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PENTECÔTE

Une des grandes fêtes juives, devenue une fête chrétienne. Son nom est grec : pentecostè ; il date du judaïsme postérieur et signifie littéralement « le cinquantième » (sous-ent., jour), parce qu'on célébrait cette fête cinquante jours après celle de la Pâque.

1.

La fête de Pentecôte s'appelait primitivement « fête des semaines » (cf. Ex 34:22, De 16:10) à cause de ces sept semaines qui la séparaient de la Pâque. On l'appelait aussi « fête de la moisson », ou encore « fête (ou jour) des prémices » (No 28:26) à cause des offrandes qu'on apportait à l'autel ce jour-là. La Pentecôte a donc été tout d'abord une fête essentiellement agricole, fête d'actions de grâces célébrée quand tout l'orge et tout le froment avaient été coupés et mis en gerbes. Et parce qu'elle terminait la moisson, on trouve quelquefois pour la désigner, dans la littérature juive, le mot araméen atsarta, qui signifie proprement » clôture, fermeture » (cf. Josèphe, Ant., III, 10:6).

Pour l'histoire et la description de cette fête israélite aux diverses époques, voir Fêtes, passim

Les rabbins n'étaient pas tout à fait d'accord pour la fixation de la date de Pentecôte, qui durait un jour (deux toutefois dans le judaïsme des derniers temps). Sans entrer ici dans les raisons assez subtiles de cette divergence de vues, nous dirons que l'habitude chez les Juifs du temps de Jésus était de célébrer la Pentecôte le 6 du mois de sivan, correspondant à notre mois de juin. Fête de la moisson, la Pentecôte n'a pas eu, pendant très longtemps, d'autre signification. Mais, à une époque qu'il est d'ailleurs impossible de préciser, elle a fini par changer de caractère : elle est devenue, dans la littérature talmudique, le mémorial de la promulgation de la Loi sur le Sinaï (Pesakh, 68:6). Le célèbre rabbin Maïmonides a écrit (Guide des Égarés, 3:43) : « La fête des sept (jours) est ce jour où la Loi a été donnée. » Dans les liturgies de la synagogue, Pentecôte est appelée « fête de la promulgation de la Loi », et tout le rituel de la fête est inspiré de cette signification. D'après une certaine façon de comprendre Ex 19:1 et suivants, une cinquantaine de jours représentait à peu près l'intervalle qui a dû s'écouler de la célébration de la Pâque à la promulgation de la Loi. C'est là qu'il faut chercher, semble-t-il, la raison de cette identification de la fête de la Moisson avec celle du don de la Loi. Mais le fait que pendant l'année sabbatique on lisait la Loi devant tout le peuple à la fête des Tabernacles, et non à la Pentecôte, suffirait à démontrer l'origine tardive de cette seconde signification. Voir De 31:10-13.

2.

Pour les chrétiens, la Pentecôte (cinquante jours après Pâques) rappelle l'effusion du Saint-Esprit sur les apôtres rassemblés dans la chambre haute à Jérusalem (Ac 2), effusion qui fut accompagnée de phénomènes extraordinaires (bruit venant du ciel et semblable à un violent coup de vent ; apparition de « langues ressemblant à des flammes » ; glossolalie). Pentecôte est aussi, peut-on dire, le jour de naissance de l'Église chrétienne.

Il paraît tout à fait vraisemblable que, dans les premières Églises judéo-chrétiennes, on ait rappelé solennellement, chaque année, au moment de la célébration de la Pentecôte juive, le souvenir de l'envoi du Saint-Esprit et de ses manifestations visibles. Mais rien ne nous autorise à affirmer qu'il y ait eu, dès les débuts de l'Église chrétienne, une fête spéciale de Pentecôte au sens précis où nous l'entendons maintenant. De même que, sous l'ancienne alliance, la fête de la Pâque et celle de Pentecôte étaient en étroite relation au point d'être considérées en quelque sorte comme n'étant chacune d'elles qu'une partie, qu'un épisode d'une même grande solennité, ainsi la fête chrétienne de Pentecôte a été mise de très bonne heure en étroit rapport avec celle de Pâques : c'est seulement parce que le Christ a été immolé sur la croix et parce qu'il est ressuscité d'entre les morts qu'a pu avoir lieu l'effusion de l'Esprit. (cf. Jn 16:7-12 et suivant) La Pentecôte a pu être alors considérée comme la fête des prémices de l'Esprit.

Enfin, en conformité avec l'interprétation tardive de la Pentecôte juive comme cérémonie commémorative du don de la Loi, la Pentecôte chrétienne a pu être comprise à juste titre comme la fête de la promulgation de la Loi nouvelle, de celle qui est inscrite non plus sur des tables de pierre, mais dans les coeurs par suite du baptême du Saint-Esprit, selon la belle prophétie de Jer 31:31,33. A vrai dire, c'est tout l'intervalle qui sépare Pâques de Pentecôte qui était considéré par les premiers chrétiens comme un temps de fête, rappelant tout ensemble la résurrection du Seigneur, le temps qu'il a encore passé sur la terre jusqu'à son ascension auprès du Père, l'attente du Saint-Esprit par les apôtres et son envoi par le Maître glorifié, le jour de Pentecôte (voir Tert., De Bapt., 19, et De idol., 14 ; Orig., Contra Cels., 8:22 ; Const. Apost., 5 20). Aussi, pendant toute cette période de cinquante jours, on ne jeûnait pas et l'on ne s'agenouillait pas pour la prière (Tert., De Corona Milit., 3). C'est seulement plus tard que chacune des. trois fêtes de Pâques, de l'Ascension et de Pentecôte eut, si l'on peut ainsi dire, son existence propre. Le concile d'Elvire, en 305, limita à une seule journée la durée de la célébration de la Pentecôte ; et c'est à Pentecôte qu'en souvenir du baptême du Saint-Esprit on prit l'habitude dans l'Eglise de baptiser les catéchumènes. M. M.

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Versets relatifs

    • Exode 19

      1 Les Israélites quittent Refidim. Le troisième mois après leur sortie d’Égypte, le premier jour du mois, ils arrivent au désert du Sinaï. Et ils installent leur camp dans le désert, en face de la montagne.

