Paramètres de lecture

Afficher les numéros de versets
Mode dyslexique
Police d'écriture
Taille de texte

Merci à Bibles et Publications Chrétiennes pour la conception du processus d’affichage DYS.

Un outil révolutionnaire de lecture et d'étude de la Bible en ligne. Démarrez dès aujourd'hui le plan de lecture offert dont vous avez besoin.

PROPHÈTE 4.

IV Le prophétisme jéhoviste à ses débuts.

L'homme ainsi mis à part pour entreprendre au sein du peuple d'Israël la croisade divine ne peut être mis à la commune mesure. Il est pour les prophètes professionnels un étonnement et un scandale. Son désintéressement dans l'accomplissement de la charge qu'il a reçue d'en haut est poussé jusqu'au mépris de sa propre vie. Sa religion n'est pas un culte, une doctrine, une observance. Elle est une possession sacrée. C'est Dieu qui l'inspire, lui montre ses desseins et le mène. Lui, va droit comme une épée. Si l'oeuvre de vie ne peut être obtenue que par la mort, il ne faiblira pas devant cette tragique perspective, puisque le peuple qu'il manoeuvre au nom de Jéhovah a cette originalité de vouloir passionnément sa vie comme nation et de n'être nullement impressionné par la mort individuelle. Le prophète des premiers âges tient l'existence humaine pour rien ; exposé lui-même tout le jour aux plus mortels dangers, il fait concourir avec une étonnante facilité la mort et le massacre à l'exécution du plan divin. Le livre des adieux de Moïse--et ceci n'est pas la moindre preuve de l'antiquité des doctrines du Deutéronome--est un livre qui fait, au sens propre, de la fidélité à Jéhovah, dans le présent même, une question de vie ou de mort (De 30:13). Les appels les plus tendres s'y unissent aux menaces de l'intransigeance la plus tragique (De 13). Livre d'amour et de sang où se trouve justifiée la politique religieuse des prophètes, de Moïse à Elisée. Le désert de l'exode est jonché de cadavres. L'interdit (voir ce mot) par lequel Jéhovah défendait à son peuple vainqueur d'entrer en composition avec les indigènes de Canaan est interprété comme un ordre de destruction systématique. Josué, dans ses adieux, annonce aux enfants d'Israël que, s'ils sont infidèles, Jéhovah lui-même les « consumera » (Jos 24:20). Dans la page la plus ancienne de la littérature biblique, page aux sauvages accents et pourtant sublime, la prophétesse Débora exalte Jaël qui vient d'assassiner son hôte, Sisera, pendant son sommeil :

Périssent ainsi tous tes ennemis, ô Jéhovah ! (Jug 5:31)

Un des récits narrant l'institution de la royauté nous présente Samuel égorgeant de sa propre main le prisonnier Agag, roi des Amalécites. Il ne s'agit pas ici d'une simple exécution, c'est « devant Jéhovah », en sacrifice pour Lui, que Samuel immole l'irréductible ennemi du peuple élu. Ce meurtre est un acte religieux, un rite sacrificiel (1Sa 15:33 ; on peut rapprocher de ce fait les deux terribles épisodes de 2Sa 21 2Sa 24, où les moyens employés pour « fléchir » Jéhovah jettent une lumière bien troublante sur le niveau du jéhovisme au temps où ils furent écrits). Dans 1 Rois, nous lisons un récit où deux prophètes n'ayant au coeur que d'accomplir la volonté de Jéhovah sont mis en cause et où le second, pour éprouver la fidélité du premier, lui tend un piège et provoque sa mort (1Ro 13). Puis, c'est Élie qui, en conclusion de son duel au Carmel, massacre au bord du Kison les 450 prophètes de Baal (1Ro 18:40). Quelques pages plus loin, c'est un « fils de prophète » qui voue à la mort son compagnon parce que celui-ci a refusé de le frapper (1Ro 20:35 et suivant), et qui annonce au roi Achab qu'il paiera de sa tête sa générosité envers le Syrien Ben-Hadad (1Ro 20:32-42). Enfin, c'est la tuerie effroyable organisée par le prophète Elisée, qui arme pour cela le bras de l'aventurier Jéhu (2Ro 9). Tantoe molis erat... Fallait-il vraiment tout ce sang pour lier les fondements de la cité de Dieu ?

