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PÉCHÉ (6.)

VI Les évangiles.

Jésus, pas plus que ses devanciers, n'est un théoricien ni un théologien. Il est beaucoup plus et mieux que cela : le Sauveur. Il veut réconcilier le monde avec son Créateur et son Père : il veut fonder une humanité nouvelle, le Royaume de Dieu. Sur sa route, voilà le péché, l'éternel ennemi de la race humaine. Pour réaliser le plan divin, la première chose à faire, c'est de supprimer l'obstacle. C'est pourquoi le salut apporté par Jésus-Christ est d'abord la libération à l'égard du péché. Et l'ange définit exactement la mission du Rédempteur quand il dit à Joseph : « C'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Mt 1:21).

En un combat semblable à celui que Jésus doit livrer--lutte tragique dans laquelle il donnera sa vie--, le point primordial est de connaître l'adversaire, de deviner ses plans, de savoir ses ruses, de découvrir son repaire. Il suffit d'étudier la pensée de Jésus pour constater que le Maître possède du péché une connaissance vivante, pratique, précise et approfondie.

Une telle connaissance, Jésus la puise tout d'abord dans « la Loi et les Prophètes ». Il est essentiellement un continuateur : dans son enseignement et dans son oeuvre ; il prend à son compte les données de la révélation divine ; il les considère comme définitivement acquises ; il en fait son solide point de départ. Nous verrons comment son autorité souveraine a confirmé et consacré ce que ses prédécesseurs avaient dit du péché et comment il a dégagé les conséquences profondes et la signification éternelle du message de l'A.T.

En outre, il y a, nous l'avons dit, une relation étroite entre l'idée que les hommes de la Bible se font du péché et celle qu'ils ont de Dieu. En développant le contenu spirituel et moral de l'A.T., qu'il s'est assimilé d'une manière si parfaite, Jésus éclaire sa conception du péché par la connaissance intime, vivante, immédiate qu'il possède du Père céleste. Le sentiment de la culpabilité humaine ne pouvait que s'approfondir et s'intensifier chez Celui en qui s'est incarnée la plus haute idée qu'on pût se faire de la majesté, de la sainteté et de l'amour de Dieu.

Enfin, notons que la sainteté absolue de Jésus-Christ lui conférait une autorité absolument unique pour reconnaître et pour définir le péché. Une conscience pure comme la sienne pouvait seule comprendre le mal dans toute son horreur et le deviner dans ses sources les plus cachées.

Ainsi, la valeur des révélations apportées par le Maître repose sur le triple fondement de sa compréhension parfaite de l'Écriture, de sa communion directe avec le Père céleste et d'une conscience sur laquelle le mal n'a jamais eu la moindre prise ; demandons-nous maintenant comment la nature du péché va se préciser à ses yeux.

Les contemporains de Jésus, et même l'élite de son peuple, se sont considérablement éloignés de l'enseignement prophétique. Il y a cinq siècles que la voix des prophètes a cessé de retentir, et c'est maintenant le triomphe du légalisme et du formalisme, dont ils avaient voulu saper les fondements. Pour les représentants autorisés du judaïsme et les chefs religieux de la nation, la volonté de Dieu, c'est l'accomplissement de la loi mosaïque, envisagée sous son aspect le plus extérieur et considérée comme un ensemble de prescriptions cérémonielles, multiples et précises. Pécher, c'est enfreindre la loi ainsi comprise. Les pécheurs, ce sont d'abord les païens qui, étrangers aux promesses et aux obligations réservées à la race d'Abraham, ignorent complètement les lois et les ordonnances juives. (cf. Ga 2:15 : « Nous sommes Juifs de naissance et non pécheurs d'entre les païens ») Ce sont ensuite, parmi les Juifs eux-mêmes, tous ceux dont la vie n'est pas réglée sur l'observation minutieuse des commandements et des traditions rabbiniques, « les péagers et les gens de mauvaise vie ». Seuls les scribes et les pharisiens, stricts observateurs de la loi, méritent d'être considérés, au sens complet du mot, comme des justes (Mr 2:15-17, Mt 9:10,13).

Fidèle à l'inspiration prophétique, guidé par sa notion profondément spirituelle de la volonté divine, éclairé par une conscience infiniment délicate, Jésus ne pouvait s'en tenir ni à la conception purement extérieure et légale de la sainteté et du mal, ni à la classification tout humaine des justes et des pécheurs. Et ainsi il allait aboutir à un renversement des valeurs reconnues de son temps et opérer une véritable révolution morale.

En premier lieu, Jésus se refuse à accepter la notion que ses contemporains avaient du péché. Les lois mosaïques sont vraies, mais il faut en faire un autre usage que les pharisiens. Pour éviter le mal, il ne suffit pas d'en observer la lettre, il faut aussi en respecter l'esprit. Ainsi l'on commet l'iniquité, non seulement quand on accomplit un meurtre, mais encore quand on se laisse aller à la colère et à la haine, sources profondes du crime ; non seulement quand on consomme l'adultère, mais aussi quand on jette un regard de convoitise charnelle ; non seulement quand on viole un serment, exprimé sous les formes légales, mais encore quand, dans l'exercice ordinaire de la parole, on s'éloigne de la pure et stricte vérité. Et il en est ainsi pour tous les points de la loi divine : la non-résistance aux méchants, l'amour des ennemis, etc (Mt 5:21,48). L'enfant de Dieu doit parvenir à une fidélité intime à la loi et à une perfection morale, qui fasse de lui un imitateur de son Père céleste (verset 48, cf. Eph 5:1). Ne pas arriver à ce degré de sainteté morale, c'est commettre le péché.

En second lieu, ayant une telle idée du mal, Jésus ne pouvait se satisfaire de la justice apparente des pharisiens, ni les mettre dans une caste moralement supérieure et opposée à la catégorie des pécheurs. D'abord, en se plaçant eux-mêmes au pinacle de la sainteté, lès pharisiens pèchent, parce qu'ils manquent de la charité la plus élémentaire et qu'ils jugent avec dureté ceux qui ne partagent pas leurs préjugés. « Allez, leur dit le Maître, apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde et non aux sacrifices » (Mt 9:13, cf. Os 6:6). Ensuite, non seulement les pharisiens manquent d'humilité et d'amour, mais encore, sous leur piété de surface, ils cachent la méchanceté et l'injustice. Pour l'apparence, ils font de longues prières, mais, en même temps, ils dévorent les maisons des veuves (Mt 23:14). Ils payent la dîme des plus infimes sources de leurs revenus, mais ils négligent « ce qui est plus important dans la loi : la justice, la miséricorde et la fidélité » (Mt 23:23). « Ils nettoient le dehors de la coupe et du plat et, au dedans, ils sont pleins de rapine et d'intempérance » (verset 25). Au fond, leur péché est encore aggravé par leur hypocrisie (voir ce mot). « Ils font toutes leurs actions pour être vus des hommes » et non pour plaire à Dieu (Mt 23:5 ; cf. Mt 6:2,5-16) ; « ils disent et ne font pas » (Mt 23:3). Avec une éloquente indignation, qui rappelle celle des prophètes, Jésus met au grand jour toutes les tares morales qui se cachent sous cette fausse justice. « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors et qui, au dedans, sont pleins d'ossements de morts et de toute espèce d'impureté. Vous de même, au dehors, vous paraissez justes aux hommes, mais au dedans, vous êtes pleins d'hypocrisie et d'iniquité... Serpents, race de vipères ! comment échapperez-vous au châtiment de la géhenne ? » (verset 27 et suivant- 33).

Jésus résume le fond de sa pensée tout à la fois sur le sens véritable de la loi divine et sur l'erreur commise par les pharisiens en ce qui la concerne, quand il déclare à ses disciples : « Je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux » (Mt S 20). « Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites et observez tout ce qu'ils vous disent, mais n'agissez pas selon leurs oeuvres » (Mt 23:2 et suivant). « Ceux qui disent : Seigneur, Seigneur ! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux » (Mt 7:21).

