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PROPITIATION

Plus peut-être qu'aucune autre notion religieuse, la notion de propitiation est familière aux cultes païens. Le terme « propitiation » désigne soit l'action d'apaiser le dieu irrité, de gagner la faveur du dieu indifférent, soit les moyens employés pour parvenir à cette fin. Chez celui qui la recherche, la propitiation implique la conscience d'une faute ou le sentiment d'un abandon, avec, dans l'un et l'autre cas, la persuasion que la bienveillance de la divinité à qui la propitiation est offerte vaut d'être obtenue.

1.

Le Primitif a la conviction que son existence est enveloppée, dominée par des puissances mystérieuses dont il connaît mal la nature et la volonté, dont il redoute le mécontentement, avec lesquelles il sait qu'il ne pourrait entrer en lutte. Maladies et déceptions, pertes matérielles et blessures, tous les événements pénibles, tous les accidents inopportuns sont la preuve du courroux de ces puissances ; la démarche la plus urgente et la plus sage est, évidemment, de les amener à des dispositions plus sympathiques. Confondues avec les forces de la nature au stade de l'animisme, conçues sous des formes analogues au mode des individus humains au stade des religions naissantes, l'homme a toujours le souci d'être en paix avec elles ; dans le premier stade il faut surtout éviter leur contact qui troublerait l'existence, dans le deuxième stade il faut chercher leur présence pour recevoir l'aide indispensable. Et c'est souvent par les mêmes opérations : prières, offrandes, holocaustes, que l'homme essaie d'obtenir tantôt l'éloignement, l'abstention des pouvoirs redoutés, tantôt l'intervention, la collaboration des pouvoirs invoqués. La propitiation se rapporte uniquement à la deuxième attitude. Elle est un acte positif, à fond moral ou rationnel, même quand ses motifs semblent contredire la morale ou la raison, par lequel le croyant s'efforce d'entrer ou de rentrer en rapport avec son Dieu. Par là elle se sépare nettement de tout ce qui ressortit aux multiples manifestations de la magie et elle appartient à la religion proprement dite.

Si les sentiments sont divers qui inspirent le Primitif, opposés même selon les circonstances : crainte ou gratitude, désir de succès ou de délivrance, intérêt général ou délivrance exceptionnelle, la propitiation répond chez lui à l'un de ses instincts partout manifesté.

Le civilisé antique est sur ce point frère du Primitif. Il suffit d'évoquer la mythologie grecque et la mythologie romaine pour enregistrer l'ampleur de la croyance à la nécessité et à l'efficacité de la propitiation.

Le Grec, amoureux de la lumière et de la beauté, peuple l'Olympe de dieux revêtus de beauté et de lumière, victorieux des vieux Titans, présidant à la vie individuelle et sociale des humains. Très loin de la morale, très près de l'homme, leurs passions éclatent comme des orages et la destinée des habitants de la terre peut en être bouleversée. La négligence à leur égard les offusque, la trop grande félicité excite leur jalousie ; l'homme n'est jamais assuré de leur constance et de leur bonté. Malheurs personnels, ruines familiales, défaites nationales sont imputés, par delà les causes terrestres apparentes, à la volonté des dieux. La plus élémentaire raison conduit à se prémunir contre leur déplaisir, à s'assurer leur concours favorable ou tout au moins leur neutralité. Homère abonde en descriptions de sacrifices d'animaux offerts aux divinités pour gagner leurs bonnes grâces. En des heures solennelles, le sacrifice prenant un caractère tragique opérait plus efficacement sur l'humeur et l'action du dieu : il devenait un sacrifice humain. Agamemnon cherche à effacer l'offense qui a blessé Diane en immolant sa fille Iphigénie ; Ménélas, bloqué par des vents contraires, offre quelques adolescents égyptiens pour pouvoir continuer son voyage, et Thémistocle offre trois prisonniers pour s'assurer la victoire avant le combat de Salamine ; quand sévissait la peste, l'oracle de Delphes ordonnait habituellement un sacrifice expiatoire humain.

Plus portés vers l'ordre, la précision, la règle, les Romains se plaisent à mettre chaque domaine de l'existence sous la direction d'un dieu spécial, mais, ceci fait, ils restent à la merci de ses dispositions changeantes. Les rites et les cultes devaient assurer quelque continuité aux bienfaits des dieux. Et le jus divinum n'a d'autre but que de procurer la pax deorum. Le plus ancien collège de prêtres connu, « les frères arvales », appelait par des processions en plein champ l'attention de la déesse de la terre ; si un danger imprévu, menaçant les moissons, montrait quelque relâchement dans la protection attendue, le don de deux agneaux noirs passait pour la raviver.

L'institution des flamines, origine d'un culte d'État, est destinée à veiller à l'intérêt général, à côté des cultes privés par lesquels les familles acquièrent l'appui des Pénates et des Lares. Le plus grand bénéfice attendu des dieux était le maintien de « la paix romaine ». Comme les fautes à leur égard pouvaient être réelles quoique involontaires, des cérémonies périodiques, les lustrations, étaient destinées à purifier les êtres terrestres par des actes symboliques empruntant l'eau ou le feu, à se concilier les êtres célestes par l'offrande d'une victime. Les événements importants : déclaration de guerre, mise à la voile d'une flotte, etc., étaient précédés des mêmes précautions et des mêmes implorations. Lorsque, par des signes funestes : tonnerre par temps clair, éclipses de soleil, pluies de pierres ou de sang, etc., les dieux laissaient comprendre leur dépit, il était d'usage de recourir pour regagner leur mansuétude à des lustrations supplémentaires.

Plus tard, sous l'influence grecque, s'introduisirent de nouvelles formes de propitiation, tels le lectisternium, festin public servi aux divinités, la supplicatio, pèlerinage répétant d'un temple à l'autre les appels à la clémence du ciel, le piaculum, sacrifice qui comportait une notion nouvelle, la notion de compensation pour l'atteinte portée à la majesté ou aux ordres des dieux.

2.

Du plan naturel où se meut le Primitif, du plan social où se tient le Grec, du plan légal où agit le Romain, l'A. T, passe au plan moral. Dans l'A.T., les relations de Dieu et de l'homme ont lieu sous le signe de la grâce divine. Israël n'est pas seulement en rapport avec Dieu parce qu'il fait partie de la création, parce qu'il est membre de l'humanité, parce qu'il est régi par le destin qui gouverne le monde, mais parce que Dieu l'a appelé, l'a choisi ; il est le peuple élu ; le lien général qui unit tous les êtres à Dieu, le Créateur, se précise, se transforme en un lien spécial ; entre Dieu et Israël il y a une alliance. Cette faveur qui lui vaut d'insignes privilèges lui fait porter, par réciprocité morale, une responsabilité accrue. Chez lui la faute devient le péché ; chez lui, plus que chez toute autre race, la propitiation sera une nécessité. Nécessité d'autant plus rigoureuse que si les dieux païens participent de la faiblesse humaine, en contraste irréductible avec eux et avec elle, le Dieu d'Israël est saint.

La sainteté est l'attribut spécifique de Jéhovah, le vrai Dieu, le seul Dieu (Le 11:44 19:2 20:26 21:7,1Sa 6:20). L'élection est un acte de sa libre miséricorde (Ps 15:2, Esa 5:16, Os 11:9). Elu par Jéhovah, Israël a par ce fait le gage certain que son Dieu est à son égard plein de bonté paternelle (Ex 4:22, Joe 2:13, Esa 1:2). Mais parce que Jéhovah est saint, il s'oppose irrémissiblement à toute compromission avec le mal ; il abandonnera donc à lui-même le pécheur si le pécheur ne se repent, il condamnera toute forme et toute manifestation d'idolâtrie, et l'A. T, parlera de la jalousie de Dieu, de la colère de Dieu (voir ces mots).

Le Dieu saint exige, par suite, qu'Israël, son peuple, devienne lui-même saint. L'effort vers la sainteté sera, chez l'Israélite, la véritable réponse à l'appel de Dieu ; un effort qui implique la consécration progressive et constante de la personne et de la vie, c'est-à-dire un effort trop grand pour l'homme si l'homme est seul à le poursuivre. De là vient la grande place donnée dans la loi de Moïse aux sacrifices par lesquels l'homme confesse sa culpabilité et traduit son besoin de pardon.

