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SOLITUDE

La Bible nous enseigne que parmi les moyens employés par Dieu pour se faire connaître à l'homme, l'un des plus puissants est la solitude (cf. La 3:28, et rapprocher ce passage de Mt 6:6).

Sans doute l'homme est fait pour vivre en société, mais ce n'est pas la société qui le forme ; « on est dans la société ce que l'on s'est fait dans la solitude ». Savoir s'isoler, ménager dans sa vie les haltes du recueillement où, dans le calme de l'atmosphère intérieure, les poussières tombent, les brouillards se dissipent, les nerfs se détendent ; heures d'apaisement où les agitations qui nous retiennent sans cesse sur les bords de notre âme étant suspendues, nous y pouvons enfin descendre par degrés, descendre jusqu'au fond ; heures de crise où le rideau étant tombé entre la scène et le public, l'acteur pose son masque et, rendu à lui-même, se voit tel qu'il est dans le dénûment de son trouble, dans la détresse de son néant. C'est là que le Créateur attend sa créature et lui parle. Lorsque Renan dit que le désert est monothéiste, il ne se trompe pas tout à fait : nulle part la présence de Dieu ne s'impose à l'homme plus sûrement que dans le désert, c'est-à-dire dans la solitude où l'homme privé de tout appui extérieur et de toute ressource personnelle se voit comme forcé de recourir à Dieu.

Mais une vie ininterrompue dans la fièvre de l'activité sociale n'a pas seulement pour inconvénient de nous ôter les moyens de nous connaître nous-mêmes et de nous recueillir, elle nous livre aux inspirations d'un milieu qui, au lieu d'élever notre individualité, la plupart du temps la rabaisse. En effet il ne faut pas s'y tromper, la collectivité, dans sa manière d'être, reproduit les caractères de l'espèce, qui est animale. Le mouvement des masses est redoutable parce qu'il est irraisonné.

Les entraîneurs, qui savent exploiter l'instinct de la foule, son impressionnabilité et sa versatilité, peuvent la porter à des excès que jamais les individus qui la composent n'auraient commis isolément ; au contraire, quand il a soin par un moment de solitude de se libérer de la vie grégaire, l'individu se ressaisit ; il entend l'appel de la raison et celui de la conscience ; plus il se recueille, mieux il perçoit la « voix de silence » (1Ro 19:12) qui révèle la présence de Dieu ; il réalise sa personnalité, s'élève par elle au-dessus de la foule et se rétablit dans la parenté de Dieu qui est la personne parfaite.

L'histoire abonde ici en enseignements : tandis que la collectivité dans son orgueil et ses entraînements construit la tour de Babel (Ge 11), demande le veau d'or (Ex 32), abandonne Jéhovah pour Baal (1Ro 19:14 etc.), crie sur la place du prétoire : « Ote, ôte, crucifie ! » (Jn 19:15), exalte Paul et Barnabas comme des divinités et puis les lapide (Ac 14:8-20), nous voyons Jéhovah distinguer de la foule les héros élus pour lui servir de témoins et les former à part, in deserto solitudinis Abraham doit tout quitter pour s'enfoncer dans le désert de Syrie, marchant par la foi vers un but inconnu (Ge 12:6),

Moïse s'enfuit au désert de Madian où il reçoit la révélation du Buisson ardent (Ex 3:1),

Élie désespéré se retire au désert où Jéhovah le réconforte (1Ro 19:4).

La prédication d'Amos, d'Osée, de Jérémie est tout imprégnée des enseignements que leur a donnés le désert ; c'est dans la solitude du désert de Judée que Jean-Baptiste prend conscience de sa mission de Précurseur (Mr 1:4) ; c'est dans le désert où il est conduit par l'Esprit que Jésus démasque le Tentateur et choisit comme moyen de rédemption l'obéissance absolue (Mt 4:10) ; c'est au désert qu'il se retire pour prier et c'est là qu'il emmène ses disciples pour qu'ils se reposent (Lu 5:16, Mr 6:31, Jn 11:54). C'est dans la solitude de la nuit de Gethsémané que Jésus consomme son sacrifice expiatoire : « Cette coupe... qu'il soit fait comme tu veux » (Mr 14:36).

C'est dans le chemin désertique qui va de la Palestine à Damas que Jésus convertit Saul de Tarse (Ac 9:3), et quand celui-ci, retourné, se voue à l'apostolat, il se retire d'abord au désert d'Arabie pour repenser sa théologie et s'affirmer dans sa nouvelle foi (Ga 1:17).

L'histoire de l'Église primitive et de celle du Moyen âge est toute remplie des retraites au désert ; et si les saints qui ont fait de la solitude le but de leur vie terrestre se sont trompés, ceux qui sont venus de cette solitude pour parler à l'Église ont été parmi ses plus grands régénérateurs. Avant que le jansénisme des solitaires de Port-Royal nous eût donné Pascal, la Réforme était sortie d'une cellule de moine.

Ce qui fait la faiblesse de l'Église contemporaine, c'est que dans la fièvre de la vie moderne on n'y retrouve plus de solitude. Or la parole que le prophète Osée met dans la bouche de Jéhovah demeure vraie pour tous les temps : « Je l'attirerai au désert, et là je parlerai à son coeur ». --Voir (Os 2:14) Regard, Silence. Alex. W.

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Versets relatifs

    • Genèse 11

      1

      Un seul langage mondial, la construction de Babel. (Genèse 11:1-4)
      Les langues confondues, Les bâtisseurs de Babel dispersés. (Genèse 11:5-9)
      Les descendants de Sem. (Genèse 11:10-26)
      Térakh, père d'Abram, grand-père de Lot, Ils partent pour Charan. (Genèse 11:27-32)

      Avec quelle rapidité les hommes retrouvent leurs sentiments d'orgueil démesuré et retournent à leurs délits !

