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PÉCHÉ (5.)

V Les Ecrits.

L'influence du prophétisme se fait sentir très profondément sur un certain nombre des auteurs dont les ouvrages sont groupés dans la troisième partie du canon hébraïque, « les Écrits sacrés ».

C'est ainsi que dans les Psaumes, dans les Proverbes et dans le livre de Job, nous trouvons un vif sentiment de la culpabilité humaine, de l'horreur profonde que Dieu éprouve pour tout ce qui est mal, de l'offense commise à l'égard de sa justice et de sa sainteté, car le péché est en réalité dirigé contre Dieu.

Tu mots devant toi nos iniquités, Et à la lumière de ta face nos fautes cachées... Qui prend garde à la force de ta colère,

Et à ton courroux, selon la crainte qui t'est due ? (Ps 90:5-11 1) L'Éternel a en horreur les hommes pervers... (Pr 3:32,6:16-19)

Même lorsque le péché concerne essentiellement le prochain, ce qui en constitue le caractère tragique, c'est bien moins le tort occasionné à l'homme que l'offense faite à la majesté divine. Après la navrante aventure de David avec Bath-Séba et l'odieux crime à l'égard d'Urie, le psalmiste proclame :

Job, de son côté, énumère les formes multiples du péché social--impureté, tromperie, adultère, injustice, égoïsme, avarice, méchanceté--et il montre que, dans chaque cas, c'est la condamnation divine qui constitue la sanction la plus redoutable (Job 31).

Une haute notion de la sainteté divine conduit les écrivains de cette période à considérer le péché humain comme réellement universel.

L'homme serait-il juste devant Dieu ? Serait-il pur devant celui qui l'a fait ? (Job 4:17 9:1 14:4 15:14-16 25:4)

Tous sont égarés, tous sont pervertis ; Il n'en est pas un qui fasse le bien, Pas même un seul. (Ps 14:1-3, voir Ps 51:5 143:3).

Qui dira : J'ai purifié mon cceur, Je suis net de mon péché ? (Pr 20:9).

Non, il n'y a point d'homme juste sur la terre qui fasse le bien et qui ne pèche jamais (Ec 7:20).

Une telle solidarité dans le péché ne se manifeste pas seulement dans l'espace, elle dure aussi dans le temps. Si l'homme pèche, c'est que ses ancêtres ont péché : par l'hérédité, la contagion du mal se répand dans le monde tout entier.

Comment d'un être souillé sortira-t-il un homme pur ? Il n'en peut sortir aucun (Job 14:4).

Voici, je suis né dans l'iniquité, Et ma mère m'a conçu dans le péché (Ps 51:7).

Les prophètes avaient proclamé que Jéhovah fait passer la justice avant toute autre considération. Jérémie et Ézéchiel avaient affirmé que chacun doit souffrir pour ses propres fautes. De là, dans la pensée israélite, cette importante doctrine de la rémunération, qui exigeait une stricte proportion entre le péché et le châtiment, entre la justice et la récompense. C'est pour cela que l'Israélite pieux prêtera facilement tous les crimes imaginables à ses frères dans le malheur, et que les historiens bibliques n'hésiteront pas à attribuer des fautes plus ou moins supposées aux rois qui ont connu de grands revers. Mais les faits s'insurgent bien souvent contre la théorie, et il y a, tout de même, des cas fort nombreux où, incontestablement, le juste subit de douloureuses épreuves et où le méchant jouit d'une triomphante prospérité. Que faut-il penser de ces violations d'une loi qui, pour le croyant, devrait être absolue ? C'est là la question que se posent certains psalmistes (particulièrement le Ps 73) et qui fait l'objet du livre de Job tout entier.

