Paramètres de lecture

Afficher les numéros de versets
Mode dyslexique
Police d'écriture
Taille de texte

Merci à Bibles et Publications Chrétiennes pour la conception du processus d’affichage DYS.

Un outil révolutionnaire de lecture et d'étude de la Bible en ligne. Démarrez dès aujourd'hui le plan de lecture offert dont vous avez besoin.

PROSÉLYTE

1.

Sens du mot.

Ce terme est un mot grec (prosèlutos, proprement : qui est venu s'ajouter) employé le plus souvent pour désigner quelqu'un qui a passé d'une religion à une autre, un nouveau converti.

Il n'a pas de correspondant dans l'hébreu de l'A.T., mais la version des LXX traduit par ce mot le terme hébreu gèr, gérim, signifiant « étranger, étrangers » ; elle l'applique même aux Hébreux « en séjour » en Egypte (Ex 22:21 23:9, De 10:19). Entre étranger et prosélyte il y eut d'abord une grande différence.

Les Israélites revenus d'Egypte en Canaan vécurent à côté de populations qui n'avaient ni leur loi ni leurs coutumes. Plus forts qu'elles par l'organisation, la foi, conduits souvent par des chefs remarquables, ce sont eux qui, bien que moins nombreux et d'abord moins avancés dans la voie de la civilisation, finirent par absorber quelques-unes des autres populations. Celles-ci restaient pourtant ce que les Hébreux appelaient dédaigneusement des étrangers, vis-à-vis desquels ils ne se sentirent longtemps aucun devoir. L'étranger est par excellence l'homme qui n'a pas le culte de JVHH ; il est dès lors d'une autre race, d'une autre essence et n'a droit ni aux mêmes égards ni à la même considération (voir en particulier 2Sa 1:1,16).

Peu à peu, cependant, sous des influences diverses et d'un ordre parfois peu élevé, l'Israélite se sentit poussé à gagner l'étranger à sa foi, l'esprit de prosélytisme fit son apparition, et si le terme employé pour désigner ces étrangers gagnés est encore souvent le même qu'autrefois, le sens en est différent. C'est ainsi qu'étranger et prosélyte, à l'origine deux catégories de personnes très différentes, se confondirent peu à peu (Ex 12:19, Le 24:22), ce qui explique l'anachronisme des LXX employant le terme avant l'apparition de ce qu'il désigne. On trouve dans la Mischna le mot gèr avec le sens d'étranger converti au judaïsme. Les talmudistes ont même tiré du mot gèr le verbe nitgâyèr : se convertir (cf. Pesachim, 8:8, etc.).

2.

Le prosélytisme juif. L'origine du prosélytisme en Israël doit incontestablement être cherchée dans la prédication prophétique. Seuls les prophètes ont. entrevu--quelques-uns d'entre eux, et en partie seulement--dans le caractère universel de la religion de JVHH, le devoir de faire partager leur foi aux peuples voisins. Les circonstances historiques eurent leur influence sur le développement de ce nouvel esprit. Israël ne fut pas toujours groupé en une nation homogène. Les défaites et l'exil mirent le peuple en contact avec des civilisations et des coutumes bien différentes des leurs, et avec des religions bien inférieures aussi à la leur. De ce contact devaient inévitablement découler, d'un côté dédain et peut-être pitié, de l'autre admiration, tout au moins pour les principes d'une religion arrivée à un degré de spiritualité inconnu jusque-là, imprégnée d'un moralisme très épuré, éclairée par une espérance vivifiante, reposant sur un passé glorieux.

C'est après l'exil que les prophètes ont insisté sur le devoir de gagner à JVHH tous les peuples de la terre (voir en particulier le 2 e Ésaïe, les passages sur le serviteur de l'Éternel : Esa 42, Esa 49 ; voir aussi certains Ps 33:8 65:9, etc.).

