce que Dieu fait, ou ce qu'Il conçoit. Dieu agit avec une puissance à laquelle aucune créature ne peut résister. Ceux qui estiment avoir assez de force pour rivaliser avec les autres, ne devront même pas imaginer pouvoir lutter contre le Créateur.

      22 Job arrive rapidement au point capital qui anime le désaccord. Ses amis ont soutenu jusqu'à présent que ceux qui sont justes et bons, prospèrent toujours en ce monde, et qu'à part le méchant, personne ne peut connaître la misère et la détresse. Job, quant à lui, soutient le contraire : il assure qu'il est commun de voir le méchant prospérer, et de trouver le juste dans l'affliction. Cependant, il y a trop d'ardeur dans ce que Job annonce ici : Dieu, en effet, n'envoie pas la souffrance par plaisir. Quand notre esprit est excité par un conflit ou par le mécontentement, nous avons alors besoin de surveiller nos propos.

      Job 11

      Job 13

      13 Job décide de se plier sous la culpabilité reconnue par sa conscience et relative à son manque de droiture. Il s'est entièrement confié en Dieu, pour sa justification et son salut, les deux grandes choses que nous pouvons espérer grâce à Christ. Le rétablissement présent n'intéressait pas Job outre mesure, par contre il avait une ferme espérance en son salut éternel ; Dieu était non seulement son Sauveur, capable de le rendre heureux, mais surtout son Salut, dans la perspective d'être conduit par lui dans la félicité. Le patriarche savait qu'il n'était pas hypocrite, il en a donc conclu qu'il ne devrait pas être rejeté par Dieu. Nous devrions toujours avoir de bonnes relations avec Dieu, comme avec un Ami, même s'Il semble être contre nous comme un Ennemi. Nous devons avoir l'assurance que tout concoure à notre bien, même lorsque tout semble se dresser contre nous. Nous devons nous soumettre à Dieu, bien que parfois, nous ne puissions pas trouver immédiatement en Lui le réconfort que l'on recherche. Dans la vallée de l'ombre de la mort, nous pouvons trouver en Lui le véritable réconfort ; nous devons Lui faire confiance, même s'Il nous meurtrit dans l'épreuve.

      Job 14

      1

      Job parle de la vie de l'homme. (Job 14:1-6)
      Il médite sur la mort de l'homme. (Job 14:7-15)
      Par le péché, l'homme est corrompu. (Job 14:16-22)

      Job s'étend sur la condition de l'homme, il s'adresse également à Dieu. Chaque homme, de la lignée d'Adam, a une vie de bien courte durée. Toute manifestation de sa beauté, de son bonheur, et de sa splendeur, est réduite à néant par la maladie ou la mort, comme la fleur qui est fauchée ; l'homme ne fait que passer, comme l'ombre. Comment peut-il être possible que la conduite d'un homme puisse être pure, quand son cœur est par nature, souillé ? Ce texte prouve que Job a compris la doctrine du péché original et y a cru. Il semble que le patriarche ait exprimé une prière : pourquoi le Seigneur ne devrait-il pas le traiter selon ses propres œuvres, au lieu de le considérer selon Sa miséricorde et Sa grâce. La durée de notre vie est déterminée par les plans et les décrets divins. Notre temps est dans Ses mains, les puissances de la nature sont sous Sa domination ; par Lui nous vivons et nous nous déplaçons. Il est très utile de méditer sérieusement sur la brièveté et l'incertitude de la vie humaine et sur la nature bien fade de tous les plaisirs terrestres. Il est encore plus important d'observer la cause et le remède du mal. Avant d'être né de nouveau, aucune pensée religieuse ne demeure en nous, rien ne peut émaner de nous-mêmes. Même le peu de bonté qui pourrait nous animer est détourné par le péché. Nous devrions donc nous humilier devant Dieu, et nous reposer entièrement sur Sa miséricorde, sur la sécurité qu'Il nous offre. Nous devrions rechercher chaque jour le renouveau de l'Esprit Saint, et regarder au ciel, seul endroit où l'on trouve la perfection dans la sainteté et le bonheur.

