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SAMARITAIN

Les Samaritains étaient les descendants des colons (originaires de Babylone, Cutha, Ava, Hamath, Sépharvaïm) qu'avait amenés le roi d'Assyrie Sargon II dans les villes de Samarie (2Ro 17:24), afin de remplacer les Israélites qu'il avait déportés à Chalah (2Ro 17:6).

On connaît leurs malheurs jusqu'au jour où un prêtre, d'entre les captifs, fut rapatrié, pour leur « enseigner la manière de servir le dieu du pays » (2Ro 17:27). Il en résulta un syncrétisme religieux assez spécial. D'autres colons arrivèrent encore sous Assarhaddon (681-668) et sous Assourbanipal, (668-626 ; Esd 4:2,10) qui, tout en offrant des sacrifices au dieu d'Israël, n'en oublièrent pas tout à fait les leurs (2Ro 17:29 et suivant).

Au retour de l'exil, les Juifs de Jérusalem, décidés à reconstruire leur temple, reçurent une délégation de Samaritains, venus offrir leur collaboration (Esd 4:1 et suivants). Repoussés, les Samaritains en conçurent un vif dépit, d'autant plus qu'ils ne réussirent qu'à interrompre les travaux, qui furent repris et menés jusqu'au bout. Dans la sixième année du règne de Darius (516-515), le temple était reconstruit. Les Samaritains n'empêchèrent pas non plus Néhémie de relever les murs de Jérusalem, malgré leur attitude particulièrement hostile (Ne 4-6).

Ecartés de Jérusalem, ils bâtirent un temple sur le mont Garizim, en rivalité de plus en plus ouverte avec celui de Sion. Jean Hyrcan détruisit ce sanctuaire quand, en 129 av. J. -C, il conquit la Samarie.

L'hostilité méprisante entre Juifs et Samaritains, qui inspire Sir 50:25 et suivant (texte probablement du début du II° siècle), était toujours vive à l'époque de Jésus (Lu 9:53, Jn 4:9 8:48). Les Galiléens se rendant en Judée faisaient habituellement le détour par la Pérée (voir ce mot). Jésus traversa pourtant deux fois la Samarie (Lu 9:52, Jn 4:4 et suivants). Si, pour les Juifs, les Samaritains étaient des « étrangers », ceux-ci, individuellement, avaient cependant quelques qualités : la foi messianique (Jn 4:25 29 39-42) la reconnaissance (Lu 17:18), le dévouement et la pitié (Lu 10:30-37). Il fallait de la part de Jésus un certain courage pour oser ainsi souligner ce que ses compatriotes se faisaient, par parti pris, un devoir de méconnaître.

Le christianisme fut prêché aux Samaritains par le diacre Philippe, puis par Pierre et Jean (Ac 8:5,14,25). En 67 ap. J. -C, Vespasien détruisit Sichem, mais la ville fut reconstruite et reçut le nom de Flavia Neapolis (aujourd'hui Naplouse). On y voit encore une petite colonie de Samaritains (environ 150), groupée dans un quartier très fermé et gardant fidèlement les anciennes coutumes. On sait qu'ils n'admettent, dans la Bible traditionnelle, que le Pentateuque. Leur grand-prêtre, chef de la communauté, est choisi dans la même famille. Il préside aux cérémonies cultuelles, dont la plus caractéristique est celle du sacrifice, à la fête de la Pâque, de sept agneaux blancs, apportés en pèlerinage au sommet du Garizim. Le manuscrit du Pentateuque, que le grand-prêtre de Naplouse montre aux visiteurs et qu'il dit provenir d'Aaron lui-même, remonte tout au plus au XI e siècle de notre ère (fig. 233). De beaucoup plus intéressant est le type ethnique qui nous est ainsi conservé par une communauté restée particulièrement fermée, où l'exogamie est interdite, malgré une dénatalité menaçante. Chez les Samaritains d'aujourd'hui, et grâce à eux, on retrouve un peu de la physionomie des Assyriens, amenés en Palestine aux jours de Sargon ou d'Assourbanipal, il y a quelque deux mille six cents ans.

A. P.

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Versets relatifs

    • Esdras 4

      1 Or les ennemis de Juda et de Benjamin apprirent que les enfants de la captivité rebâtissaient le temple de l'Éternel, le Dieu d'Israël.
      2 Ils vinrent vers Zorobabel et vers les chefs des pères, et leur dirent : Nous bâtirons avec vous ; car nous invoquerons votre Dieu comme vous ; et c'est à lui que nous sacrifions depuis le temps d'Ésar-Haddon, roi d'Assyrie, qui nous a fait monter ici.
      10 Et les autres peuples que le grand et illustre Osnapar a transportés et fait habiter dans la ville de Samarie, et autres villes de ce côté-ci du fleuve, -et ainsi de suite.

      Néhémie 4

      1 Mais il arriva que Samballat, ayant appris que nous rebâtissions la muraille, fut fort indigné et fort irrité. Et il se moqua des Juifs,
      2 Et dit, en la présence de ses frères et des gens de guerre de Samarie : Que font ces Juifs languissants ? Les laissera-t-on faire ? Sacrifieront-ils ? Achèveront-ils maintenant ? De ces monceaux de décombres feront-ils renaître les pierres, quand elles sont brûlées ?
      3 Et Tobija, Ammonite, qui était auprès de lui, dit : Quoi qu'ils bâtissent, si un renard montait, il romprait leur muraille de pierre.
      4 O notre Dieu ! écoute, car nous sommes en mépris ! Fais retourner sur leur tête l'opprobre dont ils nous couvrent, et livre-les au pillage dans un pays de captivité ;
      5 Ne couvre point leur iniquité, et que leur péché ne soit point effacé en ta présence ; car ils ont offensé ceux qui bâtissent.
      6 Nous rebâtîmes donc la muraille, et toute la muraille fut fermée jusqu'à la moitié de sa hauteur ; et le peuple prenait à coeur le travail.
      7 Mais quand Samballat, Tobija, les Arabes, les Ammonites et les Asdodiens eurent appris que la muraille de Jérusalem se relevait, et qu'on avait commencé à fermer les brèches, ils furent fort en colère.
      8 Et ils se liguèrent tous ensemble pour venir faire la guerre contre Jérusalem, et pour y porter le trouble.
      9 Alors nous priâmes notre Dieu, et nous mîmes des gardes contre eux, de jour et de nuit, pour nous garantir d'eux.
      10 Et Juda disait : Les forces des ouvriers faiblissent ; et il y a beaucoup de décombres ; nous ne pourrons pas bâtir la muraille !
      11 Et nos ennemis disaient : Ils ne sauront et ne verront rien, jusqu'à ce que nous entrions au milieu d'eux. Nous les tuerons, et nous ferons cesser l'ouvrage.
      12 Mais il arriva que les Juifs qui habitaient près d'eux, vinrent, jusqu'à dix fois, nous dire leur dessein, de tous les lieux d'où ils revenaient vers nous.
      13 Je plaçai donc dans le bas, derrière la muraille, aux endroits découverts, le peuple, par familles, avec leurs épées, leurs javelines et leurs arcs.
      14 Puis je regardai ; et je me levai, et je dis aux principaux, aux magistrats, et au reste du peuple : Ne les craignez point ; souvenez-vous du Seigneur, qui est grand et redoutable, et combattez pour vos frères, vos fils et vos filles, vos femmes et vos maisons.
      15 Or, après que nos ennemis eurent appris que nous avions été avertis, Dieu dissipa leur conseil ; et nous retournâmes tous aux murailles, chacun à son travail.
      16 Depuis ce jour-là une moitié de mes gens travaillait à l'oeuvre et l'autre moitié était armée de lances, de boucliers, d'arcs et de cuirasses ; et les chefs suivaient chaque famille de Juda.
      17 Ceux qui bâtissaient la muraille, et ceux qui portaient ou chargeaient les fardeaux, travaillaient d'une main, et de l'autre ils tenaient une arme.
      18 Car chacun de ceux qui bâtissaient, avait les reins ceints d'une épée ; c'est ainsi qu'ils bâtissaient ; et celui qui sonnait de la trompette était près de moi.
      19 Je dis aux principaux, aux magistrats, et au reste du peuple : L'ouvrage est considérable et étendu, et nous sommes dispersés sur la muraille, loin l'un de l'autre ;
      20 En quelque lieu donc que vous entendiez le son de la trompette, rassemblez-vous-y vers nous ; notre Dieu combattra pour nous.
      21 C'est ainsi que nous travaillions ; et la moitié des gens tenait des javelines depuis le point du jour, jusqu'à ce que les étoiles parussent.
      22 En ce temps-là je dis aussi au peuple : Que chacun passe la nuit dans Jérusalem, avec son serviteur, afin qu'ils nous servent la nuit pour faire le guet, et le jour pour travailler.
      23 Et pour moi, mes frères, mes serviteurs et les gens de la garde qui me suivent, nous ne quitterons point nos habits, chacun aura son épée et de l'eau.

