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PÉCHÉ (5.)

V Les Ecrits.

L'influence du prophétisme se fait sentir très profondément sur un certain nombre des auteurs dont les ouvrages sont groupés dans la troisième partie du canon hébraïque, « les Écrits sacrés ».

C'est ainsi que dans les Psaumes, dans les Proverbes et dans le livre de Job, nous trouvons un vif sentiment de la culpabilité humaine, de l'horreur profonde que Dieu éprouve pour tout ce qui est mal, de l'offense commise à l'égard de sa justice et de sa sainteté, car le péché est en réalité dirigé contre Dieu.

Tu mots devant toi nos iniquités, Et à la lumière de ta face nos fautes cachées... Qui prend garde à la force de ta colère,

Et à ton courroux, selon la crainte qui t'est due ? (Ps 90:5-11 1) L'Éternel a en horreur les hommes pervers... (Pr 3:32,6:16-19)

Même lorsque le péché concerne essentiellement le prochain, ce qui en constitue le caractère tragique, c'est bien moins le tort occasionné à l'homme que l'offense faite à la majesté divine. Après la navrante aventure de David avec Bath-Séba et l'odieux crime à l'égard d'Urie, le psalmiste proclame :

Job, de son côté, énumère les formes multiples du péché social--impureté, tromperie, adultère, injustice, égoïsme, avarice, méchanceté--et il montre que, dans chaque cas, c'est la condamnation divine qui constitue la sanction la plus redoutable (Job 31).

Une haute notion de la sainteté divine conduit les écrivains de cette période à considérer le péché humain comme réellement universel.

L'homme serait-il juste devant Dieu ? Serait-il pur devant celui qui l'a fait ? (Job 4:17 9:1 14:4 15:14-16 25:4)

Tous sont égarés, tous sont pervertis ; Il n'en est pas un qui fasse le bien, Pas même un seul. (Ps 14:1-3, voir Ps 51:5 143:3).

Qui dira : J'ai purifié mon cceur, Je suis net de mon péché ? (Pr 20:9).

Non, il n'y a point d'homme juste sur la terre qui fasse le bien et qui ne pèche jamais (Ec 7:20).

Une telle solidarité dans le péché ne se manifeste pas seulement dans l'espace, elle dure aussi dans le temps. Si l'homme pèche, c'est que ses ancêtres ont péché : par l'hérédité, la contagion du mal se répand dans le monde tout entier.

Comment d'un être souillé sortira-t-il un homme pur ? Il n'en peut sortir aucun (Job 14:4).

Voici, je suis né dans l'iniquité, Et ma mère m'a conçu dans le péché (Ps 51:7).

Les prophètes avaient proclamé que Jéhovah fait passer la justice avant toute autre considération. Jérémie et Ézéchiel avaient affirmé que chacun doit souffrir pour ses propres fautes. De là, dans la pensée israélite, cette importante doctrine de la rémunération, qui exigeait une stricte proportion entre le péché et le châtiment, entre la justice et la récompense. C'est pour cela que l'Israélite pieux prêtera facilement tous les crimes imaginables à ses frères dans le malheur, et que les historiens bibliques n'hésiteront pas à attribuer des fautes plus ou moins supposées aux rois qui ont connu de grands revers. Mais les faits s'insurgent bien souvent contre la théorie, et il y a, tout de même, des cas fort nombreux où, incontestablement, le juste subit de douloureuses épreuves et où le méchant jouit d'une triomphante prospérité. Que faut-il penser de ces violations d'une loi qui, pour le croyant, devrait être absolue ? C'est là la question que se posent certains psalmistes (particulièrement le Ps 73) et qui fait l'objet du livre de Job tout entier.

Pour écarter de Dieu tout soupçon d'injustice, la solution la plus souhaitable, c'est que le méchant reçoive au bout du compte le châtiment qu'il mérite. Son bonheur constitue un scandale pour la foi : le voeu ardent des psalmistes est, tout naturellement, que ce scandale cesse, et ils expriment souvent leur désir avec une dureté de coeur qui ne peut manquer de nous choquer (Ps 10:13,15 69:23,29 104:35 109:6-20 137:8 139:19-22 143:12, 73:16,20). Le juste demande à l'Éternel de lui épargner la souffrance, la pauvreté, la mort et se réjouit, en même temps, de tout malheur qui vient fondre sur le méchant. Certains psalmistes, par contre, s'élèvent beaucoup plus haut : au milieu de l'adversité elle-même, ils trouvent leur joie et leur salut dans la certitude réconfortante de la présence divine (Ps 42:6-11 73:21,28).

Ma chair et mon coeur peuvent se consumer :

Dieu sera toujours le rocher de mon coeur et mon partage...

Pour moi, m'approcher de Dieu, c'est mon bien :

Je place mon refuge dans le Seigneur, l'Eternel (Ps 73:26,28).

Le livre de Job (voir art.) aborde à son tour le difficile problème. D'après la doctrine courante, un homme atteint, comme Job, d'un mal sans remède, ne peut être qu'un misérable. Et cette explication, plus cruelle que le mal lui-même, est celle que le poète attribue aux amis de Job. --Éliphaz, le plus âgé, se place au point de vue de la tradition des pères : il insiste sur le fait que, à cause de sa faiblesse, l'homme est toujours pécheur ; Jéhovah a donc raison de l'écraser (Job 4:17,19 15:4,16). Le juste lui-même, en pratiquant la justice ; ne se crée aucun droit vis-à-vis de Dieu (Job 22:2 et suivant). Eliphaz ajoute, du reste, que les maux soufferts par Job sont pour lui un moyen de correction et de salut. --Bildad (Job 5:17,19 22:22 et suivant) représente la doctrine orthodoxe dans toute sa rigueur : Dieu applique strictement la justice (Job 8:3) ; oublier Dieu, c'est périr (Job 8:13) ; avoir recours à l'Éternel, c'est être sûr du relèvement. --Tsophar (Job 8:5,7), le plus bouillant, s'indigne (Job 11:2 20:2 et suivant) et renchérit : si Job connaissait les secrets de Dieu, il verrait que Dieu ne le traite même pas selon ses iniquités. --Et (Job 11:6) la conclusion des trois amis est la suivante : les souffrances endurées prouvent à Job que sa prétendue piété est purement illusoire et qu'elle recouvre en réalité un véritable fond de méchanceté. Que Job s'humilie, et Jéhovah le relèvera.

A de telles explications, Job oppose les faits. D'une part, l'injuste, lorsqu'il est heureux, est considéré (Job 21:28,34). D'autre part, lui-même a pleinement conscience de son innocence et il la proclame (Job 9:21-24 13:13-16). par là, il affirme l'autorité de la conscience, supérieure à celle du dogme ; il compte sur Dieu pour manifester sa justice (Job 16:19,21 19:25). Ainsi le poète répond que la doctrine traditionnelle de la rémunération est fausse : le juste doit persister malgré tout dans sa justice ; la souffrance ne diminue pas sa communion avec Dieu, à qui il faut s'en remettre même quand on ne le comprend pas. L'épilogue semble, pourtant, revenir à la solution traditionnelle, puisque Dieu rétablit Job dans sa prospérité antérieure (Job 42:10,17).

Quoi qu'on puisse penser des souffrances du juste, le péché devrait attirer sur le genre humain un châtiment d'autant plus redoutable que la faute est plus grande. Mais le Dieu saint et juste est, en même temps, un Dieu « miséricordieux et compatissant ». « Il ne nous punit pas selon nos iniquités » et, dans sa profonde pitié pour l'homme, il consent à lui pardonner (Ps 103:8-12 51:9-14 130:3,7). Dieu, de plus, connaît notre faiblesse et l'humilité de notre condition : comment pourrait-il se faire que sa miséricorde soit en défaut ?

Si Dieu n'a pas confiance en ses serviteurs, S'il trouve de la folie chez ses anges,

Combien plus chez ceux qui habitent des maisons d'argile, Qui tirent leur origine de la poussière (Job 4:18,7:21 14:1,3). Dans sa miséricorde, il pardonne l'iniquité... Il se souvient qu'ils n'étaient que chair, Un souffle qui s'en va et qui ne revient pas (Ps 78:38,90:3,6 103:14-16).