      Job 15

      Job 16

      Job 19

      Job 20

      Job 21

      Job 22

      Job 25

      Job 31

      1

      Job annonce sa droiture. (Job 31:1-8)
      Son intégrité. (Job 31:9-15)
      Sa clémence. (Job 31:16-23)
      Job n'est pas coupable de convoitise ni d'idolâtrie. (Job 31:24-32)
      Job n'est pas coupable d'hypocrisie ni de violence. (Job 31:33-40)

      Dans ce texte, Job n'a pas parlé des choses dont il aurait pu se vanter, il a simplement répondu aux attaques qu'il a essuyées, quant à son hypocrisie. Le patriarche discernait bien la nature spirituelle des commandements divins, sondant les pensées et les intentions du cœur. Il n'est de meilleur témoignage que celui de notre conduite ; cependant, à certains moments, il ne faut pas hésiter à clamer notre innocence devant Dieu, quand des crimes nous seraient faussement attribués. Les plaisirs de la chair et de l'amour du monde sont deux pierres d'achoppement, contre lesquelles beaucoup butent et succombent.

      Job annonce clairement sa vigilance à l'égard de telles déviations. Dieu s'approche davantage de nous lorsque nous abandonnons nos propres voies ; marchons donc avec circonspection. Le patriarche a soigneusement évité la recherche de guérison par le biais des sciences occultes. Il redoutait les bénéfices et les plaisirs dangereux de tels procédés. Sachons prendre sereinement tout ce qui nous est offert ici-bas, à condition que tout cela soit fait honnêtement. Si nous n'observons pas une stricte honnêteté et une grande fidélité dans tous nos actes, nous ne pourrons pas bénéficier alors de la faveur divine. Combien de dirigeants sont hélas incapables de saisir de telles vérités !

      9 Les souvenirs qui retracent la vie émanent parfois d'un cœur déçu. Le luxe est un feu qui dévore l'âme. Ceux qui s'y adonnent courent droit à leur fin. Ce feu consume tout ce que l'on peut trouver de bon ici-bas, il détruit la conscience. Il embrase la colère divine ; si l'on n'est pas immunisé par le sang de Christ, il nous mène tout droit vers la destruction éternelle. Ce feu consume le corps ; il consume toute matière.

      Tout ce qui concerne le luxe ici-bas ne peut apporter que des jugements célestes sévères. Job avait de nombreux biens, il savait bien les gérer. Il était persuadé de l'existence de son Maître dans les cieux ; parce que nous sommes tentés de penser que Dieu est sévère avec nous, nous devrions chercher à être plus cléments avec ceux à qui nous avons à faire.

      16 Dans ce texte, Job justifie son comportement charitable envers les pauvres. Il insiste particulièrement car c'est à ce sujet qu'il a reçu des accusations. Il proclame sa bonté envers tous, cherchant à éviter de blesser qui que ce soit. Remarquez les principes qui ont conduit le patriarche à exercer la charité et la piété : il craignait le Seigneur et de ce fait, il ne voulait pas opprimer les pauvres. Le fait de chercher à aider ceux qui souffrent ici-bas, peut épargner de se diriger vers de fausses routes ; en fait, seule la Grâce de Dieu peut faire haïr, redouter et fuir les pensées et désirs animés par le péché.
      24 Dans ce texte, Job proteste :

      - Il n'a jamais placé son cœur dans les richesses de ce monde. Combien rares sont ceux qui se sont réjouis dans le Seigneur, à cause de leurs grandes richesses ici-bas ! La détermination à rechercher la fortune ne peut que mener l'âme à la ruine, tout en parsemant notre chemin d'épreuves.

      - Il n'a jamais été fautif d'idolâtrie. La source de cette idolâtrie se trouve dans le cœur, elle corrompt les hommes et incite Dieu à envoyer Ses jugements contre les nations.

      - Il ne s'est jamais réjoui du malheur de ses pires ennemis. Si les autres cherchent à nous nuire, cela ne justifie aucun sentiment de vengeance que nous serions susceptibles d'avoir à leur encontre.

      - Il n'a jamais rejeté l'étranger. L'hospitalité est un devoir chrétien, 1Pierre 4:9.

      33 Job se défend d'être un hypocrite. Il n'est pas facile de confesser nos fautes : nous cherchons souvent à nous excuser et à les rejeter sur les autres ! Celui qui masque ses péchés ne peut prospérer, Proverbes 28:13. Le patriarche mentionne sa constance dans la pratique du bien. Quand les hommes parviennent injustement à certains postes enviables, ils sont privés de toute satisfaction personnelle ; des chardons poussent parmi le blé semé ! Ce que les hommes peuvent acquérir malhonnêtement, ne peut leur apporter rien de bon. Les paroles de Job se terminent ici. Elles n'ont été, en fait, qu'une véritable défense respectueuse contre les accusations qu'il a endurées, suite à ses épreuves. Il aurait pu tenter de se défendre devant Dieu. Cependant le patriarche était convaincu, comme nous pourrons le lire plus loin, qu'il s'était trompé sur son état personnel, \\#40:4,5\\; 1Jean 1:8.