      Néhémie 5

      1 Or, il y eut une grande clameur du peuple et de leurs femmes contre les Juifs, leurs frères.
      2 Il y en avait qui disaient : Nous, nos fils et nos filles, nous sommes nombreux ; qu'on nous donne du blé, afin que nous mangions et que nous vivions.
      3 Et il y en avait d'autres qui disaient : Nous engageons nos champs, et nos vignes, et nos maisons, afin d'avoir du blé pendant la famine.
      4 Il y en avait aussi qui disaient : Nous empruntons de l'argent, pour le tribut du roi, sur nos champs et sur nos vignes.
      5 Et pourtant notre chair est comme la chair de nos frères, et nos fils sont comme leurs fils. Et voici, nous assujettissons nos fils et nos filles pour être esclaves ; et déjà quelques-unes de nos filles sont assujetties ; et nous n'y pouvons rien, car nos champs et nos vignes sont à d'autres.
      6 Quand j'entendis leur cri et ces paroles-là, je fus fort irrité.
      7 Je délibérai donc en moi-même, et je censurai les principaux et les magistrats, et je leur dis : Vous prêtez à intérêt l'un à l'autre ? Et je convoquai contre eux une grande assemblée ;
      8 Et je leur dis : Nous avons racheté, selon notre pouvoir, nos frères juifs, qui avaient été vendus aux nations, et vous vendriez vous-mêmes vos frères ? Et c'est à vous qu'ils seraient vendus ? Alors ils se turent, et ne surent que dire.
      9 Et je dis : Ce que vous faites n'est pas bien. Ne voulez-vous pas marcher dans la crainte de notre Dieu, pour n'être pas l'opprobre des nations qui sont nos ennemies ?
      10 Moi aussi, et mes frères, et mes serviteurs, nous leur avons prêté de l'argent et du blé. Abandonnons, je vous prie, cette dette !
      11 Rendez-leur aujourd'hui, je vous prie, leurs champs, leurs vignes, leurs oliviers et leurs maisons, et le centième de l'argent, du blé, du vin et de l'huile que vous exigez d'eux comme intérêt.
      12 Et ils répondirent : Nous le leur rendrons, et nous ne leur demanderons rien ; nous ferons ce que tu dis. Alors j'appelai les sacrificateurs, devant qui je les fis jurer de faire selon cette parole.
      13 Je secouai aussi mon sein, et je dis : Que Dieu secoue ainsi de sa maison et de son travail, tout homme qui n'aura point accompli cette parole, et qu'il soit ainsi secoué et vidé ! Et toute l'assemblée répondit : Amen ! Et ils louèrent l'Éternel ; et le peuple fit selon cette parole.
      14 Et même, depuis le jour auquel le roi m'avait commandé d'être leur gouverneur au pays de Juda, depuis la vingtième année jusqu'à la trente-deuxième année du roi Artaxerxès, l'espace de douze ans, moi et mes frères, nous n'avons point pris ce qui était assigné au gouverneur pour sa table.
      15 Les précédents gouverneurs, qui étaient avant moi, opprimaient le peuple et recevaient de lui du pain et du vin, outre quarante sicles d'argent, et même leurs serviteurs dominaient sur le peuple ; mais je n'ai pas fait ainsi, par crainte de Dieu.
      16 Et j'ai même mis la main à l'oeuvre de cette muraille ; nous n'avons point acheté de champ, et tous mes serviteurs étaient assemblés là pour travailler.
      17 Et les Juifs et les magistrats, au nombre de cent cinquante hommes, et ceux qui venaient vers nous, des nations qui nous entouraient, étaient à ma table.
      18 Et ce qu'on apprêtait chaque jour, était un boeuf et six moutons choisis, et de la volaille, et de dix en dix jours toutes sortes de vins en abondance. Et avec tout cela, je n'ai point demandé le pain qui était assigné au gouverneur ; car le service pesait lourdement sur le peuple.
      19 O mon Dieu ! souviens-toi de moi, pour me faire du bien, selon tout ce que j'ai fait pour ce peuple !