Cette interprétation ne va pas sans discussion dans la pensée moderne. A entendre quelques théologiens, et surtout les disciples de Ritschl, le sacrifice mosaïque est essentiellement un témoignage de bonne volonté, bien moins un aveu de péché qu'un engagement de rester fidèle à l'alliance divine. Dès lors il conviendrait de rectifier la traduction des LXX qui a rendu le verbe hébreu kipper =couvrir, par le verbe gr. hilaskesthaï =rendre propice. L'Israélite, membre de l'alliance, savait qu'à ce titre il possédait la bienveillance de Dieu, et que, s'il persévérait, autant que faire se pouvait, dans les observances religieuses, morales, civiles que ce titre entraînait, Dieu lui garderait et lui multiplierait sa bienveillance. Mais il ne cessait pas, cependant, d'être un homme, une fragile créature, si fragile qu'il ne saurait s'approcher à découvert de Jéhovah, du Tout-Puissant, sans être anéanti par la majesté et la gloire divines. Aussi, quand il entre dans le sanctuaire où siège son Dieu, l'Israélite se couvre-t-il, se protège-t-il en interposant le sacrifice comme une sorte de bouclier entre sa misérable faiblesse et l'omnipotence redoutable du Très-Haut.

Quelques textes, si on les détache de leur contexte, donnent un semblant de base à cette métaphysique (De 5:23,25, Ex 23:20,1Sa 6:19 et suivant). Celle-ci est étrangère à l'esprit et à la lettre des péricopes visées.

Schématiquement, les sacrifices (voir ce mot) dans l'ancienne alliance se rangent en deux classes : les holocaustes et les offrandes. L'holocauste consistait dans le sacrifice d'une victime ; une offrande s'y ajoutait, mais le sacrifice était l'acte prédominant. L'offrande consistait dans le don de certains produits de la terre. Partie très importante de la religion mosaïque, ils sont ordonnés, réglés avec un soin minutieux, et placés sous l'autorité d'hommes spécialement éduqués : les sacrificateurs.

Le rite des holocaustes était constant : l'Israélite amenait la victime à l'entrée de la tente d'assignation ; il lui imposait les mains ; l'immolation suivait, accomplie par le donateur lui-même, d'après Le 1:3, ou le plus souvent par le sacrificateur. Parmi les diverses phases de la cérémonie dont beaucoup sont secondaires, l'imposition des mains est à remarquer. Elle est le centre religieux de ce grand acte du culte, et, sauf erreur, un geste original appartenant en propre à la religion d'Israël. On a voulu y voir le symbole de la substitution de l'animal à l'homme, d'un animal rituellement pur à l'homme moralement impur, celui-ci se déchargeant de ses péchés sur celui-là, celui-là étant mis à mort à la place de celui-ci. D'une part, les textes n'appuient pas cette hypothèse. D'après Le 1:4, l'imposition des mains a lieu afin que la victime soit agréée en faveur de celui qui l'offre. Les textes, d'autre part, ne fournissent de façon explicite aucune explication théorique. Mais l'imposition des mains (voir art.) est, en général, un signe de consécration, et le contexte du Lévitique rend cette interprétation préférable à toute autre. L'Israélite attestait qu'il présentait, d'un coeur contrit, l'holocauste, en témoignage à la fois des fautes qu'il avait commises et de son espoir dans la bonté de Jéhovah.

Des holocaustes avaient une signification déterminée : holocaustes de louanges, ils rendaient grâces pour une bénédiction exceptionnelle et, semble-t-il, inattendue ; holocaustes de reconnaissance, ils avaient le même sens que les précédents mais se rapportaient à une délivrance sollicitée et accordée ; holocaustes volontaires, ils traduisaient une ferveur spontanée, un sentiment de libre gratitude à côté des manifestations prévues par la Loi.

L'holocauste pour le péché avait une haute valeur religieuse. Il impliquait, comme les autres, la conscience des transgressions dont l'homme s'était rendu coupable ; ils s'accompagnait, en outre, d'une confession publique de ces transgressions, les unes concernant les manquements connus à la Loi, les autres consistant en violations commises par pure imprudence ou même commises sans le savoir.

Vis-à-vis de la majesté sainte de Jéhovah, l'homme ne savait jamais être juste ; l'holocauste pour le péché proclamait cette tare originelle, universelle et représentait une sorte de réparation. Les rites spéciaux du « Jour des Expiations » se rattachent à l'holocauste pour le péché ; ils rappelaient non plus à l'individu concret mais au peuple entier, et aux grands-prêtres eux-mêmes, l'indispensable nécessité de veiller pour ne pas offenser Jéhovah.

Parmi les offrandes, les unes étaient collectives comme celle des prémices de la moisson présentées pendant la Pâque, ou celle des pains de proposition présentés pendant le sabbat ; les autres étaient personnelles, comme celle qui chez les indigents était donnée à la place d'une colombe, ou celle que le prêtre devait apporter après sa consécration, ou encore celles qui étaient faites pour souligner le prix attaché à un voeu (voir ce mot).

Indépendamment du sens particulier de tel ou tel acte déterminé du culte, un sens général se retrouve dans tous, aussi bien dans les offrandes les plus simples que dans les plus grands holocaustes. Offrande et holocauste étaient, du côté de l'homme, un sacrifice selon la signification littérale du terme, un acte qui coûtait quelque chose, qui entraînait une privation, un renoncement. C'est un mâle qu'il faut choisir pour l'holocauste, un mâle sans défaut pris parmi les animaux purs. Et l'offrande n'est jamais faite avec des fruits que la terre produit spontanément, mais avec des fruits dus au travail de l'homme. Le besoin indispensable de la faveur de Jéhovah, l'importance de ne pas l'aliéner quand on la possédait, de la reconquérir quand on l'avait perdue, en d'autres termes le permanent besoin de propitiation est la grande pensée inspiratrice de tout le rituel du Lévitique ; avec des contours plus ou moins nets mais partout discernables, elle forme l'unité fondamentale des multiples cérémonies, elle en est l'explication générale.

Sans doute la privation, le renoncement, conséquences de l'holocauste et de l'offrande, sont en grande partie d'ordre matériel. Tels quels ils conduisaient Israël, ils le préparaient à un stade plus élevé, à la privation et au renoncement d'ordre moral. Sans ces derniers, les premiers couraient le risque grave de satisfaire non pas Dieu mais l'homme ; le sacrifice qui coûtait à l'homme pouvait devenir un sacrifice qui rapportait si la faveur de Jéhovah était due en retour, si l'alliance était conçue comme un contrat où l'homme donne pour que Dieu rende. C'était là l'opinion païenne, c'était l'opinion qui menaçait de ruiner le progrès religieux d'Israël : une propitiation qui jouerait automatiquement, mécaniquement, et créerait pour l'homme une sorte de droit sur Dieu, obtiendrait le pardon et le secours non de l'amour de Dieu mais en vertu d'une obligation exercée sur la volonté divine.

La lutte contre cette funeste déviation fut l'une des tâches du prophétisme. Le message des prophètes a un double contenu : positif quant à la révélation plus complète de la nature et du but de Dieu, négatif quant à la réaction inlassable contre le sacrilège du matérialisme utilitaire de la piété, contre la réduction des rapports avec Dieu à des actes rituels. Amos (Am 5:22) dira : « Quand vous me présentez des holocaustes et des offrandes je n'y prends aucun plaisir » ; Osée (Os 6:6) différenciera religion et culte : « J'aime la piété et non les sacrifices » ; Ésaïe (Esa 1:11) proclamera le néant des cérémonies légales : « Qu'ai-je à faire de la multitude de vos sacrifices ! »

Avec les prophètes, en même temps que la notion de péché s'individualise, que la notion de personne morale s'approfondit, la notion de propitiation, logiquement, dépasse le domaine rituel pour occuper le domaine spirituel. Et l'Eternel fait miséricorde non parce que l'homme observe des jours de fête ou des prescriptions légales, mais parce que l'amour divin est l'unique motif de la création et de l'élection. Assurément, cet amour ne se répand pas au hasard, n'agit pas sans discernement comme une force de la nature ; parce qu'il est l'amour du Dieu qui est toujours le Dieu trois fois saint, il exige certaines conditions que le coeur humain doit remplir ; ces conditions elles-mêmes sont devenues dans le prophétisme purement spirituelles, et ce sont la repentance, la prière, la contrition, la foi, l'espérance qui sont les moyens d'obtenir la propitiation.

