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SAINT, SAINTETE

Le concept « saint », ou « sacré », a été à l'origine religieux et cultuel avant de revêtir un sens directement moral. Est « saint » tout ce qui appartient au domaine de la divinité, et qui est par là même mis à part, séparé de l'ensemble du monde profane. Les objets sacrés, les êtres sacrés ont quelque chose d'intangible et de redoutable ; qui désire s'en approcher doit remplir certaines conditions, se soumettre à certaines démarches de purification.

I Sainteté de Dieu.

1.

La sainteté de Dieu exprime d'abord son caractère étrange, extraterrestre, effrayant ; et le lieu où il apparaît est à la fois le lieu saint (Moïse) et le lieu redoutable (Jacob à Béthel). La première réaction de la conscience en face de la sainteté divine est celle de l'effroi devant une Puissance radicalement distincte de toute puissance sensible. Il s'agit d'une crainte sacrée, d'un effroi religieux, qui n'est pas une manifestation, parmi d'autres, du sentiment de la peur, mais qui est un émoi sui generis, impliquant de la part de l'homme qui l'éprouve un pressentiment de l'absolu. C'est ce sentiment caractéristique du sacré que R. Otto étudie avec pénétration, en définissant son objet le mysterium tremendum et fascinorum. C'est devant la sainteté de Dieu que s'émeut Abraham au cours de sa prière répétée pour Sodome : « Voici, j'ai osé te parler, moi qui ne suis que poudre et cendre ! » (Ge 18:27). C'est elle qui apparaît dans le récit d'Ex 3, où Moïse est partagé entre l'attrait et la peur... : « Je vais m'approcher pour voir quelle est cette grande vision... N'approche pas, ôte tes souliers de tes pieds, car la terre sur laquelle tu te tiens est une terre sainte... »

En effet, le contact avec le sacré, tout effrayant qu'il soit à l'origine, est, par ailleurs, l'objet du désir religieux ; le sacré est capable de conférer force et vie.

2.

Tous LIEUX, CHOSES ET ETRES qui seront mis en relation directe avec Yahvé, avec ses révélations, avec son culte, vont participer de son caractère saint, comme si la sainteté se communiquait à la manière d'un fluide mystérieux. Consacrer ou sanctifier un objet, c'est le destiner à Dieu (Jug 17:3). Les vêtements d'Aaron sont sacrés (Ex 28:2), comme l'est le tabernacle (Ex 25:8). Le peuple doit être purifié afin d'être préparé au service de Dieu. Il se sanctifie en lavant ses vêtements (Ex 19:10) ; David s'abstient de rapports sexuels, ce qui lui permet de sanctifier l'acte profane qu'il commet en prenant pour apaiser sa faim des pains consacrés (1Sa 21). Les cieux sont saints, comme la demeure même de Dieu (De 26:15), mais tout lieu de la terre où l'Éternel s'est manifesté devient sacré (Ex 3:5) et par là même redoutable : « Que le peuple se garde de monter sur la montagne du Sinaï ou d'en toucher le bord » (Ex 19:12).

Tout ce qui est sacré est la propriété réservée de Dieu (Le 22:2). Et il y a un rapport certain entre l'idée du sacré et celle de l'interdit (voir ce mot) qui en est comme le correspondant négatif : « Tout ce qui sera dévoué par interdit sera entièrement consacré à l'Éternel » (Le 27:28). Dès l'époque mosaïque, une importance particulière est accordée à la personne sacrée, qualifiée pour offrir le sacrifice, et plus primitivement encore peut-être pour prononcer les oracles, recevoir les visions révélatrices, répondre au peuple qui vient consulter Dieu (Ex 18, No 12:5,8).

Mais l'idée mosaïque de la sainteté, voisine à bien des égards de la notion religieuse bien connue du « tabou », était déjà plus riche de vérité religieuse, plus ouverte à un enrichissement moral, de par le caractère volontaire et moral attribué dès Moïse au Dieu de l'alliance, au Dieu vivant personnel et fidèle.

3.

La moralisation de l'idée de sainteté caractérise la religion des prophètes. Mais il faut signaler, dès avant l'éveil du prophétisme, les transformations subies par la religion d'Israël lors de son INSTALLATION EN CANAAN. Au contact de la religion cananéenne des Baals, et de par l'influence des conditions nouvelles de la vie sédentaire, les lieux sacrés se multiplient. Le paganisme local sanctifiait soit les lieux où se manifestaient avec une force spéciale les puissances vitales créatrices : la source, l'arbre vert, soit les lieux où la divinité avait coutume de se révéler : les hauts-lieux (voir ce mot). Tout en combattant les idoles (dont certaines étaient apparentées au culte naturiste : 1' « Achéra », pieu sacré, substitué peut-être à l'arbre saint ; la « Matséba », pierre consacrée ; voir Colonne), la religion d'Israël, à une certaine époque, connaît aussi les hauts-lieux (1Ro 3:4), les sources et les arbres sacrés (1Ro 1:9, Ge 21:33, Jos 24:26, Jug 6:19).