      Néhémie 6

      1 Quand Samballat, Tobija et Guéshem, l'Arabe, et le reste de nos ennemis, eurent appris que j'avais rebâti la muraille, et qu'il n'y était demeuré aucune brèche, bien que, jusqu'à ce temps-là, je n'eusse pas encore mis les battants aux portes,
      2 Samballat et Guéshem envoyèrent vers moi, pour me dire : Viens, et que nous nous trouvions ensemble, dans les villages de la vallée d'Ono. Or ils avaient comploté de me faire du mal.
      3 Mais j'envoyai des messagers vers eux, pour leur dire : Je fais un grand ouvrage, et je ne puis descendre. Pourquoi cet ouvrage serait-il interrompu, pendant que je le laisserais pour aller vers vous ?
      4 Ils me mandèrent la même chose quatre fois ; et je leur répondis de même.
      5 Alors Samballat envoya vers moi son serviteur, pour me tenir le même discours pour la cinquième fois ; et il avait en sa main une lettre ouverte,
      6 Dans laquelle il était écrit : On entend dire parmi les nations, et Gashmu le dit, que vous pensez, toi et les Juifs, à vous révolter ; que c'est pour cela que tu rebâtis la muraille, et que tu vas être leur roi, d'après ce qu'on dit ;
      7 Et que tu as même établi des prophètes, pour te proclamer à Jérusalem et pour dire : Il est roi en Juda. Et maintenant on fera entendre au roi ces mêmes choses ; viens donc maintenant, afin que nous consultions ensemble.
      8 Je renvoyai alors vers lui, pour lui dire : Ce que tu dis n'est point ; mais tu l'inventes toi-même.
      9 En effet tous cherchaient à nous épouvanter, et se disaient : Leurs mains se fatigueront du travail, de sorte qu'il ne se fera point. Maintenant donc, ô Dieu ! fortifie mes mains.
      10 Après cela, j'allai dans la maison de Shémaja, fils de Délaja, fils de Méhétabéel, qui s'était enfermé. Et il me dit : Assemblons-nous dans la maison de Dieu, dans le temple, et fermons les portes du temple ; car ils doivent venir pour te tuer, et c'est de nuit qu'ils viendront pour te tuer.
      11 Mais je répondis : Un homme tel que moi fuirait-il ? Et quel homme tel que moi pourrait entrer dans le temple, et vivre ? Je n'y entrerai point.
      12 Et je connus bien que Dieu ne l'avait pas envoyé, mais qu'il avait prononcé cette prophétie contre moi, parce que Tobija et Samballat l'avaient soudoyé.
      13 Ils l'avaient soudoyé afin que, par crainte et en péchant, j'en agisse ainsi, et que, m'étant fait un mauvais renom, ils pussent me couvrir d'opprobre.
      14 O mon Dieu ! souviens-toi de Tobija et de Samballat, selon leurs actions ; ainsi que de Noadia, la prophétesse, et des autres prophètes qui tâchaient de m'effrayer !
      15 La muraille fut achevée le vingt-cinq du mois d'Élul, en cinquante-deux jours.
      16 Et quand tous nos ennemis l'eurent appris, et que toutes les nations qui étaient autour de nous, l'eurent vu, ils furent tout découragés ; et ils connurent que cet ouvrage s'était fait de par notre Dieu.
      17 En ce même temps, des principaux de Juda envoyaient de nombreuses lettres à Tobija ; et celles de Tobija leur parvenaient.
      18 Car un grand nombre de personnes en Juda s'étaient liées à lui par serment, parce qu'il était gendre de Shécania, fils d'Arach, et Jochanan, son fils, avait épousé la fille de Méshullam, fils de Bérékia.
      19 Ils disaient même du bien de lui en ma présence, et lui rapportaient mes paroles ; et Tobija envoyait des lettres pour m'effrayer.

      Luc 9

      52 Et il envoya des gens devant lui, qui, étant partis, entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement.
      53 Mais ceux-ci ne le reçurent pas, parce qu'il se dirigeait vers Jérusalem.

      Luc 10

      30 Et Jésus, reprenant la parole, dit : Un homme descendit de Jérusalem à Jérico, et tomba entre les mains des brigands, qui le dépouillèrent ; et après l'avoir blessé de plusieurs coups, ils s'en allèrent, le laissant à demi mort.
      31 Or, il se rencontra qu'un sacrificateur descendait par ce chemin-là, et ayant vu cet homme, il passa outre.
      32 Un lévite étant aussi venu dans le même endroit, et le voyant, passa outre.
      33 Mais un Samaritain, passant son chemin, vint vers cet homme, et le voyant, il fut touché de compassion.
      34 Et s'approchant, il banda ses plaies, et il y versa de l'huile et du vin ; puis il le mit sur sa monture, et le mena à une hôtellerie, et prit soin de lui.
      35 Le lendemain, en partant, il tira deux deniers d'argent, et les donna à l'hôte, et lui dit : Aie soin de lui, et tout ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour.
      36 Lequel donc de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui est tombé entre les mains des voleurs ?
      37 Le docteur dit : C'est celui qui a exercé la miséricorde envers lui. Jésus donc lui dit : Va, et fais la même chose.

      Luc 17

      18 Il ne s'est trouvé que cet étranger qui soit revenu donner gloire à Dieu.

      Jean 4

      4 Or, il fallait qu'il passât par la Samarie.
      9 La femme samaritaine lui répondit : Comment, toi qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine ? (Car les Juifs n'ont point de communication avec les Samaritains).
      25 Cette femme lui répondit : Je sais que le Messie, celui qu'on appelle Christ, doit venir ; quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses.

      Jean 8

      48 Les Juifs lui répondirent : N'avons-nous pas raison de dire que tu es un Samaritain, et que tu as un démon ?

      Actes 8

      5 Or, Philippe étant descendu dans une ville de la Samarie, y prêcha Christ.
      14 Cependant, les apôtres qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie avait reçu la parole de Dieu, y envoyèrent Pierre et Jean,
      25 Ayant donc rendu témoignage à la parole du Seigneur, et l'ayant annoncée, ils retournèrent à Jérusalem, et prêchèrent l'Évangile en plusieurs villages des Samaritains.
    • Esdras 4

      1 Or les ennemis de Juda et de Benjamin ayant entendu que ceux qui étaient retournés de la captivité rebâtissaient le Temple à l'Eternel, le Dieu d'Israël ;
      2 Vinrent vers Zorobabel et vers les Chefs des pères, et leur dirent : [Permettez] que nous bâtissions avec vous ; car nous invoquerons votre Dieu comme vous [faites] ; aussi lui avons-nous sacrifié depuis le temps d'Ezar-haddon Roi d'Assyrie, qui nous a fait monter ici.
      10 Et les autres peuples que le grand et glorieux Osnapar avait transportés, et fait habiter dans la ville de Samarie, et les autres qui étaient de deçà le fleuve ; de telle date.

