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PROSÉLYTE

1.

Sens du mot.

Ce terme est un mot grec (prosèlutos, proprement : qui est venu s'ajouter) employé le plus souvent pour désigner quelqu'un qui a passé d'une religion à une autre, un nouveau converti.

Il n'a pas de correspondant dans l'hébreu de l'A.T., mais la version des LXX traduit par ce mot le terme hébreu gèr, gérim, signifiant « étranger, étrangers » ; elle l'applique même aux Hébreux « en séjour » en Egypte (Ex 22:21 23:9, De 10:19). Entre étranger et prosélyte il y eut d'abord une grande différence.

Les Israélites revenus d'Egypte en Canaan vécurent à côté de populations qui n'avaient ni leur loi ni leurs coutumes. Plus forts qu'elles par l'organisation, la foi, conduits souvent par des chefs remarquables, ce sont eux qui, bien que moins nombreux et d'abord moins avancés dans la voie de la civilisation, finirent par absorber quelques-unes des autres populations. Celles-ci restaient pourtant ce que les Hébreux appelaient dédaigneusement des étrangers, vis-à-vis desquels ils ne se sentirent longtemps aucun devoir. L'étranger est par excellence l'homme qui n'a pas le culte de JVHH ; il est dès lors d'une autre race, d'une autre essence et n'a droit ni aux mêmes égards ni à la même considération (voir en particulier 2Sa 1:1,16).

Peu à peu, cependant, sous des influences diverses et d'un ordre parfois peu élevé, l'Israélite se sentit poussé à gagner l'étranger à sa foi, l'esprit de prosélytisme fit son apparition, et si le terme employé pour désigner ces étrangers gagnés est encore souvent le même qu'autrefois, le sens en est différent. C'est ainsi qu'étranger et prosélyte, à l'origine deux catégories de personnes très différentes, se confondirent peu à peu (Ex 12:19, Le 24:22), ce qui explique l'anachronisme des LXX employant le terme avant l'apparition de ce qu'il désigne. On trouve dans la Mischna le mot gèr avec le sens d'étranger converti au judaïsme. Les talmudistes ont même tiré du mot gèr le verbe nitgâyèr : se convertir (cf. Pesachim, 8:8, etc.).

2.

Le prosélytisme juif. L'origine du prosélytisme en Israël doit incontestablement être cherchée dans la prédication prophétique. Seuls les prophètes ont. entrevu--quelques-uns d'entre eux, et en partie seulement--dans le caractère universel de la religion de JVHH, le devoir de faire partager leur foi aux peuples voisins. Les circonstances historiques eurent leur influence sur le développement de ce nouvel esprit. Israël ne fut pas toujours groupé en une nation homogène. Les défaites et l'exil mirent le peuple en contact avec des civilisations et des coutumes bien différentes des leurs, et avec des religions bien inférieures aussi à la leur. De ce contact devaient inévitablement découler, d'un côté dédain et peut-être pitié, de l'autre admiration, tout au moins pour les principes d'une religion arrivée à un degré de spiritualité inconnu jusque-là, imprégnée d'un moralisme très épuré, éclairée par une espérance vivifiante, reposant sur un passé glorieux.

C'est après l'exil que les prophètes ont insisté sur le devoir de gagner à JVHH tous les peuples de la terre (voir en particulier le 2 e Ésaïe, les passages sur le serviteur de l'Éternel : Esa 42, Esa 49 ; voir aussi certains Ps 33:8 65:9, etc.).