Israël se crée sa géographie sacrée, établit souvent un rapport entre le caractère sacré d'une localité et les antiques traditions patriarcales. C'est sans doute aussi avec l'apprentissage de la vie sédentaire et agricole que se crée, à côté des traditions sur les lieux saints, la fixation des temps sacrés : non seulement le sabbat, qui est plus antique, mais les grandes fêtes (voir ce mot, et Temps), suivant les saisons et leurs labeurs. Nombre de choses reçoivent d'un ordre exprès de l'Éternel leur caractère sacré : les premiers-nés (Ex 13:2), les dîmes (Le 27:30), la récolte des fruits tous les quatre ans (Le 19:23). Les personnes sacrées sont aussi plus soigneusement définies ; prêtres (voir ce mot), lévites, sacrificateurs ont un caractère sacré, attaché à des conditions de sanctification rituelle, mais aussi à une certaine disposition du coeur. Car l'élément de l'obéissance dans la fidélité à la volonté révélée de l'Éternel n'est pas absent d'une piété dès longtemps dominée par la proclamation : « Soyez saints, car je suis saint ! » (Le 19:2).

Les serviteurs de David n'osent lever les mains pour frapper les sacrificateurs (1Sa 22:17). Si tout Israël a été consacré à Dieu (Jer 2:3), il est au sein du peuple des personnes qui peuvent se consacrer par une sanctification précisée et volontaire : les nazirs (voir Naziréen), les prophètes.

4.

De plus en plus s'affirmera la conviction que ce qui est inconciliable avec la consécration à Dieu, ce n'est pas seulement l'impureté rituelle (voir Pur et impur), le contact interdit (toucher l'arche), mais bien le péché moral. Ce progrès est accompli par la prédication des PROPHETES, dont la réforme deutéronomique tentera de garder le résultat pour la nation. Le prophétisme n'a vaincu que partiellement ; son pur spiritualisme a subi une adaptation, qui l'a ramené souvent dans les cadres d'un nouveau ritualisme et d'un légalisme périlleux pour la vraie notion de la sainteté intérieure. Mais les échos du pur prophétisme se rencontrent pourtant dans la piété d'Israël. Ainsi la réponse du Ps 15 à la question : « Qui demeurera sur la montagne sainte ? Celui qui marche dans l'intégrité, qui pratique la justice et qui dit la vérité selon son coeur ». (cf. Ps 24:3) Voir Prophète.

5.

Le grand prophète de la sainteté de Dieu est ÉSAÏE. Le « Saint d'Israël » devient pour lui un des titres habituels de Yahvé. Certains auteurs ont dégagé dans le récit de la vocation d'Ésaïe (ch. 6) une notion esthétique de la sainteté divine en soulignant sa parenté avec la notion de la gloire de l'Éternel ! Mais il serait injuste de méconnaître, au profit de cet élément esthétique, le caractère moral de la pensée d'Ésaïe. La gloire est le rayonnement de la sainteté, comme la beauté est celui de la santé. Mais Ésaïe éprouve le caractère d'exigence morale du Dieu saint, en face de qui l'homme est prosterné dans l'humilité, plongé dans la détresse, vaincu par le sentiment de son indignité : « Malheur à moi ! » Le « Dieu saint sera sanctifié par la justice », dit Ésaïe (Esa 5:16). Si Dieu inspire la sécurité à ceux qui se confient pleinement en lui, il demeure la flamme qui consume et dévore (Esa 10:17), l'ennemi impitoyable du péché ! Et il y a péché non seulement là où il y a immoralité et débauche, mais partout où il y a orgueil, cupidité, confiance dans les grandeurs humaines (Esa 2:6 4:4). La condamnation du péché est le corollaire impérieux de la proclamation du Dieu saint. Les méchants méprisent le Saint d'Israël (Esa 1:4 5:24), mais le prophète espère voir renaître après les punitions prochaines un reste saint, une sainte postérité (Esa 4:3 6:13).

6.