      Néhémie 4

      1 Or il arriva que Samballat, ayant appris que nous rebâtissions la muraille, fut fort indigné et fort irrité ; et il se moqua des Juifs.
      2 Car il dit en la présence de ses frères, et des gens de guerre de Samarie : Que font ces Juifs languissants ? Les laissera-t-on faire ? Sacrifieront-ils ? et achèveront-ils tout en un jour ? Pourront-ils faire revenir les pierres des monceaux de poudre, puisqu'elles sont brûlées ?
      3 Et Tobija, Hammonite, qui était auprès de lui, dit : Encore qu'ils bâtissent, si un renard monte, il rompra leur muraille de pierre.
      4 Ô notre Dieu ! écoute, comment nous sommes en mépris, et fais retourner leur opprobre sur leur tête, et mets-les en proie dans un pays de captivité.
      5 Et ne couvre point leur iniquité, et que leur péché ne soit point effacé devant ta face ; car ils ont usé de discours piquants, s'attachant aux bâtisseurs.
      6 Nous rebâtîmes donc la muraille, et tout le mur fut rejoint jusqu'à sa moitié ; car le peuple avait le coeur au travail.
      7 Mais quand Samballat et Tobija, et les Arabes, les Hammonites, et les Asdodiens eurent appris que la muraille de Jérusalem avait été refaite, et qu'on avait commencé à reclore ce qui avait été rompu, ils furent fort en colère ;
      8 Et ils se liguèrent entre eux tous ensemble, pour venir faire la guerre contre Jérusalem, et pour faire échouer [son dessein. ]
      9 Alors nous priâmes notre Dieu, et ayant peur d'eux, nous posâmes des gardes le jour et la nuit contre eux.
      10 Et Juda dit : La force des ouvriers est affaiblie, et il y a beaucoup de ruines, en sorte que nous ne pourrons pas bâtir la muraille.
      11 Or nos ennemis avaient dit : Qu'ils n'en sachent rien, et qu'ils n'en voient rien, jusqu'à ce que nous entrions au milieu d'eux, et que nous les mettions à mort, et fassions cesser l'ouvrage.
      12 Mais il arriva que les Juifs qui demeuraient parmi eux, étant venus vers nous, nous dirent par dix fois : Prenez garde à tous les endroits par lesquels vous pourriez vous tourner vers nous.
      13 C'est pourquoi je rangeai le peuple depuis le bas, derrière la muraille, sur des lieux élevés, selon leurs familles, avec leurs épées, leurs javelines et leurs arcs.
      14 Puis je regardai et me levai ; et je dis aux principaux et aux magistrats, et au reste du peuple : N'ayez point peur d'eux ; souvenez-vous du Seigneur, qui est grand et terrible, et combattez pour vos frères, pour vos fils et pour vos filles, pour vos femmes et pour vos maisons.
      15 Et quand nos ennemis eurent su que nous avions été avertis, Dieu dissipa leur conseil ; et nous retournâmes tous aux murailles, chacun à son travail.
      16 Depuis ce jour-là une moitié de mes gens travaillait, et l'autre moitié tenait des javelines, des boucliers, des arcs et des corselets ; et les Gouverneurs suivaient chaque famille de Juda.
      17 Ceux qui bâtissaient la muraille, et ceux qui chargeaient les portefaix, travaillaient chacun d'une main, et de l'autre ils tenaient l'épée.
      18 Car chacun de ceux qui bâtissaient était ceint sur ses reins d'une épée, et ils bâtissaient ainsi [équipés] ; et le trompette était près de moi.
      19 Car je dis aux principaux et aux magistrats, et au reste du peuple : L'ouvrage est grand et étendu, et nous sommes écartés sur la muraille loin l'un de l'autre.
      20 En quelque lieu donc que vous entendiez le son de la trompette, courez-y vers nous ; notre Dieu combattra pour nous.
      21 C'était donc ainsi que nous travaillions ; mais la moitié tenait des javelines, depuis le point du jour, jusqu'au lever des étoiles.
      22 Et en ce temps-là je dis au peuple : Que chacun avec son serviteur, passe la nuit dans Jérusalem, afin qu'ils nous servent la nuit pour faire le guet, et le jour pour travailler.
      23 Et moi, mes frères, mes serviteurs, et les gens de la garde qui me suivent, nous ne quitterons point nos habits : que chacun [vienne avec] son épée, et [avec] de l'eau.

      Néhémie 5

      1 Or il y eut un grand cri du peuple et de leurs femmes, contre les Juifs leurs frères.
      2 Car il y en avait qui disaient : Que plusieurs d'entre nous [engagent] leurs fils et leurs filles, pour prendre du froment, afin que nous mangions, et que nous vivions.
      3 Et il y en avait d'autres qui disaient : nous engageons nos champs, et nos vignes, et nos maisons, pour prendre du froment contre la famine.
      4 Il y en avait aussi qui disaient : nous empruntons de l'argent pour la taille du Roi, sur nos champs et sur nos vignes.
      5 Toutefois notre chair est comme la chair de nos frères, et nos fils [sont] comme leurs fils ; et voici, nous assujettissons nos fils et nos filles pour être esclaves ; et quelques-unes de nos filles sont déjà assujetties, et ne sont plus en notre pouvoir ; et nos champs et nos vignes sont à d'autres.
      6 Or je fus fort en colère quand j'eus entendu leur cri et ces paroles-là.
      7 Et je consultai en moi-même ; puis je censurai les principaux et les magistrats, et je leur dis : Vous exigez rigoureusement ce que chacun de vous a imposé à son frère ; et je fis convoquer contre eux la grande assemblée.
      8 Et je leur dis : Nous avons racheté selon notre pouvoir nos frères Juifs, qui avaient été vendus aux nations, et vous vendriez vous-mêmes vos frères, ou nous seraient-ils vendus ? Alors ils se turent, et ne surent que dire.
      9 Et je dis : Vous ne faites pas bien ; ne voulez-vous pas marcher dans la crainte de notre Dieu, plutôt que d'être en opprobre aux nations qui sont nos ennemies ?
      10 Nous pourrions aussi exiger de l'argent et du froment, moi, mes frères, et mes serviteurs ; [mais] quittons-leur, je vous prie, cette dette.
      11 Rendez-leur, je vous prie, aujourd'hui leurs champs, leurs vignes, leurs oliviers et leurs maisons, et outre cela, le centième de l'argent, du froment, du vin, et de l'huile que vous exigez d'eux.
      12 Et ils répondirent : Nous les rendrons, et nous ne leur demanderons rien ; nous ferons ce que tu dis ; alors j'appelai les Sacrificateurs, et je les fis jurer qu'ils le feraient [ainsi].
      13 Et je secouai mon sein, et je dis : Que Dieu secoue ainsi de sa maison et de son travail tout homme qui n'aura point mis en effet cette parole, et qu'il soit ainsi secoué et vidé. Et toute l'assemblée répondit : Amen ! Et ils louèrent l'Eternel ; et le peuple fit selon cette parole-là.
      14 Et même, depuis le jour auquel [le Roi] m'avait commandé d'être leur Gouverneur au pays de Juda, qui est depuis la vingtième année jusqu'à la trente-deuxième année du Roi Artaxerxes, l'espace de douze ans, moi et mes frères, nous n'avons point pris ce qui était assigné au Gouverneur pour son plat.
      15 Quoique les premiers Gouverneurs qui avaient été avant moi, eussent chargé le peuple, et eussent pris d'eux du pain et du vin, outre quarante sicles d'argent, et qu'aussi leurs serviteurs eussent dominé sur le peuple ; mais je n'ai point fait ainsi, à cause de la crainte de [mon] Dieu.
      16 Et même j'ai réparé une partie de cette muraille, et nous n'avons point acheté de champ, et tous mes serviteurs ont été assemblés là après le travail.
      17 Et, outre cela, les Juifs et les Magistrats, au nombre de cent cinquante hommes, et ceux qui venaient vers nous des nations qui [étaient] autour de nous, étaient à ma table.
      18 Et ce qu'on apprêtait chaque jour, était un boeuf, et six moutons choisis. On m'apprêtait aussi des volailles ; et de dix en dix jours [on me présentait] de toute sorte de vin en abondance ; et nonobstant tout cela, je n'ai point demandé le plat qui était assigné au Gouverneur ; car c'eût été une rude servitude pour ce peuple.
      19 Ô mon Dieu ! souviens-toi de moi en bien, [selon] tout ce que j'ai fait pour ce peuple.