Enfin, parmi les péchés de l'homme, il y a ceux pour lesquels sa responsabilité est atténuée et qui appellent le pardon divin : les péchés de la jeunesse, d'une part, et ceux qui ont été commis par ignorance, d'autre part.

Pourquoi m'infliger d'amères souffrances,

Me punir pour des fautes de jeunesse ? (Job 13:26)

Ne te souviens pas des fautes de ma jeunesse ni de mes transgressions.

Souviens-toi de moi selon ta miséricorde, A cause de ta bonté, ô Eternel ! (Ps 25:7)

Qui connaît ses égarements ?

Pardonne-moi ceux que j'ignore ! (Ps 10:13,90:8)

Dieu est prêt à pardonner. Seulement, pour que sa miséricorde s'exerce, il faut reconnaître la faute commise et le droit absolu, qui appartient à Dieu, de châtier le coupable. Si le pécheur se repent, Dieu consent à effacer sa faute et à le rétablir dans son intégrité primitive : entre la repentance et le pardon, il y a donc véritablement relation de cause à effet.

Je t'ai fait connaître mon péché, je n'ai pas caché mon iniquité ;

J'ai dit : J'avouerai mes transgressions à l'Éternel !

Et tu as effacé la peine de mon péché (Ps 32:5,34:19).

Ainsi se trouve confirmée la vérité déjà proclamée par les prophètes, à savoir que les cérémonies du culte lévitique et le sang des taureaux et des boucs sont, à eux seuls, incapables de procurer le pardon (Ps 50:7,15 51:18 et suivant). Au lieu des sacrifices et des holocaustes, Dieu réclame le cri d'une âme qui implore sa délivrance et la supplication d'un coeur écrasé sous le sentiment de sa faute. Aussi, nombreux sont les Psaumes--dits « Psaumes de la repentance » --où l'âme pécheresse exhale sa douleur et prie l'Éternel de lui accorder le salut (Ps 32, Ps 51, Ps 143 etc.).

La piété israélite aboutit donc à cette double conclusion : les hommes sont pécheurs et ils le sont tous sans exception ; le pardon et le salut sont accessibles à ceux qui se repentent et qui mettent leur confiance en Dieu. Le pécheur pardonné, l'homme qui a la foi recevra le nom de « juste », tandis que le « méchant » est celui qui refuse la grâce divine et qui s'obstine dans son péché, celui qui, n'ayant pas la crainte de Dieu, devient, par une pente fatale, l'adversaire de Dieu et l'adversaire du juste qui se repose en Dieu.

Le méchant dans son orgueil poursuit les malheureux,

Ils sont victimes des trames qu'il a conçues.

Car le méchant se glorifie de sa convoitise,

Et le ravisseur outrage, méprise l'Éternel.

Le méchant dit avec arrogance : Il ne punit pas !

Il n'y a point de Dieu. --Voilà toutes ses pensées (Ps 10:2-4).

Étant délivré du châtiment, le juste a part à toutes les bénédictions de Dieu, tandis que le méchant reste sous le coup de la malédiction et court à son malheur et à sa ruine.
Beaucoup de douleurs sont la part du méchant,

Mais celui qui se confie en l'Éternel est environné de sa grâce.

(Ps 32:10 1:3-6 6:9 107:4)

Sa ruine arrivera subitement ; Il sera brisé tout d'un coup et sans remède (Pr 6:15,1:24-33).

Il y a par conséquent un lien étroit entre la justice et la bénédiction, entre la méchanceté et la malédiction. Dans bien des cas, le sentiment du péché semblait indépendant des conséquences fâcheuses qui constituent la sanction extérieure aux manquements divins. Mais, dans d'autres cas, il n'en est pas ainsi, et la morale israélite revêt alors un caractère essentiellement utilitaire. En recherchant le pardon et la communion de son Dieu, le juste paraît surtout préoccupé d'éviter la punition du péché et de s'assurer la récompense inhérente au bien (Ps 6:2 10:12 102:28). Même, d'après le livre des Proverbes, ce sont surtout les biens matériels que Dieu réserve aux justes, et les châtiments extérieurs qui atteignent l'impie sont la honte, la maladie, la pauvreté et surtout la mort subite ; voir (Pr 10:3 13:18) Rétribution.

Dans une telle conception de la morale, le péché s'identifie avec la folie et la justice avec cela sagesse » (voir ces mots), et cette sagesse est moins la connaissance de Dieu que celle des moyens qui permettront d'arriver au bonheur. C'est en ce sens qu'il faut prendre la parole : « La crainte de l'Éternel est le commencement de la sagesse » (Pr 1:7 9:10). Cet utilitarisme intellectualiste, d'après lequel la pratique de la justice et de la piété est la première règle de l'intérêt bien entendu, aboutit aux préceptes de l'égoïsme terriblement terre à terre, que nous trouvons dans certains passages des Proverbes (Pr 11:15 6:32,35). On en arrive à méconnaître le besoin de rédemption, éloquemment exprimé par plusieurs Psaumes : le sage ordonne sa propre vie d'une manière aussi satisfaisante que possible et il laisse le méchant courir à la ruine qu'attire sur lui sa folie (Pr 1:20-33).

Nous voyons ainsi se dessiner une certaine évolution de la pensée israélite qui l'éloigné du prophétisme et la met parfois en complète opposition avec lui. Ce courant nouveau, le judaïsme, apparaît après l'exil et la restauration d'Esdras et de Néhémie. Il trouve son expression notamment dans le Code sacerdotal, dans les Chroniques, dans les livres apocryphes et dans les Talmuds.

Le judaïsme accentue, par exemple, le double caractère d'utilitarisme et d'intellectualisme que nous constatons dans la morale des Proverbes et de l'Ecclésiaste, et qui est certainement en désaccord avec la pensée prophétique. D'après le Siracide, il y a deux catégories d'hommes nettement différenciés (Sir 33:14). Le pécheur doit être traité sans aucune miséricorde (Sir 12:4). En effet, il ne peut venir aucun bien de celui qui se refuse à être instruit. Même point de vue dans la Sagesse de Salomon : il y a une incompatibilité absolue entre la sagesse et le péché (Sir 1:4). L'ignorance et la folie ne sont pas simplement les causes du péché : elles s'identifient réellement avec lui. (Sir 2:21 4:17,20, etc.)

On accepte pourtant, pour le pécheur, la possibilité d'abandonner son péché et de revenir au Seigneur et à la justice. Mais c'est à la condition de cultiver la sagesse, de s'instruire par l'expérience de la vie quotidienne, d'accepter une exacte et continuelle discipline de la raison, considérée comme le guide suprême de la vie humaine (Sir 14:20 34:9 37:16 39:1,11 Sag 2:1 6:12 17:1). La justice est immortelle et conduit à l'immortalité ceux qui cultivent la sagesse (Sag 1:15 2:23 3:4 6:18 8:13-17, etc.). Cette sagesse c'est, du reste, la manifestation de l'Esprit de Dieu (Sag 1:4-7 7:7 9:17 12:1).

Il semble parfois que le péché est inhérent à la nature physique, à la chair, le bâsâr (Sir 23:6, Sag 12:10, 4Mac 7:18, Hén. 30:16). Mais « la chair », dans l'A. T, tout comme dans le N.T. (voir plus loin la conception paulinienne de la sarx, source du péché), n'est pas le corps, mais bien plutôt l'homme tout entier, considéré avec sa faiblesse et sa misère dans sa relation avec le Créateur (voir Alex. Westphal, Chair et esprit, Toulouse 1885).

L'homme n'a pas été créé méchant (Sir 10:19). Mais tous les hommes sont coupables (Sir 8:5). La faute en est, non au Créateur, mais à la créature. La corruption de l'humanité vient de la chute d'Adam (Sir 15:14, Sag 2:24). Le premier péché est comparé à une mauvaise graine, semée dans le coeur d'Adam ; les suites en sont appelées « beaucoup d'iniquité qu'elle a produit jusqu'en ces temps-ci ». (Pseudo-Esdras 4:30) L'Ecclésiastique affirme, de son côté, avec une absolue précision : « Le commencement du péché est venu d'une femme : nous mourons tous à cause d'elle » (Sir 25:24).

