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POÉSIE HÉBRAÏQUE

La poésie est fille de l'émotion. Sur les ailes de l'imagination, elle se laisse emporter dans les régions de l'idéal. Sans émotion, sans imagination, pas de vraie poésie. Pas de poésie non plus sans une forme spéciale d'expression. Ce que le poète a éprouvé, il sent le besoin de le faire entendre dans une langue qui n'est pas celle de tous les jours, dans une langue abondant en images pittoresques, en hyperboles hardies, en mots bien frappés.

Poésie est un terme qui nous vient du grec et qui signifie création. En l'appelant de ce nom, les Grecs voulaient dire que le poète transporte ses auditeurs, ou ses lecteurs, dans un monde qui échappe aux conditions ordinaires de la réalité. C'est un fait dont on doit se souvenir quand on interprète la poésie : les canons de la science ne lui sont pas toujours applicables, et trop d'analyse en anéantit la vie. Il ne faut donc pas nécessairement prendre à la lettre un texte poétique, et on ne doit pas lui reprocher certaines invraisemblances (voir par ex. Jos 10:12,14).

Certains individus ont l'âme poétique et d'autres ne sont à leur aise que dans la prose. Et il en est des peuples comme des individus : tels d'entre eux sont plus particulièrement aptes à la création poétique. Les Sémites, et parmi eux les Hébreux, étaient admirablement doués pour la poésie.

Notons tout d'abord qu'ils avaient l'âme passionnée ; c'est intensément qu'ils aimaient, et ils ne se cachaient pas de haïr intensément. L'Hébreu avait pour son foyer, pour sa patrie, pour son peuple, un amour ardent : « Jérusalem, si je t'oublie, que ma droite s'oublie elle-même ! » (Ps 137:5). Il saluait d'une joie sauvage la ruine des oppresseurs de sa nation ; et celui qui écrasait sur le roc leurs petits enfants, il n'hésitait pas à l'appeler bienheureux ! Il savourait avec délices les joies de l'affection conjugale. Un ami lui était aussi cher qu'un frère. Et ces sentiments si vifs, inspirés par la famille et l'amitié, il les éprouvait au plus haut degré dans le domaine religieux. C'est alors qu'il touchait au sublime.

Remarquons ensuite qu'il avait l'imagination toujours en éveil : la métaphore lui était plus familière que le raisonnement logique. Il avait des choses une vision colorée.

Enfin, constatons que son instinct littéraire était secondé par une langue merveilleusement faite pour l'expression poétique. Le verbe hébreu est loin d'avoir la rigidité à laquelle nous tenons dans nos langues modernes, surtout en français. Il est imprécis, fluide, et opère par suggestion, laissant ainsi le champ libre à l'imagination. La langue hébraïque abhorre ce qui est abstrait. C'est en termes concrets qu'elle s'exprime. La philosophie de l'école eût été mal servie par elle, mais la poésie la trouva à sa mesure. Elle est riche en synonymes permettant de noter les nuances délicates du sentiment et les aspects les plus variés de la nature. Les sons mêmes de cette langue devaient lui assurer une carrière poétique. L'harmonie imitative lui est familière et il semble que la voix peint à l'oreille les scènes qu'elle décrit. Les sifflantes abondent : elles retentissent, aiguës, dans les accents du triomphe ou du chagrin. Les gutturales, profondes, sonores, correspondent à ce qu'il y a de plus intime dans l'âme. Et la gamme des sons de voyelles est sans lacune.

Aussi le lecteur du texte hébraïque ne devra pas se contenter de découvrir seulement le sens des mots qu'il rencontre. Il fera attention à leur forme, à leur son. Il constatera que le poète hébreu, parmi plusieurs synonymes à sa disposition, a su choisir ceux qui lui permettaient de faire entendre ce qu'il avait à dire, qu'il s'agisse, comme dans le cantique de Débora (Jug 5), du galop furieux des rois près des eaux de Méguiddo ou du coup qui fendit la tête de Sisera. Le poète israélite dispose donc d'une langue musicale et il en tire des effets inattendus.

1.

Le rythme de la poésie hébraïque.

Le rythme de la poésie hébraïque se distingue par deux caractères principaux : le parallélisme et les syllabes accentuées.

1° PARALLELISME.

Les formes poétiques varient infiniment d'un peuple et d'un pays à l'autre. Dans notre langue, ce qui différencie la poésie de la prose au point de vue formel, c'est la rime, et trop facilement on pense qu'un morceau littéraire dépourvu de rimes ne peut appartenir à la poésie. C'est une erreur. Les Japonais, par exemple, ont un art poétique entièrement différent du nôtre : un hokku est un petit poème qui contient 17 syllabes, ni plus, ni moins. Que réussit-on à exprimer en 17 syllabes ? Le poète ne peut faire beaucoup plus que suggérer une scène, une pensée. C'est à l'auditeur à compléter l'idée suggérée : ainsi le veut l'art délicat du Japon.