      Bien que la désolation du déluge fût encore présente à leur esprit et qu'ils aient encore en mémoire la droiture de Noé, leur méchanceté ne tarda pas à s'accroître de manière considérable. Seule la grâce et la sanctification offertes par le Saint Esprit sont capables d'enrayer la débauche du péché et sa dépravation, inhérentes au cœur et à la nature de l'homme. Le but de Dieu était de voir la race humaine constituer de nombreuses nations, des peuples et des pays. Au mépris de la volonté divine et contre la recommandation de Noé, la majorité des hommes de cette époque a voulu bâtir une ville et une tour, afin qu'ils puissent y vivre, réunis tous ensemble. C'est alors que l'idolâtrie a commencé et Babel en devint un des principaux centres. Ils ont ainsi lancé un autre défi à Dieu, encore plus impertinent et déterminé. Apprenons à inciter les autres à l'amour et aux bonnes œuvres, avec le même élan qu'ont les pécheurs à entraîner leurs compagnons dans le mauvais chemin.

      5 Nous voici en présence d'une manifestation du savoir-faire des hommes ; l'Éternel est descendu sur terre pour voir la ville. Dieu est juste et droit, dans toutes Ses œuvres vis-à-vis de l'iniquité et des pécheurs, il ne les condamne jamais sans les avoir entendus au préalable. Héber, l'homme pieux, ne se trouvait pas parmi cette foule impie ; c'était un véritable enfant de Dieu ; son âme n'était pas comme celle de ces hommes. Dieu a été déçu par leur vaine poursuite, par leurs œuvres : au lieu d'en tirer de l'honneur, ils n'ont eu que des reproches. Dieu n'a comme buts que la sagesse et la sainteté, même quand Il permet aux ennemis de Sa gloire de prospérer en exécutant leurs sombres desseins. Remarquez la sagesse et la miséricorde divines dans la façon où Dieu a contrecarré cette entreprise humaine. Cette miséricorde n'est pas du tout en rapport avec la gravité de l'offense qui a été faite ; Dieu ne nous châtie pas conformément à la gravité de nos péchés.

      Dans ce passage, seule la sagesse divine est capable de stopper le déroulement de ces folies humaines ; les hommes, étant incapables de se comprendre eux-mêmes, ont été alors dans l'impossibilité de s'entraider ; cet évènement a complètement arrêté leur construction. Dieu dispose de nombreux moyens pour confondre et mettre en échec les projets des hommes orgueilleux qui se rebellent contre Lui, particulièrement en les dressant les uns contre les autres. Malgré leur union et leur obstination, Dieu était contre eux ; en effet, qui peut prospérer, tout en endurcissant son cœur et en se dressant contre Lui ? Leur langage a été confondu. Encore aujourd'hui, nous en souffrons : que d'énergie et de peine nous déployons pour apprendre les langues étrangères, ceci à cause de la rébellion de nos ancêtres, à Babel. Le résultat de tout cela se traduit par de vaines disputes, des confusions de tous genres dans les différents termes propres à chaque langue, des incompréhensions dans tous les domaines. Ces hommes arrêtèrent alors la construction de la ville. Cette confusion dans leur langage n'a pas seulement arrêté leur entraide mutuelle, elle leur a révélé également que la main de l'Éternel était contre eux.

      Il est sage d'abandonner tout ce que nous voyons être contre la volonté divine. Dieu est absolument capable de réduire à néant tous les projets de ces bâtisseurs de Babel : aucun rassemblement humain ne peut lutter contre l'Éternel. Ces bâtisseurs se sont dispersés avec leur famille, dans la contrée qui leur a été allouée, selon la langue par laquelle ils s'exprimaient. Les fils des hommes ne se rassembleront plus jamais ainsi, à l'échelon mondial, sauf pour le « grand jour », quand le Fils de l'Homme s'assiéra sur Son trône de gloire, quand toutes les nations seront rassemblées contre Lui.

      10 Nous voici, dans ce texte, en présence d'une généalogie, ou d'une liste de noms qui se termine avec Abram, l'ami de Dieu, celui de qui va descendre Christ, la Semence promise. Aucun nom ni âge n'est omis ; le Saint Esprit semble passer assez rapidement en revue cette destinée d'Abram. Nous ne savons, en fait, que peu de choses des personnes qui nous ont précédés ici et là, dans ce monde, même de celles qui ont vécu à l'endroit où nous sommes ! (Nous avons assez d'affaires à traiter dans nos occupations quotidiennes). Quand la terre commença à être peuplée, les hommes vivaient dans un espace relativement réduit ; c'était alors une caractéristique de la sagesse et de la providence divines.
      27 Nous trouvons dans ce passage l'histoire d'Abram, dont le nom est cité comme référence dans les deux testaments.

      Même les enfants d'Eber ont adoré de faux dieux. Ceux qui, par pure grâce, héritent de la terre promise, devraient se rappeler celle où ils sont nés, à savoir leur état originel naturel, corrompu par le péché. Le frère d'Abram était Nachor, père d'une famille où Isaac et Jacob trouvèrent leur épouse ; Haran vient aussi de cette lignée où l'on retrouve le père de Lot, qui mourut relativement tôt.

      Les enfants ne peuvent être certains de vivre plus longtemps que leurs parents. Haran mourut à Ur, avant leur sortie du pays idolâtre dans lequel il se trouvait. Nous avons intérêt à quitter notre état naturel pécheur au plus vite, de peur que la mort ne nous surprenne.

      Nous voyons ici, dans ce texte, le départ d'Abram du pays d'Ur, en Chaldée, avec son père Térach, son cousin Lot, et le reste de sa famille, tout cela en parfaite obéissance à l'appel de Dieu. Ce chapitre se termine environ à mi-chemin de leur parcours, entre Ur et Canaan, là où ils demeurèrent jusqu'à ce que Térach meure. Beaucoup réussissent à atteindre Charan et finissent par tomber, juste à l'entrée de Canaan ; ils ne sont pas loin du royaume de Dieu, sans toutefois parvenir à y entrer.