La disposition intime de Dieu, qui le constitue saint, l'invite à ne rien faire qui soit contraire à sa dignité ; il sera fidèle à la justice révélée par sa loi et ses promesses. Là est la source de la consolation du croyant, qui salue dans le Saint d'Israël un DIEU-SAUVEUR (Esa 43:3 57:15). C'est le second Ésaïe qui s'exprime ainsi et qui voit l'Éternel découvrant le bras de sa sainteté aux yeux de toutes les nations. La sainteté divine, moralement saisie à travers ses jugements, demeure une grandeur plus qu'humaine. « Celui qui habite dans la sainteté veut être avec l'homme contrit et humilié, et ne veut ni contester à toujours, ni garder une éternelle colère » (Esa 57:15). « Je n'agirai pas selon mon ardente colère, je renonce à détruire Éphraïm : car je suis Dieu et non pas un homme, je suis le Saint au milieu de toi ; je n'agirai pas avec colère » (Os 11:9). Ce passage caractéristique montre que la sainteté de Dieu, parce qu'élevée au-dessus des normes humaines courantes de rétribution et de vengeance, peut être une source de miséricorde et de pardon ; après la terreur primitive devant le Dieu mystérieux, après la peur du Dieu dont les yeux sont trop purs pour voir le mal (Hab 1:13), voici le respect devant la perfection morale d'un vouloir divin qui se situe au delà de toute justice humaine. La colère divine est un aspect de la réponse du Dieu saint et vivant à l'infidélité de son peuple (voir Colère), mais elle n'est pas son dernier mot : ce n'est pas en elle qu'est révélée toute la sainteté du Dieu d'Israël.

7.

Lorsque Jésus est venu, la notion de la sainteté de Dieu s'était développée dans le JUDAÏSME en une direction peut-être plus métaphysique que morale. Certes, il y avait quelque chose de religieux dans une magnification de Dieu qui soulignait sa sublimité et qui empêchait les fidèles d'oser même prononcer le tétragramme sacré (voir Dieu [les noms de], 4). L'inaccessible sublimité de l'Éternel l'élève au-dessus de tout reproche, sa transcendance commande l'adoration (Ps qq 5). Mais d'autre part la piété exige la proximité de l'objet religieux ; l'intimité de la relation religieuse risque d'être compromise par une pensée qui ne grandit Dieu qu'en l'éloignant ; les âmes cherchent alors un substitut à la présence du Dieu vivant, dans la divinisation des puissances célestes dérivées : les anges, la Loi, la sagesse (voir ces mots). La crainte respectueuse d'un Dieu très saint mais très lointain peut exister en dehors d'un sentiment personnel et intime du péché.

8.

La PREDICATION DE JESUS insiste sur l'amour du Dieu Père, amour qui domine la justice, mais qui est bien loin de s'opposer en quoi que ce soit à l'affirmation de la sainteté. N'oublions pas que Jésus parle à un peuple qui n'a pas besoin qu'on le persuade de la sainteté de la personne divine. Le Dieu de la bonté demeure dans l'Évangile le Dieu redoutable, qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne ; il demeure surtout le Dieu moralement exigeant, qui appelle ses enfants à la perfection (Mt 5:48). L'élément du « sacré » n'est pas absent du N.T. ; il apparaît avec toute sa force dans la doctrine du Saint-Esprit, opposé à l'esprit du monde (1Co 2:12), dans la notion du peuple saint que Dieu veut se constituer. Les prophètes avaient déjà parlé de l'intention de Dieu de faire reconnaître sa sainteté et en Israël et dans le monde (Eze 39:7) ; Jésus accomplit son oeuvre afin que soit sanctifié le nom de Dieu et afin que ses disciples soient sanctifiés (voir Sanctification).

Mais la sainteté divine, désormais saisie sous l'angle purement spirituel, se manifeste avant tout dans la volonté du Dieu-Sauveur. Par l'oeuvre salvatrice de Jésus, la volonté divine va introduire l'homme dans le monde de la vraie sainteté en triomphant de sa volonté égoïste et pervertie.

9.

Il nous faut bien noter ici que la sainteté de Dieu n'a pas été simplement prêchée par le Christ : elle a été MANIFESTEE EN CHRIST. En face de lui s'est affirmé dans les consciences des premiers témoins le sentiment de la présence du sacré. C'est ce sentiment qui dicte le cri de Pierre : « Arrière de moi ! Car je suis un homme pécheur ! » le trouble du centenier de Capernaüm, les aveux des démoniaques, la confession de Pierre : « Tu es le Saint de Dieu ! » (Lu 5:8 7:6 et suivant, Mr 1:24 5:7, Jn 6:69). Saisis par le rayonnement de sa personne, les disciples, et nombre de ceux qui le rencontrent, le considèrent spontanément comme celui qui appartient au monde de Dieu, comme le héros sacré. Rayonnement d'une sainteté qui exprime la perfection d'une conscience pure, sans doute, mais aussi la sublimité d'une grandeur spirituelle transcendante au monde quant à sa source et à son origine ; une manifestation sans précédent de la sainteté de Dieu ! De là, la possibilité pour Jésus de participer à la gloire divine, dès sa résurrection, et, d'après saint Jean, dès sa carrière terrestre (Jn 1:14 2:11).

10.

Nous pouvons retenir QUATRE SIGNIFICATIONS de la sainteté de Dieu, qui s'appellent et se complètent mutuellement :

Le Dieu saint est le Dieu majesté ; le Dieu insondable, incompréhensible ; qui n'est pas inconnaissable pour la foi, mais qui garde en lui du mystère, de l'ineffable.