Étendre, bien au delà des étroites limites de la morale pharisaïque, les exigences de la loi divine, c'était élargir la notion de ce péché radical qui est une offense faite au Créateur et constitue une dette (opheïlêma) à son égard ; voir (Mt 6:12) Dette. Dévoiler les tares de ceux qui se prétendent hypocritement d'accord avec Dieu, c'était découvrir, parmi ces prétendus justes, des pécheurs semblables aux autres hommes. Et, par conséquent, le péché compris comme il doit l'être devient un fait réellement universel. Jésus appelle indistinctement tous les hommes « les méchants » (Mt 7:11). Ses contemporains forment « une race adultère et perverse » (Mt 12:39 16:4). Ceux qui, comme le jeune homme riche, croient être parvenus à la justice, se trompent et ne sont pas en mesure d'entrer dans le Royaume de Dieu, parce qu'ils n'ont pas encore pris au sérieux le devoir du renoncement total (Mt 19:16,26). Et celui qui voit le péché, non pas en lui, mais chez le prochain, est plus mauvais que lui. « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'oeil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton oeil... » (Mt 7:3,5). Seul Jésus, en vertu de sa nature divine, fait exception à cette corruption universelle (Jn 4:34 8:29-46 17:4).

Jésus ne s'en tient pas aux apparences ; il n'envisage pas la réalité morale seulement de l'extérieur. Pour lui, le péché existe là même où les hommes ne savent pas le voir, et, comme les prophètes, Jésus lui reconnaît une retraite cachée, d'où il importe de l'extirper : les profondeurs du coeur humain. Le mal est aux sources profondes de la vie, et par là il souille toutes les pensées, toutes les paroles, toutes les actions humaines. Il empoisonne l'existence à sa base. « C'est du coeur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies » (Mt 15:19). « Race de vipères, comment pourriez-vous dire de bonnes choses, méchants comme vous l'êtes ? Car c'est de l'abondance du coeur que la bouche parle. L'homme bon tire de bonnes choses du bon trésor de son coeur, et l'homme méchant tire de mauvaises choses de son mauvais trésor » (Mt 12:34). Le péché se manifeste dans les actes parce qu'il constitue l'être caché, dans l'homme : les fruits sont mauvais parce que l'arbre lui-même est mauvais dans son essence (Mt 7:16,18). Le péché n'est donc pas dans la vie un simple épisode et, pour parler comme les philosophes, un « épiphénomène » ; il est devenu un trait essentiel de la nature humaine et donne à sa conduite une direction persistante qui est foncièrement mauvaise.

Jésus ne se demande pas quelle est l'origine première du mal. Il en constate l'action néfaste dans le coeur de l'homme et dans l'ensemble de l'humanité. Le monde est sous la domination de la « puissance des ténèbres » (Lu 22:53) ou « puissance de l'ennemi » (Lu 10:19), le diable, que le 4 e évangéliste appelle le meurtrier et le menteur (Jn 8:44). Quand on demande au maître de la parabole qui a jeté de l'ivraie dans son champ, il répond : « c'est un ennemi qui a fait cela » ; Jésus précise : « l'ennemi qui l'a semée, c'est le diable » (Mt 13:28,39). C'est le diable qui, d'après Jésus, enlève la bonne semence dans le coeur de celui qui a écouté la parole de Dieu mais ne l'a pas comprise (Mt 13:19). Jésus explique qu'une parole loyale n'a pas besoin d'une confirmation extérieure : « ce qu'on y ajoute vient du Malin » (Mt 5:37). C'est cet esprit du mal qui fait naître la tentation dans le coeur ; avant l'épreuve de sa mort, le Maître avertit son apôtre : « Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment » (Lu 22:31).

En un mot, pour Jésus l'homme est foncièrement mauvais, puisque son coeur est sous la puissance du péché, et il est soumis à une domination fatale, celle du diable, du moins tant que la grâce divine n'a pas fait son oeuvre de rénovation en lui et ne l'a pas intégré au Royaume de Dieu.

Mais quelles sont les tristes conséquences du pouvoir que Satan exerce dans le monde ?

C'est d'abord la privation de cette liberté, qui appartient aux enfants de Dieu ; c'est l'esclavage. « En vérité, en vérité, je vous le dis, quiconque se livre au péché est esclave du péché » (Jn 8:34, cf. Ro 6:16,22, Tit 3:3,2Pi 2:19). Il faut faire un choix entre deux états, entre deux maîtres : ou Dieu ou Mammon ; tant que l'homme n'a pas accepté de se plier à la volonté de Dieu, il est soumis à la puissance pernicieuse du Malin (Mt 6:21).

En second lieu, la lèpre hideuse du péché offre ce caractère d'être contagieuse et de faire de ceux qui en sont atteints des agents actifs de dissolution et de mort. De là viennent les scandales (voir ce mot), ou occasions de chute pour le prochain, dont le pécheur porte la lourde responsabilité. « Malheur au monde à cause des scandales ! Car il est nécessaire qu'il arrive des scandales ; mais malheur à l'homme par qui le scandale arrive ! » (Mt 18:7). Cette culpabilité s'aggrave quand elle a pour conséquence de conduire au mal « un de ces petits qui croient en moi » et qui auraient pu rester dans l'innocence (Mt 18:6). La contagion du mal, par la force de la parole et de l'exemple, risque d'atteindre les âmes les plus éloignées du mal. Jésus lui-même ne se considère pas comme étant à l'abri de son atteinte. Ne l'entendons-nous pas dire à Pierre, au moment où celui-ci aurait voulu le détourner de la voie du sacrifice, et de sa mission rédemptrice : « Arrière de moi, Satan ! tu m'es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes » ? (Mt 16:23) D'ailleurs, Jésus dépeint le règne de Dieu comme excluant tout ce qui peut faire tomber les hommes. « Le Fils de l'homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l'iniquité » (Mt 13:41). En d'autres termes, partout où le péché existe, il y a inévitablement une force d'attraction qui entraîne et pervertit les âmes placées dans sa sphère d'action. Et il est juste d'appliquer à la puissance du mal la loi de la solidarité énoncée par l'apôtre Paul : « Nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même » (Ro 14:7). En troisième lieu, le mal qui fait de l'homme son esclave, son auxiliaire et son complice, corrompt la nature tout entière et propage la souffrance, la maladie et la mort. Sans doute, Jésus s'élève contre la conception courante, suivant laquelle il y aurait une relation immédiate et directe entre la douleur et le péché. En présence de l'aveug ! e-né, il proteste contre cette vue étroite des disciples, d'après laquelle une telle infirmité impliquerait nécessairement la responsabilité directe de ce malheureux ou de ses parents (Jn 9:1,3). Et quand on lui parle des Galiléens mis à mort par Pilate, ou des dix-huit personnes sur lesquelles était tombée la tour de Siloé, il répond : « Croyez-vous que ces hommes fussent plus coupables que les autres habitants de la Galilée ou de la Judée ? » (Lu 13:1,5). Cependant, il existe pour Jésus une relation générale et essentielle entre la souffrance et le péché. Le diable est le chef des démons qui provoquent la maladie. Quand le Sauveur libère une malheureuse possédée, il s'écrie avec un accent de miséricorde : « Cette femme, qui est une fille d'Abraham, et que Satan tenait liée depuis dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de cette chaîne le jour du sabbat ? » (Lu 13:16). Quand il guérit le démoniaque aveugle et muet, il montre aux pharisiens l'absurdité qu'il V a à l'accuser de chasser les démons par Béelzébul, le prince des démons et l'auteur des maladies et des infirmités (Mt 12:22-30). Avant de rendre la liberté de ses mouvements au paralytique de Capernaüm, il lui pardonne ses péchés, origine première de sa maladie (Mt 9:2,6). Et à l'infirme de Béthesda il dit, après avoir accompli son miracle : « Voici, tu as été guéri ; ne pèche plus de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire » (Jn 5:14). En somme, si Jésus s'interdit tout jugement sévère sur ceux qu'il a la mission de conduire à la vie (Jn 8:15 : « Vous jugez selon la chair et moi je ne juge personne »), et si, par conséquent, il se refuse à toute application trop étroite de la loi qui unit la douleur au péché, il n'en affirme pas moins l'existence de cette loi générale et il voit dans l'opposition de l'homme à la volonté divine la source de tous les maux qui ont fondu sur l'espèce -humaine.