La littérature talmudique admet un penchant au mal dans le coeur de tout homme. C'est « l'instinct mauvais », le jézer hâra. Nous nous rapprochons par là de la doctrine indiquée dans Ge 4:7 (le péché guette devant la porte et veut se rendre l'homme favorable) et dans Jer 17:9 (le coeur de l'homme est essentiellement tortueux et méchant). Avec cet instinct du mal coexiste, il est vrai, l'instinct du bien, le jézer hattôb, et c'est à l'âge du discernement et de la responsabilité que se fera le choix décisif, que l'homme sortira de l'état de neutralité où il demeure pendant son enfance.

Le judaïsme s'écarte principalement de la pensée des prophètes--qui sera celle de l'Évangile--lorsqu'il affirme que le salut appartient au Juif par droit de naissance. Celui-ci est le fils aîné de Dieu et est assuré, quoi qu'il arrive, de jouir de la protection d'En-haut. Les autres hommes ne peuvent bénéficier du même salut que dans la mesure où les Juifs leur serviront de médiateurs. La pensée de Jésus, reprise et développée par l'apôtre Paul, est, tout au contraire, que Juifs et païens partagent la même culpabilité et sont, de ce fait, égaux devant le salut. Les uns comme les autres arrivent à la réconciliation avec Dieu et à la vie éternelle par une seule voie : non pas la justice de la loi, mais l'humble reconnaissance de leur péché et une sincère repentance. C'est sur ces fondements solides, déjà posés par les prophètes, que s'édifieront l'alliance nouvelle et cette humanité régénérée qui s'appelle le Royaume de Dieu.

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    • Genèse 4

      7 Si tu réagis comme il faut, tu reprendras le dessus ; sinon, le péché est comme un monstre tapi à ta porte. Il désire te dominer, mais c’est à toi d’en être le maître. »

      Job 4

      17 « Face à son Dieu, son Créateur, disait la voix, l’homme peut-il se dire irréprochable et pur ?
      18 Si Dieu ne se fie pas à ses anges eux-mêmes, s’il trouve à critiquer ses propres serviteurs,
      19 à plus forte raison ne peut-il se fier à ces pauvres humains, créatures d’argile, dont le corps est poussière, et qu’on peut écraser plus vite qu’une mite !

      Job 5

      17 Voici un homme heureux : celui que Dieu corrige ! Toi, Job, n’aie donc aucun mépris pour les leçons du Dieu très-grand.
      19 Plus d’une fois, il te sauvera de l’angoisse, et à la fin, le mal ne pourra plus t’atteindre.

      Job 7

      21 Pourquoi refuses-tu de supporter ma faute, de pardonner mes torts ? Me voilà maintenant couché dans la poussière ; quand tu me chercheras, je ne serai plus là.

      Job 8

      3 Crois-tu vraiment que Dieu modifie la justice, ou que le Dieu très-grand fasse une entorse au droit ?
      5 Mais toi, si tu cherches la présence de Dieu, si tu adresses ta prière au Dieu très-grand,
      7 Ton ancienne situation te paraîtra bien modeste en comparaison de la nouvelle.
      13 Telle est la destinée de ceux qui oublient Dieu ; ainsi finit l’espoir de tous les infidèles.

      Job 9

      1 Job répondit alors :
      21 Suis-je innocent ? Je ne me connais pas moi-même. Je suis dégoûté de la vie.
      22 Tout est pareil, c’est pourquoi je le dis : Dieu supprime aussi bien innocent ou coupable.
      23 Quand une catastrophe arrive tout à coup et tue des innocents, Dieu n’a que moqueries pour toutes leurs détresses !
      24 Quand un pays tombe au pouvoir d’un criminel, Dieu oblige les juges à fermer les yeux ! Car si ce n’est pas lui, qui donc ?

      Job 11

      2 Ne faut-il pas répondre à ce flot de paroles ? Savoir parler ne prouve pas qu’on ait raison !
      6 Il te révélerait son secret savoir-faire – qui est trop merveilleux pour notre intelligence –. Tu comprendrais alors que Dieu laisse passer une part de tes fautes.

      Job 13

      13 Taisez-vous devant moi ! A mon tour de parler ! Et peu importe alors ce qui m’arrivera !
      26 Tu écris contre moi un rapport bien sévère, tu me fais supporter mes fautes de jeunesse.

      Job 14

      1 L’homme n’est rien d’autre que l’enfant de la femme. Sa vie demeure brève et remplie de tourments.
      3 Et c’est cela, mon Dieu, que ton regard épie ! Et c’est moi que tu traînes ainsi en justice !
      4 Mais qui peut donc tirer quelque chose de pur de ce qui est impur ? Pas un seul être au monde !

      Job 15

      4 Tu vas même jusqu’à ruiner la religion, à détruire toutes les bases de la foi !
      14 Un humain, qu’est-il donc pour se prétendre pur et oser affirmer qu’il a le droit pour lui ?
      16 qu’en sera-t-il alors de l’homme méprisable, cet être corrompu, qui commet l’injustice aussi facilement qu’il boit un verre d’eau ?

      Job 16

      19 Car j’ai dès maintenant un témoin dans le ciel, oui, j’ai quelqu’un là-haut qui témoigne pour moi.
      21 Ah ! que mon témoin arbitre entre Dieu et moi, comme on le fait sur terre entre un homme et un autre !

      Job 19

      25 Je sais bien, moi, que j’ai un défenseur vivant, et qu’il se dressera enfin sur cette terre.

      Job 20

      2 Eh bien, mes réflexions me poussent à répondre, et aussi l’impatience que je sens en moi.

      Job 21

      28 Vous dites en effet : « Qu’est-elle devenue, la maison des tyrans, la tente des méchants ? – Il n’y en a plus trace ! »
      34 Quelle consolation m’offrez-vous donc ? Du vent ! Et tous vos arguments ne sont qu’escroquerie.

      Job 22

      2 A qui l’homme peut-il être utile ? Est-ce à Dieu ? – A lui-même plutôt, s’il a quelque bon sens.
      22 Reçois l’enseignement qu’il te donne lui-même, prends à cœur ses paroles.