      Exode 34

      22 « Vous célébrerez la fête des Moissons, au moment où vous récolterez les premiers épis de blé. À la fin de l’année, vous célébrerez la fête de la Récolte.

      Lévitique 6

      1 Le SEIGNEUR dit à Moïse
      2 de donner les commandements suivants à Aaron et à ses fils : « Voici les règles pour le sacrifice complet : Le sacrifice doit rester sur le feu de l’autel toute la nuit jusqu’au matin, et le feu doit rester allumé.
      3 Ensuite, le prêtre met un vêtement de lin et un caleçon de lin. Il enlève de l’autel les cendres grasses du sacrifice brûlé et il les met à côté de l’autel.
      4 Puis il change de vêtements. Il emporte les cendres en dehors du camp, dans un endroit pur.
      5 Le feu qui brûle sur l’autel ne doit jamais s’éteindre. Là, chaque matin, le prêtre remet des morceaux de bois. Il met dessus l’animal pour le sacrifice complet. Ensuite, il fait brûler les morceaux gras des animaux pour les sacrifices de communion.
      6 Il doit toujours y avoir du feu sur l’autel, et il ne doit jamais s’éteindre. »
      7 « Voici les règles pour l’offrande des produits de la terre : Ce sont les fils d’Aaron qui doivent la présenter au SEIGNEUR, devant l’autel.
      8 Un prêtre prend une poignée de farine mélangée avec de l’huile et tout l’encens qui est sur l’offrande. Il fait brûler sur l’autel cette partie de l’offrande qu’on appelle “souvenir”. Sa fumée de bonne odeur plaît au SEIGNEUR.
      9 Aaron et ses fils mangent ce qui reste. Ils le mangent sans levain, dans la cour de la tente de la rencontre, qui est un endroit réservé.
      10 On ne cuit donc pas ce reste de l’offrande avec du levain. En effet, c’est la part que le SEIGNEUR donne aux prêtres. Elle vient des sacrifices qu’on brûle pour lui. Cette part est uniquement réservée au SEIGNEUR, comme la part qui reste du sacrifice pour le pardon des péchés, ou du sacrifice de réparation.
      11 Seuls les hommes de la famille d’Aaron peuvent en manger. En effet, cette partie des offrandes apportées au SEIGNEUR leur est réservée pour toujours. Toutes les autres personnes qui toucheront à cette part supporteront des conséquences graves. »
      12 Le SEIGNEUR dit à Moïse :
      13 « Après leur consécration, Aaron et ses fils devront offrir au SEIGNEUR trois kilos de farine par jour, la moitié le matin, l’autre moitié le soir.
      14 Il faut bien mélanger la farine avec de l’huile et faire cuire cette pâte sur une plaque. Puis on partage cette galette et on offre les morceaux au SEIGNEUR. Sa fumée de bonne odeur plaît au SEIGNEUR.
      15 « Quand un des fils d’Aaron sera consacré comme grand-prêtre, il fera la même chose : c’est une offrande qu’on fera toujours. On la brûlera complètement pour le SEIGNEUR.
      16 En effet, quand un prêtre offre un produit de la terre, il l’offre tout entier : on ne doit rien en manger. »
      17 Le SEIGNEUR dit à Moïse
      18 de donner les règles suivantes à Aaron et à ses fils : « Voici les règles au sujet du sacrifice pour recevoir le pardon : On doit tuer l’animal devant le SEIGNEUR, là où on tue les animaux offerts en sacrifices complets. C’est une offrande uniquement réservée au SEIGNEUR.
      19 Le prêtre qui offre ce sacrifice peut manger cette offrande seulement dans un endroit réservé à cela, c’est-à-dire dans la cour de la tente de la rencontre.
      20 La viande de ce sacrifice est sacrée. Donc, tout ce qui la touche devient sacré. Si du sang de l’animal tombe sur un vêtement, il faut laver la partie tachée dans un endroit réservé à cela.
      21 Si on cuit la viande dans un récipient en terre, il faut ensuite détruire le récipient. Si on la cuit dans un récipient en bronze, on le nettoiera et on le rincera avec de l’eau.
      22 Cette viande est uniquement réservée au SEIGNEUR. C’est pourquoi seuls les hommes des familles de prêtres peuvent en manger.
      23 Mais on a peut-être porté le sang de certains animaux à l’intérieur de la tente de la rencontre. On l’a peut-être utilisé dans le lieu saint pour une cérémonie de pardon. Dans ce cas, il ne faut pas manger la viande de ces animaux, il faut la jeter au feu. »

      Nombres 28

      26 « Le jour où vous récoltez les premiers produits du sol, vous m’apporterez une offrande de céréales de la nouvelle récolte. Ce jour-là, vous vous réunirez pour m’adorer, moi, le SEIGNEUR. Vous ne ferez pas votre travail ordinaire.

      Jérémie 31

      31 Le SEIGNEUR déclare : « Dans peu de temps, je vais établir une nouvelle alliance avec le peuple d’Israël et le peuple de Juda.
      33 Le SEIGNEUR déclare encore : « Voici l’alliance que je vais établir avec le peuple d’Israël à ce moment-là. Je mettrai mes enseignements au fond d’eux-mêmes, je les écrirai sur leur cœur. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. »

      Jean 16

      7 Pourtant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je parte. En effet, si je ne pars pas, celui qui doit vous aider ne viendra pas à vous, mais si je pars, je vous l’enverrai.
      8 Et quand il viendra, il montrera au monde qu’il se trompe au sujet du péché, au sujet de ce qui est juste et au sujet du jugement.
      9 Le monde se trompe au sujet du péché, parce que les gens ne croient pas en moi.
      10 Le monde se trompe au sujet de ce qui est juste, parce que je vais près du Père, et que vous ne me verrez plus.
      11 Le monde se trompe au sujet du jugement, parce que le chef mauvais de ce monde est déjà jugé.
      12 « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire. Mais vous n’avez pas la force de les entendre maintenant.