Le caractère de ce prosélytisme a varié au cours des siècles, et différé chez les inspirateurs ou chez les agents de cette propagande. L'inspiration prophétique est d'une très haute élévation spirituelle, et si même dès le début du mouvement il se mêla au zèle des Juifs un orgueil de race, la prédication prophétique n'en déclencha pas moins un intérêt nouveau pour l'étranger, considéré maintenant comme une créature, comme un adorateur possible, comme un éventuel sujet de JVHH (Am 9:7). Plus tard, lorsque le souffle prophétique se fut affaibli puis éteint, il ne resta guère qu'un désir de domination et un immense orgueil qui voulut tout soumettre non plus tant à JVHH qu'aux lois et coutumes juives, tenues pour seules parfaites. Sous les Macchabées, l'épée devint un agent actif de propagande ; les étrangers habitant sur le territoire juif durent choisir entre la circoncision et l'exil, quand ce n'était pas le massacre ; cette propagande ne fut enrayée que par les décrets d'Adrien et d'Antonin interdisant la circoncision. Bien entendu. en dehors des limites du royaume les zélateurs nombreux et actifs ne pouvaient employer les mêmes méthodes : là le déclin spirituel se marque dans la prédication des messagers, qui présentaient moins le Dieu unique, saint, aux exigences morales, que l'apologie de la circoncision, du sabbat, du temple de Jérusalem (Mt 23:15). Et pourtant, dans la plupart des centres de quelque importance, des groupements juifs s'étaient formés (voir Diaspora), que les missionnaires chrétiens rencontreront plus tard ; ces synagogues de la Dispersion leur faciliteront la tâche dans une certaine mesure, tout en leur opposant aussi par l'influence de leurs dirigeants traditionalistes une résistance plus grande que les milieux païens eux-mêmes.

Les conditions d'admission des prosélytes dans les communautés juives de Palestine se réduisaient le plus souvent à trois principales : la circoncision, l'ablution conférant la pureté légale, et le sacrifice d'action de grâces au temple de Jérusalem, avec la participation personnelle au culte juif. Quand le temple fut détruit, on exigea d'abord des prosélytes l'obligation de mettre de côté le prix du sacrifice pour le jour où le temple serait restauré ; exigence qui devait tomber avec l'évanouissement des espérances de restauration.

Les prosélytes étaient soumis à toutes les redevances des Juifs mais sans avoir tous leurs droits : une jeune fille de famille prosélyte ne pouvait épouser un prêtre que si elle appartenait à la dixième génération de l'admission de sa famille dans le judaïsme. Les jeunes femmes ne tombaient pas sous le coup de certaines interdictions de mariage par la loi juive, mais elles n'étaient pas non plus au bénéfice de certaines lois de protection. Si, en principe, prosélytes et Juifs étaient sur le même pied, en pratique il subsistait toujours des différences ; ainsi toutes les formules où il était question des ancêtres leur étaient interdites puisque les leurs étaient des étrangers (la formule consacrée à l'offrande des prémices leur était impossible : De 26:3). On trouve dans le traité Horayoth (3:8) cette hiérarchie significative : « Le prêtre a le pas sur le lévite, le lévite sur l'Israélite, l'Israélite sur le bâtard, le bâtard sur le nathinéen, le nathinéen sur le prosélyte, le prosélyte sur l'esclave affranchi. » Peu à peu les conditions du début devinrent moins strictes et les différences s'estompèrent ; seules les conditions pécuniaires restèrent élevées.

