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SAINT, SAINTETE

Le concept « saint », ou « sacré », a été à l'origine religieux et cultuel avant de revêtir un sens directement moral. Est « saint » tout ce qui appartient au domaine de la divinité, et qui est par là même mis à part, séparé de l'ensemble du monde profane. Les objets sacrés, les êtres sacrés ont quelque chose d'intangible et de redoutable ; qui désire s'en approcher doit remplir certaines conditions, se soumettre à certaines démarches de purification.

I Sainteté de Dieu.

1.

La sainteté de Dieu exprime d'abord son caractère étrange, extraterrestre, effrayant ; et le lieu où il apparaît est à la fois le lieu saint (Moïse) et le lieu redoutable (Jacob à Béthel). La première réaction de la conscience en face de la sainteté divine est celle de l'effroi devant une Puissance radicalement distincte de toute puissance sensible. Il s'agit d'une crainte sacrée, d'un effroi religieux, qui n'est pas une manifestation, parmi d'autres, du sentiment de la peur, mais qui est un émoi sui generis, impliquant de la part de l'homme qui l'éprouve un pressentiment de l'absolu. C'est ce sentiment caractéristique du sacré que R. Otto étudie avec pénétration, en définissant son objet le mysterium tremendum et fascinorum. C'est devant la sainteté de Dieu que s'émeut Abraham au cours de sa prière répétée pour Sodome : « Voici, j'ai osé te parler, moi qui ne suis que poudre et cendre ! » (Ge 18:27). C'est elle qui apparaît dans le récit d'Ex 3, où Moïse est partagé entre l'attrait et la peur... : « Je vais m'approcher pour voir quelle est cette grande vision... N'approche pas, ôte tes souliers de tes pieds, car la terre sur laquelle tu te tiens est une terre sainte... »

En effet, le contact avec le sacré, tout effrayant qu'il soit à l'origine, est, par ailleurs, l'objet du désir religieux ; le sacré est capable de conférer force et vie.

2.

Tous LIEUX, CHOSES ET ETRES qui seront mis en relation directe avec Yahvé, avec ses révélations, avec son culte, vont participer de son caractère saint, comme si la sainteté se communiquait à la manière d'un fluide mystérieux. Consacrer ou sanctifier un objet, c'est le destiner à Dieu (Jug 17:3). Les vêtements d'Aaron sont sacrés (Ex 28:2), comme l'est le tabernacle (Ex 25:8). Le peuple doit être purifié afin d'être préparé au service de Dieu. Il se sanctifie en lavant ses vêtements (Ex 19:10) ; David s'abstient de rapports sexuels, ce qui lui permet de sanctifier l'acte profane qu'il commet en prenant pour apaiser sa faim des pains consacrés (1Sa 21). Les cieux sont saints, comme la demeure même de Dieu (De 26:15), mais tout lieu de la terre où l'Éternel s'est manifesté devient sacré (Ex 3:5) et par là même redoutable : « Que le peuple se garde de monter sur la montagne du Sinaï ou d'en toucher le bord » (Ex 19:12).

Tout ce qui est sacré est la propriété réservée de Dieu (Le 22:2). Et il y a un rapport certain entre l'idée du sacré et celle de l'interdit (voir ce mot) qui en est comme le correspondant négatif : « Tout ce qui sera dévoué par interdit sera entièrement consacré à l'Éternel » (Le 27:28). Dès l'époque mosaïque, une importance particulière est accordée à la personne sacrée, qualifiée pour offrir le sacrifice, et plus primitivement encore peut-être pour prononcer les oracles, recevoir les visions révélatrices, répondre au peuple qui vient consulter Dieu (Ex 18, No 12:5,8).

Mais l'idée mosaïque de la sainteté, voisine à bien des égards de la notion religieuse bien connue du « tabou », était déjà plus riche de vérité religieuse, plus ouverte à un enrichissement moral, de par le caractère volontaire et moral attribué dès Moïse au Dieu de l'alliance, au Dieu vivant personnel et fidèle.

3.

La moralisation de l'idée de sainteté caractérise la religion des prophètes. Mais il faut signaler, dès avant l'éveil du prophétisme, les transformations subies par la religion d'Israël lors de son INSTALLATION EN CANAAN. Au contact de la religion cananéenne des Baals, et de par l'influence des conditions nouvelles de la vie sédentaire, les lieux sacrés se multiplient. Le paganisme local sanctifiait soit les lieux où se manifestaient avec une force spéciale les puissances vitales créatrices : la source, l'arbre vert, soit les lieux où la divinité avait coutume de se révéler : les hauts-lieux (voir ce mot). Tout en combattant les idoles (dont certaines étaient apparentées au culte naturiste : 1' « Achéra », pieu sacré, substitué peut-être à l'arbre saint ; la « Matséba », pierre consacrée ; voir Colonne), la religion d'Israël, à une certaine époque, connaît aussi les hauts-lieux (1Ro 3:4), les sources et les arbres sacrés (1Ro 1:9, Ge 21:33, Jos 24:26, Jug 6:19).