Le caractère de ce prosélytisme a varié au cours des siècles, et différé chez les inspirateurs ou chez les agents de cette propagande. L'inspiration prophétique est d'une très haute élévation spirituelle, et si même dès le début du mouvement il se mêla au zèle des Juifs un orgueil de race, la prédication prophétique n'en déclencha pas moins un intérêt nouveau pour l'étranger, considéré maintenant comme une créature, comme un adorateur possible, comme un éventuel sujet de JVHH (Am 9:7). Plus tard, lorsque le souffle prophétique se fut affaibli puis éteint, il ne resta guère qu'un désir de domination et un immense orgueil qui voulut tout soumettre non plus tant à JVHH qu'aux lois et coutumes juives, tenues pour seules parfaites. Sous les Macchabées, l'épée devint un agent actif de propagande ; les étrangers habitant sur le territoire juif durent choisir entre la circoncision et l'exil, quand ce n'était pas le massacre ; cette propagande ne fut enrayée que par les décrets d'Adrien et d'Antonin interdisant la circoncision. Bien entendu. en dehors des limites du royaume les zélateurs nombreux et actifs ne pouvaient employer les mêmes méthodes : là le déclin spirituel se marque dans la prédication des messagers, qui présentaient moins le Dieu unique, saint, aux exigences morales, que l'apologie de la circoncision, du sabbat, du temple de Jérusalem (Mt 23:15). Et pourtant, dans la plupart des centres de quelque importance, des groupements juifs s'étaient formés (voir Diaspora), que les missionnaires chrétiens rencontreront plus tard ; ces synagogues de la Dispersion leur faciliteront la tâche dans une certaine mesure, tout en leur opposant aussi par l'influence de leurs dirigeants traditionalistes une résistance plus grande que les milieux païens eux-mêmes.

Les conditions d'admission des prosélytes dans les communautés juives de Palestine se réduisaient le plus souvent à trois principales : la circoncision, l'ablution conférant la pureté légale, et le sacrifice d'action de grâces au temple de Jérusalem, avec la participation personnelle au culte juif. Quand le temple fut détruit, on exigea d'abord des prosélytes l'obligation de mettre de côté le prix du sacrifice pour le jour où le temple serait restauré ; exigence qui devait tomber avec l'évanouissement des espérances de restauration.

Les prosélytes étaient soumis à toutes les redevances des Juifs mais sans avoir tous leurs droits : une jeune fille de famille prosélyte ne pouvait épouser un prêtre que si elle appartenait à la dixième génération de l'admission de sa famille dans le judaïsme. Les jeunes femmes ne tombaient pas sous le coup de certaines interdictions de mariage par la loi juive, mais elles n'étaient pas non plus au bénéfice de certaines lois de protection. Si, en principe, prosélytes et Juifs étaient sur le même pied, en pratique il subsistait toujours des différences ; ainsi toutes les formules où il était question des ancêtres leur étaient interdites puisque les leurs étaient des étrangers (la formule consacrée à l'offrande des prémices leur était impossible : De 26:3). On trouve dans le traité Horayoth (3:8) cette hiérarchie significative : « Le prêtre a le pas sur le lévite, le lévite sur l'Israélite, l'Israélite sur le bâtard, le bâtard sur le nathinéen, le nathinéen sur le prosélyte, le prosélyte sur l'esclave affranchi. » Peu à peu les conditions du début devinrent moins strictes et les différences s'estompèrent ; seules les conditions pécuniaires restèrent élevées.

