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SACRIFICES ET OFFRANDES (3.)

III Etendue de l'expiation par le sacrifice.

Ici nous nous trouvons sur un terrain difficile, et cela à deux points de vue :

a) l'expiation ne vise pas également tous les péchés ;

b) le pardon est souvent annoncé en dehors de toute expiation par le sacrifice.

Pour arriver à quelque clarté, il faut distinguer deux domaines :

celui de la loi ou de l'Israélite comme membre de la communauté,

celui de la piété intérieure ou de l'Israélite dans ses rapports directs avec Dieu.

_________

Nous rappelons que dans l'A. T, l'alliance divine est faite avec la communauté. C'est à la communauté que sont promises la protection et la bénédiction de l'Éternel ; c'est à elle aussi qu'est donnée la loi dont l'observation est la contre-partie humaine de l'oeuvre de Dieu. Naturellement tout Israélite, en tant que membre de la communauté, a droit aux grâces assurées à l'ensemble, s'il demeure dans la ligne tracée à la communauté et ne se rend pas indigne d'en faire partie. Normalement c'est ce qui devrait toujours être. Le membre de la communauté est censé posséder in abstracto toutes les qualités voulues d'un vrai serviteur de l'Éternel. Mais, dès qu'il se rend coupable d'une faute quelconque, il brise le lien qui l'unit à la communauté, il n'est plus dans les conditions voulues pour en faire partie, il est privé par conséquent des grâces assurées à la communauté, et la communauté elle-même est souillée par sa présence. Il faut nécessairement une réparation qui lui rende la position perdue et fasse disparaître la tache imprimée à la communauté ; ou, si la faute est trop grave, il faut que la communauté soit débarrassée d'un membre qui attire sur elle la colère de Dieu. C'est ici que la loi intervient d'un côté avec les sacrifices expiatoires, de l'autre avec les peines qu'elle inflige ; le souci du bien de l'ensemble nous explique le traitement différent qu'elle prévoit pour les différentes catégories de péchés.

Elle distinguait, d'après le degré d'intention coupable, entre péchés commis par « erreur » (bichegâgâ) ou péchés involontaires, et péchés commis « à main levée » (beyâd râmâh), actes de révolte ouverte contre Dieu, transgressions réfléchies et intentionnelles des commandements divins. Les péchés « à main levée » n'étaient pas expiables par les sacrifices, parce qu'ils étaient une rupture volontaire de l'alliance qu'il n'était plus possible de réparer ; la seule expiation qui pût mettre la communauté à l'abri était l'éloignement définitif des coupables par la mort. En revanche, les péchés involontaires n'étaient qu'une tache faite à la communauté ; le coupable était un membre indigne, mais encore un membre, et Dieu voulait bien ne pas tenir compte de sa faute, une fois qu'elle avait été couverte par les sacrifices que lui-même avait institués pour cela. Voir Le 4 Le 5, No 15:22-31, qui disent très clairement que le sacrifice pour le péché et le sacrifice de culpabilité ne sont prévus que pour des fautes involontaires, soit des individus, soit de l'assemblée dans son ensemble. Notons qu'il ne s'agit pas uniquement de fautes rituelles, comme on l'a dit, mais de toute transgression d'un commandement quelconque de l'Éternel, comme le disent en termes très clairs Le 4:13,27, No 15:22, et comme le prouvent Le 19:20-22 (inconduite avec une esclave fiancée) et Le 5:1,6 (où deux des cas prévus sont de nature morale). Mais, dans certains cas, l'expiation n'était complète que s'il y avait réparation matérielle du tort fait au prochain (Le 5:14-16, 6:1-7).

--La loi envisageait certains péchés comme toujours involontaires, donc comme toujours expiables ; ainsi ceux qui figurent dans les passages que nous venons de rappeler, puis ceux que Ps 25:7 et Job 13:26 appellent des péchés de jeunesse, ou les fautes cachées dont parle Ps 19:13, c'est-à-dire les fautes que l'on commet sans le savoir, d'une manière générale tous les péchés qui étaient la conséquence des faiblesses de notre nature ou d'un entraînement irréfléchi. --En revanche, un certain nombre de péchés étaient rangés par la loi en tout état de cause dans les péchés non expiables : ainsi le meurtre volontaire (No 35), l'adultère avec une femme mariée, l'inceste, les unions contre nature, l'évocation des esprits, l'adoration des faux dieux (Le 20:1,18,27), la violation du sabbat (No 15:32,36), toutes ces choses étaient des souillures pour le pays, qui ne pouvait être purifié que par l'extermination des coupables.