      Genèse 12

      6 Abram découvrit la contrée habitée par les Cananéens, qui étaient, en fait, de mauvais voisins. Il voyagea sans s'arrêter. C'est parfois la part des hommes justes de n'avoir aucun lieu où séjourner durablement, voyageant ça et là, dans toutes les conditions.

      Les croyants doivent se considérer comme des étrangers et des voyageurs dans ce monde, Heb 11:8,13,14. Mais observez bien comment Abram tira son réconfort en Dieu. Alors qu'il pouvait déjà avoir une certaine satisfaction, sur place avec les Cananéens, il a plutôt recherché un plaisir intense dans la communion intime avec Dieu, qui l'a conduit et qui ne l'a pas délaissé.

      La communion avec Dieu n'existe que par la lecture de la Parole et par la prière. Dieu ne se révèle à son peuple que graduellement ; au début l'Éternel avait promis de montrer le pays à Abram, maintenant, Il le lui donne : le réconfort s'accroît parallèlement à la Grâce. Il semblerait qu'Abram ait pris le commandement de Dieu comme l'annonce d'une terre promise, comme un symbole de bénédiction ; il avait les yeux fixés vers le ciel, Heb 11:16.

      Dès qu'il fut arrivé en Canaan, il s'est considéré comme un étranger et n'a cherché qu'à adorer Dieu, lui et sa famille. Il n'avait pas seulement en tête le côté cérémoniel et religieux des sacrifices, mais il recherchait plutôt la présence et le Nom de son Dieu ; ce type de sacrifice spirituel plaît vraiment à Dieu. Abram a mentionné le Nom de l'Eternel ; il a montré à sa famille et à son entourage qu'il connaissait le vrai Dieu et Sa sainteté. L'adoration familiale est une bonne chose ; ce n'est pas une nouvelle mode, c'est une véritable institution des saints.

      Abram était riche et avait une famille nombreuse ; il n'avait pas de lieu établi et se trouvait au sein de ses ennemis ; quel que soit l'endroit où il plantait sa tente, il construisait un autel : où que nous puissions aller, n'oublions pas de pratiquer nos habitudes religieuses !

      Exode 3

      1

      Dieu apparaît à Moïse dans un buisson ardent. (Exode 3:1-6)
      Dieu envoie Moïse pour délivrer Israël. (Exode 3:7-10)
      Le nom de Jéhovah. (Exode 3:11-15)
      La délivrance promise aux Israélites. (Exode 3:16-22)

      Les années de la vie de Moïse sont réparties en trois périodes de quarante ans ; la première partie s'est passée à la cour de Pharaon, la deuxième en tant que berger, au pays de Madian et la troisième pendant laquelle il fut un grand dirigeant. Remarquez à quel point la destinée d'un homme peut changer au cours de sa vie ! La première fois que Dieu apparut à Moïse, ce dernier s'occupait des moutons. Cela peut sembler être une bien modeste occupation, pour un homme possédant une telle éducation, mais il s'en accommodait apparemment ; ce travail lui a appris l'humilité et le contentement de peu, qualités qui sont mentionnées plus loin dans la Parole. Satan aime nous voir paresser ; Dieu, quant à Lui, aime que nous soyons actifs. Le fait de nous retrouver seul, nous permet d'entrer vraiment en communion avec Dieu. À sa grande surprise, Moïse vit un buisson ardent, sans avoir vu comment ce dernier avait été allumé. Ce buisson était en feu et ne se consumait pas ; c'est un peu une image du peuple de Dieu en Égypte. Cela nous rappelle également l'Église à travers les âges, persécutée sévèrement, mais préservée de la destruction, par la présence de Dieu.

      Dans l'Écriture, le feu est l'emblème de la Sainteté et de la Justice divines ; il caractérise également les afflictions et les épreuves que Dieu envoie pour purifier Son peuple ; le feu représente aussi le baptême du Saint Esprit, par lequel les affections du péché sont consumées et qui transforme l'âme en une image conforme à la nature divine.

      Dieu, dans Sa miséricorde, appela Moïse ; ce dernier répondit aussitôt. Ceux qui désirent entrer en communion avec Dieu, doivent se plier à Ses ordonnances, par lesquelles Il se manifeste, Lui et Sa gloire ; Moïse a vu cette gloire, même au sein de ce buisson. Le fait d'ôter ses chaussures fut pour le patriarche un signe de respect et de soumission.

      Nous devrions nous approcher de Dieu dans la solennité, avec des cœurs préparés, cherchant à éviter tout propos léger ou grossier et tout service peu convenable.

      Dieu n'a pas dit : « J'étais le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob », mais, « Je suis... ». Les patriarches vivent encore, malgré le fait que leur corps soit dans la tombe depuis de nombreuses années. Aucun laps de temps ne peut séparer l'âme des justes, du Créateur. Par ce témoignage, Dieu instruisit Moïse, sur l'existence d'un autre monde ; Il a ainsi affermi sa foi sur cet état futur. C'est ce qu'annonce aussi notre Seigneur Jésus, à propos de la résurrection des morts, dans Luc 20:37. Moïse cacha son visage, comme s'il était à la fois effrayé et honteux de voir Dieu.

      Plus nous discernons Dieu, Sa Grâce et Son Amour, plus nous sommes amenés à l'adorer avec révérence, sous une crainte respectueuse de Sa Personne.

      Exode 32

      1

      Le peuple pousse Aaron à faire un veau d'or. (Exode 32:1-6)
      Le mécontentement de Dieu, l'intercession de Moïse. (Exode 32:7-14)
      Moïse détruit les tables de la loi, Il démolit le veau d'or. (Exode 32:15-20)
      Le repentir d'Aaron, les idolâtres sont tués. (Exode 32:21-29)
      Moïse prie pour le peuple. (Exode 32:30-35)

      Tandis que Moïse était sur la montagne pour recevoir la loi divine, le peuple, dans le tumulte, s'adressa à Aaron. Les Israélites avaient l'esprit complètement égaré, se lassant de ne pas revoir Moïse revenir. L'impatience est le résultat de tentations diverses. Malgré la longueur de cette attente, le peuple devait patienter, afin que l'Éternel ait terminé de donner Ses instructions au patriarche. Cette impatience conduisit les hébreux à créer une idole à partir de leurs anneaux d'or : quelle honte mesquine, au regard de leur devoir d'adoration du véritable Dieu ! Ils ne percevaient pas les conséquences d'un tel acte d'idolâtrie ; de notre côté, rechignons-nous à nous plier aux impératifs de la piété ?