Pour écarter de Dieu tout soupçon d'injustice, la solution la plus souhaitable, c'est que le méchant reçoive au bout du compte le châtiment qu'il mérite. Son bonheur constitue un scandale pour la foi : le voeu ardent des psalmistes est, tout naturellement, que ce scandale cesse, et ils expriment souvent leur désir avec une dureté de coeur qui ne peut manquer de nous choquer (Ps 10:13,15 69:23,29 104:35 109:6-20 137:8 139:19-22 143:12, 73:16,20). Le juste demande à l'Éternel de lui épargner la souffrance, la pauvreté, la mort et se réjouit, en même temps, de tout malheur qui vient fondre sur le méchant. Certains psalmistes, par contre, s'élèvent beaucoup plus haut : au milieu de l'adversité elle-même, ils trouvent leur joie et leur salut dans la certitude réconfortante de la présence divine (Ps 42:6-11 73:21,28).

Ma chair et mon coeur peuvent se consumer :

Dieu sera toujours le rocher de mon coeur et mon partage...

Pour moi, m'approcher de Dieu, c'est mon bien :

Je place mon refuge dans le Seigneur, l'Eternel (Ps 73:26,28).

Le livre de Job (voir art.) aborde à son tour le difficile problème. D'après la doctrine courante, un homme atteint, comme Job, d'un mal sans remède, ne peut être qu'un misérable. Et cette explication, plus cruelle que le mal lui-même, est celle que le poète attribue aux amis de Job. --Éliphaz, le plus âgé, se place au point de vue de la tradition des pères : il insiste sur le fait que, à cause de sa faiblesse, l'homme est toujours pécheur ; Jéhovah a donc raison de l'écraser (Job 4:17,19 15:4,16). Le juste lui-même, en pratiquant la justice ; ne se crée aucun droit vis-à-vis de Dieu (Job 22:2 et suivant). Eliphaz ajoute, du reste, que les maux soufferts par Job sont pour lui un moyen de correction et de salut. --Bildad (Job 5:17,19 22:22 et suivant) représente la doctrine orthodoxe dans toute sa rigueur : Dieu applique strictement la justice (Job 8:3) ; oublier Dieu, c'est périr (Job 8:13) ; avoir recours à l'Éternel, c'est être sûr du relèvement. --Tsophar (Job 8:5,7), le plus bouillant, s'indigne (Job 11:2 20:2 et suivant) et renchérit : si Job connaissait les secrets de Dieu, il verrait que Dieu ne le traite même pas selon ses iniquités. --Et (Job 11:6) la conclusion des trois amis est la suivante : les souffrances endurées prouvent à Job que sa prétendue piété est purement illusoire et qu'elle recouvre en réalité un véritable fond de méchanceté. Que Job s'humilie, et Jéhovah le relèvera.

A de telles explications, Job oppose les faits. D'une part, l'injuste, lorsqu'il est heureux, est considéré (Job 21:28,34). D'autre part, lui-même a pleinement conscience de son innocence et il la proclame (Job 9:21-24 13:13-16). par là, il affirme l'autorité de la conscience, supérieure à celle du dogme ; il compte sur Dieu pour manifester sa justice (Job 16:19,21 19:25). Ainsi le poète répond que la doctrine traditionnelle de la rémunération est fausse : le juste doit persister malgré tout dans sa justice ; la souffrance ne diminue pas sa communion avec Dieu, à qui il faut s'en remettre même quand on ne le comprend pas. L'épilogue semble, pourtant, revenir à la solution traditionnelle, puisque Dieu rétablit Job dans sa prospérité antérieure (Job 42:10,17).

Quoi qu'on puisse penser des souffrances du juste, le péché devrait attirer sur le genre humain un châtiment d'autant plus redoutable que la faute est plus grande. Mais le Dieu saint et juste est, en même temps, un Dieu « miséricordieux et compatissant ». « Il ne nous punit pas selon nos iniquités » et, dans sa profonde pitié pour l'homme, il consent à lui pardonner (Ps 103:8-12 51:9-14 130:3,7). Dieu, de plus, connaît notre faiblesse et l'humilité de notre condition : comment pourrait-il se faire que sa miséricorde soit en défaut ?

