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SICHAR ou SYCHAR

(grec Suchar). Seule mention dans Jn 4:5, qui rapporte que c'était une « ville de Samarie », voisine du champ donné par Jacob à son fils Joseph (Jos 24:32), et qui y place l'entretien de Jésus avec la Samaritaine au bord du puits (Jn 4:4-42). Le nom de Sichar s'est conservé sous la forme Askar, petit village au bas de la pente S. -E, du mont Ébal, où l'eau ne manque pas, ce qui est une difficulté pour l'identification Askar =Sichar. Le « puits de Jacob » est à 1.500 m. d'Askar, dans un enclos, au débouché du défilé de Naplouse, un peu en contre-bas de la route actuelle de Jérusalem. La basilique inachevée qui le recouvre aujourd'hui (fig. 234) n'ajoute rien à la beauté du paysage ; mais, de l'emplacement, on comprend fort bien le geste de la Samaritaine, tournée vers « la montagne » de ses pères (voir Samaritains), le Garizim tout proche. Si l'on n'accepte pas l'identification Askar =Sichar. on ne pourrait guère retrouver la ville antique qu'à Balata (quelques centaines de mètres au Nord-O, du puits de Jacob, à l'entrée du défilé), où les fouilles ont mis au jour une ville qui remonte à l'époque cananéenne.

La localisation de Sichem n'étant pas elle-même établie (ou à Balata, ou à Naplouse), il est impossible actuellement d'être très affirmatif.

Plutôt que d'admettre une erreur d'un scribe (s. Jérôme), nous admettrions volontiers que Sichar était à l'emplacement de la Balata moderne et que, par « migration toponymique », le nom ancien s'est transporté à quelque distance, légèrement déformé mais conservé par le petit village d'Askar. Entre le puits de Jacob et Askar, un ouéli musulman conserve le souvenir, sinon l'emplacement, du « tombeau de Joseph ». Et aujourd'hui encore, de nombreux troupeaux pâturent dans les prairies à l'orient de Sichem (Ge 37:13). A. P.

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Versets relatifs

    • Genèse 37

      13 Et Israël dit à Joseph : Tes frères ne paissent-ils pas les troupeaux à Sichem ? Viens, que je t'envoie vers eux. Et il lui répondit : Me voici.

      Josué 24

      32 On ensevelit aussi les os de Joseph, que les enfants d'Israël avaient apportés d'Égypte, à Sichem, dans la portion de champ que Jacob avait achetée pour cent pièces d'argent des enfants d'Hémor, père de Sichem ; et les enfants de Joseph les eurent dans leur héritage.