Dans la poésie hébraïque également, la rime ne joue aucun rôle, aucun rôle essentiel tout au moins. On ne peut pas dire qu'elle soit totalement absente. Ainsi, dans le chant de Lémec (Ge 4:23), le poète se plaît à faire entendre plusieurs fois les sons i et im, et cette répétition constitue une espèce de rime ; mais il ne s'agit que d'un phénomène accidentel. Cependant, si la rime est absente, si l'oreille n'est pas agréablement flattée, à la fin des vers, par une série de sons redoublés, l'hébreu a recours à un autre redoublement, non du son toutefois, mais de l'idée. Tous ceux qui ont lu, même dans une traduction, les Psaumes ou le poème de Job, ont été frappés de ce constant balancement de la pensée : aussitôt qu'elle s'est exprimée une première fois, elle se complète ou se corrige par une seconde ligne, soeur de la première. C'est comme un perpétuel duo : une voix retentit ; à peine s'est-elle tue qu'une autre reprend le même thème sous une autre forme, procédant par adjonction, ou par contraste, ou par gradation.

Herder, le génial auteur allemand du XVIII° saint, qui avait si bien retrouvé l'âme de la poésie des Hébreux (Geist der hébreu Poésie), a montré que ce parallélisme est une conséquence naturelle de la forme dialoguée du chant populaire. En entendant ces vers qui se complètent l'un l'autre, ou s'opposent l'un à l'autre, n'a-t-on pas la vision de deux choeurs qui s'avancent, puis se retirent, s'entre-répondant à chaque rencontre, ou encore de deux amoureux échangeant leurs pensées et leurs sentiments, ce qui apparaît d'ailleurs d'une façon bien caractéristique dans le Cantique des Cantiques :

Comme un lis au milieu des épines,

Telle est mon amie parmi les jeunes filles ;

Comme un pommier au milieu des arbres de la forêt,

Tel est mon bien-aimé parmi les jeunes hommes (Ca 2:2).

Ce caractère de la poésie hébraïque qui, à l'inverse de la rime, a le grand avantage de subsister à travers les traductions, n'a pu échapper aux lecteurs attentifs de la Bible, et pourtant on s'abstint longtemps d'en établir la théorie. Le premier hébraïsant qui en fit une étude systématique et lui donna un nom, qui a subsisté parce qu'il était parfaitement adéquat, c'est Robert Lowth qui, en 1753, publia un ouvrage intitulé De Sacra Poesi Hebrceorum. Il appelait Parallelismus membrorum cette succession de lignes ou vers se complétant l'un l'autre. Le procédé reconnu par Lowth n'a rien de monotone ni de stéréotypé. On trouve une certaine variété de formes. Lowth distingue :

(a) Parallélisme synonyme : le plus simple et le plus fréquent. La pensée originale est répétée en termes différents, mais équivalents. L'un des plus anciens poèmes hébreux, le chant de guerre de Débora, déjà mentionné, en donne à son début un bon exemple :

Rois, écoutez,

Princes, prêtez l'oreille :

Je chanterai, oui, je chanterai à l'Éternel,

Je psalmodierai à l'Eternel, au Dieu d'Israël (Jug 5:3).

Quelquefois le parallélisme est plus étendu. Voir le début du Ps 1 :

Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, Qui ne s'arrête pas dans la voie des pécheurs, Qui ne s'assied pas en compagnie des moqueurs.

(b) Parallélisme antithétique : le poète fait éclater un contraste entre deux états d'âme, entre deux situations :

Car l'Éternel connaît la voie des justes, Mais la voie des méchants périra (Ps 1:6).

Ces antithèses sont plus que fréquentes dans les Proverbes, qui revêtent tous une forme poétique sans être de la poésie proprement dite :

La malédiction de l'Éternel est dans la maison du méchant, Mais il bénit la demeure des justes (Pr 3:33).

(c) Dans le troisième cas, c'est à peine si l'on peut conserver le terme général de parallélisme. Lowth parlait pourtant de parallélisme synthétique ou constructif ; ici l'idée est amplifiée par le vers qui suit :

C'est moi qui ai oint mon Roi,

En Sion, ma montagne sainte (Ps 2:6).

Souvent la construction se prolonge, et c'est tout un tableau qui se dessine. Voir Ps 1:3:

Il (le juste) est comme un arbre

Planté près des ruisseaux d'eau,

Qui donne son fruit en sa saison,

Et dont le feuillage ne se flétrit point :

Tout ce qu'il fait lui réussit.

On pourrait énumérer encore d'autres formes de parallélisme ; mais, en réalité, elles ne sont que des variantes de la forme synthétique. Parfois un mot est répété dans deux ou trois lignes successives, quelque chose de nouveau venant s'ajouter chaque fois au thème primitif. Ainsi Ps 29:1 et suivant :

Rendez à l'Éternel, fils du Tout-Puissant, Rendez à l'Eternel gloire et honneur, Rendez à l'Éternel gloire pour son nom.

