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SACREMENT

Ce terme est devenu l'un des plus essentiels du langage religieux et théologique par le fait que les réalités auxquelles il se rapporte sont elles-mêmes essentielles et que leur interprétation a présenté les divergences les plus grandes.

Il correspond au terme grec mustêrion (=mystère) que la Vulgate traduit plusieurs fois par sacra-mentum, dans les ép. aux Éphésiens, Colossiens, 1 Tim., et dans l'Apocalypse. Seulement, dans tous ces passages, le mot désigne le mystère de Dieu, de l'Évangile ou de la piété, et jamais un acte religieux ou ecclésiastique.

Mais, à l'époque où est apparu le christianisme, il existait dans le monde antique un puissant mouvement dit précisément des religions des « mystères » (voir ce mot), dont le succès tenait au fait que par les pratiques qu'elles prescrivaient et par le déroulement de leurs cérémonies elles pensaient rendre l'homme participant du mystère divin et le sauver par cette « initiation » au travers du rite et de ses solennités. Dès la fin du I er siècle, à n'en pas douter, ces cultes ont influencé la pratique de l'Église. Dans son ép. aux Éphésiens, Ignace d'Antioche nomme le pain de la Cène une « médecine d'immortalité, un moyen de ne pas mourir mais de vivre toujours en Jésus-Christ » (20:2). Justin Martyr tient le même langage dans son Apologie (166). Ce réalisme alla s'accentuant encore.

1.

Le catholicisme.

De là est née la conception catholique du sacrement : « communication mystérieuse de la grâce, infusion de la charité ». Toutefois ce n'est que tardivement, avec Augustin, que l'on voit la conception courante du sacrement soumise à une critique approfondie. C'est Augustin qui a caractérisé les sacrements comme « le signe visible d'une grâce invisible ». Il leur accorde une importance très grande : toute pratique cultuelle de l'Église est pour lui sacrement, et tout sacrement est par nature nécessaire, le baptême et la sainte Cène tout particulièrement. Mais Augustin a nettement affirmé que si les sacrements conduisent au salut, ils ne sont pourtant que des signes et non des moyens de salut. Qui a la foi peut être sauvé sans les sacrements. Conception très riche, mais imprécise et même contradictoire.

C'est cette doctrine qui est à l'origine de toutes les théories et de toutes les divisions subséquentes. Les partis les plus opposés se sont également appuyés sur elle, les uns mettant l'accent sur la valeur purement symbolique du « signe visible », les autres insistant sur la présence de la « grâce invisible ». Paschase Radbert et Ratramne prennent ce dernier point de vue, Bérenger de Tours défend le premier. De même on varie longtemps encore, pour les mêmes raisons, sur le nombre des vrais sacrements : on en affirme deux, sept, douze, davantage encore.

En tout cas, c'est au Moyen âge qu'est vraiment apparue la notion du sacrement et que s'est formée la doctrine catholique à ce sujet, sous l'influence d'hommes comme Hugues de Saint-Victor, Pierre Lombard, Thomas d'Aquin surtout, dans son grand effort systématique et sous l'influence aussi des conceptions populaires de cette époque. C'est à la même époque que le nombre sept s'est peu à peu imposé (baptême, cène, pénitence, confirmation, ordination, mariage, extrême-onction), apparemment en raison du prestige dont il a joui dès longtemps. Le concile de Trente l'acceptera définitivement.

L'opposition des grands ordres monastiques est apparue ici aussi, les Dominicains avec saint Thomas voyant dans le sacrement un « signe » qui sanctifie lui-même celui qui le reçoit, les Franciscains voyant en lui, non pas une force divine qui y serait présente, mais seulement une parabole de ce que Dieu réalise dans le même moment en l'âme du fidèle. C'est d'ailleurs la conception de saint Thomas qui a prévalu dans l'Église. Il considère le sacrement comme efficace en lui-même (ex opere operato). Il réclame que celui qui l'administre en respecte le caractère surnaturel et observe strictement la prescription du Christ et de l'Église. De même celui qui le reçoit doit croire à son contenu divin et ne point se trouver en état de péché mortel. Alors, quand aucun obstacle ne vient s'opposer à ces nécessaires dispositions, Dieu peut, par le sacrement, agir dans les âmes.