      Apprenons à nous sonder nous-mêmes ! Si nous sommes fautifs, osons rechercher le pardon par le sang de Celui qui seul peut nettoyer la souillure du péché. Que le Seigneur nous accorde Sa miséricorde et puisse inculquer Ses préceptes dans notre cœur !

      Job 42

      10 Au commencement de ce livre nous avons vu la patience de Job, malgré toutes ses épreuves endurées : cela devrait être un réel exemple pour nous; pour notre encourager à suivre cet exemple, le livre nous conte la fin heureuse de cette histoire. Les ennuis du patriarche ont commencé à cause de la méchanceté de Satan, que Dieu a néanmoins retenue ; Job a été restauré à cause de la miséricorde divine, à laquelle Satan ne pouvait pas s'opposer. Cette miséricorde ne s'est pas exercée quand Job contestait avec ses amis, mais quand il s'est mis à prier pour eux. Dieu est glorifié et satisfait par nos ardentes dévotions, et non par nos conflits violents. Dieu a doublé les biens que Job possédait. Nous pouvons sacrifier beaucoup pour le Seigneur, mais il ne s'agira pas de pertes inconsidérées. Si le Seigneur nous donne la santé et certaines bénédictions temporelles, si nous souffrons patiemment selon Sa volonté, en fin de compte, le tout contribuera à nous rendre heureux. Les possessions de Job se sont accrues. Les bénédictions du Seigneur procurent la richesse ; c'est Lui qui nous donne la force d'acquérir l'aisance, et qui nous accorde le succès, dans l'honnêteté. Les derniers jours d'un homme bon révèlent parfois la nature de son cœur, ses dernières œuvres sont les meilleures, les réconforts qu'il a pu alors apporter sont les plus positifs ; car son cheminement, comme celui de la lumière matinale, brille de plus en plus, vers l'issue finale parfaite.

      Psaumes 1

      Psaumes 6

      Psaumes 10

      12 Le psalmiste est étonné par la méchanceté des impies devant la patience divine. Dieu prépare le cœur pour la prière en inculquant de saints désirs, en fortifiant notre foi, en fixant les pensées, en développant les affections, le tout en vue de la prière.

      La préparation du cœur est faite par le Seigneur et nous devons rechercher cela en Lui. Que le pauvre croyant affligé, persécuté ou tenté puisse se souvenir que Satan est le prince de ce monde, et qu'il est le père de tous les impies. L'enfant de Dieu ne peut espérer aucune faveur, vérité ou justice provenant de ce genre de personnes qui ont crucifié le Seigneur glorieux. Mais maintenant, une fois ses souffrances passées, Jésus règne en tant que Roi sur toute la terre et cela pour toujours.

      Approchons-nous de Lui, en nous confiant humblement en Sa Miséricorde. Il préservera le croyant de toute tentation, brisera le bras de chaque oppresseur et détruira Satan pour le placer sous son marchepied. Mais le ciel, là où l'on ne peut trouver ni péché, ni tentation, sera le point de mire des pensées du croyant, son espérance et sa délivrance.

      Psaumes 14

      1

      Une description de la dépravation de la nature humaine et la corruption déplorable d'une grande partie de l'humanité.

      - L'insensé a dit en son cœur, il n'y a pas de Dieu. Le pécheur ici décrit est athée, c'est à dire qu'il est persuadé qu'il n'y a aucun Juge ou Gouverneur de ce monde, aucune Providence dirigeant les affaires des hommes. Il n'en est pas certain tout à fait, mais espère cette absence et se plaît dans cette éventualité. Il se persuade qu'il n'y a rien. Ce pécheur est un fou. Il est simpliste et manque de sagesse ce qui démontre le fait : c'est un méchant et un impie.

      La Parole de Dieu discerne ce genre de pensées. Aucun homme ne dira « il n'y a pas de Dieu », jusqu'à ce que le péché l'endurcisse au point de pouvoir dire dans son propre intérêt qu'il ne devrait y avoir personne qui puisse lui redemander des comptes.