Cette redondance poétique est frappante dans les cantiques de Mahaloth ou des Pèlerinages (Ps 120 à Ps134).

Voir, par exemple, au Ps 121 :

Vers les collines je lève les yeux :

D'où me viendra le secours ?

Le secours me vient de l'Éternel,

Qui a fait les cieux et ! a terre.

Il ne permettra point que ton pied chancelle ;

Celui qui te garde ne sommeillera point.

Non, il ne sommeille ni ne dort,

Celui qui garde Israël.

L'Éternel te gardera de tout mal,

Il gardera ton âme ;

L'Éternel gardera ton départ et ton arrivée,

Dès maintenant et à jamais.

2° SYLLABES ACCENTUEES.

Ce parallélisme, qui est un caractère si frappant, si constant, de la poésie hébraïque, constitue-t-il à lui seul la forme poétique de cette littérature ? C'est ce que nous avons maintenant à examiner. L'éducation classique des philologues européens les poussa longtemps à chercher dans les stiches ou lignes hébraïques l'équivalent, ou à peu près, du vers grec ou latin. Ils essayaient de trouver des « pieds », composés de syllabes longues et brèves régulièrement disposées.

Il faut le reconnaître, toute tentative dans cette direction a été un insuccès : il y a bien en hébreu des syllabes longues et brèves, mais on n'arrive pas à établir que leur quantité ait jamais joué un rôle essentiel dans la poésie. L'échec des recherches faites sur la base de la prosodie classique a été si complet que le grand hébraïsant hollandais Kuenen (Historisch-Critisch Onderzoek, III, 14) crut pouvoir clore le débat par cette déclaration catégorique : « La poésie d'Israël n'est pas métrique. » Selon lui, il n'y avait rien à trouver en dehors du parallélisme. Cependant, toute poésie populaire primitive étant destinée à être chantée, il est impossible d'être satisfait de ce verdict. Le vers hébreu ne pouvait être construit sans avoir en vue les exigences du chant, et par conséquent sans qu'il y eût dans chaque ligne des temps faibles et des temps forts. La voix a besoin de points d'appui régulièrement espacés. Et si l'on se rend compte que ces hymnes des vieux Hébreux étaient accompagnés d'instruments faisant plus de bruit qu'ils ne donnaient de son : tambourins, cymbales, castagnettes, instruments qui marquaient nettement la mesure et sollicitaient le pied à la danse, on se dit que le verset sémite devait faire apparaître ces nervures de la phrase musicale.

En 1813, J.J. Bellermann, publiant à Berlin un Essai sur le mètre hébraïque, émettait plusieurs principes qui, après lui, ont été vérifiés et développés par d'autres chercheurs, comme Ernest Meier de Tubingue (Die Form der hébreu Poésie) et plus récemment Julius Ley (Grundziige des Rythmus). L'un des derniers livres sur ce sujet (The Poets of the O.T.), écrit par A.R. Gordon, professeur à St-Andrews (Ecosse), présente la question d'une façon particulièrement claire.

Des travaux de ces hébraïsants il résulte que le mètre de la poésie d'Israël est constitué par un certain nombre d 'accents, nous voulons dire par ce mot de syllabes fortement marquées dans chaque vers, les intervalles entre ces syllabes accentuées étant remplis par des syllabes atones, dont le nombre peut varier d'un vers à l'autre sans faire tort au mètre. Ces syllabes atones étaient prononcées très rapidement. Généralement deux syllabes atones sont suivies d'une syllabe accentuée, ce qui donne un pied qui n'est pas sans analogie avec l'anapeste de la métrique classique, mais parfois il y a une seule syllabe atone précédant l'accent, ou bien, au contraire, il y en a trois. Quant au nombre de syllabes accentuées dans un vers, il n'y a pas de règle uniforme.

Dans les Psaumes, le Cantique des Cantiques et Job, on trouve généralement trois accents par vers. Nous pouvons nous faire une idée assez exacte de ce rythme, même en français, par le début des Ps 127 Ps 121 :

Si l'Eternel ne bâtit la maison,

Ceux qui la bâtissent travaillent en vain..

Je lève mes yeux vers les montagnes : D'où me viendra le secours ? Le secours me vient de l'Éternel, Qui a fait les cieux et la terre

Dans les chants de guerre et dans certains psaumes particulièrement majestueux, le 46 e et le 68 e par exemple, nous trouvons une ligne plus longue et quatre accents au lieu de trois. En français, Ps 46:2 fait assez bien apparaître ce rythme : Dieu est pour nous un refuge et un appui.

Un secours qui ne manque jamais dans la détresse.

Remarquons qu'à bien examiner notre hexamètre classique français, nous y trouvons toujours quatre accents. On s'en convaincra en ouvrant l'Art poétique de Boileau. Ce régulateur de la prosodie française eût peut-être éprouvé quelque surprise si on lui eût parlé de ces quatre accents ; mais ils y sont néanmoins, et il a observé cette règle sans la connaître.