Le Dieu saint est le Dieu séparé de tout ce qui n'est pas lui, le Dieu au-dessus du monde, qui correspond à ce que les philosophes appellent : l'inconditionné et l'absolu ; la réalité suprêmement existante, en face de laquelle l'homme éprouve son propre néant.

La sainteté de Dieu désigne encore ce qui est en Dieu le principe de l'affirmation de soi-même. Séparé du terrestre, Dieu s'oppose à l'impur et à l'imparfait, comme l'Etre pur et parfait. La perfection morale est en Dieu l'aspect à nous accessible d'une grandeur dont les bornes nous échappent radicalement. Dieu se veut lui-même en voulant le bien (voir ce mot), de par une nécessité intime qui est la réalisation de sa liberté souveraine.

Enfin, la sainteté de Dieu exprime son attitude active vis-à-vis du péché. C'est dans la conscience de notre misère que nous sommes mis en contact avec la sainteté divine, dont la révélation, en retour, intensifie notre détresse (Esa 6). La sainteté de Dieu n'est pas un attribut purement immanent du Très-Haut, auquel cas nous n'en aurions qu'un vague pressentiment, et non une notion précise. Par sa sainteté, Dieu exprime à l'extérieur de lui-même la perfection de sa volonté. Et il le fait en une triple démarche :

(a) Dans la conscience : Dieu est l'auteur éternel de la loi morale absolue.

(b) Dans l'histoire : Dieu y manifeste sa sainteté active sous les modes de la justice et de la grâce ; il travaille à l'éducation de ses enfants, appelés à la sainteté. C'est la foi dans cette sainteté divine active qui est l'appui de la confiance religieuse et qui nous invite à bénir son saint nom (Ps 103, cf. Jn 17:11 : « Père saint ! Garde-les en ton nom ! »).

(c) En Jésus-Christ, qui incarne l'amour saint du Dieu sauveur.

Maintenir la prédication de la sainteté divine, c'est être fidèle à la Révélation biblique, et c'est en même temps sauvegarder au sein de notre piété la place nécessaire de l'adoration, de la crainte respectueuse, de l'humilité véritable. C'est en face de la sainteté divine que peut se développer le sentiment authentique du péché, qui implique, à côté de la conscience de la culpabilité, celle d'un funeste éloignement de Dieu. C'est pouvoir saisir en Jésus ce qui déborde les cadres des appréciations trop étroitement moralistes de sa personne, ce qui peut rendre raison de l'attitude des premiers croyants, vaincus par la certitude d'avoir perçu en lui et par lui l'appel définitif du Dieu saint. C'est enfin maintenir la prétention de la foi à transporter l'homme sur un plan de vie vraiment supérieur : celui où l'Esprit saint agit dans les âmes, y fait circuler la vie d'En-haut et les ouvre aux perspectives de la gloire éternelle.

II Sainteté de Jésus.

Les documents évangéliques nous permettent d'insister sur l'authenticité de la certitude des disciples : JESUS EST SAINT.

Ce jugement est en eux un JUGEMENT RELIGIEUX, fondé sur les réactions de leur conscience et de leur coeur en face du Christ.

L'ancienne apologétique a cru pouvoir démontrer la sainteté de Jésus en opposant des textes ou des arguments à ceux qui mettaient en doute la perfection de Jésus. (Doutes fondés sur les lacunes de sa biographie, sur ses prétendues manifestations de violence ou de dureté à l'égard des siens, sur le fait de son baptême, sur la parole : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? », etc.) En fait, la sainteté de Jésus ne se démontre pas. Et si elle pouvait être démontrée, elle ne serait encore que l'impeccabilité (anamartésie), la sainteté négative, exempte d'infractions à la loi morale, qui n'est qu'un des aspects de la sainteté religieuse.

La sainteté de Jésus est son absolue consécration au Père, grâce à laquelle il peut répondre jusqu'au bout à sa vocation de Révélateur et de Sauveur. Il convient pourtant de remarquer que la sainteté de Jésus, qui nous apparaît tout d'abord à travers l'impression qu'il a faite sur les âmes de ses disciples, nous est aussi indiquée par l'embarras de ses adversaires, qui cherchent en vain des armes contre lui, et par l'attitude de souveraine autorité que Jésus prend vis-à-vis de ses frères. Au « Qui de vous me convaincra de péché ? » du Christ johannique correspondent les déclarations inouïes du Christ s'arrogeant le droit de pardonner les péchés, d'accomplir, en la transformant, la loi de Moïse, d'inaugurer le Royaume de Dieu et de proclamer la chute de Satan. Il est celui qui pille la maison de l'homme fort (Satan) parce qu'il l'a tout d'abord personnellement vaincu et lié (Jn 8:46, Mr 2:5 et suivants, Mt 5:7-4 et suivant, Lu 10:9-18 11:21 et suivant, etc.).