Au point de vue des diverses catégories de prosélytes, on a longtemps cru, et bien des auteurs répètent encore, qu'au temps des apôtres le judaïsme distinguait les « prosélytes de la justice », pratiquants de la loi juive comme il vient d'être dit, et les « prosélytes de la porte », observateurs seulement de quelques prescriptions essentielles comme les commandements dits « noachiques » (voir ce mot). En réalité, ces deux formules pourraient bien ne dater que de la fin du Moyen âge (XIII e et suivant.) ; à cette époque, le prosèlutos (gr.) comme le gèr (hébr.) c'était l'étranger, et le « prosélyte de la porte » était une désignation équivalant à celle de l'A.T. : « l'étranger qui est dans tes portes » (Ex 20:10, De 5:14). Mais aux temps d'Israël, le nom de gèr avait déjà pris le sens spécial d'un étranger qui se réclame de JVHH ; or, le judaïsme officiel n'admettait pas l'adoration de JVHH sans la condition absolue dé la circoncision et l'observation de la loi de Moïse : un prosélyte, en Israël, était donc un païen circoncis. C'est avec la Dispersion que la situation changea : un païen qui suivait les prières et les lectures de la synagogue se sentait en communion avec le Dieu vivant et rattaché de coeur à la congrégation d'Israël ; il était juif par sa foi, mais non selon la loi. On appelait en général ce genre d'adepte un « craignant Dieu » (gr., séboménos ton Théon, ou phoboûménos ton Théon ; cf. Ps 115:11 118:4, Mal 3:16, Ac 17:4 18:7, etc.). Corneille, à Césarée, représente le type de cette catégorie de prosélytes ; et les « prosélytes pieux » d'Antioche de Pisidie (séboménoï prosèlutoï, Ac 13:43) sont sans doute les païens pieux fidèles aux assemblées de la synagogue. Il n'est donc pas prouvé qu'à l'avènement du christianisme on distinguait entre prosélytes de la justice, c'est-à-dire qui s'étaient faits juifs, et prosélytes de la porte, c'est-à-dire restés en dehors du judaïsme ; il vaut mieux dire qu'alors les deux catégories de païens rattachés au judaïsme étaient les prosélytes proprement dits, et les gens craignant Dieu. Ces derniers, quoique non officiellement enrôlés dans la synagogue, n'en assurèrent pas moins un appoint considérable aux conquêtes de l'Evangile missionnaire.

On a pu signaler certains prosélytes dont l'adhésion au judaïsme s'inspirait de motifs sans noblesse : ainsi les « prosélytes des lions », que la terreur seule poussa à se soumettre au Dieu d'Israël (2Ro 17:24 et suivant ; cf., dans le même ordre d'idées, Est 8:15,17). Sous la domination romaine, les Juifs étant exempts d'obligations militaires, cet avantage poussa plus d'un païen à se rallier au judaïsme. Malgré ces cas, peu généralisés, les motifs de l'adhésion au judaïsme étaient habituellement purs et spirituels. Les prosélytes encouraient comme les Juifs les sarcasmes des païens et les mesures de rigueur périodiques qui, dans le monde entier, n'ont cessé de frapper les Juifs.

3.

Le prosélytisme au temps de Jésus et du christianisme primitif.

L'exclamation de Jésus : « Malheur à vous, pharisiens, qui parcourez le monde pour faire un prosélyte et qui en faites ensuite un fils de la géhenne ! » (Mt 23:15) nous prouve que l'active propagande du judaïsme à l'étranger n'était pas ralentie au début de l'ère chrétienne. Plusieurs personnages du N.T. sont des nouveaux convertis, par exemple ce centenier qui a fait, à ses frais, construire une synagogue (Lu 7:5). Le jour de la Pentecôte, nombreux sont à Jérusalem les prosélytes qui écoutent le message de Pierre (Ac 2:11). Paul et Barnabas à Antioche sont suivis par une grande foule de prosélytes pieux (Ac 13:16-43). Un des sept diacres élus par les fidèles à Jérusalem est un prosélyte, Nicolas d'Antioche (Ac 6:5). Le prosélytisme juif au temps de Jésus était surtout au service de la loi, qu'il commentait stérilement. Les haggadistes seuls, prédicateurs populaires qui racontaient l'histoire du peuple élu en ajoutant force détails de leur invention, avaient conservé une éloquence et une conviction vivantes. Mais de grands docteurs juifs comme Shammaï avaient horreur du prosélytisme, et leur avis prévalut. Les païens convertis au judaïsme furent accessibles à la prédication chrétienne, mais ils ne le furent ni plus ni moins que. les païens. Beaucoup adoptèrent intégralement l'attitude judaïsante à l'égard du christianisme : les uns s'opposèrent d'abord à lui, et les autres, lorsqu'ils l'eurent accepté, réclamèrent de tous les convertis venus du paganisme l'adoption de la loi et des coutumes juives.