Il est aisé et très conforme à notre impressionnabilité moderne de se détourner avec horreur de ces scènes de carnage et de condamner les premiers prophètes jéhovistes. Peut-être les jugerait-on plus équitablement si l'on essayait de les comprendre et si l'on voulait reconnaître à la lumière de l'histoire que le progrès, dans l'humanité de la Chute, ne s'accomplit pas sans que la force, avec tous les malheurs qu'elle entraîne, intervienne pour barrer la route au mal. Cependant, Dieu avait éclairé Élie d'une révélation nouvelle lorsqu'en Horeb il lui avait montré que la présence divine ne se révèle pas dans la violence déchaînée, mais dans la douceur pénétrante d'une voix qui touche le coeur (1Ro 19:9,13). Elisée, méconnaissant l'enseignement donné à son maître, viola par sa conduite la révélation de l'Horeb et attira ainsi par la suite au sein de son peuple des sanctions meurtrières.

Encore un peu de temps (dit Jéhovah par Osée), et je châtierai la maison de Jéhu pour tout le sang versé à Jizréel (Os 14).

Il n'en demeure pas moins que les prophètes jéhovistes qui vinrent après lui entrèrent dès le VIII e siècle dans de nouvelles voies : abandonnant les éléments barbares qui avaient jusque-là fait partie intégrante de l'action des hommes de Dieu, ils ne tuent plus, ils se font tuer. (cf. Mt 23:39-33, Heb 11:37-39) Pourtant, le principe dont leurs devanciers avaient fait une application farouche demeure. C'est au nom de ce principe que Jéhovah tour à tour se sert des Égyptiens, des Assyriens, des Babyloniens, des Syriens, pour châtier son peuple et tracer le sillon sanglant où la semence de l'Évangile sera jetée. Sans les armées de Cyrus, Israël aurait-il survécu à l'exil ? Sans les aigles romaines, les routes de l'apostolat chrétien auraient-elles été frayées ? Et quand le Messie annoncé par les prophètes, Jésus, qui était venu pour « accomplir les prophètes » et qui appelait Jérusalem la « tueuse de prophètes » (Mt 23:37), dit aux Juifs ses contemporains : Sur vous retombera « tout le sang innocent qui a été répandu sur la terre, depuis le sang d'Abel le juste jusqu'au sang de Zacharie, que vous avez assassiné » (Mt 23:35), n'abandonne-t-il pas ceux qui vont dresser la croix aux tortures effroyables du siège de Jérusalem par Titus ? (Lu 19:41,44) Si l'on veut prendre dans tout leur sérieux les conséquences de la Chute et l'effort à accomplir pour lutter victorieusement contre ses effets, on se rend compte que l'application des lois du Royaume de Dieu à l'humanité d'aujourd'hui est une confusion dangereuse qui laisse la voie libre à tous les débordements du « Malin ». Dans la mesure où se précisent en nous la vision de l'honneur de Dieu et la réalisation du Royaume éternel, dans cette mesure même la conservation de la vie terrestre perd de sa valeur et la frayeur nous envahit de sacrifier à cet enjeu passager. Jésus nous a avertis dans son sermon sur la montagne (Mt 5:29,30,16:26, Lu 9:25 etc.). Calvin a sur ce sujet une doctrine très haute. Elle ne justifie aucun des crimes commis par ceux qui ont abusé de la force et qui se sont imaginé servir Dieu à l'heure où, dans leur aberration, ils se mettaient à sa place. Mais comment ne pas être saisi d'une épouvante admirative en face d'hommes à ce point passionnés pour la divine vérité qu'ils estimaient le poison de l'erreur plus dommageable à l'homme que le tranchant du glaive et qu'ils pouvaient dire devant un tribunal sans merci : « Si c'est moi qui prêche l'erreur, je suis prêt à mourir ; mais si c'est lui, qu'on lui ôte la vie. »