Au point de vue des diverses catégories de prosélytes, on a longtemps cru, et bien des auteurs répètent encore, qu'au temps des apôtres le judaïsme distinguait les « prosélytes de la justice », pratiquants de la loi juive comme il vient d'être dit, et les « prosélytes de la porte », observateurs seulement de quelques prescriptions essentielles comme les commandements dits « noachiques » (voir ce mot). En réalité, ces deux formules pourraient bien ne dater que de la fin du Moyen âge (XIII e et suivant.) ; à cette époque, le prosèlutos (gr.) comme le gèr (hébr.) c'était l'étranger, et le « prosélyte de la porte » était une désignation équivalant à celle de l'A.T. : « l'étranger qui est dans tes portes » (Ex 20:10, De 5:14). Mais aux temps d'Israël, le nom de gèr avait déjà pris le sens spécial d'un étranger qui se réclame de JVHH ; or, le judaïsme officiel n'admettait pas l'adoration de JVHH sans la condition absolue dé la circoncision et l'observation de la loi de Moïse : un prosélyte, en Israël, était donc un païen circoncis. C'est avec la Dispersion que la situation changea : un païen qui suivait les prières et les lectures de la synagogue se sentait en communion avec le Dieu vivant et rattaché de coeur à la congrégation d'Israël ; il était juif par sa foi, mais non selon la loi. On appelait en général ce genre d'adepte un « craignant Dieu » (gr., séboménos ton Théon, ou phoboûménos ton Théon ; cf. Ps 115:11 118:4, Mal 3:16, Ac 17:4 18:7, etc.). Corneille, à Césarée, représente le type de cette catégorie de prosélytes ; et les « prosélytes pieux » d'Antioche de Pisidie (séboménoï prosèlutoï, Ac 13:43) sont sans doute les païens pieux fidèles aux assemblées de la synagogue. Il n'est donc pas prouvé qu'à l'avènement du christianisme on distinguait entre prosélytes de la justice, c'est-à-dire qui s'étaient faits juifs, et prosélytes de la porte, c'est-à-dire restés en dehors du judaïsme ; il vaut mieux dire qu'alors les deux catégories de païens rattachés au judaïsme étaient les prosélytes proprement dits, et les gens craignant Dieu. Ces derniers, quoique non officiellement enrôlés dans la synagogue, n'en assurèrent pas moins un appoint considérable aux conquêtes de l'Evangile missionnaire.

On a pu signaler certains prosélytes dont l'adhésion au judaïsme s'inspirait de motifs sans noblesse : ainsi les « prosélytes des lions », que la terreur seule poussa à se soumettre au Dieu d'Israël (2Ro 17:24 et suivant ; cf., dans le même ordre d'idées, Est 8:15,17). Sous la domination romaine, les Juifs étant exempts d'obligations militaires, cet avantage poussa plus d'un païen à se rallier au judaïsme. Malgré ces cas, peu généralisés, les motifs de l'adhésion au judaïsme étaient habituellement purs et spirituels. Les prosélytes encouraient comme les Juifs les sarcasmes des païens et les mesures de rigueur périodiques qui, dans le monde entier, n'ont cessé de frapper les Juifs.

3.

Le prosélytisme au temps de Jésus et du christianisme primitif.

L'exclamation de Jésus : « Malheur à vous, pharisiens, qui parcourez le monde pour faire un prosélyte et qui en faites ensuite un fils de la géhenne ! » (Mt 23:15) nous prouve que l'active propagande du judaïsme à l'étranger n'était pas ralentie au début de l'ère chrétienne. Plusieurs personnages du N.T. sont des nouveaux convertis, par exemple ce centenier qui a fait, à ses frais, construire une synagogue (Lu 7:5). Le jour de la Pentecôte, nombreux sont à Jérusalem les prosélytes qui écoutent le message de Pierre (Ac 2:11). Paul et Barnabas à Antioche sont suivis par une grande foule de prosélytes pieux (Ac 13:16-43). Un des sept diacres élus par les fidèles à Jérusalem est un prosélyte, Nicolas d'Antioche (Ac 6:5). Le prosélytisme juif au temps de Jésus était surtout au service de la loi, qu'il commentait stérilement. Les haggadistes seuls, prédicateurs populaires qui racontaient l'histoire du peuple élu en ajoutant force détails de leur invention, avaient conservé une éloquence et une conviction vivantes. Mais de grands docteurs juifs comme Shammaï avaient horreur du prosélytisme, et leur avis prévalut. Les païens convertis au judaïsme furent accessibles à la prédication chrétienne, mais ils ne le furent ni plus ni moins que. les païens. Beaucoup adoptèrent intégralement l'attitude judaïsante à l'égard du christianisme : les uns s'opposèrent d'abord à lui, et les autres, lorsqu'ils l'eurent accepté, réclamèrent de tous les convertis venus du paganisme l'adoption de la loi et des coutumes juives.