Le christianisme primitif hérita sans aucun doute de l'esprit du prosélytisme juif : l'apôtre Paul est la plus vivante illustration de cette affirmation ; mais il le transforma et l'élargit rapidement : il parcourut le monde, sortant de Palestine, s'adressant d'abord aux communautés juives de la Diaspora ; tantôt rejeté tantôt accueilli par elles, il se tourna vers les païens. Héritier de la mission juive, le christianisme apportait beaucoup mieux à l'âme humaine ; c'est ainsi qu'il la supplanta, en combattant et dépassant le prosélytisme juif étroit et formaliste. Cela ne put se faire sans heurts ni résistance de la part des chrétiens eux-mêmes, qui ne comprirent pas toujours le devoir de la mission auprès des païens. Lors de la conférence de Jérusalem (Ac 15, Ga 2), beaucoup de judéo-chrétiens ne pouvaient concevoir le christianisme sans la loi mosaïque et tout ce que la tradition juive y avait ajouté ; l'esprit large et véritablement missionnaire triompha, mais l'apôtre Paul eut souvent encore à lutter contre le particularisme et l'étroitesse de certains prosélytismes maladroits (1Co 5 1Co 9:2). C'était déjà la difficulté qu'éprouvent certains esprits à concevoir le message qu'ils ont à porter au monde de la part du Christ, comme un message de vie pour le monde, et non pas comme de simples traditions et coutumes. C'est la même difficulté qu'éprouvent encore aujourd'hui certains prosélytismes contemporains à s'élever au-dessus de la propagande confessionnelle, vers les hauteurs spirituelles de la vraie liberté chrétienne. Voir aussi Mission. E. B.

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !


Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
  • Contenus
  • Versions
  • Commentaires
  • Strong
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Versets favoris

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Créer un verset illustré

Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Versets relatifs

    • Ces vidéos ne sont pas disponibles en colonnes en dehors de la vue Bible.

      Exode 12

      19 Pendant sept jours, il ne se trouvera point de levain dans vos maisons ; car toute personne qui mangera du pain levé sera retranchée de l'assemblée d'Israël, que ce soit un étranger ou un indigène.

      Exode 20

      10 Mais le septième jour est le jour du repos de l'Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes portes.

      Exode 22

      21 Tu ne maltraiteras point l'étranger, et tu ne l'opprimeras point ; car vous avez été étrangers dans le pays d'Égypte.

      Exode 23

      9 Tu n'opprimeras point l'étranger ; vous savez ce qu'éprouve l'étranger, car vous avez été étrangers dans le pays d'Égypte.