Un autre moyen apparaît, pour la première fois, chez les prophètes et, çà et là, dans les Psaumes, qui va prendre une valeur notable : la souffrance. Le lien est, psychologiquement, naturel entre le péché, la souffrance et la propitiation. Puisque le péché a pour conséquence et pour châtiment la souffrance, il est normal que la souffrance soit, en un sens, comme une expiation du péché, et, par suite, procure en quelque sorte une propitiation pour ce péché. Mais ce point de vue intellectuel n'est pas celui des prophètes : c'est du seul point de vue moral qu'ils envisagent le rôle de la souffrance ; et ce sont essentiellement, peut-être même uniquement, les souffrances des justes qui ont une valeur propitiatoire ; les déclarations du chap. 53 d'Ésaïe en sont le plus illustre et le plus émouvant témoignage.

3.

Le N.T. résume et unifie tous les modes et moyens de propitiation en Jésus-Christ, et la propitiation n'est pas seulement mise en rapport avec sa personne et avec son oeuvre, mais elle est placée dans leur dépendance immédiate.

Les termes techniques qui l'expriment sont cependant très rares dans les livres de la nouvelle alliance, bien plus rares que dans ceux de l'ancienne alliance. Le verbe hilaskesthaï =rendre propice, ne se rencontre que deux fois : « O Dieu, sois propice envers moi... », prie le péager (Lu 18:13) ; « Il fallait un grand-prêtre semblable à ses frères pour faire la propitiation des péchés du peuple » (Heb 2). Les substantifs dérivés ne sont pas plus fréquents ; hilasmos est employé deux fois : « Jésus-Christ est une propitiation pour nos péchés et pour les péchés du monde entier » (1Jn 2:2) ; « Dieu nous a aimés et a envoyé son Fils comme une propitiation pour nos péchés » (1Jn 4:10) ; hilastèrion est employé deux fois également : « Dieu a destiné Jésus à être une propitiation » (Ro 3:25) ; Heb 9 5 ne concerne pas Jésus-Christ, mais décrit le tabernacle et mentionne le couvercle d'or de l'arche comme « propitiatoire ».

Toutefois ce petit nombre de vocables ne signifie pas le peu d'importance de la réalité. La propitiation fait corps, dans les données des évangiles et des épîtres, avec la rédemption. La rédemption est le vocable le plus compréhensif ; il désigne le fait du salut dans sa portée sans limites, englobant le passé ; le présent et l'avenir, rénovant l'homme et la nature, le corps et l'âme, s'étendant au peuple d'Israël, au peuple de la nouvelle alliance, à tous les peuples de la terre. La propitiation est un moment de cette seconde création qui s'appelle la rédemption.

De plus, la propitiation ne se distingue que difficilement de telle autre notion relative à l'action de Jésus-Christ, et, entre autres, de la notion de réconciliation. Paul déclare : « Par Jésus-Christ nous avons obtenu la réconciliation avec Dieu » (Ro 5:11) ; « Dieu a réconcilié le monde avec lui en Christ » (2Co 5:19). Le verbe grec de ce dernier texte, katallasseïn, a le sens premier et général : modifier une situation de manière à l'améliorer, modifier un rapport de manière à le restaurer, à l'affermir. C'est là, exactement, le résultat de la propitiation. On a quelquefois entendu la propitiation comme une cause de la réconciliation, en alléguant que la réconciliation est un résultat obtenu sans indication du moyen pour l'obtenir ; la distinction est spécieuse car il en est de même de la propitiation ; le moyen par lequel a été procurée la propitiation demande à être déterminé tout comme le moyen par lequel a été procurée la réconciliation. Or, le N.T. fait provenir propitiation et réconciliation non seulement du même auteur, Jésus-Christ, mais du même acte, le sacrifice de Jésus-Christ.

Enfin il paraît vraiment inutile d'essayer de dissocier la propitiation et la substitution, la substitution qui répond mieux que l'expiation à la langue et à la pensée du N.T. (voir Expiation). L'une et l'autre notions indiquent identiquement ce qu'a été l'oeuvre historique de Jésus-Christ, expliquent de la même manière le « comment » de la rédemption. L'analyse des textes le montre clairement. Un théologien très conservateur, Grétillat, a écrit : « Nous adoptons le terme de propitiation de préférence à celui qui est le plus usité en français, expiation, comme traduisant plus exactement les termes bibliques. » (Dogmatique, t. IV, p. 276.) Non seulement les termes sont synonymes mais les faits sont interchangeables : la propitiation s'est opérée par la substitution de Jésus-Christ à l'homme, la substitution de Jésus-Christ à l'homme a été une propitiation.

Il convient donc de tenir compte, en étudiant la propitiation, des passages contenant la chose bien qu'ils ne contiennent pas le mot. Ceux qui mentionnent la propitiation suffisent d'ailleurs à établir l'interdépendance affirmée. (Pour Ro 3:25, voir Expiation)

De Lu 18:13 ressort seulement, mais nettement, que la seule prière exaucée est celle qui est tout d'abord une confession des péchés, un appel à la grâce de Dieu pour que Dieu daigne se montrer propice. La nécessité de la propitiation pour l'homme, pour tout homme, y compris les prétendus justes, est implicitement enseignée.

Le contexte de Heb 2:17 développe cette thèse que pour porter secours à la race d'Abraham, le Propi-tiateur devait devenir membre de cette race, et, puisque ceux-ci ont en partage la chair et le sang, avoir lui-même la chair et le sang en partage (verset 14). Comme si cette caractéristique ne suffisait pas, il répète : « Il fallait qu'il fût semblable à ses frères en toutes choses » (verset 17). « En toutes choses » (=kata panta) est absolu. C'est une réelle humanité que celle du Christ. Elle ne consiste pas à revêtir la personne de Jésus d'une forme différente, d'un organisme charnel voilant une nature secrète ; le Christ traverse les souffrances et les épreuves (Heb 2:18) et même les tentations (Heb 4:15) qui affectent la simple humanité ; la similitude touche à l'identité. Pourquoi cette transformation de celui qui était « le reflet de la gloire de Dieu et l'empreinte de son être » (Heb 1:3), transformation qui est considérée comme obligatoire : « il fallait » ? (Heb 2:17) « Afin d'être, répond l'épître, un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle auprès de Dieu pour faire la propitiation des péchés du peuple. » Cette propitiation n'était donc possible que si Jésus était devenu homme, que si Jésus homme, à la place de ses frères, obtenait pour eux la réconciliation qu'ils ne pouvaient par eux-mêmes obtenir. Substitution et propitiation ne vont pas l'une sans l'autre ; l'une et l'autre présentent sous deux aspects le même acte de renoncement et d'amour.

Les deux textes 1Jn 2:2 4:10 sont commentés plus que traduits par certaines versions avec la périphrase « victime de propitiation » ; le grec porte le seul terme hilasmos, propitiation ; Jésus est la propitiation. Sans doute, le commentaire s'accorde avec l'ensemble de l'épître, mais il est incomplet et la traduction littérale est seule correcte.

1Jn 2:1 invite les destinataires de la lettre à ne point pécher. Ce conseil a le caractère formel d'un commandement. Pourtant les lecteurs auxquels l'auteur le donne gardent, à côté de leur foi, l'originelle et insurmontable faiblesse, et le péché proscrit jette son ombre et exerce sa domination même sur la voie de la sanctification. Mais il faut bannir, malgré cette humiliante expérience, tout découragement, car si le croyant pèche encore, il a, auprès du Père, un garant, un répondant, Jésus-Christ le Juste. Jésus-Christ le Juste est qualifié pour ce rôle d'intercesseur, de médiateur, parce que, d'après 1Jn 2:2, il est « la propitiation pour nos péchés ». Dans l'A. T, la personne qui opère la propitiation et l'offrande qui sert de propitiation sont séparées ; la séparation s'efface dans l'épître aux Hébreux ; dans le johannisme l'effacement de la séparation est achevé : le Christ est à la fois propitiateur et propitiation. Voilà pourquoi le sens du texte est affaibli si l'on traduit hilasmos par « victime de propitiation », car Jésus-Christ n'est pas seulement la rançon offerte, il est aussi celui qui offre la rançon.