--Mais, quand il n'y avait que péché involontaire (et la notion était poussée assez loin), le sacrifice expiatoire, don de la grâce de Dieu à son peuple, rétablissait le pécheur dans sa qualité de membre de la communauté et lui assurait à nouveau la protection et la bénédiction de l'Éternel. Naturellement, l'acte extérieur devait être accompagné des dispositions intérieures qu'il suppose : la repentance de la faute et le désir profond d'être vraiment débarrassé de la coulpe du péché. Aussi la loi réclame-t-elle qu'en offrant le sacrifice d'expiation le pécheur confesse son péché (Le 5:5 16:21), quoique le plus souvent elle suppose les sentiments voulus sans les exiger expressément. Une fois l'expiation faite, le coupable pouvait se sentir parfaitement en règle avec Dieu et compter sur tous les privilèges accordés à son peuple.

Cependant, quand nous passons au second domaine dont nous avons parlé plus haut, celui de l'Israélite dans ses rapports personnels avec Dieu, nous constatons que, soit dans les psaumes, soit chez les prophètes, le sentiment de la pleine réconciliation avec Dieu n'est pas rattaché à l'expiation par le sacrifice. Cela se comprendrait dans une certaine mesure avant l'exil, quand les prophètes polémisaient contre les sacrifices à cause de leur couleur cananéenne et des sentiments fâcheux qui les accompagnaient ; mais quand le culte fut définitivement organisé, qu'il devint une loi positive de l'Éternel et les sacrifices des moyens de grâce institués par Dieu lui-même, il semblerait que le pardon dût en tout temps être rattaché à l'expiation par le sacrifice. Or nous constatons dans les psaumes, qui reflètent certainement les sentiments de la communauté postexilique, les mêmes paroles que chez les anciens prophètes. Non seulement le pardon est attendu et cherché en dehors des sacrifices, mais on met les moyens qui le procurent dans une certaine opposition avec les prescriptions légales. C'est ainsi que l'auteur du Ps 51 ne se contente pas d'attribuer le pardon à la pure grâce de Dieu, mais déclare positivement (verset 18 et suivant) : « Si tu eusses voulu des sacrifices, je t'en aurais offert, mais tu ne prends point plaisir aux holocaustes. Les sacrifices qui sont agréables à Dieu sont un esprit brisé. O Dieu, tu ne méprises pas un coeur froissé et brisé. » Cf. Ps 50:7,15 69:30,32 32:5 103:8-14 qui expriment les mêmes pensées. Ailleurs, le pardon est rattaché à un changement de vie, ou à des oeuvres qui sont particulièrement agréables à Dieu (Mic 6:6,8, Pr 16:6, Da 4:27, Esa 58:6,9 55:7 ; cf. Joe 2:12,14, Eze 18:21,23, qui insistent également sur le changement de vie). Tout ce courant de pensées, à côté de la loi, ne se comprendrait pas si l'expiation par le sacrifice avait pleinement répondu à toutes les aspirations profondes de l'Israélite.

On ne peut pas résoudre la difficulté en disant que les passages cités visent uniquement la communauté, que celle-ci pouvait aussi se rendre coupable de péchés « à main levée », qu'elle n'avait alors d'autre moyen de salut que la repentance et le changement de vie ; c'est tout à fait contraire au sens de plusieurs d'entre eux, qui concernent des individus (Ps 51 Ps 32, Pr 16:6, Da 4:27), et du reste ces passages ne distinguent pas entre péchés volontaires et péchés involontaires ; ils parlent du péché en général. --On ne peut pas non plus se tirer d'affaire en admettant deux tendances opposées dans le sein du peuple : les uns cherchant le pardon dans les sacrifices et les autres ailleurs. L'explication serait possible avant l'exil, et en fait elle est admissible par Mic 6:6,8, mais après l'exil les deux tendances existaient paisiblement dans le sein de la communauté : les sacrifices étaient pratiqués par tout le monde, et on n'en répétait pas moins les paroles des anciens prophètes ou des psalmistes, vieux et nouveaux, qui cherchaient ailleurs que dans les sacrifices le pardon des péchés. Il y a un essai de conciliation dans l'adjonction faite au Ps 51:18 et suivant : « Répands par ta grâce tes bienfaits sur Sion. Alors tu agréeras des sacrifices de justice, des holocaustes et des victimes entières... » Mais d'une façon générale les deux manières de rentrer en grâce auprès de Dieu sont exprimées indépendamment l'une de l'autre, sans qu'il soit dit comment les fidèles de l'A. T, les mettaient d'accord dans leur vie personnelle.