      Jean 4

      4 Or, il fallait qu'il passât par la Samarie.
      5 Il arriva donc à une ville de Samarie, nommée Sichar, près de la terre que Jacob avait donnée à Joseph son fils.
      6 Là était la fontaine de Jacob. Jésus donc, fatigué du chemin, s'assit sur la fontaine ; c'était environ la sixième heure.
      7 Une femme samaritaine étant venue pour puiser de l'eau, Jésus lui dit : Donne-moi à boire.
      8 Car ses disciples étaient allés à la ville pour acheter des vivres.
      9 La femme samaritaine lui répondit : Comment, toi qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine ? (Car les Juifs n'ont point de communication avec les Samaritains).
      10 Jésus répondit et lui dit : Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, tu lui demanderais toi-même, et il te donnerait de l'eau vive.
      11 La femme lui dit : Seigneur, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond ; d'où aurais-tu donc cette eau vive ?
      12 Es-tu plus grand que Jacob notre père, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux ?
      13 Jésus lui répondit : Quiconque boit de cette eau aura encore soif ;
      14 Mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai, n'aura plus jamais soif, mais l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira pour la vie éternelle.
      15 La femme lui dit : Seigneur, donne-moi de cette eau, afin que je n'aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici.
      16 Jésus lui dit : Va, appelle ton mari et viens ici.
      17 La femme répondit : Je n'ai point de mari. Jésus lui dit : Tu as fort bien dit : Je n'ai point de mari ;
      18 Car tu as eu cinq maris ; et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari ; tu as dit vrai en cela.
      19 La femme lui dit : Seigneur, je vois que tu es un prophète.
      20 Nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem.
      21 Jésus lui dit : Femme, crois-moi ; le temps vient que vous n'adorerez plus le Père ni sur cette montagne, ni à Jérusalem.
      22 Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; pour nous, nous adorons ce que nous connaissons ; car le salut vient des Juifs.
      23 Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, car le Père demande de tels adorateurs.
      24 Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l'adorent, l'adorent en esprit et en vérité.
      25 Cette femme lui répondit : Je sais que le Messie, celui qu'on appelle Christ, doit venir ; quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses.
      26 Jésus lui dit : Je le suis, moi qui te parle.
      27 Sur cela ses disciples arrivèrent, et ils furent surpris de ce qu'il parlait avec une femme ; néanmoins aucun ne lui dit : Que demandes-tu ? ou, Pourquoi parles-tu avec elle ?
      28 Alors la femme laissa sa cruche, et s'en alla à la ville, et dit aux gens :
      29 Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait ; ne serait-ce point le Christ ?
      30 Ils sortirent donc de la ville, et vinrent vers lui.
      31 Cependant, ses disciples le priant, lui disaient : Maître, mange.
      32 Mais il leur dit : J'ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas.
      33 Les disciples se disaient donc l'un à l'autre : Quelqu'un lui aurait-il apporté à manger ?
      34 Jésus leur dit : Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé, et d'accomplir son ouvre.
      35 Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson ? Voici, je vous le dis : Levez vos yeux, et regardez les campagnes qui blanchissent déjà pour la moisson.
      36 Celui qui moissonne reçoit un salaire et recueille du fruit pour la vie éternelle, afin que celui qui sème se réjouisse aussi avec celui qui moissonne.
      37 Car en ceci, cette parole est vraie : Autre est le semeur, et autre le moissonneur.
      38 Je vous ai envoyés moissonner où vous n'avez pas travaillé ; d'autres ont travaillé, et vous êtes entrés dans leur travail.
      39 Or, plusieurs Samaritains de cette ville-là crurent en lui, à cause de la parole de la femme qui avait rendu ce témoignage : Il m'a dit tout ce que j'ai fait.
      40 Les Samaritains étant donc venus vers lui, le prièrent de demeurer chez eux ; et il y demeura deux jours.
      41 Et un plus grand nombre crurent à cause de sa prédication.
      42 Et ils disaient à la femme : Ce n'est plus à cause de ton récit, que nous croyons ; car nous avons entendu nous-mêmes, et nous savons que celui-ci est véritablement le Sauveur du monde, le Christ.
    • Genèse 37

      13 Un jour, Jacob dit à Joseph : « Tes frères gardent le troupeau près de Sichem. Va les voir de ma part. » Joseph répond : « Je veux bien, père. »

      Josué 24

      32 Les Israélites enterrent à Sichem les os de Joseph, qu’ils ont apportés d’Égypte. Jacob avait acheté une partie d’un champ pour cent pièces d’argent, aux enfants de Hamor, le fondateur de Sichem. Ce champ appartient maintenant aux gens de la famille de Joseph. C’est dans ce champ qu’ils enterrent les os de Joseph.