C'est en Jésus que la notion du sacré et celle du bien trouvent leur synthèse vivante. Il est l'homme saint, par sa consécration entière, source de son amour et de son sacrifice, aussi bien que de sa victoire sur l'empire du mal. Il est la manifestation définitive du Dieu dont l'amour et la sainteté s'affirment solidairement jusque dans le drame du Calvaire. Le chrétien n'est pas autorisé à séparer la sainteté de l'amour. L'Évangile de la Croix fait également resplendir ces deux faces du Dieu vivant ; il apporte ainsi la réponse aux premières intuitions de l'humanité religieuse et à ce pressentiment du sacré, qui sert d'introduction à l'histoire de la communion de l'homme avec son Dieu.

CONSULTER. --F. Leenhardt, La notion de Sainteté dans l'A.T., Paris 1929. --Ad. Lods, Israël, Paris 1930. --R. Otto, Le Sacré (traduit de l'allemand), Paris 1929. --Sur la sainteté de Jésus, entre autres H. Bois, La personne et l'oeuvre de Jésus, Paris, 2 e éd., 1926. A. L.

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      Genèse 18

      27 Et Abraham répondit et dit : Voici, je te prie, j'ai osé parler au Seigneur, moi qui suis poussière et cendre.

      Genèse 21

      33 Et Abraham planta un tamarisc à Beër-Shéba ; et là il invoqua le nom de l'Éternel, le Dieu d'éternité.

      Exode 3

      1 Et Moïse faisait paître le bétail de Jéthro, son beau-père, sacrificateur de Madian. Et il mena le troupeau derrière le désert, et il vint à la montagne de Dieu, à Horeb.
      2 Et l'Ange de l'Éternel lui apparut dans une flamme de feu, du milieu d'un buisson à épines ; et il regarda, et voici, le buisson était tout ardent de feu, et le buisson n'était pas consumé.
      3 Et Moïse dit : Je me détournerai, et je verrai cette grande vision, pourquoi le buisson ne se consume pas.
      4 Et l'Éternel vit qu'il se détournait pour voir ; et Dieu l'appela du milieu du buisson, et dit : Moïse ! Moïse ! Et il dit : Me voici.
      5 Et il dit : N'approche pas d'ici ; ôte tes sandales de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte.
      6 Et il dit : Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob. Et Moïse cacha son visage, car il craignait de regarder vers Dieu.
      7 Et l'Éternel dit : J'ai vu, j'ai vu l'affliction de mon peuple qui est en Égypte, et j'ai entendu le cri qu'il a jeté à cause de ses exacteurs ; car je connais ses douleurs.
      8 Et je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens, et pour le faire monter de ce pays-là dans un pays bon et spacieux, dans un pays ruisselant de lait et de miel, dans le lieu d'habitation du Cananéen, et du Héthien, et de l'Amoréen, et du Phérézien, et du Hévien, et du Jébusien.
      9 Et maintenant, voici, le cri des fils d'Israël est venu jusqu'à moi ; et j'ai aussi vu l'oppression dont les Égyptiens les oppriment.
      10 Et maintenant, viens, et je t'enverrai vers le Pharaon, et tu feras sortir hors d'Égypte mon peuple, les fils d'Israël.
      11 Et Moïse dit à Dieu : Qui suis-je, moi, pour que j'aille vers le Pharaon, et pour que je fasse sortir hors d'Égypte les fils d'Israël ?
      12 Et il dit : Parce que je serai avec toi ; et ceci te sera le signe que c'est moi qui t'ai envoyé : lorsque tu auras fait sortir le peuple hors d'Égypte, vous servirez Dieu sur cette montagne.
      13 Et Moïse dit à Dieu : Voici, quand je viendrai vers les fils d'Israël, et que je leur dirai : Le Dieu de vos pères m'a envoyé vers vous, et qu'ils me diront : Quel est son nom ? que leur dirai-je ?
      14 Et Dieu dit à Moïse : JE SUIS CELUI QUI SUIS. Et il dit : Tu diras ainsi aux fils d'Israël : JE SUIS m'a envoyé vers vous.
      15 Et Dieu dit encore à Moïse : Tu diras ainsi aux fils d'Israël : l'Éternel, le Dieu de vos pères, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob, m'a envoyé vers vous : c'est là mon nom éternellement, et c'est là mon mémorial de génération en génération.
      16 Va, et assemble les anciens d'Israël, et dis-leur : L'Éternel, le Dieu de vos pères, m'est apparu, le Dieu d'Abraham, d'Isaac, et de Jacob, disant : Certainement je vous ai visités, et j'ai vu ce qu'on vous fait en Égypte ;
      17 et j'ai dit : Je vous ferai monter hors de l'affliction de l'Égypte, dans le pays du Cananéen, et du Héthien, et de l'Amoréen, et du Phérézien, et du Hévien, et du Jébusien, dans un pays ruisselant de lait et de miel.
      18 Et ils écouteront ta voix, et tu entreras, toi et les anciens d'Israël, vers le roi d'Égypte, et vous lui direz : L'Éternel, le Dieu des Hébreux, s'est rencontré avec nous ; et maintenant, nous te prions, laisse-nous aller le chemin de trois jours dans le désert, afin que nous sacrifions à l'Éternel, notre Dieu.
      19 Et je sais que le roi d'Égypte ne vous permettra pas de vous en aller, pas même contraint par main forte.
      20 Et j'étendrai ma main, et je frapperai l'Égypte par toutes mes merveilles que je ferai au milieu d'elle ; et après cela il vous renverra.
      21 Et je ferai trouver faveur à ce peuple aux yeux des Égyptiens, et il arrivera que, quand vous vous en irez, vous ne vous en irez pas à vide ;
      22 et une femme demandera à sa voisine, et à celle qui séjourne dans sa maison, des objets d'argent, et des objets d'or, et des vêtements, et vous les mettrez sur vos fils et sur vos filles ; et vous dépouillerez les Égyptiens.