Ces conceptions ont été élevées à la dignité de dogmes par la bulle Exultate Deo du pape Eugène IV, au concile de Florence (22 nov. 143 (5). Elles ont gardé jusqu'ici, d'une façon générale, leur valeur dans l'Église romaine. Par elle, le sacrement est devenu la voie nécessaire du salut, le chemin inévitable, et le prêtre seul administrateur du sacrement. De toute façon le prestige de l'Église en fut puissamment augmenté. Mais à la veille de la Réforme il sera combattu par toutes sortes de raisons, et quand le renouveau des études sur la Bible viendra mettre en doute la légitimité du développement de la tradition, le prestige de l'institution cléricale et hiérarchique sera encore plus ébranlé. Et les sacrements que l'Église garantissait par son prestige seront remis en discussion à la clarté des sources bibliques. Ajoutons que le concile de Trente ne s'est pas préoccupé des imprécisions et des contradictions de la doctrine des sacrements née au Moyen âge. Il s'est contenté de condamner ceux qui mettent en doute le nombre de sept sacrements, l'idée qu'ils sont absolument nécessaires sur le chemin du salut et qu'ils sont en eux-mêmes efficaces et agissants, leur caractère indélébile, enfin.

2.

La Réforme.

Luther a combattu dès le début la conception romaine de la transsubstantiation et de l'action magique des sacrements, pour défendre une conception toute spirituelle selon laquelle il n'y a que deux sacrements, ceux qui rappellent l'oeuvre de Jésus-Christ : le baptême et la Cène (cf. Trois sermons sur les sacrements, et son grand écrit réformateur : De la captivité babylonienne de l'Église). Mais plus tard, au cours de ses luttes avec les « illuminés », il revint en arrière, au risque de se rapprocher à nouveau de la doctrine romaine, et abandonna le strict symbolisme.

Dans ces mêmes circonstances, Zwingle prit l'attitude opposée faisant du sacrement un pur symbole, un simple mémorial de l'oeuvre du Christ, ce qui ne signifie nullement d'ailleurs que Zwingle ait dédaigné ces actes ou les ait tenus pour peu de chose. Mais l'attitude divergente des deux Réformateurs provoqua la « Controverse sur la Cène », qui aboutit au colloque de Strasbourg où l'entente se fit sur de nombreux points, mais non pas sur la question de savoir si le vrai corps et le vrai sang de Christ étaient « corporellement » présents dans le pain et le vin.

Calvin prit, tout comme les Réformateurs de Strasbourg, une attitude intermédiaire. Il vit dans les sacrements des « signes » par lesquels Dieu, afin de venir en aide à notre pauvre foi, nous confirme la grâce promise en Jésus-Christ et dans l'Écriture, tandis que nous-mêmes, en les recevant, nous lui montrons notre foi. Parole et sacrement en eux-mêmes n'apportent rien et ne sont pour l'incrédule que signes vains et vides, mais quand l'Esprit s'est emparé d'un coeur pour en faire un coeur croyant, les sacrements peuvent lui communiquer la grâce divine. Ce n'est donc pas dans le sacrement lui-même qu'il faut mettre sa confiance, mais dans l'Esprit, seule réalité, venant à la rencontre de la foi.

C'est cette affirmation du primat de l'Esprit qui doit être, et qui sera toujours davantage entre les diverses branches du protestantisme, la base d'une interprétation commune de la nature des sacrements et de leur rôle. N'est-ce pas ainsi que le N.T. lui-même juge de leur valeur ? On sait que le 4 e évangile parle en termes très réalistes du corps qu'il faut manger, du sang qu'il faut boire (Jn 6:53 et suivants). Mais il déclare en même temps (verset 63) : « C'est l'Esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous dis sont esprit et vie. » Et saint Paul, d'autre part, semble employer dans Ro 6 des expressions bien proches de celles des religions des mystères (voir Paul, VII, 2). Mais il est impossible d'affirmer qu'il s'agisse là du rite ex opere operato. Paul veut marquer quelle puissance possède, sur la conscience du disciple, la pensée de la mort et de la résurrection de son Maître. Aucune formule ne sera assez forte pour souligner cette action.

Mais cette action reste tout intérieure, morale ; l'apôtre, après les premiers versets de ce chap. 6, exhorte ses lecteurs à vivre conformément à la grâce reçue et les associe étroitement au combat par lequel l'Esprit doit triompher (Ro 6:11,14).