      Actes 2

      1 Quand le jour de la Pentecôte arrive, les croyants sont réunis tous ensemble au même endroit.
      2 Tout à coup un bruit vient du ciel. C’est comme le souffle d’un violent coup de vent. Le bruit remplit toute la maison où ils sont assis.
      3 Alors ils voient apparaître des langues, comme des langues de feu. Elles se séparent et se posent sur chacun d’eux.
      4 Tous sont remplis de l’Esprit Saint et ils se mettent à parler d’autres langues. C’est l’Esprit qui leur donne de faire cela.
      5 À Jérusalem, il y a des Juifs venus de tous les pays du monde. Ce sont des gens fidèles à Dieu.
      6 Quand ils entendent ce bruit, ils se rassemblent en foule. Ils sont profondément surpris, parce que chacun entend les croyants parler dans sa langue.
      7 Ils sont très étonnés et pleins d’admiration et ils disent : « Tous ces gens qui parlent sont bien des Galiléens.
      8 Alors, comment chacun de nous peut-il les entendre parler dans la langue de ses parents ?
      9 Nous venons du pays des Parthes, de Médie, d’Élam, de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et de la province d’Asie,
      10 de Phrygie, de Pamphylie. Nous venons aussi d’Égypte, de la partie de la Libye qui est près de Cyrène, de Rome,
      11 de Crète et d’Arabie. Parmi nous, certains sont juifs, et d’autres aussi obéissent à la loi de Moïse. Et pourtant, chacun de nous les entend annoncer dans sa langue les grandes choses que Dieu a faites. »
      12 Ils sont tous très étonnés et ne savent pas quoi penser. Ils se disent entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? »
      13 Mais d’autres se moquent des croyants en disant : « Ils sont complètement ivres ! »
      14 Alors Pierre, debout avec les onze apôtres, se met à dire d’une voix forte : « Frères juifs, et vous tous qui habitez à Jérusalem, vous devez comprendre ce qui se passe. Écoutez bien ce que je vais dire.
      15 Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le pensez. En effet, il est seulement neuf heures du matin.
      16 Mais ce que le prophète Joël a annoncé, cela arrive maintenant. Voici ses paroles :
      17 “Dieu dit : Dans les derniers jours, je donnerai mon Esprit à tous. Vos fils et vos filles parleront de ma part. Je ferai voir des choses nouvelles à vos jeunes gens, j’enverrai des rêves à vos vieillards.
      18 Oui, en ces jours-là, je donnerai mon Esprit à mes serviteurs et à mes servantes, et ils parleront de ma part.
      19 Je ferai des choses extraordinaires en haut dans le ciel et des choses étonnantes en bas sur la terre. Il y aura du sang, du feu et des nuages de fumée.
      20 Le soleil deviendra sombre et la lune sera rouge comme du sang. Ensuite, le jour du Seigneur viendra, ce jour grand et magnifique.
      21 Alors tous ceux qui feront appel au Seigneur seront sauvés.”
      22 « Frères israélites, écoutez ce que je vais dire : Dieu vous a montré qui était Jésus de Nazareth. En effet, au milieu de vous, Dieu a fait par Jésus des miracles, des choses extraordinaires et étonnantes, vous le savez bien.
      23 Cet homme, on vous l’a livré. Dieu savait cela d’avance, et l’avait décidé. Vous avez supprimé Jésus en le faisant clouer sur une croix par des gens qui ne connaissaient pas Dieu.
      24 Mais Dieu l’a relevé en le délivrant des douleurs de la mort. En effet, la mort n’avait pas le pouvoir de le garder.
      25 David a parlé de Jésus en disant : “Je voyais sans cesse le Seigneur devant moi. Oui, quand il est près de moi, je ne tombe pas.
      26 Alors mon cœur se réjouit et ma bouche chante de joie. Et même dans la tombe, mon corps reposera plein d’espérance.
      27 Non, tu ne m’abandonneras pas dans le monde des morts, tu ne laisseras pas ton ami fidèle pourrir dans la tombe.
      28 Tu m’as montré les chemins qui conduisent à la vie, tu me rempliras de joie par ta présence.” »
      29 Pierre ajoute : « Frères, je peux vous le dire très clairement : notre ancêtre David est mort, on l’a enterré, et sa tombe est encore chez nous aujourd’hui.
      30 Mais David était prophète et il savait que Dieu lui avait fait ce serment : “Je mettrai un de tes enfants sur ton siège royal.”
      31 « David avait prévu que le Christ allait se relever de la mort. En effet, il a dit : “Dieu ne l’abandonnera pas dans le monde des morts, et son corps ne pourrira pas dans la tombe.”
      32 « Ce Jésus, Dieu l’a relevé de la mort, nous en sommes tous témoins.
      33 Dieu l’a fait monter jusqu’à sa droite, il a reçu du Père l’Esprit Saint promis et il nous l’a donné. Voilà ce que vous voyez et entendez maintenant.
      34 David n’est pas monté au ciel, et pourtant il a dit : “Le Seigneur déclare à mon Maître : viens t’asseoir à ma droite,
      35 je vais mettre tes ennemis sous tes pieds.”
      36 « Tout le peuple d’Israël doit donc le savoir de façon très sûre : ce Jésus que vous avez cloué sur une croix, Dieu l’a fait Seigneur et Christ. »
      37 Quand les gens entendent cela, ils sont très émus, ils demandent à Pierre et aux autres apôtres : « Frères, qu’est-ce que nous devons faire ? »
      38 Pierre leur répond : « Changez votre vie ! Chacun de vous doit se faire baptiser au nom de Jésus-Christ. Ainsi, Dieu pardonnera vos péchés et il vous donnera l’Esprit Saint.
      39 En effet, la promesse de Dieu est pour vous et pour vos enfants. Elle est pour tous ceux qui sont loin, pour tous ceux que le Seigneur notre Dieu appellera. »
      40 Pierre parle encore longtemps pour les persuader et les encourager. Il leur dit : « Les gens d’aujourd’hui sont mauvais. Quittez-les, et Dieu vous sauvera. »
      41 Ceux qui acceptent la parole de Pierre se font baptiser. Ce jour-là, à peu près 3 000 personnes s’ajoutent au groupe des croyants.
      42 Régulièrement et fidèlement, les croyants écoutent l’enseignement des apôtres. Ils vivent comme des frères et des sœurs, ils partagent le pain et ils prient ensemble.
      43 Les apôtres font beaucoup de choses extraordinaires et étonnantes, et les gens sont frappés de cela.
      44 Tous les croyants sont unis et ils mettent en commun tout ce qu’ils ont.
      45 Ils vendent leurs propriétés et leurs objets de valeur, ils partagent l’argent entre tous, et chacun reçoit ce qui lui est nécessaire.
      46 Chaque jour, d’un seul cœur, ils se réunissent fidèlement dans le temple. Ils partagent le pain dans leurs maisons, ils mangent leur nourriture avec joie et avec un cœur simple.
      47 Ils chantent la louange de Dieu, et tout le peuple les aime. Et chaque jour, le Seigneur ajoute à leur communauté ceux qui sont sauvés.
    • Exode 19