      Jean 4

      4 Pour cela, il doit traverser la Samarie.
      5 Il arrive près d’une ville de Samarie appelée Sychar. Elle est près du champ que Jacob a donné à son fils Joseph.
      6 À cet endroit, il y a le puits de Jacob. Jésus est fatigué par le voyage, et il s’assoit au bord du puits. Il est à peu près midi.
      7 Une femme de Samarie vient chercher de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. »
      8 Ses disciples sont allés à la ville pour acheter à manger.
      9 La femme samaritaine dit à Jésus : « Comment ? Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » En effet, les Juifs n’ont pas de contacts avec les Samaritains.
      10 Jésus lui répond : « Tu ne connais pas le don de Dieu. Tu ne connais pas celui qui te dit : “Donne-moi à boire.” Sinon, c’est toi qui demanderais à boire, et je te donnerais une eau pleine de vie. »
      11 La femme lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser de l’eau, et le puits est profond. Cette eau pleine de vie, où peux-tu la prendre ?
      12 Toi, est-ce que tu es plus grand que Jacob, notre ancêtre ? C’est lui qui nous a donné ce puits. Et lui-même, avec ses fils et ses bêtes, il a bu l’eau de ce puits. »
      13 Jésus lui répond : « Si quelqu’un boit de cette eau, il aura encore soif.
      14 Mais s’il boit l’eau que je lui donnerai, il n’aura plus jamais soif. Au contraire, l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source, et cette source donne la vie avec Dieu pour toujours. »
      15 La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi cette eau. Alors je n’aurai plus soif, et je n’aurai plus besoin de venir puiser de l’eau ici. »
      16 Jésus lui dit : « Va appeler ton mari et reviens ici. »
      17 La femme lui répond : « Je n’ai pas de mari. » Jésus lui dit : « Tu as raison de dire : “Je n’ai pas de mari.”
      18 En effet, tu as eu cinq maris, et l’homme que tu as maintenant, ce n’est pas ton mari. Tu as dit la vérité. »
      19 Alors la femme lui dit : « Seigneur, tu es un prophète, je le vois !
      20 Nos ancêtres samaritains ont adoré Dieu sur cette montagne. Et vous, les Juifs, vous dites : “Le lieu où il faut adorer, c’est Jérusalem.” »
      21 Jésus lui répond : « Crois-moi, le moment arrive où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père.
      22 Vous, les Samaritains, vous adorez ce que vous ne connaissez pas. Nous, les Juifs, nous adorons ce que nous connaissons. En effet, le salut que Dieu donne vient des Juifs.
      23 Mais le moment arrive, et c’est maintenant, où Dieu donne son Esprit. Alors ceux qui adorent vraiment le Père vont l’adorer avec l’aide de l’Esprit Saint et comme le Fils l’a montré. Oui, le Père cherche des gens qui l’adorent de cette façon. Ils doivent l’adorer avec l’aide de l’Esprit Saint et comme le Fils l’a montré. »
      25 La femme dit à Jésus : « Je sais que le Messie va venir, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, il nous expliquera tout. »
      26 Jésus lui répond : « Le Christ, c’est moi qui te parle. »
      27 À ce moment-là, ses disciples reviennent. Ils sont étonnés parce que Jésus parle avec une femme. Pourtant personne ne lui demande : « Qu’est-ce que tu veux ? » ou : « Pourquoi est-ce que tu parles avec elle ? »
      28 Alors la femme laisse son récipient à cet endroit. Elle part à la ville et elle dit aux gens :
      29 « Venez voir ! J’ai rencontré un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. C’est peut-être le Messie ! »
      30 Les gens sortent de la ville et ils viennent voir Jésus.
      31 Pendant ce temps, les disciples de Jésus insistent : « Maître, mange donc ! »
      32 Mais il leur dit : « J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. »
      33 Alors les disciples se demandent entre eux : « Est-ce que quelqu’un lui a apporté de la nourriture ? »
      34 Jésus leur dit : « Dieu m’a envoyé dans le monde. Ma nourriture, c’est de faire ce que Dieu veut et de réaliser jusqu’au bout le travail qu’il m’a donné.
      35 Vous-mêmes, vous dites : “Encore quatre mois et ce sera la récolte.” Mais moi, je vous dis : levez les yeux et regardez les champs ! Les épis sont déjà mûrs pour la récolte.
      36 Celui qui récolte reçoit déjà sa récompense et il rassemble tout pour vivre toujours avec Dieu. Alors celui qui sème et celui qui récolte sont joyeux tous les deux.
      37 En effet, il est bien vrai, ce proverbe : “Quelqu’un sème, un autre récolte.”
      38 Je vous ai envoyés récolter là où vous n’avez pas travaillé. D’autres ont travaillé et vous, vous profitez de leur fatigue. »
      39 Beaucoup de Samaritains de la ville de Sychar se mettent à croire en Jésus à cause des paroles de la femme. En effet, elle leur a affirmé : « Cet homme m’a dit tout ce que j’ai fait. »
      40 Quand les gens arrivent auprès de Jésus, ils lui demandent : « Reste chez nous ! » Et pendant deux jours, Jésus reste là.
      41 Alors les Samaritains sont encore plus nombreux à croire en lui, parce que c’est lui-même qui leur parle.
      42 Ils disent à la femme : « Maintenant, nous ne croyons plus seulement à cause de ce que tu as dit. Mais nous l’avons entendu nous-mêmes. Et nous le savons : le Sauveur du monde, c’est vraiment lui ! »
    • Genèse 37

      13 Et Israël dit à Joseph : Tes frères ne paissent-ils pas [les troupeaux] en Sichem ? Viens, que je t'envoie vers eux ; et il lui répondit : Me voici.