C'est sur cette terre douloureuse, profondément atteinte par le péché, que Jésus est venu accomplir son oeuvre rédemptrice, « Le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Lu 19:10, cf. Mt 20:28). Seulement, pour obtenir ce salut, il faut que l'homme accepte de passer par la voie de la repentance, c'est-à-dire qu'il reconnaisse son état de péché et qu'il s'en détourne. Les prophètes l'avaient déjà affirmé. Jean-Baptiste, le précurseur, avait préparé le chemin du Sauveur en éveillant chez les multitudes la vive conscience de leur misère et en les conduisant à l'aveu de leurs fautes (Mr 1:4). Jésus ouvre son ministère en proclamant le même message : « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche » (Mt 4:17). Ainsi Jésus, grâce à la puissance divine qui l'habite, accomplit et achève ce qui avait été révélé avant lui. Son enseignement sans égal, son ministère si court, mais si rempli, sa mort expiatoire sur le Calvaire, terme dernier de toute l'action éducatrice et salvatrice du Dieu d'amour, conduisent une humanité perdue au salut depuis si longtemps désiré. Pierre le déclare à ses compatriotes : « C'est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son serviteur, l'a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités » (Ac 3:26). « Dieu l'a élevé par sa droite comme Prince et Sauveur pour donner à Israël la repentance et le pardon de ses péchés » (Ac 5:31).

Mais, en présence du salut désormais réalisé, un grand devoir s'impose à tous les hommes : celui de l'accepter ; car, sans cela, ils n'ont aucun moyen de se soustraire eux-mêmes et de soustraire le monde à l'odieuse domination de Satan. Ne pas se plier à cette obligation sainte, c'est commettre un péché d'un genre nouveau, le péché suprême, celui qui consiste à repousser la grâce divine et à fermer son coeur et sa vie à l'amour divin, manifesté en Jésus-Christ. C'est sur ce point que nous voyons s'éclairer la conception propre à Jésus et se manifester la révolution morale et spirituelle accomplie par le Sauveur.

En face de lui et de son oeuvre, il y a deux attitudes possibles, mais deux seulement, et ces attitudes sont adoptées par deux catégories d'hommes, opposées l'une à l'autre. --D'abord, « les justes qui n'ont pas besoin de repentance »... Nous (Lu 15:7) savons ce qu'il faut penser de cette prétendue justice, soi-disant exempte de péché. Parce qu'ils estiment ne pas avoir besoin du salut, parce qu'ils ferment volontairement les yeux sur leur situation misérable, parce qu'ils se drapent orgueilleusement dans le manteau de leur hypocrite suffisance, de tels hommes se privent du pardon et de la paix, dont ils ont tout autant besoin que les autres hommes. Pas plus que son Père céleste, Jésus, son fidèle représentant sur la terre, ne songe à violenter la liberté humaine. Il propose, mais il n'impose pas son salut. Le Sauveur ne peut rien contre le refus obstiné de ceux qui s'opposent à sa grâce. Et avec la douceur, mais aussi avec la fermeté qui le caractérisent, il déclare : « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin du médecin, mais les malades... Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs » (Mt 9:12 et suivant).

Les pharisiens refusent, et avec eux, dans tous les pays et dans tous les temps, ceux qui s'endurcissent dans leur péché et dans leur incrédulité. Tant que la lumière n'était pas venue dans le monde, la culpabilité n'existait pas, ou, du moins, elle était considérablement atténuée. Savoir la vérité et ne pas vouloir se repentir : voilà le grand crime contre Dieu, la néfaste révolte contre sa volonté sainte et miséricordieuse. « Si je n'étais pas venu et que je ne leur eusse point parlé, ils n'auraient pas de péché ; mais maintenant ils n'ont aucune excuse de leur péché » (Jn 15:22,15:24 9:41). Et, dans de multiples occasions, Jésus montre aux hommes de son pays quelles lourdes responsabilités cette incrédulité fait peser sur leurs épaules (Lu 10:13 et suivant, Mt 12:41 23:37). Cet endurcissement irrémédiable de l'âme, qui a été mise en présence de la lumière et de la grâce, mais qui s'y oppose absolument, c'est ce que Jésus appelle « le péché contre le Saint-Esprit » (Mr 3:22-30, Lu 12:10, Mt 12:22,32), « péché éternel » et pour lequel aucun pardon n'est possible, parce que, en le commettant, l'homme se ferme toute issue qui puisse le conduire à la vérité et au salut.

Mais, en face de ceux qui s'enferment dans leur irréductible opposition, il y a ceux qui acceptent et qui, humblement et simplement, reçoivent le pardon et pénètrent dans le Royaume de Dieu. Ces hommes qui arrivent au salut et à la vie éternelle appartiennent bien souvent à cette classe méprisée de Juifs que leurs compatriotes appellent « les pécheurs », ou bien ils peuvent être au nombre de ces païens pour lesquels les enfants d'Abraham professent le plus souverain mépris. Mais Jésus déclare à ceux qui se croient justes : « Je vous le dis en vérité, les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu » (Mt 21:31). Et dans la touchante parabole dite « en vue de certaines personnes se persuadant qu'elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres », Jésus montre comment le pharisien, fier de sa prétendue valeur morale et religieuse, n'a pas trouvé dans son orgueilleuse prière la paix qui descend d'En-haut, alors que le péager, « se tenant à distance, n'osant pas même lever les yeux au ciel, et se frappant la poitrine en disant : Ô Dieu, sois apaisé envers moi qui suis un pécheur ! », est retourné dans sa maison, enrichi par le pardon divin et renouvelé dans son être spirituel (Lu 18:9-14). Merveille de la grâce céleste, que les hommes ne peuvent songer à s'acquérir par leurs propres mérites, mais qu'ils trouvent dans l'aveu de leur misère. Combien Jésus a eu raison de dire, par conséquent, que les premiers seront les derniers et les derniers les premiers ! (Mt 19:30 20:16, Mr 10:31, Lu 13:30) C'est au salut que la grâce divine appelle tous les hommes. Jésus l'affirme : « Ce n'est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux qu'il se perde un seul de ces petits » (Mt 18:14). Mais pour parvenir à l'affranchissement et à la vie éternelle, il importe d'accepter le message du Sauveur, d'arriver d'abord, sous l'influence du Saint-Esprit, au sentiment véritable de notre tragique culpabilité, puis de passer par cette nouvelle naissance qui fait de nous des êtres complètement régénérés (Jn 3:1,7).

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    • Lévitique 4

      1 Yahweh spoke to Moses, saying,
      2 "Speak to the children of Israel, saying, 'If anyone sins unintentionally, in any of the things which Yahweh has commanded not to be done, and does any one of them:
      3 if the anointed priest sins so as to bring guilt on the people, then let him offer for his sin, which he has sinned, a young bull without blemish to Yahweh for a sin offering.
      4 He shall bring the bull to the door of the Tent of Meeting before Yahweh; and he shall lay his hand on the head of the bull, and kill the bull before Yahweh.
      5 The anointed priest shall take some of the blood of the bull, and bring it to the Tent of Meeting.
      6 The priest shall dip his finger in the blood, and sprinkle some of the blood seven times before Yahweh, before the veil of the sanctuary.
      7 The priest shall put some of the blood on the horns of the altar of sweet incense before Yahweh, which is in the Tent of Meeting; and he shall pour out all of rest of the blood of the bull at the base of the altar of burnt offering, which is at the door of the Tent of Meeting.
      8 He shall take all the fat of the bull of the sin offering off of it; the fat that covers the innards, and all the fat that is on the innards,
      9 and the two kidneys, and the fat that is on them, which is by the loins, and the cover on the liver, with the kidneys, he shall take away,
      10 as it is taken off of the bull of the sacrifice of peace offerings. The priest shall burn them on the altar of burnt offering.
      11 The bull's skin, all its flesh, with its head, and with its legs, its innards, and its dung,
      12 even the whole bull shall he carry forth outside the camp to a clean place, where the ashes are poured out, and burn it on wood with fire. Where the ashes are poured out it shall be burned.
      13 "'If the whole congregation of Israel sins, and the thing is hidden from the eyes of the assembly, and they have done any of the things which Yahweh has commanded not to be done, and are guilty;
      14 when the sin in which they have sinned is known, then the assembly shall offer a young bull for a sin offering, and bring it before the Tent of Meeting.
      15 The elders of the congregation shall lay their hands on the head of the bull before Yahweh; and the bull shall be killed before Yahweh.
      16 The anointed priest shall bring of the blood of the bull to the Tent of Meeting:
      17 and the priest shall dip his finger in the blood, and sprinkle it seven times before Yahweh, before the veil.
      18 He shall put some of the blood on the horns of the altar which is before Yahweh, that is in the Tent of Meeting; and the rest of the blood he shall pour out at the base of the altar of burnt offering, which is at the door of the Tent of Meeting.
      19 All its fat he shall take from it, and burn it on the altar.
      20 Thus shall he do with the bull; as he did with the bull of the sin offering, so shall he do with this; and the priest shall make atonement for them, and they shall be forgiven.
      21 He shall carry forth the bull outside the camp, and burn it as he burned the first bull. It is the sin offering for the assembly.
      22 "'When a ruler sins, and unwittingly does any one of all the things which Yahweh his God has commanded not to be done, and is guilty;
      23 if his sin, in which he has sinned, is made known to him, he shall bring as his offering a goat, a male without blemish.
      24 He shall lay his hand on the head of the goat, and kill it in the place where they kill the burnt offering before Yahweh. It is a sin offering.
      25 The priest shall take some of the blood of the sin offering with his finger, and put it on the horns of the altar of burnt offering. He shall pour out the rest of its blood at the base of the altar of burnt offering.
      26 All its fat he shall burn on the altar, like the fat of the sacrifice of peace offerings; and the priest shall make atonement for him concerning his sin, and he will be forgiven.
      27 "'If anyone of the common people sins unwittingly, in doing any of the things which Yahweh has commanded not to be done, and is guilty;
      28 if his sin, which he has sinned, is made known to him, then he shall bring for his offering a goat, a female without blemish, for his sin which he has sinned.
      29 He shall lay his hand on the head of the sin offering, and kill the sin offering in the place of burnt offering.
      30 The priest shall take some of its blood with his finger, and put it on the horns of the altar of burnt offering; and the rest of its blood he shall pour out at the base of the altar.
      31 All its fat he shall take away, like the fat is taken away from off of the sacrifice of peace offerings; and the priest shall burn it on the altar for a pleasant aroma to Yahweh; and the priest shall make atonement for him, and he will be forgiven.
      32 "'If he brings a lamb as his offering for a sin offering, he shall bring a female without blemish.
      33 He shall lay his hand on the head of the sin offering, and kill it for a sin offering in the place where they kill the burnt offering.
      34 The priest shall take some of the blood of the sin offering with his finger, and put it on the horns of the altar of burnt offering; and all the rest of its blood he shall pour out at the base of the altar.
      35 All its fat he shall take away, like the fat of the lamb is taken away from the sacrifice of peace offerings; and the priest shall burn them on the altar, on the offerings of Yahweh made by fire; and the priest shall make atonement for him concerning his sin that he has sinned, and he will be forgiven.