Il ne pourrait y avoir de véritable sacrement qu'en tant que ex opere operato. Le véritable sacrement se suffit à lui-même, son oeuvre est parfaite. En ce sens l'Écriture ne connaît pas le sacrement. Ni l'apôtre Paul ni aucun autre auteur sacré n'attribuent au sacrement ce rôle suffisant. Tous conçoivent que la communication de l'Esprit qui est l'élément décisif d'une vie nouvelle, non seulement peut s'accomplir indépendamment de l'acte rituel, mais encore est la seule chose qui importe dans cet acte lui-même, et qu'elle est le fait de la vie entière.

Le baptême et la Cène annoncent le don de Dieu, Christ et son oeuvre. Voilà pourquoi ils parlent à l'âme croyante et lui sont chers, pourquoi ils veulent être reçus avec un grand sérieux. Mais si c'est une grande émotion que la découverte et la prise de conscience de l'amour divin, il n'y a rien là de semblable à une « infusion de substance ». Et cette émotion ne vaut même, au travers de la cérémonie la plus saisissante, que pour autant qu'elle devient assentiment conscient et décidé au jugement, à la volonté, à l'amour divins.

Voir Cène, Symbole. G. F.

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Versets relatifs

    • Lévitique 4

      1 L'Éternel parla à Moïse, et dit :
      2 Parle aux enfants d'Israël, et dis : Lorsque quelqu'un péchera involontairement contre l'un des commandements de l'Éternel, en faisant des choses qui ne doivent point se faire ;
      3 Si c'est le sacrificateur ayant reçu l'onction qui a péché et a rendu par là le peuple coupable, il offrira à l'Éternel, pour le péché qu'il a commis, un jeune taureau sans défaut, en sacrifice d'expiation.
      4 Il amènera le taureau à l'entrée de la tente d'assignation, devant l'Éternel ; et il posera sa main sur la tête du taureau, qu'il égorgera devant l'Éternel.
      5 Le sacrificateur ayant reçu l'onction prendra du sang du taureau, et l'apportera dans la tente d'assignation ;
      6 il trempera son doigt dans le sang, et il en fera sept fois l'aspersion devant l'Éternel, en face du voile du sanctuaire.
      7 Le sacrificateur mettra du sang sur les cornes de l'autel des parfums odoriférants, qui est devant l'Éternel dans la tente d'assignation ; et il répandra tout le sang du taureau au pied de l'autel des holocaustes, qui est à l'entrée de la tente d'assignation.
      8 Il enlèvera toute la graisse du taureau expiatoire, la graisse qui couvre les entrailles et toute celle qui y est attachée,
      9 les deux rognons, et la graisse qui les entoure, qui couvre les flancs, et le grand lobe du foie, qu'il détachera près des rognons.
      10 Le sacrificateur enlèvera ces parties comme on les enlève du taureau dans le sacrifice d'actions de grâces, et il les brûlera sur l'autel des holocaustes.
      11 Mais la peau du taureau, toute sa chair, avec sa tête, ses jambes, ses entrailles et ses excréments,
      12 le taureau entier, il l'emportera hors du camp, dans un lieu pur, où l'on jette les cendres, et il le brûlera au feu sur du bois : c'est sur le tas de cendres qu'il sera brûlé.
      13 Si c'est toute l'assemblée d'Israël qui a péché involontairement et sans s'en apercevoir, en faisant contre l'un des commandements de l'Éternel des choses qui ne doivent point se faire et en se rendant ainsi coupable,
      14 et que le péché qu'on a commis vienne à être découvert, l'assemblée offrira un jeune taureau en sacrifice d'expiation, et on l'amènera devant la tente d'assignation.
      15 Les anciens d'Israël poseront leurs mains sur la tête du taureau devant l'Éternel, et on égorgera le taureau devant l'Éternel.
      16 Le sacrificateur ayant reçu l'onction apportera du sang du taureau dans la tente d'assignation ;
      17 il trempera son doigt dans le sang, et il en fera sept fois l'aspersion devant l'Éternel, en face du voile.
      18 Il mettra du sang sur les cornes de l'autel qui est devant l'Éternel dans la tente d'assignation ; et il répandra tout le sang au pied de l'autel des holocaustes, qui est à l'entrée de la tente d'assignation.
      19 Il enlèvera toute la graisse du taureau, et il la brûlera sur l'autel.
      20 Il fera de ce taureau comme du taureau expiatoire ; il fera de même. C'est ainsi que le sacrificateur fera pour eux l'expiation, et il leur sera pardonné.
      21 Il emportera le taureau hors du camp, et il le brûlera comme le premier taureau. C'est un sacrifice d'expiation pour l'assemblée.
      22 Si c'est un chef qui a péché, en faisant involontairement contre l'un des commandements de l'Éternel, son Dieu, des choses qui ne doivent point se faire et en se rendant ainsi coupable,
      23 et qu'il vienne à découvrir le péché qu'il a commis, il offrira en sacrifice un bouc mâle sans défaut.
      24 Il posera sa main sur la tête du bouc, qu'il égorgera dans le lieu où l'on égorge les holocaustes devant l'Éternel. C'est un sacrifice d'expiation.
      25 Le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime expiatoire, il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes, et il répandra le sang au pied de l'autel des holocaustes.
      26 Il brûlera toute la graisse sur l'autel, comme la graisse du sacrifice d'actions de grâces. C'est ainsi que le sacrificateur fera pour ce chef l'expiation de son péché, et il lui sera pardonné.
      27 Si c'est quelqu'un du peuple qui a péché involontairement, en faisant contre l'un des commandements de l'Éternel des choses qui ne doivent point se faire et en se rendant ainsi coupable,
      28 et qu'il vienne à découvrir le péché qu'il a commis, il offrira en sacrifice une chèvre, une femelle sans défaut, pour le péché qu'il a commis.
      29 Il posera sa main sur la tête de la victime expiatoire, qu'il égorgera dans le lieu où l'on égorge les holocaustes.
      30 Le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime, il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes, et il répandra tout le sang au pied de l'autel.
      31 Le sacrificateur ôtera toute la graisse, comme on ôte la graisse du sacrifice d'actions de grâces, et il la brûlera sur l'autel, et elle sera d'une agréable odeur à l'Éternel. C'est ainsi que le sacrificateur fera pour cet homme l'expiation, et il lui sera pardonné.
      32 S'il offre un agneau en sacrifice d'expiation, il offrira une femelle sans défaut.
      33 Il posera sa main sur la tête de la victime, qu'il égorgera en sacrifice d'expiation dans le lieu où l'on égorge les holocaustes.
      34 Le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime, il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes, et il répandra tout le sang au pied de l'autel.
      35 Le sacrificateur ôtera toute la graisse, comme on ôte la graisse de l'agneau dans le sacrifice d'actions de grâces, et il la brûlera sur l'autel, comme un sacrifice consumé par le feu devant l'Éternel. C'est ainsi que le sacrificateur fera pour cet homme l'expiation du péché qu'il a commis, et il lui sera pardonné.