      1

      Le peuple d'Israël arrive au Sinaï, Le message envoyé par Dieu; La réponse des Hébreux. (Exode 19:1-8)
      Le peuple est préparé pour recevoir la loi. (Exode 19:9-15)
      La présence de Dieu au Sinaï. (Exode 19:16-25)

      Moïse est appelé à gravir la montagne, pour être le messager de l'Alliance. Le Créateur et l'Auteur de l'Alliance, n'est autre que Dieu Lui-même. Cette « chartre de bénédiction » a été octroyée par Dieu, selon Sa grâce. L'Alliance, ici mentionnée, l'était à titre « national » : l'ensemble du peuple d'Israël se trouvait sous le gouvernement de l’Éternel. C'était déjà une image de la « nouvelle Alliance », établie avec les croyants en Jésus-Christ ; mais, comme beaucoup d'images utilisées dans la Parole, cette Alliance n'était qu'une « ébauche » des bontés célestes à venir. Israël, en tant que nation, rompit cette alliance ; en conséquence, le Seigneur déclara qu'Il allait être plus tard, l'Auteur d'une nouvelle Alliance avec Son peuple, en écrivant la loi, non sur des tables de pierre, mais dans les cœurs, Jer 31:33, Heb 8:7-10. Cette alliance, mentionnée dans le texte et destinée à disparaître, est une alliance passée avec la nation d'Israël, afin d'effacer les péchés du peuple.

      Si nous tentons soigneusement de respecter cette loi, inhérente à l'Ancien Testament, nous finirons inéluctablement par chuter, avec les fautes que nous commettrons. N'imaginons pas que la nation d'Israël soit sous une dispensation spécifique, ne connaissant ni la repentance, ni la foi dans le Médiateur, ni le pardon des péchés, ni les bénéfices de la Grâce ; en fait, Israël partage aujourd'hui les mêmes privilèges spirituels que les véritables croyants, en bénéficiant de la nouvelle Alliance, de la Grâce.

      À cette époque, Israël était aussi sous le régime de la Grâce ; les Hébreux avaient les privilèges et les avantages du salut ; mais, comme certains chrétiens, ils n'ont pas persévéré dans la piété, ils n'ont pas été « de l’avant ». Dans ce texte, les enfants Israël ont accepté les conditions qui leur étaient présentées par Moïse. Ils donnèrent une réponse unanime : « Nous ferons tout ce que l'Éternel a dit ». Si seulement ils avaient persévéré dans leur décision ! Moïse, en tant que médiateur, rapporta à Dieu, les paroles du peuple.

      Christ, de la même manière, en tant que Prophète et Médiateur, nous révèle la Personne de Dieu, Ses préceptes et Ses promesses ; ensuite, en tant que Prêtre, il présente à Dieu nos sacrifices spirituels, non seulement nos prières et nos louanges, mais aussi nos vœux et nos résolutions de piété : l'œuvre de Son Esprit en nous.

      Exode 34

      Lévitique 6

      1

      Remarque du traducteur : la numérotation des versets correspond à des versions bibliques anglaises ; en conséquence, on constate la présence d'un décalage dans les chapitres six et sept du Lévitique.

      Au sujet des offenses faites à notre prochain. (Lévitique 6:1-7) Au sujet de l'holocauste. (Lévitique 6:8-13) Au sujet des offrandes. (Lévitique 6:14-23) Au sujet du sacrifice d'expiation. (Lévitique 6:24-30)

      Lévitique 6:1-7 Remarque du traducteur : ce commentaire correspond à Lévitique 5:20-26, pour nos versions françaises.

      Parmi toutes les ordonnances relatives au tort fait à notre prochain, certaines sont de véritables infidélités vis-à-vis de l'Éternel. Quand une personne est injuriée, même si elle inspire le mépris, cette injure est adressée également contre Dieu, qui nous a ordonné d'aimer notre prochain comme nous-mêmes. Les lois humaines possèdent des degrés de répression différents, mais tout ce qui concourt à faire du mal aux autres ne peut que violer la Loi divine, même si après avoir découvert un délit, on répare simplement le préjudice commis. Les fraudes sont souvent associées aux mensonges et aux faux témoignages.

      Si le fraudeur veut échapper à la vengeance divine, il doit procéder à une restitution généreuse, selon ses moyens ; il doit rechercher le pardon divin, avec foi, en prenant modèle sur Celui qui par Son Offrande, a ôté le péché du monde. Les offenses mentionnées dans ce texte, peuvent en fait s'effectuer également, de nos jours, contre la loi de Christ, contre la Vérité et la Justice, comme elles l'étaient du temps de Moïse.

      8 Remarque du traducteur : ce commentaire correspond à Lévitique 6:1-6, pour nos versions françaises.

      Ce texte décrit le sacrifice journalier de l'holocauste. Le sacrificateur devait veiller à bien entretenir le feu sur l'autel. À l'origine, le premier feu venu sur l'autel, est descendu du ciel, Le 9:24 ; du fait que ce feu devait être actif en permanence, on peut presque penser que tous les sacrifices étaient consumés par celui d'origine, venu du ciel, en témoignage de l'agrément divin.

      Que le feu de notre amour, de notre affection fraternelle, de nos prières et de nos louanges ne cesse jamais !