      Le désastre du péché a infecté la race entière de l'humanité. Les hommes vont tous de pair, il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul. Quelle que soit la bonté présente dans le cœur des hommes, au vu du bien qu'ils pratiquent, cela ne vient pas d'eux, c'est l'œuvre de Dieu dans leur cœur. Ils pratiquent la droiture que réclame leur devoir, ils empruntent les voies qui mènent au bonheur mais sont engagés dans les sentiers du destructeur. Lamentons-nous sur la corruption de notre nature et voyons à quel point nous avons besoin de la grâce de Dieu : émerveillons nous du fait que nous devons être nés de nouveau. De plus nous ne devons pas nous contenter de demeurer en toutes choses près de Christ, et d'être de nouvelles créatures sanctifiées par son esprit.

      Le psalmiste s'efforce de convaincre les pécheurs du mal qu'ils pratiquent alors qu'ils estiment être sages, bons, et dignes de confiance. Leur méchanceté est bien définie : il s'agit de ceux qui ne se soucient guère du peuple de Dieu, des pauvres et de Dieu lui-même. Les gens pratiquent toutes sortes de méchancetés, ne recherchant en aucune manière la grâce divine.

      Que peut-on espérer de bon avec ceux qui vivent sans la prière ? Mais ceux qui ne craignent pas Dieu seront confrontés à la crainte qu'ils ressentiront au simple tremblement d'une feuille. Toute la connaissance que nous avons sur la dépravation de la nature humaine devrait nous faire désirer le salut qui vient de Sion. Mais dans les cieux on trouvera seulement le rassemblement des rachetés réunis dans une joie complète, à jamais. Le monde est mauvais ; oh, si le Messie pouvait venir et changer tout cela ! Il y a une corruption universelle. À quand le temps des réformes ? Le triomphe du Roi de Sion sera le joyau des enfants de Dieu. La seconde venue de Christ, dans le but final de repousser la domination du péché et de Satan, sera l'accomplissement de son salut et fera l'objet de l'espérance et de la joie de chaque Israélite. Forts de cette assurance, cela devrait nous encourager, ainsi que les autres, dans ce monde de péché et de souffrance des Saints.

      Psaumes 25

      Psaumes 32

      1

      La joie d'un pécheur pardonné. (Psaumes 32:1,2)
      La misère qui a précédé la confession des péchés et le réconfort qui en découla. (Psaumes 32:3-7)
      Les pécheurs enseignés, les croyants encouragés. (Psaumes 32:8-11)

      Le péché est la cause de notre misère ; mais les transgressions de celui qui croit en la Loi divine sont toutes pardonnées, étant couvertes par la réconciliation.

      Christ a été sans tache, aucun péché n'a pu lui être imputé. Jésus étant reconnu Juste, nous sommes justifiés par Dieu en Lui ; notre péché ne nous est pas imputé, Dieu ayant placé sur Lui l'iniquité de nous tous, l'ayant fait victime expiatoire pour nous. Notre état de racheté est un acte divin car Dieu est le juge. C'est Lui qui justifie. Remarquez l'attitude de celui qui est justifié : il est sincère et recherche la sanctification, par la puissance du Saint-Esprit. Lors de la repentance, il ne demande pas une indulgence pour le pardon de ses péchés car le Seigneur est prêt à pardonner. Il n'abuse pas de la doctrine de la Grâce qui pardonne librement.

      À l'homme dont l'iniquité est pardonnée, toutes les bénédictions sont promises !

      3 Il est très difficile pour un homme pécheur d'accepter humblement la gratuité de la rédemption, par le biais d'une confession totale des ses péchés et par une reconnaissance de sa culpabilité. Mais l'unique et véritable chemin de la conscience paisible passe par la confession de nos péchés afin qu'ils soient pardonnés ; par cette déclaration, nous pouvons être justifiés. Bien que la repentance et la confession ne soient pas aptes en elles-mêmes à procurer le pardon des transgressions, elles sont quand même nécessaires pour acquérir la joie parfaite du pardon miséricordieux. Et qui peut témoigner de la joie ressentie, lorsque l'âme, oppressée par le péché, peut librement décharger son fardeau devant Dieu, saisissant la promesse de miséricorde en Jésus-Christ ?