Israël se crée sa géographie sacrée, établit souvent un rapport entre le caractère sacré d'une localité et les antiques traditions patriarcales. C'est sans doute aussi avec l'apprentissage de la vie sédentaire et agricole que se crée, à côté des traditions sur les lieux saints, la fixation des temps sacrés : non seulement le sabbat, qui est plus antique, mais les grandes fêtes (voir ce mot, et Temps), suivant les saisons et leurs labeurs. Nombre de choses reçoivent d'un ordre exprès de l'Éternel leur caractère sacré : les premiers-nés (Ex 13:2), les dîmes (Le 27:30), la récolte des fruits tous les quatre ans (Le 19:23). Les personnes sacrées sont aussi plus soigneusement définies ; prêtres (voir ce mot), lévites, sacrificateurs ont un caractère sacré, attaché à des conditions de sanctification rituelle, mais aussi à une certaine disposition du coeur. Car l'élément de l'obéissance dans la fidélité à la volonté révélée de l'Éternel n'est pas absent d'une piété dès longtemps dominée par la proclamation : « Soyez saints, car je suis saint ! » (Le 19:2).

Les serviteurs de David n'osent lever les mains pour frapper les sacrificateurs (1Sa 22:17). Si tout Israël a été consacré à Dieu (Jer 2:3), il est au sein du peuple des personnes qui peuvent se consacrer par une sanctification précisée et volontaire : les nazirs (voir Naziréen), les prophètes.

4.

De plus en plus s'affirmera la conviction que ce qui est inconciliable avec la consécration à Dieu, ce n'est pas seulement l'impureté rituelle (voir Pur et impur), le contact interdit (toucher l'arche), mais bien le péché moral. Ce progrès est accompli par la prédication des PROPHETES, dont la réforme deutéronomique tentera de garder le résultat pour la nation. Le prophétisme n'a vaincu que partiellement ; son pur spiritualisme a subi une adaptation, qui l'a ramené souvent dans les cadres d'un nouveau ritualisme et d'un légalisme périlleux pour la vraie notion de la sainteté intérieure. Mais les échos du pur prophétisme se rencontrent pourtant dans la piété d'Israël. Ainsi la réponse du Ps 15 à la question : « Qui demeurera sur la montagne sainte ? Celui qui marche dans l'intégrité, qui pratique la justice et qui dit la vérité selon son coeur ». (cf. Ps 24:3) Voir Prophète.

5.

Le grand prophète de la sainteté de Dieu est ÉSAÏE. Le « Saint d'Israël » devient pour lui un des titres habituels de Yahvé. Certains auteurs ont dégagé dans le récit de la vocation d'Ésaïe (ch. 6) une notion esthétique de la sainteté divine en soulignant sa parenté avec la notion de la gloire de l'Éternel ! Mais il serait injuste de méconnaître, au profit de cet élément esthétique, le caractère moral de la pensée d'Ésaïe. La gloire est le rayonnement de la sainteté, comme la beauté est celui de la santé. Mais Ésaïe éprouve le caractère d'exigence morale du Dieu saint, en face de qui l'homme est prosterné dans l'humilité, plongé dans la détresse, vaincu par le sentiment de son indignité : « Malheur à moi ! » Le « Dieu saint sera sanctifié par la justice », dit Ésaïe (Esa 5:16). Si Dieu inspire la sécurité à ceux qui se confient pleinement en lui, il demeure la flamme qui consume et dévore (Esa 10:17), l'ennemi impitoyable du péché ! Et il y a péché non seulement là où il y a immoralité et débauche, mais partout où il y a orgueil, cupidité, confiance dans les grandeurs humaines (Esa 2:6 4:4). La condamnation du péché est le corollaire impérieux de la proclamation du Dieu saint. Les méchants méprisent le Saint d'Israël (Esa 1:4 5:24), mais le prophète espère voir renaître après les punitions prochaines un reste saint, une sainte postérité (Esa 4:3 6:13).

6.