      Osée 6

      6 For I desire mercy, and not sacrifice; and the knowledge of God more than burnt offerings.

      Matthieu 1

      21 She shall bring forth a son. You shall call his name Jesus, for it is he who shall save his people from their sins."

      Matthieu 4

      17 From that time, Jesus began to preach, and to say, "Repent! For the Kingdom of Heaven is at hand."

      Matthieu 5

      21 "You have heard that it was said to the ancient ones, 'You shall not murder;' and 'Whoever shall murder shall be in danger of the judgment.'
      37 But let your 'Yes' be 'Yes' and your 'No' be 'No.' Whatever is more than these is of the evil one.
      48 Therefore you shall be perfect, just as your Father in heaven is perfect.

      Matthieu 6

      2 Therefore when you do merciful deeds, don't sound a trumpet before yourself, as the hypocrites do in the synagogues and in the streets, that they may get glory from men. Most certainly I tell you, they have received their reward.
      5 "When you pray, you shall not be as the hypocrites, for they love to stand and pray in the synagogues and in the corners of the streets, that they may be seen by men. Most certainly, I tell you, they have received their reward.
      12 Forgive us our debts, as we also forgive our debtors.
      21 for where your treasure is, there your heart will be also.

      Matthieu 7

      3 Why do you see the speck that is in your brother's eye, but don't consider the beam that is in your own eye?
      5 You hypocrite! First remove the beam out of your own eye, and then you can see clearly to remove the speck out of your brother's eye.
      11 If you then, being evil, know how to give good gifts to your children, how much more will your Father who is in heaven give good things to those who ask him!
      16 By their fruits you will know them. Do you gather grapes from thorns, or figs from thistles?
      18 A good tree can't produce evil fruit, neither can a corrupt tree produce good fruit.
      21 Not everyone who says to me, 'Lord, Lord,' will enter into the Kingdom of Heaven; but he who does the will of my Father who is in heaven.

      Matthieu 9

      2 Behold, they brought to him a man who was paralyzed, lying on a bed. Jesus, seeing their faith, said to the paralytic, "Son, cheer up! Your sins are forgiven you."
      6 But that you may know that the Son of Man has authority on earth to forgive sins..." (then he said to the paralytic), "Get up, and take up your mat, and go up to your house."
      10 It happened as he sat in the house, behold, many tax collectors and sinners came and sat down with Jesus and his disciples.
      12 When Jesus heard it, he said to them, "Those who are healthy have no need for a physician, but those who are sick do.
      13 But you go and learn what this means: 'I desire mercy, and not sacrifice,' for I came not to call the righteous, but sinners to repentance. "

      Matthieu 12

      22 Then one possessed by a demon, blind and mute, was brought to him and he healed him, so that the blind and mute man both spoke and saw.
      23 All the multitudes were amazed, and said, "Can this be the son of David?"
      24 But when the Pharisees heard it, they said, "This man does not cast out demons, except by Beelzebul, the prince of the demons."
      25 Knowing their thoughts, Jesus said to them, "Every kingdom divided against itself is brought to desolation, and every city or house divided against itself will not stand.
      26 If Satan casts out Satan, he is divided against himself. How then will his kingdom stand?
      27 If I by Beelzebul cast out demons, by whom do your children cast them out? Therefore they will be your judges.
      28 But if I by the Spirit of God cast out demons, then the Kingdom of God has come upon you.
      29 Or how can one enter into the house of the strong man, and plunder his goods, unless he first bind the strong man? Then he will plunder his house.
      30 "He who is not with me is against me, and he who doesn't gather with me, scatters.
      32 Whoever speaks a word against the Son of Man, it will be forgiven him; but whoever speaks against the Holy Spirit, it will not be forgiven him, neither in this age, nor in that which is to come.
      34 You offspring of vipers, how can you, being evil, speak good things? For out of the abundance of the heart, the mouth speaks.
      39 But he answered them, "An evil and adulterous generation seeks after a sign, but no sign will be given it but the sign of Jonah the prophet.
      41 The men of Nineveh will stand up in the judgment with this generation, and will condemn it, for they repented at the preaching of Jonah; and behold, someone greater than Jonah is here.

      Matthieu 13

      19 When anyone hears the word of the Kingdom, and doesn't understand it, the evil one comes, and snatches away that which has been sown in his heart. This is what was sown by the roadside.
      28 "He said to them, 'An enemy has done this.' "The servants asked him, 'Do you want us to go and gather them up?'
      39 The enemy who sowed them is the devil. The harvest is the end of the age, and the reapers are angels.
      41 The Son of Man will send out his angels, and they will gather out of his Kingdom all things that cause stumbling, and those who do iniquity,

      Matthieu 15

      19 For out of the heart come forth evil thoughts, murders, adulteries, sexual sins, thefts, false testimony, and blasphemies.

      Matthieu 16

      4 An evil and adulterous generation seeks after a sign, and there will be no sign given to it, except the sign of the prophet Jonah." He left them, and departed.
      23 But he turned, and said to Peter, "Get behind me, Satan! You are a stumbling block to me, for you are not setting your mind on the things of God, but on the things of men."

      Matthieu 18

      6 but whoever causes one of these little ones who believe in me to stumble, it would be better for him that a huge millstone should be hung around his neck, and that he should be sunk in the depths of the sea.
      7 "Woe to the world because of occasions of stumbling! For it must be that the occasions come, but woe to that person through whom the occasion comes!
      14 Even so it is not the will of your Father who is in heaven that one of these little ones should perish.

      Matthieu 19

      16 Behold, one came to him and said, "Good teacher, what good thing shall I do, that I may have eternal life?"
      26 Looking at them, Jesus said, "With men this is impossible, but with God all things are possible."
      30 But many will be last who are first; and first who are last.

      Matthieu 20

      16 So the last will be first, and the first last. For many are called, but few are chosen."
      28 even as the Son of Man came not to be served, but to serve, and to give his life as a ransom for many."

      Matthieu 21

      31 Which of the two did the will of his father?" They said to him, "The first." Jesus said to them, "Most certainly I tell you that the tax collectors and the prostitutes are entering into the Kingdom of God before you.