      14 Remarque du traducteur : ce commentaire correspond à Lévitique 6:7-16, pour nos versions françaises.

      La loi de l'offrande, assignée aux sacrificateurs, réclamait à ces derniers beaucoup de travail ainsi que toute leur attention ; la chair était entièrement brûlée et les sacrificateurs ne disposaient plus que de la peau de l'animal.

      La majorité des offrandes étaient apportées par Aaron et ses fils. De plus, Dieu veillait à ce que ses serviteurs soient pourvus du nécessaire quotidien.

      24 Remarque du traducteur : ce commentaire correspond à Lévitique 6:17-23, pour nos versions françaises.

      Si le sang du sacrifice d'expiation, après avoir été aspergé, avait sali les vêtements du sacrificateur, ces derniers devaient être nettoyés : cela nous amène à considérer, avec attention, le sang précieux de Christ, versé pour nous. Si le vase dans lequel la chair de ce sacrifice était bouillie, était en terre, il devait être brisé ; s'il s'agissait d'un vase en airain, il devait être lavé. Cela nous montre que la souillure du péché n'était pas totalement effacée par le sang du sacrifice d'expiation ; le sang de Christ, par contre, nous purifie de toutes nos fautes.

      Toutes ces ordonnances nous rappellent la nature polluée du péché et la nécessité de la rédemption du pécheur, au moyen d'un sacrifice. Contemplons le merveilleux amour de Jésus-Christ : Il s'est offert Lui-même en sacrifice pour nous, afin de nous procurer le pardon de nos fautes et de nos chutes. Celui qui n'a pas connu le péché, a été fait « péché » pour nous (c'est-à-dire une offrande d'expiation), 2Corinthiens 5:21.

      Désormais nous bénéficions non seulement de ce pardon, mais aussi de la puissance céleste pour lutter contre le péché, Romains 8:3.

      Nombres 28

      Jérémie 31

      Jean 16

      7 Le départ de Christ était nécessaire pour permettre la venue du Saint-Esprit, le « Consolateur ». L’arrivée de l'Esprit devait faire suite à la mort de Christ.

      La nature humaine contraignait le Seigneur à n’être qu'en un lieu à la fois, alors que Son Esprit est partout, en tous lieux, en tous temps, là où deux ou trois sont assemblés en Son nom. Il faut remarquer dans ce texte la fonction de l'Esprit, qui est premièrement de réprouver, ou de convaincre. L'œuvre de conviction est en effet le rôle du Saint-Esprit : il accomplit cette tâche avec efficacité, et Lui seul peut le faire.

      La méthode adoptée par le Saint-Esprit consiste d'abord à convaincre, puis, à consoler. L'Esprit allait convaincre le monde du péché ; Il n’allait pas se contenter de lui en parler simplement. L'Esprit convainc du péché commis, de la faute, de la folie et de la laideur morale qui en résulte : par lui nous sommes rendus odieux aux yeux de Dieu ; le Saint-Esprit nous révèle aussi la source du péché : notre nature corrompue ; Il nous montre enfin la résultante de nos fautes : la mort.

      Le Saint-Esprit prouve que tout le monde est coupable devant Dieu. Il convainc le monde de son besoin de justice et que Jésus de Nazareth est le Christ, Celui qui est plein de vertus. L’Esprit nous révèle aussi la Justice de Christ, qui nous est accordée pour notre justification et notre salut. Il montre à chacun comment l’obtenir et comment il est possible d'être rendu justes aux yeux de Dieu.

      L'ascension de Christ prouve que la « rançon », Sa mort à la croix, a été acceptée ; la Justice divine a été satisfaite, pour le bénéfice des croyants ! L'Esprit convainc aussi de jugement ; le prince de ce monde est déjà jugé. Tout sera parfait quand le pouvoir de Satan sera brisé : c’est lui qui est à l’origine de tout mal. Le fait que cet ennemi soit subjugué par Christ, doit nous mettre en confiance : aucune autre puissance ne peut tenir devant Lui !

      L'Esprit nous convainc aussi de l’imminence du jour du jugement. La venue de l'Esprit allait être un soutien ineffable pour les disciples. Le Saint-Esprit est notre Guide, non seulement pour nous montrer le chemin, mais pour « marcher » avec nous : Il nous aide continuellement et nous influence. Le fait de savoir que nous sommes conduits dans la Vérité a beaucoup de portée bienfaisante : cela ne consiste pas simplement d'en avoir la notion intellectuelle, mais d'en ressentir le « goût spirituel » et la saveur, avec toute la puissance qui en résulte dans notre cœur.

      L'Esprit nous enseignera toute la vérité, et ne cachera rien qui puisse nous être avantageux : Il nous révèlera le futur. Tous les dons et les grâces de l'Esprit, toute la prédication, et les écrits des apôtres, sont sous Son influence ; les miracles des diverses langues mentionnées dans les Actes ont été opérés pour la gloire de Christ.

      Il incombe à chacun de se demander si le Saint-Esprit a commencé une « bonne œuvre » dans son cœur. Sans une claire constatation de notre culpabilité, avec le danger qui en résulte, nous ne pourrons jamais comprendre la valeur du salut de Christ ; quand nous serons amenés à connaître réellement le fond de notre cœur, nous commencerons alors à découvrir la valeur de l’œuvre de notre Rédempteur. Si nous priions davantage, en dépendant entièrement du Saint-Esprit, nous devrions avoir une vue plus complète de notre Sauveur, et aurions plus d’affection pour Lui !

      Actes 2

      1

      L'effusion du Saint-Esprit au jour de la Pentecôte. (Actes 2:1-4)
      Les apôtres parlent en diverses langues. (Actes 2:5-13)
      Pierre s'adresse aux Juifs. (Actes 2:14-36)
      Trois mille âmes sont converties. (Actes 2:37-41)
      La piété et l'affection des disciples. (Actes 2:42-47)

      Nous ne pouvons pas oublier, pendant que le Maître était encore avec Ses disciples, les luttes fréquentes entre ces derniers pour savoir qui serait le plus grand ; désormais, toutes ces luttes ont pris fin. Durant les derniers temps de Jésus ici-bas, les apôtres priaient déjà souvent tous ensemble.