      Néhémie 6

      1 Or il arriva que quand Samballat, Tobija, et Guésem Arabe, et le reste de nos ennemis eurent appris que j'avais rebâti la muraille, et qu'il n'y était demeuré aucune brèche, bien que jusqu'à ce temps-là, je n'eusse pas encore mis les battants aux portes ;
      2 Samballat et Guésem envoyèrent vers moi, pour me dire : Viens, et que nous nous trouvions ensemble aux villages qui sont à la campagne d'Ono. Or ils avaient comploté de me faire du mal.
      3 Mais j'envoyai des messagers vers eux, pour leur dire : Je fais un grand ouvrage, et je ne saurais descendre. Pourquoi cesserait l'ouvrage, [comme cela arriverait] lorsque je l'aurais laissé, et que je serais descendu vers vous ?
      4 Et ils me mandèrent la même chose quatre fois ; et je leur répondis de même.
      5 Alors Samballat envoya vers moi son serviteur, pour me tenir le même discours une cinquième fois ; et il avait en sa main une Lettre ouverte ;
      6 Dans laquelle il était écrit : On entend dire parmi les nations, et Gasmu le dit, que vous pensez, toi et les Juifs, à vous rebeller, et que c'est pour cela que tu rebâtis la muraille, et que tu t'en vas être le Roi, selon ce qu'on en dit ;
      7 Et même que tu as ordonné des Prophètes pour te louer dans Jérusalem, et pour dire : Il est Roi en Judée. Or, maintenant, on fera entendre au Roi ces mêmes choses ; viens donc maintenant afin que nous consultions ensemble.
      8 Et je renvoyai vers lui, pour lui dire : Ce que tu dis n'est point, mais tu l'inventes de toi-même.
      9 Car eux tous nous épouvantaient, en disant : Leurs mains quitteront le travail, de sorte qu'il ne se fera point. Maintenant donc, [ô Dieu ! ] renforce mes mains.
      10 Outre cela, je vins en la maison de Sémahia, fils de Délaja, fils de Méhétabéel, lequel était retenu. Et il me dit : Assemblons-nous en la maison de Dieu, dans le Temple, et fermons les portes du Temple ; car ils doivent venir pour te tuer, et ils viendront de nuit pour te tuer.
      11 Mais je répondis : Un homme tel que moi s'enfuirait-il ? Et qui sera l'homme tel que je suis, qui entre au Temple, pour sauver sa vie ? Je n'y entrerai point.
      12 Et voilà, je connus bien que Dieu ne l'avait point envoyé ; mais qu'il avait prononcé cette Prophétie contre moi, et que Samballat et Tobija lui donnaient pension,
      13 Car il était leur pensionnaire pour m'épouvanter, et pour m'obliger à agir de la sorte, et à commettre cette faute, afin qu'ils eussent quelque mauvaise chose à me reprocher.
      14 Ô mon Dieu ! souviens-toi de Tobija et de Samballat, selon leurs actions ; et aussi de Nohadia prophétesse, et du reste des prophètes qui tâchaient de m'épouvanter.
      15 Néanmoins la muraille fut achevée le vingt-cinquième jour du mois d'Elul, en cinquante-deux jours.
      16 Quand donc tous nos ennemis [l]'eurent appris, et que toutes les nations qui [étaient] autour de nous [l]'eurent vu, ils en furent tout consternés en eux-mêmes, et ils connurent que cet ouvrage avait été fait par le secours de notre Dieu.
      17 Mais aussi en ces jours-là les principaux de Juda envoyaient Lettres sur Lettres qui allaient à Tobija ; et celles de Tobija venaient à eux.
      18 Car il y en avait plusieurs en Judée qui s'étaient liés à lui par serment, à cause qu'il était gendre de Séchania, fils d'Arah, et que Johanan, son fils avait pris la fille de Mésullam fils de Bérecia.
      19 Et même ils racontaient ses bienfaits en ma présence, et lui rapportaient mes discours ; et Tobija envoyait des Lettres pour m'épouvanter.

      Luc 9

      52 Et il envoya devant lui des messagers, qui étant partis entrèrent dans une bourgade des Samaritains, pour lui préparer un logis.
      53 Mais [les Samaritains] ne le reçurent point, parce qu'il paraissait qu'il allait à Jérusalem.

      Luc 10

      30 Et Jésus répondant, lui dit : un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba entre les mains des voleurs, qui le dépouillèrent, et qui après l'avoir blessé de plusieurs coups, s'en allèrent, le laissant à demi-mort.
      31 Or par rencontre un Sacrificateur descendait par le même chemin, et quand il le vit, il passa de l'autre côté.
      32 Un Lévite aussi étant arrivé en cet endroit-là, et voyant cet homme, passa tout de même de l'autre côté.
      33 Mais un Samaritain faisant son chemin vint à lui, et le voyant il fut touché de compassion.
      34 Et s'approchant lui banda ses plaies, et y versa de l'huile et du vin ; puis le mit sur sa propre monture, et le mena dans l'hôtellerie, et eut soin de lui.
      35 Et le lendemain en partant il tira [de sa bourse] deux deniers, et les donna à l'hôte, en lui disant : aie soin de lui ; et tout ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour.
      36 Lequel donc de ces trois te semble-t-il avoir été le prochain de celui qui était tombé entre les mains des voleurs ?
      37 Il répondit : c'est celui qui a usé de miséricorde envers lui. Jésus donc lui dit : va, et toi aussi fais de même.

      Luc 17

      18 Il n'y a eu que cet étranger qui soit retourné pour rendre gloire à Dieu.

      Jean 4

      4 Or il fallait qu'il traversât par la Samarie.
      9 Mais cette femme Samaritaine lui dit : comment toi qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme Samaritaine ? car les Juifs n'ont point de communication avec les Samaritains.
      25 La femme lui répondit : je sais que le Messie, c'est-à-dire le Christ, doit venir ; quand donc il sera venu, il nous annoncera toutes choses.

      Jean 8

      48 Alors les Juifs répondirent, et lui dirent : ne disons-nous pas bien que tu es un Samaritain, et que tu as un démon.

      Actes 8

      5 Et Philippe étant descendu en une ville de Samarie, leur prêcha Christ.
      14 Or quand les Apôtres qui étaient à Jérusalem, eurent entendu que la Samarie avaient reçu la parole de Dieu, ils leur envoyèrent Pierre et Jean ;
      25 Eux donc après avoir prêché et annoncé la parole du Seigneur, retournèrent à Jérusalem, et annoncèrent l'Evangile en plusieurs bourgades des Samaritains.
    • Esdras 4

      1

      Les opposants à la construction du temple. (Esdras 4:1-5)
      La construction du temple est stoppée. (Esdras 4:6-24)

      Chaque tentative de rétablissement de la véritable piété excite l'opposition de Satan et de ses serviteurs. Ces adversaires du rétablissement du temple, étaient des Samaritains, qui séjournaient déjà en terre d'Israël, 2Rois 17:1-41. Il était clair qu'ils ne voulaient pas s'associer aux Juifs de Jérusalem, dans le culte de l'Éternel, contrairement à ce qu'ils proféraient.

      Que ceux qui tentent d'entraver l'exécution d'une bonne œuvre, en dissuadant ceux qui s'investissent en elle, puissent voir en réalité quel est le but réel qu'ils recherchent !

      Néhémie 4

      1

      Opposition de Sanballat et de ses compagnons, à Néhémie. (Néhémie 4:1-6)
      Les desseins des adversaires de la reconstruction. (Néhémie 4:7-15)
      Les précautions prises par Néhémie. (Néhémie 4:16-23)

      Une grande partie de l'excellent travail de reconstruction, fut méprisé par plusieurs personnes, fières et arrogantes.