Quand on retourne le problème posé par l'attitude des prophètes et qui semble insoluble à notre entendement prisonnier de contradictions pour nous irréductibles, on est toujours ramené à la question de l'amour, et c'est par là que nous pouvons atteindre à sa solution pratique, la seule qui nous importe. L'amour auquel nous sommes trop enclins aujourd'hui et qui nous éloigne des hommes de la Bible est un amour pénétré des intérêts de ce monde, mélangé de faiblesse, qui cherche moins le bien que le bonheur de son objet et qui, par là, glisse par l'indulgence vers la complicité. L'amour que Dieu nous commande parce que c'est l'amour dont il nous aime, veut la perfection de l'objet aimé. Cet amour-là ne compose pas avec le mal et inspire tous les sacrifices. Tel fut l'amour pour Jéhovah dont les prophètes, depuis Moïse, furent émus, amour jaloux, qu'ils comprirent dans la faiblesse de leur chair, dans l'emportement de leur zèle, avec les préjugés de leur temps et les limites de leur savoir. C'est cet amour qui resplendit dans l'âme sainte de Jésus ; à cet amour que Jésus s'immola ; de cet amour qu'il voulut que nous animions la vie sociale lorsqu'il donna à ses disciples le commandement nouveau : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jn 13:34,15:13).

Ce côté sombre de l'action des premiers prophètes ne doit pas nous faire méconnaître le côté lumineux de leur ministère. Celui-ci transparaît dans une déclaration de Samuel, que nous recueillons dans le récit même où ce prophète accomplit son geste le plus farouche :

Jéhovah trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices comme dans l'obéissance à la voix de Jéhovah ? Voici, l'obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l'observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers (1Sa 15:22),.

Cette déclaration est, à la bien prendre, le thème de toute la doctrine jéhoviste. Ce n'est pas assez d'en admirer la grandeur dans la formule d'Osée : (Os 6:6)

J'aime la piété et non les sacrifices,

La connaissance de Dieu plus que les holocaustes...

il faut reconnaître que, trois siècles plus tôt, nous en retrouvons déjà le principe fécond dans la parole de Samuel à Saül. Il est vrai qu'une école de critique moderne donne peu de crédit à la source élohiste qui nous présente l'institution de la monarchie comme une infidélité à Jéhovah, et l'on doit reconnaître que la rédaction que nous avons actuellement sous les yeux appartient à une période littéraire un peu plus récente que les sources jéhovistes du même épisode, sources qui d'ailleurs se contredisent et dont la seconde renferme des invraisemblances historiques où l'auteur s'avère mal informé. Mais rien, dans la source élohiste, ne nous oblige à révoquer en doute la matérialité des faits qui constituent l'ossature du récit, et nous croyons, en bonne méthode historique, être plus près des événements de l'époque lorsque nous maintenons l'histoire élohiste de Samuel dans les renseignements qu'elle donne, que si nous la présentions (cf. Ad. Lods, Israël, I, p. 411s) comme l'oeuvre de pamphlétaires antiroyalistes qui auraient démarqué le récit jéhoviste en substituant le nom de Samuel au nom de Saül dans le touchant récit de l'enfance (1Sa 1-3) et qui auraient inventé la victoire d'Ében-Ezer à seule fin de prouver aux siècles à venir qu'Israël n'avait pas besoin de rois pour triompher de ses ennemis. Cette façon de falsifier sciemment l'histoire afin de l'accommoder à une doctrine politique suppose des moeurs littéraires beaucoup plus rapprochées de nous que de l'époque primitive où les annalistes d'Israël recueillaient pieusement les récits de leurs traditions orales. Qu'il leur soit arrivé de se tromper, d'amplifier, de se représenter et de présenter les événements du passé conformément aux idées et aux habitudes de leur propre temps, cela est certain, et l'écrit sacerdotal nous en fournit les preuves manifestes. Pour mettre au point l'histoire, il nous suffit dans ce cas de comparer la version récente aux récits parallèles plus anciens. Mais admettre sans y être contraint par l'évidence que, dans un cas comme celui de Samuel, l'historien a simplement truqué dans l'intérêt de la thèse des prophètes opposés à la royauté, voilà qui est tout ensemble prendre une responsabilité hardie et s'éloigner de la conception jéhoviste, telle que nous la trouvons bien avant Samuel dans l'épisode de Gédéon refusant la royauté, et telle que la reproduit, sans éprouver le besoin de l'expliquer ou de la justifier comme si c'était une révélation nouvelle, la claire affirmation du prophète Osée : (Os 10:9)