      Si nous désirons que l'Esprit se répande sur nous, soyons tous d’un même accord. Malgré nos divergences ici-bas, semblables à celles des disciples, aimons-nous les uns les autres : là où des frères demeurent ensemble, dans l'unité, le Seigneur envoie sa bénédiction.

      Un vent survint dans la maison avec une grande violence. C’était une manifestation de la puissance et de l'action de l'Esprit de Dieu sur les hommes, et par conséquent sur le monde. Les convictions envoyées par l'Esprit réconfortent l’âme ; le souffle violent de ce « vent » tempétueux prépare cette dernière à Le recevoir.

      Lors de ce rassemblement des disciples, il y eut une apparition, semblable à des langues de feu qui se posèrent sur chacun d'eux, conformément à ce qu’avait annoncé Jean-Baptiste, en ce qui concernait Christ : Il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu, Matthieu 3:11. L'Esprit, tel du feu, fait « fondre » le cœur, Il élimine les « scories du péché », et engendre de pieuses pensées ; c'est avec ce feu, semblable à celui d’un autel, que les « sacrifices spirituels » sont offerts.

      Les disciples étaient tous remplis de l'Esprit Saint, beaucoup plus qu'auparavant. Ils furent sanctifiés par les grâces de l'Esprit ; ils allaient délaisser progressivement les intérêts de ce monde, pour se rendre spirituellement conformes aux habitants du royaume céleste. Ils étaient véritablement encouragés par l'Esprit, plus que jamais réjouis, dans l'amour de Christ et dans l'espérance céleste : toutes leurs peines ont été ainsi ôtées.

      Ils furent remplis des dons du Saint-Esprit : ils possédaient des pouvoirs miraculeux, pour l'avancement de l'évangile. Ils annoncèrent l’évangile, non par le biais de prédications ou de méditations préparées, mais comme l'Esprit leur donnait de s'exprimer spontanément.

      5 Les différentes langues qui virent le jour à Babel entravèrent notablement le développement de la connaissance spirituelle et de la religion.

      Les disciples que le Seigneur a d'abord employés pour l’essor de la religion chrétienne, n'auraient pu faire aucun progrès sans le don du Saint-Esprit : cela prouve bien que leur autorité venait de Dieu !

      14 Le sermon de Pierre montre qu'il s'est désormais complètement relevé de sa « chute », et qu'il a été totalement restauré dans la faveur divine ; celui qui avait renié Christ, Le confesse désormais avec hardiesse !

      Sa description de l’onction miraculeuse de l'Esprit était destinée à inviter les auditeurs à accepter la foi en Christ, et à se joindre à Son église. Cette présence nouvelle de l’Esprit ici-bas était l'accomplissement de l'Écriture, le fruit et la preuve de la résurrection et de l’ascension de Christ.

      Bien que Pierre soit rempli du Saint-Esprit, et parle dans des langues dont ce Dernier l’a doté pour s'exprimer, il ne pense cependant pas mettre de côté l'Écriture.

      Ceux qui étudient la Personne de Christ n'apprennent jamais plus ailleurs que ce qui est écrit dans la Bible ; l'Esprit nous a été donné, non pour modifier le sens des Écritures, mais pour nous permettre de les comprendre, de les approuver, et d’y obéir.

      Il est certain que nul n'échappera à la condamnation, au grand jour du Seigneur, excepté ceux qui auront fait appel à Son Fils, Jésus-Christ, le Sauveur des pécheurs, et le Juge de toute l'humanité !

      22 Animé par le don du Saint-Esprit, Pierre prêche Jésus à ses auditeurs, les Juifs : il retrace l'histoire de Christ. Nous trouvons en particulier le récit de Sa mort et de Ses souffrances, dont tous furent témoins quelques semaines plus tôt.

      La mort de Christ doit être considérée comme un acte prévu par Dieu, elle est le résultat de Sa Grâce et de Sa Sagesse merveilleuses. Par ce sacrifice, la Justice divine a été satisfaite : Dieu et l'homme sont de nouveau réunis, et Christ lui-même est désormais glorifié, selon un plan éternel immuable. Cette mise à mort de Jésus a été exécutée par le peuple, ce fut un péché terrible, une folie extrême. La résurrection de Christ a repoussé les dégâts, la corruption que pouvait occasionner Sa mort ; c’est ce thème que Pierre a grandement développé.

      Christ est le « Saint » de Dieu, sanctifié et mis à part pour Son service, pour l'œuvre de la rédemption. Sa mort et Ses souffrances ne L’ont pas simplement élevé, elles ont permis à tous les Siens d’accéder à une vie bénie, pour toujours ! Ce sacrifice a eu lieu comme prédit, les apôtres en furent témoins. Sa résurrection ne concerne pas Christ seul ; ce Dernier a octroyé à Ses disciples des dons miraculeux et des bénédictions spirituelles particulières.

      Au travers de ce Sauveur, les voies de la vie éternelle sont indiquées ; nous sommes encouragés à attendre la présence de Dieu et Sa faveur, pour toujours. Tout ceci jaillit de l’assurance que Jésus est le Seigneur et le Sauveur, l’Oint de Dieu !

      37 Dès la première prédication de Pierre, poussé par le Saint-Esprit, la puissance divine se manifesta ; des milliers d’âmes furent amenées à la foi.

      Ni les paroles de Pierre, ni le miracle dont tous furent témoins, n'auraient pu produire de tels effets, si le Saint-Esprit n'avait pas été présent.

      Lorsque les « yeux spirituels » des pécheurs sont ouverts, ces derniers ont dès lors le cœur meurtri par leur iniquité, ils ne peuvent ressentir qu'un véritable malaise. L'apôtre exhorta ses auditeurs à se repentir de leurs péchés, et à témoigner ouvertement de leur foi en Jésus, le Messie, en se faisant baptiser en Son Nom. Professant ainsi leur obéissance envers Lui, ces âmes recevront alors la rémission de leurs péchés, et deviendront participantes des dons et grâces du Saint-Esprit.