      Job 25

      4 Comment veut-on qu’un homme ait raison contre Dieu ? Et comment un humain se prétendra-t-il pur ?

      Job 31

      1 J’avais un pacte avec mes yeux, m’interdisant tout regard de désir sur une jeune fille.
      2 Sinon qu’aurais-je pu m’attendre à recevoir depuis le ciel, du Dieu très-grand qui est là-haut ?
      3 « Le malheur est pour les criminels, dites-vous, et les graves ennuis pour les gens malfaisants. »
      4 Or Dieu ne voit-il pas comment je me conduis ? Il va jusqu’à compter tous les pas que je fais !
      5 Eh bien, ai-je vécu guidé par le mensonge, ai-je pressé le pas pour commettre la fraude ?
      6 Que Dieu me pèse dans une balance juste ! Alors il le saura : je suis irréprochable.
      7 Si mes pas ont quitté le chemin qu’il traçait, si mon cœur a suivi les désirs de mes yeux, si mes mains sont salies par une action mauvaise,
      8 qu’un autre profite alors de ce que je sème, ou que mes plantations soient arrachées de terre !
      9 Si mon cœur a cédé à l’attrait d’une femme et si je l’ai guettée à la porte voisine,
      10 que ma propre femme travaille pour un autre et que tout le monde puisse disposer d’elle !
      11 Car j’aurais commis là une faute honteuse, un crime digne d’être puni par les juges.
      12 Ma faute aurait été une sorte de feu, qui m’aurait consumé jusqu’à m’anéantir et qui aurait détruit tout ce que j’ai acquis.
      13 Lorsque mon serviteur ou lorsque ma servante avaient un sujet de plainte à me présenter, ai-je tenu pour rien le droit qui est le leur ?
      14 Sinon que ferai-je quand Dieu interviendra, et que répondrai-je quand il enquêtera ?
      15 Car c’est le même Dieu qui nous a tous formés, eux comme moi, dans le ventre de notre mère.
      16 Ai-je jamais dit non aux demandes des faibles, et laissé les yeux de la veuve attendre en vain ?
      17 Ai-je mangé tout seul un morceau de mon pain sans laisser l’orphelin en avoir une part ?
      18 Depuis ma jeunesse, j’ai été au contraire comme le père auprès duquel il grandissait, et j’ai toujours été un guide pour la veuve.
      19 Ai-je vu un pauvre privé de vêtements, un malheureux qui n’avait rien pour se couvrir,
      20 sans qu’ils me remercient d’avoir mis sur leur dos un tissu chaud de la laine de mes moutons ?
      21 Si j’ai menacé l’orphelin au tribunal, en sachant que j’aurais l’appui de tous les juges,
      22 que mon épaule alors s’arrache de mon dos, et que mon bras se casse à la hauteur du coude !
      23 Car je redoute trop la punition de Dieu, je ne pourrais tenir devant sa majesté.
      24 Est-ce que j’ai placé ma confiance dans l’or ? Ou lui ai-je dit : « Tu es ma sécurité » ?
      25 Je n’ai pas mis ma joie dans ma grande fortune, dans les nombreux objets que j’ai pu acquérir.
      26 Quand j’ai vu le soleil dans toute sa splendeur et la lune avancer majestueusement,
      27 mon cœur a-t-il été secrètement séduit, les ai-je pris pour dieux et les ai-je adorés ?
      28 En agissant ainsi, j’aurais mérité d’être puni par mon juge, car j’aurais été traître envers le Dieu d’en haut.
      29 Ai-je trouvé plaisir à voir mon ennemi plongé dans les ennuis, frappé par le malheur ?
      30 Je n’osais même pas me permettre la faute de le maudire en demandant à Dieu sa mort.
      31 Qui n’ai-je pas nourri de viande à satiété ? Tous ceux que je logeais peuvent en témoigner.
      32 L’étranger ne passait jamais la nuit dehors, puisque ma porte était ouverte au voyageur.
      33 Comme beaucoup de gens, ai-je caché mes fautes, dissimulé mes torts ?
      34 Je n’ai pas peur de me présenter en public, d’avoir à affronter le mépris collectif, au point de ne rien dire et de rester chez moi.
      35 Ah, combien j’aimerais être enfin écouté ! Je peux signer ce que j’ai dit. C’est maintenant au Dieu très-grand de me répondre ! Quant à l’acte d’accusation qu’a rédigé mon adversaire,
      36 je le porte glorieusement sur mes épaules, j’en fais une couronne à mettre sur ma tête.
      37 Je rendrai compte à Dieu de chacun de mes pas, je me présenterai à lui, fier comme un prince.
      38 Ai-je poussé les champs à se plaindre de moi, et ai-je fait pleurer les sillons de la terre
      39 en profitant gratuitement de leurs récoltes, sans respecter les droits de leurs propriétaires ?
      40 Si c’est le cas, eh bien, que la terre produise des buissons épineux et des herbes puantes au lieu d’orge et de blé ! Fin des paroles de Job.

      Job 42

      10 Tandis que Job priait pour ses amis, le Seigneur le rétablit. Il doubla même les biens que Job avait possédés.
      17 Rassasié de la vie, il mourut à un âge avancé.

      Psaumes 1

      3 Il est comme un arbre planté près d’un cours d’eau : il produit ses fruits quand la saison est venue, et son feuillage ne perd jamais sa fraîcheur. Tout ce que fait cet homme est réussi.

      Psaumes 6

      2 Seigneur, tu es irrité contre moi, mais ne me condamne pas ; tu es indigné contre moi, mais renonce à me punir.
      9 Allez-vous-en, vous tous qui faites le mal, car le Seigneur a entendu mes pleurs ;

      Psaumes 10

      2 Sans honte, le méchant exploite les pauvres ; les voilà pris grâce à ses machinations.
      3 Le méchant se vante de ses ambitions ; en empochant ses gains malhonnêtes, il maudit le Seigneur, il se moque de lui.
      4 Le front haut, le méchant se dit : « Dieu n’exige rien, il en est incapable. » Voilà toute la pensée du méchant.
      12 Seigneur, debout ! O Dieu, interviens, n’oublie pas les pauvres.
      13 Pourquoi le méchant se moquerait-il de toi en se disant que tu le laisseras faire ?
      15 Brise le pouvoir du méchant sans foi ni loi, si l’on cherche alors le mal qu’il a fait, on ne trouvera plus rien !

      Psaumes 14

      1 Ils sont stupides, ceux qui se disent que Dieu est sans pouvoir. Ces gens sont corrompus, ce qu’ils font est abominable, aucun d’eux n’agit comme il faut.
      2 Du haut du ciel, le Seigneur se penche pour observer les humains, pour voir s’il y a quelqu’un d’intelligent qui se tourne vers lui.
      3 Tous ont quitté le bon chemin, tous sans exception sont corrompus. Aucun n’agit comme il faut, pas même un seul.

      Psaumes 25

      7 Ne pense plus à mes fautes de jeunesse, ne pense plus à mes désobéissances ; pense à moi plutôt dans ta générosité, toi qui es si bon, Seigneur.

      Psaumes 32

      1 Heureux celui que Dieu décharge de sa faute, et qui est pardonné du mal qu’il a commis !
      2 Heureux l’homme que le Seigneur ne traite pas en coupable, et qui est exempt de toute mauvaise foi !
      3 Tant que je ne reconnaissais pas ma faute, mes dernières forces s’épuisaient en plaintes quotidiennes.
      4 Car de jour et de nuit, Seigneur, tes coups pleuvaient sur moi, et j’étais épuisé, comme une plante au plus chaud de l’été.
      5 Mais je t’ai avoué ma faute, je ne t’ai pas caché mes torts. Je me suis dit : « Je suis rebelle au Seigneur, je dois le reconnaître devant lui. » Et toi, tu m’as déchargé de ma faute. Pause
      6 Voilà pourquoi tous les fidèles devraient t’adresser leur prière quand ils découvrent leur faute. Si le danger menace de les submerger ils resteront hors d’atteinte.
      7 Tu es un abri pour moi, tu me préserves de la détresse. Je crierai ma joie pour la protection dont tu m’entoures. Pause
      8 Je vais t’enseigner et t’indiquer le chemin à suivre, dit le Seigneur. Je vais te donner un conseil, je garde les yeux fixés sur toi :
      9 Ne sois pas aussi stupide que le cheval ou le mulet, dont il faut maîtriser les élans avec un mors et une bride ; alors il ne t’arrivera rien.
      10 Le méchant se prépare beaucoup d’ennuis, mais le Seigneur entoure de bonté celui qui lui fait confiance.
    • Genèse 4

      7 Si tu fais bien, ne seras-tu pas agréé ? Et si tu ne fais pas bien, le péché est couché à la porte. Et son désir sera tourné vers toi, et toi tu domineras sur lui.

      Job 4

      17 Un mortel sera-t-il plus juste que +Dieu, l'homme sera-t-il plus pur que celui qui l'a fait ?
      18 Voici, il ne se fie pas à ses serviteurs, et ses anges il les charge de folie ;
      19 Combien plus à ceux qui habitent dans des maisons d'argile dont le fondement est dans la poussière, qui sont écrasés comme la teigne !

      Job 5

      17 Voici, bienheureux l'homme que +Dieu reprend ! Ne méprise donc pas le châtiment du Tout-puissant.
      19 six détresses il te délivrera, et, dans sept, le mal ne t'atteindra pas.

      Job 7

      21 Et pourquoi ne pardonnes-tu pas ma transgression, et ne fais-tu point passer mon iniquité ? Car maintenant je me coucherai dans la poussière, et tu me chercheras, et je ne serai plus.

      Job 8

      3 Est-ce que Dieu pervertit le droit ? Le Tout-puissant pervertira-t-il la justice ?
      5 Si tu recherches Dieu et que tu supplies le Tout-puissant,
      7 Et ton commencement aura été petit, mais ta fin sera très-grande.
      13 Tels sont les sentiers de tous ceux qui oublient Dieu ; et l'attente de l'impie périra ;

      Job 9

      1 Et Job répondit et dit :
      21 Si j'étais parfait, je méconnaîtrais mon âme, je mépriserais ma vie.
      22 Tout revient au même : c'est pourquoi j'ai dit : Il consume le parfait et le méchant.
      23 Si le fléau donne subitement la mort, il se rit de l'épreuve de l'innocent.
      24 La terre est livrée en la main du méchant : il couvre la face de ses juges. S'il n'en est pas ainsi, qui est-ce donc ?