Si Dieu n'a pas confiance en ses serviteurs, S'il trouve de la folie chez ses anges,

Combien plus chez ceux qui habitent des maisons d'argile, Qui tirent leur origine de la poussière (Job 4:18,7:21 14:1,3). Dans sa miséricorde, il pardonne l'iniquité... Il se souvient qu'ils n'étaient que chair, Un souffle qui s'en va et qui ne revient pas (Ps 78:38,90:3,6 103:14-16).

Enfin, parmi les péchés de l'homme, il y a ceux pour lesquels sa responsabilité est atténuée et qui appellent le pardon divin : les péchés de la jeunesse, d'une part, et ceux qui ont été commis par ignorance, d'autre part.

Pourquoi m'infliger d'amères souffrances,

Me punir pour des fautes de jeunesse ? (Job 13:26)

Ne te souviens pas des fautes de ma jeunesse ni de mes transgressions.

Souviens-toi de moi selon ta miséricorde, A cause de ta bonté, ô Eternel ! (Ps 25:7)

Qui connaît ses égarements ?

Pardonne-moi ceux que j'ignore ! (Ps 10:13,90:8)

Dieu est prêt à pardonner. Seulement, pour que sa miséricorde s'exerce, il faut reconnaître la faute commise et le droit absolu, qui appartient à Dieu, de châtier le coupable. Si le pécheur se repent, Dieu consent à effacer sa faute et à le rétablir dans son intégrité primitive : entre la repentance et le pardon, il y a donc véritablement relation de cause à effet.

Je t'ai fait connaître mon péché, je n'ai pas caché mon iniquité ;

J'ai dit : J'avouerai mes transgressions à l'Éternel !

Et tu as effacé la peine de mon péché (Ps 32:5,34:19).

Ainsi se trouve confirmée la vérité déjà proclamée par les prophètes, à savoir que les cérémonies du culte lévitique et le sang des taureaux et des boucs sont, à eux seuls, incapables de procurer le pardon (Ps 50:7,15 51:18 et suivant). Au lieu des sacrifices et des holocaustes, Dieu réclame le cri d'une âme qui implore sa délivrance et la supplication d'un coeur écrasé sous le sentiment de sa faute. Aussi, nombreux sont les Psaumes--dits « Psaumes de la repentance » --où l'âme pécheresse exhale sa douleur et prie l'Éternel de lui accorder le salut (Ps 32, Ps 51, Ps 143 etc.).

La piété israélite aboutit donc à cette double conclusion : les hommes sont pécheurs et ils le sont tous sans exception ; le pardon et le salut sont accessibles à ceux qui se repentent et qui mettent leur confiance en Dieu. Le pécheur pardonné, l'homme qui a la foi recevra le nom de « juste », tandis que le « méchant » est celui qui refuse la grâce divine et qui s'obstine dans son péché, celui qui, n'ayant pas la crainte de Dieu, devient, par une pente fatale, l'adversaire de Dieu et l'adversaire du juste qui se repose en Dieu.

Le méchant dans son orgueil poursuit les malheureux,

Ils sont victimes des trames qu'il a conçues.

Car le méchant se glorifie de sa convoitise,

Et le ravisseur outrage, méprise l'Éternel.

Le méchant dit avec arrogance : Il ne punit pas !

Il n'y a point de Dieu. --Voilà toutes ses pensées (Ps 10:2-4).

Étant délivré du châtiment, le juste a part à toutes les bénédictions de Dieu, tandis que le méchant reste sous le coup de la malédiction et court à son malheur et à sa ruine.
Beaucoup de douleurs sont la part du méchant,

Mais celui qui se confie en l'Éternel est environné de sa grâce.

(Ps 32:10 1:3-6 6:9 107:4)

Sa ruine arrivera subitement ; Il sera brisé tout d'un coup et sans remède (Pr 6:15,1:24-33).

