Paramètres de lecture

Afficher les numéros de versets
Mode dyslexique
Police d'écriture
Taille de texte

Merci à Bibles et Publications Chrétiennes pour la conception du processus d’affichage DYS.

Un outil révolutionnaire de lecture et d'étude de la Bible en ligne. Démarrez dès aujourd'hui le plan de lecture offert dont vous avez besoin.

POÉSIE HÉBRAÏQUE

La poésie est fille de l'émotion. Sur les ailes de l'imagination, elle se laisse emporter dans les régions de l'idéal. Sans émotion, sans imagination, pas de vraie poésie. Pas de poésie non plus sans une forme spéciale d'expression. Ce que le poète a éprouvé, il sent le besoin de le faire entendre dans une langue qui n'est pas celle de tous les jours, dans une langue abondant en images pittoresques, en hyperboles hardies, en mots bien frappés.

Poésie est un terme qui nous vient du grec et qui signifie création. En l'appelant de ce nom, les Grecs voulaient dire que le poète transporte ses auditeurs, ou ses lecteurs, dans un monde qui échappe aux conditions ordinaires de la réalité. C'est un fait dont on doit se souvenir quand on interprète la poésie : les canons de la science ne lui sont pas toujours applicables, et trop d'analyse en anéantit la vie. Il ne faut donc pas nécessairement prendre à la lettre un texte poétique, et on ne doit pas lui reprocher certaines invraisemblances (voir par ex. Jos 10:12,14).

Certains individus ont l'âme poétique et d'autres ne sont à leur aise que dans la prose. Et il en est des peuples comme des individus : tels d'entre eux sont plus particulièrement aptes à la création poétique. Les Sémites, et parmi eux les Hébreux, étaient admirablement doués pour la poésie.

Notons tout d'abord qu'ils avaient l'âme passionnée ; c'est intensément qu'ils aimaient, et ils ne se cachaient pas de haïr intensément. L'Hébreu avait pour son foyer, pour sa patrie, pour son peuple, un amour ardent : « Jérusalem, si je t'oublie, que ma droite s'oublie elle-même ! » (Ps 137:5). Il saluait d'une joie sauvage la ruine des oppresseurs de sa nation ; et celui qui écrasait sur le roc leurs petits enfants, il n'hésitait pas à l'appeler bienheureux ! Il savourait avec délices les joies de l'affection conjugale. Un ami lui était aussi cher qu'un frère. Et ces sentiments si vifs, inspirés par la famille et l'amitié, il les éprouvait au plus haut degré dans le domaine religieux. C'est alors qu'il touchait au sublime.

Remarquons ensuite qu'il avait l'imagination toujours en éveil : la métaphore lui était plus familière que le raisonnement logique. Il avait des choses une vision colorée.

Enfin, constatons que son instinct littéraire était secondé par une langue merveilleusement faite pour l'expression poétique. Le verbe hébreu est loin d'avoir la rigidité à laquelle nous tenons dans nos langues modernes, surtout en français. Il est imprécis, fluide, et opère par suggestion, laissant ainsi le champ libre à l'imagination. La langue hébraïque abhorre ce qui est abstrait. C'est en termes concrets qu'elle s'exprime. La philosophie de l'école eût été mal servie par elle, mais la poésie la trouva à sa mesure. Elle est riche en synonymes permettant de noter les nuances délicates du sentiment et les aspects les plus variés de la nature. Les sons mêmes de cette langue devaient lui assurer une carrière poétique. L'harmonie imitative lui est familière et il semble que la voix peint à l'oreille les scènes qu'elle décrit. Les sifflantes abondent : elles retentissent, aiguës, dans les accents du triomphe ou du chagrin. Les gutturales, profondes, sonores, correspondent à ce qu'il y a de plus intime dans l'âme. Et la gamme des sons de voyelles est sans lacune.

Aussi le lecteur du texte hébraïque ne devra pas se contenter de découvrir seulement le sens des mots qu'il rencontre. Il fera attention à leur forme, à leur son. Il constatera que le poète hébreu, parmi plusieurs synonymes à sa disposition, a su choisir ceux qui lui permettaient de faire entendre ce qu'il avait à dire, qu'il s'agisse, comme dans le cantique de Débora (Jug 5), du galop furieux des rois près des eaux de Méguiddo ou du coup qui fendit la tête de Sisera. Le poète israélite dispose donc d'une langue musicale et il en tire des effets inattendus.

1.

Le rythme de la poésie hébraïque.

Le rythme de la poésie hébraïque se distingue par deux caractères principaux : le parallélisme et les syllabes accentuées.

1° PARALLELISME.

Les formes poétiques varient infiniment d'un peuple et d'un pays à l'autre. Dans notre langue, ce qui différencie la poésie de la prose au point de vue formel, c'est la rime, et trop facilement on pense qu'un morceau littéraire dépourvu de rimes ne peut appartenir à la poésie. C'est une erreur. Les Japonais, par exemple, ont un art poétique entièrement différent du nôtre : un hokku est un petit poème qui contient 17 syllabes, ni plus, ni moins. Que réussit-on à exprimer en 17 syllabes ? Le poète ne peut faire beaucoup plus que suggérer une scène, une pensée. C'est à l'auditeur à compléter l'idée suggérée : ainsi le veut l'art délicat du Japon.

Dans la poésie hébraïque également, la rime ne joue aucun rôle, aucun rôle essentiel tout au moins. On ne peut pas dire qu'elle soit totalement absente. Ainsi, dans le chant de Lémec (Ge 4:23), le poète se plaît à faire entendre plusieurs fois les sons i et im, et cette répétition constitue une espèce de rime ; mais il ne s'agit que d'un phénomène accidentel. Cependant, si la rime est absente, si l'oreille n'est pas agréablement flattée, à la fin des vers, par une série de sons redoublés, l'hébreu a recours à un autre redoublement, non du son toutefois, mais de l'idée. Tous ceux qui ont lu, même dans une traduction, les Psaumes ou le poème de Job, ont été frappés de ce constant balancement de la pensée : aussitôt qu'elle s'est exprimée une première fois, elle se complète ou se corrige par une seconde ligne, soeur de la première. C'est comme un perpétuel duo : une voix retentit ; à peine s'est-elle tue qu'une autre reprend le même thème sous une autre forme, procédant par adjonction, ou par contraste, ou par gradation.

Herder, le génial auteur allemand du XVIII° saint, qui avait si bien retrouvé l'âme de la poésie des Hébreux (Geist der hébreu Poésie), a montré que ce parallélisme est une conséquence naturelle de la forme dialoguée du chant populaire. En entendant ces vers qui se complètent l'un l'autre, ou s'opposent l'un à l'autre, n'a-t-on pas la vision de deux choeurs qui s'avancent, puis se retirent, s'entre-répondant à chaque rencontre, ou encore de deux amoureux échangeant leurs pensées et leurs sentiments, ce qui apparaît d'ailleurs d'une façon bien caractéristique dans le Cantique des Cantiques :

Comme un lis au milieu des épines,

Telle est mon amie parmi les jeunes filles ;

Comme un pommier au milieu des arbres de la forêt,

Tel est mon bien-aimé parmi les jeunes hommes (Ca 2:2).

Ce caractère de la poésie hébraïque qui, à l'inverse de la rime, a le grand avantage de subsister à travers les traductions, n'a pu échapper aux lecteurs attentifs de la Bible, et pourtant on s'abstint longtemps d'en établir la théorie. Le premier hébraïsant qui en fit une étude systématique et lui donna un nom, qui a subsisté parce qu'il était parfaitement adéquat, c'est Robert Lowth qui, en 1753, publia un ouvrage intitulé De Sacra Poesi Hebrceorum. Il appelait Parallelismus membrorum cette succession de lignes ou vers se complétant l'un l'autre. Le procédé reconnu par Lowth n'a rien de monotone ni de stéréotypé. On trouve une certaine variété de formes. Lowth distingue :

(a) Parallélisme synonyme : le plus simple et le plus fréquent. La pensée originale est répétée en termes différents, mais équivalents. L'un des plus anciens poèmes hébreux, le chant de guerre de Débora, déjà mentionné, en donne à son début un bon exemple :

Rois, écoutez,

Princes, prêtez l'oreille :

Je chanterai, oui, je chanterai à l'Éternel,

Je psalmodierai à l'Eternel, au Dieu d'Israël (Jug 5:3).

Quelquefois le parallélisme est plus étendu. Voir le début du Ps 1 :

Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, Qui ne s'arrête pas dans la voie des pécheurs, Qui ne s'assied pas en compagnie des moqueurs.

(b) Parallélisme antithétique : le poète fait éclater un contraste entre deux états d'âme, entre deux situations :

Car l'Éternel connaît la voie des justes, Mais la voie des méchants périra (Ps 1:6).

Ces antithèses sont plus que fréquentes dans les Proverbes, qui revêtent tous une forme poétique sans être de la poésie proprement dite :

La malédiction de l'Éternel est dans la maison du méchant, Mais il bénit la demeure des justes (Pr 3:33).

(c) Dans le troisième cas, c'est à peine si l'on peut conserver le terme général de parallélisme. Lowth parlait pourtant de parallélisme synthétique ou constructif ; ici l'idée est amplifiée par le vers qui suit :

C'est moi qui ai oint mon Roi,

En Sion, ma montagne sainte (Ps 2:6).