      Job 11

      2 La multitude des paroles ne recevrait-elle pas de réponse, et un grand parleur serait-il justifié ?
      6 Et de te raconter les secrets de la sagesse, comment ils sont le double de ce qu'on réalise ! Et sache que +Dieu laisse dans l'oubli beaucoup de ton iniquité.

      Job 13

      13 Gardez le silence, laissez-moi, et moi je parlerai, quoi qu'il m'arrive.
      26 Car tu écris des choses amères contre moi, et tu me fais hériter des iniquités de ma jeunesse ;

      Job 14

      1 L'homme né de femme est de peu de jours et rassasié de trouble ;
      3 Pourtant, sur lui tu ouvres tes yeux, et tu me fais venir en jugement avec toi !
      4 Qui est-ce qui tirera de l'impur un homme pur ? Pas un !

      Job 15

      4 Certes tu détruis la crainte de Dieu, et tu restreins la méditation devant Dieu.
      14 Qu'est-ce que l'homme mortel, pour qu'il soit pur, et celui qui est né d'une femme, pour qu'il soit juste ?
      16 Combien plus l'homme, qui boit l'iniquité comme l'eau, est-il abominable et corrompu !

      Job 16

      19 Maintenant aussi, voici, mon témoin est dans les cieux, et celui qui témoigne pour moi est dans les lieux élevés.
      21 Que n'y a-t-il un arbitre pour l'homme auprès de +Dieu, et pour un fils d'homme vis-à-vis de son ami !

      Job 19

      25 Et moi, je sais que mon rédempteur est vivant, et que, le dernier, il sera debout sur la terre ;

      Job 20

      2 C'est pourquoi mes pensées m'inspirent une réponse, et à cause de ceci l'ardeur de mon esprit agit en moi :

      Job 21

      28 Car vous dites : Où est la maison du noble, et où la tente des demeures des méchants ?
      34 Et comment me consolez-vous avec de vaines consolations ? Vos réponses restent perfides.

      Job 22

      2 L'homme peut-il être de quelque profit à Dieu ? C'est bien à lui-même que l'homme intelligent profitera.
      22 Reçois l'instruction de sa bouche, et mets ses paroles dans ton coeur.

      Job 25

      4 Et comment l'homme sera-t-il juste devant Dieu, et comment serait pur celui qui est né de femme ?

      Job 31

      1 J'ai fait alliance avec mes yeux : et comment eussé-je arrêté mes regards sur une vierge ?
      2 Et quelle eût été d'en haut ma portion de la part de +Dieu, et, des hauts lieux, mon héritage de la part du Tout-puissant ?
      3 La calamité n'est-elle pas pour l'inique, et le malheur pour ceux qui pratiquent le mal ?
      4 Lui, ne voit-il pas mon chemin, et ne compte-t-il point tous mes pas ?
      5 Si j'ai marché avec fausseté, si mes pieds se sont hâtés vers la fraude,
      6 Qu'il me pèse dans la balance de justice, et +Dieu reconnaîtra ma perfection.
      7 Si mon pas s'est détourné du chemin, et si mon coeur a suivi mes yeux, et si quelque souillure s'est attachée à ma main,
      8 Que je sème et qu'un autre mange, et que mes rejetons soient déracinés !...
      9 Si mon coeur s'est laissé attirer vers une femme et que j'aie fait le guet à la porte de mon prochain,
      10 Que ma femme tourne la meule pour un autre, et que d'autres se penchent sur elle ;
      11 Car c'est là une infamie, et une iniquité punissable par les juges :
      12 Car c'est un feu qui dévore jusque dans l'abîme et qui détruirait par la racine tout mon revenu...
      13 Si j'ai méprisé le droit de mon serviteur ou de ma servante quand ils contestaient avec moi,
      14 Que ferais-je quand Dieu se lèverait ? et s'il me visitait, que lui répondrais-je ?
      15 Celui qui m'a fait dans le sein de ma mère, ne les a-t-il pas faits eux aussi, et un seul et même Dieu ne nous a-t-il pas formés dans la matrice ?...
      16 Si j'ai refusé aux misérables leur désir, si j'ai fait défaillir les yeux de la veuve ;
      17 Si j'ai mangé seul mon morceau, et que l'orphelin n'en ait pas mangé ; -
      18 Car dès ma jeunesse il m'a honoré comme un père, et dès le ventre de ma mère j'ai soutenu la veuve ;...
      19 Si j'ai vu quelqu'un périr faute de vêtement, et le pauvre manquer de couverture ;
      20 Si ses reins ne m'ont pas béni, et qu'il ne se soit pas réchauffé avec la toison de mes agneaux ;
      21 Si j'ai secoué ma main contre un orphelin, parce que je voyais mon appui dans la porte :
      22 Que mon épaule se démette de sa jointure, et que mon bras cassé se détache de l'os !
      23 Car la calamité de la part de Dieu m'était une frayeur, et devant sa grandeur je ne pouvais rien...
      24 Si j'ai mis ma confiance dans l'or, si j'ai dit à l'or fin : C'est à toi que je me fie ;
      25 Si je me suis réjoui de ce que mes biens étaient grands, et de ce que ma main avait beaucoup acquis ;
      26 Si j'ai vu le soleil quand il brillait, et la lune quand elle marchait dans sa splendeur,
      27 Et que mon coeur ait été séduit en secret, et que ma bouche ait baisé ma main, -
      28 Cela aussi serait une iniquité punissable par le juge, car j'aurais renié le Dieu qui est en haut ;...
      29 Si je me suis réjoui dans la calamité de celui qui me haïssait, si j'ai été ému de joie lorsque le malheur l'a trouvé ; -
      30 Même je n'ai pas permis à ma bouche de pécher, de demander sa vie par une exécration :...
      31 Si les gens de ma tente n'ont pas dit : Qui trouvera quelqu'un qui n'ait pas été rassasié de la chair de ses bêtes ? -
      32 L'étranger ne passait pas la nuit dehors, j'ouvrais ma porte sur le chemin ;...
      33 Si j'ai couvert ma transgression comme Adam, en cachant mon iniquité dans mon sein,
      34 Parce que je craignais la grande multitude, et que le mépris des familles me faisait peur, et que je sois resté dans le silence et ne sois pas sorti de ma porte :...
      35 Oh ! si j'avais quelqu'un pour m'écouter ! Voici ma signature. Que le Tout-puissant me réponde, et que ma partie adverse fasse un écrit !
      36 Ne le porterais-je pas sur mon épaule ? Ne le lierais-je pas sur moi comme une couronne ?
      37 Je lui déclarerais le nombre de mes pas ; comme un prince je m'approcherais de lui...
      38 Si ma terre crie contre moi, et que ses sillons pleurent ensemble,
      39 Si j'en ai mangé le revenu, sans argent, et que j'aie tourmenté à mort l'âme de ses possesseurs,
      40 Que les épines croissent au lieu de froment, et l'ivraie au lieu d'orge ! Les paroles de Job sont finies.

      Job 42

      10 Et l'Éternel rétablit l'ancien état de Job, quand il eut prié pour ses amis ; et l'Éternel donna à Job le double de tout ce qu'il avait eu.
      17 Et Job mourut vieux et rassasié de jours.

      Psaumes 1

      3 Et il sera comme un arbre planté près des ruisseaux d'eaux, qui rend son fruit en sa saison, et dont la feuille ne se flétrit point ; et tout ce qu'il fait prospère.

      Psaumes 6

      2 Use de grâce envers moi, Éternel ! car je suis défaillant ; guéris-moi, Éternel ! car mes os sont troublés.
      9 L'Éternel a entendu ma supplication ; l'Éternel a reçu ma prière.

      Psaumes 10

      2 Le méchant, dans son orgueil, poursuit ardemment l'affligé ; ils seront pris dans les trames qu'ils ont ourdies.
      3 Car le méchant se glorifie du désir de son âme ; et il bénit l'avare, il méprise l'Éternel.
      4 Le méchant, dans la fierté de sa face, dit : Il ne s'enquerra de rien. -Il n'y a point de Dieu : voilà toutes ses pensées.
      12 Éternel ! O Dieu, élève ta main ! n'oublie pas les affligés.
      13 Pourquoi le méchant méprise-t-il Dieu ? Il dit en son coeur : Tu ne t'enquerras pas.
      15 Casse le bras du méchant, et recherche l'iniquité du méchant jusqu'à ce que tu n'en trouves plus.