      Ceux qui sont critiqués sur bon nombre de sujets, finissent par s'unir, lorsqu'ils sont persécutés. Néhémie n'a pas daigné répondre aux moqueries des imbéciles qui l'entouraient, mais il porta toute son attention à Dieu, par la prière.

      Le peuple de Dieu a souvent subi le mépris des autres, mais il sait supporter les insultes qui lui sont adressées, et il en tire d'ailleurs à la longue, un certain encouragement de la part du Seigneur. Néhémie eut raison de penser que le cœur de ces pécheurs était désespérément endurci, sinon, il n'aurait pas prié pour que leurs péchés ne soient pas pardonnés par Dieu.

      Le déroulement de toute bonne œuvre s'opère convenablement quand les personnes qui la gèrent lui consacrent toute leur attention.

      Les reproches que nos ennemis peuvent nous adresser, devraient nous motiver dans l'accomplissement de notre devoir, au lieu de nous décourager !

      7 L'entrave à toute bonne œuvre est le but que cherche à atteindre les hommes mauvais, se promettant eux-mêmes d'y parvenir coûte que coûte ; mais quand une action charitable est en fait accomplie « comme pour le Seigneur », elle ne peut que prospérer.

      Dieu dispose de nombreuses manières pour mettre en évidence et réduire à néant les projets et machinations des adversaires de l'église. Si nos ennemis ne parviennent pas à nous intimider, dans l'accomplissement de notre devoir, ou à nous tromper, en nous faisant commettre le péché, ils ne peuvent nous atteindre ni nous blesser.

      Néhémie se plaça, lui-même et sa cause, sous la protection divine. Telle était la conduite de cet homme, et qui devrait être d'ailleurs la nôtre ! Toutes ses préoccupations, toutes ses peines, toutes ses craintes, furent « déposées » devant Dieu.

      Avant de commencer quoi que ce soit, il adressa une prière au Seigneur. Après cela, il instaura toutes les règles de vigilance pour faire face à l'ennemi.

      Si nous pensons nous « sécuriser » par la prière, en dehors de toute vigilance contre nos ennemis, nous sommes des paresseux, et nous tentons Dieu ; si nous restons sur nos gardes, sans prier, nous sommes alors des orgueilleux, sous-estimant la Puissance divine : dans ces deux cas, nous renonçons à cette protection du ciel. Cette protection est notre sûreté, elle devrait nous motiver et nous encourager à accomplir avec zèle, notre devoir. Dès qu'un danger se manifeste, continuons à nous consacrer à notre tâche, en faisant confiance à Dieu en tout temps !

      16 Nous devons être toujours vigilants à l'encontre de nos ennemis spirituels, et ne pas compter que ce combat soit terminé tant que notre tâche n'est pas finie. La Parole de Dieu est l'épée de l'Esprit ; en tant que chrétiens, nous devrions toujours l'avoir à portée de main, sans jamais devoir la chercher, que ce soit pendant notre travail, ou lors de nos conflits éventuels. Chaque véritable chrétien est à la fois, un travailleur et un soldat, travaillant avec une main, et combattant de l'autre. Toute bonne œuvre est susceptible de se dérouler avec succès, quand ceux qui y participent, le font de tout leur cœur. Satan craint d'assaillir un chrétien vigilant ; si toutefois il l'attaque, le Seigneur combattra alors en faveur de ce dernier. Ainsi devons-nous utiliser notre temps, durant toute notre vie, ne déposant jamais notre armure spirituelle, tant que notre travail et notre combat ne seront pas terminés ; alors, plus tard, nous serons accueillis dans le repos céleste et nous pourrons « entrer » dans la joie de notre Seigneur !

      Néhémie 5

      1

      Les Juifs se plaignent d'être dans la disette. (Néhémie 5:1-5)
      Néhémie redresse la situation. (Néhémie 5:6-13)
      L'intendance de Néhémie. (Néhémie 5:14-19)

      Les hommes font leur proie de leurs semblables : en méprisant les pauvres, ils font honte à leur Créateur. Une telle conduite est un véritable déshonneur, mais qui peut vraiment contester une telle chose, quand ce sont des soi-disant chrétiens qui en sont les auteurs ?

      Si nous sommes prêts à éprouver de la compassion pour les opprimés, il nous faut alors déplorer les difficultés sous lesquelles beaucoup gémissent ici-bas ; il nous faut mettre notre âme à la place de la leur, en nous rappelant, dans nos prières et dans notre secours apporté, la souffrance qu'ils éprouvent.

      Que ceux qui ne témoignent d'aucune compassion, s'attendent à un jugement divin sans pitié.

      6 Néhémie savait que même s'il construisait les murs de Jérusalem d'une si grande hauteur, d'une si grande épaisseur, et d'une si grande solidité, la ville ne pouvait néanmoins être en sûreté tant qu'il subsisterait des abus parmi le peuple. La meilleure manière de réformer la vie des hommes, est de les convaincre de leur mauvaise conscience.

      Si vous marchez dans la crainte de Dieu, vous ne serez pas avide des gains de ce monde, ni cruel envers vos frères. Rien n'expose davantage la piété au reproche, que l'amour du monde et la dureté de cœur de ceux qui professent appartenir à Christ. Ceux qui exigent à tout prix faire valoir leur idée, finissent par persuader les autres d'abandonner leur voie. Quand on cherche à raisonner des personnes égoïstes, il est bon de comparer leur conduite à celle des autres, qui sont plus généreux ; mais le meilleur exemple à suivre est celui de Jésus, qui bien qu'étant « riche », par amour pour nous, est devenu « pauvre », et qui par Sa pauvreté, nous enrichit, 2Corinthiens 8:9.

      Les enfants d'Israël se conformèrent à leur promesse. Les bonnes résolutions sont d'excellentes choses, mais leur mise à exécution est encore meilleure !

      14 Ceux qui craignent vraiment Dieu, n'oseront jamais commettre quoi que ce soit de cruel ou d'injuste. Que tous ceux qui occupent des postes d'intérêt public, puissent se rappeler qu'ils sont là pour pratiquer le bien, et non pour s'enrichir !

      Néhémie, dans la prière qu'il adressa à Dieu, a bien mentionné toute la bonté et l'honnêteté dont il fit preuve envers son entourage, non pas pour mériter la faveur du ciel, mais pour montrer qu'il dépendait uniquement de l'Éternel, malgré tout l'honneur qu'il avait perdu. Néhémie parlait et agissait en sachant manifestement qu'il n'était qu'un pécheur. Dans sa prière, il ne réclama aucune gratification pour ses faits et gestes, mais il cherchait à obtenir la récompense que le Seigneur allait promettre plus tard à ceux qui donneraient de « l'eau fraîche », en Son nom, à l'un de Ses disciples.

      La crainte de Dieu et l'amour qu'on Lui témoigne, ainsi que la véritable compassion envers les frères, ne peuvent que conduire à toute bonne œuvre. Ces sentiments sont des évidences d'une foi manifeste ; notre Dieu miséricordieux saura considérer les personnes qui cherchent à accomplir le bien, en particulier en faveur de Son peuple !