Il y a par conséquent un lien étroit entre la justice et la bénédiction, entre la méchanceté et la malédiction. Dans bien des cas, le sentiment du péché semblait indépendant des conséquences fâcheuses qui constituent la sanction extérieure aux manquements divins. Mais, dans d'autres cas, il n'en est pas ainsi, et la morale israélite revêt alors un caractère essentiellement utilitaire. En recherchant le pardon et la communion de son Dieu, le juste paraît surtout préoccupé d'éviter la punition du péché et de s'assurer la récompense inhérente au bien (Ps 6:2 10:12 102:28). Même, d'après le livre des Proverbes, ce sont surtout les biens matériels que Dieu réserve aux justes, et les châtiments extérieurs qui atteignent l'impie sont la honte, la maladie, la pauvreté et surtout la mort subite ; voir (Pr 10:3 13:18) Rétribution.

Dans une telle conception de la morale, le péché s'identifie avec la folie et la justice avec cela sagesse » (voir ces mots), et cette sagesse est moins la connaissance de Dieu que celle des moyens qui permettront d'arriver au bonheur. C'est en ce sens qu'il faut prendre la parole : « La crainte de l'Éternel est le commencement de la sagesse » (Pr 1:7 9:10). Cet utilitarisme intellectualiste, d'après lequel la pratique de la justice et de la piété est la première règle de l'intérêt bien entendu, aboutit aux préceptes de l'égoïsme terriblement terre à terre, que nous trouvons dans certains passages des Proverbes (Pr 11:15 6:32,35). On en arrive à méconnaître le besoin de rédemption, éloquemment exprimé par plusieurs Psaumes : le sage ordonne sa propre vie d'une manière aussi satisfaisante que possible et il laisse le méchant courir à la ruine qu'attire sur lui sa folie (Pr 1:20-33).

Nous voyons ainsi se dessiner une certaine évolution de la pensée israélite qui l'éloigné du prophétisme et la met parfois en complète opposition avec lui. Ce courant nouveau, le judaïsme, apparaît après l'exil et la restauration d'Esdras et de Néhémie. Il trouve son expression notamment dans le Code sacerdotal, dans les Chroniques, dans les livres apocryphes et dans les Talmuds.

Le judaïsme accentue, par exemple, le double caractère d'utilitarisme et d'intellectualisme que nous constatons dans la morale des Proverbes et de l'Ecclésiaste, et qui est certainement en désaccord avec la pensée prophétique. D'après le Siracide, il y a deux catégories d'hommes nettement différenciés (Sir 33:14). Le pécheur doit être traité sans aucune miséricorde (Sir 12:4). En effet, il ne peut venir aucun bien de celui qui se refuse à être instruit. Même point de vue dans la Sagesse de Salomon : il y a une incompatibilité absolue entre la sagesse et le péché (Sir 1:4). L'ignorance et la folie ne sont pas simplement les causes du péché : elles s'identifient réellement avec lui. (Sir 2:21 4:17,20, etc.)

On accepte pourtant, pour le pécheur, la possibilité d'abandonner son péché et de revenir au Seigneur et à la justice. Mais c'est à la condition de cultiver la sagesse, de s'instruire par l'expérience de la vie quotidienne, d'accepter une exacte et continuelle discipline de la raison, considérée comme le guide suprême de la vie humaine (Sir 14:20 34:9 37:16 39:1,11 Sag 2:1 6:12 17:1). La justice est immortelle et conduit à l'immortalité ceux qui cultivent la sagesse (Sag 1:15 2:23 3:4 6:18 8:13-17, etc.). Cette sagesse c'est, du reste, la manifestation de l'Esprit de Dieu (Sag 1:4-7 7:7 9:17 12:1).

Il semble parfois que le péché est inhérent à la nature physique, à la chair, le bâsâr (Sir 23:6, Sag 12:10, 4Mac 7:18, Hén. 30:16). Mais « la chair », dans l'A. T, tout comme dans le N.T. (voir plus loin la conception paulinienne de la sarx, source du péché), n'est pas le corps, mais bien plutôt l'homme tout entier, considéré avec sa faiblesse et sa misère dans sa relation avec le Créateur (voir Alex. Westphal, Chair et esprit, Toulouse 1885).