La disposition intime de Dieu, qui le constitue saint, l'invite à ne rien faire qui soit contraire à sa dignité ; il sera fidèle à la justice révélée par sa loi et ses promesses. Là est la source de la consolation du croyant, qui salue dans le Saint d'Israël un DIEU-SAUVEUR (Esa 43:3 57:15). C'est le second Ésaïe qui s'exprime ainsi et qui voit l'Éternel découvrant le bras de sa sainteté aux yeux de toutes les nations. La sainteté divine, moralement saisie à travers ses jugements, demeure une grandeur plus qu'humaine. « Celui qui habite dans la sainteté veut être avec l'homme contrit et humilié, et ne veut ni contester à toujours, ni garder une éternelle colère » (Esa 57:15). « Je n'agirai pas selon mon ardente colère, je renonce à détruire Éphraïm : car je suis Dieu et non pas un homme, je suis le Saint au milieu de toi ; je n'agirai pas avec colère » (Os 11:9). Ce passage caractéristique montre que la sainteté de Dieu, parce qu'élevée au-dessus des normes humaines courantes de rétribution et de vengeance, peut être une source de miséricorde et de pardon ; après la terreur primitive devant le Dieu mystérieux, après la peur du Dieu dont les yeux sont trop purs pour voir le mal (Hab 1:13), voici le respect devant la perfection morale d'un vouloir divin qui se situe au delà de toute justice humaine. La colère divine est un aspect de la réponse du Dieu saint et vivant à l'infidélité de son peuple (voir Colère), mais elle n'est pas son dernier mot : ce n'est pas en elle qu'est révélée toute la sainteté du Dieu d'Israël.

7.

Lorsque Jésus est venu, la notion de la sainteté de Dieu s'était développée dans le JUDAÏSME en une direction peut-être plus métaphysique que morale. Certes, il y avait quelque chose de religieux dans une magnification de Dieu qui soulignait sa sublimité et qui empêchait les fidèles d'oser même prononcer le tétragramme sacré (voir Dieu [les noms de], 4). L'inaccessible sublimité de l'Éternel l'élève au-dessus de tout reproche, sa transcendance commande l'adoration (Ps qq 5). Mais d'autre part la piété exige la proximité de l'objet religieux ; l'intimité de la relation religieuse risque d'être compromise par une pensée qui ne grandit Dieu qu'en l'éloignant ; les âmes cherchent alors un substitut à la présence du Dieu vivant, dans la divinisation des puissances célestes dérivées : les anges, la Loi, la sagesse (voir ces mots). La crainte respectueuse d'un Dieu très saint mais très lointain peut exister en dehors d'un sentiment personnel et intime du péché.

8.

La PREDICATION DE JESUS insiste sur l'amour du Dieu Père, amour qui domine la justice, mais qui est bien loin de s'opposer en quoi que ce soit à l'affirmation de la sainteté. N'oublions pas que Jésus parle à un peuple qui n'a pas besoin qu'on le persuade de la sainteté de la personne divine. Le Dieu de la bonté demeure dans l'Évangile le Dieu redoutable, qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne ; il demeure surtout le Dieu moralement exigeant, qui appelle ses enfants à la perfection (Mt 5:48). L'élément du « sacré » n'est pas absent du N.T. ; il apparaît avec toute sa force dans la doctrine du Saint-Esprit, opposé à l'esprit du monde (1Co 2:12), dans la notion du peuple saint que Dieu veut se constituer. Les prophètes avaient déjà parlé de l'intention de Dieu de faire reconnaître sa sainteté et en Israël et dans le monde (Eze 39:7) ; Jésus accomplit son oeuvre afin que soit sanctifié le nom de Dieu et afin que ses disciples soient sanctifiés (voir Sanctification).

Mais la sainteté divine, désormais saisie sous l'angle purement spirituel, se manifeste avant tout dans la volonté du Dieu-Sauveur. Par l'oeuvre salvatrice de Jésus, la volonté divine va introduire l'homme dans le monde de la vraie sainteté en triomphant de sa volonté égoïste et pervertie.

9.

Il nous faut bien noter ici que la sainteté de Dieu n'a pas été simplement prêchée par le Christ : elle a été MANIFESTEE EN CHRIST. En face de lui s'est affirmé dans les consciences des premiers témoins le sentiment de la présence du sacré. C'est ce sentiment qui dicte le cri de Pierre : « Arrière de moi ! Car je suis un homme pécheur ! » le trouble du centenier de Capernaüm, les aveux des démoniaques, la confession de Pierre : « Tu es le Saint de Dieu ! » (Lu 5:8 7:6 et suivant, Mr 1:24 5:7, Jn 6:69). Saisis par le rayonnement de sa personne, les disciples, et nombre de ceux qui le rencontrent, le considèrent spontanément comme celui qui appartient au monde de Dieu, comme le héros sacré. Rayonnement d'une sainteté qui exprime la perfection d'une conscience pure, sans doute, mais aussi la sublimité d'une grandeur spirituelle transcendante au monde quant à sa source et à son origine ; une manifestation sans précédent de la sainteté de Dieu ! De là, la possibilité pour Jésus de participer à la gloire divine, dès sa résurrection, et, d'après saint Jean, dès sa carrière terrestre (Jn 1:14 2:11).