Souvent la construction se prolonge, et c'est tout un tableau qui se dessine. Voir Ps 1:3:

Il (le juste) est comme un arbre

Planté près des ruisseaux d'eau,

Qui donne son fruit en sa saison,

Et dont le feuillage ne se flétrit point :

Tout ce qu'il fait lui réussit.

On pourrait énumérer encore d'autres formes de parallélisme ; mais, en réalité, elles ne sont que des variantes de la forme synthétique. Parfois un mot est répété dans deux ou trois lignes successives, quelque chose de nouveau venant s'ajouter chaque fois au thème primitif. Ainsi Ps 29:1 et suivant :

Rendez à l'Éternel, fils du Tout-Puissant, Rendez à l'Eternel gloire et honneur, Rendez à l'Éternel gloire pour son nom.

Cette redondance poétique est frappante dans les cantiques de Mahaloth ou des Pèlerinages (Ps 120 à Ps134).

Voir, par exemple, au Ps 121 :

Vers les collines je lève les yeux :

D'où me viendra le secours ?

Le secours me vient de l'Éternel,

Qui a fait les cieux et ! a terre.

Il ne permettra point que ton pied chancelle ;

Celui qui te garde ne sommeillera point.

Non, il ne sommeille ni ne dort,

Celui qui garde Israël.

L'Éternel te gardera de tout mal,

Il gardera ton âme ;

L'Éternel gardera ton départ et ton arrivée,

Dès maintenant et à jamais.

2° SYLLABES ACCENTUEES.

Ce parallélisme, qui est un caractère si frappant, si constant, de la poésie hébraïque, constitue-t-il à lui seul la forme poétique de cette littérature ? C'est ce que nous avons maintenant à examiner. L'éducation classique des philologues européens les poussa longtemps à chercher dans les stiches ou lignes hébraïques l'équivalent, ou à peu près, du vers grec ou latin. Ils essayaient de trouver des « pieds », composés de syllabes longues et brèves régulièrement disposées.

Il faut le reconnaître, toute tentative dans cette direction a été un insuccès : il y a bien en hébreu des syllabes longues et brèves, mais on n'arrive pas à établir que leur quantité ait jamais joué un rôle essentiel dans la poésie. L'échec des recherches faites sur la base de la prosodie classique a été si complet que le grand hébraïsant hollandais Kuenen (Historisch-Critisch Onderzoek, III, 14) crut pouvoir clore le débat par cette déclaration catégorique : « La poésie d'Israël n'est pas métrique. » Selon lui, il n'y avait rien à trouver en dehors du parallélisme. Cependant, toute poésie populaire primitive étant destinée à être chantée, il est impossible d'être satisfait de ce verdict. Le vers hébreu ne pouvait être construit sans avoir en vue les exigences du chant, et par conséquent sans qu'il y eût dans chaque ligne des temps faibles et des temps forts. La voix a besoin de points d'appui régulièrement espacés. Et si l'on se rend compte que ces hymnes des vieux Hébreux étaient accompagnés d'instruments faisant plus de bruit qu'ils ne donnaient de son : tambourins, cymbales, castagnettes, instruments qui marquaient nettement la mesure et sollicitaient le pied à la danse, on se dit que le verset sémite devait faire apparaître ces nervures de la phrase musicale.

En 1813, J.J. Bellermann, publiant à Berlin un Essai sur le mètre hébraïque, émettait plusieurs principes qui, après lui, ont été vérifiés et développés par d'autres chercheurs, comme Ernest Meier de Tubingue (Die Form der hébreu Poésie) et plus récemment Julius Ley (Grundziige des Rythmus). L'un des derniers livres sur ce sujet (The Poets of the O.T.), écrit par A.R. Gordon, professeur à St-Andrews (Ecosse), présente la question d'une façon particulièrement claire.

Des travaux de ces hébraïsants il résulte que le mètre de la poésie d'Israël est constitué par un certain nombre d 'accents, nous voulons dire par ce mot de syllabes fortement marquées dans chaque vers, les intervalles entre ces syllabes accentuées étant remplis par des syllabes atones, dont le nombre peut varier d'un vers à l'autre sans faire tort au mètre. Ces syllabes atones étaient prononcées très rapidement. Généralement deux syllabes atones sont suivies d'une syllabe accentuée, ce qui donne un pied qui n'est pas sans analogie avec l'anapeste de la métrique classique, mais parfois il y a une seule syllabe atone précédant l'accent, ou bien, au contraire, il y en a trois. Quant au nombre de syllabes accentuées dans un vers, il n'y a pas de règle uniforme.

Dans les Psaumes, le Cantique des Cantiques et Job, on trouve généralement trois accents par vers. Nous pouvons nous faire une idée assez exacte de ce rythme, même en français, par le début des Ps 127 Ps 121 :

Si l'Eternel ne bâtit la maison,

Ceux qui la bâtissent travaillent en vain..

Je lève mes yeux vers les montagnes : D'où me viendra le secours ? Le secours me vient de l'Éternel, Qui a fait les cieux et la terre

Dans les chants de guerre et dans certains psaumes particulièrement majestueux, le 46 e et le 68 e par exemple, nous trouvons une ligne plus longue et quatre accents au lieu de trois. En français, Ps 46:2 fait assez bien apparaître ce rythme : Dieu est pour nous un refuge et un appui.

Un secours qui ne manque jamais dans la détresse.

Remarquons qu'à bien examiner notre hexamètre classique français, nous y trouvons toujours quatre accents. On s'en convaincra en ouvrant l'Art poétique de Boileau. Ce régulateur de la prosodie française eût peut-être éprouvé quelque surprise si on lui eût parlé de ces quatre accents ; mais ils y sont néanmoins, et il a observé cette règle sans la connaître.

Ailleurs, en hébreu, la ligne est au contraire raccourcie, le rythme est plus rapide, ce qui est un signe d'émotion, et surtout de gaieté.

Par ex., Ca 2:8 et suivants :

C'est la voix de mon bien-aimé

Le voici, il vient, Sautant sur les montagnes,

Bondissant sur les collines.

Le mètre le plus remarquable est le mètre élégiaque, ou pentamètre élégiaque, composé d'un vers à trois accents, suivi d'un vers à deux. On peut aussi le considérer comme un vers de cinq temps dont le premier hémistiche a trois accents et le second seulement deux. Le livre des Lamentations est composé de vers ainsi construits. La 3:28 nous en donne l'idée en français :

L'Éternel a de la bonté pour qui espère en lui

Pour l' âme qui le cherche ;

Il est bon d'attendre en silence

Le secours de l'Eternel. Il est bon pour l'homme de porter

Le joug dans sa jeunesse.

Du reste, ce n'est pas seulement dans le second livre attribué à Jérémie qu'on trouve ce rythme poétique. Il est fréquent dans le second Ésaïe, dans les psaumes des pèlerinages, et même dans certains psaumes exprimant la joie : l'émotion joyeuse, comme l'émotion douloureuse, ne vient-elle pas nous serrer la gorge et couper nos paroles ? Le Ps 23, le plus connu de tout le psautier, a ce rythme, et quelques versets de la traduction française le laissent transparaître ; ainsi Ps 23:5 :

Tu dresses devant moi une fable

En face de mes adversaires.

Tu oins d'huile ma tête,

Et ma coupe déborde.

Le verset, dans les livres poétiques, est généralement composé de deux lignes, plus rarement de trois (Ps 4:2) ou même de quatre (Ps 1:3). Il contient les divers membres d'un parallélisme. Plusieurs versets réunis peuvent former une strophe, laquelle souvent est terminée par un refrain. Voir par exemple, aux Ps 42 Ps 43 --qui à l'origine n'en formaient qu'un--la répétition de l'exhortation que le psalmiste adresse à son âme (42:6,12 43:5). Remarquer aussi le beau refrain, modifié d'une strophe à l'autre, de Ps 107:8,15,21,31.

Pour le sens de l'expression sélah, qui marque certaines fins de strophes, voir Sélah. Pour les poèmes dits alphabétiques, voir ce dernier mot.

2.

L'inspiration de la poésie hébraïque.

L'A. T, est un livre religieux, le trésor des expériences intimes des hommes de Dieu de l'ancienne alliance. Mais la religion ne fait pas la guerre aux diverses manifestations de la vie. « Rien de ce qui est humain ne lui est étranger. » On ne peut donc s'étonner de rencontrer dans l'Écriture sainte des fragments de poésie populaire, parfois sans caractère spécifiquement religieux.

A propos du creusement d'un puits au désert, nous trouvons un petit chant, tel qu'on en a fréquemment composé en pareille occasion (No 21:17 et suivant). Dans Esa 5, nous avons un chant de vendangeurs, comme ceux dont la cadence accompagnait, pleine d'allégresse, le piétinement des grappes dans la cuve. (cf. Jer 48:33) Un tout petit fragment d'un chant analogue apparaît Esa 65:8 :

Ne détruis pas (cette grappe), Car elle renferme une bénédiction.