Ailleurs, en hébreu, la ligne est au contraire raccourcie, le rythme est plus rapide, ce qui est un signe d'émotion, et surtout de gaieté.

Par ex., Ca 2:8 et suivants :

C'est la voix de mon bien-aimé

Le voici, il vient, Sautant sur les montagnes,

Bondissant sur les collines.

Le mètre le plus remarquable est le mètre élégiaque, ou pentamètre élégiaque, composé d'un vers à trois accents, suivi d'un vers à deux. On peut aussi le considérer comme un vers de cinq temps dont le premier hémistiche a trois accents et le second seulement deux. Le livre des Lamentations est composé de vers ainsi construits. La 3:28 nous en donne l'idée en français :

L'Éternel a de la bonté pour qui espère en lui

Pour l' âme qui le cherche ;

Il est bon d'attendre en silence

Le secours de l'Eternel. Il est bon pour l'homme de porter

Le joug dans sa jeunesse.

Du reste, ce n'est pas seulement dans le second livre attribué à Jérémie qu'on trouve ce rythme poétique. Il est fréquent dans le second Ésaïe, dans les psaumes des pèlerinages, et même dans certains psaumes exprimant la joie : l'émotion joyeuse, comme l'émotion douloureuse, ne vient-elle pas nous serrer la gorge et couper nos paroles ? Le Ps 23, le plus connu de tout le psautier, a ce rythme, et quelques versets de la traduction française le laissent transparaître ; ainsi Ps 23:5 :

Tu dresses devant moi une fable

En face de mes adversaires.

Tu oins d'huile ma tête,

Et ma coupe déborde.

Le verset, dans les livres poétiques, est généralement composé de deux lignes, plus rarement de trois (Ps 4:2) ou même de quatre (Ps 1:3). Il contient les divers membres d'un parallélisme. Plusieurs versets réunis peuvent former une strophe, laquelle souvent est terminée par un refrain. Voir par exemple, aux Ps 42 Ps 43 --qui à l'origine n'en formaient qu'un--la répétition de l'exhortation que le psalmiste adresse à son âme (42:6,12 43:5). Remarquer aussi le beau refrain, modifié d'une strophe à l'autre, de Ps 107:8,15,21,31.

Pour le sens de l'expression sélah, qui marque certaines fins de strophes, voir Sélah. Pour les poèmes dits alphabétiques, voir ce dernier mot.

2.

L'inspiration de la poésie hébraïque.

L'A. T, est un livre religieux, le trésor des expériences intimes des hommes de Dieu de l'ancienne alliance. Mais la religion ne fait pas la guerre aux diverses manifestations de la vie. « Rien de ce qui est humain ne lui est étranger. » On ne peut donc s'étonner de rencontrer dans l'Écriture sainte des fragments de poésie populaire, parfois sans caractère spécifiquement religieux.

A propos du creusement d'un puits au désert, nous trouvons un petit chant, tel qu'on en a fréquemment composé en pareille occasion (No 21:17 et suivant). Dans Esa 5, nous avons un chant de vendangeurs, comme ceux dont la cadence accompagnait, pleine d'allégresse, le piétinement des grappes dans la cuve. (cf. Jer 48:33) Un tout petit fragment d'un chant analogue apparaît Esa 65:8 :

Ne détruis pas (cette grappe), Car elle renferme une bénédiction.

Il est intéressant de noter que l'air des Ps 57, Ps 58, Ps 59, Ps 75 est justement nommé « Ne détruis pas ! », preuve que les auteurs de chants religieux empruntaient leurs mélodies aux chansons populaires, comme on le faisait au XVI e siècle, comme on le fait encore aujourd'hui. Les suscriptions de plusieurs psaumes ont conservé les titres, tout au moins, de poèmes lyriques hébreux : « Biche de l'aurore » (Ps 22:1) ; « Les lis » (Ps 45:1,60:1) ; « Colombe des térébinthes lointains » (Ps 56:1). Ps 126:6 et Esa 9:3 renferment des allusions aux chants des moissonneurs, et Jug 5:11,16 à ceux des bergers, jouant de la flûte en rassemblant leurs troupeaux.

Israël était un peuple guerrier. Qu'on ne s'étonne donc pas de trouver en abondance dans la Bible des chants de combat, des hymnes de victoire, rudes, sanguinaires parfois. (cf. Ge 4:23 et suivant) L'un des plus anciens est celui de Marie, soeur de Moïse, après la sortie d'Egypte :

Chantez à l'Eternel, car il a fait éclater sa gloire.

Le cheval et son cavalier, il les a précipités dans la mer (Ex 15:21).

Jug 11:34 parle de la fille de Jephté sortant avec ses compagnes pour chanter la victoire de son père, et 1Sa 18:7 nous a conservé le refrain populaire gui saluait les exploits de David, à l'indignation de Saül. Un petit chant révolutionnaire est consigné dans 1Ro 12:16 :

Point de part pour nous avec David, Point d'héritage avec le fils d'Isaï ! Chacun à sa tente, hommes d'Israël !