L'homme n'a pas été créé méchant (Sir 10:19). Mais tous les hommes sont coupables (Sir 8:5). La faute en est, non au Créateur, mais à la créature. La corruption de l'humanité vient de la chute d'Adam (Sir 15:14, Sag 2:24). Le premier péché est comparé à une mauvaise graine, semée dans le coeur d'Adam ; les suites en sont appelées « beaucoup d'iniquité qu'elle a produit jusqu'en ces temps-ci ». (Pseudo-Esdras 4:30) L'Ecclésiastique affirme, de son côté, avec une absolue précision : « Le commencement du péché est venu d'une femme : nous mourons tous à cause d'elle » (Sir 25:24).

La littérature talmudique admet un penchant au mal dans le coeur de tout homme. C'est « l'instinct mauvais », le jézer hâra. Nous nous rapprochons par là de la doctrine indiquée dans Ge 4:7 (le péché guette devant la porte et veut se rendre l'homme favorable) et dans Jer 17:9 (le coeur de l'homme est essentiellement tortueux et méchant). Avec cet instinct du mal coexiste, il est vrai, l'instinct du bien, le jézer hattôb, et c'est à l'âge du discernement et de la responsabilité que se fera le choix décisif, que l'homme sortira de l'état de neutralité où il demeure pendant son enfance.

Le judaïsme s'écarte principalement de la pensée des prophètes--qui sera celle de l'Évangile--lorsqu'il affirme que le salut appartient au Juif par droit de naissance. Celui-ci est le fils aîné de Dieu et est assuré, quoi qu'il arrive, de jouir de la protection d'En-haut. Les autres hommes ne peuvent bénéficier du même salut que dans la mesure où les Juifs leur serviront de médiateurs. La pensée de Jésus, reprise et développée par l'apôtre Paul, est, tout au contraire, que Juifs et païens partagent la même culpabilité et sont, de ce fait, égaux devant le salut. Les uns comme les autres arrivent à la réconciliation avec Dieu et à la vie éternelle par une seule voie : non pas la justice de la loi, mais l'humble reconnaissance de leur péché et une sincère repentance. C'est sur ces fondements solides, déjà posés par les prophètes, que s'édifieront l'alliance nouvelle et cette humanité régénérée qui s'appelle le Royaume de Dieu.

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      Genèse 4

      7 Si tu agis bien, tu peux te remettre debout. Si tu n’agis pas bien, le péché est comme un animal couché à ta porte. Il t’attend en cachette, prêt à t’attraper. Mais toi, sois plus fort que lui. »

      Job 4

      17 “Est-ce qu’un être humain peut être juste devant Dieu ? Est-ce qu’il peut être pur devant celui qui l’a créé ?
      18 Regarde : Dieu ne fait pas confiance à ses anges, il critique les fautes de ses serviteurs.
      19 Alors comment peut-il faire confiance aux humains ? En effet, ils ont été créés à partir de l’argile, et leur corps n’est que poussière. On peut les écraser comme une mouche.

      Job 5

      17 « Oui, il est heureux, l’homme que Dieu corrige ! Ne repousse donc pas les leçons du Tout-Puissant !
      19 Tu peux connaître de nombreux malheurs, il te protégera toujours, et le mal ne te touchera jamais.

      Job 7

      21 Est-ce que tu ne peux pas supporter mes péchés, pardonner mes fautes ? Je serai bientôt mort, couché dans la poussière. Quand tu me chercheras, je n’existerai plus. »

      Job 8

      3 Est-ce que Dieu change les lois ? Est-ce que le Tout-Puissant rend faux ce qui est juste ?
      5 « Mais toi, si tu cherches Dieu, si tu pries avec force le Tout-Puissant,
      7 Ta situation passée te paraîtra peu de chose, car ton avenir la dépassera de beaucoup.
      13 « Voilà ce qui arrive à ceux qui oublient Dieu. L’espoir des gens mauvais disparaît de cette façon.