10.

Nous pouvons retenir QUATRE SIGNIFICATIONS de la sainteté de Dieu, qui s'appellent et se complètent mutuellement :

Le Dieu saint est le Dieu majesté ; le Dieu insondable, incompréhensible ; qui n'est pas inconnaissable pour la foi, mais qui garde en lui du mystère, de l'ineffable.

Le Dieu saint est le Dieu séparé de tout ce qui n'est pas lui, le Dieu au-dessus du monde, qui correspond à ce que les philosophes appellent : l'inconditionné et l'absolu ; la réalité suprêmement existante, en face de laquelle l'homme éprouve son propre néant.

La sainteté de Dieu désigne encore ce qui est en Dieu le principe de l'affirmation de soi-même. Séparé du terrestre, Dieu s'oppose à l'impur et à l'imparfait, comme l'Etre pur et parfait. La perfection morale est en Dieu l'aspect à nous accessible d'une grandeur dont les bornes nous échappent radicalement. Dieu se veut lui-même en voulant le bien (voir ce mot), de par une nécessité intime qui est la réalisation de sa liberté souveraine.

Enfin, la sainteté de Dieu exprime son attitude active vis-à-vis du péché. C'est dans la conscience de notre misère que nous sommes mis en contact avec la sainteté divine, dont la révélation, en retour, intensifie notre détresse (Esa 6). La sainteté de Dieu n'est pas un attribut purement immanent du Très-Haut, auquel cas nous n'en aurions qu'un vague pressentiment, et non une notion précise. Par sa sainteté, Dieu exprime à l'extérieur de lui-même la perfection de sa volonté. Et il le fait en une triple démarche :

(a) Dans la conscience : Dieu est l'auteur éternel de la loi morale absolue.

(b) Dans l'histoire : Dieu y manifeste sa sainteté active sous les modes de la justice et de la grâce ; il travaille à l'éducation de ses enfants, appelés à la sainteté. C'est la foi dans cette sainteté divine active qui est l'appui de la confiance religieuse et qui nous invite à bénir son saint nom (Ps 103, cf. Jn 17:11 : « Père saint ! Garde-les en ton nom ! »).

(c) En Jésus-Christ, qui incarne l'amour saint du Dieu sauveur.

Maintenir la prédication de la sainteté divine, c'est être fidèle à la Révélation biblique, et c'est en même temps sauvegarder au sein de notre piété la place nécessaire de l'adoration, de la crainte respectueuse, de l'humilité véritable. C'est en face de la sainteté divine que peut se développer le sentiment authentique du péché, qui implique, à côté de la conscience de la culpabilité, celle d'un funeste éloignement de Dieu. C'est pouvoir saisir en Jésus ce qui déborde les cadres des appréciations trop étroitement moralistes de sa personne, ce qui peut rendre raison de l'attitude des premiers croyants, vaincus par la certitude d'avoir perçu en lui et par lui l'appel définitif du Dieu saint. C'est enfin maintenir la prétention de la foi à transporter l'homme sur un plan de vie vraiment supérieur : celui où l'Esprit saint agit dans les âmes, y fait circuler la vie d'En-haut et les ouvre aux perspectives de la gloire éternelle.

II Sainteté de Jésus.

Les documents évangéliques nous permettent d'insister sur l'authenticité de la certitude des disciples : JESUS EST SAINT.

Ce jugement est en eux un JUGEMENT RELIGIEUX, fondé sur les réactions de leur conscience et de leur coeur en face du Christ.

L'ancienne apologétique a cru pouvoir démontrer la sainteté de Jésus en opposant des textes ou des arguments à ceux qui mettaient en doute la perfection de Jésus. (Doutes fondés sur les lacunes de sa biographie, sur ses prétendues manifestations de violence ou de dureté à l'égard des siens, sur le fait de son baptême, sur la parole : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? », etc.) En fait, la sainteté de Jésus ne se démontre pas. Et si elle pouvait être démontrée, elle ne serait encore que l'impeccabilité (anamartésie), la sainteté négative, exempte d'infractions à la loi morale, qui n'est qu'un des aspects de la sainteté religieuse.

La sainteté de Jésus est son absolue consécration au Père, grâce à laquelle il peut répondre jusqu'au bout à sa vocation de Révélateur et de Sauveur. Il convient pourtant de remarquer que la sainteté de Jésus, qui nous apparaît tout d'abord à travers l'impression qu'il a faite sur les âmes de ses disciples, nous est aussi indiquée par l'embarras de ses adversaires, qui cherchent en vain des armes contre lui, et par l'attitude de souveraine autorité que Jésus prend vis-à-vis de ses frères. Au « Qui de vous me convaincra de péché ? » du Christ johannique correspondent les déclarations inouïes du Christ s'arrogeant le droit de pardonner les péchés, d'accomplir, en la transformant, la loi de Moïse, d'inaugurer le Royaume de Dieu et de proclamer la chute de Satan. Il est celui qui pille la maison de l'homme fort (Satan) parce qu'il l'a tout d'abord personnellement vaincu et lié (Jn 8:46, Mr 2:5 et suivants, Mt 5:7-4 et suivant, Lu 10:9-18 11:21 et suivant, etc.).