Il est intéressant de noter que l'air des Ps 57, Ps 58, Ps 59, Ps 75 est justement nommé « Ne détruis pas ! », preuve que les auteurs de chants religieux empruntaient leurs mélodies aux chansons populaires, comme on le faisait au XVI e siècle, comme on le fait encore aujourd'hui. Les suscriptions de plusieurs psaumes ont conservé les titres, tout au moins, de poèmes lyriques hébreux : « Biche de l'aurore » (Ps 22:1) ; « Les lis » (Ps 45:1,60:1) ; « Colombe des térébinthes lointains » (Ps 56:1). Ps 126:6 et Esa 9:3 renferment des allusions aux chants des moissonneurs, et Jug 5:11,16 à ceux des bergers, jouant de la flûte en rassemblant leurs troupeaux.

Israël était un peuple guerrier. Qu'on ne s'étonne donc pas de trouver en abondance dans la Bible des chants de combat, des hymnes de victoire, rudes, sanguinaires parfois. (cf. Ge 4:23 et suivant) L'un des plus anciens est celui de Marie, soeur de Moïse, après la sortie d'Egypte :

Chantez à l'Eternel, car il a fait éclater sa gloire.

Le cheval et son cavalier, il les a précipités dans la mer (Ex 15:21).

Jug 11:34 parle de la fille de Jephté sortant avec ses compagnes pour chanter la victoire de son père, et 1Sa 18:7 nous a conservé le refrain populaire gui saluait les exploits de David, à l'indignation de Saül. Un petit chant révolutionnaire est consigné dans 1Ro 12:16 :

Point de part pour nous avec David, Point d'héritage avec le fils d'Isaï ! Chacun à sa tente, hommes d'Israël !

Le plus dramatique des chants de guerre d'Israël est, sans conteste, le cantique de Débora (Jug 5), qui donne une si vivante image de ce qui se passait à l'époque des Juges.

On trouve dans l'A. T, quelques exemples de satire No 21:27 et suivants se moque de Moab vaincu. Dans Jug 15:16, Samson se glorifie des exploits remportés avec sa mâchoire d'âne.

Nous trouvons l' histoire de la race exprimée dans de petits poèmes, qui sont donnés comme des présages d'un avenir heureux ou malheureux. Voir Ge 9:23-27 25:23, et surtout No 23 et No 24 où Balaam décrit le sort de la nation que Balak aurait voulu faire maudire, ou encore Ge 49 qui, sous le nom de « Bénédiction de Jacob », décrit le caractère des diverses tribus de la façon la plus pittoresque et la plus exacte. Un autre exemple est fourni par la « Bénédiction de Moïse » (De 33), qui reflète les circonstances de l'époque postérieure au schisme.

Dans la Bible nous ne trouvons guère de traces de rondes d'enfants (voir cependant Mt 11:16 et suivant). On trouve des épithalames dans le Cantique. Selon l'explication la plus généralement admise aujourd'hui, il renferme une collection de chants de mariage, que l'on entonnait successivement pendant les sept journées de la période des noces (voir Cantique des cantiques). La mort d'un bien-aimé faisait aussi retentir la lyre du poète. David composa deux chants funèbres, l'un qui exprime sa désolation lors de la mort de Jonathan et du père de celui-ci, Saül (2Sa 1:19 et suivants), l'autre en l'honneur d'Abner (2Sa 3:33 et suivant). La nature, ou sévère, ou riante, et toujours fidèlement observée, a été chantée d'une façon fraîche et pittoresque par les poètes de l'A. T, (voir entre autres Job 36:22-37:13 40:10-41:25, Ps 104, Ca 2:10,13).

Mais la poésie hébraïque est avant tout religieuse. Ce caractère n'est pas absent de plusieurs des hymnes que nous avons cités : le cantique de Débora est un hymne à l'Éternel, le Dieu des combats. Il se trouve aussi dans certaines salutations poétiques (Ru 2:4, Ps 129:8). C'est avec les psaumes qu'il apparaît dans toute sa netteté, et si riche est le trésor contenu dans cette collection des cantiques d'Israël, qu'il a édifié l'Église primitive aussi bien que les Israélites pieux, plus tard les Églises de la Réforme, et qu'aujourd'hui encore nos âmes y trouvent joie et réconfort (voir Psaumes).

Une bonne partie de la poésie hébraïque est contenue dans les livres des prophètes (voir ce mot). Soumis aux règles du rythme, leurs oracles pouvaient être chantés. Du reste nous trouvons, ici et là, des cantiques proprement dits : Esa 12, Esa 26.

On peut dire que le domaine de la poésie hébraïque s'étend jusqu'au N.T. L'évangile de Luc (voir art.) renferme quelques cantiques des premiers jours de la nouvelle alliance. Ils n'inaugurent aucune forme inusitée, et leur original araméen suivait sans doute les règles de la poésie hébraïque énoncées plus haut (Lu 1:16-55,68-79) Nôtre Seigneur a dû souvent donner une forme poétique rythmée à ses discours, comme le faisaient les prophètes. (cf. Mt 11:28,30) Dans les épîtres également, et dans l'Apocalypse, se trouvent des cantiques chrétiens, qui continuaient la grande tradition hébraïque (Ro 8:31,39,1Ti 3:16, Ap 4:11 5:9 et suivant) et qui l'amenèrent à son couronnement. Voir Chant. Ch. B.

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !


Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
  • Contenus
  • Versions
  • Commentaires
  • Strong
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Versets favoris

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Créer un verset illustré

Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Versets relatifs

    • Genèse 4

      23 Lamech said to his wives, "Adah and Zillah, hear my voice. You wives of Lamech, listen to my speech, for I have slain a man for wounding me, a young man for bruising me.

      Genèse 9

      23 Shem and Japheth took a garment, and laid it on both their shoulders, went in backwards, and covered the nakedness of their father. Their faces were backwards, and they didn't see their father's nakedness.
      24 Noah awoke from his wine, and knew what his youngest son had done to him.
      25 He said, "Canaan is cursed. He will be servant of servants to his brothers."
      26 He said, "Blessed be Yahweh, the God of Shem. Let Canaan be his servant.
      27 May God enlarge Japheth. Let him dwell in the tents of Shem. Let Canaan be his servant."

      Genèse 25

      23 Yahweh said to her, "Two nations are in your womb. Two peoples will be separated from your body. The one people will be stronger than the other people. The elder will serve the younger."

      Genèse 49

      1 Jacob called to his sons, and said: "Gather yourselves together, that I may tell you that which will happen to you in the days to come.
      2 Assemble yourselves, and hear, you sons of Jacob. Listen to Israel, your father.
      3 "Reuben, you are my firstborn, my might, and the beginning of my strength; excelling in dignity, and excelling in power.
      4 Boiling over as water, you shall not excel; because you went up to your father's bed, then defiled it. He went up to my couch.
      5 "Simeon and Levi are brothers. Their swords are weapons of violence.
      6 My soul, don't come into their council. My glory, don't be united to their assembly; for in their anger they killed men. In their self-will they hamstrung cattle.
      7 Cursed be their anger, for it was fierce; and their wrath, for it was cruel. I will divide them in Jacob, and scatter them in Israel.
      8 "Judah, your brothers will praise you. Your hand will be on the neck of your enemies. Your father's sons will bow down before you.
      9 Judah is a lion's cub. From the prey, my son, you have gone up. He stooped down, he crouched as a lion, as a lioness. Who will rouse him up?
      10 The scepter will not depart from Judah, nor the ruler's staff from between his feet, until he comes to whom it belongs. To him will the obedience of the peoples be.
      11 Binding his foal to the vine, his donkey's colt to the choice vine; he has washed his garments in wine, his robes in the blood of grapes.
      12 His eyes will be red with wine, his teeth white with milk.
      13 "Zebulun will dwell at the haven of the sea. He will be for a haven of ships. His border will be on Sidon.
      14 "Issachar is a strong donkey, lying down between the saddlebags.
      15 He saw a resting place, that it was good, the land, that it was pleasant. He bows his shoulder to the burden, and becomes a servant doing forced labor.
      16 "Dan will judge his people, as one of the tribes of Israel.
      17 Dan will be a serpent in the way, an adder in the path, That bites the horse's heels, so that his rider falls backward.
      18 I have waited for your salvation, Yahweh.
      19 "A troop will press on Gad, but he will press on their heel.
      20 "Asher's food will be rich. He will yield royal dainties.
      21 "Naphtali is a doe set free, who bears beautiful fawns.
      22 "Joseph is a fruitful vine, a fruitful vine by a spring. His branches run over the wall.
      23 The archers have severely grieved him, shot at him, and persecute him:
      24 But his bow remained strong. The arms of his hands were made strong, by the hands of the Mighty One of Jacob, (from there is the shepherd, the stone of Israel),
      25 even by the God of your father, who will help you; by the Almighty, who will bless you, with blessings of heaven above, blessings of the deep that lies below, blessings of the breasts, and of the womb.
      26 The blessings of your father have prevailed above the blessings of your ancestors, above the boundaries of the ancient hills. They will be on the head of Joseph, on the crown of the head of him who is separated from his brothers.
      27 "Benjamin is a ravenous wolf. In the morning he will devour the prey. At evening he will divide the spoil."
      28 All these are the twelve tribes of Israel, and this is what their father spoke to them and blessed them. He blessed everyone according to his blessing.
      29 He instructed them, and said to them, "I am to be gathered to my people. Bury me with my fathers in the cave that is in the field of Ephron the Hittite,
      30 in the cave that is in the field of Machpelah, which is before Mamre, in the land of Canaan, which Abraham bought with the field from Ephron the Hittite as a burial place.
      31 There they buried Abraham and Sarah, his wife. There they buried Isaac and Rebekah, his wife, and there I buried Leah:
      32 the field and the cave that is therein, which was purchased from the children of Heth."
      33 When Jacob made an end of charging his sons, he gathered up his feet into the bed, and yielded up the spirit, and was gathered to his people.