Sans se servir du mot technique, l'évangile de Jean exprime une idée analogue par l'image de (Jn 1:29) : « Voici l'agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde. » D'autre part, l'action du Propitiateur s'exerce encore après l'accomplissement de la propitiation historique ; elle est analogue à l'intervention que Jésus promet à ses disciples (Jn 14 et Jn 16), à l'intercession que mentionne l'épître aux Hébreux : (Heb 7:25) « Jésus peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur », à la médiation dans laquelle Paul pose l'un des fondements de la certitude chrétienne : « Qui condamnera ? Jésus-Christ est mort, bien plus il est ressuscité, il est à la droite de Dieu et il s'entremet pour nous » (Ro 8:34).

La propitiation concerne les péchés des croyants et « les péchés du monde entier », de tout le cosmos. L'opposition entre le croyant et le monde ne vise pas chez Jean, comme souvent chez Paul, les chrétiens et les Juifs, mais les chrétiens et les païens, les « brebis du bon Berger » et les autres membres de la race humaine. Les lecteurs de l'épître étaient en grande partie sortis du paganisme ; le particularisme juif n'avait point de sens pour eux et n'était point un péril. Mais ils ne devaient pas se considérer eux-mêmes et leurs frères en la foi comme les seuls élus, se prévaloir comme d'une grâce à eux seuls accordée de l'état de choses nouveau instauré par le Fils de l'homme ; toutes les créatures étaient appelées avec eux et comme eux à participer au salut, avec eux et comme eux elles étaient mises au bénéfice de la propitiation de Jésus-Christ. L'universalisme relatif à la propitiation rejoint l'universalisme relatif à la rédemption ; ce tout universel a évidemment des parties universelles ; limitée au moment de sa réalisation historique, comme tout fait concret accompli sur la terre, la propitiation n'a de limites ni dans le temps ni dans l'espace ; Jésus-Christ a été et il demeure le Propitiateur pour le monde entier.

1Jn 4:10 ramène la propitiation à sa source première : elle est une attestation de l'amour de Dieu, elle vient de l'amour de Dieu. L'épître est ici encore un écho de l'évangile : « Dieu a envoyé son Fils comme propitiation pour les péchés. » Il faut souligner l'affirmation capitale que ce n'est pas la propitiation qui éveille ou attire l'amour de Dieu. Il y a un renversement complet entre la conception païenne qui regarde la faveur de la divinité comme une récompense, ou tout au moins comme une réponse, et la conception chrétienne qui situe en Dieu toute initiative. Ce n'est donc pas la propitiation qui nous vaut l'amour de Dieu, c'est l'amour de Dieu qui nous vaut la propitiation. Ni oeuvre, ni offrande, ni mérite, ni prière, ni sacrifice n'émeuvent le coeur de Dieu pour le rendre miséricordieux ; c'est du coeur du Père, c'est de sa miséricorde éternelle que viennent la révélation et la rédemption. « Ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c'est lui qui nous a aimés et a envoyé son Fils comme propitiation. » Il y a assez de lumière dans cette parole pour se borner à la citer.

4.

Pourtant la déclaration de Jean et les multiples déclarations analogues, si elles sont évidentes en elles-mêmes, posent un problème : puisque Dieu est l'initiateur de la propitiation opérée par le Christ, comment la propitiation opérée par le Christ est-elle offerte à Dieu ? Si, avant toute propitiation, Dieu nous aime, quelle est la nécessité, quelle est l'utilité de la propitiation ?

L'union à rétablir entre Dieu et l'homme n'a pas été rompue des deux côtés ; les témoignages bibliques sont unanimes à faire porter à une seule personne, à la personne de l'homme, la responsabilité de la rupture. Paul, qui formule avec le plus d'ampleur et résout avec le plus de netteté le problème de la réconciliation, ne parle nullement d'un changement qui doit survenir dans les dispositions de Dieu. On l'a vu, réconciliation et propitiation sont des notions similaires. La propitiation, la réconciliation ne rendent pas Dieu autre qu'il n'était auparavant ; c'est. d'un changement dans les dispositions de l'homme qu'il s'agit ; la propitiation, la réconciliation modifient la situation de l'homme vis-à-vis de Dieu.

2Co 5:17,19 rattache le renouvellement de toutes choses à sa cause première qui est le dessein de Dieu et résume ce renouvellement dans la réconciliation. Le rôle du propitiateur, du médiateur, est à peu près passé sous silence, et seules sont en présence les deux parties : Dieu et l'homme. En présence mais non opposées, car une seule partie est hostile, l'homme, et c'est l'autre partie, c'est Dieu qui, voulant gagner sa créature pécheresse, entreprend de rétablir des rapports nouveaux avec elle, c'est Dieu qui opère lui-même ce rétablissement. Le verset 19 insiste sur le fait que si le Christ est le moyen dont Dieu s'est servi pour racheter l'humanité, Dieu cependant et Dieu seul a résolu, a conduit l'entreprise de la nouvelle création. « Tout vient de Dieu qui nous a réconciliés avec lui par le Christ. »

Par contre, Eph 2:13,16 met au premier plan la personne du Propitiateur. La situation est la même que dans le texte précédent : un éloignement, une séparation dont l'homme est le mauvais ouvrier et qui le laissent « sans Dieu et sans espérance dans le monde ». Pareille aussi est la tâche : détruire l'inimitié, réconcilier avec Dieu. Le Christ l'assume, la porte à la perfection par son sacrifice ; le verbe composé du verset 16, apokatallasseïn, renforçant l'idée du verbe simple, note que la propitiation, la réconciliation, a été complète. L'oeuvre du médiateur est définitive. Elle ouvre à jamais « un accès auprès du Père » ; elle est universelle : les païens comme les Juifs sont « membres de la famille de Dieu » (verset 19). Mais sous quelque forme qu'elle soit présentée, quels que soient les détails historiques plus ou moins mis en relief, la propitiation a une origine identique, et le contexte la rappelle quand le texte ne l'indique pas expressément ; c'est « la richesse de la miséricorde de Dieu », c'est « le grand amour dont il nous a aimés » (Eph 2:4) qui motivent l'apparition du Propitiateur dans le monde.

Col 1:19 juxtapose l'action de Dieu que relève 2Co 5:18 et suivants et l'action du Christ que relève Eph 2:13 et suivants : « Il a plu à Dieu de réconcilier en Christ toutes choses avec lui-même. » En Christ, par le moyen, par l'intermédiaire du Christ. La propitiation du Christ est la cime culminante dans la chaîne des faits de l'histoire du salut. Celle-ci commence avec la chute de l'homme, se poursuit dans le paganisme où le souci de rendre la divinité propice tourmente la conscience naturelle, se précise dans le peuple d'Israël où la législation et le culte mosaïques révèrent le vrai Dieu, révèle l'oeuvre même de Dieu dans l'oeuvre de Jésus de Nazareth. Elle se perpétue ensuite de siècle en siècle, s'élargit jusqu'aux extrémités de la terre, atteint les bornes de l'univers, mais la propitiation du Christ met du définitif dans le cours incessant des choses, du divin immuable dans les actions et les réactions des hommes. Avant le Christ il n'y avait que du préparatoire, il n'y a rien de nouveau après le Christ, parce que dans le Christ et par le Christ Dieu intervenait personnellement. La doctrine religieuse vraie sera essentiellement l'explication de l'enseignement du Christ ; l'activité religieuse féconde sera principalement la propagation et l'imitation de l'action du Christ. Le plan de Dieu n'est pas modifié mais du côté de Dieu, objectivement, il est totalement accompli ; il se réalise, subjectivement, du côté de l'homme, par degrés, par étapes. Et dans cette progression qui se continue par « le ministère de réconciliation », selon l'expression paulinienne, non seulement la volonté de Dieu qui a décidé et la volonté du Christ qui a effectué la propitiation demeurent solidaires, mais elles sont confondues, et si bien qu'en scrutant l'intervention divine dans le monde ou dans son propre coeur, le croyant ne saurait discerner ce qui vient de Dieu et ce qui vient du Christ.

Or la constatation que selon le N.T. (dont il serait superflu de multiplier les citations parce qu'elles se répètent simplement l'une l'autre) et selon l'expérience religieuse, Dieu est tout ensemble celui qui veut et celui qui procure la propitiation, rend plus inévitable l'interrogation déjà énoncée : pourquoi la propitiation ?

5.