      Matthieu 23

      2 saying, "The scribes and the Pharisees sat on Moses' seat.
      3 All things therefore whatever they tell you to observe, observe and do, but don't do their works; for they say, and don't do.
      5 But all their works they do to be seen by men. They make their phylacteries broad, enlarge the fringes of their garments,
      14 "But woe to you, scribes and Pharisees, hypocrites! Because you shut up the Kingdom of Heaven against men; for you don't enter in yourselves, neither do you allow those who are entering in to enter.
      23 "Woe to you, scribes and Pharisees, hypocrites! For you tithe mint, dill, and cumin, and have left undone the weightier matters of the law: justice, mercy, and faith. But you ought to have done these, and not to have left the other undone.
      37 "Jerusalem, Jerusalem, who kills the prophets, and stones those who are sent to her! How often I would have gathered your children together, even as a hen gathers her chicks under her wings, and you would not!

      Marc 1

      4 John came baptizing in the wilderness and preaching the baptism of repentance for forgiveness of sins.

      Marc 2

      15 It happened, that he was reclining at the table in his house, and many tax collectors and sinners sat down with Jesus and his disciples, for there were many, and they followed him.
      16 The scribes and the Pharisees, when they saw that he was eating with the sinners and tax collectors, said to his disciples, "Why is it that he eats and drinks with tax collectors and sinners?"
      17 When Jesus heard it, he said to them, "Those who are healthy have no need for a physician, but those who are sick. I came not to call the righteous, but sinners to repentance."

      Marc 3

      22 The scribes who came down from Jerusalem said, "He has Beelzebul," and, "By the prince of the demons he casts out the demons."
      23 He summoned them, and said to them in parables, "How can Satan cast out Satan?
      24 If a kingdom is divided against itself, that kingdom cannot stand.
      25 If a house is divided against itself, that house cannot stand.
      26 If Satan has risen up against himself, and is divided, he can't stand, but has an end.
    • Lévitique 4

      Osée 6

      Matthieu 1

      21 Elle donnera naissance à un fils, tu l’appelleras Jésus (c’est-à-dire Sauveur). C’est lui, en effet, qui sauvera son peuple de ses péchés.

      Matthieu 4

      17 À partir de ce moment, Jésus se mit à prêcher en public. Le message qu’il proclamait peut se résumer ainsi : — Changez, car le règne des cieux est tout proche.

      Matthieu 5

      21 Vous savez bien quels commandements ont été transmis à nos ancêtres : Tu ne commettras pas de meurtre. Si quelqu’un a commis un meurtre, il en répondra devant le tribunal et sera condamné.
      37 Dites simplement « Oui » si c’est oui, « Non » si c’est non. Tous ces serments qu’on y ajoute viennent du diable. —
      48 Vous donc, soyez parfaits tout comme votre Père céleste est parfait.

      Matthieu 6

      2 Si donc tu donnes quelque chose aux pauvres, ne va pas le claironner partout. Ce sont les hypocrites qui agissent ainsi dans les synagogues et dans les rues, pour que les autres chantent leurs louanges. Oui, vraiment, je vous l’assure : leur récompense, ils l’ont d’ores et déjà reçue.
      5 Et quand vous priez, n’imitez pas ces hypocrites qui aiment à se mettre bien en vue pour faire leur prière dans les synagogues et aux carrefours des rues. Ils tiennent à se faire remarquer par tout le monde. Vraiment, je vous l’assure : leur récompense, ils l’ont d’ores et déjà reçue !
      12 Pardonne-nous nos torts envers toi, comme nous avons nous-mêmes pardonné à ceux qui avaient des torts envers nous.
      21 Car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur.

      Matthieu 7

      3 Pourquoi concentres-tu tes regards sur la poussière de sciure que tu as remarquée dans l’œil de ton frère… alors que tu ne te rends pas compte qu’il y a une grosse poutre dans le tien ?
      5 Hypocrite, va ! Commence donc par retirer la poutre de ton œil ! Alors, tu y verras assez clair pour ôter la sciure de l’œil de ton frère.
      11 Si donc, tout mauvais que vous êtes, vous savez néanmoins donner à vos enfants ce qui est bon pour eux, à plus forte raison votre Père céleste donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.
      16 Comment les reconnaître ? Aux résultats de leurs actes. Est-ce que vous allez cueillir du raisin aux buissons d’épines, ou récolter des figues sur des ronces ?
      18 Il est impossible qu’un arbre sain porte de mauvais fruits ou qu’un arbre malade produise de bons fruits.
      21 Pour entrer dans le royaume des cieux, il ne suffit pas de me dire : « Seigneur ! Seigneur ! », il faut accomplir la volonté de mon Père céleste.

      Matthieu 9

      2 Alors, on lui présenta un homme paralysé, couché sur une civière. En voyant la confiance de ces gens qui s’adressaient à lui, Jésus dit au paralysé : — Prends courage, mon fils, tes péchés te sont pardonnés.
      6 Eh bien, sachez que le Fils de l’homme a les pleins pouvoirs sur la terre pour accorder le pardon des péchés. C’est pourquoi, poursuivit-il en s’adressant au paralytique, lève-toi, prends ta civière et rentre chez toi.
      10 Un peu plus tard, Jésus était invité à dîner chez lui. Beaucoup de collecteurs de taxes et de gens aux mœurs douteuses étaient venus se mettre à table avec lui et ses disciples.
      12 Mais Jésus, qui les avait entendus, leur dit : — Ceux qui sont en bonne santé peuvent se passer de médecin, mais les malades en ont besoin.
      13 Allez donc chez vous et réfléchissez sur le sens de cette parole : Ce qui me fait plaisir, c’est l’amour que vous aurez les uns envers les autres, et non pas que vous m’offriez des sacrifices d’animaux. Car je ne suis pas venu appeler les gens vertueux et respectables, mais ceux qui vivent dans le péché.

      Matthieu 12

      22 On lui amena aussi, à la même époque, un homme qui était sous l’emprise d’un mauvais esprit qui le rendait aveugle et muet. Jésus le guérit, et l’homme put de nouveau parler et voir.
      23 La foule, bouleversée, disait dans un transport d’admiration : — Cet homme ne serait-il pas le Fils de David (le Messie promis) ?
      24 Quand les pharisiens apprirent ce qu’on disait de lui, ils déclarèrent : — Si cet homme chasse les démons, c’est parce qu’il a partie liée avec Béelzébul, le chef des démons.
      25 Mais Jésus, pénétrant leurs pensées, leur dit : — Un pays déchiré par la guerre civile court à sa ruine. Aucune ville, aucune famille intérieurement divisée ne saurait se maintenir.
      26 Si donc Satan se met à chasser Satan, il se bat contre lui-même ; comment alors son royaume intérieurement divisé pourra-t-il se maintenir ?
      27 D’ailleurs, si moi je chasse les démons par Béelzébul, qui donc donne à vos disciples le pouvoir de les chasser ? Ils pourront peut-être vous répondre et résoudre la question à votre place.
      28 Mais si, au contraire, c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, c’est donc que Dieu a commencé à étendre son règne jusqu’à vous !
      29 Ou encore, comment quelqu’un pourrait-il pénétrer dans la maison d’un homme fort et faire main basse sur tout ce qu’il possède s’il n’a pas, tout d’abord, ligoté cet homme fort ? Mais s’il l’a fait, il peut mettre toute la maison à sac.
      30 Celui qui n’est pas pour moi est contre moi et celui qui ne se joint pas à moi pour rassembler, disperse.
      32 Si quelqu’un contredit le Fils de l’homme, il recevra le pardon, mais si quelqu’un contredit (la conviction intérieure que lui donne) l’Esprit saint, cela ne lui sera pas pardonné, ni dans la vie présente ni dans le monde à venir. —
      34 Espèces de vipères ! Comment pourriez-vous prononcer de bonnes paroles alors que vous êtes mauvais ? Car les paroles dépendent de ce qui remplit le cœur : c’est le trop-plein de l’être profond qui jaillit des lèvres.
      39 Il répondit en disant : — Voilà bien les hommes d’aujourd’hui ! Ils font le mal, ils tournent le dos à Dieu, mais ils réclament un signe ! En fait de signe, le seul qui leur sera accordé sera celui du prophète Jonas.
      41 Au jour du jugement, les habitants de Ninive se lèveront pour témoigner contre les hommes d’aujourd’hui et ils les feront condamner, car eux, ils ont changé de vie en réponse à la prédication de Jonas. Eh bien, il y a ici plus que Jonas !