      Lévitique 2

      1 Lorsque quelqu'un fera à l'Éternel une offrande en don, son offrande sera de fleur de farine ; il versera de l'huile dessus, et il y ajoutera de l'encens.
      2 Il l'apportera aux sacrificateurs, fils d'Aaron ; le sacrificateur prendra une poignée de cette fleur de farine, arrosée d'huile, avec tout l'encens, et il brûlera cela sur l'autel comme souvenir. C'est une offrande d'une agréable odeur à l'Éternel.
      3 Ce qui restera de l'offrande sera pour Aaron et pour ses fils ; c'est une chose très sainte parmi les offrandes consumées par le feu devant l'Éternel.
      4 Si tu fais une offrande de ce qui est cuit au four, qu'on se serve de fleur de farine, et que ce soient des gâteaux sans levain pétris à l'huile et des galettes sans levain arrosées d'huile.
      5 Si ton offrande est un gâteau cuit à la poêle, il sera de fleur de farine pétrie à l'huile, sans levain.
      6 Tu le rompras en morceaux, et tu verseras de l'huile dessus ; c'est une offrande.
      7 Si ton offrande est un gâteau cuit sur le gril, il sera fait de fleur de farine pétrie à l'huile.
      8 Tu apporteras l'offrande qui sera faite à l'Éternel avec ces choses-là ; elle sera remise au sacrificateur, qui la présentera sur l'autel.
      9 Le sacrificateur en prélèvera ce qui doit être offert comme souvenir, et le brûlera sur l'autel. C'est une offrande d'une agréable odeur à l'Éternel.
      10 Ce qui restera de l'offrande sera pour Aaron et pour ses fils ; c'est une chose très sainte parmi les offrandes consumées par le feu devant l'Éternel.
      11 Aucune des offrandes que vous présenterez à l'Éternel ne sera faite avec du levain ; car vous ne brûlerez rien qui contienne du levain ou du miel parmi les offrandes consumées par le feu devant l'Éternel.
      12 Vous pourrez en offrir à l'Éternel comme offrande des prémices ; mais il n'en sera point présenté sur l'autel comme offrande d'une agréable odeur.
      13 Tu mettras du sel sur toutes tes offrandes ; tu ne laisseras point ton offrande manquer de sel, signe de l'alliance de ton Dieu ; sur toutes tes offrandes tu mettras du sel.
      14 Si tu fais à l'Éternel une offrande des prémices, tu présenteras des épis nouveaux, rôtis au feu et broyés, comme offrande de tes prémices.
      15 Tu verseras de l'huile dessus, et tu y ajouteras de l'encens ; c'est une offrande.
      16 Le sacrificateur brûlera comme souvenir une portion des épis broyés et de l'huile, avec tout l'encens. C'est une offrande consumée par le feu devant l'Éternel.

      Lévitique 24

      22 Vous aurez la même loi, l'étranger comme l'indigène ; car je suis l'Éternel, votre Dieu.

      2 Samuel 1

      1 Après la mort de Saül, David, qui avait battu les Amalécites, était depuis deux jours revenu à Tsiklag.

      Esther 8

      15 Mardochée sortit de chez le roi, avec un vêtement royal bleu et blanc, une grande couronne d'or, et un manteau de byssus et de pourpre. La ville de Suse poussait des cris et se réjouissait.
      17 Dans chaque province et dans chaque ville, partout où arrivaient l'ordre du roi et son édit, il y eut parmi les Juifs de la joie et de l'allégresse, des festins et des fêtes. Et beaucoup de gens d'entre les peuples du pays se firent Juifs, car la crainte des Juifs les avait saisis.

      Psaumes 33

      8 Que toute la terre craigne l'Éternel ! Que tous les habitants du monde tremblent devant lui !

      Psaumes 65

      9 (65 : 10) Tu visites la terre et tu lui donnes l'abondance, Tu la combles de richesses ; Le ruisseau de Dieu est plein d'eau ; Tu prépares le blé, quand tu la fertilises ainsi.