      Job 9

      1 Job a répondu :
      21 Mais est-ce que je suis innocent ? Je l’ignore. J’en ai assez de la vie !
      22 Pour moi, innocent ou coupable, c’est la même chose. C’est pourquoi j’ose dire : Dieu fait mourir l’innocent comme le coupable.
      23 Quand un grand malheur tombe tout à coup et tue des gens, Dieu se moque du désespoir des innocents.
      24 Quand un pays est livré au pouvoir d’un assassin, Dieu ferme les yeux des juges ! En effet, si ce n’est pas lui qui le fait, qui est-ce donc ?

      Job 11

      2 « Est-ce que toutes ces paroles vont rester sans réponse ? Savoir bien parler, est-ce que cela suffit pour avoir raison ?
      6 Il te ferait connaître les secrets de la sagesse. – Oui, ils surprennent l’intelligence. – Tu comprendrais alors que Dieu oublie une partie de tes fautes.

      Job 13

      13 « Taisez-vous ! Laissez-moi ! C’est à mon tour de parler. Nous verrons bien ce qui arrivera.
      26 Tu écris contre moi un jugement sévère, tu me rends responsable des fautes de ma jeunesse.

      Job 14

      1 « L’être humain, né d’une femme, vit peu de temps et connaît beaucoup de soucis.
      3 Et c’est lui, mon Dieu, que tu surveilles ! C’est moi que tu traînes devant ton tribunal !
      4 « Qui peut faire sortir quelque chose de pur de ce qui est impur ? Personne !

      Job 15

      4 De plus, tu détruis le respect envers Dieu, tu supprimes la prière.
      14 L’être humain, qu’est-ce qu’il est pour se croire pur ? L’enfant d’une femme, qu’est-ce qu’il est pour se dire sans défaut ?
      16 Alors, que dire de l’homme, cet être détestable et corrompu ? Il fait le mal aussi facilement qu’il boit de l’eau !

      Job 16

      19 Dès maintenant, j’ai un témoin dans le ciel, oui, là-haut, j’ai quelqu’un qui témoigne pour moi.
      21 Que mon témoin soit un arbitre entre Dieu et moi, comme un homme prend la défense d’un autre homme !

      Job 19

      25 « Moi, je le sais : mon défenseur est vivant, et à la fin, il se dressera sur la terre.

      Job 20

      2 « Plus je réfléchis, plus j’ai envie de répondre. Et je perds patience

      Job 21

      28 Vous dites : “Où est la maison du dictateur ? Et celle des gens mauvais ? – Elle n’existe plus !”
      34 « Que valent vos consolations ? Rien du tout ! Vos réponses ne sont que des mensonges ! »

      Job 22

      2 « Est-ce qu’un être humain peut être utile à Dieu ? Il est plutôt utile à lui-même, s’il se conduit avec sagesse.
      22 Accepte l’enseignement que Dieu te donne, et mets ses paroles dans ton cœur.

      Job 25

      4 « Comment un être humain peut-il se croire sans défaut devant lui ? Comment l’enfant d’une femme peut-il se croire pur ?