      Matthieu 13

      19 Chaque fois qu’un homme entend le message qui nous parle du règne (de Dieu) et ne s’en pénètre pas, le malin accourt et s’empare de ce qui a été semé dans son cœur. Voilà celui qui a reçu la semence « au bord du chemin ».
      28 Il leur répondit : — C’est un coup de quelqu’un qui m’en veut. Alors, les serviteurs demandèrent : — Veux-tu donc que nous allions arracher cette mauvaise herbe ? —
      39 L’ennemi qui a semé les mauvaises graines, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges.
      41 le Fils de l’homme enverra ses anges et ils élimineront de son royaume tous ceux qui incitent d’autres à pécher et tous ceux qui contreviennent à l’ordre de Dieu.

      Matthieu 15

      19 En effet, c’est du cœur de l’homme que proviennent les mauvaises pensées qui mènent au meurtre, à l’adultère, aux liaisons dépravées, au vol, aux faux témoignages, aux calomnies, aux injures contre Dieu.

      Matthieu 16

      4 Quelle race perverse ! Elle tourne le dos à Dieu, mais elle réclame de lui des signes et des miracles ! Un signe… il n’en sera pas donné d’autre que celui du prophète Jonas. Là-dessus, il les quitta et partit de là.
      23 Mais Jésus, se retournant, lui dit : — Va-t’en ! Arrière, tentateur, porte-parole de Satan ! Tu me tends un piège ! Tu veux me faire hésiter sur le chemin à prendre et me détourner (de celui que Dieu a fixé pour moi), car tu vois les choses du point de vue des hommes, et non de celui de Dieu.

      Matthieu 18

      6 Si quelqu’un devait faire tomber dans le péché l’un de ces petits qui ont placé leur foi en moi et l’inciter à pécher, il s’en tirerait à meilleur compte si on lui attachait au cou une de ces pierres de meule que font tourner les ânes, et si on le précipitait au fond de la mer.
      7 Quel malheur pour le monde qu’il y ait tant de choses qui heurtent les consciences et poussent les hommes à pécher ! Certes, il est inévitable que des tentations surviennent, mais malheur à celui qui provoque de telles chutes !
      14 Il en est exactement de même pour votre Père céleste : il ne veut pas qu’un seul de ces « petits » se perde. —

      Matthieu 19

      16 Alors, un homme s’approcha de lui et lui demanda : — Maître, qu’est-ce que je dois faire de bon pour m’assurer la vie éternelle ? —
      26 Jésus les regarda droit dans les yeux et leur dit : — Oui, cela est tout à fait impossible aux hommes, mais à Dieu, tout est possible.
      30 Mais beaucoup de ceux qui sont maintenant les premiers seront parmi les derniers, et beaucoup de ceux qui sont maintenant les derniers seront les premiers.

      Matthieu 20

      16 Voilà comment les derniers seront les premiers et les premiers seront les derniers.
      28 tout comme le Fils de l’homme, qui n’est pas venu pour se faire servir par les autres, mais pour servir lui-même et donner sa vie pour payer la rançon de beaucoup d’hommes.

      Matthieu 21

      31 Lequel des deux a fait la volonté de son père ? — C’est le premier, répondirent-ils. Et Jésus ajouta : — Vraiment, je vous l’assure : les voleurs et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu.

      Matthieu 23

      2 Moïse vous a transmis la loi de Dieu. Les interprètes de la loi et les pharisiens sont chargés de l’expliquer.
      3 Faites donc tout ce qu’ils vous disent et réglez votre conduite d’après leur enseignement, mais gardez-vous bien de prendre modèle sur leurs actes, car ils parlent d’une manière et ils agissent d’une autre.
      5 Tout ce qu’ils font, ils le font pour la parade : ils veulent absolument se faire remarquer par les hommes. Ainsi, par exemple, leurs boîtes à versets qu’ils portent pendant la prière sont plus grandes que celles des autres, les lanières qui les attachent sont plus larges, les franges de leurs manteaux plus longues.
      14 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, car vous dépouillez les pauvres veuves de leurs biens, sous prétexte de faire (pour elles) de longues prières. Le châtiment que vous subirez n’en sera que plus sévère.
      23 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Vous vous acquittez méticuleusement de la dîme des plus petites herbes de votre jardin, menthe, anis et cumin, mais vous laissez complètement de côté ce qu’il y a de plus important dans la loi, c’est-à-dire une vie conforme à la volonté de Dieu empreinte de bonté et de foi. Voilà ce qu’il fallait pratiquer… sans négliger le reste.
      37 Ah ! Jérusalem ! Jérusalem ! Toi qui fais mourir les prophètes et qui tues à coups de pierres ceux que Dieu t’envoie ! Combien de fois j’ai voulu rassembler tes habitants auprès de moi comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes ! Mais vous ne l’avez pas voulu !

      Marc 1

      4 (Réalisant cette prophétie,) Jean-Baptiste se trouvait dans la steppe inhabitée (des bords du Jourdain). Il prêchait et demandait à ceux qui venaient : — Faites-vous baptiser pour indiquer que vous voulez changer de vie, et Dieu vous pardonnera vos péchés.

      Marc 2

      15 Puis Jésus fut invité à manger dans la maison de Lévi. Il était à table avec un grand nombre de collègues de Lévi, de ces péagers de mauvaise réputation, ainsi que d’autres gens à la réputation douteuse, car ces gens-là étaient nombreux à l’accompagner.
      16 Se trouvaient là quelques interprètes de la loi, du parti des pharisiens. En le voyant manger en pareille compagnie, avec des pécheurs et des employés du péage, ils s’adressèrent à ses disciples : — Comment votre maître peut-il manger avec ces péagers et pécheurs ?
      17 Jésus entendit leurs propos et leur dit : — Ceux qui sont en bonne santé peuvent se passer de médecin, mais ce sont les malades qui en ont besoin. Je suis venu appeler à la conversion ceux qui vivent dans le péché, et non pas les gens pieux et respectables.

      Marc 3

      22 Les interprètes de la loi venus de Jérusalem discutaient et disaient qu’il était sous l’emprise de Béelzébul. Il pouvait chasser les démons, prétendaient-ils, parce qu’il avait partie liée avec leur chef.
      23 Alors, Jésus les appela et leur répondit en employant des images : — Vous dites que Satan chasse Satan. Comment vous expliquez-vous cela ?
      24 Si un État connaît des dissensions intérieures et la guerre civile, ce pays ne pourra pas se maintenir.
      25 Si les membres d’une même famille sont divisés entre eux et se battent les uns contre les autres, cette famille ne pourra pas subsister.
      26 Si donc Satan se soulève contre lui-même, si son royaume est divisé, il ne peut pas se maintenir, et ses jours sont comptés.
    • Lévitique 4

      1

      L'offrande pour le péché involontaire, commis par le sacrificateur. (Lévitique 4:1-12)
      L'offrande pour le péché involontaire, commis par toute l'assemblée. (Lévitique 4:13-21)
      L'offrande pour le péché involontaire, commis par un chef. (Lévitique 4:22-26)
      L'offrande pour le péché involontaire, commis par quelqu'un du peuple. (Lévitique 4:27-35)

      Les offrandes brûlées, celles d'actions de grâce et les autres, ont été offertes, avant que la loi ne soit écrite, sur le mont Sinaï ; les patriarches, convaincus de la gravité du péché, voulaient en obtenir l'expiation. Mais le peuple Juif cherchait désormais, à son tour, à obtenir l'expiation de ses iniquités, par le biais des sacrifices : c'était en quelque sorte une image du sacrifice parfait, à venir, de Christ ; en ce futur Sacrifice, où Jésus s'est offert volontairement, le péché a été effacé.

      On suppose que les fautes mentionnées dans ce texte ont été commises au vu de tout le peuple. Il peut s'agir de délits que les Israélites ne devaient pas commettre. Les omissions sont parfois des péchés dignes d'être jugés : ce qui n'a pas été fait un jour, peut être réparé éventuellement plus tard ; mais un péché commis laisse des traces indélébiles.

      Les péchés mentionnés ici, ont peut être été commis par ignorance. Le texte mentionne en premier, ceux commis par les sacrificateurs. Il est évident que Dieu n'a jamais eu de serviteurs infaillibles en Son église, ici-bas : même le souverain sacrificateur était capable de chuter par ignorance !