      Psaumes 14

      1 L'insensé a dit en son coeur : Il n'y a point de Dieu. Ils se sont corrompus, ils ont rendu abominables leurs actions ; il n'y a personne qui fasse le bien.
      2 L'Éternel a regardé des cieux sur les fils des hommes, pour voir s'il y a quelqu'un qui soit intelligent, qui recherche Dieu :
      3 Ils se sont tous détournés, ils se sont tous ensemble corrompus ; il n'y a personne qui fasse le bien, non pas même un seul.

      Psaumes 25

      7 Ne te souviens pas des péchés de ma jeunesse ni de mes transgressions ; selon ta gratuité souviens-toi de moi à cause de ta bonté, ô Éternel.

      Psaumes 32

      1 Bienheureux celui dont la transgression est pardonnée, et dont le péché est couvert !
      2 Bienheureux l'homme à qui l'Éternel ne compte pas l'iniquité, et dans l'esprit duquel il n'y a point de fraude !
      3 Quand je me suis tu, mes os ont dépéri, quand je rugissais tout le jour ;
      4 Car jour et nuit ta main s'appesantissait sur moi ; ma vigueur s'est changée en une sécheresse d'été. Sélah.
      5 Je t'ai fait connaître mon péché, et je n'ai pas couvert mon iniquité ; j'ai dit : Je confesserai mes transgressions à l'Éternel ; et toi, tu as pardonné l'iniquité de mon péché. Sélah.
      6 C'est pourquoi tout homme pieux te priera au temps où l'on te trouve ; certainement, en un déluge de grandes eaux, celles-ci ne l'atteindront pas.
      7 Tu es mon asile ; tu me gardes de détresse, tu m'entoures des chants de triomphe de la délivrance. Sélah.
      8 Je t'instruirai, et je t'enseignerai le chemin où tu dois marcher ; je te conseillerai, ayant mon oeil sur toi.
      9 Ne soyez pas comme le cheval, comme le mulet, qui n'ont pas d'intelligence, dont l'ornement est la bride et le mors, pour les refréner quand ils ne veulent pas s'approcher de toi.
      10 Le méchant a beaucoup d'afflictions ; mais l'homme qui se confie en l'Éternel, la bonté l'environnera.
    • Genèse 4

      Job 4

      Job 5

      17 Éliphaz adresse à Job une exhortation à la prudence : il ne faut pas dédaigner le châtiment du Tout-Puissant. Le vrai châtiment est celui qui vient de l'Amour du Père, et qui s'avère bienfaisant pour l'enfant ; il faut le considérer comme étant un « message » du ciel. Éliphaz encourage également Job à accepter son état. Un homme pieux est heureux, même dans l'affliction, parce qu'il n'a pas perdu son contact avec Dieu, ni la promesse de son salut ; il est heureux d'être affligé. La correction mortifie ses corruptions, éloigne son cœur du monde, le rapproche de Dieu, de la Bible, le place aux genoux du Père. Bien que Dieu meurtrisse parfois ses enfants, Il les soutient néanmoins, lors des les afflictions, et les délivre en temps voulu.

      Occasionner une blessure fait parfois partie d'un traitement. Éliphaz promet à Job que Dieu le bénirait, s'il consentait à s'humilier devant Lui.

      Quelles que soient les épreuves que les hommes pieux puissent subir, elles ne peuvent en fait leur faire réellement du mal. Étant enclins à fuir le péché, ils sont préservés des attaques du mal. Et si les serviteurs de Christ ne sont pas délivrés dans l'immédiat, des épreuves qui les assaillent de tous côtés, ils sont aptes à les surmonter et à les vaincre en totalité. Quelles que soient les médisances qui pourront être contre eux, aucune ne pourra les blesser. Ils auront alors la sagesse et la grâce requises pour dominer leurs difficultés. La plus grande bénédiction, dans nos travaux et dans nos joies ici-bas, consiste à être préservé du péché. Nous finirons alors notre périple terrestre dans la joie et l'honneur. L'homme qui finit sa vie, qui a terminé son travail, est prêt à se diriger vers un autre monde. C'est une grâce de mourir rassasié de jours, cela fait un peu penser au maïs bien mûr et gorgé de soleil, qui est coupé et engrangé soigneusement ; c'est encore une grâce de quitter ce monde, avant que les souffrances interminables ne nous atteignent.

      Notre temps est dans des mains de Dieu ; c'est bien ainsi. Les croyants ne doivent pas s'attendre à avoir de grandes richesses, une longue vie ou être épargnés de toute épreuve. Mais tout concourt au bien-être de leur âme. Il faut remarquer, dans l'histoire de Job, son intégrité d'esprit et de cœur, lors de l'épreuve : c'est un des accomplissements les plus manifestes de la foi. Quand toutes choses vont pour le mieux, il y a peu d'épreuve de la foi. Quand Dieu soulève une tempête, en se tenant apparemment à distance pour écouter nos prières, et qu'Il permet à l'ennemi d'envoyer l'épreuve vague après vague, le fait de « s'agripper » à Lui, en Lui faisant confiance, malgré Son apparente indifférence, dénote la véritable patience des saints. Béni soit le Sauveur ! Comme il est doux, en de tels moments, de regarder à Toi, l'auteur et le consommateur de la foi !

      Job 7

      Job 8

      Job 9

      1

      Job reconnaît la justice de Dieu. (Job 9:1-13)
      Il ne peut faire face à Dieu. (Job 9:14-21)
      On ne doit pas juger les hommes sur leur condition extérieure. (Job 9:22-24)
      Job se plaint de ses épreuves. (Job 9:25-35)

      Dans cette réponse que Job a formulée, il déclare ne pas avoir douté de la justice de Dieu et nie être un hypocrite ; en fait, comment l'homme pourrait-il être juste devant Dieu ? Avant ses épreuves, il se trouvait déjà largement coupable de ses péchés, plus qu'il n'aurait pu le soupçonner ; et si Dieu tentait de le juger, le patriarche ne pourrait même pas justifier un seul de ses péchés sur mille, une seule de ses pensées, de ses paroles et de ses actes durant sa vie ; il ne pouvait donc que mériter un châtiment pire que toutes ses souffrances actuelles. Quand Job mentionne la sagesse et la puissance de Dieu, il fait passer ses plaintes au second plan.

      Nous sommes incapables de juger les voies divines, parce que nous ne savons pas ce que Dieu fait, ou ce qu'Il conçoit. Dieu agit avec une puissance à laquelle aucune créature ne peut résister. Ceux qui estiment avoir assez de force pour rivaliser avec les autres, ne devront même pas imaginer pouvoir lutter contre le Créateur.

      22 Job arrive rapidement au point capital qui anime le désaccord. Ses amis ont soutenu jusqu'à présent que ceux qui sont justes et bons, prospèrent toujours en ce monde, et qu'à part le méchant, personne ne peut connaître la misère et la détresse. Job, quant à lui, soutient le contraire : il assure qu'il est commun de voir le méchant prospérer, et de trouver le juste dans l'affliction. Cependant, il y a trop d'ardeur dans ce que Job annonce ici : Dieu, en effet, n'envoie pas la souffrance par plaisir. Quand notre esprit est excité par un conflit ou par le mécontentement, nous avons alors besoin de surveiller nos propos.

      Job 11

      Job 13

      13 Job décide de se plier sous la culpabilité reconnue par sa conscience et relative à son manque de droiture. Il s'est entièrement confié en Dieu, pour sa justification et son salut, les deux grandes choses que nous pouvons espérer grâce à Christ. Le rétablissement présent n'intéressait pas Job outre mesure, par contre il avait une ferme espérance en son salut éternel ; Dieu était non seulement son Sauveur, capable de le rendre heureux, mais surtout son Salut, dans la perspective d'être conduit par lui dans la félicité. Le patriarche savait qu'il n'était pas hypocrite, il en a donc conclu qu'il ne devrait pas être rejeté par Dieu. Nous devrions toujours avoir de bonnes relations avec Dieu, comme avec un Ami, même s'Il semble être contre nous comme un Ennemi. Nous devons avoir l'assurance que tout concoure à notre bien, même lorsque tout semble se dresser contre nous. Nous devons nous soumettre à Dieu, bien que parfois, nous ne puissions pas trouver immédiatement en Lui le réconfort que l'on recherche. Dans la vallée de l'ombre de la mort, nous pouvons trouver en Lui le véritable réconfort ; nous devons Lui faire confiance, même s'Il nous meurtrit dans l'épreuve.