      Ceux qui veulent vraiment s'adonner à la prière doivent rechercher le Seigneur ; Il les appelle par Sa Providence et par Son Esprit, Il les incite à cette recherche. C'est le moment propice, quand le cœur est plein de remords et chargé par ses fautes ; quand les refuges d'ici bas sont vains, quand aucun repos de l'âme ne peut être trouvé, c'est alors que Dieu peut appliquer son baume guérissant, par son Esprit.

      8 Dieu nous enseigne par sa Parole et nous guide par les secrets intimes de sa volonté. David adresse un avertissement aux pécheurs. Il le fait car le chemin du péché mène à la détresse. Ces versets servent de réconfort aux saints.

      Ils peuvent voir qu'une vie en communion avec Dieu est de loin la plus plaisante et agréable. Réjouissons-nous en Toi, Seigneur Jésus, réjouissons-nous en Ton salut ; alors nous serons vraiment heureux !

    • Genèse 4

      7 Certainement, si tu agis bien, tu te relèveras. Si en revanche tu agis mal, le péché est couché à la porte et ses désirs se portent vers toi, mais c’est à toi de dominer sur lui. »

      Job 4

      17 ‘L'homme pourrait-il être juste devant Dieu ? Pourrait-il être pur devant celui qui l'a fait ?
      18 Si Dieu ne peut faire confiance à ses serviteurs, s'il trouve des défauts chez ses anges,
      19 ce sera d’autant plus le cas pour ceux qui habitent des maisons d'argile aux fondations posées dans la poussière et qui peuvent être écrasés plus vite qu’une mite !

      Job 5

      17 » Il est heureux, l'homme que Dieu corrige. Ne rejette pas l’instruction du Tout-Puissant !
      19 Six fois il te délivrera de la détresse, et sept fois le mal ne t'atteindra pas.

      Job 7

      21 Pourquoi ne pardonnes-tu pas ma transgression et n'oublies-tu pas ma faute ? En effet, je vais bientôt me coucher dans la poussière. Tu auras beau me chercher de bon matin, je ne serai plus là ! »

      Job 8

      3 Dieu fausserait-il le droit ? Le Tout-Puissant fausserait-il la justice ?
      5 Mais toi, si tu recherches vraiment Dieu, si tu implores la grâce du Tout-Puissant,
      7 Ta condition première semblera peu importante, tant celle qui viendra par la suite sera belle.
      13 » Voilà ce qui arrive à tous ceux qui oublient Dieu, et l'espérance de l'impie s’évanouira.

      Job 9

      1 Job prit la parole et dit :
      21 » Suis-je intègre ? Je ne le sais pas moi-même. Je suis dégoûté de mon existence.
      22 Qu'importe après tout ? En effet, j'ose le dire, il extermine l'homme intègre aussi bien que le méchant.
      23 Si un fléau donne subitement la mort, il se moque de la détresse des innocents.
      24 La terre est livrée entre les mains du méchant : il aveugle ses juges. Si ce n'est pas lui, qui est-ce donc ?

      Job 11

      2 « Cette foule de paroles ne trouvera-t-elle pas de réponse et suffira-t-il de savoir parler pour avoir raison ?
      6 et te révélait les secrets de sa sagesse qui dépassent de loin notre compréhension, tu verrais alors que Dieu oublie, à ton avantage, une partie de ta faute.

      Job 13

      13 » Taisez-vous, laissez-moi, c’est moi qui veux parler, quoi qu’il m’arrive.
      26 » En effet, tu écris contre moi des paroles amères, tu me fais payer les fautes de ma jeunesse.

      Job 14

      1 » L'être humain né de la femme ! Sa vie est courte mais pleine d’agitation.
      3 Pourtant c'est sur lui que tu as l'œil ouvert, et tu me fais aller en justice avec toi !
      4 Qui fera sortir le pur de l’impur ? Personne.

      Job 15

      4 Toi, tu détruis même la crainte de Dieu, tu supprimes toute réflexion devant Dieu.
      14 » Qu'est donc l'homme pour prétendre à la pureté ? Celui qui est né de la femme pourrait-il être juste ?
      16 ce sera d’autant moins le cas de cet être abominable et corrompu qu’est l'homme, qui boit l'injustice comme de l'eau !

      Job 16

      19 Déjà maintenant, mon témoin est dans le ciel, mon défenseur est dans les lieux élevés.
      21 Puisse-t-il être l’arbitre entre l'homme et Dieu, entre l’être humain et son ami !

      Job 19

      25 » Pour ma part, je sais que celui qui me rachète est vivant et qu'il se lèvera le dernier sur la terre.