      Psaumes 115

      11 Vous qui craignez l'Éternel, confiez-vous en l'Éternel ! Il est leur secours et leur bouclier.

      Psaumes 118

      4 Que ceux qui craignent l'Éternel disent : Car sa miséricorde dure à toujours !

      Esaïe 42

      1 Voici mon serviteur, que je soutiendrai, Mon élu, en qui mon âme prend plaisir. J'ai mis mon esprit sur lui ; Il annoncera la justice aux nations.
      2 Il ne criera point, il n'élèvera point la voix, Et ne la fera point entendre dans les rues.
      3 Il ne brisera point le roseau cassé, Et il n'éteindra point la mèche qui brûle encore ; Il annoncera la justice selon la vérité.
      4 Il ne se découragera point et ne se relâchera point, Jusqu'à ce qu'il ait établi la justice sur la terre, Et que les îles espèrent en sa loi.
      5 Ainsi parle Dieu, l'Éternel, Qui a créé les cieux et qui les a déployés, Qui a étendu la terre et ses productions, Qui a donné la respiration à ceux qui la peuplent, Et le souffle à ceux qui y marchent.
      6 Moi, l'Éternel, je t'ai appelé pour le salut, Et je te prendrai par la main, Je te garderai, et je t'établirai pour traiter alliance avec le peuple, Pour être la lumière des nations,
      7 Pour ouvrir les yeux des aveugles, Pour faire sortir de prison le captif, Et de leur cachot ceux qui habitent dans les ténèbres.
      8 Je suis l'Éternel, c'est là mon nom ; Et je ne donnerai pas ma gloire à un autre, Ni mon honneur aux idoles.
      9 Voici, les premières choses se sont accomplies, Et je vous en annonce de nouvelles ; Avant qu'elles arrivent, je vous les prédis.
      10 Chantez à l'Éternel un cantique nouveau, Chantez ses louanges aux extrémités de la terre, Vous qui voguez sur la mer et vous qui la peuplez, Iles et habitants des îles !
      11 Que le désert et ses villes élèvent la voix ! Que les villages occupés par Kédar élèvent la voix ! Que les habitants des rochers tressaillent d'allégresse ! Que du sommet des montagnes retentissent des cris de joie !
      12 Qu'on rende gloire à l'Éternel, Et que dans les îles on publie ses louanges !
      13 L'Éternel s'avance comme un héros, Il excite son ardeur comme un homme de guerre ; Il élève la voix, il jette des cris, Il manifeste sa force contre ses ennemis.
      14 J'ai longtemps gardé le silence, je me suis tu, je me suis contenu ; Je crierai comme une femme en travail, Je serai haletant et je soufflerai tout à la fois.
      15 Je ravagerai montagnes et collines, Et j'en dessécherai toute la verdure ; Je changerai les fleuves en terre ferme, Et je mettrai les étangs à sec.
      16 Je ferai marcher les aveugles sur un chemin qu'ils ne connaissent pas, Je les conduirai par des sentiers qu'ils ignorent ; Je changerai devant eux les ténèbres en lumière, Et les endroits tortueux en plaine : Voilà ce que je ferai, et je ne les abandonnerai point.
      17 Ils reculeront, ils seront confus, Ceux qui se confient aux idoles taillées, Ceux qui disent aux idoles de fonte : Vous êtes nos dieux !
      18 Sourds, écoutez ! Aveugles, regardez et voyez !
      19 Qui est aveugle, sinon mon serviteur, Et sourd comme mon messager que j'envoie ? Qui est aveugle, comme l'ami de Dieu, Aveugle comme le serviteur de l'Éternel ?
      20 Tu as vu beaucoup de choses, mais tu n'y as point pris garde ; On a ouvert les oreilles, mais on n'a point entendu.
      21 L'Éternel a voulu, pour le bonheur d'Israël, Publier une loi grande et magnifique.
      22 Et c'est un peuple pillé et dépouillé ! On les a tous enchaînés dans des cavernes, Plongés dans des cachots ; Ils ont été mis au pillage, et personne qui les délivre ! Dépouillés, et personne qui dise : Restitue !
      23 Qui parmi vous prêtera l'oreille à ces choses ? Qui voudra s'y rendre attentif et écouter à l'avenir ?
      24 Qui a livré Jacob au pillage, Et Israël aux pillards ? N'est-ce pas l'Éternel ? Nous avons péché contre lui. Ils n'ont point voulu marcher dans ses voies, Et ils n'ont point écouté sa loi.
      25 Aussi a-t-il versé sur Israël l'ardeur de sa colère Et la violence de la guerre ; La guerre l'a embrasé de toutes parts, et il n'a point compris ; Elle l'a consumé, et il n'y a point pris garde.