      Néhémie 6

      1

      L'intrigue de Sanballat, contre Néhémie. (Néhémie 6:1-9)
      Les faux prophètes essayent d'effrayer Néhémie. (Néhémie 6:10-14)
      La muraille est terminée ; La supercherie de certains Juifs. (Néhémie 6:15-19)

      Quand des personnes tentent de déranger, par l'envoi de « trouble-fête », la gaieté que certains éprouvent en se regroupant, ces derniers, ne doivent pas tomber dans la tentation de répondre impoliment, mais simplement dire, comme le texte le mentionne, qu'il reste du travail à accomplir.

      Nous ne devons jamais nous laisser influencer par les attaques répétées de l'ennemi, en commettant l'iniquité ou en étant simplement imprudent ; mais quand nous sommes victimes de telles agressions, il est nécessaire de manifester fermement et résolument notre résistance.

      Quand des personnes mal intentionnées veulent nous nuire, il est fréquent qu'elles se fassent représenter par des « émissaires ».

      Néhémie a pu deviner quel était le but visé par Sanballat et ses amis ; le prophète répondit que les propos rapportés par ces hommes, n'étaient que pure invention ; Sanballat était bien connu, pour être ainsi suspecté !

      Quand nous connaissons bien quel est notre devoir, nous ne devons jamais omettre de l'accomplir, de crainte d'être mal jugé par nos adversaires éventuels; quand nous avons la conscience en paix, sachons vraiment placer notre confiance en Dieu ! Bien qu'ils soient parfois victimes de reproches injustifiés, les enfants de Dieu ne peuvent voir leur réputation salie outre mesure, par leurs opposants.

      Néhémie, dans une courte prière, se tourna vers les cieux. Dans notre service pour le Seigneur, et dans nos différents conflits spirituels, il est bon de commencer par prier, pour demander l'aide divine, face à la tâche : « Oh mon Dieu, veuille me donner toute force nécessaire » !

      Toutes les tentations qui nous écartent de notre devoir, devraient nous faire réagir, afin d'accomplir ce dernier avec encore plus de ferveur !

      10 La plus grande erreur que nos ennemis puissent commettre, est de nous effrayer dans l'exercice de notre devoir, et de tenter de nous mener dans la voie du péché. Ne cherchons jamais à fuir, face à toute bonne œuvre à accomplir, et ne pratiquons pas le mal. Nous devrions être à l'écoute de tout bon conseil, et rejeter ce qui est contraire à la Parole de Dieu. Chacun devrait se conformer à cette dernière. Si je professe être véritablement chrétien, appelé à devenir un « saint », un enfant de Dieu, un membre du corps de Christ, le temple du Saint-Esprit, dois-je tenir une conduite avide, esclave de mes sens, fière, ou envieuse ? Dois-je céder, face à l'impatience, au mécontentement, ou à la colère ? Devrais-je être sujet à la paresse, à l'incrédulité, ou à l'ingratitude ? Quel témoignage une telle conduite pourrait-elle alors avoir envers mon entourage ?

      Toute l'expérience acquise dans notre travail pour le Seigneur, devrait nous inciter à la prudence, à l'abnégation, et à la diligence. Soyons vigilants, face aux scandales que pourraient nous faire subir les honteuses machinations du péché !

      15 La reconstruction du mur fut accomplie en cinquante deux jours, en plus du repos du sabbat. Beaucoup de travail peut être effectué en peu de temps, si nous l'exécutons avec sérieux, en nous y consacrant de tout cœur. Quelle sottise, les enfants d'Israël commirent, en se mariant avec des étrangères !

      Quand les hommes mènent une conduite semblable à celle de Tobija, ils sont bientôt esclaves de leurs actes. Un pécheur finit hélas par aimer tout ce qui mène à la corruption.

      « L'ennemi des âmes » utilise beaucoup de moyens, en élaborant bon nombre de projets, en vue de couvrir d'opprobre les serviteurs de Dieu, et de les écarter de leur travail.

      Nous devons suivre l'exemple de Celui qui a laissé sa vie pour Ses brebis. Ceux qui se remettent simplement entre les mains du Seigneur et dans la perfection de Ses œuvres, seront vraiment soutenus !

      Luc 9

      Luc 10

      Luc 17

      Jean 4

      4 Il y avait une haine farouche entre les Samaritains et les Juifs. La route qu’empruntait Christ, de la Judée à la Galilée, passait par la Samarie...

      Nous ne devrions pas nous rendre dans les lieux où la tentation nous guette, sauf quand un besoin spécifique s'en fait sentir ; en de tels cas, nous ne devons pas y demeurer, mais nous hâter de les traverser !

      Nous voyons dans ce texte le Seigneur Jésus, très fatigué par le voyage qu’Il venait d’effectuer. Nous pouvons voir, par ce fait, qu'Il avait vraiment revêtu notre nature humaine. La lassitude et la peine vont de pair avec le péché ; Christ, ayant été fait « malédiction » pour nous, a été soumis aux effets du péché, entré dans le monde. De plus, Il était relativement pauvre, et effectuait donc tous Ses voyages à pied. Étant fatigué, Il s'assit sur la margelle d’un puits ; Il n'avait pas de lieu précis pour se reposer. Il se tint donc là, comme le ferait un passant fatigué, assis sur un banc.

      Il est certain que nous devrions revêtir avec empressement l’humilité qu’avait le Fils de Dieu en de telles circonstances. Christ demanda de l'eau à cette femme de la Samarie. Elle fut d’abord surprise par l’absence d’inimitié de Jésus, à son égard. Certaines personnes étonnent leurs interlocuteurs par leur simplicité. Christ saisit ainsi l'occasion pour enseigner le chemin du salut à cette Samaritaine : Il a converti cette femme, en lui exposant son ignorance, sa culpabilité et son besoin d’accepter un Sauveur.

      L’eau vive mentionnée dans ce texte signifie l'Esprit. Par cette analogie, s’accomplissait la bénédiction du Messie, promise dans l'Ancien Testament. Les grâces de l'Esprit, et ses consolations, étanchent la soif de l'âme, celle qui reconnaît sa propre nature et son besoin. Cette femme comprit littéralement ce que Jésus mentionnait de manière imagée.

      Christ montre que l'eau de ce puits de Jacob ne pouvait fournir qu'une satisfaction passagère. Quelles que soient les « eaux de consolation » que nous pouvons boire, nous aurons toujours soif. Mais quiconque reçoit l'Esprit de la Grâce, en bénéficiant des consolations de l'Évangile, ne manquera plus jamais de rien qui puisse satisfaire abondamment son âme !

      Le cœur de l’homme n’aspire qu'à des fins charnelles. « Donne-moi de cette eau », demanda cette femme à Jésus ; elle ne fit pas cette requête pour avoir la vie éternelle, (ce que Christ proposait), mais afin de ne plus être obligée venir puiser en ce lieu. L'esprit charnel est très ingénieux pour écarter ou étouffer toute conviction spirituelle. Jésus condamna alors la conscience de cette femme, en lui donnant des détails très précis sur sa vie privée ! Il blâma sévèrement sa conduite.