C'est que le Dieu de la Bible et le Dieu de la conscience morale est justice comme il est amour. Si c'est l'amour qui est le plus souvent invoqué dans le N.T., si même, par comparaison, la justice semble peu citée, elle n'en apparaît pas moins comme un attribut majeur de Dieu. Considérée chez l'homme, la justice est la conformité à la loi ; considérée chez Dieu, la justice est le maintien de la loi, la garantie du respect qui lui est dû et de la domination qu'elle doit exercer. Dans l'A. T, ou dans le N.T. la justice n'est pas envisagée dans l'abstrait, métaphysiquement, mais comme une caractéristique de l'attitude de Dieu vis-à-vis des hommes, dans le concret, moralement. Inséparable de la sainteté dans l'A.T., elle est pour le N.T. 1nséparable de l'amour. Ici et là elle est l'un des mobiles de l'action de Dieu, l'un des aspects de cette action. La justice intervient pour garder les fidèles, pour avertir les pécheurs, et dans l'un et l'autre cas elle réagit contre les influences opposées au plan de Dieu concernant le destin de l'humanité.

L'influence contraire, qui résume, renferme, engendre toutes les autres, celles-ci n'étant que ses manifestations diverses, est le péché (voir ce mot). Le péché est ce que Dieu ne voulait pas puisque le péché est la ruine de l'harmonie de la création ; il est ce que Dieu ne saurait admettre puisque le péché est la contradiction de la sainteté constitutive de l'être de Dieu et du but assigné à la créature humaine. L'A. T, prescrivait : « Soyez saints car je suis saint » (Le 19:2) ; le N.T. redit : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5:48). L'homme étant libre, a refusé de tendre vers cet idéal, il est devenu pécheur ; il ne peut désormais cesser d'être pécheur ; il est par suite éloigné à jamais de Dieu.

Or, parce qu'il est saint, Dieu ne saurait pactiser avec le péché en restant en relation avec l'homme pécheur. Il est exact de soutenir que le péché a étendu sa répercussion jusqu'à Dieu ; à cause du péché, Dieu, en vertu de sa justice, demeure séparé du pécheur, transgresseur de sa loi ; Dieu se contredirait lui-même si, au nom même de la loi qu'il a établie, il ne réagissait pas contre celui qui la viole. Cette réaction de Dieu, énergiquement soulignée dans l'A.T., l'est de même dans le N.T. ; elle y est pareillement désignée par les termes éminemment expressifs de « colère » (Ro 9:22,1Th 5:9), « inimitié » (Ro 5:10), qui traduisent l'incompatibilité absolue de la volonté de Dieu et de la conduite de l'homme. Il y a entre elles une opposition que la sainteté ne saurait accepter, que le péché ne saurait surmonter. Dieu ne peut pas ne pas vouloir ce qu'il a voulu dès l'origine : voir l'homme lui devenir semblable en s'élevant vers la sainteté ; et l'homme ne peut pas se dégager de son péché, même s'il s'y efforçait, pour se réconcilier avec Dieu.

Il faut que, d'une part, pour reprendre ses rapports avec l'homme, Dieu constate que cet homme a obéi à la loi de sa destinée, a atteint la sainteté, et d'autre part il faut, pour appeler Dieu, que l'homme sache Qu'en dépit de son péché Dieu lui est propice. La double condition est pour l'homme une double impossibilité. C'est par Jésus-Christ que la double impossibilité est surmontée. A la place de l'homme, Jésus homme réalise la sainteté proposée à l'homme, et l'homme sait qu'au nom de Jésus homme, Dieu pardonne et accueille (voir Expiation). Jésus est le Propitiateur qui rétablit entre Dieu et l'homme l'union rompue par le péché, qui ouvre un libre cours à l'amour du Père en lui ramenant ses fils prodigues.

Et bien que Dieu ait l'initiative de la propitiation (c'est de sa part que le Christ vient dans le monde), bien que Dieu soit lui-même auteur de la propitiation (Il agit avec le Christ et par le Christ), cependant il est vrai de soutenir qu'en un sens, Dieu par Jésus-Christ devient propice à l'homme. Comme le péché a étendu sa répercussion sur Dieu, la propitiation a sur Dieu un effet direct. Par Jésus-Christ, l'homme saint qui présente à Dieu sa sainteté pour les hommes ses frères, Dieu que le péché éloignait s'est rapproché de l'homme, Dieu qui réagissait contre le péché s'est réconcilié avec l'homme, Dieu que le péché arrêtait, tout en demeurant le Dieu juste, témoigne directement son amour à l'homme. Il y a donc une transformation dans les rapports de Dieu avec l'humanité, sans que, d'ailleurs, une atteinte soit portée à l'immutabilité du « Père des lumières, en qui il n'y a aucune variation ni ombre de changement » (Jas 1:17). Car la pensée de la rédemption est une pensée éternelle de Dieu. Si la prévision de la chute est inséparable du don de la liberté à l'homme, la prévision de la réparation est inséparable de la création de l'homme susceptible de pécher. L'amour infini de Dieu qui appelait l'homme à la vie ne l'abandonnait pas sur la route de la mort ; la propitiation est l'accomplissement en un moment déterminé de l'histoire, par un moyen historique déterminé, de la volonté toujours la même de Dieu : recevoir dans sa grâce l'homme qui aura consenti à se laisser sauver. And. A.

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    • Exode 4

      22 Alors tu lui diras de ma part : “Voici ce que moi, le SEIGNEUR, je t’annonce : Le peuple d’Israël est mon fils, mon fils aîné.

      Exode 23

      20 Sur le mont Sinaï, Dieu dit encore à Moïse : « Je vais vous envoyer un ange. Sur la route, il marchera devant vous et il vous conduira dans le pays que je vous ai préparé.

      Lévitique 1

      3 « S’il offre en sacrifice complet un animal pris parmi les bœufs, il doit choisir un taureau sans défaut. Il le conduit à l’entrée de la tente de la rencontre pour que le SEIGNEUR accepte son offrande.
      4 Il pose la main sur la tête de l’animal. Alors le SEIGNEUR accepte son offrande et il lui pardonne ses péchés.

      Lévitique 11

      44 Le SEIGNEUR votre Dieu, c’est moi. Votre conduite doit être sainte parce que je suis saint. Ne vous rendez donc pas impurs en touchant les bêtes qui s’agitent sur le sol.

      Lévitique 19

      2 de donner à toute la communauté d’Israël les enseignements suivants : « Soyez saints parce que je suis saint, moi, le SEIGNEUR votre Dieu.

      Lévitique 20

      26 « Soyez saints, consacrés à mon service, parce que je suis saint, moi, le SEIGNEUR. Je vous ai mis à part des autres peuples pour que vous soyez à moi.

      Lévitique 21

      7 « Un prêtre ne doit pas se marier avec une prostituée ni avec une femme qui a perdu son honneur avec un autre homme, ni avec une divorcée. En effet, le prêtre est consacré à mon service.

      1 Samuel 6

      19 Les habitants de Beth-Chémech ont regardé le coffre du SEIGNEUR. Alors le SEIGNEUR les a rendus malades. Il fait mourir parmi eux 70 hommes sur 50 000. Les gens de Beth-Chémech sont en deuil, parce que le SEIGNEUR les a frappés durement.
      20 Ils disent : « Qui peut tenir devant le SEIGNEUR, ce Dieu saint ? Où pouvons-nous faire transporter son coffre loin de chez nous ? »

      Psaumes 15

      2 – C’est celui qui se conduit parfaitement. Il fait ce qui est juste, ses paroles sont sincères et vraies.

      Esaïe 1

      2 Ciel, écoute ! Et toi, la terre, tends l’oreille ! C’est le SEIGNEUR qui parle : « J’ai fait grandir des enfants, je les ai élevés, mais ils se sont révoltés contre moi.
      11 Le SEIGNEUR dit : « À quoi me servent vos nombreux sacrifices ? Vous brûlez entièrement des moutons pour moi, vous m’offrez la graisse des veaux. J’en ai assez de tout cela. Le sang des taureaux, des agneaux et des boucs, je n’en veux plus.

      Esaïe 5

      16 Le SEIGNEUR de l’univers montrera sa grandeur en établissant le droit. Le Dieu saint montrera sa sainteté en faisant respecter la justice.

      Osée 6

      6 Oui, je désire l’amour et non les sacrifices d’animaux. Je veux qu’on me reconnaisse comme Dieu plutôt que de brûler des animaux sur l’autel. »

      Osée 11

      9 Je ne laisserai pas éclater ma violente colère, je ne reviendrai pas détruire Éfraïm. En effet, je suis Dieu, moi, je ne suis pas un homme. Chez toi, Éfraïm, je suis le Dieu saint et je ne viendrai pas avec colère. »

      Joël 2

      13 Ce ne sont pas vos vêtements qu’il faut déchirer, c’est votre cœur qu’il faut changer. » Oui, revenez vers le SEIGNEUR, votre Dieu. Il est plein de tendresse et de pitié, patient, plein d’amour, et il regrette ses menaces.