      Job 14

      1

      Job parle de la vie de l'homme. (Job 14:1-6)
      Il médite sur la mort de l'homme. (Job 14:7-15)
      Par le péché, l'homme est corrompu. (Job 14:16-22)

      Job s'étend sur la condition de l'homme, il s'adresse également à Dieu. Chaque homme, de la lignée d'Adam, a une vie de bien courte durée. Toute manifestation de sa beauté, de son bonheur, et de sa splendeur, est réduite à néant par la maladie ou la mort, comme la fleur qui est fauchée ; l'homme ne fait que passer, comme l'ombre. Comment peut-il être possible que la conduite d'un homme puisse être pure, quand son cœur est par nature, souillé ? Ce texte prouve que Job a compris la doctrine du péché original et y a cru. Il semble que le patriarche ait exprimé une prière : pourquoi le Seigneur ne devrait-il pas le traiter selon ses propres œuvres, au lieu de le considérer selon Sa miséricorde et Sa grâce. La durée de notre vie est déterminée par les plans et les décrets divins. Notre temps est dans Ses mains, les puissances de la nature sont sous Sa domination ; par Lui nous vivons et nous nous déplaçons. Il est très utile de méditer sérieusement sur la brièveté et l'incertitude de la vie humaine et sur la nature bien fade de tous les plaisirs terrestres. Il est encore plus important d'observer la cause et le remède du mal. Avant d'être né de nouveau, aucune pensée religieuse ne demeure en nous, rien ne peut émaner de nous-mêmes. Même le peu de bonté qui pourrait nous animer est détourné par le péché. Nous devrions donc nous humilier devant Dieu, et nous reposer entièrement sur Sa miséricorde, sur la sécurité qu'Il nous offre. Nous devrions rechercher chaque jour le renouveau de l'Esprit Saint, et regarder au ciel, seul endroit où l'on trouve la perfection dans la sainteté et le bonheur.

      Job 15

      Job 16

      Job 19

      Job 20

      Job 21

      Job 22

      Job 25

      Job 31

      1

      Job annonce sa droiture. (Job 31:1-8)
      Son intégrité. (Job 31:9-15)
      Sa clémence. (Job 31:16-23)
      Job n'est pas coupable de convoitise ni d'idolâtrie. (Job 31:24-32)
      Job n'est pas coupable d'hypocrisie ni de violence. (Job 31:33-40)

      Dans ce texte, Job n'a pas parlé des choses dont il aurait pu se vanter, il a simplement répondu aux attaques qu'il a essuyées, quant à son hypocrisie. Le patriarche discernait bien la nature spirituelle des commandements divins, sondant les pensées et les intentions du cœur. Il n'est de meilleur témoignage que celui de notre conduite ; cependant, à certains moments, il ne faut pas hésiter à clamer notre innocence devant Dieu, quand des crimes nous seraient faussement attribués. Les plaisirs de la chair et de l'amour du monde sont deux pierres d'achoppement, contre lesquelles beaucoup butent et succombent.

      Job annonce clairement sa vigilance à l'égard de telles déviations. Dieu s'approche davantage de nous lorsque nous abandonnons nos propres voies ; marchons donc avec circonspection. Le patriarche a soigneusement évité la recherche de guérison par le biais des sciences occultes. Il redoutait les bénéfices et les plaisirs dangereux de tels procédés. Sachons prendre sereinement tout ce qui nous est offert ici-bas, à condition que tout cela soit fait honnêtement. Si nous n'observons pas une stricte honnêteté et une grande fidélité dans tous nos actes, nous ne pourrons pas bénéficier alors de la faveur divine. Combien de dirigeants sont hélas incapables de saisir de telles vérités !

      9 Les souvenirs qui retracent la vie émanent parfois d'un cœur déçu. Le luxe est un feu qui dévore l'âme. Ceux qui s'y adonnent courent droit à leur fin. Ce feu consume tout ce que l'on peut trouver de bon ici-bas, il détruit la conscience. Il embrase la colère divine ; si l'on n'est pas immunisé par le sang de Christ, il nous mène tout droit vers la destruction éternelle. Ce feu consume le corps ; il consume toute matière.

      Tout ce qui concerne le luxe ici-bas ne peut apporter que des jugements célestes sévères. Job avait de nombreux biens, il savait bien les gérer. Il était persuadé de l'existence de son Maître dans les cieux ; parce que nous sommes tentés de penser que Dieu est sévère avec nous, nous devrions chercher à être plus cléments avec ceux à qui nous avons à faire.

      16 Dans ce texte, Job justifie son comportement charitable envers les pauvres. Il insiste particulièrement car c'est à ce sujet qu'il a reçu des accusations. Il proclame sa bonté envers tous, cherchant à éviter de blesser qui que ce soit. Remarquez les principes qui ont conduit le patriarche à exercer la charité et la piété : il craignait le Seigneur et de ce fait, il ne voulait pas opprimer les pauvres. Le fait de chercher à aider ceux qui souffrent ici-bas, peut épargner de se diriger vers de fausses routes ; en fait, seule la Grâce de Dieu peut faire haïr, redouter et fuir les pensées et désirs animés par le péché.
      24 Dans ce texte, Job proteste :

      - Il n'a jamais placé son cœur dans les richesses de ce monde. Combien rares sont ceux qui se sont réjouis dans le Seigneur, à cause de leurs grandes richesses ici-bas ! La détermination à rechercher la fortune ne peut que mener l'âme à la ruine, tout en parsemant notre chemin d'épreuves.

      - Il n'a jamais été fautif d'idolâtrie. La source de cette idolâtrie se trouve dans le cœur, elle corrompt les hommes et incite Dieu à envoyer Ses jugements contre les nations.

      - Il ne s'est jamais réjoui du malheur de ses pires ennemis. Si les autres cherchent à nous nuire, cela ne justifie aucun sentiment de vengeance que nous serions susceptibles d'avoir à leur encontre.

      - Il n'a jamais rejeté l'étranger. L'hospitalité est un devoir chrétien, 1Pierre 4:9.

      33 Job se défend d'être un hypocrite. Il n'est pas facile de confesser nos fautes : nous cherchons souvent à nous excuser et à les rejeter sur les autres ! Celui qui masque ses péchés ne peut prospérer, Proverbes 28:13. Le patriarche mentionne sa constance dans la pratique du bien. Quand les hommes parviennent injustement à certains postes enviables, ils sont privés de toute satisfaction personnelle ; des chardons poussent parmi le blé semé ! Ce que les hommes peuvent acquérir malhonnêtement, ne peut leur apporter rien de bon. Les paroles de Job se terminent ici. Elles n'ont été, en fait, qu'une véritable défense respectueuse contre les accusations qu'il a endurées, suite à ses épreuves. Il aurait pu tenter de se défendre devant Dieu. Cependant le patriarche était convaincu, comme nous pourrons le lire plus loin, qu'il s'était trompé sur son état personnel, \\#40:4,5\\; 1Jean 1:8.

      Apprenons à nous sonder nous-mêmes ! Si nous sommes fautifs, osons rechercher le pardon par le sang de Celui qui seul peut nettoyer la souillure du péché. Que le Seigneur nous accorde Sa miséricorde et puisse inculquer Ses préceptes dans notre cœur !