      La femme reconnut alors que Christ était un prophète. La puissance de Sa parole, qui sonde le cœur et qui révèle à la conscience des secrets « intimes », est une preuve de l’autorité divine. Cette Parole devrait nous faire réfléchir, et nous faire comprendre que tout ce qui peut nous préoccuper sur terre n’est que passager.

      L'objet de l'adoration doit demeurer toujours le même : Dieu, notre Père. Nous devons rechercher à revêtir une certaine « décence spirituelle », quand nous nous présentons devant le Seigneur, pour notre adoration ou notre culte ; peu importe notre préférence pour ce lieu de culte, tant que nous respectons la Sainteté et l'approbation de Dieu.

      D’après la réponse de cette femme, on pouvait déduire que les Juifs étaient sincères quant à leur attente du Messie. Ceux qui, par les Écritures, ont discerné Dieu, savent Qui ils adorent. Le message du salut venait des Juifs ; il est parvenu aux autres nations par leur intermédiaire. Christ préférait le culte des Juifs à celui des Samaritains ; Il annonce ensuite que ce dernier allait bientôt disparaître : Dieu était sur le point d'être révélé, en tant que Père de tous les croyants, de toutes les nations !

      Lorsque l’homme est placé sous l'influence du Saint-Esprit, il doit adorer Dieu, et rester en communion avec Lui. Les différentes affections spirituelles, révélées dans des prières ferventes, des supplications, et des actions de grâces, composent l'adoration d'un cœur droit, en lequel Dieu prend plaisir et est glorifié.

      La femme attendait patiemment la venue du Messie. Christ lui dit : je le suis, Moi qui te parle. Elle n’était qu’une étrangère, une Samaritaine hostile ; le simple fait de s’adresser à un Juif pouvait être considéré comme une disgrâce pour notre Seigneur Jésus. Cependant, ce Dernier se révéla à cette femme plus qu'Il ne l'avait fait jusqu’à présent, à l'un quelconque de Ses disciples.

      Aucun de nos péchés ne peut empêcher d’être accepté par Jésus, à condition de nous humilier devant Lui, et de croire qu’Il est véritablement le Christ, le Sauveur du monde !

      Jean 8

      48 Remarquons l'indifférence de Christ aux acclamations des hommes ! Ceux qui restent insensibles aux flatteries, sont capables de supporter également le mépris. Dieu honorera tous ceux qui ne cherchent pas à s’honorer personnellement.

      Nous avons dans ce texte la « doctrine » du bonheur éternel, celle des justes. Nous y trouvons tout ce qui caractérise le croyant : il est celui qui garde les paroles du Seigneur Jésus. Tel est son privilège : il ne connaîtra jamais la mort éternelle !

      Bien que les enfants de Dieu ne puissent se soustraire à la mort, ils résideront bientôt en un lieu où elle n’existera plus, Exode 14:13.

      Actes 8

      5 Tant que prédomine l'Évangile, les mauvais esprits sont chassés, en particulier les esprits impurs. C'est le cas pour toutes les inclinations à la convoitise de la chair, qui font la guerre à l'âme.

      Les désordres qui sont nommés dans ce texte sont les plus difficiles à anéantir de manière classique, ils expriment au mieux la « maladie » du péché. L'ambition, la fierté, et le désir immodéré de grandeur ont toujours été le point de départ d’actions malsaines, à la fois chez les impies et aussi dans l'église.

      La foule disait de Simon : « celui-ci est la puissance de Dieu ». Remarquez à quel point les personnes ignorantes et insouciantes peuvent être trompées. Mais quelle puissance peut on trouver dans le pouvoir de la Grâce divine, par lequel tous sont amenés à Christ, la Vérité ! La foule a non seulement prêté attention aux paroles de Philippe, mais elle fut totalement convaincue que tous ces miracles provenaient de Dieu : toutes ces âmes se soumirent donc à Dieu, désirant qu’Il les dirige.

      Même les hommes au cœur mauvais, qui se livrent à la cupidité, peuvent s’approcher de Dieu, et se joindre à Son peuple, tout en continuant pour un temps leurs mauvaises actions. Beaucoup sont étonnés par les manifestations de la Vérité et de la Puissance divines, en particulier quand ils n'ont jamais expérimenté de telles réalités.

      La prédication de l'évangile opère une action salutaire dans l’âme, là où auparavant ne régnait aucune sainteté. Tous ceux qui professent croire en l'évangile ne sont hélas pas toujours réellement convertis, et ils perdent ainsi tout salut possible...

      14 Le Saint-Esprit n'était encore descendu sur ces nouveaux convertis de la Samarie, bien qu’Il ait auparavant manifesté Ses pouvoirs extraordinaires, au jour de la Pentecôte.

      Soyons encouragés par l’exemple donné dans ce texte : prions Dieu de renouveler les grâces du Saint-Esprit envers tous, tous étant en effet concernés par Ses bienfaits spirituels ! Cette prière englobe toutes les bénédictions ! Nul ne peut accorder le Saint-Esprit par une simple imposition des mains, par contre, faisons tout notre possible pour instruire spirituellement ceux pour qui nous prions.

      Simon le mage avait l'ambition de vouloir avoir les mêmes honneurs qu’un apôtre, mais il ne se souciait guère d'avoir l’esprit et le caractère d'un chrétien. Il cherchait plus à être honoré, que de faire du bien aux autres. Pierre lui révéla son égarement. Simon estimait que les richesses de ce monde avaient une certaine influence dans l’au delà, il pensait pouvoir acheter le pardon de ses péchés, le don du Saint-Esprit, et la vie éternelle. Devant une telle erreur, si condamnable, la Grâce ne pouvait lui être accordée.

      Le fond de notre cœur est révélé aux yeux de Dieu, Celui qui ne peut être trompé. Si Dieu constate que le péché nous anime, notre piété est alors vaine, et nous n'avons pas notre place dans Son Royaume. Un cœur avide et orgueilleux ne peut pas se tenir devant Dieu. Un homme peut très bien œuvrer sous le pouvoir du péché, tout en affichant une certaine forme de piété. Lorsque, par exemple, nous sommes tentés de mal utiliser l'argent, nous devons considérer combien ce dernier est périssable et méprisable.

      Le Christianisme n’est pas un « commerce » dont on peut vivre en ce monde. Beaucoup de méchanceté règne en notre cœur : de mauvais préjugés, des affections corrompues, de vains projets ; nous devons nous repentir de tous ces maux, ou alors tout espérance de connaître la paix du Seigneur est vaine. Par contre, suite à la repentance, on reçoit le pardon !

      Après la lecture de ce texte, on peut douter de la sincérité du repentir de Simon : si ce dernier était sincère, son pardon ne fait alors aucun doute. Donne-nous, Seigneur, une foi différente de celle de Simon, qui n’était qu’étonné par la Puissance du Saint-Esprit, sans vouloir réellement sanctifier son cœur. Puissions-nous condamner toute pensée qui fasse que notre piété serve à des fins de fierté ou d'ambition. Gardons-nous de ce poison subtil, la « fierté spirituelle », qui s’infiltre même dans notre soi-disant humilité. Puissions-nous seulement rechercher l'honneur qui vient uniquement de Dieu !

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