      Aaron moula un veau, s'efforçant de lui donner une finition soignée. Le peuple offrit des sacrifices à cette idole. Dressant ainsi une image devant eux, les Israélites changèrent la Vérité divine, en un mensonge, leurs sacrifices étant une abomination. N'avaient-ils pas, peu de jours avant, au même endroit, entendu la voix de l'Éternel, leur disant au milieu de la fournaise : « tu ne te feras aucune image taillée » ? N'avaient-ils pas annoncé qu'ils obéiraient à la loi de l'Éternel, qu'ils feraient tout ce que ce dernier avait prescrit, en toute obéissance ? Chapitre Exode 24:7.

      Avant même qu'ils aient quitté l'endroit où cette ordonnance de Dieu fut donnée, ils rompirent leur engagement, défiant par là même, toute réprimande divine. Cela montre clairement que la loi n'amène pas à la sainteté et qu'elle ne peut justifier personne ; elle amène à la connaissance du péché mais elle n'en donne pas le remède. Aaron avait été mis à part par Dieu pour exercer le rôle de sacrificateur ; quelle honte pour lui d'avoir construit cet autel pour le veau d'or ! Il ne méritait plus l'honneur de sacrifier sur l'autel de Dieu : il n'était placé maintenant que sous le bon vouloir de la grâce divine. Un tel orgueil et une telle vantardise ne méritaient qu'être anéantis...

      7 L'Éternel annonce à Moïse que les Israélites se sont corrompus. Le péché est la corruption du pécheur, elle découle automatiquement de l'état de ce dernier : tout homme est tenté, lorsqu'il est attiré par sa propre convoitise.

      Le peuple s'est détourné du droit chemin. C'est le péché qui marque le début de la déviation du devoir. Les Israélites oublièrent rapidement tout ce que Dieu avait fait auparavant pour eux. Dieu vit ce qu'ils ne pouvaient discerner : leur méchanceté masquait l'état réel de leur cœur.

      Nous sommes incapables de voir le millième du mal que Dieu perçoit chaque jour. Dans Sa Justice, Celui-ci exprime grandement Son mécontentement, quand Il voit à quel point les hommes sont démunis de toute défense, quand ils n'ont personne pour plaider en leur faveur, auprès de Celui qui a résolu d'exprimer Sa sévérité envers eux.

      À part la prière de Moïse, rien ne pouvait sauver le peuple de la ruine ; le patriarche était en quelque sorte, une image de Christ, qui par Sa seule médiation, a pu réconcilier le monde avec Dieu. Moïse mentionna la gloire de Dieu, Sa grande Puissance et Sa main forte. Rendre gloire à Dieu doit être le premier objet de nos prières ; cela a été également le sujet de la prière de notre Seigneur ici-bas. Les promesses divines doivent être également mentionnées quand nous prions ; car ce qu'Il a promis, Il le fera.

      Remarquez à quel point la prière est puissante : en réponse à celle de Moïse, Dieu rétorque qu'Il a l'intention de ménager le peuple, de la destruction qu'Il avait préméditée à son égard ; ce changement d'intention s'appelle « se repentir du mal projeté ».

      15 Quel changement pour Moïse, qui était en communion avec Dieu, lorsqu'il descendit de la montagne, et qui entra en contact avec le monde, alors sous l'emprise du péché !

      Quand nous portons notre regard vers Dieu, nous ne voyons que « pureté » et « merveille » ; si nous regardons le monde, nous sommes en face du péché et de la provocation. Dans ce monde, les idoles n'ont aucune puissance ; Moïse réduisit le veau d'or en poussière. En mélangeant cette poussière au breuvage du peuple d'Israël, Moïse voulait lui montrer que son cœur s'était fourvoyé dans son cheminement.

      21 Jamais un homme sage n'a répondu comme Aaron, de manière si frivole et désinvolte. Soyons vigilants à ne pas nous laisser entraîner, soit par les hommes, soit par les évènements, dans les voies du péché ; les individus ne peuvent que tenter à nous diriger vers cette voie, ils ne peuvent pas nous y forcer. L'arrivée de Moïse dans le camp, fit changer l'atmosphère : là où l'on dansait, maintenant on tremblait. Les hébreux avaient honte de leur péché. La manière qu'utilisa Moïse pour étayer ses reproches, consista à ne pas contrecarrer ou à maquiller le péché, mais à le punir directement. Les Lévites furent là, pour tuer les meneurs de cette rébellion ; seuls ceux qui manifestèrent ouvertement leur état inique furent tués.

      Ceux qui persistent à marcher dans le péché, courent à leur ruine : les Hébreux, qui le matin criaient et dansaient, sont morts avant le soir même. De tels changements radicaux, arrivent parfois par les jugements de l'Éternel : ils fondent sur les pécheurs qui se croient en toute sécurité et sérénité.

      30 Moïse considérait que le péché du peuple était relativement grave. Un des devoirs des serviteurs de Dieu, est de montrer aux hommes la gravité de leurs péchés. Le prix à payer, nécessaire au pardon, révèle le grand mal commis par les Israélites. Moïse demanda à Dieu d'accorder Sa miséricorde ; le patriarche n'a pas cherché d'excuses, il a directement voulu expier cette faute. Nous ne pensons pas que Moïse signifiait par là, qu'il avait l'intention de mourir pour le peuple. Nous devons aimer notre prochain comme nous-mêmes, mais pas plus que nous ! Moïse était animé du même esprit que Christ : il voulait abandonner sa vie, dans la douleur, pour préserver celle du peuple.