      Jean 6

      53 Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez son sang, vous n'avez point la vie en vous-mêmes.

      Romains 6

      1 Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ?
      2 Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ?
      3 Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés ?
      4 Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.
      5 En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection,
      6 sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ;
      7 car celui qui est mort est libre du péché.
      8 Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui,
      9 sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n'a plus de pouvoir sur lui.
      10 Car il est mort, et c'est pour le péché qu'il est mort une fois pour toutes ; il est revenu à la vie, et c'est pour Dieu qu'il vit.
      11 Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus Christ.
      12 Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n'obéissez pas à ses convoitises.
      13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d'iniquité ; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice.
      14 Car le péché n'aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.
      15 Quoi donc ! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce ? Loin de là !
      16 Ne savez-vous pas qu'en vous livrant à quelqu'un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l'obéissance qui conduit à la justice ?
      17 Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de coeur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits.
      18 Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. -
      19 Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. -De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l'impureté et à l'iniquité, pour arriver à l'iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté.
      20 Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l'égard de la justice.
      21 Quels fruits portiez-vous alors ? Des fruits dont vous rougissez aujourd'hui. Car la fin de ces choses, c'est la mort.
      22 Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle.
      23 Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur.
    • Lévitique 4

      1 L'Éternel parla encore à Moïse, en disant :
      2 Parle aux enfants d'Israël, en disant : Lorsque quelqu'un aura péché par erreur contre l'un des commandements de l'Éternel, sur ce qui ne doit pas être fait, et qu'il aura fait quelqu'une de ces choses ;
      3 Si c'est le sacrificateur ayant reçu l'onction qui a péché, rendant par là le peuple coupable, il offrira à l'Éternel, pour le péché qu'il aura commis, un jeune taureau sans défaut, en sacrifice pour le péché ;
      4 Il amènera le taureau à l'entrée du tabernacle d'assignation devant l'Éternel ; il appuiera sa main sur la tête du taureau, et il égorgera le taureau devant l'Éternel.
      5 Le sacrificateur ayant reçu l'onction prendra du sang du taureau et l'apportera dans le tabernacle d'assignation ;
      6 Et le sacrificateur trempera son doigt dans le sang, et fera sept fois aspersion du sang devant l'Éternel, en face du voile du sanctuaire.
      7 Puis le sacrificateur mettra du sang sur les cornes de l'autel des parfums d'aromates, qui est devant l'Éternel, dans le tabernacle d'assignation ; et il répandra tout le sang du taureau au pied de l'autel de l'holocauste, qui est à l'entrée du tabernacle d'assignation.
      8 Et il enlèvera toute la graisse du taureau du sacrifice pour le péché, la graisse qui couvre les entrailles, et toute la graisse qui tient aux entrailles,
      9 Et les deux rognons, la graisse qui est dessus, ce qui est sur les lombes, et la membrane qui recouvre le foie, et qu'il détachera près des rognons,
      10 Comme on enlève ces parties du taureau du sacrifice de prospérités ; et le sacrificateur les fera fumer sur l'autel de l'holocauste.
      11 Mais la peau du taureau, toute sa chair, avec sa tête, ses jambes, ses entrailles et ses excréments,