      Toutes les prétentions inhérentes à une conduite parfaite sont manifestement une marque de l'Antéchrist. La bête qui était sacrifiée était mise hors du camp, pour être brûlée parmi les cendres. C'est une image de la repentance, rejetant les péchés, telles des choses détestables, que nos âmes doivent haïr. L'offrande était faite pour le péché. Ce que le peuple faisait à cette époque, nous devons le faire, pour nos péchés ; le corps du péché doit être détruit, Romains 6:6. L'apôtre rappelle cette image des sacrifices, en mentionnant celui parfait, de Christ, Heb 13:11-13.

      13 Si les conducteurs commettaient une faute, par l'intermédiaire du peuple, une offrande devait être faite, afin que la colère divine ne tombe pas sur les Israélites. Quand les sacrifices étaient offerts, les personnes concernées posaient leurs mains sur la victime expiatoire, tout en confessant leurs péchés. Les anciens devaient faire la même chose, quand les sacrifices étaient offerts pour expier les fautes communes à toute l'assemblée. La charge du péché était supportée par l'animal innocent. Quand l'offrande était terminée, il est indiqué dans le texte que l'expiation était faite et que le péché était pardonné.

      Le salut dans l'église est opéré grâce au sacrifice parfait de Christ, le Médiateur !

      22 Ceux qui dirigent les autres dans leur travail, sont responsables comme tous, devant l'Éternel, de leurs propres péchés. Tout péché, commis involontairement par un responsable, doit être indiqué à ce dernier, soit par l'examen de sa propre conscience, soit par les reproches de son entourage ; même le plus élevé des conducteurs devait se plier à cette règle et être reconnaissant envers les autres pour leur aide. Voici le genre de prière journalière que nous devrions tous faire : « Montre-moi, Seigneur, ce que je suis incapable de discerner, indique-moi mon égarement, mon ignorance ; si malgré tout, je tombe dans le péché, aide-moi à ne pas rester passif » !
      27 Ce texte décrit la procédure pour l'offrande de quelqu'un du peuple. Si, après avoir commis une faute par ignorance, éventuellement après avoir été tenté, nous voulons avoir notre péché expié, la seule solution se trouve en Christ, mort pour nous. Même les péchés commis par ignorance ont en effet besoin d'être expiés par un sacrifice ; les plus graves de ces péchés, comme les plus insignifiants, concernent la Justice divine. Personne n'échappe à cette loi, le riche comme le pauvre ; ils sont pécheurs tous deux, tout en étant au bénéfice du sacrifice de Jésus-Christ. Tous ces préceptes, relatifs aux offrandes pour les péchés, nous sensibilisent à haïr ces derniers et à rester vigilant à leur égard ; cela met aussi en valeur le sacrifice de Christ, « La » véritable Offrande, dont seul le sang est capable d'expier l'iniquité, d'une manière absolument parfaite, comparée à celle offerte par le sang des taureaux ou des chèvres.

      Si nous rejetons ce salut en Christ, malgré le fait d'avoir la Bible en mains, nous sommes victimes de notre orgueil, de notre paresse et de notre négligence. Nous avons souvent besoin de nous examiner nous-mêmes, par le biais de l'étude scrupuleuse des Écritures et de prières ferventes, étant persuadés que Dieu et l'Esprit peuvent nous convaincre. De cette façon, nous serons alors capables de détecter nos péchés commis par ignorance et d'en obtenir ensuite le pardon, par le sang de Christ.

      Osée 6

      Matthieu 1

      Matthieu 4

      Matthieu 5

      21 Les docteurs juifs enseignaient que rien n’était interdit dans le sixième commandement, à l’exception du meurtre. En fait, ils étaient loin de la signification spirituelle de ce commandement. Christ en a montré la pleine signification : le fait de savoir que nous devrons être jugés plus tard, doit influencer notre conduite actuelle.

      Toute colère irréfléchie est en réalité un « meurtre » du cœur. Par le terme « frère », mentionné au verset Matthieu 5:22*, nous devons comprendre toute personne, même si elle n'est pas de notre parenté, car nous sommes tous faits de la même manière.

      « Raca », est une parole pleine de mépris, elle est proférée par l’orgueil ; le mot « insensé », quant à lui, exprime la rancune, la haine en est l’origine. Les calomnies et les accusations malveillantes sont des poisons lents et sournois. Christ dit à ces Juifs, que le peu d’importance qu'ils attachaient à ces péchés, les amènerait certainement en jugement, afin que justice soit faite.

      Nous devons veiller à être en paix avec tous nos frères et leur manifester un amour qui soit digne de Christ ; si parfois il y a querelle, suite à une mauvaise parole ou conduite, nous devons alors confesser rapidement notre manquement, en nous humiliant devant notre frère ; si nous persistons à rester sur nos positions, nous sommes « indignes » d’une sainte communion avec Dieu, conformément à Ses saintes Ordonnances.

      Quand nous nous préparons à rencontrer spirituellement le Seigneur, il est bon de nous examiner nous-mêmes au préalable. Les paroles de ce texte peuvent parfaitement s’appliquer à notre propre existence, en ce qui concerne notre réconciliation avec Dieu, par le biais de Christ !

      Tant que nous sommes en vie, ici-bas, nous sommes sur le « chemin du Trône du Jugement » ; après notre mort tout sera consommé...

      Quand nous considérons toute l'importance de cet enseignement, conjugué à l’incertitude de la vie, nous devons mesurer combien il est nécessaire de rechercher sans tarder, la Paix avec Dieu !

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      Matthieu 6

      5 Tous ceux qui disent appartenir à Christ, pratiquent la prière. De même qu’il est impossible de trouver un homme vivant dépourvu de respiration, on ne peut rencontrer un chrétien « vivant spirituellement » et ne priant jamais. Si la prière est absente, il en sera de même pour la Grâce.

      Au sujet de la prière, les Scribes et les Pharisiens étaient coupables de deux grandes fautes : ils cherchaient vainement à se faire remarquer et répétaient sans cesse les mêmes textes. Au verset cinq, Jésus annonce : « en vérité, je vous dis : ils reçoivent leur récompense » ; si au cours d’un acte aussi important que la prière, acte qui nous permet de nous adresser directement à Dieu, nous recherchons, par nos paroles, la moindre considération des autres, il est logique que nous recevions en de tels cas, notre récompense immédiate. Il n'y a pas de secret : au cours de nos prières, mêmes les plus brèves, Dieu observe notre attitude !

      Quand Dieu nous récompense, c’est en fait le résultat de la Grâce, et non celui d'une dette ; quel mérite peut-on avoir, en demandant quelque chose au Père ? S'Il ne donne pas à Son peuple ce que ce dernier Lui demande, c'est parce qu'Il sait pertinemment qu'il n'en a aucun besoin, et qu’il n’en tirerait rien.

      Dieu est loin d'être étonné par la longueur ou la quantité de paroles qui peuvent constituer nos prières ; les intercessions les plus pertinentes sont celles qui sont faites avec des « gémissements » qui ne peuvent être exprimés en public.

      Examinons soigneusement la structure réelle des prières que nous devons adresser au ciel, et apprenons chaque jour, de Christ, comment prier !

      Matthieu 7

      21 Christ indique dans ce texte, qu'il ne sera pas suffisant de Le considérer en tant que Maître, uniquement, en parole ou par notre témoignage. En fait, il est essentiel, pour notre joie spirituelle, que nous croyons en Lui, que nous nous repentions du péché, que nous vivions une vie sainte et que nous nous aimions les uns les autres.

      C’est là, la volonté du Seigneur, Il désire notre sanctification. Prenons bien soin de ne pas nous contenter des privilèges spirituels que l’on peut rencontrer ici-bas et des œuvres que nous pourrions accomplir pour Lui, de peur de nous tromper ou de nous mentir à nous-mêmes, et de périr pour l'éternité, là où va le monde...

      Que tous ceux qui invoquent le Nom de Christ, s’écartent de tout péché. Pour les autres, leur « piété » ne repose que sur ce qu’ils ont vainement entendu, ils ne vont pas plus loin ; ils n’ont acquis que de vagues notions stériles.

      Ces deux catégories d'auditeurs du message de l’évangile, sont représentées, sous forme imagée, par deux constructeurs de maisons. Cette parabole nous enseigne à entendre et à mettre en pratique les paroles du Seigneur Jésus : certaines peuvent paraître dures, pour ce qui concerne notre vie ici-bas, mais elles doivent être écoutées et mises en pratique. Christ représente « Le » fondement, et tout élément hors de Sa Personne, n’est que du « sable ».