Le christianisme primitif hérita sans aucun doute de l'esprit du prosélytisme juif : l'apôtre Paul est la plus vivante illustration de cette affirmation ; mais il le transforma et l'élargit rapidement : il parcourut le monde, sortant de Palestine, s'adressant d'abord aux communautés juives de la Diaspora ; tantôt rejeté tantôt accueilli par elles, il se tourna vers les païens. Héritier de la mission juive, le christianisme apportait beaucoup mieux à l'âme humaine ; c'est ainsi qu'il la supplanta, en combattant et dépassant le prosélytisme juif étroit et formaliste. Cela ne put se faire sans heurts ni résistance de la part des chrétiens eux-mêmes, qui ne comprirent pas toujours le devoir de la mission auprès des païens. Lors de la conférence de Jérusalem (Ac 15, Ga 2), beaucoup de judéo-chrétiens ne pouvaient concevoir le christianisme sans la loi mosaïque et tout ce que la tradition juive y avait ajouté ; l'esprit large et véritablement missionnaire triompha, mais l'apôtre Paul eut souvent encore à lutter contre le particularisme et l'étroitesse de certains prosélytismes maladroits (1Co 5 1Co 9:2). C'était déjà la difficulté qu'éprouvent certains esprits à concevoir le message qu'ils ont à porter au monde de la part du Christ, comme un message de vie pour le monde, et non pas comme de simples traditions et coutumes. C'est la même difficulté qu'éprouvent encore aujourd'hui certains prosélytismes contemporains à s'élever au-dessus de la propagande confessionnelle, vers les hauteurs spirituelles de la vraie liberté chrétienne. Voir aussi Mission. E. B.

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    • Exode 12

      19 Pendant 7 jours, on ne trouvera pas de levain dans vos maisons. En effet, toute personne qui mangera du pain levé sera exclue de l'assemblée d'Israël, qu’il s’agisse d’un étranger ou d’un Israélite.

      Exode 20

      10 Mais le septième jour est le jour du repos de l'Eternel, ton Dieu. Tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton esclave, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui habite chez toi.

      Exode 22

      21 » Tu ne feras pas de mal à la veuve ni à l'orphelin.

      Exode 23

      9 » Tu n'opprimeras pas l'étranger. Vous-mêmes, vous savez ce qu'éprouve l'étranger car vous avez été étrangers en Egypte.

      Lévitique 2

      1 » Lorsque quelqu'un apportera une offrande en cadeau à l'Eternel, son offrande sera de fleur de farine. Il versera de l'huile dessus et il y ajoutera de l'encens.
      2 Il l'apportera aux prêtres, aux descendants d'Aaron. Le prêtre prendra une poignée de cette fleur de farine arrosée d'huile avec tout l'encens et il brûlera cela sur l'autel comme souvenir. C'est une offrande dont l’odeur est agréable à l'Eternel.
      3 Ce qui restera de l'offrande sera pour Aaron et pour ses descendants. C'est une chose très sainte parmi les offrandes passées par le feu pour l'Eternel.
      4 » Si tu fais une offrande de ce qui est cuit au four, qu'on se serve de fleur de farine et que ce soient des gâteaux sans levain pétris à l'huile et des galettes sans levain arrosées d'huile.
      5 Si ton offrande est un gâteau cuit à la poêle, il sera de fleur de farine pétrie à l'huile, sans levain.
      6 Tu le couperas en morceaux et tu verseras de l'huile dessus. C'est une offrande.
      7 Si ton offrande est un gâteau cuit sur le gril, il sera fait de fleur de farine pétrie à l'huile.
      8 » Tu apporteras l'offrande qui sera faite à l'Eternel avec ces éléments-là ; elle sera remise au prêtre, qui la présentera sur l'autel.
      9 Le prêtre en prélèvera ce qui doit être offert comme souvenir et le brûlera sur l'autel. C'est une offrande dont l’odeur est agréable à l'Eternel.
      10 Ce qui restera de l'offrande sera pour Aaron et pour ses descendants ; c'est une chose très sainte parmi les offrandes passées par le feu pour l'Eternel.
      11 » Aucune des offrandes que vous présenterez à l'Eternel ne sera faite avec du levain. En effet vous ne brûlerez rien qui contienne du levain ou du miel parmi les offrandes passées par le feu pour l'Eternel.
      12 Vous pourrez en offrir à l'Eternel comme offrande de premiers produits, mais on n'en présentera pas sur l'autel comme offrande dont l’odeur est agréable.
      13 Tu mettras du sel sur toutes tes offrandes. Tu ne laisseras pas ton offrande manquer de sel, signe de l'alliance de ton Dieu. Sur toutes tes offrandes tu mettras du sel.
      14 » Si tu fais à l'Eternel une offrande des premières récoltes, tu présenteras des épis nouveaux, rôtis au feu et broyés, comme offrande de tes premières récoltes.
      15 Tu verseras de l'huile dessus et tu y ajouteras de l'encens. C'est une offrande.
      16 Le prêtre brûlera comme souvenir une portion des épis broyés et de l'huile, avec tout l'encens. C'est une offrande passée par le feu pour l'Eternel.