      Esaïe 49

      1 Iles, écoutez-moi ! Peuples lointains, soyez attentifs ! L'Éternel m'a appelé dès ma naissance, Il m'a nommé dès ma sortie des entrailles maternelles.
      2 Il a rendu ma bouche semblable à un glaive tranchant, Il m'a couvert de l'ombre de sa main ; Il a fait de moi une flèche aiguë, Il m'a caché dans son carquois.
      3 Et il m'a dit : Tu es mon serviteur, Israël en qui je me glorifierai.
      4 Et moi j'ai dit : C'est en vain que j'ai travaillé, C'est pour le vide et le néant que j'ai consumé ma force ; Mais mon droit est auprès de l'Éternel, Et ma récompense auprès de mon Dieu.
      5 Maintenant, l'Éternel parle, Lui qui m'a formé dès ma naissance Pour être son serviteur, Pour ramener à lui Jacob, Et Israël encore dispersé ; Car je suis honoré aux yeux de l'Éternel, Et mon Dieu est ma force.
      6 Il dit : C'est peu que tu sois mon serviteur Pour relever les tribus de Jacob Et pour ramener les restes d'Israël : Je t'établis pour être la lumière des nations, Pour porter mon salut jusqu'aux extrémités de la terre.
      7 Ainsi parle l'Éternel, le rédempteur, le Saint d'Israël, A celui qu'on méprise, qui est en horreur au peuple, A l'esclave des puissants : Des rois le verront, et ils se lèveront, Des princes, et ils se prosterneront, A cause de l'Éternel, qui est fidèle, Du Saint d'Israël, qui t'a choisi.
      8 Ainsi parle l'Éternel : Au temps de la grâce je t'exaucerai, Et au jour du salut je te secourrai ; Je te garderai, et je t'établirai pour traiter alliance avec le peuple, Pour relever le pays, Et pour distribuer les héritages désolés ;
      9 Pour dire aux captifs : Sortez ! Et à ceux qui sont dans les ténèbres : Paraissez ! Ils paîtront sur les chemins, Et ils trouveront des pâturages sur tous les coteaux.
      10 Ils n'auront pas faim et ils n'auront pas soif ; Le mirage et le soleil ne les feront point souffrir ; Car celui qui a pitié d'eux sera leur guide, Et il les conduira vers des sources d'eaux.
      11 Je changerai toutes mes montagnes en chemins, Et mes routes seront frayées.
      12 Les voici, ils viennent de loin, Les uns du septentrion et de l'occident, Les autres du pays de Sinim.
      13 Cieux, réjouissez-vous ! Terre, sois dans l'allégresse ! Montagnes, éclatez en cris de joie ! Car l'Éternel console son peuple, Il a pitié de ses malheureux.
      14 Sion disait : L'Éternel m'abandonne, Le Seigneur m'oublie ! -
      15 Une femme oublie-t-elle l'enfant qu'elle allaite ? N'a-t-elle pas pitié du fruit de ses entrailles ? Quand elle l'oublierait, Moi je ne t'oublierai point.
      16 Voici, je t'ai gravée sur mes mains ; Tes murs sont toujours devant mes yeux.
      17 Tes fils accourent ; Ceux qui t'avaient détruite et ravagée Sortiront du milieu de toi.
      18 Porte tes yeux alentour, et regarde : Tous ils s'assemblent, ils viennent vers toi. Je suis vivant ! dit l'Éternel, Tu les revêtiras tous comme une parure, Tu t'en ceindras comme une fiancée.
      19 Dans tes places ravagées et désertes, Dans ton pays ruiné, Tes habitants seront désormais à l'étroit ; Et ceux qui te dévoraient s'éloigneront.
      20 Ils répéteront à tes oreilles, Ces fils dont tu fus privée : L'espace est trop étroit pour moi ; Fais-moi de la place, pour que je puisse m'établir.
      21 Et tu diras en ton coeur : Qui me les a engendrés ? Car j'étais sans enfants, j'étais stérile. J'étais exilée, répudiée : qui les a élevés ? J'étais restée seule : ceux-ci, où étaient-ils ?
      22 Ainsi a parlé le Seigneur, l'Éternel : Voici : Je lèverai ma main vers les nations, Je dresserai ma bannière vers les peuples ; Et ils ramèneront tes fils entre leurs bras, Ils porteront tes filles sur les épaules.
      23 Des rois seront tes nourriciers, et leurs princesses tes nourrices ; Ils se prosterneront devant toi la face contre terre, Et ils lécheront la poussière de tes pieds, Et tu sauras que je suis l'Éternel, Et que ceux qui espèrent en moi ne seront point confus.
      24 Le butin du puissant lui sera-t-il enlevé ? Et la capture faite sur le juste échappera-t-elle ? -
      25 Oui, dit l'Éternel, la capture du puissant lui sera enlevée, Et le butin du tyran lui échappera ; Je combattrai tes ennemis, Et je sauverai tes fils.
      26 Je ferai manger à tes oppresseurs leur propre chair ; Ils s'enivreront de leur sang comme du moût ; Et toute chair saura que je suis l'Éternel, ton sauveur, Ton rédempteur, le puissant de Jacob.