La solution du problème doit être cherchée dans le sentiment que la grâce de Dieu était à la base des deux conceptions. L'expiation par le sacrifice était un moyen que l'Éternel lui-même avait donné à son peuple pour lui assurer la continuation de ses bienfaits. Mais les fidèles vraiment désireux de se sentir en parfaite communion avec lui ne pouvaient pas ne pas se rendre compte que les sacrifices d'animaux étaient incapables d'effacer toutes les fautes dont ils étaient coupables. Les péchés étaient trop nombreux et trop divers pour qu'il fût possible d'offrir chaque fois un sacrifice. Une conscience droite devait, ne fût-ce qu'au point de vue quantitatif, constater un grand écart entre la somme des péchés et la somme du sang versé. A cela s'ajoutait une raison plus profonde. Une conscience troublée n'était pas apaisée par la simple présentation d'un sacrifice ; il n'y avait pas, au point de vue qualitatif, correspondance entre la grandeur de la culpabilité et le sang d'une victime animale. (cf. Heb 9:9,14 10:1,4) Pour trouver la paix, l'âme devait saisir en quelque sorte au delà du sacrifice la grâce qui l'avait institué. Mais cela, elle ne pouvait le faire que si elle apportait à Dieu les sentiments qui rendaient la grâce possible : une sincère repentance et le désir profond d'obéir désormais aux commandements de la loi. Il va sans dire que l'acte extérieur et l'acte intérieur ne s'excluaient pas. Le second aurait dû toujours accompagner le premier. Mais cet acte intérieur, qui donnait au sacrifice sa véritable valeur, n'était pas nécessaire seulement devant l'autel. L'esprit froissé et brisé, la repentance sincère, le désir vrai d'une vie plus fidèle devaient se retrouver dans le coeur de l'Israélite après chaque faute, qu'il se présentât ou ne se présentât pas à l'autel pour offrir un sacrifice, s'il voulait continuer à être l'objet de la grâce divine. Les dispositions intimes devenaient par là même en dehors du sacrifice un moyen propre d'expiation. Et, puisqu'elles étaient nécessaires même quand il y avait sacrifice, elles s'imposaient comme ayant une valeur supérieure à la présentation des victimes. Les actes rituels n'avaient plus qu'une place secondaire. Il fallait avant tout les dispositions agréables à Dieu, en d'autres termes l'expiation spirituelle. C'était en réalité cela seul qui assurait d'une manière durable la continuation des liens personnels de chaque membre de la communauté avec le Dieu de l'alliance. On laissait donc aux sacrifices la place qui leur était réservée, et on s'en remettait directement à la grâce d'En-haut pour obtenir le pardon de ses fautes, en attendant que vînt le moment où, dans le sacrifice d'une victime digne de Dieu, le fidèle trouvât à la fois une expiation valable pour tous ses péchés et la pleine assurance de la réconciliation avec le Maître des cieux et de la terre devenu son Père céleste. Voir Expiation, Propitiation, Rédemption. CONSULTER

--Les divers manuels de Théologie de l'A.T., d'Histoire de la religion d'Israël ou d'Antiquités bibliques.

--G.B. Gray, Sacrifice in the O.T. 1925.

--A. Loisy, Essai historique sur le sacrifice, 1920.

--Ad. Lods, Eléments anciens et éléments modernes dans le rituel du sacrifice israélite (Rev. Strasb. 1928).