      En se séparant des méchants, on échappe à leur emprise. Ceux qui se repentent de leurs péchés, et qui « s'abandonnent » à Jésus-Christ, doivent prouver la véracité de cette repentance en rompant tout lien avec le mal. Nous devons nous écarter des méchants, et nous efforcer, avec une sainte peur, de les éviter.

      Par la grâce de Dieu trois mille personnes acceptèrent le message de l'évangile. Il ne fait aucun doute que le don du Saint-Esprit, reçu par tous, (aucun véritable croyant ne sera oublié), était bien cet Esprit d'adoption et cette Grâce qui convertit, qui dirige, qui sanctifie, qui est donnée à tous les membres de la « famille spirituelle » de notre Père céleste. La repentance et la rémission des fautes sont toujours prêchées aux pécheurs, au Nom du Rédempteur ; le Saint-Esprit scelle Sa bénédiction dans le cœur du croyant repentant ; de nombreuses promesses spirituelles lui sont alors adressées, ainsi qu’à ses enfants ; des bénédictions sont ensuite accordées à tous ceux qui s’éloignent du mal !

      42 Dans ce texte, nous voyons les débuts de la véritable église primitive : elle était certes dans son état originel, mais dans la plus grande innocence. Ces premiers chrétiens respectaient scrupuleusement les saintes ordonnances, ils abondaient dans la piété et la dévotion ; lorsque nous reconnaissons la puissance d’une telle vie, « en Christ », ce Dernier dispose notre âme à la communion avec Dieu, quel que soit le chemin dans lequel Il a décidé de nous rencontrer, selon Sa promesse.

      L’importance des événements relatés dans ce texte a élevé ces âmes « au-dessus » de ce monde, le Saint-Esprit les a remplies d'un amour qui leur faisait voir leur prochain comme eux-mêmes, leur permettant ainsi de faire toutes choses en commun ; ces frères en Christ n’ont pas détruit leurs biens, mais, pour écarter tout égoïsme, ils mirent en pratique la charité. Dieu, Celui qui les a amenés à un tel état d’esprit, savait de toute façon qu'ils seraient, par la persécution, rapidement dépossédés de leurs biens en Judée...

      Le Seigneur, de jour en jour, prédispose les cœurs à accepter l'évangile ; non pas pour professer ce dernier, mais pour être d’abord vraiment amenés à être acceptés par Dieu, étant faits « participants de la Grâce qui régénère ». Ceux que Dieu a admis pour le salut éternel seront amenés à Christ, jusqu'à ce que la terre soit remplie de la connaissance de Sa gloire !

    • Exode 19

      1 Le troisième mois après leur sortie du pays d'Égypte, les enfants d'Israël arrivèrent ce jour-là au désert de Sinaï.

      Exode 34

      22 Tu célébreras la fête des semaines, des prémices de la moisson du froment, et la fête de la récolte, à la fin de l'année.

      Lévitique 6

      1 (5 : 20) L'Éternel parla à Moïse, et dit :
      2 (5 : 21 Lorsque quelqu'un péchera et commettra une infidélité envers l'Éternel, en mentant à son prochain au sujet d'un dépôt, d'un objet confié à sa garde, d'une chose volée ou soustraite par fraude,
      3 (5 : 22) en niant d'avoir trouvé une chose perdue, ou en faisant un faux serment sur une chose quelconque de nature à constituer un péché ;
      4 (5 : 23) lorsqu'il péchera ainsi et se rendra coupable, il restituera la chose qu'il a volée ou soustraite par fraude, la chose qui lui avait été confiée en dépôt, la chose perdue qu'il a trouvée,
      5 (5 : 24) ou la chose quelconque sur laquelle il a fait un faux serment. Il la restituera en son entier, y ajoutera un cinquième, et la remettra à son propriétaire, le jour même où il offrira son sacrifice de culpabilité.
      6 (5 : 25) Il présentera au sacrificateur en sacrifice de culpabilité à l'Éternel pour son péché un bélier sans défaut, pris du troupeau d'après ton estimation.
      7 (5 : 26) Et le sacrificateur fera pour lui l'expiation devant l'Éternel, et il lui sera pardonné, quelle que soit la faute dont il se sera rendu coupable.
      8 (6 : 1) L'Éternel parla à Moïse, et dit :
      9 (6 : 2) Donne cet ordre à Aaron et à ses fils, et dis : Voici la loi de l'holocauste. L'holocauste restera sur le foyer de l'autel toute la nuit jusqu'au matin, et le feu brûlera sur l'autel.
      10 (6 : 3) Le sacrificateur revêtira sa tunique de lin, et mettra des caleçons sur sa chair, il enlèvera la cendre faite par le feu qui aura consumé l'holocauste sur l'autel, et il la déposera près de l'autel.
      11 (6 : 4) Puis il quittera ses vêtements et en mettra d'autres, pour porter la cendre hors du camp, dans un lieu pur.
      12 (6 : 5) Le feu brûlera sur l'autel, il ne s'éteindra point ; chaque matin, le sacrificateur y allumera du bois, arrangera l'holocauste, et brûlera la graisse des sacrifices d'actions de grâces.
      13 (6 : 6) Le feu brûlera continuellement sur l'autel, il ne s'éteindra point.
      14 (6 : 7) Voici la loi de l'offrande. Les fils d'Aaron la présenteront devant l'Éternel, devant l'autel.
      15 (6 : 8) Le sacrificateur prélèvera une poignée de la fleur de farine et de l'huile, avec tout l'encens ajouté à l'offrande, et il brûlera cela sur l'autel comme souvenir d'une agréable odeur à l'Éternel.
      16 (6 : 9) Aaron et ses fils mangeront ce qui restera de l'offrande ; ils le mangeront sans levain, dans un lieu saint, dans le parvis de la tente d'assignation.
      17 (6 : 10) On ne le cuira pas avec du levain. C'est la part que je leur ai donnée de mes offrandes consumées par le feu. C'est une chose très sainte, comme le sacrifice d'expiation et comme le sacrifice de culpabilité.
      18 (6 : 11) Tout mâle d'entre les enfants d'Aaron en mangera. C'est une loi perpétuelle pour vos descendants, au sujet des offrandes consumées par le feu devant l'Éternel : quiconque y touchera sera sanctifié.
      19 (6 : 12) L'Éternel parla à Moïse, et dit :
      20 (6 : 13) Voici l'offrande qu'Aaron et ses fils feront à l'Éternel, le jour où ils recevront l'onction : un dixième d'épha de fleur de farine, comme offrande perpétuelle, moitié le matin et moitié le soir.
      21 (6 : 14) Elle sera préparée à la poêle avec de l'huile, et tu l'apporteras frite ; tu la présenteras aussi cuite et en morceaux comme une offrande d'une agréable odeur à l'Éternel.
      22 (6 : 15) Le sacrificateur qui, parmi les fils d'Aaron, sera oint pour lui succéder, fera aussi cette offrande. C'est une loi perpétuelle devant l'Éternel : elle sera brûlée en entier.
      23 (6 : 16) Toute offrande d'un sacrificateur sera brûlée en entier ; elle ne sera point mangée.
      24 (6 : 17) L'Éternel parla à Moïse, et dit :
      25 (6 : 18) Parle à Aaron et à ses fils, et dis : Voici la loi du sacrifice d'expiation. C'est dans le lieu où l'on égorge l'holocauste que sera égorgée devant l'Éternel la victime pour le sacrifice d'expiation : c'est une chose très sainte.
      26 (6 : 19) Le sacrificateur qui offrira la victime expiatoire la mangera ; elle sera mangée dans un lieu saint, dans le parvis de la tente d'assignation.
      27 (6 : 20) Quiconque en touchera la chair sera sanctifié. S'il en rejaillit du sang sur un vêtement, la place sur laquelle il aura rejailli sera lavée dans un lieu saint.
      28 (6 : 21) Le vase de terre dans lequel elle aura cuit sera brisé ; si c'est dans un vase d'airain qu'elle a cuit, il sera nettoyé et lavé dans l'eau.
      29 (6 : 22) Tout mâle parmi les sacrificateurs en mangera : c'est une chose très sainte.
      30 (6 : 23) Mais on ne mangera aucune victime expiatoire dont on apportera du sang dans la tente d'assignation, pour faire l'expiation dans le sanctuaire : elle sera brûlée au feu.