      Josué 24

      32 On ensevelit aussi à Sichem les os de Joseph, que les enfants d'Israël avaient apportés d'Egypte, en un endroit du champ que Jacob avait acheté cent pièces d'argent des enfants d'Hémor, père de Sichem ; et ils furent en héritage aux enfants de Joseph.

      Jean 4

      4 Or il fallait qu'il traversât par la Samarie.
      5 Il vint donc en une ville de Samarie, nommée Sichar, qui est près de la possession que Jacob donna à Joseph son fils.
      6 Or il y avait là une fontaine de Jacob ; et Jésus étant lassé du chemin, se tenait là assis sur la fontaine ; c'était environ les six heures.
      7 [Et] une femme Samaritaine étant venue pour puiser de l'eau, Jésus lui dit : donne-moi à boire.
      8 Car ses Disciples s'en étaient allés à la ville pour acheter des vivres.
      9 Mais cette femme Samaritaine lui dit : comment toi qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme Samaritaine ? car les Juifs n'ont point de communication avec les Samaritains.
      10 Jésus répondit, et lui dit : si tu connaissais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit : donne-moi à boire, tu lui [en] eusses demandé toi-même, et il t'eût donné de l'eau vive.
      11 La femme lui dit : Seigneur, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond ; d'où as-tu donc cette eau vive ?
      12 Es-tu plus grand que Jacob notre père, qui nous a donné le puits, et lui-même en a bu, et ses enfants, et son bétail ?
      13 Jésus répondit, et lui dit : quiconque boit de cette eau-ci aura encore soif ;
      14 Mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai, n'aura jamais soif ; mais l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une fontaine d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.
      15 La femme lui dit : Seigneur, donne-moi de cette eau, afin que je n'aie plus soif, et que je ne vienne plus ici puiser [de l'eau].
      16 Jésus lui dit : va, [et] appelle ton mari, et t'en viens ici.
      17 La femme répondit, et lui dit : je n'ai point de mari. Jésus lui dit : tu as bien dit : je n'ai point de mari.
      18 Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n'est point ton mari ; en cela tu as dit la vérité.
      19 La femme lui dit : Seigneur, je vois que tu es un Prophète.
      20 Nos pères ont adoré sur cette montagne-là, et vous dites qu'à Jérusalem est le lieu où il faut adorer.
      21 Jésus lui dit : femme, crois-moi, l'heure vient que vous n'adorerez le Père, ni sur cette montagne, ni à Jérusalem.
      22 Vous adorez ce que vous ne connaissez point ; nous adorons ce que nous connaissons ; car le salut vient des Juifs.
      23 Mais l'heure vient, et elle est maintenant, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car aussi le Père en demande de tels qui l'adorent.
      24 Dieu est esprit ; et il faut que ceux qui l'adorent, l'adorent en esprit et en vérité.
      25 La femme lui répondit : je sais que le Messie, c'est-à-dire le Christ, doit venir ; quand donc il sera venu, il nous annoncera toutes choses.
      26 Jésus lui dit : c'est moi-même, qui parle avec toi.
      27 Sur cela ses Disciples vinrent, et ils s'étonnèrent de ce qu'il parlait avec une femme ; toutefois nul ne dit : que demandes-tu ? ou pourquoi parles-tu avec elle ?
      28 La femme donc laissa sa cruche, et s'en alla à la ville, et elle dit aux habitants :
      29 Venez, voyez un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait, celui-ci n'est-il point le Christ ?
      30 Ils sortirent donc de la ville, et vinrent vers lui.
      31 Cependant les Disciples le priaient, disant : Maître, mange.
      32 Mais il leur dit : j'ai à manger d'une viande que vous ne savez point.
      33 Sur quoi les Disciples disaient entre eux : quelqu'un lui aurait-il apporté à manger ?
      34 Jésus leur dit : ma viande est que je fasse la volonté de celui qui m'a envoyé, et que j'accomplisse son oeuvre.
      35 Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois, et la moisson viendra ? voici, je vous dis, levez vos yeux, et regardez les campagnes, car elles sont déjà blanches pour moissonner.
      36 Or celui qui moissonne reçoit le salaire, et assemble le fruit en vie éternelle ; afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble.
      37 Or ce que l'on dit d'ordinaire, que l'un sème, et l'autre moissonne, est vrai en ceci,
      38 [Que] je vous ai envoyés moissonner ce en quoi vous n'avez point travaillé ; d'autres ont travaillé, et vous êtes entrés dans leur travail.
      39 Or plusieurs des Samaritains de cette ville-là crurent en lui, pour la parole de la femme, qui avait rendu ce témoignage : il m'a dit tout ce que j'ai fait.
      40 Quand donc les Samaritains furent venus vers lui, ils le prièrent de demeurer avec eux ; et il demeura là deux jours.
      41 Et beaucoup plus de gens crurent pour sa parole ;
      42 Et ils disaient à la femme : ce n'est plus pour ta parole que nous croyons ; car nous-mêmes l'avons entendu, et nous savons que celui-ci est véritablement le Christ, le Sauveur du monde.
    • Genèse 37