      Certains bâtissent leurs espoirs sur la prospérité du monde ; d'autres sur une manifestation extérieure de leur religion. Ils « s'aventurent » dans ce type de manifestations ; en fait, tout cela n’est que du « sable », trop fragile pour supporter une solide structure, telle que notre espérance d’aller au ciel.

      Une « tempête » viendra inexorablement éprouver les œuvres de chacun. Quand Dieu sépare l'âme du corps, où demeure l'espoir de l'hypocrite ? Sa maison est tombée sous la tempête, alors que ce bâtisseur avait le plus besoin d'elle, espérant qu'elle serait pour lui un refuge. Elle est tombée et il était trop tard pour en construire une autre...

      Puisse le Seigneur faire de nous de sages « bâtisseurs » pour l'éternité. Rien ne nous séparera alors de l'Amour de Jésus-Christ !

      Les multitudes étaient étonnées par la Sagesse et par la Puissance de l’enseignement du Seigneur. Aussi souvent que nous lirons Ses Paroles, elles resteront pour nous, toujours nouvelles. Chacune révèle que son Auteur est Divin !

      Soyons de plus en plus décidés et appliqués à faire de chacun de ces enseignements bénis et ces grâces spirituelles, le sujet principal de nos pensées, pendant des semaines entières. N’errons pas dans de vains désirs confus, par lesquels nous touchons à tout, mais qui ne nous apportent rien !

      Matthieu 9

      10 Quelques temps après avoir été appelé par Jésus, Matthieu chercha à amener ses anciens collègues de travail, pour qu’ils entendent le Seigneur. Il savait, par expérience, ce que la Grâce de Christ pouvait faire, et il ne désespérait pas au sujet de ces hommes.

      Ceux qui sont réellement amenés à Christ, ne peuvent que désirer que d'autres y viennent aussi. Ceux qui estiment que leur âme n’est pas malade, n'accueillent pas avec plaisir le « Médecin spirituel ». C’était le cas des Pharisiens ; ils méprisaient Christ parce qu'ils s'estimaient intègres ; mais les publicains, pauvres et pécheurs, ressentirent qu'ils manquaient manifestement d'instruction spirituelle.

      Il est facile, et trop commun, de mal interpréter les meilleures paroles et actions des autres. On peut suspecter, sans grand risque de se tromper, que ceux qui ne sont pas au bénéfice de la Grâce de Dieu, ne soient pas satisfaits que d'autres l'obtiennent.

      Quand, dans ce texte, nous voyons Christ converser avec des pécheurs, nous savons qu’Il agit par pure Miséricorde ; promouvoir la conversion des âmes est le plus grand acte de compassion.

      L'appel de l'évangile est un appel à la repentance ; un appel qui nous invite à changer notre esprit, à changer nos voies.

      Si les hommes n'avaient pas été pécheurs, Christ n’aurait pas eu à venir parmi eux. Examinons-nous, afin de nous assurer que notre « maladie spirituelle » a disparu et que nous avons appris à suivre les directives de notre « grand Médecin » !

      Matthieu 12

      22 Quand une âme est sous le pouvoir de Satan, elle est captive et ne peut discerner Dieu, elle reste incrédule, face au trône de grâce ; elle ne voit rien, et ne peut rien dire sur tout ce qui touche le ciel. Satan aveugle ses victimes par l'incrédulité, il scelle fermement les lèvres désireuses de prier.

      Plus le peuple magnifiait Christ, plus les pharisiens étaient désireux de L'avilir. Il est évident que si Satan avait aidé Jésus à chasser les démons, le royaume de l'enfer aurait été divisé contre lui-même ! Comment aurait-il pu alors encore subsister ?

      Si les pharisiens annoncèrent que Jésus guérit le démoniaque « par le prince des démons », ils ne purent pas prouver que leurs fils (leurs disciples) chassèrent des mauvais esprits par tout autre pouvoir.

      Deux forces sont opposées ici-bas : quand des esprits impurs sont chassés d’une âme par le Saint-Esprit, lors de la conversion d’un pécheur, pour qu’il se dirige vers une vie de foi et d'obéissance, le Royaume de Dieu est alors proche. Tous ceux qui ne participent pas ou qui ne se réjouissent pas d’un tel changement (la conversion) sont contre Christ !

      Matthieu 13

      Matthieu 15

      Matthieu 16

      Matthieu 18

      7 Quand on considère, d’une part, la ruse et la malice de Satan, et d’autre part, la faiblesse et la dépravation de l’homme, les scandales ne peuvent qu’être inévitables. Dieu, dans Sa Sainteté et Sa Sagesse, en autorise l’existence, afin que ceux qui sont sincères et droits dans leur conduite, puissent être distingués de ceux qui ne le sont pas.

      Puisqu'il nous est dit dans l’Écriture, qu'il y aura des séducteurs, des tentateurs, des persécuteurs, et de mauvais exemples, soyons sur nos gardes ! Nous devons, dans la limite de la légalité, renoncer à tout ce que pourrait nous entraîner dans la voie du péché. Les occasions qui mènent à l’iniquité doivent être évitées. Si nous vivons selon « la chair », nous mourrons. Si, par le biais de l'Esprit, nous mortifions les actions du corps, nous vivrons !

      Christ est venu dans le monde pour sauver les âmes ; Il agira sévèrement à l’encontre de ceux qui entravent le progrès que pourraient faire ceux qui « tournent leur visage » vers les cieux. Détournerions-nous notre attention de ceux que le Fils de Dieu est venu chercher et sauver ? Un père prend soin de tous ses enfants, de plus, il éprouve une tendresse particulière pour les plus petits...

      Matthieu 19

      16 Christ savait que la cupidité était le péché qui assaillait vraiment ce jeune homme ; ce dernier avait obtenu honnêtement tous ses biens, et ne pouvait donc se résoudre à s'en séparer de gaieté de cœur : cette attitude, compte tenu de ses paroles, démontrait une certaine hypocrisie...

      Les promesses de Christ facilitent l’obéissance à Ses préceptes, et rendent Son joug agréable à supporter ; cependant la promesse faite dans ce texte était comme beaucoup d’autres, une véritable épreuve de foi pour ce jeune homme : elle encourageait son exercice à la charité, en même temps que son mépris du monde.

      Le fait de suivre Christ, exige que nous appliquions dûment Ses ordonnances, que nous suivions strictement Son exemple, et que nous nous soumettions avec joie à Ses directives : ceci par amour pour Lui, et dans une complète dépendance de Sa Personne.

      Vendre nos biens et tout donner aux pauvres ne sert à rien, quant à l’acquisition de notre salut, par contre c’est conforme à la voie que nous demande de suivre Christ.

      L'évangile est le seul remède pour les pécheurs perdus. Beaucoup s'abstiennent de céder à des vices pernicieux, sans toutefois s'occuper de leurs obligations spirituelles envers Dieu.

      Des milliers d'exemples de désobéissance, qu’il s’agisse de mauvaises pensées, de paroles, et d’actions, sont cités dans la Parole de Dieu. Beaucoup abandonnent ainsi Christ, préférant le monde présent ; ils ressentent certaines convictions et désirs de s’approcher du Seigneur, mais ils repartent tout tristes, peut-être désabusés.

      Il convient de nous examiner quant à notre obéissance aux principes enseignés dans ce texte : le Seigneur nous demandera des comptes...

      Matthieu 20

      Matthieu 21

      Matthieu 23

      Marc 1

      Marc 2

      Marc 3

      22 Il était manifeste que l’enseignement de Christ allait directement à l’encontre du pouvoir du diable : il était vraiment évident que la libération des personnes possédées confirmait cette doctrine. Cependant Satan ne pouvait pas supporter un tel résultat...

      Christ donna un terrible avertissement aux scribes, qui prononçaient des paroles dangereuses contre Lui. Les promesses de l’évangile sont véridiques : elles concernent le pardon des plus grands péchés, quels qu’en soient les auteurs, à l’exception du blasphème contre le Saint Esprit, ce Dernier devant « descendre » après que Jésus soit monté au ciel.

      L'hostilité des inconvertis, à l’encontre des croyants, est manifeste : ils prétendent que ces derniers accomplissent l'œuvre de Satan, quand ils amènent des pécheurs à la repentance, vers une nouveauté de vie.

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