Depuis les jours de Guibéa, tu as péché, ô Israël ! c'est-à-dire depuis les jours où tu fis oindre un roi.

Ce qui cause ta ruine, ô Israël, C'est que tu as été contre moi, Contre celui qui pouvait te secourir.

Où est donc ton roi ?

Qu'il te délivre dans toutes tes villes ! Où sont tes juges, au sujet desquels tu disais : Donne-moi un roi et des princes ?

Je t'ai donné un roi dans ma colère, Je te l'ôterai dans ma fureur (Os 13:9,11).

Ce passage d'Osée permet de penser que le prophète connaissait fort bien les faits que racontent les sources élohistes de l'histoire de Samuel et donnait sa pleine adhésion à la doctrine antiroyaliste qu'elle proclame. Ce faisant, Osée, loin d'innover, remonte aux origines de la constitution donnée par Moïse au peuple de l'exode. Moïse vivait en des temps où l'on savait quels étaient les dangers de la monarchie, l'arbitraire des rois, leur ambition, leur tyrannie. S'il a constitué démocratiquement son peuple, s'il l'a groupé autour de la Tente d'assignation, tente des rendez-vous avec Jéhovah (Ex 33:7-11), c'est qu'il voulait établir entre le peuple élu et les autres nations précisément cette différence que les autres ont des chefs terrestres, tandis qu'Israël a, pour conducteur, Dieu, par ses mandataires. Ce qui, pour les prophètes fidèles au mosaïsme, fait la valeur d'Israël, assure l'avenir de sa race et promet la victoire à la mission religieuse qu'il doit accomplir parmi les nations, c'est qu'à la différence des autres nations, il a pour bergers, non des chefs divinisés par les hommes, hiérarchies de prêtres ou dynasties de rois, mais des chefs suscités par Dieu, guidés par son Esprit et dont le seul mérite est de se tenir dans l'attitude morale que Jéhovah demande et qui fait à ses yeux toute la valeur de la religion. La religion, une attitude morale, voilà ce que déclare Samuel à Saül. D'où lui est venue cette doctrine étrangère aux autres cultes et qui proprement révolutionne toute la religion ? Il ne l'a pas trouvée dans les temps anarchiques des Juges ses prédécesseurs, ni à l'époque des guerres et des infidélités qui faisaient dire à Josué en fin de carrière : « Si vous ne trouvez pas bon de servir Jéhovah, choisissez... ou les dieux que servaient vos pères au delà du fleuve, ou les dieux des Amoréens, parmi lesquels vous habitez » (Jos 24:14-15). Pour s'expliquer la foi de Samuel, il faut remonter jusqu'à l'ancêtre et l'inspirateur de tous les prophètes jéhovistes, l'homme du Sinaï qui, en proclamant le Dieu vivant (Jéhovah) et en identifiant dans le Décalogue ce Dieu vivant avec le Bien, idéal moral de la conscience humaine, établissait que ce Dieu-là, ce n'est pas avec des cadeaux, des litanies, des rites, une cour opulente et servile qu'on l'honore, mais en pratiquant le bien, en se tenant attaché à Jéhovah comme au bien suprême. L'alliance proclamée par le premier des prophètes postulait une attitude morale vis-à-vis de la divinité. Elle renfermait par là un principe qui devait peu à peu dégager la foi humaine de toutes les erreurs de pensée et de pratique qui égarent les religions naturelles. C'était ce principe, l'attitude morale, qui constituait la valeur originale de l'alliance mosaïque et proprement sa révélation. C'est ce principe, proclamé dès les jours du Sinaï et développé dans les paroles de Dieu à Moïse, qui donne sa portée à la démarche de Samuel auprès de Saül ; c'est lui qui explique que, sans rien définir au point de vue doctrine, sans rien expliquer pour accréditer la hardiesse de leur action, les prophètes postérieurs se soient tous campés sur le terrain moral et aient fait de la transgression de l'alliance la cause de tous les malheurs d'Israël. Ce n'est pas pour rien qu'Osée, après avoir rappelé la doctrine de Samuel dans sa formule de Os 6:6, continue en accusant Israël d'avoir « transgressé l'alliance » (Os 6:7). Les expériences qu'il avait faites avec sa femme infidèle lui avaient appris la vraie nature de l'alliance entre Israël et Jéhovah et la vraie nature de sa transgression. Aussi, par ses exhortations, sinon par la formule, réclame-t-il de la nation élue et adultère la « circoncision du coeur » (De 10:16 30:6), image introduite par D, attribuée par lui à Moïse et qui, dans sa crudité, résume, en les réunissant, la loi et les prophètes. On ne peut s'étonner dès lors que l'auteur de notre Deutéronome actuel, postérieur de peu à Osée, ait fait de cette image le thème de ses exhortations, et que Jérémie, inspiré par le Deutéronome et annonciateur de « la nouvelle alliance inscrite dans les coeurs » (Jer 31:33), l'ait reprise à son tour. En l'entendant, ne croit-on pas entendre tout ensemble Osée et le Deutéronome :