      12 Le taureau entier, il l'emportera hors du camp, dans un lieu pur, où l'on jette la cendre, et il le brûlera sur du bois, au feu ; il sera brûlé sur le tas de cendres.
      13 Et si c'est toute l'assemblée d'Israël qui a péché par erreur, et que la chose soit ignorée de l'assemblée ; s'ils ont fait contre l'un des commandements de l'Éternel des choses qui ne doivent point se faire, et qu'ils se soient rendus coupables,
      14 Et que le péché qu'ils ont commis soit connu, l'assemblée offrira un jeune taureau en sacrifice pour le péché, et on l'amènera devant le tabernacle d'assignation.
      15 Les anciens de l'assemblée appuieront leurs mains sur la tête du taureau devant l'Éternel, et on égorgera le taureau devant l'Éternel ;
      16 Le sacrificateur ayant reçu l'onction portera du sang du taureau dans le tabernacle d'assignation.
      17 Puis le sacrificateur trempera son doigt dans le sang, et en fera sept fois aspersion devant l'Éternel, en face du voile.
      18 Il mettra du sang sur les cornes de l'autel, qui est devant l'Éternel, dans le tabernacle d'assignation ; et il répandra tout le sang au pied de l'autel de l'holocauste, qui est à l'entrée du tabernacle d'assignation.
      19 Il enlèvera aussi toute la graisse, et la fera fumer sur l'autel ;
      20 Et il fera de ce taureau comme il a fait du taureau expiatoire ; il en fera de même. Ainsi le sacrificateur fera expiation pour eux, et il leur sera pardonné.
      21 Puis il emportera le taureau hors du camp, et le brûlera, comme il a brûlé le premier taureau ; c'est le sacrifice pour le péché de l'assemblée.
      22 Si c'est un des principaux du peuple qui a péché, en faisant par erreur contre l'un des commandements de l'Éternel, son Dieu, ce qui ne doit pas être fait, et s'est rendu coupable ;
      23 Quand on lui aura fait connaître le péché qu'il a commis, il amènera pour son offrande un bouc mâle, sans défaut ;
      24 Il appuiera sa main sur la tête du bouc, et l'égorgera au lieu où l'on égorge l'holocauste devant l'Éternel ; c'est un sacrifice pour le péché.
      25 Le sacrificateur prendra avec son doigt du sang du sacrifice pour le péché, et le mettra sur les cornes de l'autel de l'holocauste ; et il répandra le sang au pied de l'autel de l'holocauste ;
      26 Et il fera fumer toute la graisse sur l'autel, comme la graisse du sacrifice de prospérités. Ainsi le sacrificateur fera pour lui l'expiation de son péché, et il lui sera pardonné.
      27 Si c'est quelqu'un du peuple qui a péché par erreur, en faisant contre l'un des commandements de l'Éternel, ce qui ne doit pas se faire, et qu'il se rende coupable ;
      28 Lorsqu'on lui aura fait connaître le péché qu'il a commis, il amènera pour son offrande une chèvre, une femelle sans défaut, pour le péché qu'il a commis ;
      29 Il appuiera sa main sur la tête du sacrifice pour le péché, et il égorgera le sacrifice pour le péché au même lieu que l'holocauste.
      30 Puis le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime, et le mettra sur les cornes de l'autel de l'holocauste ; et il répandra tout le sang au pied de l'autel ;
      31 Le sacrificateur ôtera toute la graisse, comme on ôte la graisse du sacrifice de prospérités ; et il la fera fumer sur l'autel, en agréable odeur à l'Éternel. Ainsi le sacrificateur fera expiation pour cet homme, et il lui sera pardonné.
      32 S'il amène un agneau comme son offrande pour le péché, il amènera une femelle sans défaut.
      33 Il appuiera sa main sur la tête du sacrifice pour le péché, et l'égorgera pour le péché, au lieu où l'on égorge l'holocauste.
      34 Puis le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime pour le péché, et le mettra sur les cornes de l'autel de l'holocauste, et il répandra tout le sang au pied de l'autel.
      35 Le sacrificateur ôtera toute la graisse, comme on ôte la graisse de l'agneau du sacrifice de prospérités, et il les fera fumer sur l'autel, à la manière des sacrifices de l'Éternel faits par le feu. Ainsi le sacrificateur fera l'expiation pour cet homme, pour le péché qu'il a commis, et il lui sera pardonné.