      Exode 15

      21 Miriam answered them, "Sing to Yahweh, for he has triumphed gloriously. The horse and his rider he has thrown into the sea."

      Nombres 21

      17 Then sang Israel this song: "Spring up, well; sing to it:
      27 Therefore those who speak in proverbs say, "Come to Heshbon. Let the city of Sihon be built and established;

      Nombres 23

      1 Balaam said to Balak, "Build me here seven altars, and prepare me here seven bulls and seven rams."
      2 Balak did as Balaam had spoken; and Balak and Balaam offered on every altar a bull and a ram.
      3 Balaam said to Balak, "Stand by your burnt offering, and I will go: perhaps Yahweh will come to meet me; and whatever he shows me I will tell you." He went to a bare height.
      4 God met Balaam: and he said to him, "I have prepared the seven altars, and I have offered up a bull and a ram on every altar."
      5 Yahweh put a word in Balaam's mouth, and said, "Return to Balak, and thus you shall speak."
      6 He returned to him, and behold, he was standing by his burnt offering, he, and all the princes of Moab.
      7 He took up his parable, and said, "From Aram has Balak brought me, the king of Moab from the mountains of the East. Come, curse Jacob for me. Come, defy Israel.
      8 How shall I curse whom God has not cursed? How shall I defy whom Yahweh has not defied?
      9 For from the top of the rocks I see him. From the hills I see him. Behold, it is a people that dwells alone, and shall not be reckoned among the nations.
      10 Who can count the dust of Jacob, or number the fourth part of Israel? Let me die the death of the righteous! Let my last end be like his!"
      11 Balak said to Balaam, "What have you done to me? I took you to curse my enemies, and behold, you have blessed them altogether."
      12 He answered and said, "Must I not take heed to speak that which Yahweh puts in my mouth?"
      13 Balak said to him, "Please come with me to another place, where you may see them; you shall see but the utmost part of them, and shall not see them all: and curse me them from there."
      14 He took him into the field of Zophim, to the top of Pisgah, and built seven altars, and offered up a bull and a ram on every altar.
      15 He said to Balak, "Stand here by your burnt offering, while I meet over there."
      16 Yahweh met Balaam, and put a word in his mouth, and said, "Return to Balak, and say this."
      17 He came to him, and behold, he was standing by his burnt offering, and the princes of Moab with him. Balak said to him, "What has Yahweh spoken?"
      18 He took up his parable, and said, "Rise up, Balak, and hear! Listen to me, you son of Zippor.
      19 God is not a man, that he should lie, nor the son of man, that he should repent. Has he said, and will he not do it? Or has he spoken, and will he not make it good?
      20 Behold, I have received a command to bless. He has blessed, and I can't reverse it.
      21 He has not seen iniquity in Jacob. Neither has he seen perverseness in Israel. Yahweh his God is with him. The shout of a king is among them.
      22 God brings them out of Egypt. He has as it were the strength of the wild ox.
      23 Surely there is no enchantment with Jacob; Neither is there any divination with Israel. Now it shall be said of Jacob and of Israel, What has God done!
      24 Behold, the people rises up as a lioness, As a lion he lifts himself up. He shall not lie down until he eat of the prey, and drinks the blood of the slain."
      25 Balak said to Balaam, "Neither curse them at all, nor bless them at all."
      26 But Balaam answered Balak, "Didn't I tell you, saying, 'All that Yahweh speaks, that I must do?'"
      27 Balak said to Balaam, "Come now, I will take you to another place; perhaps it will please God that you may curse me them from there."
      28 Balak took Balaam to the top of Peor, that looks down on the desert.
      29 Balaam said to Balak, "Build me here seven altars, and prepare me here seven bulls and seven rams."
      30 Balak did as Balaam had said, and offered up a bull and a ram on every altar.

      Nombres 24

      1 When Balaam saw that it pleased Yahweh to bless Israel, he didn't go, as at the other times, to meet with enchantments, but he set his face toward the wilderness.
      2 Balaam lifted up his eyes, and he saw Israel dwelling according to their tribes; and the Spirit of God came on him.
      3 He took up his parable, and said, "Balaam the son of Beor says, the man whose eye was closed says;
      4 he says, who hears the words of God, who sees the vision of the Almighty, falling down, and having his eyes open:
      5 How goodly are your tents, Jacob, and your tents, Israel!
      6 As valleys they are spread forth, as gardens by the riverside, as aloes which Yahweh has planted, as cedar trees beside the waters.
      7 Water shall flow from his buckets. His seed shall be in many waters. His king shall be higher than Agag. His kingdom shall be exalted.
      8 God brings him out of Egypt. He has as it were the strength of the wild ox. He shall eat up the nations his adversaries, shall break their bones in pieces, and pierce them with his arrows.
      9 He couched, he lay down as a lion, as a lioness; who shall rouse him up? Everyone who blesses you is blessed. Everyone who curses you is cursed."
      10 Balak's anger was kindled against Balaam, and he struck his hands together; and Balak said to Balaam, "I called you to curse my enemies, and, behold, you have altogether blessed them these three times.
      11 Therefore now flee you to your place! I thought to promote you to great honor; but, behold, Yahweh has kept you back from honor."
      12 Balaam said to Balak, "Didn't I also tell your messengers who you sent to me, saying,
      13 'If Balak would give me his house full of silver and gold, I can't go beyond the word of Yahweh, to do either good or bad of my own mind. I will say what Yahweh says'?
      14 Now, behold, I go to my people: come, I will inform you what this people shall do to your people in the latter days."
      15 He took up his parable, and said, "Balaam the son of Beor says, the man whose eye was closed says;
      16 he says, who hears the words of God, knows the knowledge of the Most High, and who sees the vision of the Almighty, Falling down, and having his eyes open:
      17 I see him, but not now. I see him, but not near. A star will come out of Jacob. A scepter will rise out of Israel, and shall strike through the corners of Moab, and break down all the sons of Sheth.
      18 Edom shall be a possession. Seir, his enemies, also shall be a possession, while Israel does valiantly.
      19 Out of Jacob shall one have dominion, and shall destroy the remnant from the city."
      20 He looked at Amalek, and took up his parable, and said, "Amalek was the first of the nations, But his latter end shall come to destruction."
      21 He looked at the Kenite, and took up his parable, and said, "Your dwelling place is strong. Your nest is set in the rock.
      22 Nevertheless Kain shall be wasted, until Asshur carries you away captive."
      23 He took up his parable, and said, "Alas, who shall live when God does this?
      24 But ships shall come from the coast of Kittim. They shall afflict Asshur, and shall afflict Eber. He also shall come to destruction."
      25 Balaam rose up, and went and returned to his place; and Balak also went his way.

      Josué 10

      12 Then Joshua spoke to Yahweh in the day when Yahweh delivered up the Amorites before the children of Israel; and he said in the sight of Israel, "Sun, stand still on Gibeon! You, moon, stop in the valley of Aijalon!"
      14 There was no day like that before it or after it, that Yahweh listened to the voice of a man; for Yahweh fought for Israel.
    • Genèse 4

      Genèse 9

      24 Noé annonce une malédiction pour Canaan, le fils de Cham ; son petit-fils était peut-être plus fautif que ses frères. « L'esclave des esclaves », cela signifie le plus bas niveau que l'on puisse rencontrer chez les serviteurs, même au sein d'une famille. Cela révèle vraisemblablement la raison des victoires d'Israël sur Canaan, qui eurent lieu plus tard, soit par l'épée, soit sous forme de tribut à payer. La totalité du continent Africain était principalement peuplée par les descendants de Cham ; l'histoire nous a montré que la majeure partie de ce continent fut sous la domination des Romains, puis des Sarrasins et enfin des Turcs ! Et quant aux pauvres peuples noirs, pendant combien d'années ils furent victimes du trafic d'esclavage, étant vendus comme des bêtes dans les marchés, pour servir aux quatre coins du monde ! Ces propos ne sont pas cependant une excuse à la barbarie de ceux qui se sont enrichis par le produit des corvées accomplies et le sang versé. Dieu n'a pas commandé de réduire les noirs en esclavage ; Il punira sévèrement sans aucun doute, ceux qui ont accompli toutes ces cruautés. L'accomplissement de cette prophétie, qui s'étire sur presque toute l'histoire du monde, libère Noé d'une éventuelle rancœur personnelle prononcée à la suite de sa colère. Cela prouve parfaitement que le Saint Esprit profite de l'opportunité de l'offense faite par Cham, pour révéler Ses intentions encore voilées. « Béni soit l'Éternel, le dieu de Sem ».

      L'église a été bâtie et vit actuellement, grâce à la postérité de Sem ; de sa descendance vinrent les Juifs, qui furent pendant une longue période, le seul peuple à annoncer la Parole de Dieu aux nations de ce monde. Christ, le Seigneur Dieu venu en personne ici-bas, descend de Sem ; Il est Lui-même venu en chair. Noé a béni également Japhet, par qui, toutes les îles des Gentils furent peuplées. Il parle de la conversion des Gentils et de leur entrée dans l'église. Nous pouvons lire : « Que Dieu élargisse Japhet, et qu'il demeure dans les tentes de Sem ». Les Juifs et les Gentils seront réunis ensembles, par l'évangile ; les deux peuples n'en formeront plus qu'un, en Christ. Noé connut deux mondes différents, de part et d'autre du déluge ; mais étant l'héritier de la droiture acquise par la foi, il demeure maintenant dans l'espérance, attendant ainsi un monde encore meilleur.