-R. Dussaud, Les origines cananéennes du sacrifice israélite,

1921. L. A.

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      Lévitique 4

      1 Le Seigneur dit à Moïse
      2 de communiquer aux Israélites les prescriptions suivantes : « Quand un homme a péché par mégarde en commettant un acte interdit par un commandement du Seigneur, il faut procéder comme ceci :
      3 « Si c’est le grand-prêtre qui pèche et transmet sa culpabilité à tout le peuple, il doit offrir en sacrifice au Seigneur un taureau sans défaut pour obtenir le pardon des péchés.
      4 Il conduit le taureau au sanctuaire, à l’entrée de la tente de la rencontre ; il pose la main sur la tête de l’animal et l’égorge là, devant le Seigneur.
      5 Il prend de son sang et l’emporte dans la tente ;
      6 il trempe un doigt dans le sang et fait sept aspersions, devant le Seigneur, contre le côté visible du rideau du sanctuaire.
      7 Il met également du sang sur les angles relevés de l’autel où l’on brûle le parfum, dans le sanctuaire ; puis il va verser le reste du sang à la base de l’autel des sacrifices qui se dresse à l’entrée de la tente.
      8 Il prélève toutes les parties grasses de l’animal, à savoir toute la graisse qui recouvre les entrailles,
      9 les deux rognons avec la graisse qui y adhère ainsi qu’aux flancs, et le lobe du foie qu’il détache en même temps que les rognons
      10 – ce sont les mêmes parties que celles prélevées sur un animal offert en sacrifice de communion –. Le grand-prêtre les brûle sur l’autel des sacrifices.
      11 Ensuite il fait porter tout ce qui reste de l’animal, peau, viande, tête, pattes, entrailles avec leur contenu, dans un endroit pur hors du camp, là où sont déposées les cendres grasses de l’autel, et on le jette sur un feu de bois. C’est là même, sur le tas de cendres grasses, qu’il doit être brûlé. »
      13 « Si c’est la communauté d’Israël tout entière qui pèche par mégarde en commettant un acte interdit par un commandement du Seigneur, les Israélites se rendent ainsi coupables, bien qu’ils ne le sachent pas.
      14 Dès qu’ils découvrent la faute commise, ils doivent offrir un taureau pour obtenir le pardon de Dieu. Ils conduisent le taureau devant la tente de la rencontre ;
      15 les responsables de la communauté posent la main sur la tête de l’animal, et l’un d’entre eux l’égorge là, devant le Seigneur.
      16 Le grand-prêtre emporte un peu de son sang dans la tente ;
      17 il trempe un doigt dans le sang et fait sept aspersions, devant le Seigneur, contre le côté visible du rideau du sanctuaire.
      18 Il met également du sang sur les angles relevés de l’autel qui se trouve dans le sanctuaire ; puis il va verser le reste du sang à la base de l’autel des sacrifices, qui se dresse à l’entrée de la tente.
      19 Il prélève toutes les parties grasses de l’animal et les brûle sur l’autel,
      20 en procédant exactement de la même manière qu’avec le taureau offert pour son propre péché. Il effectue sur les Israélites le geste rituel du pardon des péchés, et ils obtiennent le pardon de Dieu.
      21 Ensuite il fait porter ce qui reste de l’animal hors du camp, et on le jette au feu, comme dans le cas du taureau offert pour son propre péché. C’est un sacrifice pour obtenir le pardon en faveur de l’ensemble d’Israël. »
      22 « Si c’est un chef du peuple qui pèche par mégarde en commettant un acte interdit par un commandement du Seigneur son Dieu, il se rend ainsi coupable.
      23 Dès qu’il découvre la faute commise, il doit offrir un bouc sans défaut.
      24 Il pose la main sur la tête de l’animal et l’égorge devant le sanctuaire, à l’endroit où l’on égorge les animaux offerts en sacrifices complets. C’est un sacrifice pour obtenir le pardon des péchés.
      25 Le prêtre trempe un doigt dans le sang de l’animal et en met sur les angles relevés de l’autel des sacrifices ; puis il verse le reste du sang à la base de ce même autel.
      26 Il brûle sur l’autel toutes les parties grasses de l’animal, comme dans le cas du sacrifice de communion. Il effectue sur le chef le geste rituel du pardon des péchés, et celui-ci obtient le pardon de Dieu. »
      27 « Si c’est un simple citoyen qui pèche par mégarde en commettant un acte interdit par un commandement du Seigneur, il se rend ainsi coupable.
      28 Dès qu’il découvre la faute commise, il doit offrir une chèvre sans défaut, en raison du péché qu’il a commis.
      29 Il pose la main sur la tête de l’animal et l’égorge à l’endroit où l’on égorge les animaux offerts en sacrifices complets.
      30 Le prêtre trempe un doigt dans le sang de l’animal et en met sur les angles relevés de l’autel des sacrifices ; puis il verse le reste du sang à la base de ce même autel.
      31 On détache toutes les parties grasses de l’animal, comme dans le cas du sacrifice de communion. Le prêtre les brûle sur l’autel pour que le Seigneur en apprécie la fumée odorante. Il effectue sur le coupable le geste rituel du pardon des péchés, et celui-ci obtient le pardon de Dieu.
      32 « Si le coupable préfère offrir un mouton, il doit amener une femelle sans défaut pour obtenir le pardon de Dieu.
      33 Il pose la main sur la tête de l’animal et l’égorge à l’endroit où l’on égorge les animaux offerts en sacrifices complets.
      34 Le prêtre trempe un doigt dans le sang de l’animal et en met sur les angles relevés de l’autel des sacrifices ; puis il verse le reste du sang à la base de ce même autel.
      35 On détache les parties grasses de l’animal, comme dans le cas d’un mouton offert en sacrifice de communion. Le prêtre les brûle sur l’autel, avec les autres sacrifices consumés pour le Seigneur. Il effectue sur le coupable le geste rituel du pardon des péchés, et celui-ci obtient le pardon de Dieu. »