      Amos 5

      22 Les animaux complètement brûlés et les produits de la terre que vous m’offrez, ils ne me plaisent pas. Vos sacrifices de bêtes grasses, je ne les regarde même pas.

      Matthieu 5

      48 Soyez donc parfaits, comme votre Père dans les cieux est parfait ! »

      Luc 18

      13 L’employé des impôts reste derrière, il ne veut même pas lever les yeux vers le ciel. Mais il se frappe la poitrine pour demander pardon et il dit : “Mon Dieu, aie pitié de moi ! Je suis un homme pécheur.” »

      Jean 1

      29 Le jour suivant, Jean voit Jésus qui vient vers lui. Et il dit : « Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

      Jean 2

      1 Le troisième jour, il y a un mariage dans le village de Cana, en Galilée. La mère de Jésus est là.
      2 On a aussi invité Jésus et ses disciples au mariage.

      Jean 4

      10 Jésus lui répond : « Tu ne connais pas le don de Dieu. Tu ne connais pas celui qui te dit : “Donne-moi à boire.” Sinon, c’est toi qui demanderais à boire, et je te donnerais une eau pleine de vie. »

      Jean 14

      1 Jésus dit à ses disciples : « Ne soyez pas inquiets, croyez en Dieu et croyez aussi en moi.
      2 Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup d’endroits pour habiter. C’est pourquoi je vous ai dit : “Je vais vous préparer une place.”
      3 Et, quand je serai allé vous préparer une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi. De cette façon, vous serez vous aussi là où je suis.
      4 Et le chemin qui conduit là où je vais, vous le connaissez. »
      5 Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment est-ce que nous pourrions connaître le chemin ? »
      6 Jésus lui répond : « Le chemin, la vérité, la vie, c’est moi. Personne ne va au Père sans passer par moi.
      7 Si vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. À partir de maintenant, vous le connaissez et vous l’avez vu. »
      8 Philippe dit à Jésus : « Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. »
      9 Jésus lui répond : « Philippe, je suis avec vous depuis si longtemps, et tu ne me connais pas ? Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ?
      10 Je vis dans le Père et le Père vit en moi. Tu ne crois pas cela ? Les paroles que je vous dis ne viennent pas de moi, mais le Père habite en moi, et c’est lui qui agit.
      11 Croyez-moi quand je vous dis : “Je vis dans le Père, et le Père vit en moi.” Sinon, croyez au moins à cause de mes actions.
      12 « Oui, je vous le dis, c’est la vérité : si quelqu’un croit en moi, il fera lui aussi les actions que je fais. Cette personne fera même des actions encore plus grandes, parce que je vais près du Père.
      13 Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai. De cette façon, le Fils montrera la gloire du Père.
      14 Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. »
      15 « Si vous m’aimez, vous obéirez à mes commandements,
      16 et moi, je prierai le Père. Et il vous donnera quelqu’un d’autre pour vous aider, quelqu’un qui sera avec vous pour toujours :
      17 c’est l’Esprit de vérité. En effet, le monde ne peut pas le recevoir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas. Vous, vous connaissez l’Esprit de vérité, parce qu’il reste avec vous, il habite en vous.
      18 « Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviendrai vers vous.
      19 Dans peu de temps, le monde ne me verra plus. Vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez vous aussi.
      20 Ce jour-là, vous comprendrez que je vis dans mon Père, que vous vivez en moi et moi en vous.
      21 « Si quelqu’un connaît mes commandements et leur obéit, il m’aime vraiment. Mon Père aimera celui qui m’aime, et moi aussi, j’aimerai celui qui m’aime, et je me montrerai à lui. »
      22 Jude, qui n’est pas Judas Iscariote, dit à Jésus : « Seigneur, tu dois te montrer à nous et pas au monde, pourquoi ? »
      23 Jésus lui répond : « Si quelqu’un m’aime, il obéira à mes paroles. Mon Père l’aimera, nous irons à lui et nous habiterons chez lui.
      24 La personne qui ne m’aime pas n’obéit pas à mes paroles. Ce que je vous dis maintenant ne vient pas de moi, mais cela vient du Père qui m’a envoyé.
      25 Je vous ai dit ces choses pendant que je suis encore avec vous.
      26 Le Père enverra en mon nom l’Esprit Saint, celui qui doit vous aider. Il vous enseignera tout et il vous rappellera tout ce que je vous ai dit.
      27 « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Ne soyez pas inquiets et n’ayez pas peur.
      28 Vous avez entendu, je vous ai dit : “Je m’en vais, mais je reviendrai auprès de vous.” Est-ce que vous m’aimez vraiment ? Alors, soyez joyeux de savoir que je vais auprès du Père ! En effet, le Père est plus important que moi.
      29 Je vous le dis maintenant, avant que cela arrive. De cette façon, quand cela arrivera, vous croirez.
      30 Je ne vais plus parler beaucoup avec vous, parce que le chef mauvais de ce monde vient. Il ne peut rien me faire,
      31 mais il vient parce que le monde doit savoir une chose : j’aime le Père et je fais tout ce que le Père m’a commandé. Levez-vous, partons d’ici ! »

      Jean 16

      1 Je vous ai dit cela pour que vous ne perdiez pas la foi.
      2 On vous chassera des maisons de prière. Et même le moment arrive où tous ceux qui vous tueront croiront servir Dieu de cette façon.
      3 Ils feront cela parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi.
      4 Je vous l’ai dit à l’avance, ainsi, quand ce moment arrivera, vous vous souviendrez que je vous l’ai dit. « Je ne vous ai pas dit ces choses dès le début, parce que j’étais avec vous.
      5 Maintenant, je m’en vais auprès de celui qui m’a envoyé. Et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?”
      6 Mais votre cœur est plein de tristesse parce que je vous ai dit cela.
      7 Pourtant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je parte. En effet, si je ne pars pas, celui qui doit vous aider ne viendra pas à vous, mais si je pars, je vous l’enverrai.
      8 Et quand il viendra, il montrera au monde qu’il se trompe au sujet du péché, au sujet de ce qui est juste et au sujet du jugement.
      9 Le monde se trompe au sujet du péché, parce que les gens ne croient pas en moi.
      10 Le monde se trompe au sujet de ce qui est juste, parce que je vais près du Père, et que vous ne me verrez plus.
      11 Le monde se trompe au sujet du jugement, parce que le chef mauvais de ce monde est déjà jugé.
      12 « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire. Mais vous n’avez pas la force de les entendre maintenant.
      13 Quand l’Esprit de vérité viendra, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, il ne dira pas des choses qui viennent de lui. Mais il dira tout ce qu’il entendra et il vous annoncera ce qui doit arriver.
      14 L’Esprit de vérité montrera ma gloire, parce qu’il recevra ce qui est à moi et il vous l’annoncera.
      15 Tout ce qui est à mon Père est aussi à moi. C’est pourquoi je vous ai dit : “L’Esprit de vérité recevra ce qui est à moi et il vous l’annoncera.”
      16 « Dans peu de temps, vous ne me verrez plus, et peu de temps après, vous me reverrez. »
      17 Alors quelques disciples de Jésus se disent entre eux : « Il nous a dit : “Dans peu de temps, vous ne me verrez plus. Et peu de temps après, vous me reverrez.” Il nous a dit aussi : “Je m’en vais auprès du Père.” Qu’est-ce que cela veut dire ? »
      18 Les disciples disent encore : « Quand Jésus nous dit : “Dans peu de temps”, qu’est-ce que cela veut dire ? Nous ne comprenons pas de quoi il parle. »
      19 Jésus le sait, les disciples veulent lui poser des questions. Il leur dit : « Vous cherchez entre vous le sens de ces paroles : “Dans peu de temps, vous ne me verrez plus, et peu de temps après, vous me reverrez.”
      20 Eh bien, je vous le dis, c’est la vérité : vous pleurerez et vous serez dans le deuil. Le monde, lui, sera dans la joie. Vous serez tristes, mais votre tristesse deviendra de la joie.
      21 « Quand une femme va accoucher, c’est le moment pour elle de souffrir. Mais quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance. Elle est dans la joie parce qu’elle a mis un enfant au monde.
      22 Vous aussi, maintenant, vous êtes tristes, mais je vous reverrai. Alors votre cœur sera dans la joie, et cette joie, personne ne pourra vous l’enlever.
      23 « Ce jour-là, vous ne me poserez plus aucune question. Oui, je vous le dis, c’est la vérité, le Père vous donnera tout ce que vous lui demanderez en mon nom.
      24 Jusqu’à maintenant, vous n’avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, alors votre joie sera complète. »
      25 « Je vous ai dit tout cela en utilisant des comparaisons. Mais le moment arrive où je n’utiliserai plus de comparaisons, je vous parlerai du Père clairement.
      26 Ce jour-là, vous prierez en mon nom, et je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous.
      27 En effet, vous m’aimez et vous croyez que je suis venu de Dieu. C’est pourquoi le Père lui-même vous aime.
      28 Je suis venu du Père et je suis entré dans le monde. Maintenant, je quitte le monde et je m’en vais près du Père. »
      29 Les disciples de Jésus lui disent : « Voilà, maintenant tu parles clairement, tu ne parles plus en utilisant des comparaisons.
      30 Maintenant, nous savons que tu sais tout, et tu n’as pas besoin qu’on te pose des questions. Pour cela, nous croyons que tu es venu de Dieu. »
      31 Jésus leur répond : « Vous croyez maintenant ?
      32 Eh bien ! Le moment arrive, et il est déjà là, où vous partirez de tous les côtés, chacun pour soi, et vous me laisserez seul. Pourtant je ne suis pas seul, parce que le Père est avec moi.
      33 Je vous ai dit cela pour que par moi, vous ayez la paix. Dans le monde, vous allez souffrir. Mais soyez courageux : j’ai vaincu le monde. »