      Le patriarche ne pouvait pas détourner entièrement la colère divine ; cela montre bien que la loi de Moïse n'était pas totalement capable de réconcilier les hommes avec Dieu, en vue d'établir une paix parfaite avec le Créateur. C'est en Christ seulement que Dieu peut pardonner les péchés de manière absolue, en les oubliant complètement. Par ce récit, nous voyons que le cœur charnel et hautain ne peut concilier les saints préceptes, les humbles vérités et l'adoration spirituelle de Dieu. Mais quand se trouvent réunis, l'Éternel et un serviteur de Dieu et que ce dernier adopte un esprit d'adoration, l'âme remplie de la Doctrine et du bénéfice du sacrifice de Jésus, ce serviteur aura toujours la possibilité de louer son Créateur avec ferveur. L'évangile, lui-même, est parfois « perverti » pour être accommodé aux goûts du monde.

      Quelle merveilleuse chose de savoir que nous avons un grand Prophète, puissant et miséricordieux, comme l'était en son temps Moïse, qui a tout accompli pour sauver nos âmes et qui intercède en notre faveur !

      Réjouissons-nous dans Sa Grâce !

      Lamentations 3

      Osée 2

      14 Après tous ces jugements, le Seigneur voudrait offrir plus de clémence à Israël. Si nous voulons vivre avec Christ, nous devons nous engager à prendre Son joug ; le cheminement qui suit la conversion procure autant de réconfort divin que d'affermissement des convictions.

      Parfois, le Seigneur nous laisse errer dans les joies vaines de ce monde ; Il nous aide cependant, en fermant toutes les portes devant nous, nous laissant uniquement frapper à celle de la Grâce.

      Dès les temps reculés, Israël n'était pas vraiment attaché à l'Éternel ; le peuple s'adressait à Baal, « son Seigneur et son Maître » en faisant allusion à l'autorité de l'idole plutôt qu'à l'amour et à l'affection de l'Éternel. C'est là, peut-être, une prophétie sur le retour de captivité de Babylone ; c'est peut-être, également, un parallèle avec la conversion des Juifs à Christ, pendant Son séjour ici-bas ; cela peut représenter aussi la conversion générale des nations, dans le futur ; les croyants se doivent d'espérer davantage d'amour et de tendresse de la part du Dieu saint que n'en pourrait recevoir une épouse de la part de son mari attentionné.

      Quand le peuple s'est détourné des idoles au profit de l'Éternel, personne ne leur a fait de tort. C'est une image des bénédictions et des privilèges de l'Israël spirituel, de chaque véritable croyant, participant de la droiture du Sauveur ; c'est aussi une prophétie annonçant la conversion des juifs à Christ.

      Nous voyons ici un engagement à marcher sans déshonorer notre Dieu : « tu es Mon peuple ». Si le serviteur d'une maison vit dans la débauche, quelle honte ce sera pour son maître ! Si Dieu nous appelle Ses enfants, nous pouvons dire en retour « Tu es notre Dieu » !

      Que l'âme incrédule abandonne les vaines pensées qui l'éloignent de l'amour divin. Dieu a réellement dit : « tu es Mon peuple ». Oui Seigneur, Tu es notre Dieu !

      Matthieu 4

      Matthieu 6

      Marc 1

      Marc 6

      Marc 14

      Luc 5

      Jean 11

      54 Avant de célébrer le Seigneur, par notre « Pâque spirituelle », nous devons nous purifier, et renouveler notre repentance.

      Par une purification volontaire, ces Juifs témoignaient d’une réelle piété et d’une grande dévotion, en passant un certain temps à Jérusalem, avant la pâque.

      Quand nous espérons rencontrer Dieu, nous devons nous y préparer solennellement. Aucun stratagème humain ne peut changer les desseins de Dieu : alors que les hommes affichent parfois leur piété hypocrite sous différentes formes, et poursuivent leurs propres plans, Jésus conduit toutes choses, pour Sa propre Gloire et le salut de Son peuple !

      Jean 19

      Actes 9

      Actes 14

      8 Toutes choses sont possibles à ceux qui croient ! Lorsque nous avons la foi, ce don de Dieu le plus précieux, nous sommes délivrés de l'incapacité spirituelle dans laquelle nous sommes nés, et de la domination des habitudes coupables qui se sont formées en nous ; nous sommes alors rendus capables de nous maintenir dans la Justice, et de marcher avec joie dans les chemins du Seigneur.

      Quand Christ, le Fils de Dieu, est apparu ici-bas, sous apparence humaine, en faisant de nombreux miracles, les hommes étaient vraiment loin de Lui offrir, comme à Paul et Barnabas dans ce texte, un sacrifice ; ils Le clouèrent même sur une croix, par orgueil et par cruauté ; mais ces deux apôtres, en accomplissant un miracle, par la guérison de cet impotent, furent traités comme des dieux. Le « maître » de ce monde ferme l'esprit à la Vérité, il fait admettre facilement les erreurs et les fautes spirituelles.

      Dans ce texte, il ne nous est pas dit que les apôtres déchirèrent leurs vêtements quand le peuple parlait de les lapider, mais ils l'ont fait quand ce dernier voulut les adorer ; Paul et Barnabas ne pouvaient supporter cela, étant plus concernés par l'honneur de Dieu que par le leur.

      La Vérité divine n'a pas besoin des « services » du mensonge : les serviteurs de Dieu pourraient obtenir facilement des honneurs indus en fermant les yeux sur les erreurs et les vices des hommes ; ils doivent chercher au contraire à dénoncer le péché, quitte à en subir de fâcheuses conséquences.

      Lorsque les apôtres évangélisaient les Juifs, qui détestaient l'idolâtrie, ils devaient simplement prêcher la Grâce de Dieu en Christ ; mais quand ils « apportaient » l’Évangile aux païens, ils devaient d’abord redresser toutes les erreurs implantées dans leurs rites idolâtres.