      Nombres 28

      26 Le jour des prémices, où vous présenterez à l'Éternel une offrande, à votre fête des semaines, vous aurez une sainte convocation : vous ne ferez aucune oeuvre servile.

      Jérémie 31

      31 Voici, les jours viennent, dit l'Éternel, Où je ferai avec la maison d'Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle,
      33 Mais voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Israël, Après ces jours-là, dit l'Éternel : Je mettrai ma loi au dedans d'eux, Je l'écrirai dans leur coeur ; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

      Jean 16

      7 Cependant je vous dis la vérité : il vous est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; mais, si je m'en vais, je vous l'enverrai.
      8 Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement :
      9 en ce qui concerne le péché, parce qu'ils ne croient pas en moi ;
      10 la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus ;
      11 le jugement, parce que le prince de ce monde est jugé.
      12 J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant.

      Actes 2

      1 Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu.
      2 Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis.
      3 Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux.
      4 Et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.
      5 Or, il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel.
      6 Au bruit qui eut lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue.
      7 Ils étaient tous dans l'étonnement et la surprise, et ils se disaient les uns aux autres : Voici, ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ?
      8 Et comment les entendons-nous dans notre propre langue à chacun, dans notre langue maternelle ?
      9 Parthes, Mèdes, Élamites, ceux qui habitent la Mésopotamie, la Judée, la Cappadoce, le Pont, l'Asie,
      10 la Phrygie, la Pamphylie, l'Égypte, le territoire de la Libye voisine de Cyrène, et ceux qui sont venus de Rome, Juifs et prosélytes,
      11 Crétois et Arabes, comment les entendons-nous parler dans nos langues des merveilles de Dieu ?
      12 Ils étaient tous dans l'étonnement, et, ne sachant que penser, ils se disaient les uns aux autres : Que veut dire ceci ?
      13 Mais d'autres se moquaient, et disaient : Ils sont pleins de vin doux.
      14 Alors Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes : Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez ceci, et prêtez l'oreille à mes paroles !
      15 Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c'est la troisième heure du jour.
      16 Mais c'est ici ce qui a été dit par le prophète Joël :
      17 Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes.
      18 Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là, je répandrai de mon Esprit ; et ils prophétiseront.
      19 Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, Du sang, du feu, et une vapeur de fumée ;
      20 Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l'arrivée du jour du Seigneur, De ce jour grand et glorieux.
      21 Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.
      22 Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu'il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ;
      23 cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l'avez crucifié, vous l'avez fait mourir par la main des impies.
      24 Dieu l'a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu'il n'était pas possible qu'il fût retenu par elle.
      25 Car David dit de lui : Je voyais constamment le Seigneur devant moi, Parce qu'il est à ma droite, afin que je ne sois point ébranlé.
      26 Aussi mon coeur est dans la joie, et ma langue dans l'allégresse ; Et même ma chair reposera avec espérance,
      27 Car tu n'abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts, Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption.
      28 Tu m'as fait connaître les sentiers de la vie, Tu me rempliras de joie par ta présence.
      29 Hommes frères, qu'il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu'il est mort, qu'il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd'hui parmi nous.
      30 Comme il était prophète, et qu'il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône,
      31 c'est la résurrection du Christ qu'il a prévue et annoncée, en disant qu'il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption.
      32 C'est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins.
      33 Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint Esprit qui avait été promis, et il l'a répandu, comme vous le voyez et l'entendez.
      34 Car David n'est point monté au ciel, mais il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite,
      35 Jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.
      36 Que toute la maison d'Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié.
      37 Après avoir entendu ce discours, ils eurent le coeur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : Hommes frères, que ferons-nous ?
      38 Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint Esprit.
      39 Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera.
      40 Et, par plusieurs autres paroles, il les conjurait et les exhortait, disant : Sauvez-vous de cette génération perverse.
      41 Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s'augmenta d'environ trois mille âmes.
      42 Ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières.
      43 La crainte s'emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres.
      44 Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun.
      45 Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun.
      46 Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de coeur,
      47 louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l'Église ceux qui étaient sauvés.
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