      Lévitique 5

      1 « Supposons qu’un homme entende un appel solennel adressé à ceux qui ont été témoins d’une affaire ; s’il refuse d’aller dire ce qu’il a vu ou appris, c’est un péché dont il porte la responsabilité.
      2 « Autre exemple : Un homme entre en contact avec quoi que ce soit d’impur, cadavre d’une bête impure, qu’elle soit sauvage ou domestique, ou cadavre d’une bestiole impure ; même s’il ne s’en est pas rendu compte, il est devenu impur et il en porte la responsabilité.
      3 « Autre exemple : Un homme entre en contact avec un être humain atteint d’une impureté qui se transmet, quelle qu’elle soit ; il ne s’en est peut-être pas rendu compte sur le moment, mais dès qu’il l’apprend, il en porte la responsabilité.
      4 « Autre exemple : Un homme se laisse aller à prononcer un serment inconsidéré dans n’importe quel domaine, que ce soit à l’avantage ou au détriment de quelqu’un ; lorsqu’il s’en rend compte, il en porte la responsabilité.
      5 « L’homme qui est responsable d’une faute du genre de celles qui viennent d’être décrites doit confesser en quoi il a péché.
      6 Ensuite, pour obtenir le pardon de la faute commise, il doit amener une brebis ou une chèvre qu’on offre en sacrifice au Seigneur à titre de réparation. Alors le prêtre effectue sur lui le geste rituel du pardon de son péché. »
      7 « Si un homme n’a pas les moyens de fournir une brebis ou une chèvre à titre de réparation pour le péché commis, il peut apporter au Seigneur deux tourterelles ou deux pigeons ; l’un des oiseaux est destiné à un sacrifice pour obtenir le pardon, l’autre à un sacrifice complet.
      8 L’homme les remet au prêtre, qui présente au Seigneur d’abord l’oiseau offert pour le pardon : il lui rompt la nuque, mais sans détacher la tête ;
      9 il fait couler une partie du sang le long du côté de l’autel, et répand le reste à la base de l’autel. C’est un sacrifice pour obtenir le pardon d’un péché.
      10 Ensuite le prêtre offre le second oiseau en sacrifice complet, selon la règle. Alors il effectue sur le coupable le geste rituel du pardon des péchés, et celui-ci obtient le pardon de Dieu.
      11 « Si un homme n’a pas à sa disposition les deux tourterelles ou pigeons exigés, il peut apporter trois kilos de farine comme offrande pour obtenir le pardon de son péché ; mais il ne doit pas verser d’huile ni déposer d’encens dessus, puisque c’est une offrande pour le pardon.
      12 Il apporte la farine au prêtre, qui en prélève une poignée, appelée “mémorial”, et la brûle sur l’autel avec les autres sacrifices consumés pour le Seigneur. C’est une offrande pour obtenir le pardon.
      13 Alors le prêtre effectue sur le coupable le geste rituel du pardon pour le péché commis, et l’homme obtient le pardon de Dieu. « Le prêtre accomplit cette cérémonie comme dans le cas d’une offrande végétale. »
      14 Le Seigneur dit à Moïse :
      15 « Si un homme, par mégarde, commet une faute grave à l’égard des offrandes consacrées au Seigneur, il doit procéder comme ceci : il amène pour le Seigneur, à titre de réparation, un bélier sans défaut, dont la valeur correspond au tarif en vigueur au sanctuaire ; cet animal est destiné à un sacrifice de réparation.
      16 L’homme doit en outre compenser le préjudice subi par le sanctuaire et ajouter à cette compensation un cinquième de sa valeur, et il remet le tout au prêtre. Après avoir offert l’animal en sacrifice, le prêtre effectue sur le coupable le geste rituel du pardon des péchés, et celui-ci obtient le pardon de Dieu.
      17 « Si l’homme pèche en commettant un acte interdit par un commandement du Seigneur, il est coupable, même s’il l’a fait sans s’en rendre compte, et il en porte la responsabilité.
      18 Il doit amener au prêtre un bélier sans défaut, de la valeur réglementaire, pour un sacrifice de réparation ; le prêtre effectue sur le coupable le geste rituel du pardon pour le péché qu’il a commis par inadvertance, et l’homme obtient le pardon de Dieu.
      19 C’est un sacrifice de réparation, car l’homme était effectivement coupable envers le Seigneur. »