      Josué 24

      Jean 4

      4 Il y avait une haine farouche entre les Samaritains et les Juifs. La route qu’empruntait Christ, de la Judée à la Galilée, passait par la Samarie...

      Nous ne devrions pas nous rendre dans les lieux où la tentation nous guette, sauf quand un besoin spécifique s'en fait sentir ; en de tels cas, nous ne devons pas y demeurer, mais nous hâter de les traverser !

      Nous voyons dans ce texte le Seigneur Jésus, très fatigué par le voyage qu’Il venait d’effectuer. Nous pouvons voir, par ce fait, qu'Il avait vraiment revêtu notre nature humaine. La lassitude et la peine vont de pair avec le péché ; Christ, ayant été fait « malédiction » pour nous, a été soumis aux effets du péché, entré dans le monde. De plus, Il était relativement pauvre, et effectuait donc tous Ses voyages à pied. Étant fatigué, Il s'assit sur la margelle d’un puits ; Il n'avait pas de lieu précis pour se reposer. Il se tint donc là, comme le ferait un passant fatigué, assis sur un banc.

      Il est certain que nous devrions revêtir avec empressement l’humilité qu’avait le Fils de Dieu en de telles circonstances. Christ demanda de l'eau à cette femme de la Samarie. Elle fut d’abord surprise par l’absence d’inimitié de Jésus, à son égard. Certaines personnes étonnent leurs interlocuteurs par leur simplicité. Christ saisit ainsi l'occasion pour enseigner le chemin du salut à cette Samaritaine : Il a converti cette femme, en lui exposant son ignorance, sa culpabilité et son besoin d’accepter un Sauveur.

      L’eau vive mentionnée dans ce texte signifie l'Esprit. Par cette analogie, s’accomplissait la bénédiction du Messie, promise dans l'Ancien Testament. Les grâces de l'Esprit, et ses consolations, étanchent la soif de l'âme, celle qui reconnaît sa propre nature et son besoin. Cette femme comprit littéralement ce que Jésus mentionnait de manière imagée.

      Christ montre que l'eau de ce puits de Jacob ne pouvait fournir qu'une satisfaction passagère. Quelles que soient les « eaux de consolation » que nous pouvons boire, nous aurons toujours soif. Mais quiconque reçoit l'Esprit de la Grâce, en bénéficiant des consolations de l'Évangile, ne manquera plus jamais de rien qui puisse satisfaire abondamment son âme !

      Le cœur de l’homme n’aspire qu'à des fins charnelles. « Donne-moi de cette eau », demanda cette femme à Jésus ; elle ne fit pas cette requête pour avoir la vie éternelle, (ce que Christ proposait), mais afin de ne plus être obligée venir puiser en ce lieu. L'esprit charnel est très ingénieux pour écarter ou étouffer toute conviction spirituelle. Jésus condamna alors la conscience de cette femme, en lui donnant des détails très précis sur sa vie privée ! Il blâma sévèrement sa conduite.

      La femme reconnut alors que Christ était un prophète. La puissance de Sa parole, qui sonde le cœur et qui révèle à la conscience des secrets « intimes », est une preuve de l’autorité divine. Cette Parole devrait nous faire réfléchir, et nous faire comprendre que tout ce qui peut nous préoccuper sur terre n’est que passager.

      L'objet de l'adoration doit demeurer toujours le même : Dieu, notre Père. Nous devons rechercher à revêtir une certaine « décence spirituelle », quand nous nous présentons devant le Seigneur, pour notre adoration ou notre culte ; peu importe notre préférence pour ce lieu de culte, tant que nous respectons la Sainteté et l'approbation de Dieu.