      Exode 13

      2 Sanctifie-moi tout premier-né, tout ce qui ouvre la matrice parmi les fils d'Israël, tant des hommes que des bêtes ; il est à moi.

      Exode 18

      1 Et Jéthro, sacrificateur de Madian, beau-père de Moïse, apprit tout ce que Dieu avait fait à Moïse et à Israël, son peuple, -que l'Éternel avait fait sortir Israël d'Égypte ;
      2 et Jéthro, beau-père de Moïse, prit Séphora, la femme de Moïse, après que celui-ci l'eut renvoyée,
      3 et ses deux fils, dont l'un s'appelait Guershom, car il avait dit : J'ai séjourné dans un pays étranger ;
      4 et l'autre Éliézer : Car le Dieu de mon père m'a été en aide, et m'a délivré de l'épée du Pharaon.
      5 Et Jéthro, beau-père de Moïse, vint, avec les fils et la femme de Moïse, vers celui-ci, au désert où il était campé, à la montagne de Dieu ;
      6 et il fit dire à Moïse : Moi, ton beau-père Jéthro, je suis venu vers toi, et ta femme, et ses deux fils avec elle.
      7 Et Moïse sortit à la rencontre de son beau-père, et se prosterna et le baisa ; et ils s'enquirent l'un de l'autre touchant leur bien-être, et entrèrent dans la tente.
      8 Et Moïse raconta à son beau-père tout ce que l'Éternel avait fait au Pharaon et à l'Égypte à cause d'Israël, toute la fatigue qui les avait atteints en chemin, et comment l'Éternel les avait délivrés.
      9 Et Jéthro se réjouit de tout le bien que l'Éternel avait fait à Israël, en ce qu'il l'avait délivré de la main des Égyptiens.
      10 Et Jéthro dit : Béni soit l'Éternel, qui vous a délivrés de la main des Égyptiens et de la main du Pharaon, -qui a délivré le peuple de dessous la main des Égyptiens !
      11 Maintenant je connais que l'Éternel est plus grand que tous les dieux ; car en cela même en quoi ils ont agi présomptueusement, il a été au-dessus d'eux.
      12 Et Jéthro, beau-père de Moïse, prit un holocauste et des sacrifices pour Dieu ; et Aaron et tous les anciens d'Israël vinrent pour manger le pain avec le beau-père de Moïse, en la présence de Dieu.
      13 Et il arriva, le lendemain, que Moïse s'assit pour juger le peuple ; et le peuple se tint auprès de Moïse depuis le matin jusqu'au soir ;
      14 et le beau-père de Moïse vit tout ce qu'il faisait avec le peuple, et il dit : Que fais-tu là avec le peuple ? Pourquoi es-tu assis seul, et tout le peuple se tient auprès de toi depuis le matin jusqu'au soir ?
      15 Et Moïse dit à son beau-père : C'est que le peuple vient à moi pour consulter Dieu.
      16 Quand ils ont quelque affaire, on vient à moi, et je juge entre l'un et l'autre, et je leur fais connaître les statuts de Dieu et ses lois.
      17 Et le beau-père de Moïse lui dit : Ce que tu fais n'est pas bon.
      18 Tu t'épuiseras certainement, toi et ce peuple qui est avec toi, car la chose est trop lourde pour toi ; tu ne peux la faire toi seul.
      19 Maintenant, écoute ma voix, je te conseillerai, et Dieu sera avec toi. Sois pour le peuple auprès de Dieu, et rapporte les affaires à Dieu ;
      20 et enseigne-leur les statuts et les lois, et fais-leur connaître la voie dans laquelle ils doivent marcher, et l'oeuvre qu'ils ont à faire.
      21 Et choisis d'entre tout le peuple des hommes capables, craignant Dieu, des hommes de vérité, haïssant le gain déshonnête, et établis-les sur eux, chefs de milliers, chefs de centaines, chefs de cinquantaines, et chefs de dizaines ;
      22 et qu'ils jugent le peuple en tout temps : et il arrivera qu'ils porteront devant toi toutes les grandes affaires, et toutes les petites affaires ils les jugeront eux-mêmes. Tu allégeras ce qui pèse sur toi ; ils le porteront avec toi.
      23 Si tu fais cela, et que Dieu te le commande, tu pourras subsister, et tout ce peuple aussi arrivera en paix en son lieu.
      24 Et Moïse écouta la voix de son beau-père, et fit tout ce qu'il avait dit.
      25 Et Moïse choisit d'entre tout Israël des hommes capables, et les établit chefs sur le peuple, chefs de milliers, chefs de centaines, chefs de cinquantaines, et chefs de dizaines ;
      26 et ils jugèrent le peuple en tout temps : ils portaient devant Moïse les affaires difficiles, et toutes les petites affaires ils les jugeaient eux-mêmes.
      27 Moïse laissa partir son beau-père, et il s'en alla dans son pays.