      Job 20

      2 « Mes pensées me forcent à répondre, je bouillonne d’impatience.

      Job 21

      28 Vous dites : ‘Où est la maison du grand homme ? Où est la tente qu'habitaient les méchants ?’
      34 Pourquoi donc m'offrir des consolations sans consistance ? Vos réponses ne sont que tromperie. »

      Job 22

      2 « Un homme peut-il être utile à Dieu ? Non, le sage n'est utile qu'à lui-même.
      22 Accepte donc l’enseignement qui vient de sa bouche et mets ses paroles dans ton cœur.

      Job 25

      4 » Comment un homme pourrait-il être juste devant Dieu ? Comment celui qui est né d’une femme pourrait-il être pur ?

      Job 31

      1 » J'avais fait un pacte avec mes yeux. Comment aurais-je pu porter mes regards sur une jeune fille ?
      2 Quelle part Dieu m'aurait-il attribuée d'en haut ? Quel héritage le Tout-Puissant m'aurait-il envoyé du ciel ?
      3 La misère n'est-elle pas réservée à l’homme injuste et le désastre à ceux qui commettent le mal ?
      4 Dieu ne voit-il pas ma conduite ? Ne compte-t-il pas tous mes pas ?
      5 » Si j'ai marché dans la fausseté, si mon pied a couru vers la tromperie,
      6 que Dieu me pèse sur une balance juste et il reconnaîtra mon intégrité !
      7 » Si mon pas s'est écarté du droit chemin, si mon cœur s’est laissé guider par mes yeux, si une impureté quelconque s'est attachée à mes mains,
      8 qu’un autre profite de ce que j’ai semé et que mes jeunes plantes soient déracinées !
      9 » Si mon cœur s’est laissé attirer par une femme, si j'ai fait le guet à la porte de mon prochain,
      10 que ma femme tourne la meule pour un autre et que d'autres couchent avec elle !
      11 En effet, c'est un acte scandaleux, une faute qui doit être sanctionnée,
      12 c'est un feu qui dévore jusqu'au gouffre de perdition et qui aurait détruit jusqu’à la racine toute ma récolte.
      13 » Si j'ai méprisé le droit de mon serviteur ou de ma servante lorsqu'ils étaient en litige avec moi,
      14 que ferai-je quand Dieu se lèvera ? Que répondrai-je quand il me demandera des comptes ?
      15 Celui qui m'a formé dans le ventre de ma mère ne les a-t-il pas formés eux aussi ? N’est-ce pas le même Dieu qui nous a façonnés dans le ventre maternel ?
      16 » Ai-je refusé aux faibles ce qu'ils désiraient, ai-je fait languir les yeux de la veuve,
      17 ai-je mangé tout seul mon morceau de pain, sans que l'orphelin n’en ait eu sa part ?
      18 Au contraire ! Dès ma jeunesse je l’ai élevé comme un père, dès ma tendre enfance j’ai soutenu la veuve.
      19 » Si j'ai vu quelqu’un mourir par manque d’habit, le pauvre manquer de couverture,
      20 sans lui donner de raison de me bénir, sans qu'il ait été réchauffé par la toison de mes agneaux,
      21 si j'ai levé la main contre l'orphelin parce que je me savais soutenu par les juges,
      22 que mon bras se détache de mon épaule, que mon avant-bras se brise au coude !
      23 De fait, je redoutais les malheurs envoyés par Dieu. Je suis incapable de quoi que ce soit face à sa majesté.
      24 » Si j'ai placé ma confiance dans de l'or, si j'ai dit au métal précieux : ‘Tu es ma sécurité’,
      25 si je me suis réjoui de la grandeur de ma fortune, de la quantité de mes biens,
      26 si j'ai regardé la lumière du soleil quand il brillait, la lune quand elle s'avançait radieuse,
      27 et si mon cœur s'est laissé attirer en secret, si je les ai adorés,
      28 c'est encore une faute qui mérite d’être sanctionnée : j'aurais renié le Dieu d'en haut !
      29 » Me suis-je réjoui du malheur de celui qui me détestait, ai-je sauté d'allégresse parce qu’un mal l’avait atteint ?
      30 Non ! Je n'ai pas permis à ma bouche de pécher en demandant sa mort dans une malédiction.
      31 Les occupants de ma tente disaient : ‘Peut-on trouver quelqu’un qui n'ait pas été rassasié grâce à sa viande ?’
      32 L'étranger ne passait pas la nuit dehors, j'ouvrais ma porte au voyageur.
      33 » Ai-je, comme Adam, caché ma transgression, cherché à dissimuler ma faute
      34 parce que je redoutais le qu’en-dira-t-on, parce que j’étais effrayé par le mépris des familles au point de garder le silence et de ne pas oser sortir ?
      35 » Si seulement quelqu'un m'écoutait ! Voilà mon dernier mot. Que le Tout-Puissant me réponde ! Quant à la plainte écrite par mon adversaire,
      36 je la mettrai sur mon épaule, je la porterai sur mon front comme une couronne.
      37 Je lui rendrai compte de ma conduite dans le détail, je m'approcherai de lui comme un prince.
      38 » Si mon terrain crie contre moi et que ses sillons versent des larmes,
      39 si j'ai mangé son produit sans le payer et que j'aie fait le désespoir de ses propriétaires,
      40 qu'il y pousse des ronces au lieu du blé et de la mauvaise herbe au lieu de l'orge ! » Fin des paroles de Job.