Comme une épouse est infidèle à son compagnon, Ainsi vous m'avez été infidèle, maison d'Israël... Circoncisez-vous pour Jéhovah, Hommes de Juda et habitants de Jérusalem, De peur que ma colère n'éclate comme un feu (Jer 3:20 4:3,4 9:26).

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !


Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
  • Contenus
  • Versions
  • Commentaires
  • Strong
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Versets favoris

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Créer un verset illustré

Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Versets relatifs

    • Ces vidéos ne sont pas disponibles en colonnes en dehors de la vue Bible.

      Exode 33

      7 Now Moses used to take the tent and to pitch it outside the camp, far away from the camp, and he called it "The Tent of Meeting." It happened that everyone who sought Yahweh went out to the Tent of Meeting, which was outside the camp.
      8 It happened that when Moses went out to the Tent, that all the people rose up, and stood, everyone at their tent door, and watched Moses, until he had gone into the Tent.
      9 It happened, when Moses entered into the Tent, that the pillar of cloud descended, stood at the door of the Tent, and spoke with Moses.
      10 All the people saw the pillar of cloud stand at the door of the Tent, and all the people rose up and worshiped, everyone at their tent door.
      11 Yahweh spoke to Moses face to face, as a man speaks to his friend. He turned again into the camp, but his servant Joshua, the son of Nun, a young man, didn't depart out of the Tent.

      Josué 24

      14 "Now therefore fear Yahweh, and serve him in sincerity and in truth. Put away the gods which your fathers served beyond the River, in Egypt; and serve Yahweh.
      15 If it seems evil to you to serve Yahweh, choose this day whom you will serve; whether the gods which your fathers served that were beyond the River, or the gods of the Amorites, in whose land you dwell: but as for me and my house, we will serve Yahweh."
      20 If you forsake Yahweh, and serve foreign gods, then he will turn and do you evil, and consume you, after he has done you good."

      Juges 5

      31 "So let all your enemies perish, Yahweh, but let those who love him be as the sun when it rises forth in its strength." Then the land had rest forty years.