      Jean 6

      53 Jésus leur dit : En vérité, en vérité je vous le dis : Si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez son sang, vous n'aurez point la vie en vous-mêmes.

      Romains 6

      1 Que dirons-nous donc ? Demeurerons-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ?
      2 Nullement ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore en lui ?
      3 Ne savez-vous pas que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, nous avons été baptisés en sa mort ?
      4 Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous marchions, nous aussi, dans une vie nouvelle.
      5 Car si, lui devenant semblables dans sa mort, nous avons été faits une même plante avec lui, nous le serons aussi à sa résurrection ;
      6 Sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché soit détruit, et que nous ne soyons plus asservis au péché.
      7 Car celui qui est mort, est affranchi du péché.
      8 Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui,
      9 Sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus, et que la mort n'a plus de pouvoir sur lui.
      10 Car en mourant, il est mort une seule fois pour le péché ; mais en vivant, il vit pour Dieu.
      11 Vous aussi, considérez-vous comme morts au péché, mais vivants à Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur.
      12 Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, pour lui obéir en ses convoitises ;
      13 Ne livrez point vos membres au péché, pour être des instruments d'iniquité ; mais donnez-vous à Dieu, comme de morts étant devenus vivants, et consacrez vos membres à Dieu, pour être des instruments de justice.
      14 Car le péché ne dominera pas sur vous, parce que vous n'êtes point sous la loi, mais sous la grâce.
      15 Quoi donc, pécherons-nous, parce que nous ne sommes point sous la loi, mais sous la grâce ? Nullement !
      16 Ne savez-vous pas que si vous vous rendez esclaves de quelqu'un pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez ; soit du péché pour la mort, soit de l'obéissance pour la justice ?
      17 Mais grâces soient rendues à Dieu, de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de coeur à la règle de doctrine qui vous a été donnée.
      18 Or, ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice.
      19 Je parle suivant l'usage des hommes, à cause de l'infirmité de votre chair. En effet, de même que vous avez livré vos membres pour servir à l'impureté et à l'injustice pour l'iniquité, ainsi livrez-les maintenant comme esclaves à la justice pour la sainteté.
      20 Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l'égard de la justice.
      21 Quel fruit retiriez-vous donc alors des choses dont vous avez honte présentement ? Car leur fin est la mort.
      22 Mais maintenant affranchis du péché et esclaves de Dieu, vous en retirez pour fruit la sainteté, et pour fin la vie éternelle ;
      23 Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.
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