      Romains 3

      25 Dieu l’a offert en sacrifice. Alors par sa mort, le Christ obtient le pardon des péchés pour ceux qui croient en lui. Ainsi Dieu a voulu montrer qu’il est toujours juste : il l’était autrefois, quand il a été patient et n’a pas puni les péchés des êtres humains. Mais il est juste aujourd’hui, puisqu’il veut à la fois être juste et rendre justes ceux qui croient en Jésus.

      Romains 5

      10 Oui, quand nous étions les ennemis de Dieu, il nous a réconciliés avec lui par la mort de son Fils. Puisqu’il nous a réconciliés, alors c’est sûr, Dieu va aussi nous sauver par la vie de son Fils.
      11 Ce n’est pas tout ! Nous sommes fiers de Dieu à cause de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a maintenant réconciliés avec Dieu.

      Romains 8

      34 Qui peut les condamner ? Personne ! En effet, le Christ Jésus est mort, de plus, il s’est réveillé de la mort : il est à la droite de Dieu et il prie pour nous.

      Romains 9

      22 Dieu a voulu montrer sa colère et faire connaître sa puissance. Pourtant, les êtres humains qui méritaient sa colère et qui allaient être condamnés, il les a supportés avec beaucoup de patience.

      2 Corinthiens 5

      17 Alors, si quelqu’un est uni au Christ, il est créé à nouveau. Ce qui est ancien est fini, ce qui est nouveau est là.
      18 Tout cela vient de Dieu. Il nous a réconciliés avec lui par le Christ et il nous a demandé d’annoncer cette réconciliation.
      19 Oui, c’est Dieu qui a réconcilié le monde avec lui, par le Christ. Il ne tient plus compte des fautes des êtres humains et il nous charge d’annoncer cette parole de réconciliation.

      Ephésiens 2

      4 Mais Dieu est riche en pitié et il nous aime d’un grand amour.
      13 Mais maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang du Christ.
      16 En mourant sur la croix, il a réuni les Juifs et les non-Juifs en un seul corps, et il les a réconciliés avec Dieu. Par la croix, il a détruit la haine.

      Colossiens 1

      19 Oui, Dieu a voulu habiter totalement dans son Fils,
    • Exode 4

      22 Et tu diras à Pharaon : Ainsi a dit l'Éternel : Israël est mon fils, mon premier-né ;

      Exode 23

      20 Voici, j'envoie un ange devant toi, pour te garder dans le chemin, et pour t'introduire au lieu que j'ai préparé.

      Lévitique 1

      3 Si son offrande est un holocauste de gros bétail, il offrira un mâle sans défaut ; il l'offrira à l'entrée du tabernacle d'assignation, devant l'Éternel, pour obtenir sa faveur.
      4 Et il appuiera sa main sur la tête de l'holocauste, et il sera agréé en sa faveur, pour faire expiation pour lui.

      Lévitique 11

      44 Car je suis l'Éternel, votre Dieu ; vous vous sanctifierez, et vous serez saints ; car je suis saint. Et vous ne souillerez point vos personnes par aucun de ces reptiles qui rampent sur la terre.

      Lévitique 19

      2 Parle à toute l'assemblée des enfants d'Israël, et dis-leur : Soyez saints, car je suis saint, moi, l'Éternel, votre Dieu.

      Lévitique 20

      26 Vous serez saints pour moi, car je suis saint, moi, l'Éternel ; et je vous ai séparés des peuples, afin que vous soyez à moi.

      Lévitique 21

      7 Ils ne prendront point une femme prostituée ou déshonorée ; ils ne prendront point une femme répudiée par son mari ; car ils sont consacrés à leur Dieu.

      1 Samuel 6

      19 Et l'Éternel frappa les gens de Beth-Shémesh, parce qu'ils avaient regardé dans l'arche de l'Éternel ; et il frappa dans le peuple, soixante et dix hommes, et cinquante mille hommes. Et le peuple fut dans le deuil, parce que l'Éternel l'avait frappé d'une grande plaie.
      20 Alors ceux de Beth-Shémesh dirent : Qui pourrait subsister en présence de l'Éternel, de ce Dieu saint ? Et vers qui montera-t-il en s'éloignant de nous ?

      Psaumes 15

      2 C'est celui qui marche dans l'intégrité, et qui pratique la justice ; qui dit la vérité telle qu'elle est en son coeur ;

      Esaïe 1

      2 Cieux, écoutez ; terre, prête l'oreille ; car l'Éternel parle : J'ai nourri des enfants et je les ai élevés ; mais ils se sont rebellés contre moi.
      11 Qu'ai-je à faire, dit l'Éternel, de la multitude de vos sacrifices ? Je suis rassasié d'holocaustes de béliers et de la graisse des veaux gras ; je ne prends point plaisir au sang des taureaux, ni des agneaux, ni des boucs.

      Esaïe 5

      16 L'Éternel des armées sera glorifié par le jugement, le Dieu saint sera sanctifié par la justice.

      Osée 6

      6 Car c'est la piété que j'aime et non le sacrifice, et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.

      Osée 11

      9 Je n'exécuterai point l'ardeur de ma colère, et je ne reviendrai pas pour détruire Éphraïm ; car je suis Dieu et non pas un homme ; je suis le Saint au milieu de toi ; je ne viendrai pas avec irritation.

      Joël 2

      13 Déchirez vos coeurs, et non vos vêtements ; et revenez à l'Éternel votre Dieu ; car il est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et abondant en grâce, et il se repent d'avoir affligé.

      Amos 5

      22 Si vous me présentez des holocaustes, je n'agréerai point vos offrandes, je ne regarderai point les bêtes grasses de vos sacrifices de prospérités.

      Matthieu 5

      48 Soyez donc parfaits, comme votre Père qui est dans les cieux est parfait.

      Luc 18

      13 Mais le péager, se tenant éloigné, n'osait pas même lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : O Dieu, sois apaisé envers moi qui suis pécheur !

      Jean 1

      29 Le lendemain, Jean vit Jésus qui venait à lui, et il dit : Voici l'agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.

      Jean 2

      1 Trois jours après, on faisait des noces à Cana en Galilée, et la mère de Jésus y était.
      2 Et Jésus fut aussi convié aux noces avec ses disciples.

      Jean 4

      10 Jésus répondit et lui dit : Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, tu lui demanderais toi-même, et il te donnerait de l'eau vive.