      Genèse 25

      Genèse 49

      1

      Jacob appelle ses fils pour les bénir. (Genèse 49:1,2)
      Ruben, Siméon, Lévi. (Genèse 49:3-7)
      Juda. (Genèse 49:8-12)
      Zabulon, Issacar, Dan. (Genèse 49:13-18)
      Gad, Aser, Nephtali. (Genèse 49:19-21)
      Joseph et Benjamin. (Genèse 49:22-27)
      Les directives de Jacob pour sa sépulture, Sa mort. (Genèse 49:28-33)

      Tous les fils de Jacob étaient en vie. Le fait de les appeler tous ensemble était une exhortation pour qu'ils s'unissent dans l'amour et qu'ils ne s'intègrent pas aux Égyptiens ; il était prédit qu'ils ne devraient pas être séparés, comme le furent les fils d'Isaac et d'Abraham, et qu'ils devaient ne former qu'un seul peuple. Nous ne devons pas considérer cette réunion familiale comme l'expression dune affection privée, d'un ressentiment ou d'une certaine partialité ; nous devons la percevoir comme le langage du Saint Esprit, déclarant les buts retenus par Dieu pour cette famille, en respectant le caractère, les circonstances et la situation des tribus qui sont descendues des fils de Jacob, dont l'histoire peut être retracée.
      3 Ruben était le premier-né ; par une négligence coupable, il a renoncé à son droit d'aînesse. Le caractère de Ruben est aussi instable que l'eau.

      Les hommes ne prospèrent pas, quand ils n'ont pas une conduite intègre. Le péché de Ruben a laissé une infamie durable dans sa famille. Ne pratiquons jamais le mal, afin de ne prendre aucun risque qu'il soit relaté par la suite. Siméon et Lévi étaient passionnés et désiraient la vengeance. Le meurtre de Sichem en est une preuve. Jacob avait protesté, suite à cet acte barbare.

      Notre âme est notre honneur ; par sa puissance nous sommes supérieurs aux bêtes qui périssent. Nous devons, en nos cœurs, abhorrer tous les hommes sanguinaires et malfaisants. Maudite soit leur colère ! Jacob ne maudit pas leur personne, mais leurs convoitises.

      Le patriarche s'est écrié : « je les séparerai ». Cette phrase, qui concerne Lévi a été transformée en bénédiction. Cette tribu a assuré un service remarquable par le zèle manifesté contre les adorateurs du veau d'or en, Exode 32. Étant mis à part pour Dieu, en tant que prêtres, ils étaient de ce fait, dispersés parmi la nation d'Israël.

      8 Le nom de Juda signifie « louange ». Dieu a été loué à cause de ce nom, chap. Genèse 29:35, Il a été loué par lui, et en Lui ; en conséquence, ses frères seront amenés à lui rendre gloire. Juda sera une tribu forte et courageuse. Juda est comparé à un lion, non pas errant et rageur, mais plutôt appréciant avec satisfaction sa puissance et ses succès, sans dédaigner pour autant les autres ; c'est vraiment un excellent sentiment. Juda a été la tribu royale, la tribu d'où le Messie, le Prince devait venir. « Le Chef »*, cette Semence Promise, par qui la terre doit être bénie, « Celui qui procure la Paix et la Prospérité », le « Sauveur » : Il viendra de la tribu de Juda.

      En cette promesse, Jacob a « vu », de loin, l'avènement de Christ, ce qui l'a encouragé, sur son lit de mort. Jusqu'à cette venue du Sauveur, Juda a usé d'autorité, mais après la Crucifixion, conformément à la prophétie annoncée par Christ, Jérusalem a été détruite, et le restant des pauvres juifs fut harcelé et confondu. Beaucoup de ce qui est dit ici, au sujet de Juda, peut s'appliquer à notre Seigneur Jésus. En Lui il y a abondance de tout ce qui nourrit et régénère l'âme, ce qui maintient et encourage toute vie spirituelle. Il est le Vigneron ; le vin symbolise Son sang, qui est véritablement une boisson, et qui a été répandu pour les pécheurs qui en bénéficient, par la foi ; toutes les bénédictions de l'Évangile sont, pour ainsi dire, du vin et du lait, acquis sans argent et sans prix, par lesquels chaque âme assoiffée est désaltérée. Isa 55:1.

      * Note du traducteur : Au verset 10, le mot « Chef » a été, selon les versions bibliques, traduit ou laissé en Hébreu : Shiloh, Schilo, etc. Voir les notes de BFC à ce sujet. L'original MHCC mentionne le mot « Shiloh » ; pour une compréhension plus aisée, il a été traduit par « Chef ».

      13 En ce qui concerne Zabulon : si la prophétie indique que Zabulon sera un asile pour les bateaux, il est sûr que la Providence dirigera toutes choses en ce sens. Dieu établit les limites de notre lieu d'habitation. Ce n'est pour nous que sagesse et devoir, de nous adapter à notre sort, pour améliorer notre situation ; si la destinée de Zabulon est d'être un port, qu'il soit asile pour les navires. Pour Issacar : il a vu que le lieu où il séjournait, était non seulement agréable, mais qu'il était également rempli de merveilleux fruits, récompensant son dur labeur.

      Contemplons, avec le regard de la foi, le repos céleste merveilleux qui nous attend, cette terre de la Promesse ; cela rendra plus facile notre service ici-bas.

      Dan devrait, par la technique, la politique, et la surprise, tirer avantage sur ses ennemis, tel un serpent mordant le talon du voyageur. Jacob, presque usé par la vie, et se préparant à s'éteindre, se réconforte par ces mots, « j'espère en Ton secours, Ô Éternel » ! Ce salut qu'il attendait était Christ, la Semence promise ; maintenant que le patriarche allait être recueilli auprès de ses pères, il a placé sa confiance en Celui qui a rassemblé toute sa famille. Il a déclaré simplement qu'il recherchait le ciel, le « meilleur pays », Heb 11:13,14. Maintenant qu'il va pouvoir jouir du salut céleste, il se réjouit de cette espérance qui l'a conduit durant toute sa vie.

      Christ, notre Chemin vers le ciel, doit être notre attente ; le ciel, notre repos en Christ, doit être aussi l'objet de notre espérance. C'est le réconfort d'un homme pieux qui, au moment de sa mort, a attendu le salut de Dieu ; il aura alors devant lui ce qu'il a attendu, toute sa vie durant !

      19 En ce qui concerne Gad, Jacob fait référence à son nom, qui signifie « une troupe », ce qui préfigure le caractère de cette tribu. La cause de Dieu et de Son peuple, qui semble pendant un certain temps décliner, sera finalement victorieuse.

      Cela représente le conflit du chrétien. La grâce divine, présente dans l'âme, est souvent contrecarrée à cause des conflits ; les armes de la corruption sont souvent accablantes, mais la cause de Dieu et la grâce finiront par avoir le dessus, quel que puisse être l'adversaire, Romains 8:37.

      Aser devrait être une tribu riche : elle a hérité de la contrée qui longe le Carmel, de renommée proverbialement fructueuse.

      Nephtali, est une biche en liberté. Nous pouvons considérer cette situation comme une véritable description de cette tribu : elle est vraiment différente du bœuf et de l'âne, laborieux, désirant eux-mêmes jouir d'une certaine liberté ; mais Nephtali est une tribu active, qui se fait remarquer davantage par la rapidité d'exécution de ses tâches, que par la persévérance dans son travail. Elle implore la pitié, avec des mots persuasifs.

      Que les différents caractères ou dons acquis, ne nous empêchent pas d'aspirer à d'autres, meilleurs !

      22 La bénédiction de Joseph est complète. Ce que Jacob indique à son sujet, se situe autant dans l'histoire que dans la prophétie. Jacob rappelle les difficultés et les traits ardents contre lesquels il a lutté, lors des tentations qu'il avait autrefois endurées. Sa foi n'a pas failli, mais au travers de ses épreuves, il a pu supporter tous ses fardeaux avec fermeté et n'a rien fait d'inconvenant.

      Toute notre force pour lutter contre les tentations et supporter les afflictions, vient de Dieu ; Sa grâce est suffisante.

      Joseph est devenu le berger d'Israël, il a pris soin de son père et de sa famille ; il est également le rocher d'Israël, une base et un appui solides. Par ces faits accomplis, comme par beaucoup d'autres choses, Joseph était une image remarquable du Bon Berger, la Pierre angulaire de toute l'église de Dieu.

      Des bénédictions sont promises à la postérité de Joseph, identiques aux éternelles bénédictions spirituelles destinées à ceux qui sont en Christ. Jacob a béni tous ses fils, mais particulièrement Joseph, « qui a été séparé de ses frères ».