      Job 42

      10 Au commencement de ce livre nous avons vu la patience de Job, malgré toutes ses épreuves endurées : cela devrait être un réel exemple pour nous; pour notre encourager à suivre cet exemple, le livre nous conte la fin heureuse de cette histoire. Les ennuis du patriarche ont commencé à cause de la méchanceté de Satan, que Dieu a néanmoins retenue ; Job a été restauré à cause de la miséricorde divine, à laquelle Satan ne pouvait pas s'opposer. Cette miséricorde ne s'est pas exercée quand Job contestait avec ses amis, mais quand il s'est mis à prier pour eux. Dieu est glorifié et satisfait par nos ardentes dévotions, et non par nos conflits violents. Dieu a doublé les biens que Job possédait. Nous pouvons sacrifier beaucoup pour le Seigneur, mais il ne s'agira pas de pertes inconsidérées. Si le Seigneur nous donne la santé et certaines bénédictions temporelles, si nous souffrons patiemment selon Sa volonté, en fin de compte, le tout contribuera à nous rendre heureux. Les possessions de Job se sont accrues. Les bénédictions du Seigneur procurent la richesse ; c'est Lui qui nous donne la force d'acquérir l'aisance, et qui nous accorde le succès, dans l'honnêteté. Les derniers jours d'un homme bon révèlent parfois la nature de son cœur, ses dernières œuvres sont les meilleures, les réconforts qu'il a pu alors apporter sont les plus positifs ; car son cheminement, comme celui de la lumière matinale, brille de plus en plus, vers l'issue finale parfaite.

      Psaumes 1

      Psaumes 6

      Psaumes 10

      12 Le psalmiste est étonné par la méchanceté des impies devant la patience divine. Dieu prépare le cœur pour la prière en inculquant de saints désirs, en fortifiant notre foi, en fixant les pensées, en développant les affections, le tout en vue de la prière.

      La préparation du cœur est faite par le Seigneur et nous devons rechercher cela en Lui. Que le pauvre croyant affligé, persécuté ou tenté puisse se souvenir que Satan est le prince de ce monde, et qu'il est le père de tous les impies. L'enfant de Dieu ne peut espérer aucune faveur, vérité ou justice provenant de ce genre de personnes qui ont crucifié le Seigneur glorieux. Mais maintenant, une fois ses souffrances passées, Jésus règne en tant que Roi sur toute la terre et cela pour toujours.

      Approchons-nous de Lui, en nous confiant humblement en Sa Miséricorde. Il préservera le croyant de toute tentation, brisera le bras de chaque oppresseur et détruira Satan pour le placer sous son marchepied. Mais le ciel, là où l'on ne peut trouver ni péché, ni tentation, sera le point de mire des pensées du croyant, son espérance et sa délivrance.

      Psaumes 14

      1

      Une description de la dépravation de la nature humaine et la corruption déplorable d'une grande partie de l'humanité.

      - L'insensé a dit en son cœur, il n'y a pas de Dieu. Le pécheur ici décrit est athée, c'est à dire qu'il est persuadé qu'il n'y a aucun Juge ou Gouverneur de ce monde, aucune Providence dirigeant les affaires des hommes. Il n'en est pas certain tout à fait, mais espère cette absence et se plaît dans cette éventualité. Il se persuade qu'il n'y a rien. Ce pécheur est un fou. Il est simpliste et manque de sagesse ce qui démontre le fait : c'est un méchant et un impie.

      La Parole de Dieu discerne ce genre de pensées. Aucun homme ne dira « il n'y a pas de Dieu », jusqu'à ce que le péché l'endurcisse au point de pouvoir dire dans son propre intérêt qu'il ne devrait y avoir personne qui puisse lui redemander des comptes.

      Le désastre du péché a infecté la race entière de l'humanité. Les hommes vont tous de pair, il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul. Quelle que soit la bonté présente dans le cœur des hommes, au vu du bien qu'ils pratiquent, cela ne vient pas d'eux, c'est l'œuvre de Dieu dans leur cœur. Ils pratiquent la droiture que réclame leur devoir, ils empruntent les voies qui mènent au bonheur mais sont engagés dans les sentiers du destructeur. Lamentons-nous sur la corruption de notre nature et voyons à quel point nous avons besoin de la grâce de Dieu : émerveillons nous du fait que nous devons être nés de nouveau. De plus nous ne devons pas nous contenter de demeurer en toutes choses près de Christ, et d'être de nouvelles créatures sanctifiées par son esprit.

      Le psalmiste s'efforce de convaincre les pécheurs du mal qu'ils pratiquent alors qu'ils estiment être sages, bons, et dignes de confiance. Leur méchanceté est bien définie : il s'agit de ceux qui ne se soucient guère du peuple de Dieu, des pauvres et de Dieu lui-même. Les gens pratiquent toutes sortes de méchancetés, ne recherchant en aucune manière la grâce divine.

      Que peut-on espérer de bon avec ceux qui vivent sans la prière ? Mais ceux qui ne craignent pas Dieu seront confrontés à la crainte qu'ils ressentiront au simple tremblement d'une feuille. Toute la connaissance que nous avons sur la dépravation de la nature humaine devrait nous faire désirer le salut qui vient de Sion. Mais dans les cieux on trouvera seulement le rassemblement des rachetés réunis dans une joie complète, à jamais. Le monde est mauvais ; oh, si le Messie pouvait venir et changer tout cela ! Il y a une corruption universelle. À quand le temps des réformes ? Le triomphe du Roi de Sion sera le joyau des enfants de Dieu. La seconde venue de Christ, dans le but final de repousser la domination du péché et de Satan, sera l'accomplissement de son salut et fera l'objet de l'espérance et de la joie de chaque Israélite. Forts de cette assurance, cela devrait nous encourager, ainsi que les autres, dans ce monde de péché et de souffrance des Saints.

      Psaumes 25

      Psaumes 32

      1

      La joie d'un pécheur pardonné. (Psaumes 32:1,2)
      La misère qui a précédé la confession des péchés et le réconfort qui en découla. (Psaumes 32:3-7)
      Les pécheurs enseignés, les croyants encouragés. (Psaumes 32:8-11)

      Le péché est la cause de notre misère ; mais les transgressions de celui qui croit en la Loi divine sont toutes pardonnées, étant couvertes par la réconciliation.

      Christ a été sans tache, aucun péché n'a pu lui être imputé. Jésus étant reconnu Juste, nous sommes justifiés par Dieu en Lui ; notre péché ne nous est pas imputé, Dieu ayant placé sur Lui l'iniquité de nous tous, l'ayant fait victime expiatoire pour nous. Notre état de racheté est un acte divin car Dieu est le juge. C'est Lui qui justifie. Remarquez l'attitude de celui qui est justifié : il est sincère et recherche la sanctification, par la puissance du Saint-Esprit. Lors de la repentance, il ne demande pas une indulgence pour le pardon de ses péchés car le Seigneur est prêt à pardonner. Il n'abuse pas de la doctrine de la Grâce qui pardonne librement.

      À l'homme dont l'iniquité est pardonnée, toutes les bénédictions sont promises !

      3 Il est très difficile pour un homme pécheur d'accepter humblement la gratuité de la rédemption, par le biais d'une confession totale des ses péchés et par une reconnaissance de sa culpabilité. Mais l'unique et véritable chemin de la conscience paisible passe par la confession de nos péchés afin qu'ils soient pardonnés ; par cette déclaration, nous pouvons être justifiés. Bien que la repentance et la confession ne soient pas aptes en elles-mêmes à procurer le pardon des transgressions, elles sont quand même nécessaires pour acquérir la joie parfaite du pardon miséricordieux. Et qui peut témoigner de la joie ressentie, lorsque l'âme, oppressée par le péché, peut librement décharger son fardeau devant Dieu, saisissant la promesse de miséricorde en Jésus-Christ ?

      Ceux qui veulent vraiment s'adonner à la prière doivent rechercher le Seigneur ; Il les appelle par Sa Providence et par Son Esprit, Il les incite à cette recherche. C'est le moment propice, quand le cœur est plein de remords et chargé par ses fautes ; quand les refuges d'ici bas sont vains, quand aucun repos de l'âme ne peut être trouvé, c'est alors que Dieu peut appliquer son baume guérissant, par son Esprit.

      8 Dieu nous enseigne par sa Parole et nous guide par les secrets intimes de sa volonté. David adresse un avertissement aux pécheurs. Il le fait car le chemin du péché mène à la détresse. Ces versets servent de réconfort aux saints.

      Ils peuvent voir qu'une vie en communion avec Dieu est de loin la plus plaisante et agréable. Réjouissons-nous en Toi, Seigneur Jésus, réjouissons-nous en Ton salut ; alors nous serons vraiment heureux !

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