      Comparez la conduite et les déclarations de Paul et Barnabas, face aux déviations spirituelles de ceux qui pensaient que l'adoration d'un dieu, quel que soit son nom ou son aspect, était également acceptable par le Seigneur Tout-puissant. Les arguments les plus convaincants, les recommandations les plus réfléchies et les plus affectueuses, même avec des miracles à l’appui, sont rarement suffisants pour convaincre les hommes de leurs absurdités et de leurs abominations ; si la prédication de l’Évangile n’est pas accompagnée d'une Grâce particulière, il est impossible de tourner le cœur des pécheurs vers Dieu et vers Sa Sainteté...

      19 Remarquez à quel point la rage des Juifs, à l’encontre de l'Évangile de Christ, était manifeste. Le peuple lapida Paul, dans un grand tumulte. Lorsqu’on trouve autant de mauvais penchants dans un cœur corrompu, on constate d’une part que l’homme éprouve de grande difficultés à s’éloigner du mal, alors que d’autre part, il « glisse » avec une grande facilité vers la corruption...

      Si Paul avait été Mercure, il aurait été vraisemblablement adoré par le peuple ; mais en tant que fidèle serviteur de Christ, il fut lapidé et jeté hors de la ville. Ces tortionnaires se soumirent facilement à leurs vains préjugés, détestant entendre la Vérité et l'Amour prônés par l’Évangile.

      Tous ceux qui sont convertis ont besoin d'être affermis dans la foi ; tout ce qui est planté a besoin d'être bien enraciné. Le rôle des serviteurs de Dieu consiste aussi bien à établir des disciples dans l’église, que « d'éveiller » les pécheurs. Il n’y a que la Grâce de Dieu qui puisse établir avec efficacité de nouvelles âmes pour annoncer l’Évangile. Il est vrai que les futurs disciples de Christ devront s’attendre à traverser beaucoup d’afflictions, mais il est encourageant de savoir qu’ils seront gardés par la main divine.

      La Personne qui possédait la Puissance et la Grâce, (verset Actes 14:23)*, et à Qui étaient recommandés les convertis et les églises naissantes, était manifestement le Seigneur Jésus, « en qui ils avaient cru ». En fait, c'était un acte d'adoration ! La louange de tout ce qui nous pousse à pratiquer le bien que nous pouvons faire, doit en toutes circonstances être imputée à Dieu ; c'est Lui, qui non seulement œuvre en nous, à la fois pour le vouloir et le faire, mais qui fait concourir tout ce que nous accomplissons pour Lui, de manière prospère.

      Tous ceux qui aiment le Seigneur Jésus seront ravis d'entendre qu'Il a ouvert largement « la porte de la foi » à ceux qui étaient étrangers à Sa Personne et à Son salut. Comme les apôtres, faisons tout notre possible pour demeurer avec ceux qui connaissent et qui aiment le Seigneur !

      * Référence ajoutée par le traducteur.

      Galates 1

    • Genèse 11

      1 À ce moment-là, tous les habitants de la terre parlent la même langue et ils utilisent les mêmes mots.
      2 Un jour, les gens vont vers l’est. Ils trouvent une plaine au sud de la Mésopotamie et ils s’installent là.
      3 Ils se disent entre eux : « Allons ! Faisons des briques et cuisons-les au feu. » Les briques leur servent de pierres, et le bitume leur sert de ciment.
      4 Puis ils disent : « Allons ! Construisons une ville et une grande tour aussi haute que le ciel. Ainsi, nous deviendrons célèbres et nous pourrons rester tous ensemble. »
      5 Alors le SEIGNEUR descend du ciel pour voir la ville et la tour que les êtres humains sont en train de construire.
      6 Ensuite, il dit : « Ils forment tous un seul peuple et ils parlent la même langue. Cela commence bien ! Alors maintenant, jusqu’où vont-ils aller ? Rien ne pourra plus les arrêter. Ils vont faire tout ce qu’ils veulent.
      7 Ah non ! Je vais mélanger leur langage. Il faut les empêcher de se comprendre entre eux ! »
      8 Le SEIGNEUR les chasse de leur ville et il les envoie un peu partout dans le monde. Ils arrêtent de construire la ville.
      9 C’est pourquoi on donne à cette ville le nom de Babel. En effet, c’est là que le SEIGNEUR a mélangé le langage des habitants de la terre. Et c’est à partir de là qu’il les a envoyés un peu partout dans le monde entier.
      10 Voici la liste des enfants des fils de Sem. À l’âge de 100 ans, deux ans après la grande inondation, Sem a un fils : Arpaxad.
      11 Après la naissance d’Arpaxad, Sem vit encore 500 ans. Il a d’autres fils et des filles.
      12 Arpaxad vit 35 ans et il a un fils : Chéla.
      13 Après la naissance de Chéla, Arpaxad vit encore 403 ans. Il a d’autres fils et des filles.
      14 Chéla vit 30 ans et il a un fils : Éber.
      15 Après la naissance d’Éber, Chéla vit encore 403 ans. Il a d’autres fils et des filles.
      16 À l’âge de 34 ans, Éber a un fils : Péleg.
      17 Après la naissance de Péleg, Éber vit encore 430 ans. Il a d’autres fils et des filles.
      18 À l’âge de 30 ans, Péleg a un fils : Réou.
      19 Après la naissance de Réou, Péleg vit encore 209 ans. Il a d’autres fils et des filles.
      20 À l’âge de 32 ans, Réou a un fils : Seroug.
      21 Après la naissance de Seroug, Réou vit encore 207 ans. Il a d’autres fils et des filles.
      22 À l’âge de 30 ans, Seroug a un fils : Nahor.
      23 Après la naissance de Nahor, Seroug vit encore 200 ans. Il a d’autres fils et des filles.
      24 À l’âge de 29 ans, Nahor a un fils : Téra.
      25 Après la naissance de Téra, Nahor vit encore 119 ans. Il a d’autres fils et des filles.
      26 À l’âge de 70 ans, Téra a trois fils : Abram, Nahor et Haran.
      27 Voici la liste des enfants des fils de Téra. Téra est le père d’Abram, de Nahor et de Haran. Haran a un fils : Loth.
      28 Haran meurt au pays où il est né, à Our, en Babylonie. Mais son père est encore vivant.
      29 Abram prend pour femme Saraï. Nahor prend pour femme Milka, la fille de Haran. Haran était aussi le père d’Iska.
      30 Saraï n’a pas d’enfant, elle est stérile.
      31 Téra quitte Our en Babylonie pour aller en Canaan. Il emmène son fils Abram et son petit-fils Loth, le fils de Haran. Il emmène aussi sa belle-fille Saraï, la femme d’Abram. Ils voyagent jusqu’à Haran et ils s’installent là.
      32 Téra vit 205 ans, puis il meurt à Haran.