Le plus dramatique des chants de guerre d'Israël est, sans conteste, le cantique de Débora (Jug 5), qui donne une si vivante image de ce qui se passait à l'époque des Juges.

On trouve dans l'A. T, quelques exemples de satire No 21:27 et suivants se moque de Moab vaincu. Dans Jug 15:16, Samson se glorifie des exploits remportés avec sa mâchoire d'âne.

Nous trouvons l' histoire de la race exprimée dans de petits poèmes, qui sont donnés comme des présages d'un avenir heureux ou malheureux. Voir Ge 9:23-27 25:23, et surtout No 23 et No 24 où Balaam décrit le sort de la nation que Balak aurait voulu faire maudire, ou encore Ge 49 qui, sous le nom de « Bénédiction de Jacob », décrit le caractère des diverses tribus de la façon la plus pittoresque et la plus exacte. Un autre exemple est fourni par la « Bénédiction de Moïse » (De 33), qui reflète les circonstances de l'époque postérieure au schisme.

Dans la Bible nous ne trouvons guère de traces de rondes d'enfants (voir cependant Mt 11:16 et suivant). On trouve des épithalames dans le Cantique. Selon l'explication la plus généralement admise aujourd'hui, il renferme une collection de chants de mariage, que l'on entonnait successivement pendant les sept journées de la période des noces (voir Cantique des cantiques). La mort d'un bien-aimé faisait aussi retentir la lyre du poète. David composa deux chants funèbres, l'un qui exprime sa désolation lors de la mort de Jonathan et du père de celui-ci, Saül (2Sa 1:19 et suivants), l'autre en l'honneur d'Abner (2Sa 3:33 et suivant). La nature, ou sévère, ou riante, et toujours fidèlement observée, a été chantée d'une façon fraîche et pittoresque par les poètes de l'A. T, (voir entre autres Job 36:22-37:13 40:10-41:25, Ps 104, Ca 2:10,13).

Mais la poésie hébraïque est avant tout religieuse. Ce caractère n'est pas absent de plusieurs des hymnes que nous avons cités : le cantique de Débora est un hymne à l'Éternel, le Dieu des combats. Il se trouve aussi dans certaines salutations poétiques (Ru 2:4, Ps 129:8). C'est avec les psaumes qu'il apparaît dans toute sa netteté, et si riche est le trésor contenu dans cette collection des cantiques d'Israël, qu'il a édifié l'Église primitive aussi bien que les Israélites pieux, plus tard les Églises de la Réforme, et qu'aujourd'hui encore nos âmes y trouvent joie et réconfort (voir Psaumes).

Une bonne partie de la poésie hébraïque est contenue dans les livres des prophètes (voir ce mot). Soumis aux règles du rythme, leurs oracles pouvaient être chantés. Du reste nous trouvons, ici et là, des cantiques proprement dits : Esa 12, Esa 26.

On peut dire que le domaine de la poésie hébraïque s'étend jusqu'au N.T. L'évangile de Luc (voir art.) renferme quelques cantiques des premiers jours de la nouvelle alliance. Ils n'inaugurent aucune forme inusitée, et leur original araméen suivait sans doute les règles de la poésie hébraïque énoncées plus haut (Lu 1:16-55,68-79) Nôtre Seigneur a dû souvent donner une forme poétique rythmée à ses discours, comme le faisaient les prophètes. (cf. Mt 11:28,30) Dans les épîtres également, et dans l'Apocalypse, se trouvent des cantiques chrétiens, qui continuaient la grande tradition hébraïque (Ro 8:31,39,1Ti 3:16, Ap 4:11 5:9 et suivant) et qui l'amenèrent à son couronnement. Voir Chant. Ch. B.

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      Genèse 4

      23 Lémek dit à ses femmes : Ada et Tsilla, écoutez-moi bien, femmes de Lémek, et prêtez l’oreille à ce que je dis : J’ai tué un homme pour une blessure et un jeune enfant pour ma plaie.

      Genèse 9

      23 Alors Sem et Japhet prirent la tunique de Noé et la placèrent sur leurs épaules. Puis ils marchèrent à reculons vers leur père et le couvrirent. Comme leur visage était tourné de l’autre côté, ils ne virent pas leur père tout nu.
      24 Quand Noé se réveilla de son ivresse, il apprit ce que son plus jeune fils avait fait.
      25 Alors il s’écria : —Maudit soit Canaan ! Qu’il soit le dernier des esclaves de ses frères !
      26 Puis il ajouta : Béni soit l’Eternel, le Dieu de Sem, et que Canaan soit asservi à Sem !
      27 Que Dieu étende le territoire de Japhet, qu’il habite dans les tentes de Sem et que Canaan soit leur esclave !

      Genèse 25

      23 qui lui répondit : Il y a deux nations dans ton ventre, deux peuples différents naîtront de toi. L’un des deux sera plus puissant que l’autre, et l’aîné sera assujetti au cadet.