      Job 42

      10 L'Eternel rétablit la situation de Job quand celui-ci eut prié pour ses amis ; il lui accorda le double de tout ce qu'il avait possédé.
      17 Puis il mourut, âgé et rassasié de jours.

      Psaumes 1

      3 Il ressemble à un arbre planté près d’un cours d’eau : il donne son fruit en sa saison, et son feuillage ne se flétrit pas. Tout ce qu’il fait lui réussit.

      Psaumes 6

      2 Eternel, ne me punis pas dans ta colère et ne me corrige pas dans ta fureur.
      9 *Eloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice, car l’Eternel entend mes pleurs !

      Psaumes 10

      2 Le méchant, dans son orgueil, poursuit les malheureux : ils sont pris dans les pièges qu’il a conçus.
      3 Le méchant se vante de ses mauvais désirs, le profiteur maudit et méprise l’Eternel.
      4 Le méchant dit, dans son arrogance : « Il ne punit pas ! Il n’y a pas de Dieu ! » Voilà toutes ses pensées.
      12 Lève-toi, Eternel, ô Dieu, interviens, n’oublie pas les malheureux !
      13 Pourquoi le méchant méprise-t-il Dieu ? Pourquoi dit-il en son cœur que tu ne punis pas ?
      15 Brise la force du méchant, punis sa méchanceté, et qu’il disparaisse à tes yeux !

      Psaumes 14

      1 Au chef de chœur. De David. Le fou dit dans son cœur : « Il n’y a pas de Dieu ! » *Ils se sont corrompus, ils ont commis des actions abominables ; il n’y en a aucun qui fasse le bien.
      2 Du haut du ciel, l’Eternel observe les hommes pour voir s’il y en a un qui est intelligent, qui cherche Dieu :
      3 tous se sont éloignés, ensemble ils se sont pervertis ; il n’y en a aucun qui fasse le bien, pas même un seul.

      Psaumes 25

      7 Ne te souviens pas des fautes de ma jeunesse, de mes péchés ! Souviens-toi de moi en fonction de ton amour, à cause de ta bonté, Eternel !

      Psaumes 32

      1 De David, cantique. *Heureux celui dont la transgression est enlevée et dont le péché est pardonné !
      2 Heureux l’homme à qui l’Eternel ne tient pas compte de sa faute et dont l’esprit ne connaît pas la ruse !
      3 Tant que je me taisais, mon corps dépérissait ; je gémissais toute la journée,
      4 car nuit et jour ta main pesait lourdement sur moi. Ma vigueur avait fait place à la sécheresse de l’été. – Pause.
      5 Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché ma faute. J’ai dit : « J’avouerai mes transgressions à l’Eternel », et tu as pardonné mon péché. – Pause.
      6 C’est ainsi que tout fidèle peut te prier au moment convenable. Si de grandes eaux débordent, elles ne l’atteindront pas.
      7 Tu es un abri pour moi, tu me préserves de la détresse, tu m’entoures de chants de délivrance. – Pause.
      8 Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre ; je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi.
      9 Ne soyez pas comme un cheval ou un mulet sans intelligence : on les freine avec un mors et une bride, dont on les orne, afin qu’ils ne te bousculent pas.
      10 Beaucoup de douleurs sont le lot du méchant, mais celui qui se confie en l’Eternel est environné de sa grâce.
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