      Il a non seulement été exilé en Égypte, mais « séparé » aussi, par son éminente dignité, et par sa consécration à Dieu. Le texte parle de Benjamin comme d'un loup qui déchire. Jacob a été guidé dans ses propos, par esprit de prophétie et non par affection naturelle ; sinon, il aurait mentionné avec plus de tendresse, Benjamin, son fils bien-aimé. Le patriarche a prévu et prédit seulement que Benjamin devait être une tribu guerrière, forte et audacieuse, et qu'elle devait s'enrichir avec le butin acquis sur ses ennemis ; cette tribu devait être très active. L'apôtre Paul était lui-même de cette tribu, Romains 11:1; Philippiens 3:5 ; au début de sa vie, il « dévorait sa proie » en persécuteur, mais à la fin, il a « conquis son butin » par la prédication ; il a partagé les bénédictions du Lion de la tribu de Juda, étant soutenu par Christ dans ses victoires !

      28 Jacob a béni chacun des siens, selon les bénédictions prévues par Dieu. Il a donné ses instructions quant à l'endroit où il voulait être enseveli ; il a parlé par la foi, selon la promesse de Dieu : Canaan devrait être l'héritage pour sa descendance, au temps marqué. Quand sa bénédiction, ses directives et son testament furent donnés, il sentit que la mort approchait. Il retira ses pieds dans le lit, non pas avec un sentiment de crainte, mais dans la paix, en prévision du repos qui l'attendait. Il a librement remis son esprit dans la main de Dieu, son Père spirituel.

      Si nous faisons partie du peuple de Dieu, la mort finira par nous rassembler, tous ensemble, là où nous serons recueillis. Sous la protection du Berger d'Israël, nous ne manquerons de rien, que ce soit pour le corps ou l'âme. Nous resterons ici-bas jusqu'à ce que notre tâche soit accomplie ; puis, remettant notre âme entre Ses mains, par le biais du salut qui était notre espérance, nous partirons en paix, et laissant une bénédiction pour nos enfants, après nous !

      Exode 15

      Nombres 21

      Nombres 23

      1

      Le sacrifice de Balak, Balaam prononce une bénédiction au lieu de maudire Israël. (Nombres 23:1-10)
      La déception de Balak, le deuxième sacrifice, Balaam bénit de nouveau Israël. (Nombres 23:11-30)

      Alors que le camp d'Israël était bien en vue, Balaam ordonna que l'on construisit sept autels, pour sacrifier sur chacun d'eux, un bœuf et un bélier. Remarquez combien la superstition peut rendre sot, au point de croire que Dieu est à la disposition des volontés humaines ! La malédiction s'est transformée en bénédiction, par la Toute Puissance divine, et à cause de l'amour de ce Dernier pour Israël. Dieu décida de manifester Sa propre gloire, par l'intermédiaire de Balaam : Il le rencontra directement. Qui aurait pu défier Dieu et Israël, après avoir entendu les paroles que l'Éternel avait placées dans la bouche de Balaam ? Ces propos édifiants ne pouvaient conduire qu'à adorer Dieu ; en fait, il sera donné à chacun de ces hommes, selon la teneur de leurs paroles. Celui qui a pu faire parler l'ânesse, empêchant ainsi celui qui la montait de brutaliser cet animal, a placé dans la bouche de Balaam des propos qui allaient à l'encontre de son cœur. Il s'agissait là d'un grand miracle. Balaam prononça en fait une bénédiction sur Israël ! Il avoue même ne pas vouloir s'opposer davantage à la volonté divine. Il annonce qu'Israël est heureux d'être le « peuple de Dieu », étant ainsi mis à part des autres nations.

      Les Israélites, malgré leur petit nombre, étaient satisfaits de se voir respectés. Tout allait bien pour eux ! La mort est la dernière étape que les hommes doivent franchir ; même le « juste » doit mourir : cela peut nous encourager à réfléchir, de voir dans ce texte, Balaam songer à sa propre mort. Son discours est celui d'une âme bénie, non seulement pendant sa vie durant, mais aussi, dans l'avenir, après la mort.

      Cette pensée peut même faire préférer la mort à la vie, voir Philippiens 1:21* ; Balaam prononça de réelles bénédictions pour Israël, non seulement pendant sa vie ici-bas, mais aussi pour le futur. Beaucoup désirent mourir en tant que « justifiés par Dieu », sans toutefois pratiquer la piété durant leur vie ; heureux seront ceux à la fois justifiés et pieux, leur vie durant !

      Le discours de Balaam ne fut en fait qu'un souhait et non une Prière ; ce fut un vain désir, n'espérant qu'une heureuse destinée pour le peuple hébreu, sans toutefois se soucier des moyens pour y parvenir. Beaucoup cherchent à apaiser leur âme en essayant de se confier en l'avenir, sur de faux espoirs, tout en négligeant le chemin du salut, le seul moyen par lequel le pécheur peut être justifié devant Dieu !

      * Note du traducteur : cette référence a été ajoutée au commentaire original, pour en faciliter la compréhension.

      11 Balak était en colère contre Balaam. Une telle confession de Balaam, ce prophète douteux essayant de contrer les ordres divins, ne pouvait en effet qu'irriter Balak, ce prince malintentionné. Pour une deuxième fois, la malédiction prévue initialement, fut transformée en bénédiction ; cette dernière fut d'ailleurs plus marquée que la précédente !

      Les hommes changent souvent d'avis et contredisent parfois leurs propres paroles prononcées initialement ; Dieu, quant à Lui, ne change jamais ce qu'Il émet, Il accomplit toujours Ses promesses. Quand dans Sa Parole, l'Éternel demande de se repentir, cela signifie qu'il n'est pas question pour Lui de modifier Ses intentions ; les seuls changements qu'Il peut éventuellement opérer concernent la façon d'accomplir Ses desseins. Jacob, par exemple, a péché ; Dieu le constata ; il n'y avait rien de pire pour le patriarche : il risquait, s'il persistait, d'être abandonné à sa propre ruine.

      Si le Seigneur constate que nous nous confions en Sa grâce, Il nous offrira Son Salut ; si nous abandonnons nos convoitises et notre rébellion contre le ciel, nous pourrons alors Le servir et Le glorifier ; nous pourrons être certains que si Christ nous a acceptés, suite à notre repentance, nos péchés seront alors tous pardonnés. Quand on songe à la Grâce, à la Providence, au merveilleux Amour rédempteur, au Pardon miséricordieux et à la nouvelle créature spirituelle que nous sommes, que ces choses sont merveilleuses !

      Balak ne désirait pas vraiment qu'Israël courre à sa perte, quant à Balaam, il montrait résolument qu'il était préférable de craindre l'Éternel que d'être anéanti par Sa toute Puissance. Dès que Balaam montra qu'il ne maudirait pas Israël, Balak estima en fait, qu'il était préférable pour lui de se taire.

      Malgré le fait que le cœur humain soit livré à lui-même, les conseils divins demeurent toujours. Prenons la résolution de ne pas nous confier en de vaines promesses, dans lesquelles il n'y a aucune espérance possible. Appuyons-nous plutôt sur celles que Christ, la Vérité, nous a révélées et persévérons avec sérieux, dans l'exercice de la prière, Luc 18:1.

      Nombres 24

      1

      Balaam cesse de prononcer ses divinations, il prophétise sur le bonheur d'Israël. (Nombres 24:1-9)
      Balak se met en colère contre Balaam. (Nombres 24:10-14)
      Les prophéties de Balaam. (Nombres 24:15-25)

      Balaam ne s'exprimait pas tout à fait selon ses propres convictions car l'Esprit dirigeait en fait ses propos.

      Beaucoup de personnes ont leurs yeux bien ouverts, alors que leur cœur reste toujours endurci ; elles sont éclairées par le message divin, mais n'en sont pas pour autant sanctifiées. La connaissance de la Parole peut enfler le cœur des hommes ; elle leur révèle la réalité de l'enfer, mais ils se dirigent quand même dans cette terrible direction, les yeux grand ouverts.

      Ces bénédictions de Balaam sont à peu près les mêmes que celles qu'il avait prononcées précédemment. Le personnage admira la beauté d'Israël. La droiture et le fait de ne pas douter sont les qualités excellentes, que les voisins d'Israël lui enviaient. Israël est un peuple qui fructifie et qui s'accroît, il connaît l'honneur et il va de l'avant. Il sait reconnaître le chemin parcouru et quels ont été ses alliés. C'est un peuple courageux, qui marche en sécurité. Il est renommé pour sa droiture, tel un lion, non pas quand il attaque ses ennemis, mais quand il est au repos : en fait c'est Dieu, Lui-même qui permet à ce peuple de demeurer en sécurité et cela impressionne les pays voisins. L'Éternel considère que tout ce qui est fait à Israël, soit bien, soit mal, est en fait adressé à Lui-même.

      10 La dernière tentative de Balaam pour maudire Israël, se termina. Balak, vexé, exprima toute sa rage contre Balaam. Ce dernier avait en fait une excellente excuse : Dieu l'avait empêché de dire ce qu'il pensait, tout en le contraignant à bénir Israël !
      15 Balaam, animé par l'Esprit de prophétie, prédit la prospérité et la domination du peuple d'Israël. Le personnage se vante d'avoir enfin les yeux ouverts ! Autrefois, on appelait les prophètes, des voyants.