C'est en Jésus que la notion du sacré et celle du bien trouvent leur synthèse vivante. Il est l'homme saint, par sa consécration entière, source de son amour et de son sacrifice, aussi bien que de sa victoire sur l'empire du mal. Il est la manifestation définitive du Dieu dont l'amour et la sainteté s'affirment solidairement jusque dans le drame du Calvaire. Le chrétien n'est pas autorisé à séparer la sainteté de l'amour. L'Évangile de la Croix fait également resplendir ces deux faces du Dieu vivant ; il apporte ainsi la réponse aux premières intuitions de l'humanité religieuse et à ce pressentiment du sacré, qui sert d'introduction à l'histoire de la communion de l'homme avec son Dieu.

CONSULTER. --F. Leenhardt, La notion de Sainteté dans l'A.T., Paris 1929. --Ad. Lods, Israël, Paris 1930. --R. Otto, Le Sacré (traduit de l'allemand), Paris 1929. --Sur la sainteté de Jésus, entre autres H. Bois, La personne et l'oeuvre de Jésus, Paris, 2 e éd., 1926. A. L.

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      Genèse 18

      27 Abraham reprit et dit : Voici donc que j’ai osé parler au Seigneur, moi qui ne suis que poussière et cendre.

      Genèse 21

      33 Abraham planta un tamaris à Beér-Chéba, et il invoqua le nom de l’Éternel, Dieu d’éternité.

      Exode 3

      1 Moïse faisait paître le troupeau de Jéthro, son beau-père, sacrificateur de Madian ; il mena le troupeau au-delà du désert et se rendit à la montagne de Dieu, à Horeb.
      2 L’Ange de l’Éternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d’un buisson. (Moïse) regarda, et voici que le buisson était tout en feu, mais que le buisson ne se consumait point.
      3 Moïse dit : Je vais faire un détour pour voir quel est ce spectacle extraordinaire, et pourquoi le buisson ne brûle pas.
      4 L’Éternel vit qu’il faisait un détour pour voir ; et Dieu l’appela de l’intérieur du buisson et dit : Moïse ! Moïse ! Il répondit : Me voici !
      5 (Dieu) dit : N’approche pas d’ici, ôte tes sandales de tes pieds, car l’endroit sur lequel tu te tiens est une terre sainte.
      6 Et il ajouta : C’est moi le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. Moïse se cacha le visage, car il craignait de diriger ses regards vers Dieu.
      7 L’Éternel dit : J’ai bien vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu son cri à cause de ses oppresseurs, car je connais ses douleurs.
      8 Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et pour le faire monter de ce pays dans un bon et vaste pays, dans un pays découlant de lait et de miel, dans la région (où habitent) les Cananéens, les Hittites, les Amoréens, les Phéréziens, les Héviens et les Yebousiens.
      9 Maintenant le cri des Israélites est venu jusqu’à moi, et j’ai vu l’oppression que leur font subir les Égyptiens.
      10 Maintenant, va, je t’envoie vers le Pharaon ; fais sortir d’Égypte mon peuple, les Israélites.
      11 Moïse dit à Dieu : Qui suis-je, pour aller vers le Pharaon et pour faire sortir d’Égypte les Israélites ?
      12 Dieu dit : Je suis avec toi ; et voici quel sera pour toi le signe que c’est moi qui t’envoie : quand tu auras fait sortir d’Égypte le peuple, vous rendrez un culte à Dieu sur cette montagne.
      13 Moïse dit à Dieu : J’irai donc vers les Israélites et je leur dirai : le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous. Mais, s’ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je ?
      14 Dieu dit à Moïse : Je suis celui qui suis. Et il ajouta : c’est ainsi que tu répondras aux Israélites : (Celui qui s’appelle) “ “Je suis”” m’a envoyé vers vous.
      15 Dieu dit encore à Moïse : Tu parleras ainsi aux Israélites : l’Éternel, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob m’a envoyé vers vous. Voilà mon nom pour l’éternité, voilà comment je veux être invoqué de générations en générations.
      16 Va, rassemble les anciens d’Israël et dis-leur : L’Éternel, le Dieu de vos pères, m’est apparu, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Il a dit : Je vous ai vraiment visités, (j’ai vu) ce qu’on vous fait en Égypte
      17 et j’ai dit : Je vous ferai monter de l’Égypte, où vous êtes dans la misère, vers le pays des Cananéens, des Hittites, des Amoréens, des Phéréziens, des Héviens et des Yebousiens, dans un pays découlant de lait et de miel.
      18 Ils écouteront ta voix, et tu iras, toi et les anciens d’Israël, auprès du roi d’Égypte, et vous lui direz : L’Éternel, le Dieu des Hébreux, est venu au-devant de nous. Maintenant, accorde nous de faire trois journées de marche dans le désert, pour offrir des sacrifices à l’Éternel, notre Dieu.
      19 Je sais que le roi d’Égypte ne vous permettra pas d’aller, pas même sous l’emprise d’une main puissante.
      20 J’étendrai ma main et je frapperai l’Égypte par toutes sortes de miracles que je ferai au milieu d’elle. Après quoi, il vous laissera partir.
      21 Je ferai en sorte que ce peuple obtienne la faveur des Égyptiens, et quand vous partirez, vous ne partirez pas (les mains) vides.
      22 Chaque femme demandera à sa voisine et à celle qui séjourne dans sa maison des objets d’argent, des objets d’or et des vêtements, que vous mettrez sur vos fils et vos filles, et vous enlèverez cela aux Égyptiens.