      Exode 19

      10 Et l'Éternel dit à Moïse : Va vers le peuple, et sanctifie-les, aujourd'hui et demain, et qu'ils lavent leurs vêtements ;
      12 Et tu mettras des bornes pour le peuple, à l'entour, disant : Donnez-vous garde de monter sur la montagne et d'en toucher l'extrémité. Quiconque touchera la montagne sera certainement mis à mort :

      Exode 25

      8 Et ils feront pour moi un sanctuaire, et j'habiterai au milieu d'eux.

      Exode 28

      2 Et tu feras de saints vêtements à Aaron, ton frère, pour gloire et pour ornement.

      Lévitique 19

      2 Parle à toute l'assemblée des fils d'Israël, et dis-leur : Vous serez saints, car moi, l'Éternel votre Dieu, je suis saint.
      23 Et quand vous serez entrés dans le pays, et que vous y aurez planté toute sorte d'arbres dont on mange, vous en regardez le fruit comme incirconcis ; il sera incirconcis pour vous pendant trois ans : on n'en mangera point.

      Lévitique 22

      2 Parle à Aaron et à ses fils, afin qu'ils se séparent des choses saintes des fils d'Israël, et qu'ils ne profanent pas mon saint nom dans les choses que ceux-ci me sanctifient. Moi, je suis l'Éternel.

      Lévitique 27

      28 Seulement, aucune chose vouée que quelqu'un aura vouée à l'Éternel, de tout ce qu'il a, soit homme, ou bête, ou champ de sa possession, ne se vendra ni ne se rachètera : toute chose vouée sera très-sainte, consacrée à l'Éternel.
      30 Et toute dîme de la terre, de la semence de la terre, du fruit des arbres, est à l'Éternel : c'est une chose sainte consacrée à l'Éternel.

      Nombres 12

      5 Et l'Éternel descendit dans la colonne de nuée, et se tint à l'entrée de la tente ; et il appela Aaron et Marie, et ils sortirent eux deux.
      8 je parle avec lui bouche à bouche, et en me révélant clairement, et non en énigmes ; et il voit la ressemblance de l'Éternel. Et pourquoi n'avez-vous pas craint de parler contre mon serviteur, contre Moïse ?

      Josué 24

      26 Et Josué écrivit ces paroles dans le livre de la loi de Dieu. Et il prit une grande pierre, et la dressa là sous le chêne qui était auprès du sanctuaire de l'Éternel ;

      Juges 6

      19 Et Gédéon entra, et apprêta un chevreau et des pains sans levain d'un épha de farine ; il mit la chair dans un panier et mit le bouillon dans un pot, et les lui apporta sous le térébinthe, et les présenta.

      Juges 17

      3 Et il rendit à sa mère les onze cents pièces d'argent ; et sa mère dit : J'avais consacré de ma main l'argent à l'Éternel pour mon fils, afin d'en faire une image taillée, et une image de fonte ; et maintenant, je te le rends.