      Jean 14

      1 Que votre coeur ne se trouble point ; croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
      2 Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père ; si cela n'était pas, je vous l'aurais dit. Je vais vous préparer une place.
      3 Et quand je serai parti, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et vous prendrai avec moi, afin qu'où je serai, vous y soyez aussi.
      4 Et vous savez où je vais, et vous en savez le chemin.
      5 Thomas lui dit : Seigneur, nous ne savons où tu vas ; et comment pouvons-nous en savoir le chemin ?
      6 Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père que par moi.
      7 Si vous m'aviez connu, vous auriez aussi connu mon Père ; et dès à présent vous le connaissez, et vous l'avez vu.
      8 Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit.
      9 Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu ! Philippe, celui qui m'a vu, a vu le Père. Comment donc dis-tu : Montre-nous le Père ?
      10 Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même, mais le Père qui demeure en moi, fait lui-même les ouvres que je fais.
      11 Croyez-moi quand je dis que je suis dans le Père, et que mon Père est en moi ; sinon, croyez-moi à cause de ces ouvres mêmes.
      12 En vérité, en vérité je vous le dis : Celui qui croit en moi fera aussi les ouvres que je fais, et il en fera de plus grandes que celles-ci, parce que je vais vers mon Père.
      13 Et ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
      14 Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai.
      15 Si vous m'aimez, gardez mes commandements.
      16 Et je prierai le Père, qui vous donnera un autre Consolateur, pour demeurer éternellement avec vous,
      17 L'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure avec vous, et qu'il sera en vous.
      18 Je ne vous laisserai point orphelins ; je viens à vous.
      19 Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus, mais vous me verrez ; parce que je vis, et que vous vivrez.
      20 En ce jour vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous.
      21 Celui qui a mes commandements, et qui les garde, c'est celui-là qui m'aime ; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père, et je l'aimerai, et je me ferai connaître à lui.
      22 Judas, non pas l'Iscariote, lui dit : Seigneur, d'où vient que tu te feras connaître à nous, et non pas au monde ?
      23 Jésus lui répondit : Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui.
      24 Celui qui ne m'aime pas ne garde point mes paroles ; et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé.
      25 Je vous dis ces choses, tandis que je demeure avec vous.
      26 Mais le Consolateur, le Saint-Esprit, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous remettra en mémoire toutes celles que je vous ai dites.
      27 Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Que votre coeur ne se trouble point, et ne craigne point.
      28 Vous avez entendu que je vous ai dit : Je m'en vais, et je reviens à vous. Si vous m'aimiez, vous vous réjouiriez de ce que j'ai dit : Je vais au Père ; car mon Père est plus grand que moi.
      29 Et je vous l'ai dit maintenant, avant que la chose arrive, afin que, quand elle sera arrivée, vous croyiez.
      30 Je ne parlerai plus guère avec vous, car le prince de ce monde vient ; mais il n'a rien en moi.
      31 Mais afin que le monde con-naisse que j'aime le Père, et que je fais ce que le Père m'a commandé, levez-vous, partons d'ici.

      Jean 16

      1 Je vous ai dit ces choses, afin que vous ne vous scandalisiez point.
      2 Ils vous chasseront des synagogues ; l'heure même vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu.
      3 Et ils vous feront cela, parce qu'ils n'ont connu ni mon Père, ni moi.
      4 Mais je vous ai dit ces choses, afin que lorsque l'heure sera venue, vous vous souveniez que je vous les ai dites. Je ne vous les ai pas dites dès le commencement, parce que j'étais avec vous.
      5 Mais maintenant je m'en vais à celui qui m'a envoyé, et aucun de vous ne me demande : Où vas-tu ?
      6 Mais, parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre coeur.
      7 Toutefois, je vous dis la vérité, il vous est avantageux que je m'en aille ; car si je ne m'en vais, le Consolateur ne viendra point à vous ; et si je m'en vais, je vous l'enverrai.
      8 Et quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice et de jugement :
      9 De péché, parce qu'ils ne croient point en moi ;
      10 De justice, parce que je m'en vais à mon Père, et que vous ne me verrez plus ;
      11 De jugement, parce que le prince de ce monde est déjà jugé.
      12 J'ai encore plusieurs choses à vous dire ; mais elles sont encore au-dessus de votre portée.
      13 Mais quand celui-là, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous conduira dans toute la vérité, car il ne parlera point par lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et vous annoncera les choses à venir.
      14 C'est lui qui me glorifiera, parce qu'il prendra de ce qui est à moi, et qu'il vous l'annoncera.
      15 Tout ce que le Père a, est à moi ; c'est pourquoi j'ai dit qu'il prendra de ce qui est à moi, et qu'il vous l'annoncera.
      16 Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus ; et de nouveau, un peu après, vous me verrez, parce que je m'en vais au Père.
      17 Et quelques-uns de ses disciples se dirent les uns aux autres : Qu'est-ce qu'il nous dit : Dans peu de temps vous ne me verrez plus, et : De nouveau, un peu après, vous me verrez ; et : Parce que je m'en vais au Père ?
      18 Ils disaient donc : Qu'est-ce qu'il dit : Dans peu de temps ? Nous ne savons ce qu'il dit.
      19 Jésus donc, connaissant qu'ils voulaient l'interroger, leur dit : Vous vous interrogez les uns les autres sur ce que j'ai dit : Dans peu de temps vous ne me verrez plus ; et de nouveau, un peu après, vous me verrez.
      20 En vérité, en vérité je vous dis, que vous pleurerez, et vous vous lamenterez, et le monde se réjouira ; vous serez dans la tristesse ; mais votre tristesse sera changée en joie.
      21 Quand une femme accouche, elle a des douleurs, parce que son terme est venu ; mais dès qu'elle est accouchée d'un enfant, elle ne se souvient plus de son travail, à cause de sa joie de ce qu'un homme est né dans le monde.
      22 De même, vous êtes maintenant dans la tristesse ; mais je vous verrai de nouveau, et votre coeur se réjouira, et personne ne vous ravira votre joie.
      23 Et en ce jour-là vous ne m'interrogerez plus sur rien. En vérité, en vérité je vous dis, que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.
      24 Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit accomplie.
      25 Je vous ai dit ces choses en similitudes ; mais le temps vient que je ne vous parlerai plus en similitudes, mais je vous parlerai ouvertement du Père.
      26 En ce jour vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis point que je prierai le Père pour vous,
      27 Car le Père lui-même vous aime, parce que vous m'avez aimé, et que vous avez cru que je suis issu de Dieu.
      28 Je suis issu du Père, et je suis venu dans le monde ; je laisse de nouveau le monde, et je vais au Père.
      29 Ses disciples lui dirent : Voici, maintenant tu parles ouvertement, et tu ne dis point de similitude.
      30 Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et que tu n'as pas besoin que personne t'interroge ; c'est pour cela que nous croyons que tu es issu de Dieu.
      31 Jésus leur répondit : Vous croyez maintenant ?
      32 Voici, l'heure vient, et elle est déjà venue, que vous serez dispersés chacun de son côté, et que vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, parce que mon Père est avec moi.
      33 Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi ; vous aurez des afflictions dans le monde ; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde.

      Romains 3

      25 Que Dieu avait destiné à être une victime propitiatoire ; par la foi, en son sang, afin de manifester sa justice par le pardon des péchés commis auparavant, pendant les jours de la patience de Dieu ;

      Romains 5

      10 Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils ; à plus forte raison, étant déjà réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie ?
      11 Non seulement cela ; mais nous nous glorifions même en Dieu, par notre Seigneur Jésus-Christ, par lequel nous avons maintenant obtenu la réconciliation.

      Romains 8

      34 Qui les condamnera ? Christ est mort, et de plus il est ressuscité, il est même assis à la droite de Dieu, et il intercède aussi pour nous.

      Romains 9

      22 Et que dire, si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grande patience les vases de colère, préparés pour la perdition ?

      2 Corinthiens 5

      17 Si donc quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature ; les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.
      18 Or, toutes ces choses viennent de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Jésus-Christ, et qui nous a confié le ministère de la réconciliation.
      19 Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec soi, en ne leur imputant point leurs péchés ; et il a mis en nous la parole de la réconciliation.

      Ephésiens 2

      4 Mais Dieu, qui est riche en miséricorde à cause de la grande charité dont il nous a aimés,
      13 Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez autrefois éloignés, vous êtes rapprochés par le sang de Christ.
      16 Et qu'en détruisant lui-même l'inimitié, il réconciliât avec Dieu, par la croix, les uns et les autres en un seul corps.

      Colossiens 1

      19 Car il a plu à Dieu de faire habiter toute plénitude en lui ;
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