      Exode 13

      2 Consacre-moi tout premier-né, tant des hommes que des bêtes, tout aîné chez les Israélites ; il m’appartient.

      Exode 18

      1 Jéthro, sacrificateur de Madian beau-père de Moïse, apprit tout de ce que Dieu avait fait pour Moïse et pour Israël, son peuple : à savoir que l’Éternel avait fait sortir Israël d’Égypte.
      2 Jéthro, beau-père de Moïse, prit Séphora, femme de Moïse, qu’il avait laissé partir,
      3 ainsi que ses deux fils ; l’un se nommait Guerchôm, car il avait dit : Je suis un immigrant dans un pays étranger ;
      4 l’autre se nommait Éliézer, car il avait dit : Le Dieu de mon père (est venu) à mon secours et m’a délivré de l’épée du Pharaon.
      5 Jéthro, beau-père de Moïse, avec les fils et la femme de Moïse, vint vers lui au désert où il campait, à la montagne de Dieu.
      6 Il dit à Moïse : Moi, ton beau-père Jéthro, je viens vers toi, avec ta femme accompagnée de ses deux fils.
      7 Moïse sortit au-devant de son beau-père, se prosterna et l’embrassa. Ils s’informèrent réciproquement de leur santé, puis ils entrèrent sous la tente.
      8 Moïse raconta à son beau-père tout ce que l’Éternel avait fait au Pharaon et à l’Égypte à cause d’Israël, toutes les souffrances qui les avaient atteints en chemin et dont l’Éternel les avait délivrés.
      9 Jéthro se réjouit de tout le bien que l’Éternel avait fait à Israël, et de ce qu’il l’avait délivré de la main des Égyptiens.
      10 Et Jéthro dit : Béni soit l’Éternel qui vous a délivrés de la main des Égyptiens et de la main du Pharaon, qui a délivré le peuple du pouvoir des Égyptiens !
      11 Je reconnais maintenant que l’Éternel est plus grand que tous les dieux et cela, alors qu’on agissait délibérément contre Israël.
      12 Jéthro, beau-père de Moïse, prit un holocauste et des sacrifices (pour les offrir) à Dieu. Aaron et tous les anciens d’Israël vinrent participer au repas avec le beau-père de Moïse, en présence de Dieu.
      13 Le lendemain, Moïse siégea pour juger le peuple, et le peuple se tint devant Moïse depuis le matin jusqu’au soir.
      14 Le beau-père de Moïse vit tout ce qu’il faisait pour le peuple, et il dit : Que fais-tu là pour ce peuple ? Pourquoi sièges-tu seul, et tout le peuple se présente-t-il devant toi, depuis le matin jusqu’au soir ?
      15 Moïse répondit à son beau-père : C’est que le peuple vient à moi pour consulter Dieu.
      16 Quand ils ont quelque affaire, on vient devant moi ; je sers d’arbitre entre les deux parties et je fais connaître les prescriptions de Dieu et ses lois.
      17 Le beau-père de Moïse lui dit : Ce que tu fais n’est pas bien.
      18 Tu t’épuiseras toi-même, ainsi que ce peuple qui est avec toi ; car la tâche est trop lourde pour toi ; tu ne pourras pas l’exécuter toi seul.
      19 Maintenant écoute ma voix ; je vais te donner un conseil, et que Dieu soit avec toi ! Représente le peuple auprès de Dieu et porte toi-même les affaires devant Dieu.
      20 Explique-leur les prescriptions et les lois ; et fais-leur connaître le chemin qu’ils doivent suivre et l’œuvre qu’ils doivent faire.
      21 Discerne parmi tout le peuple des hommes de valeur, craignant Dieu, des hommes (attachés) à la vérité et qui haïssent le gain malhonnête ; établis- (les) sur eux comme chefs de mille, chefs de cent, chefs de cinquante et chefs de dix.
      22 Qu’ils jugent le peuple en tout temps ; qu’ils portent devant toi toute affaire importante, et qu’ils jugent eux-mêmes les affaires secondaires. Allège ta charge, et qu’ils la portent avec toi.
      23 Si tu fais cela, et que Dieu te donne des ordres, tu pourras tenir bon, et tout ce peuple parviendra en paix à destination.
      24 Moïse écouta la voix de son beau-père et fit tout ce qu’il avait dit.
      25 Moïse choisit des hommes de valeur parmi tout Israël et les établit à la tête du peuple, chefs de mille, chefs de cent, chefs de cinquante et chefs de dix.
      26 Ils jugeaient le peuple en tout temps ; ils portaient devant Moïse les affaires difficiles et jugeaient eux-mêmes toutes les affaires secondaires.
      27 Moïse laissa partir son beau-père, qui s’en alla dans son pays.