      Genèse 49

      1 Jacob convoqua ses fils et leur dit : —Réunissez-vous et je vous révélerai ce qui vous arrivera dans les temps à venir.
      2 Rassemblez-vous et écoutez, fils de Jacob ! Ecoutez ce que dit Israël, votre père.
      3 Ruben, tu es mon premier-né, le premier fruit de ma vigueur, du temps où j’étais plein de force, toi, tu es supérieur en dignité et supérieur en force.
      4 Bouillonnant comme l’eau, tu n’auras pas le premier rang ! Car tu as profané la couche de ton père, en entrant dans mon lit.
      5 Siméon et Lévi sont frères, ils se sont mis d’accord pour semer la violence.
      6 Non, je ne veux pas m’associer à leur complot ! Je mets un point d’honneur à ne pas approuver leurs délibérations ! Car mûs par leur colère, ils ont tué des hommes ; poussés par leur caprice, ils ont mutilé des taureaux.
      7 Que leur colère soit maudite, car elle est violente. Maudit soit leur emportement, car il est implacable ! Moi je les éparpillerai au milieu de Jacob, je les disperserai en Israël.
      8 O toi, Juda, tes frères te rendront hommage, ta main fera ployer la nuque de tes ennemis, et les fils de ton père se prosterneront devant toi.
      9 Oui, Juda est un jeune lion. Mon fils, tu reviens de la chasse et tu t’es accroupi et couché comme un lion, comme une lionne : qui te ferait lever ?
      10 Le sceptre ne s’écartera pas de Juda, et l’insigne de chef ne sera pas ôté d’entre ses pieds jusqu’à la venue de celui auquel ils appartiennent et à qui tous les peuples rendront obéissance.
      11 Son âne, il l’attache à la vigne, et, à un cep de choix, le petit de l’ânesse. Il lave dans le vin son vêtement et nettoie son manteau dans le jus des raisins.
      12 Il a les yeux plus rouges que le vin, les dents plus blanches que le lait.
      13 Zabulon aura sa demeure sur le rivage de la mer, il aura sur sa côte un port pour les navires, son territoire s’étendra jusqu’à Sidon.
      14 Issacar est un âne très vigoureux couché au beau milieu de deux enclos.
      15 Il a trouvé que le repos est bon, que le pays est agréable, il tend l’épaule pour porter le fardeau, et il s’assujettit à la corvée.
      16 Dan jugera son peuple, comme les autres tribus d’Israël.
      17 Que Dan soit un serpent sur le chemin, qu’il soit une vipère sur le sentier, mordant les jarrets du cheval, pour que le cavalier en tombe à la renverse.
      18 Je compte sur toi, Eternel pour accorder la délivrance.
      19 Gad agressé par une troupe l’assaillira et il la poursuivra.
      20 Aser a une riche nourriture. C’est lui qui fournira des mets dignes d’un roi.
      21 Nephtali est semblable à une biche en liberté qui donne de beaux faons.
      22 Joseph est un rameau fertile d’un arbre plein de fruits planté près d’une source. Ses branches grimpent et s’élancent par-dessus la muraille.
      23 Des archers le provoquent, le prennent à partie, et le harcèlent de leurs flèches.
      24 Mais son arc reste ferme car ses bras pleins de force conservent leur souplesse grâce au secours du Puissant de Jacob, qui est le berger et le Roc sur lequel Israël se fonde.
      25 Oui, le Dieu de ton père viendra à ton secours, le Tout-Puissant te bénira. Qu’il veuille te bénir d’en haut par des pluies abondantes et par des eaux d’en bas où repose l’abîme, par de nombreux enfants et beaucoup de troupeaux.
      26 Les bénédictions de ton père surpassent celles des montagnes antiques et les meilleurs produits des collines antiques. Que ces bénédictions soient sur la tête de Joseph, et sur le front du prince de ses frères !
      27 Benjamin est semblable à un loup qui déchire. De grand matin, il dévore sa proie, et sur le soir encore, il répartit tout le butin.
      28 Tous ceux-là forment les douze tribus d’Israël, et c’est ainsi que leur parla leur père et qu’il les bénit, en prononçant pour chacun sa bénédiction propre.
      29 Ensuite Jacob leur donna ses instructions en disant : —Je vais aller rejoindre mes ancêtres décédés, enterrez-moi auprès de mes pères dans la caverne qui se trouve dans le champ d’Ephrôn le Hittite,
      30 dans la caverne du champ de Makpéla, vis-à-vis de Mamré, au pays de Canaan, la caverne qu’Abraham a achetée, avec le champ, à Ephrôn le Hittite en propriété funéraire.
      31 C’est là qu’on a enterré Abraham et sa femme Sara ; c’est là qu’on a enterré Isaac et sa femme Rébecca. C’est là aussi que j’ai enterré Léa.
      32 Le champ et la caverne qui s’y trouve ont été achetés aux Hittites.
      33 Lorsque Jacob eut achevé d’énoncer ses instructions à ses fils, il ramena ses pieds sur son lit, expira et fut réuni à ses ancêtres décédés.