      Lévitique 24

      22 Vous aurez la même règle pour l'étranger que pour l’Israélite, car je suis l'Eternel, votre Dieu.’ »

      2 Samuel 1

      1 Après la mort de Saül, David, qui avait battu les Amalécites, était revenu à Tsiklag et il y passa deux jours.

      Esther 8

      15 Mardochée sortit de chez le roi porteur d’un vêtement royal bleu et blanc, d’une grande couronne en or et d’un manteau en fin lin et en pourpre, au milieu des cris de joie et d’allégresse de la ville de Suse.
      17 Dans chaque province et dans chaque ville, partout où arrivait le message du roi, qui avait valeur de loi, les Juifs s’adonnaient à la joie et à l'allégresse, avec banquets et fêtes. De plus, beaucoup de membres des autres peuples du pays se faisaient juifs, tant ils avaient peur d’eux.

      Psaumes 33

      8 Que toute la terre craigne l’Eternel, que tous les habitants du monde tremblent devant lui,

      Psaumes 65

      9 Ceux qui habitent aux extrémités du monde s’effraient des signes que tu accomplis ; tu remplis d’allégresse le levant et le couchant.

      Psaumes 115

      11 Vous qui craignez l’Eternel, confiez-vous en l’Eternel ! Leur secours et leur bouclier, c’est lui.

      Psaumes 118

      4 Que ceux qui craignent l’Eternel le disent : « Oui, sa bonté dure éternellement ! »

      Esaïe 42

      1 *Voici mon serviteur, celui que je soutiendrai, celui que j’ai choisi et qui a toute mon approbation. J'ai mis mon Esprit sur lui ; il révélera le droit aux nations.
      2 Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton et ne fera pas entendre sa voix dans les rues.
      3 Il ne cassera pas le roseau abîmé et n'éteindra pas la mèche qui fume encore, mais c’est en toute vérité qu’il révélera le droit.
      4 Il ne faiblira pas et ne se relâchera pas jusqu'à ce qu'il ait instauré le droit sur la terre. Les îles placeront leur attente dans sa loi.
      5 Voici ce que dit l'Eternel, le Dieu qui a créé le ciel et l’a déployé, qui a disposé la terre et tout ce qu’elle produit et qui donne la respiration à ceux qui la peuplent, le souffle à ceux qui y marchent :
      6 Moi, l'Eternel, je t'ai appelé en toute justice et je te tiendrai fermement par la main. Je te garderai et je t'établirai pour que tu sois l’alliance du peuple, la lumière des nations,
      7 pour que tu ouvres les yeux des aveugles, pour que tu fasses sortir le détenu de prison et de leur cachot les habitants des ténèbres.
      8 Je suis l'Eternel, voilà quel est mon nom, et je ne donnerai pas ma gloire à un autre ni la louange qui m’est due aux sculptures sacrées.
      9 Les premiers événements se sont produits et je vous en révèle de nouveaux ; avant qu'ils ne soient en germe, je vous les annonce.