      Exode 19

      10 L’Éternel dit à Moïse : Va vers le peuple ; sanctifie-le aujourd’hui et demain ; qu’ils nettoient leurs vêtements.
      12 Tu fixeras au peuple des limites tout à l’entour en disant : Gardez-vous de monter sur la montagne, ou d’en toucher le bord. Quiconque touchera la montagne sera puni de mort.

      Exode 25

      8 Ils me feront un sanctuaire, et je demeurerai au milieu d’eux.

      Exode 28

      2 Tu feras à ton frère Aaron des vêtements sacrés pour (marquer) son rang et sa dignité.

      Lévitique 19

      2 Parle à toute la communauté des Israélites. Tu leur diras : Vous serez saints, car je suis saint, moi, l’Éternel, votre Dieu.
      23 Quand vous serez entrés dans le pays, et que vous y aurez planté toutes sortes d’arbres fruitiers, vous en regarderez les fruits comme incirconcis ; pendant trois ans, ils seront pour vous incirconcis ; on n’en mangera pas.

      Lévitique 22

      2 Parle à Aaron et à ses fils, afin qu’ils s’abstiennent des offrandes saintes qui me sont consacrées par les Israélites, et qu’ils ne profanent pas mon saint nom. Je suis l’Éternel.

      Lévitique 27

      28 Tout ce qu’un homme vouera à l’interdit pour l’Éternel, dans ce qui lui appartient, ne pourra ni se vendre, ni se racheter, que ce soit un être humain, du bétail, ou un champ de sa propriété ; tout ce qui sera voué à l’interdit sera entièrement consacré à l’Éternel.
      30 Toute dîme (des produits) de la terre, soit des semences de la terre, soit du fruit des arbres, appartient à l’Éternel ; c’est une chose consacrée à l’Éternel.

      Nombres 12

      5 L’Éternel descendit dans la colonne de nuée et se tint à l’entrée de la tente. Il appela Aaron et Miryam, qui s’avancèrent tous les deux.
      8 Je lui parle de vive voix, je (me) fais voir sans énigmes, et il contemple une représentation de l’Éternel. Pourquoi donc n’avez-vous pas craint de parler contre mon serviteur, contre Moïse ?

      Josué 24

      26 Josué écrivit ces choses dans le livre de la loi de Dieu. Il prit une grande pierre, qu’il dressa là sous le chêne qui était dans le sanctuaire de l’Éternel.

      Juges 6

      19 Gédéon alla préparer un chevreau et fit avec un épha de farine des pains sans levain. Il mit la chair dans une corbeille et le jus dans un pot, les lui apporta sous le térébinthe et les présenta.

      Juges 17

      3 Il rendit à sa mère les mille cent (sicles d’) argent ; et sa mère dit : Je veux consacrer de ma propre (main) cet argent à l’Éternel, afin d’en faire pour mon fils une statue et une image en métal fondu ; c’est ainsi que je te le rendrai.