      Beaucoup entendent la Parole sans y prêter attention ni discerner la présence divine. Balaam connaissait la pensée du Très Haut. Un homme peut très bien connaître la pensée de Dieu, tout en étant, par désobéissance, dépourvu de Sa grâce. Balaam appelait l'Éternel « le Dieu Tout Puissant ». Personne, dans son entourage, ne pouvait à l'époque exprimer un plus grand respect envers Dieu, malgré le fait qu'il ne ressentait pas vis-à-vis de ce Dernier, une crainte ou un amour réels et que sa foi n'avait rien d'extraordinaire.

      Dans la mesure où un homme se rapproche des cieux, il peut s'en trouver très près, sans toutefois y être ! Cette prophétie décrit l'Éternel, qui se trouve être la « Couronne » et la « Gloire » du peuple d'Israël et plus tard, dans une certaine mesure, du roi David. Mais ce discours annonce également le côté merveilleux de notre Seigneur Jésus, le Messie promis.

      Balaam était en fait un mauvais homme : il voyait bien Christ, tout en restant éloigné de Dieu ; il ne le voyait pas comme Job, qui le discernait comme son Rédempteur personnel. Quand Jésus viendra sur les nuées, tout œil le verra ; mais beaucoup le verront comme cet homme riche, qui en enfer, voyait au loin Abraham. Christ sortira de Jacob et d'Israël, telle une Étoile et un Sceptre : l'Étoile représentera Sa Gloire et Son éclat, le Sceptre, toute Sa Puissance et Son Autorité. Christ sera le Roi, non seulement de Jacob et d'Israël, mais du monde entier ; tous seront alors gouvernés par Son Sceptre d'or, ou mis en pièces par Sa Verge de fer.

      Balaam prophétisa sur les Amalécites et les Kéniens, des peuples qu'il ne connaissait pas : même cachés dans le creux des rochers, ils ne pourront subsister, face à la Puissance de l'Éternel. Cette prophétie s'étend même jusqu'aux confins des civilisations Grecques et Romaines, annonçant les œuvres grandioses que l'Éternel accomplira avec ces nations. Ces événements seront si terribles que personne ne pourra en réchapper. Ceux qui survivront, seront comme arrachés du feu de la destruction. Que Dieu puisse nous préparer à supporter ces événements terrifiants !

      Au lieu de proférer des blasphèmes sur l'église, Balaam maudit d'abord Amalek, puis Rome, le dernier ennemi du peuple de Dieu. Non seulement Rome, dans son contexte païen, mais aussi dans la Papauté : l'antichrist et toutes les puissances qui l'entourent.

      Posons-nous cette question : est-ce que par nos connaissances, notre expérience ou notre profession, nous surpassons Balaam ? Aucune parole dite avec empressement, même dans la prédication ou la prière, ou sur la connaissance de la prophétie, n'est en fait différente ou supérieure aux vantardises de ceux qui se disent ennemis de Dieu et qui pratiquent l'injustice. La simple dépendance envers le Sang rédempteur, la Grâce qui nous sanctifie et la soumission à la Volonté divine, les efforts constants à glorifier Dieu et à aider Son peuple, ne sont peut-être pas des actes qui brillent par leur splendeur aux yeux du monde, mais qui sont en réalité des dons spirituels merveilleux, qui accompagnent notre salut. Aucun hypocrite n'est capable d'exercer de tels agissements. Le plus petit des croyants possède déjà un minimum de ces dons et aspire en fait, par la prière, à en posséder davantage.

      Josué 10

    • Genèse 4

      23 Et Lémec dit à ses femmes : Ada et Tsilla, écoutez ma voix ; femmes de Lémec, prêtez l'oreille à ma parole : Je tuerai un homme pour ma blessure, et un jeune homme pour ma meurtrissure ;

      Genèse 9

      23 Et Sem et Japheth prirent le manteau et le mirent, les deux, sur leurs épaules et marchèrent en arrière et couvrirent la nudité de leur père ; et leur visage était tourné en arrière, et ils ne virent pas la nudité de leur père.
      24 Et Noé se réveilla de son vin et sut ce que lui avait fait son plus jeune fils ;
      25 et il dit : Maudit soit Canaan ! Il sera l'esclave des esclaves de ses frères.
      26 Et il dit : Béni soit l'Éternel, le Dieu de Sem, et que Canaan soit son esclave !
      27 Que Dieu élargisse Japheth, et qu'il demeure dans les tentes de Sem, et que Canaan soit son esclave !

      Genèse 25

      23 Et l'Éternel lui dit : deux nations sont dans ton ventre, et deux peuples se sépareront en sortant de tes entrailles ; et un peuple sera plus fort que l'autre peuple, et le plus grand sera asservi au plus petit.

      Genèse 49

      1 Et Jacob appela ses fils, et dit : Assemblez-vous, et je vous ferai savoir ce qui vous arrivera à la fin des jours.
      2 Réunissez-vous, et écoutez, fils de Jacob ; écoutez Israël, votre père.
      3 Ruben, tu es mon premier-né, ma force, et le commencement de ma vigueur, prééminent en dignité, et prééminent en force !
      4 Bouillonnant comme les eaux, tu n'excelleras pas, car tu es monté sur la couche de ton père ; tu l'as alors profanée... Il est monté sur mon lit !
      5 Siméon et Lévi sont frères. Leurs glaives ont été des instruments de violence.
      6 Mon âme, n'entre pas dans leur conseil secret ; ma gloire, ne t'unis pas à leur assemblée ! Car dans leur colère ils ont tué des hommes, et pour leur plaisir ils ont coupé les jarrets du taureau.
      7 Maudite soit leur colère, car elle a été violente ; et leur furie, car elle a été cruelle ! Je les diviserai en Jacob, et les disperserai en Israël.
      8 Toi, Juda, tes frères te loueront ; ta main sera sur la nuque de tes ennemis ; les fils de ton père se prosterneront devant toi.
      9 Juda est un jeune lion. Tu es monté d'auprès de la proie, mon fils. Il se courbe, il se couche comme un lion, et comme une lionne ; qui le fera lever ?
      10 Le sceptre ne se retirera point de Juda, ni un législateur d'entre ses pieds, jusqu'à ce que Shilo vienne ; et à lui sera l'obéissance des peuples.
      11 Il attache à la vigne son ânon, et au cep excellent le petit de son ânesse ; il lave dans le vin son vêtement, et dans le sang des raisins son manteau.
      12 Ses yeux sont rouges de vin, et ses dents blanches de lait.
      13 Zabulon logera sur la côte des mers, et sera sur la côte des navires ; et son côté sera près de Sidon.
      14 Issacar est un âne ossu, couché entre deux parcs.
      15 Il voit que le repos est bon, et que le pays est agréable, et il incline son épaule pour porter, et s'assujettit au tribut du serviteur.
      16 Dan jugera son peuple, comme une autre des tribus d'Israël.
      17 Dan sera un serpent sur le chemin, une vipère sur le sentier, qui mord les talons du cheval, et celui qui monte tombe à la renverse.
      18 J'ai attendu ton salut, ô Éternel !
      19 Gad, une troupe lui tombera dessus ; et lui, il leur tombera sur les talons.
      20 viendra le pain excellent ; et lui, il fournira les délices royales.
      21 Nephthali est un biche lâchée ; il profère de belles paroles.
      22 Joseph est une branche qui porte du fruit, une branche qui porte du fruit près d'une fontaine ; ses rameaux poussent par-dessus la muraille.
      23 Les archers l'ont provoqué amèrement, et ont tiré contre lui, et l'ont haï ;
      24 Mais son arc est demeuré ferme, et les bras de ses mains sont souples par les mains du Puissant de Jacob.
      25 De là est le berger, la pierre d'Israël : du Dieu de ton père, et il t'aidera ; et du Tout-Puissant, et il te bénira des bénédictions des cieux en haut, des bénédictions de l'abîme qui est en bas, des bénédictions des mamelles et de la matrice.
      26 Les bénédictions de ton père surpassent les bénédictions de mes ancêtres jusqu'au bout des collines éternelles ; elles seront sur la tête de Joseph, et sur le sommet de la tête de celui qui a été mis à part de ses frères.
      27 Benjamin est un loup qui déchire : le matin, il dévore la proie, et le soir, il partage le butin.
      28 Tous ceux-là sont les douze tribus d'Israël, et c'est là ce que leur père leur dit en les bénissant : il les bénit, chacun selon sa bénédiction.
      29 Et il leur commanda, et leur dit : Je suis recueilli vers mon peuple ; enterrez-moi auprès de mes pères, dans la caverne qui est dans le champ d'Éphron, le Héthien,
      30 dans la caverne qui est dans le champ de Macpéla, qui est en face de Mamré, au pays de Canaan, et qu'Abraham acheta d'Éphron, le Héthien, avec le champ, pour la posséder comme sépulcre :
      31 là on a enterré Abraham et Sara, sa femme ; là on a enterré Isaac et Rebecca, sa femme ; et là j'ai enterré Léa.
      32 L'acquisition du champ et de la caverne qui y est fut faite des fils de Heth.
      33 Et quand Jacob eut achevé de donner ses commandements à ses fils, il retira ses pieds dans le lit, et expira, et fut recueilli vers ses peuples.

      Exode 15

      21 et Marie leur répondait : Chantez à l'Éternel, car il s'est hautement élevé ; il a précipité dans la mer le cheval et celui qui le montait.