      Exode 15

      21 Miryam entonna, en réponse aux Israélites : Chantez pour l’Eternel : il a fait éclater sa gloire, il a culbuté dans la mer le cheval et son cavalier.

      Nombres 21

      17 Alors Israël entonna le chant suivant : Monte, ô puits ! Lancez des acclamations !
      27 C’est pourquoi les poètes chantent : Venez à Hechbôn ! Que la ville de Sihôn soit rebâtie et consolidée !

      Nombres 23

      1 Alors Balaam dit à Balaq : —Construis-moi ici sept autels et prépare-moi sept taureaux et sept béliers.
      2 Balaq fit ce que Balaam lui avait demandé et, ensemble, ils offrirent un taureau et un bélier sur chaque autel.
      3 Balaam dit à Balaq : —Reste ici près de ton *holocauste pendant que je me rendrai à l’écart. Peut-être l’Eternel viendra-t-il à ma rencontre. Alors je te communiquerai ce qu’il me révélera. Et il s’en alla sur une crête.
      4 Dieu se manifesta à Balaam qui lui dit : —J’ai fait dresser sept autels et j’ai offert un taureau et un bélier sur chacun d’eux.
      5 Alors l’Eternel mit sa parole dans la bouche de Balaam, puis il ajouta : —Retourne auprès de Balaq et transmets-lui ce message.
      6 Balaam retourna vers Balaq et le trouva debout avec tous les chefs de Moab près de son holocauste.
      7 Alors il déclama cet oracle : D’Aram, Balaq m’a fait venir, oui, le roi de Moab m’a fait venir des monts de l’Est. Allons ! Maudis Jacob pour moi ! Viens et profère des menaces contre Israël !
      8 Mais comment maudirais-je ? Dieu ne l’a pas maudit. Comment menacerais-je celui que l’Eternel ne veut pas menacer ?
      9 Voici : je le contemple du sommet des rochers, et, du haut des collines, je le regarde. Je le vois : c’est un peuple qui demeure à l’écart, il ne se considère pas semblable aux autres peuples.
      10 Qui a jamais compté les foules de Jacob, qui sont aussi nombreuses que les grains de poussière, ou qui a dénombré le quart du peuple d’Israël ? Qu’il me soit accordé la même mort que celle de ces justes, et que mon avenir soit identique au leur !
      11 Balaq dit à Balaam : —Que m’as-tu fait ? Je t’ai fait venir pour maudire mes ennemis, et voilà que tu les combles de bénédictions !
      12 Balaam répondit : —Puis-je prononcer autre chose que les paroles que l’Eternel met dans ma bouche ?
      13 Balaq reprit : —Viens donc avec moi à un autre endroit d’où tu pourras voir ce peuple, tu n’en apercevras qu’une partie et tu ne pourras pas le voir tout entier. Et maudis-le pour moi de cet endroit.
      14 Et Balaq le conduisit au champ des Guetteurs au sommet du Pisga. Là aussi, il construisit sept autels et offrit un taureau et un bélier sur chacun d’eux.
      15 Balaam dit à Balaq : —Tiens-toi debout près de ton holocauste, tandis que j’irai là-bas à sa rencontre.
      16 L’Eternel se manifesta à Balaam et lui mit des paroles dans la bouche, puis il ajouta : —Retourne auprès de Balaq et tu lui parleras comme je viens de te le dire.
      17 Balaam revint vers Balaq et le trouva toujours debout près de son holocauste, les princes de Moab à ses côtés. —Qu’a dit l’Eternel ? lui demanda Balaq.
      18 Alors Balaam prononça son oracle : Allons, Balaq, écoute ! Fils de Tsippor, prête-moi attention,
      19 Dieu n’est pas homme pour mentir, ni humain pour se repentir. A-t-il jamais parlé sans qu’il tienne parole ? Et n’accomplit-il pas ce qu’il a déclaré ?
      20 Oui, j’ai reçu la charge de prononcer une bénédiction. Il a béni : je n’y changerai rien.
      21 Il n’a pas constaté de péché chez Jacob, et il ne trouve pas de mal en Israël. Oui, l’Eternel son Dieu est avec lui. Dans ses rangs retentit l’acclamation royale.
      22 Dieu les a fait sortir d’Egypte : sa puissance est semblable à la force du buffle,
      23 et la divination est absente en Jacob : on ne consulte pas d’augure en Israël, il est dit à Jacob au moment opportun, oui, il est dit à Israël ce que Dieu accomplit.
      24 Voici, comme un lion, un peuple qui se lève, il bondit comme un lion, il ne se couche pas sans avoir dévoré sa proie, sans avoir bu le sang de ses victimes.
      25 Balaq dit à Balaam : —Si tu ne peux pas le maudire, au moins ne le bénis pas !
      26 Mais Balaam répondit à Balaq : —Ne t’ai-je pas prévenu que je ferai tout ce que l’Eternel m’ordonnerait ?
      27 Balaq dit à Balaam : —Viens, je vais t’emmener à un autre endroit. Peut-être que de là, l’Eternel trouvera bon que tu les maudisses pour moi.
      28 Et Balaq emmena Balaam au sommet du mont Peor d’où l’on a vue sur tout le désert.
      29 Balaam dit de nouveau à Balaq de lui bâtir sept autels et de lui préparer sept taureaux et sept béliers.
      30 Balaq fit ce que Balaam lui avait demandé et il offrit un taureau et un bélier sur chaque autel.