      Lévitique 6

      1 Le Seigneur dit à Moïse

      Lévitique 16

      21 Il pose les deux mains sur la tête de l’animal et énumère sur lui tous les péchés, désobéissances et fautes des Israélites, pour en charger celui-ci. Ensuite il l’envoie en plein désert, sous la conduite d’un homme désigné à cet effet.

      Lévitique 19

      20 « Si un homme couche avec une servante fiancée à un autre homme, mais qui n’a été ni rachetée, ni libérée, il doit payer une indemnité. Mais on ne mettra pas à mort les coupables, car la femme était encore servante.
      21 L’homme doit conduire à l’entrée de la tente de la rencontre un bélier qu’il m’offrira en sacrifice de réparation ;
      22 le prêtre effectuera sur le coupable, devant moi, le geste rituel du pardon, et l’homme obtiendra le pardon du péché commis.

      Lévitique 20

      1 Le Seigneur dit à Moïse
      18 « Si un homme couche avec une femme qui a ses règles, ils seront tous les deux exclus du peuple d’Israël pour avoir, d’un commun accord, découvert la source de son sang.
      27 « Si un homme ou une femme ont l’habitude de consulter pour les autres les esprits des morts, ils doivent être mis à mort : on les tuera en leur jetant des pierres. Ils seront seuls responsables de leur mort. »

      Nombres 15

      22 « Supposons que vous désobéissiez par mégarde à des commandements que j’ai prescrits, pour vous et vos descendants, par l’intermédiaire de Moïse, dès les origines ou par la suite.
      24 Si la faute a été commise sans que la communauté s’en rende compte, c’est elle qui, dans son ensemble, m’offrira un taureau en sacrifice complet dont j’apprécierai la fumée odorante ; elle y joindra les offrandes réglementaires de farine et de vin, ainsi qu’un bouc en sacrifice pour obtenir le pardon.
      25 Le prêtre effectuera ensuite le geste rituel du pardon des péchés sur toute la communauté d’Israël, et ceux-ci obtiendront le pardon ; en effet il s’agira d’une faute involontaire pour laquelle vous m’aurez apporté une offrande consumée et un sacrifice pour le pardon.
      26 Le pardon sera accordé à l’ensemble de la communauté israélite et aux étrangers vivant parmi eux, car tout le monde aura été impliqué dans cette affaire.
      27 « Si c’est une seule personne qui a péché par mégarde, elle devra offrir une chèvre d’une année en sacrifice pour le pardon.
      28 Devant moi, le prêtre effectuera ensuite sur la personne coupable le geste rituel du pardon, et celle-ci obtiendra le pardon.
      29 La règle sera la même pour tous ceux qui auront péché par mégarde, Israélites ou étrangers vivant parmi eux.
      30 « Mais si un Israélite ou un étranger commet délibérément un péché, il m’offense et il sera exclu du peuple.
      31 Il sera responsable de son exclusion, pour avoir méprisé ma parole et violé mes commandements. »
      32 Pendant le séjour au désert, des Israélites surprirent un homme qui ramassait du bois un jour de sabbat.
      36 On obéit à l’ordre du Seigneur : on emmena l’homme hors du camp, on lui jeta des pierres, et il mourut.