      Genèse 12

      6 Abram traverse le pays jusqu’au grand arbre sacré de Moré, à Sichem. À cette époque, les Cananéens habitent le pays.

      Exode 3

      1 Moïse garde les moutons et les chèvres de Jéthro, son beau-père, le prêtre de Madian. Un jour, Moïse conduit le troupeau au-delà du désert et il arrive à l’Horeb, la montagne de Dieu.

      Exode 32

      1 Le peuple voit que Moïse met du temps avant de descendre de la montagne. Alors les Israélites se réunissent près d’Aaron et lui disent : « Allez, fabrique-nous un dieu qui marche devant nous. En effet, nous ne savons pas ce qui est arrivé à Moïse, l’homme qui nous a fait sortir d’Égypte. »
      2 Aaron leur répond : « Prenez les anneaux en or qui sont aux oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles. Apportez-les-moi ! »
      3 Tous les Israélites enlèvent les anneaux en or qui sont à leurs oreilles et ils les apportent à Aaron.
      4 Celui-ci les prend. Il les fait fondre dans un moule et il fabrique une statue de veau. Alors les Israélites disent : « Voici notre Dieu qui nous a fait sortir d’Égypte ! »
      5 Quand Aaron voit cela, il bâtit un autel devant la statue et il dit : « Demain, nous ferons une fête pour le SEIGNEUR. »
      6 Le jour suivant, tôt le matin, le peuple offre des sacrifices complets et ils apportent des sacrifices de communion. Les Israélites s’assoient pour manger et pour boire. Puis ils se lèvent pour s’amuser.
      7 Alors le SEIGNEUR dit à Moïse : « Descends tout de suite ! En effet, ton peuple, que tu as fait sortir d’Égypte, est tombé dans un grand péché.
      8 Très vite, ils ont quitté le chemin que je leur avais montré. Ils se sont fabriqué un veau en métal fondu. Ils se sont mis à genoux devant lui, et ils lui ont offert des sacrifices. Ensuite, ils ont dit : “Voici notre Dieu qui nous a fait sortir d’Égypte.”
      9 Eh bien, je le vois, ce peuple est un peuple à la tête dure !
      10 Maintenant, laisse-moi faire. Je vais me mettre en colère et je les détruirai ! Ensuite, je ferai naître de toi un grand peuple. »
      11 Mais Moïse demande avec force au SEIGNEUR son Dieu de calmer sa colère. Il lui dit : « Tu as utilisé ta puissance grande et terrible pour faire sortir d’Égypte ton peuple. Et maintenant, tu veux te mettre en colère contre ce peuple. Pourquoi donc ?
      12 Si tu agis ainsi, les Égyptiens vont dire : “Le SEIGNEUR est méchant. C’est pourquoi il a fait sortir les Israélites de notre pays. Il a voulu les tuer dans les montagnes et les faire disparaître de la terre.” SEIGNEUR, calme le feu de ta colère. Renonce à faire du mal à ton peuple.
      13 Souviens-toi de tes serviteurs Abraham, Isaac et Jacob. Tu leur as fait toi-même ce grand serment : “Je rendrai vos enfants et les enfants de leurs enfants aussi nombreux que les étoiles du ciel. Je leur donnerai le pays que j’ai promis, et ils le posséderont pour toujours.” »
      14 Alors le SEIGNEUR renonce au mal qu’il voulait faire à son peuple.
      15 Moïse descend de la montagne. Il tient les deux tablettes de pierre, gravées de chaque côté, où les paroles de l’alliance sont écrites.
      16 Ces tablettes sont le travail de Dieu. Dieu lui-même a écrit ses commandements sur elles.
      17 Josué entend les cris poussés par le peuple. Il dit à Moïse : « Il y a des bruits de guerre dans le camp. »
      18 Mais Moïse répond : « Non, ce ne sont pas des cris de victoire, ni des cris de défaite. Moi, j’entends des chants de fête. »
      19 En arrivant près du camp, Moïse voit le veau et le peuple qui danse. Il est rempli de colère. Il jette les tablettes de pierre qu’il tient dans ses mains et il les casse au bas de la montagne.
      20 Il prend la statue de veau que les Israélites ont faite et il la jette dans le feu. Puis il la réduit en poudre fine. Il met cette poudre dans de l’eau et il donne l’eau à boire aux Israélites.
      21 Ensuite Moïse dit à Aaron : « Tu as entraîné le peuple dans un péché très grave. Pourquoi donc ? Qu’est-ce que ce peuple t’a fait ? »
      22 Aaron répond : « Je t’en prie, ne te mets pas en colère ! Tu le sais bien, ce peuple fait le mal très facilement.
      23 Ils m’ont dit : “Fabrique-nous un dieu qui marche devant nous. En effet, nous ne savons pas ce qui est arrivé à Moïse, l’homme qui nous a fait sortir d’Égypte.”
      24 Alors je leur ai demandé : “Qui a de l’or ?” Ils ont arraché les bijoux de leurs oreilles et ils me les ont donnés. Je les ai fait fondre au feu, et voilà le veau qui en est sorti ! »
      25 Moïse comprend qu’Aaron a laissé le peuple faire ce qu’il voulait. Alors les ennemis peuvent facilement se moquer des Israélites.
      26 Moïse va donc se mettre à l’entrée du camp et il crie : « Ceux qui sont pour le SEIGNEUR, venez ici ! » Tous les hommes de la tribu de Lévi se réunissent autour de lui.
      27 Moïse leur dit : « Voici ce que le SEIGNEUR, Dieu d’Israël, commande : “Chacun de vous va prendre son épée. Vous passerez et repasserez dans le camp, d’un bout à l’autre. Vous tuerez vos frères, vos amis, vos voisins !” »
      28 Les lévites obéissent à Moïse, et 3 000 Israélites environ meurent ce jour-là.
      29 Alors Moïse dit aux lévites : « Aujourd’hui, vous avez été consacrés au service du SEIGNEUR. En effet, vous n’avez pas hésité à tuer même vos fils ou vos frères. Que le SEIGNEUR vous accorde donc sa bénédiction aujourd’hui ! »
      30 Le jour suivant, Moïse dit au peuple : « Vous avez commis un péché grave. Maintenant, je vais remonter vers le SEIGNEUR, sur la montagne. J’obtiendrai peut-être le pardon pour votre péché. »
      31 Moïse retourne vers le SEIGNEUR et il lui dit : « Hélas, SEIGNEUR, ce peuple a commis un péché grave ! Ils ont fabriqué un dieu en or.
      32 Pardonne-leur, je t’en prie ! Sinon, efface mon nom du livre de vie que tu as écrit. »
      33 Le SEIGNEUR répond : « Non, de mon livre, j’effacerai seulement le nom de ceux qui ont péché contre moi.
      34 Maintenant, va, conduis le peuple à l’endroit que je t’ai dit ! Mon ange ira devant toi. Et moi, le jour où j’agirai, je les punirai de leur péché. »
      35 Le SEIGNEUR punit donc les Israélites parce qu’ils ont demandé à Aaron de leur fabriquer une statue de veau.