      Nombres 24

      1 Balaam, voyant bien que l’Eternel trouvait bon de bénir Israël, n’alla pas, comme les autres fois, à la recherche d’augures. Il se tourna vers le désert et
      2 regarda Israël campé par tribus. Alors l’Esprit de Dieu vint sur lui.
      3 Et il prononça son oracle : C’est là ce que déclare Balaam, le fils de Beor, voici ce que proclame l’homme au regard pénétrant,
      4 oui, celui qui entend les paroles de Dieu, qui perçoit la révélation du Tout-Puissant, dont les yeux se dessillent quand il tombe, prostré :
      5 Que tes tentes sont belles, ô peuple de Jacob ! Et tes demeures, ô Israël !
      6 Comme des torrents, elles se répandent, c’est comme des jardins alignés près d’un fleuve, comme des aloès plantés par l’Eternel, ou bien comme des cèdres croissant au bord des eaux.
      7 De ses réservoirs l’eau déborde, la semence est plantée dans des champs irrigués. Son roi est grand, plus que le roi Agag ; et son royaume gagnera en puissance.
      8 Quand Dieu le fit sortir d’Egypte, avec une puissance semblable à la force du buffle, il dévora les peuples qui lui étaient hostiles, il leur brisa les os et les cribla de flèches.
      9 Le voici couché comme un lion, au repos comme un lion. Qui le fera lever ? Il est béni celui qui te bénit, il est maudit celui qui te maudit !
      10 Alors Balaq se mit en colère contre Balaam, frappa des mains et lui dit : —C’est pour maudire mes ennemis que je t’ai appelé ; et voici la troisième fois que tu les combles de bénédictions !
      11 Puisqu’il en est ainsi, retourne chez toi ! Je voulais te combler d’honneurs, mais voici que l’Eternel te frustre de ces honneurs.
      12 Balaam lui répondit : —N’ai-je pas expressément dit aux messagers que tu m’as envoyés :
      13 « Même si Balaq me donnait son palais rempli d’argent et d’or, je ne pourrais pas transgresser l’ordre de l’Eternel pour faire quoi que ce soit en bien ou en mal » ? Je ne pourrai dire que ce que l’Eternel dira.
      14 Maintenant, je m’en retourne chez les miens. Mais auparavant, viens, je vais t’annoncer ce que ce peuple-ci fera au tien dans les temps à venir.
      15 Et il prononça son oracle : C’est là ce que déclare Balaam, le fils de Beor, voici ce que proclame l’homme au regard pénétrant,
      16 oui, celui qui entend les paroles de Dieu, qui a accès à la science du Très-Haut, qui perçoit la révélation du Tout-Puissant, dont les yeux se dessillent quand il tombe, prostré :
      17 Je le vois bien, mais ce n’est pas pour maintenant, je le contemple, mais non de près ; un astre monte de Jacob, un sceptre surgit d’Israël ; il brise les flancs de Moab, il abat tous les fils de Seth.
      18 Edom sera conquis ; Séir, son ennemi, tombera en sa possession. Le peuple d’Israël accomplit des exploits.
      19 Celui qui surgira de Jacob régnera, et il fera périr des villes les derniers survivants.
      20 Balaam aperçut Amalec et il prononça son oracle : Amalec était à la tête de toutes les nations, mais sa postérité en fin de compte disparaîtra.
      21 Puis il vit les Qéniens et prononça son oracle : Ta demeure est solide, ton nid est juché sur le roc,
      22 mais finalement le Qénien sera exterminé quand, en captivité, Assour t’emmènera captif.
      23 Enfin il prononça encore un oracle : Hélas : Qui survivra lorsque Dieu agira ?
      24 Des bateaux viennent de Kittim, ils soumettront Assour, ils soumettront Héber, et même ce dernier court à sa ruine.
      25 Puis Balaam se mit en route et s’en retourna chez lui. Balaq, lui aussi, s’en alla de son côté.

      Josué 10

      12 Ce jour-là où l’Eternel donna aux Israélites la victoire sur les Amoréens, Josué s’écria devant tout Israël : —Soleil, arrête-toi sur Gabaon ! Et toi, lune, fais halte sur la vallée d’Ayalôn.
      14 Jamais auparavant et jamais depuis lors, il n’y eut de jour comparable à celui-là, où l’Eternel a écouté la voix d’un homme. C’est qu’il combattait lui-même pour Israël.
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