      10 Chantez un cantique nouveau en l’honneur de l'Eternel, chantez ses louanges depuis les extrémités de la terre, vous qui naviguez sur la mer et vous qui la remplissez, îles et habitants des îles !
      11 Que le désert et ses villes fassent entendre leur voix, ainsi que les villages occupés par Kédar ! Que les habitants de Séla expriment leur allégresse ! Que du sommet des montagnes retentissent des cris de joie !
      12 Qu'on donne gloire à l'Eternel et que dans les îles on proclame ses louanges !
      13 L'Eternel sort, pareil à un héros, son zèle passionné le fait surgir comme un homme de guerre. Il pousse des cris, des cris de guerre, il montre sa force contre ses ennemis.
      14 J'ai longtemps gardé le silence, je me suis tu, je me suis retenu de parler, mais désormais, je vais crier comme une femme en train d’accoucher, je serai haletant et je soufflerai tout à la fois.
      15 Je dévasterai montagnes et collines et j'en ferai sécher toute la verdure ; je changerai les fleuves en îles et je mettrai les étangs à sec.
      16 Je ferai marcher les aveugles sur un chemin qu'ils ne connaissent pas, je les conduirai par des sentiers qu'ils ignoraient ; je changerai les ténèbres en lumière devant eux et je redresserai les passages tortueux. Voilà ce que je ferai, et je ne les abandonnerai pas.
      17 Ils reculeront, couverts de honte, ceux qui placent leur confiance dans les sculptures sacrées, ceux qui disent aux statues en métal fondu : « C’est vous qui êtes nos dieux ! »
      18 Sourds, écoutez ! Aveugles, regardez et voyez !
      19 Qui est aveugle ? N’est-ce pas mon serviteur ? Y a-t-il plus sourd que mon messager, celui que j'envoie ? Y a-t-il plus aveugle que le bénéficiaire de mon alliance de paix, plus aveugle que le serviteur de l'Eternel ?
      20 Tu as vu beaucoup de choses, mais tu n'y as pas prêté attention. Il a ouvert les oreilles, mais il n'a rien entendu.
      21 L'Eternel a pris plaisir, à cause de sa justice, à rendre la loi grande et magnifique,
      22 et c'est un peuple pillé et dépouillé ! On les a tous enchaînés dans des trous, plongés dans des cachots. On les pille et personne ne les délivre, on les dépouille et personne n’ordonne de rendre ce qu’on leur a pris.
      23 Qui de vous prêtera l'oreille à cela ? Qui se montrera attentif pour écouter, à l'avenir ?
      24 Qui a livré Jacob au pillage et Israël aux pillards ? N'est-ce pas l'Eternel ? C’est que nous avons péché contre lui. Ils n'ont pas voulu marcher dans ses voies et n'ont pas écouté son enseignement.
      25 Alors, il a déversé sur son peuple toute l'ardeur de sa colère et la violence de la guerre. Elle l'a embrasé de tous côtés, mais Israël n'a rien compris. Elle l'a incendié, mais il ne l'a pas pris à cœur.