      Job 31

      1 « J’avais interdit à mes yeux de regarder une jeune fille en la désirant.
      2 Heureusement ! Sinon, de là-haut, qu’est-ce que Dieu m’aurait fait ? Comment le Tout-Puissant m’aurait-il traité depuis le ciel ?
      3 En effet, le malheur tombe sur l’homme mauvais, et ceux qui agissent mal ont beaucoup d’ennuis.
      4 Or, Dieu voit bien ma conduite et il compte tous mes pas.
      5 « Est-ce que j’ai l’habitude de mentir ? Est-ce que je trompe facilement les autres ?
      6 Que Dieu me juge avec justice ! Alors il verra que je suis innocent.
      7 Est-ce que mes pas ont jamais quitté le bon chemin ? Est-ce que mon cœur a suivi le désir de mes yeux ? Est-ce que mes mains sont salies par une action mauvaise ?
      8 Si c’est le cas, alors qu’un autre mange ce que j’ai semé, qu’on arrache mes jeunes plantes du sol !
      9 « Est-ce que mon cœur s’est laissé entraîner par une femme ? Est-ce que je l’ai attendue en cachette à la porte de mon voisin ?
      10 Si c’est le cas, alors que ma femme écrase le grain pour quelqu’un d’autre, et que des étrangers s’unissent à elle !
      11 « En effet, mon infidélité serait une chose horrible, un crime qu’un juge devrait punir.
      12 Ma faute serait alors comme un feu qui me brûlerait jusqu’à me détruire et ferait disparaître tous mes biens.
      13 « Quand mon serviteur ou ma servante ont eu des difficultés avec moi, j’ai toujours respecté leurs droits.
      14 Sinon, qu’est-ce que je ferai quand Dieu me jugera ? Qu’est-ce que je répondrai quand il fera son enquête ?
      15 En effet, c’est le même Dieu qui nous a tous formés dans le ventre de notre mère, eux et moi.
      16 « Est-ce que j’ai refusé de donner aux pauvres ? Est-ce que j’ai laissé la veuve dans la misère ?
      17 Est-ce que j’ai mangé tout seul ma nourriture, sans partager avec l’orphelin ?
      18 Au contraire, depuis ma jeunesse, j’ai élevé l’orphelin comme mon fils. Depuis toujours, j’ai conseillé la veuve.
      19 « Est-ce que j’ai laissé un malheureux sans vêtements, un pauvre sans habits ?
      20 Au contraire, je leur donnais un vêtement chaud fait avec la laine de mes moutons, et ils me disaient merci.
      21 « Est-ce que j’ai menacé un orphelin au tribunal, en sachant que tous les juges me donneraient raison ?
      22 Si j’ai fait cela, que mon épaule s’arrache de mon dos et que mon bras se casse au coude !
      23 Oui, j’avais trop peur que Dieu m’envoie un malheur, et de ne jamais pouvoir paraître devant lui.
      24 « Est-ce que j’ai mis ma confiance dans l’or ? Est-ce que j’ai pensé : “Voilà ma sécurité.” Jamais !
      25 Est-ce que je me suis réjoui de ma grande fortune, de toutes les richesses que j’avais gagnées ? Jamais !
      26 « Quand j’ai vu le soleil éclatant de lumière, et la lune avançant dans toute sa beauté,
      27 mon cœur ne s’est pas laissé entraîner en secret. Je ne les ai jamais pris pour des dieux, je ne les ai jamais adorés.
      28 Ce serait encore un crime qu’un juge devrait punir. En effet, j’aurais été infidèle au Dieu très-haut.
      29 « Est-ce que je me suis réjoui quand mon ennemi avait des difficultés ? Est-ce que j’ai dansé de joie quand le malheur l’a frappé ?
      30 Je n’ai même pas osé pécher en souhaitant sa mort par une malédiction.
      31 Ceux que je recevais chez moi disaient : “Chez Job, tous mangent de la viande autant qu’ils veulent.”
      32 L’étranger ne passait jamais la nuit dehors, ma maison était toujours ouverte au voyageur.
      33 « Beaucoup de gens cachent leurs fautes et les gardent dans le secret de leur conscience. Est-ce que j’ai fait comme eux ?
      34 Je n’ai jamais eu peur du jugement des autres. Ils pouvaient se moquer de moi, cela ne m’a jamais effrayé, cela ne m’a jamais fermé la bouche, ni empêché de sortir.
      35 « Ah ! si quelqu’un pouvait m’écouter ! Voilà mon dernier mot ! Maintenant, c’est au Tout-Puissant de répondre ! Et l’acte d’accusation que mon adversaire a écrit,
      36 je le porte fièrement sur mon épaule, je le mets sur ma tête comme une couronne.
      37 Je rendrai compte à Dieu de tous mes pas, je m’avancerai vers lui comme un chef.
      38 « Est-ce que les champs se plaignent de moi ? Est-ce que leurs propriétaires ont quelque chose à me reprocher ?
      39 Est-ce que j’ai mangé leurs récoltes sans payer ? Est-ce que j’ai été injuste avec eux ?
      40 Si c’est le cas, alors que la terre produise des buissons d’épines à la place du blé, qu’elle fasse pousser des chardons à la place de l’orge ! » C’est ici que Job s’est arrêté de parler.