      D’après la réponse de cette femme, on pouvait déduire que les Juifs étaient sincères quant à leur attente du Messie. Ceux qui, par les Écritures, ont discerné Dieu, savent Qui ils adorent. Le message du salut venait des Juifs ; il est parvenu aux autres nations par leur intermédiaire. Christ préférait le culte des Juifs à celui des Samaritains ; Il annonce ensuite que ce dernier allait bientôt disparaître : Dieu était sur le point d'être révélé, en tant que Père de tous les croyants, de toutes les nations !

      Lorsque l’homme est placé sous l'influence du Saint-Esprit, il doit adorer Dieu, et rester en communion avec Lui. Les différentes affections spirituelles, révélées dans des prières ferventes, des supplications, et des actions de grâces, composent l'adoration d'un cœur droit, en lequel Dieu prend plaisir et est glorifié.

      La femme attendait patiemment la venue du Messie. Christ lui dit : je le suis, Moi qui te parle. Elle n’était qu’une étrangère, une Samaritaine hostile ; le simple fait de s’adresser à un Juif pouvait être considéré comme une disgrâce pour notre Seigneur Jésus. Cependant, ce Dernier se révéla à cette femme plus qu'Il ne l'avait fait jusqu’à présent, à l'un quelconque de Ses disciples.

      Aucun de nos péchés ne peut empêcher d’être accepté par Jésus, à condition de nous humilier devant Lui, et de croire qu’Il est véritablement le Christ, le Sauveur du monde !

      27 Les disciples étaient étonnés de voir Christ parler ainsi avec une Samaritaine. Ils savaient cependant que c'était pour de bonnes raisons, dans de bonnes intentions.

      Lorsque des difficultés surgissent ici-bas et nous découragent, malgré le soutien que peuvent procurer la Parole et la Providence divines, il est bon de nous rappeler que toutes les œuvres et toutes les paroles de Jésus-Christ sont parfaites.

      Deux éléments impressionnèrent cette Samaritaine : 1) L'ampleur de la connaissance de Jésus ; Il connaît en effet toutes les pensées, les paroles et les actions de chacun. 2) La puissance de Sa Parole ; Jésus a dénoncé les péchés secrets de cette femme, avec puissance et autorité.

      Cette Samaritaine porta toute son attention sur les réponses que lui donna Jésus ; beaucoup d gens auraient pensé qu'elle aurait éprouvé de la honte, suite aux révélations du Seigneur sur sa vie privée ; en fait, la « connaissance de Christ » en laquelle nous sommes conduits par la condamnation de notre péché, est ce qui il y a de plus bénéfique et salutaire.

      Les disciples vinrent ensuite vers Jésus : ceux qui veulent connaître Christ, doivent Le rencontrer, là où est proclamé Son Nom. Notre Maître nous a laissé un exemple, pour que nous puissions apprendre à faire la volonté de Dieu, comme Il le faisait Lui-même, avec diligence, en en recherchant tout bénéfice, joie et plaisir.

      Christ compare Son œuvre, à la moisson. Nous voyons dans ce texte que cette dernière était proche ; il en était ainsi pour l'Évangile qui commençait à être proclamé par le Maître. La période de la moisson est synonyme de grande occupation ; tous doivent être alors à l'ouvrage. Le temps de la moisson est court : ce travail doit être fait à un moment précis, ni trop tôt, ni trop tard ; il en est de même pour « le temps » de l'évangile : il est en quelque sorte « une saison », qui, une fois passée, ne peut pas être « rattrapée ».

      Dieu utilise quelquefois des instruments modestes et étonnants pour initier et exécuter une bonne œuvre. Notre Sauveur, en enseignant cette pauvre femme, a répandu la connaissance de Sa Parole sur une ville entière. Bénis soient ceux qui ne pèchent pas contre Christ. Ils sont enseignés par Dieu et sont vraiment désireux d'apprendre davantage. Cela devrait motiver notre louange et notre amour pour Christ et Sa Parole, une fois tous nos préjugés vaincus.

      La foi des disciples fut alors affermie : ils crurent vraiment que Jésus était le Sauveur, non seulement des Juifs, mais du monde entier. Puissions-nous avoir cette même certitude : « nous savons qu'Il est vraiment le Sauveur du monde » ! Appuyons-nous sur ce fondement : « car nous L'avons entendu nous-mêmes » ? jean 4:42* !

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

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