      Esaïe 49

      1 Iles, écoutez-moi ! Peuples lointains, soyez attentifs ! L'Eternel m'a appelé dès le ventre de ma mère, il a mentionné mon nom dès avant ma naissance.
      2 Il a rendu ma bouche pareille à une épée tranchante, il m'a couvert de l'ombre de sa main. Il a fait de moi une flèche aiguë, il m'a caché dans son carquois.
      3 Il m'a dit : « Tu es mon serviteur, Israël. Par toi je montrerai ma splendeur. »
      4 Quant à moi, je disais : « C'est pour rien que je me suis fatigué, c'est pour le vide, c’est en pure perte que j'ai épuisé mes forces. » Pourtant, mon droit est auprès de l'Eternel et ma récompense auprès de mon Dieu.
      5 Maintenant l'Eternel parle, lui qui m'a formé dès le ventre de ma mère pour que je sois son serviteur, pour que je ramène Jacob vers lui, pour qu’Israël soit rassemblé près de lui. J’ai de l’importance aux yeux de l'Eternel et mon Dieu est ma force.
      6 Il dit : « C'est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob et pour ramener les restes d'Israël : *je t'établis pour être la lumière des nations, pour apporter mon salut jusqu'aux extrémités de la terre. »
      7 Voici ce que dit l'Eternel, le Saint d'Israël, celui qui le rachète, à l’homme qu'on méprise, qui fait horreur à la nation, à l'esclave des tyrans : « A ta vue, des rois se lèveront, des princes se prosterneront à cause de l'Eternel, qui est fidèle, du Saint d'Israël, qui t'a choisi. »
      8 Voici ce que dit l'Eternel : *Au moment favorable je t'ai répondu, le jour du salut je t’ai secouru. Je te protégerai et je t'établirai pour faire alliance avec le peuple, pour relever le pays et distribuer les héritages aujourd’hui dévastés,
      9 pour dire aux prisonniers : « Sortez ! » et à ceux qui sont dans les ténèbres : « Montrez-vous ! » Ils trouveront leur nourriture sur les chemins et des pâturages sur tous les sommets.
      10 *Ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, la chaleur brûlante et le soleil ne les frapperont plus. En effet, celui qui a compassion d'eux sera leur guide, et il les conduira vers des sources d'eau.
      11 Je transformerai toutes mes montagnes en chemins et mes routes seront refaites.
      12 Les voici, ils viennent de loin : les uns du nord, les autres de l'ouest, d’autres encore du pays de Sinim.
      13 Ciel, réjouis-toi ! Terre, crie d'allégresse ! Montagnes, éclatez en cris de joie ! En effet, l'Eternel console son peuple, il a compassion des plus humbles de ses membres.
      14 Sion disait : « L'Eternel m'a abandonnée, le Seigneur m'a oubliée ! »
      15 Une femme oublie-t-elle l'enfant qu'elle allaite ? N'a-t-elle pas compassion du fils qui est sorti de son ventre ? Même si elle l'oubliait, moi je ne t'oublierai jamais.
      16 Vois ! Je t'ai gravée sur mes mains. Tes murailles sont constamment devant moi.
      17 Tes fils accourent, tandis que ceux qui t'avaient détruite et dévastée partent de chez toi.
      18 Lève les yeux et regarde tout autour : tous ils se rassemblent, ils viennent vers toi. Aussi vrai que je suis vivant, déclare l'Eternel, tu les enfileras tous comme des bijoux, tu t'en pareras à la manière d’une fiancée.
      19 Oui, dans tes places dévastées et désertes, dans ton pays ruiné, tes habitants seront désormais à l'étroit, et ceux qui te dévoraient s'éloigneront.
      20 Ils te répéteront, ces fils dont tu avais été privée : « L'espace est trop étroit pour moi. Fais-moi de la place, pour que je puisse m'installer ! »
      21 et tu diras dans ton cœur : « Qui m’a donné ces fils ? J'étais privée d’enfants, j'étais stérile. J'étais en exil, mise à l’écart. Qui les a élevés ? J'étais restée seule. Ceux-ci, où étaient-ils ? »
      22 Voici ce qu’a dit le Seigneur, l'Eternel : Je lèverai ma main en direction des nations, je dresserai mon étendard pour les peuples, et ils amèneront tes fils en les tenant dans les bras, ils porteront tes filles sur leurs épaules.
      23 Des rois seront tes pères adoptifs et leurs princesses tes nourrices. Ils se prosterneront devant toi, le visage contre terre, et lécheront la poussière de tes pieds. Ainsi, tu reconnaîtras que je suis l'Eternel et que ceux qui comptent sur moi ne seront pas couverts de honte.
      24 Arrachera-t-on à un homme fort sa capture ? Les prisonniers justes s’échapperont-ils ?
      25 Voici ce que dit l'Eternel : Les prisonniers de l’homme fort lui seront arrachés et la capture de l’homme violent s’échappera. J’accuserai moi-même tes accusateurs et je sauverai moi-même tes fils.
      26 Je ferai manger leur propre chair à tes oppresseurs, ils s'enivreront avec leur propre sang comme si c’était du vin nouveau et tous reconnaîtront que je suis l'Eternel, ton sauveur, celui qui te rachète, le Dieu puissant de Jacob.