      1 Samuel 1

      1 Now there was a certain man of Ramathaim Zophim, of the hill country of Ephraim, and his name was Elkanah, the son of Jeroham, the son of Elihu, the son of Tohu, the son of Zuph, an Ephraimite:
      2 and he had two wives; the name of the one was Hannah, and the name of other Peninnah: and Peninnah had children, but Hannah had no children.
      3 This man went up out of his city from year to year to worship and to sacrifice to Yahweh of Armies in Shiloh. The two sons of Eli, Hophni and Phinehas, priests to Yahweh, were there.
      4 When the day came that Elkanah sacrificed, he gave to Peninnah his wife, and to all her sons and her daughters, portions:
      5 but to Hannah he gave a double portion; for he loved Hannah, but Yahweh had shut up her womb.
      6 Her rival provoked her severely, to make her fret, because Yahweh had shut up her womb.
      7 As he did so year by year, when she went up to the house of Yahweh, so she provoked her; therefore she wept, and didn't eat.
      8 Elkanah her husband said to her, "Hannah, why do you weep? Why don't you eat? Why is your heart grieved? Am I not better to you than ten sons?"
      9 So Hannah rose up after they had eaten in Shiloh, and after they had drunk. Now Eli the priest was sitting on his seat by the doorpost of Yahweh's temple.
      10 She was in bitterness of soul, and prayed to Yahweh, and wept bitterly.
      11 She vowed a vow, and said, "Yahweh of Armies, if you will indeed look on the affliction of your handmaid, and remember me, and not forget your handmaid, but will give to your handmaid a boy, then I will give him to Yahweh all the days of his life, and no razor shall come on his head."
      12 It happened, as she continued praying before Yahweh, that Eli saw her mouth.
      13 Now Hannah spoke in her heart. Only her lips moved, but her voice was not heard. Therefore Eli thought she had been drunken.
      14 Eli said to her, "How long will you be drunken? Put away your wine from you."
      15 Hannah answered, "No, my lord, I am a woman of a sorrowful spirit. I have drunk neither wine nor strong drink, but I poured out my soul before Yahweh.
      16 Don't count your handmaid for a wicked woman; for I have been speaking out of the abundance of my complaint and my provocation."
      17 Then Eli answered, "Go in peace; and may the God of Israel grant your petition that you have asked of him."
      18 She said, "Let your handmaid find favor in your sight." So the woman went her way, and ate; and her facial expression wasn't sad any more.
      19 They rose up in the morning early, and worshiped before Yahweh, and returned, and came to their house to Ramah: and Elkanah knew Hannah his wife; and Yahweh remembered her.
      20 It happened, when the time had come, that Hannah conceived, and bore a son; and she named him Samuel, saying, "Because I have asked him of Yahweh."
      21 The man Elkanah, and all his house, went up to offer to Yahweh the yearly sacrifice, and his vow.
      22 But Hannah didn't go up; for she said to her husband, "Not until the child is weaned; then I will bring him, that he may appear before Yahweh, and stay there forever."
      23 Elkanah her husband said to her, "Do what seems good to you. Wait until you have weaned him; only may Yahweh establish his word." So the woman waited and nursed her son, until she weaned him.
      24 When she had weaned him, she took him up with her, with three bulls, and one ephah of meal, and a bottle of wine, and brought him to Yahweh's house in Shiloh. The child was young.
      25 They killed the bull, and brought the child to Eli.
      26 She said, "Oh, my lord, as your soul lives, my lord, I am the woman who stood by you here, praying to Yahweh.
      27 For this child I prayed; and Yahweh has given me my petition which I asked of him.
      28 Therefore also I have granted him to Yahweh. As long as he lives he is granted to Yahweh." He worshiped Yahweh there.