      1 Samuel 21

      1 David se leva et s’en alla, et Jonathan rentra dans la ville.
      2 David se rendit à Nob, vers le sacrificateur Ahimélek, qui accourut en tremblant au-devant de lui et lui dit : Pourquoi es-tu seul et n’y a-t-il personne avec toi ?
      3 David répondit au sacrificateur Ahimélek : Le roi m’a donné un ordre et m’a dit : Que personne ne sache rien de l’affaire pour laquelle je t’envoie et de l’ordre que je t’ai donné. J’ai fait connaître tel et tel endroit (pour un rendez-vous) à mes jeunes gens.
      4 Maintenant qu’as-tu sous la main ? Donne-moi cinq pains ou ce qui se trouvera.
      5 Le sacrificateur répondit à David : Je n’ai pas de pain ordinaire sous la main, mais il y a du pain consacré, si du moins tes jeunes gens se sont abstenus de femmes !
      6 David répondit au sacrificateur : Toute femme nous est interdite comme auparavant quand je partais en guerre. Les armes de mes jeunes gens sont consacrées, et si c’est un acte profane, il sera du moins consacré aujourd’hui par les armes.
      7 Alors le sacrificateur lui donna du (pain) consacré, car il n’y avait là d’autre pain que du pain de proposition, qu’on retire de devant l’Éternel pour le remplacer par du pain chaud le jour où on le reprend.
      8 Là, ce même jour, un homme d’entre les serviteurs de Saül se trouvait retenu devant l’Éternel ; c’était un Édomite nommé Doëg, le plus important des bergers de Saül.
      9 David dit à Ahimélek : N’as-tu pas sous la main une lance ou une épée ? Car je n’ai pris avec moi ni mon épée ni mes armes, parce que l’affaire du roi était pressante.
      10 Le sacrificateur répondit : Voici l’épée du Philistin Goliath, que tu as tué dans la vallée de Éla ; elle est enveloppée dans un vêtement derrière l’éphod ; si tu veux la prendre, prends-la, car il n’y en a point d’autre ici. David dit : Il n’y en a point de pareille, donne-la moi.
      11 David se leva et prit la fuite le même jour devant Saül. Il arriva chez Akich, roi de Gath.
      12 Les serviteurs d’Akich lui dirent : N’est-ce pas là David, roi du pays ? N’est-ce pas celui pour qui l’on entonnait en dansant : Saül a frappé ses mille, – Et David ses dix mille.
      13 David prit à cœur ces paroles et il eut une grande crainte d’Akich, roi de Gath.
      14 Il contrefit l’insensé sous leurs yeux et fit des extravagances parmi eux ; il faisait des marques sur les battants des portes et laissait couler sa salive sur sa barbe.
      15 Akich dit à ses serviteurs : Vous voyez bien que cet homme est fou ; pourquoi me l’amenez-vous ?

      1 Samuel 22

      17 Et le roi dit aux coureurs qui se tenaient près de lui : Tournez-vous et mettez à mort les sacrificateurs de l’Éternel ; car eux aussi ils ont prêté la main à David, ils ont eu connaissance qu’il prenait la fuite et ne m’ont pas informé. Mais les serviteurs du roi ne voulurent pas étendre la main pour frapper les sacrificateurs de l’Éternel.

      Psaumes 15

      1 Psaume de David. Éternel ! qui séjournera dans ta tente ? Qui demeurera sur ta montagne sainte ?
      2 Celui qui marche dans l’intégrité, qui pratique la justice Et qui dit la vérité selon son cœur.
      3 Il ne calomnie pas de sa langue, Il ne fait pas de mal à son prochain Et ne jette pas le déshonneur sur ses proches.
      4 Il repousse celui qui est méprisable à ses yeux, Mais il honore ceux qui craignent l’Éternel ; Il ne se rétracte pas, s’il fait un serment à son préjudice.
      5 Il ne prête pas son argent à intérêt, Et il n’accepte pas de présent contre l’innocent. Celui qui agit ainsi ne chancellera jamais.

      Psaumes 24

      3 Qui montera à la montagne de l’Éternel ? Qui s’élèvera jusqu’à son lieu saint ?

      Psaumes 103

      1 De David. Mon âme, bénis l’Éternel ! Que tout en moi (bénisse) son saint nom !
      2 Mon âme, bénis l’Éternel, Et n’oublie aucun de ses bienfaits !
      3 C’est lui qui pardonne toutes tes fautes, Qui guérit toutes tes maladies,
      4 Qui rachète ta vie du gouffre, Qui te couronne de bienveillance et de compassion,
      5 Qui rassasie de biens ta vieillesse, Qui te fait rajeunir comme l’aigle.
      6 L’Éternel fait justice, Il fait droit à tous les opprimés.
      7 Il a fait connaître ses voies à Moïse, Ses hauts faits aux fils d’Israël.
      8 L’Éternel est compatissant et il fait grâce, Il est lent à la colère et riche en bienveillance ;
      9 Il ne conteste pas sans cesse, Il ne garde pas (sa colère) à toujours ;
      10 Il ne nous traite pas selon nos péchés Et ne nous rétribue pas selon nos fautes.
      11 Mais autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, Autant sa bienveillance est efficace pour ceux qui le craignent ;
      12 Autant l’orient est éloigné de l’occident, Autant il éloigne de nous nos offenses.
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