      Job 42

      10 Pendant que Job priait pour ses amis, le SEIGNEUR lui a rendu sa richesse. Il lui a même donné deux fois plus de biens qu’avant.
      17 Puis il est mort très vieux, satisfait d’une si longue vie.

      Psaumes 1

      3 Comme un arbre planté au bord de l’eau, il donne ses fruits au bon moment, et ses feuilles restent toujours vertes. Cet homme réussit tout ce qu’il fait.

      Psaumes 6

      2 SEIGNEUR, tu es en colère contre moi, mais ne me condamne pas ! Tu en as assez de moi, mais ne me punis pas !
      9 Partez, je ne veux plus vous voir, vous qui faites du mal ! Car j’ai pleuré, et le SEIGNEUR m’a entendu.

      Psaumes 10

      2 L’homme mauvais ne se gêne pas pour faire souffrir durement les malheureux. Il les prend dans les pièges qu’il prépare.
      3 Cet homme-là est rempli de désirs mauvais, et il en est fier. Parce qu’il réussit, il maudit le SEIGNEUR et se moque de lui.
      4 Dans son orgueil, l’homme mauvais ne se pose pas de questions. « Dieu n’a aucun pouvoir », voilà tout ce qu’il pense.
      12 Lève-toi, SEIGNEUR ! Ô Dieu, fais quelque chose, n’oublie pas les gens sans défense !
      13 L’homme mauvais se moque de toi. Pourquoi ? Il se dit : « Dieu ne va pas me demander des comptes. »
      15 Détruis le pouvoir de l’homme mauvais, du méchant ! Alors tu pourras chercher le mal qu’il a fait, tu ne trouveras plus rien.

      Psaumes 14

      1 Les gens stupides disent dans leur cœur : « Dieu n’a aucun pouvoir ! » Ces gens-là sont corrompus, ils font des choses horribles, personne ne fait le bien.
      2 Du haut du ciel, le SEIGNEUR se penche vers les habitants de la terre. Il les regarde : est-ce qu’il y a quelqu’un d’intelligent qui cherche Dieu ?
      3 Tous ont quitté le bon chemin, ils sont tous corrompus. Personne ne fait le bien, même pas un seul !

      Psaumes 25

      7 SEIGNEUR, oublie les fautes de ma jeunesse et mes péchés, mais à cause de ton amour, SEIGNEUR, souviens-toi de moi, toi qui es bon.

      Psaumes 32

      1 Voici l’homme heureux : Dieu enlève sa faute, il pardonne son péché.
      2 Voici l’homme heureux : Il ne trompe personne, et le SEIGNEUR ne tient pas compte de sa faute.
      3 Avant, je ne reconnaissais pas mes torts, je me plaignais toute la journée, et mes forces s’en allaient.
      4 Nuit et jour, ta main pesait sur moi et j’étais faible comme une plante brûlée par le soleil.
      5 Mais je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché ma faute. J’ai dit : « J’avouerai mes fautes au SEIGNEUR. » Et toi, tu as enlevé le poids de mon péché.
      6 C’est pourquoi tes amis fidèles doivent tous te prier quand ils découvrent leur faute. Alors, si un grand danger les menace, ils ne seront pas atteints par lui.
      7 Tu es mon abri, tu me protèges du malheur, tu m’entoures de cris de victoire.
      8 Le SEIGNEUR m’a dit : « Je vais t’enseigner et te montrer la route à suivre. Je vais te donner un conseil en gardant les yeux fixés sur toi :
      9 Le cheval et le mulet sont stupides, il faut les freiner et les guider pour les faire obéir. Ne leur ressemble pas ! Alors rien de mal ne t’arrivera. »
      10 L’homme mauvais va beaucoup souffrir, mais le SEIGNEUR enveloppe de son amour celui qui a confiance en lui.
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