      1 Samuel 2

      1 Hannah prayed, and said: "My heart exults in Yahweh! My horn is exalted in Yahweh. My mouth is enlarged over my enemies, because I rejoice in your salvation.
      2 There is no one as holy as Yahweh, For there is no one besides you, nor is there any rock like our God.
      3 "Talk no more so exceeding proudly. Don't let arrogance come out of your mouth, For Yahweh is a God of knowledge. By him actions are weighed.
      4 "The bows of the mighty men are broken. Those who stumbled are armed with strength.
      5 Those who were full have hired themselves out for bread. Those who were hungry are satisfied. Yes, the barren has borne seven. She who has many children languishes.
      6 "Yahweh kills, and makes alive. He brings down to Sheol , and brings up.
      7 Yahweh makes poor, and makes rich. He brings low, he also lifts up.
      8 He raises up the poor out of the dust. He lifts up the needy from the dunghill, To make them sit with princes, and inherit the throne of glory. For the pillars of the earth are Yahweh's. He has set the world on them.
      9 He will keep the feet of his holy ones, but the wicked shall be put to silence in darkness; for no man shall prevail by strength.
      10 Those who strive with Yahweh shall be broken to pieces. He will thunder against them in the sky. "Yahweh will judge the ends of the earth. He will give strength to his king, and exalt the horn of his anointed."
      11 Elkanah went to Ramah to his house. The child served Yahweh before Eli the priest.
      12 Now the sons of Eli were base men; they didn't know Yahweh.
      13 The custom of the priests with the people was that when any man offered sacrifice, the priest's servant came, while the flesh was boiling, with a fork of three teeth in his hand;
      14 and he struck it into the pan, or kettle, or caldron, or pot; all that the fork brought up the priest took therewith. So they did in Shiloh to all the Israelites who came there.
      15 Yes, before they burnt the fat, the priest's servant came, and said to the man who sacrificed, "Give meat to roast for the priest; for he will not accept boiled meat from you, but raw."
      16 If the man said to him, "Let the fat be burned first, and then take as much as your soul desires"; then he would say, "No, but you shall give it to me now; and if not, I will take it by force."
      17 The sin of the young men was very great before Yahweh; for the men despised the offering of Yahweh.
      18 But Samuel ministered before Yahweh, being a child, clothed with a linen ephod.
      19 Moreover his mother made him a little robe, and brought it to him from year to year, when she came up with her husband to offer the yearly sacrifice.
      20 Eli blessed Elkanah and his wife, and said, "Yahweh give you seed of this woman for the petition which was asked of Yahweh." They went to their own home.
      21 Yahweh visited Hannah, and she conceived, and bore three sons and two daughters. The child Samuel grew before Yahweh.
      22 Now Eli was very old; and he heard all that his sons did to all Israel, and how that they lay with the women who served at the door of the Tent of Meeting.
      23 He said to them, "Why do you do such things? for I hear of your evil dealings from all this people.
      24 No, my sons; for it is no good report that I hear: you make Yahweh's people disobey.
      25 If one man sin against another, God shall judge him; but if a man sin against Yahweh, who shall entreat for him?" Notwithstanding, they didn't listen to the voice of their father, because Yahweh intended to kill them.
      26 The child Samuel grew on, and increased in favor both with Yahweh, and also with men.
      27 A man of God came to Eli, and said to him, "Thus says Yahweh, 'Did I reveal myself to the house of your father, when they were in Egypt in bondage to Pharaoh's house?
      28 Did I choose him out of all the tribes of Israel to be my priest, to go up to my altar, to burn incense, to wear an ephod before me? Did I give to the house of your father all the offerings of the children of Israel made by fire?
      29 Why do you kick at my sacrifice and at my offering, which I have commanded in my habitation, and honor your sons above me, to make yourselves fat with the best of all the offerings of Israel my people?'
      30 "Therefore Yahweh, the God of Israel, says, 'I said indeed that your house, and the house of your father, should walk before me forever.' But now Yahweh says, 'Be it far from me; for those who honor me I will honor, and those who despise me shall be lightly esteemed.
      31 Behold, the days come, that I will cut off your arm, and the arm of your father's house, that there shall not be an old man in your house.
      32 You shall see the affliction of my habitation, in all the wealth which I shall give Israel; and there shall not be an old man in your house forever.
      33 The man of yours, whom I shall not cut off from my altar, shall consume your eyes, and grieve your heart; and all the increase of your house shall die in the flower of their age.
      34 "'This shall be the sign to you, that shall come on your two sons, on Hophni and Phinehas: in one day they shall both die.
      35 I will raise me up a faithful priest, that shall do according to that which is in my heart and in my mind. I will build him a sure house; and he shall walk before my anointed forever.
      36 It shall happen, that everyone who is left in your house shall come and bow down to him for a piece of silver and a loaf of bread, and shall say, "Please put me into one of the priests' offices, that I may eat a morsel of bread."'"