      Amos 9

      7 N'êtes-vous pas pour moi comme les enfants des Éthiopiens, Enfants d'Israël ? dit l'Éternel. N'ai-je pas fait sortir Israël du pays d'Égypte, Comme les Philistins de Caphtor et les Syriens de Kir ?

      Malachie 3

      16 Alors ceux qui craignent l'Éternel se parlèrent l'un à l'autre ; L'Éternel fut attentif, et il écouta ; Et un livre de souvenir fut écrit devant lui Pour ceux qui craignent l'Éternel Et qui honorent son nom.

      Matthieu 23

      15 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte ; et, quand il l'est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous.

      Luc 7

      5 car il aime notre nation, et c'est lui qui a bâti notre synagogue.

      Actes 2

      11 Crétois et Arabes, comment les entendons-nous parler dans nos langues des merveilles de Dieu ?

      Actes 6

      5 Cette proposition plut à toute l'assemblée. Ils élurent Étienne, homme plein de foi et d'Esprit Saint, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas, et Nicolas, prosélyte d'Antioche.

      Actes 13

      16 Paul se leva, et, ayant fait signe de la main, il dit : Hommes Israélites, et vous qui craignez Dieu, écoutez !
      17 Le Dieu de ce peuple d'Israël a choisi nos pères. Il mit ce peuple en honneur pendant son séjour au pays d'Égypte, et il l'en fit sortir par son bras puissant.
      18 Il les nourrit près de quarante ans dans le désert ;
      19 et, ayant détruit sept nations au pays de Canaan, il leur en accorda le territoire comme propriété.
      20 Après cela, durant quatre cent cinquante ans environ, il leur donna des juges, jusqu'au prophète Samuel.
      21 Ils demandèrent alors un roi. Et Dieu leur donna, pendant quarante ans, Saül, fils de Kis, de la tribu de Benjamin ;
      22 puis, l'ayant rejeté, il leur suscita pour roi David, auquel il a rendu ce témoignage : J'ai trouvé David, fils d'Isaï, homme selon mon coeur, qui accomplira toutes mes volontés.
      23 C'est de la postérité de David que Dieu, selon sa promesse, a suscité à Israël un Sauveur, qui est Jésus.
      24 Avant sa venue, Jean avait prêché le baptême de repentance à tout le peuple d'Israël.
      25 Et lorsque Jean achevait sa course, il disait : Je ne suis pas celui que vous pensez ; mais voici, après moi vient celui des pieds duquel je ne suis pas digne de délier les souliers.
      26 Hommes frères, fils de la race d'Abraham, et vous qui craignez Dieu, c'est à vous que cette parole de salut a été envoyée.
      27 Car les habitants de Jérusalem et leurs chefs ont méconnu Jésus, et, en le condamnant, ils ont accompli les paroles des prophètes qui se lisent chaque sabbat.
      28 Quoiqu'ils ne trouvassent en lui rien qui fût digne de mort, ils ont demandé à Pilate de le faire mourir.
      29 Et, après qu'ils eurent accompli tout ce qui est écrit de lui, ils le descendirent de la croix et le déposèrent dans un sépulcre.
      30 Mais Dieu l'a ressuscité des morts.
    • Ajouter une colonne
Afficher tous les 191 versets relatifs
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.