      Amos 9

      7 « N'êtes-vous pas pour moi comme des Ethiopiens, Israélites ? déclare l'Eternel. N'ai-je pas fait sortir Israël d'Egypte comme j’ai fait sortir les Philistins de Caphtor et les Syriens de Kir ? »

      Malachie 3

      16 Alors ceux qui craignent l'Eternel se parlèrent l'un à l'autre ; l'Eternel fut attentif, et il écouta. Un livre de souvenir fut écrit devant lui pour ceux qui craignent l'Eternel et qui respectent son nom.

      Matthieu 23

      15 » Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un converti et, quand il l'est devenu, vous en faites un fils de l'enfer deux fois pire que vous.

      Luc 7

      5 car il aime notre nation et c'est lui qui a fait construire notre synagogue. »

      Actes 2

      11 Crétois et Arabes, nous les entendons parler dans notre langue des merveilles de Dieu ! »

      Actes 6

      5 Cette proposition plut à toute l'assemblée. Ils choisirent Etienne, un homme plein de foi et d'Esprit saint, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un non-Juif d'Antioche converti.

      Actes 13

      16 Paul se leva, fit un signe de la main et dit : « Israélites et vous qui craignez Dieu, écoutez !
      17 Le Dieu de ce peuple, [d'Israël, ] a choisi nos ancêtres. Il a fait grandir le peuple pendant son séjour en Egypte et il l'en a fait sortir par sa puissance.
      18 Il les a supportés près de 40 ans dans le désert
      19 et, après avoir détruit sept nations dans le pays de Canaan, il [leur] a accordé leur territoire comme propriété.
      20 Après cela, durant 450 ans environ, il leur a donné des juges, jusqu'au prophète Samuel.
      21 Ils ont alors demandé un roi, et Dieu leur a donné pendant 40 ans Saül, fils de Kis, de la tribu de Benjamin.
      22 Puis il l'a rejeté et leur a donné pour roi David, auquel il a rendu ce témoignage : J'ai trouvé David, fils d'Isaï, un homme selon mon cœur, qui accomplira toutes mes volontés.
      23 » C'est de la descendance de David que Dieu, conformément à sa promesse, a amené à Israël un Sauveur qui est Jésus.
      24 Avant sa venue, Jean avait prêché le baptême de repentance à tout le peuple d'Israël.
      25 Et, lorsqu’il terminait sa course, Jean disait : ‘Je ne suis pas celui que vous pensez, mais le voici qui vient après moi et je ne suis pas digne de détacher ses sandales.’
      26 » Mes frères, descendants d'Abraham et vous qui craignez Dieu, c'est à vous que cette parole de salut a été envoyée.
      27 En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs n'ont pas reconnu qui était Jésus, mais en le condamnant ils ont accompli les paroles des prophètes qu’on lit chaque sabbat.
      28 Bien que n’ayant rien trouvé en lui qui mérite la mort, ils ont demandé à Pilate de le faire mourir.
      29 Après avoir accompli tout ce qui est écrit à son sujet, ils l'ont descendu de la croix et l'ont déposé dans un tombeau.
      30 Mais Dieu l'a ressuscité.
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