      1 Samuel 21

      1 Et David vint à Nob, auprès d'Akhimélec, le sacrificateur ; et Akhimélec trembla en rencontrant David, et lui dit : Pourquoi es-tu seul et n'y a-t-il personne avec toi ?
      2 Et David dit à Akhimélec, le sacrificateur : Le roi m'a commandé quelque chose, et m'a dit : Que personne ne sache rien de l'affaire pour laquelle je t'envoie, ni de ce que je t'ai commandé. Et j'ai indiqué à mes jeunes hommes un certain lieu.
      3 Et maintenant, qu'as-tu sous la main ? Donne-moi dans la main cinq pains, ou ce qui se trouvera.
      4 Et le sacrificateur répondit à David, et dit : Je n'ai point sous la main de pain commun, il n'y a que du pain sacré ; si seulement les jeunes hommes se sont gardés des femmes !
      5 Et David répondit au sacrificateur, et lui dit : Oui, nous avons été privés des femmes depuis deux ou trois jours que je suis sorti, et les vases de mes jeunes hommes sont saints ; et le pain est en quelque sorte commun, vu qu'on en consacre de nouveau dans les vases aujourd'hui.
      6 Et le sacrificateur lui donna du pain sacré, car il n'y avait point là d'autre pain que le pain de proposition qui avait été ôté de devant l'Éternel pour remettre du pain chaud le jour où on levait l'autre.
      7 Et il y avait là un homme d'entre les serviteurs de Saül, retenu ce jour-là devant l'Éternel, et son nom était Doëg, l'Édomite ; il était le chef des bergers de Saül.
      8 Et David dit à Akhimélec : N'as-tu pas ici sous la main une lance ou une épée ? car je n'ai pris dans ma main ni mon épée ni mes armes, parce que l'affaire du roi était pressante.
      9 Et le sacrificateur dit : L'épée de Goliath, le Philistin que tu as frappé dans la vallée d'Éla, la voilà, enveloppée dans un manteau derrière l'éphod : si tu veux la prendre, prends-la ; car il n'y en a point d'autre ici que celle-là. Et David dit : Il n'y en a point de pareille ; donne-la-moi.
      10 Et David se leva et s'enfuit ce jour-là de devant Saül, et vint vers Akish, roi de Gath.
      11 Et les serviteurs d'Akish lui dirent : N'est-ce pas là David, le roi du pays ? N'est-ce pas au sujet de celui-ci qu'on s'entre-répondait dans les danses, en disant : Saül a frappé ses mille et David ses dix mille ?
      12 Et David prit à coeur ces paroles, et il eut très-peur d'Akish, roi de Gath.
      13 Et il se contrefit devant eux, et fit l'insensé entre leurs mains ; il marquait les battants de la porte, et laissait couler sa salive sur sa barbe.
      14 Et Akish dit à ses serviteurs : Voici, vous voyez que cet homme est fou. Pourquoi me l'avez-vous amené ?
      15 Manqué-je de fous, moi, que vous m'ayez amené celui-ci pour faire le fou devant moi ? Celui-ci entrerait-il dans ma maison ?

      1 Samuel 22

      17 Et le roi dit aux coureurs qui se tenaient auprès de lui : Tournez-vous, et mettez à mort les sacrificateurs de l'Éternel, parce que leur main aussi est avec David, et parce qu'il ont bien su qu'il s'enfuyait, et qu'ils ne m'en ont point averti. Et les serviteurs du roi ne voulurent pas étendre leurs mains pour se jeter sur les sacrificateurs de l'Éternel.

      Psaumes 15

      1 Éternel, qui séjournera dans ta tente ? qui demeurera en ta montagne sainte ?
      2 Celui qui marche dans l'intégrité, et qui fait ce qui est juste, et qui parle la vérité de son coeur ;
      3 Qui ne médit pas de sa langue ; qui ne fait pas de mal à son compagnon, et qui ne fait pas venir l'opprobre sur son prochain ;
      4 Aux yeux duquel l'homme vil est méprisable, mais qui honore ceux qui craignent l'Éternel ; qui jure à son détriment, et ne change pas ;
      5 Qui ne donne pas son argent à intérêt, et qui ne prend pas de présent contre l'innocent. Celui qui fait ces choses ne sera jamais ébranlé.

      Psaumes 24

      3 Qui est-ce qui montera en la montagne de l'Éternel ? et qui se tiendra dans le lieu de sa sainteté ?

      Psaumes 103

      1 Mon âme, bénis l'Éternel ! Et que tout ce qui est au dedans de moi, bénisse son saint nom !
      2 Mon âme, bénis l'Éternel, et n'oublie aucun de ses bienfaits.
      3 C'est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes infirmités,
      4 rachète ta vie de la fosse, qui te couronne de bonté et de compassions,
      5 Qui rassasie de biens ta vieillesse ; ta jeunesse se renouvelle comme celle le l'aigle.
      6 L'Éternel fait justice et droit à tous les opprimés.
      7 Il a fait connaître ses voies à Moïse, ses actes aux fils d'Israël.
      8 L'Éternel est miséricordieux, et plein de grâce, lent à la colère et d'une grande bonté.
      9 Il ne contestera pas à jamais, et il ne garde pas sa colère à toujours.
      10 Il ne nous a pas fait selon nos péchés, et ne nous a pas rendu selon nos iniquités.
      11 Car comme les cieux sont élevés au-dessus de la terre, sa bonté est grande envers ceux qui le craignent.
      12 Autant l'orient est loin de l'occident, autant il a éloigné de nous nos transgressions.
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