      1 Samuel 3

      1 The child Samuel ministered to Yahweh before Eli. The word of Yahweh was precious in those days; there was no frequent vision.
      2 It happened at that time, when Eli was laid down in his place (now his eyes had begun to grow dim, so that he could not see),
      3 and the lamp of God hadn't yet gone out, and Samuel had laid down in Yahweh's temple, where the ark of God was;
      4 that Yahweh called Samuel; and he said, "Here I am."
      5 He ran to Eli, and said, "Here I am; for you called me." He said, "I didn't call; lie down again." He went and lay down.
      6 Yahweh called yet again, "Samuel!" Samuel arose and went to Eli, and said, "Here I am; for you called me." He answered, "I didn't call, my son; lie down again."
      7 Now Samuel didn't yet know Yahweh, neither was the word of Yahweh yet revealed to him.
      8 Yahweh called Samuel again the third time. He arose and went to Eli, and said, "Here I am; for you called me." Eli perceived that Yahweh had called the child.
      9 Therefore Eli said to Samuel, "Go, lie down: and it shall be, if he calls you, that you shall say, 'Speak, Yahweh; for your servant hears.'" So Samuel went and lay down in his place.
      10 Yahweh came, and stood, and called as at other times, "Samuel! Samuel!" Then Samuel said, "Speak; for your servant hears."
      11 Yahweh said to Samuel, "Behold, I will do a thing in Israel, at which both the ears of everyone who hears it shall tingle.
      12 In that day I will perform against Eli all that I have spoken concerning his house, from the beginning even to the end.
      13 For I have told him that I will judge his house forever, for the iniquity which he knew, because his sons brought a curse on themselves, and he didn't restrain them.
      14 Therefore I have sworn to the house of Eli, that the iniquity of Eli's house shall not be removed with sacrifice nor offering forever."
      15 Samuel lay until the morning, and opened the doors of the house of Yahweh. Samuel feared to show Eli the vision.
      16 Then Eli called Samuel, and said, "Samuel, my son!" He said, "Here I am."
      17 He said, "What is the thing that he has spoken to you? Please don't hide it from me. God do so to you, and more also, if you hide anything from me of all the things that he spoke to you."
      18 Samuel told him every bit, and hid nothing from him. He said, "It is Yahweh. Let him do what seems good to him."
      19 Samuel grew, and Yahweh was with him, and let none of his words fall to the ground.
      20 All Israel from Dan even to Beersheba knew that Samuel was established to be a prophet of Yahweh.
      21 Yahweh appeared again in Shiloh; for Yahweh revealed himself to Samuel in Shiloh by the word of Yahweh.

      1 Samuel 15

      22 Samuel said, "Has Yahweh as great delight in burnt offerings and sacrifices, as in obeying the voice of Yahweh? Behold, to obey is better than sacrifice, and to listen than the fat of rams.
      33 Samuel said, "As your sword has made women childless, so your mother will be childless among women!" Samuel cut Agag in pieces before Yahweh in Gilgal.

      2 Samuel 21

      1 There was a famine in the days of David three years, year after year; and David sought the face of Yahweh. Yahweh said, "It is for Saul, and for his bloody house, because he put to death the Gibeonites."
      2 The king called the Gibeonites, and said to them (now the Gibeonites were not of the children of Israel, but of the remnant of the Amorites; and the children of Israel had sworn to them: and Saul sought to kill them in his zeal for the children of Israel and Judah);
      3 and David said to the Gibeonites, "What shall I do for you? And with what shall I make atonement, that you may bless the inheritance of Yahweh?"
      4 The Gibeonites said to him, "It is no matter of silver or gold between us and Saul, or his house; neither is it for us to put any man to death in Israel." He said, "Whatever you say, that will I do for you."
    • Ajouter une colonne
Afficher tous les 176 versets relatifs
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.