      Nombres 21

      17 Alors Israël chanta ce cantique : Monte, puits ! Chantez-lui :
      27 C'est pourquoi les poètes disent : Venez à Hesbon ; que la ville de Sihon soit bâtie et établie ;

      Nombres 23

      1 Et Balaam dit à Balak : Bâtis-moi ici sept autels, et prépare-moi ici sept taureaux et sept béliers.
      2 Et Balak fit comme Balaam avait dit ; et Balak et Balaam offrirent un taureau et un bélier sur chaque autel.
      3 Et Balaam dit à Balak : Tiens-toi auprès de ton offrande, et je m'en irai ; peut-être que l'Éternel viendra à ma rencontre, et ce qu'il m'aura fait voir je te le rapporterai. Et il s'en alla sur une hauteur découverte.
      4 Et Dieu rencontra Balaam, et Balaam lui dit : J'ai préparé sept autels, et j'ai offert un taureau et un bélier sur chaque autel.
      5 Et l'Éternel mit une parole dans la bouche de Balaam, et dit : Retourne vers Balak, et tu parleras ainsi.
      6 Et il s'en retourna vers lui ; et voici, il se tenait auprès de son offrande, lui et tous les seigneurs de Moab.
      7 Et Balaam proféra son discours sentencieux, et dit : Balak, roi de Moab, m'a amené d'Aram, des montagnes d'orient : Viens, maudis-moi Jacob ! viens, appelle l'exécration sur Israël !
      8 Comment maudirai-je ce que Dieu n'a pas maudit ? Et comment appellerai-je l'exécration sur celui que l'Éternel n'a pas en exécration ?
      9 Car du sommet des rochers je le vois, et des hauteurs je le contemple. Voici, c'est un peuple qui habitera seul, et il ne sera pas compté parmi les nations.
      10 Qui est-ce qui comptera la poussière de Jacob, et le nombre de la quatrième partie d'Israël ? Que mon âme meure de la mort des hommes droits, et que ma fin soit comme la leur.
      11 Et Balak dit à Balaam : Que m'as-tu fait ? Je t'avais pris pour maudire mes ennemis, et voici, tu les as bénis expressément.
      12 Et il répondit et dit : Ne prendrai-je pas garde de dire ce que l'Éternel aura mis dans ma bouche ?
      13 Et Balak lui dit : Viens, je te prie, avec moi, dans un autre lieu d'où tu puisses le voir ; tu n'en verras que l'extrémité, et tu ne le verras pas tout entier ; et maudis-le-moi de là.
      14 Et il le conduisit au champ de Tsophim, au sommet du Pisga, et il bâtit sept autels, et offrit un taureau et un bélier sur chaque autel.
      15 Et Balaam dit à Balak : Tiens-toi ici auprès de ton offrande, et moi, j'irai à la rencontre, là...
      16 Et l'Éternel vint à la rencontre de Balaam, et mit une parole dans sa bouche, et dit : Retourne vers Balak, et tu parleras ainsi.
      17 Et il vint à lui, et voici, il se tenait auprès de son offrande, et les seigneurs de Moab avec lui. Et Balak lui dit :
      18 Qu'a dit l'Éternel ? Et il proféra son discours sentencieux, et dit : Lève-toi, Balak, et écoute ! Prête-moi l'oreille, fils de Tsippor !
      19 Dieu n'est pas un homme, pour mentir, ni un fils d'homme, pour se repentir : aura-t-il dit, et ne fera-t-il pas ? aura-t-il parlé, et ne l'accomplira-t-il pas ?
      20 Voici, j'ai reçu mission de bénir ; il a béni et je ne le révoquerai pas.
      21 Il n'a pas aperçu d'iniquité en Jacob, ni n'a vu d'injustice en Israël ; l'Éternel, son Dieu, est avec lui, et un chant de triomphe royal est au milieu de lui.
      22 Dieu les a fait sortir d'Égypte ; il a comme la force des buffles.
      23 Car il n'y a pas d'enchantement contre Jacob, ni de divination contre Israël. Selon ce temps il sera dit de Jacob et d'Israël : Qu'est-ce que Dieu a fait ?
      24 Voici, le peuple se lèvera comme une lionne, et se dressera comme un lion ; il ne se couchera pas qu'il n'ait mangé la proie, et bu le sang des tués.
      25 Et Balak dit à Balaam : Ne le maudis donc pas ; mais du moins ne le bénis pas.
      26 Balaam répondit et dit à Balak : Ne t'ai-je pas parlé, disant : Tout ce que l'Éternel dira, je le ferai ?
      27 Et Balak dit à Balaam : Viens donc, je te conduirai à un autre lieu : peut-être sera-t-il bon aux yeux de Dieu que tu me le maudisses de là.
      28 Et Balak conduisit Balaam au sommet du Péor, qui se montre au-dessus de la surface du désert.
      29 Et Balaam dit à Balak : Bâtis-moi ici sept autels, et prépare-moi ici sept taureaux et sept béliers.
      30 Et Balak fit comme Balaam avait dit ; et il offrit un taureau et un bélier sur chaque autel.

      Nombres 24

      1 Et Balaam vit qu'il était bon aux yeux de l'Éternel de bénir Israël, et il n'alla pas, comme d'autres fois, à la rencontre des enchantements, mais il tourna sa face vers le désert.
      2 Et Balaam leva ses yeux et vit Israël habitant dans ses tentes selon ses tribus ; et l'Esprit de Dieu fut sur lui.
      3 Et il proféra son discours sentencieux, et dit : Balaam, fils de Béor, dit, et l'homme qui a l'oeil ouvert, dit :
      4 Celui qui entend les paroles de Dieu, qui voit la vision du Tout-puissant, qui tombe et qui a les yeux ouverts, dit :
      5 Que tes tentes sont belles, ô Jacob ! et tes demeures, ô Israël !
      6 Comme des vallées elles s'étendent, comme des jardins auprès d'un fleuve, comme des arbres d'aloès que l'Éternel a plantés, comme des cèdres auprès des eaux.
      7 L'eau coulera de ses seaux ; et sa semence sera au milieu de grandes eaux ; Et son roi sera élevé au-dessus d'Agag, et son royaume sera haut élevé.
      8 Dieu l'a fait sortir d'Égypte ; il a comme la force des buffles ; il dévorera les nations, ses ennemis ; il cassera leurs os, et les frappera de ses flèches.
      9 Il s'est courbé, il s'est couché comme un lion, et comme une lionne : qui le fera lever ? Bénis sont ceux qui te bénissent, et maudits sont ceux qui te maudissent.
      10 Alors la colère de Balak s'embrasa contre Balaam, et il frappa des mains ; et Balak dit à Balaam : C'est pour maudire mes ennemis que je t'ai appelé, et voici, tu les as bénis expressément ces trois fois.
      11 Et maintenant, fuis en ton lieu. J'avais dit que je te comblerais d'honneurs ; et voici, l'Éternel t'a empêché d'en recevoir.
      12 Et Balaam dit à Balak : N'ai-je pas aussi parlé à tes messagers que tu as envoyés vers moi, disant :
      13 Quand Balak me donnerait plein sa maison d'argent et d'or, je ne pourrais transgresser le commandement de l'Éternel pour faire de mon propre mouvement du bien ou du mal ; ce que l'Éternel dira, je le dirai.
      14 Et maintenant, voici, je m'en vais vers mon peuple ; viens, je t'avertirai de ce que ce peuple fera à ton peuple à la fin des jours.
      15 Et il proféra son discours sentencieux, et dit : Balaam, fils de Béor, dit, et l'homme qui a l'oeil ouvert, dit :
      16 Celui qui entend les paroles de Dieu, et qui connaît la connaissance du Très-haut, qui voit la vision du Tout-puissant, qui tombe et qui a les yeux ouverts, dit :
      17 Je le verrai, mais pas maintenant ; je le regarderai, mais pas de près. Une étoile surgira de Jacob, et un sceptre s'élèvera d'Israël, et transpercera les coins de Moab, et détruira tous les fils de tumulte.
      18 Et Édom sera une possession, et Séhir sera une possession,... eux, ses ennemis ; et Israël agira avec puissance.
      19 Et celui qui sortira de Jacob dominera, et il fera périr de la ville le résidu.
      20 Et il vit Amalek, et proféra son discours sentencieux, et dit : Amalek était la première des nations ; et sa fin sera la destruction.
      21 Et il vit le Kénien, et il proféra son discours sentencieux, et dit : Forte est ta demeure, et tu as placé ton nid dans le rocher.
      22 Toutefois le Kénien doit être consumé, jusqu'à ce qu'Assur t'emmène captif.
      23 Et il proféra son discours sentencieux, et dit : Malheur ! Qui vivra, quand Dieu fera ces choses ?
      24 Et des navires viendront de la côte de Kittim, et affligeront Assur, et affligeront Héber, et lui aussi ira à la destruction.
      25 Et Balaam se leva, et s'en alla, et s'en retourna en son lieu ; et Balak aussi s'en alla son chemin.

      Josué 10

      12 Alors Josué parla à l'Éternel, le jour où l'Éternel livra les Amoréens entre les mains des fils d'Israël ; et il dit en présence d'Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon ; et toi, lune, en la vallée d'Ajalon !
      14 Et il n'y a point eu de jour comme celui-là, ni avant ni après, où l'Éternel écoutât la voix d'un homme, car l'Éternel combattait pour Israël.
Afficher tous les 431 versets relatifs
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.