      Nombres 35

      1 Le Seigneur parla à Moïse, dans les plaines de Moab, près du Jourdain et en face de Jéricho. Voici ce qu’il lui dit :
      2 « Ordonne aux Israélites de donner aux lévites des villes choisies dans leur territoire, afin que ceux-ci puissent y habiter. Qu’ils leur donnent également les pâturages voisins.
      3 Les lévites s’installeront dans les villes, et disposeront des terres d’alentour pour le bétail et toutes les autres bêtes qu’ils possèdent.
      4 Ces pâturages s’étendront sur cinq cents mètres au-delà des murailles, en direction de l’est, du sud, de l’ouest et du nord ; vous délimiterez ainsi un carré mesurant mille mètres de côté, avec la ville au centre.
      6 On donnera aux lévites les six villes de refuge où peut s’enfuir celui qui a tué involontairement quelqu’un et quarante-deux autres villes.
      7 Cela fera en tout quarante-huit villes, avec les pâturages voisins.
      8 Chaque tribu leur fournira un nombre de villes proportionnel à l’importance de son territoire : une grande tribu en fournira plus, une petite moins. »
      9 Le Seigneur dit à Moïse
      10 de communiquer aux Israélites les prescriptions suivantes : « Lorsque vous aurez passé le Jourdain et serez entrés dans le pays de Canaan,
      11 vous choisirez certaines villes comme villes de refuge. Là pourra s’enfuir celui qui aura tué une personne accidentellement ;
      12 il échappera ainsi à l’homme chargé de venger la victime, et ne sera pas mis à mort avant d’avoir été jugé par la communauté.
      13 Il y aura six villes de refuge,
      14 trois à l’est du Jourdain et trois dans le pays de Canaan.
      15 Toute personne, Israélite, étranger, ou hôte de passage parmi les Israélites, qui a tué involontairement quelqu’un pourra se réfugier dans l’une de ces six villes.
      16 « Si un meurtre a été commis au moyen d’un objet en métal, l’auteur est un assassin et doit être mis à mort.
      17 Si le coup a été porté au moyen d’une pierre propre à causer la mort, l’auteur du meurtre est un assassin et doit être mis à mort.
      18 Si le coup a été porté au moyen d’un objet en bois propre à causer la mort, l’auteur du meurtre est un assassin et doit être mis à mort.
      19 C’est l’homme chargé de venger la victime qui tuera l’assassin, dès qu’il le trouvera.
      20 Si le meurtrier a tué sa victime en la bousculant avec haine, en lui lançant un projectile avec de mauvaises intentions,
      21 ou en la frappant méchamment d’un coup de poing, c’est un assassin et il doit être mis à mort ; l’homme chargé de venger la victime le tuera dès qu’il le trouvera.
      22 « Cependant, il peut arriver qu’un homme cause la mort de quelqu’un en le bousculant, mais sans préméditation et sans hostilité, ou en l’atteignant avec un projectile, mais sans mauvaises intentions.
      23 Il peut également laisser tomber sur quelqu’un qu’il n’a pas vu une pierre propre à le tuer, sans être l’ennemi de la victime et sans lui vouloir du mal.
      24 La communauté suivra les règles relatives à ces cas-là pour prononcer un jugement dans l’affaire qui oppose l’auteur de l’accident mortel et le vengeur de la victime.
      25 Elle protégera l’auteur de l’accident contre le vengeur en le ramenant dans la ville où il s’était réfugié. « L’auteur de l’accident mortel devra rester dans la ville de refuge jusqu’à la mort du grand-prêtre, qui a été consacré au moyen de l’huile d’onction.
      26 Mais s’il vient à quitter les limites de la ville de refuge
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