      Lamentations 3

      28 Quand le SEIGNEUR le fait souffrir, il doit s’asseoir à l’écart et se taire.

      Osée 2

      14 Je détruirai ses vignes et ses figuiers. Elle disait : “C’est le salaire que mes amants m’ont donné.” Moi, le SEIGNEUR, je les changerai en buissons, et les bêtes sauvages les mangeront.

      Matthieu 4

      10 Jésus lui dit : « Va-t’en, Satan ! En effet, dans les Livres Saints on lit : “C’est le Seigneur ton Dieu que tu dois adorer, et c’est lui seul que tu dois servir.” »

      Matthieu 6

      6 Mais toi, quand tu veux prier, va dans la pièce la plus cachée de la maison. Ferme la porte et prie ton Père qui est là, même dans cet endroit secret. Ton Père voit ce que tu fais en secret et il te récompensera.

      Marc 1

      4 Ainsi Jean-Baptiste vient dans le désert. Il lance cet appel : « Faites-vous baptiser, pour montrer que vous voulez changer votre vie, et Dieu pardonnera vos péchés. »

      Marc 6

      31 Jésus leur dit : « Venez avec moi dans un endroit isolé, loin de tout le monde, pour vous reposer un peu. » En effet, il y a beaucoup de gens qui vont et viennent, et les apôtres n’ont même pas le temps de manger.

      Marc 14

      36 Il dit : « Abba, Père, pour toi tout est possible. Éloigne de moi cette coupe de souffrance ! Pourtant, ne fais pas ce que je veux, mais ce que tu veux. »

      Luc 5

      16 Mais Jésus part seul dans des endroits isolés et il prie.

      Jean 11

      54 C’est pourquoi il cesse d’aller et venir en public parmi le peuple. Mais il s’en va près du désert, dans un village appelé Éfraïm, et il reste là avec ses disciples.

      Jean 19

      15 Mais ils se mettent à crier : « À mort ! À mort ! Cloue-le sur une croix ! » Pilate leur dit : « Est-ce que je vais clouer votre roi sur une croix ? » Les chefs des prêtres répondent : « Notre seul roi, c’est l’empereur ! »

      Actes 9

      3 Saul est encore sur la route et il approche de Damas. Tout à coup, une lumière venue du ciel brille autour de lui.

      Actes 14

      8 À Lystre, il y a un homme qui ne peut pas se tenir debout. Depuis sa naissance, il est infirme et n’a jamais pu marcher.
      9 Un jour, il écoute Paul parler. Paul le regarde et il voit que l’homme a la foi pour être guéri.
      10 Alors il lui dit d’une voix forte : « Debout, mets-toi sur tes pieds ! » L’homme se lève d’un bond et se met à marcher.
      11 La foule voit ce que Paul a fait. Elle dit en lycaonien, qui est la langue du pays : « Les dieux ont pris un corps d’homme et ils sont descendus chez nous ! »
      12 Ils appellent Barnabas « Zeus » et Paul « Hermès ». En effet, c’était Paul qui parlait. À l’entrée de la ville, il y a un temple pour le dieu Zeus.
      13 Le prêtre de ce temple amène devant les portes des taureaux ornés de couronnes de fleurs. Avec la foule, il veut offrir un sacrifice aux apôtres.
      14 Quand Paul et Barnabas apprennent cela, ils déchirent leurs vêtements et ils se précipitent au milieu de la foule en criant :
      15 « Mes amis, pourquoi est-ce que vous faites cela ? Nous sommes des hommes comme vous ! Nous vous apportons la Bonne Nouvelle. Alors abandonnez ces dieux qui ne valent rien ! Tournez-vous vers le Dieu vivant : il a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent.
      16 Autrefois, il a laissé tous les peuples suivre leurs chemins.
      17 Pourtant, Dieu a toujours montré son amour. En effet, il vous a envoyé du ciel les pluies et les récoltes au bon moment. Il vous a donné la nourriture et il a rempli vos cœurs de joie. »
      18 Malgré ces paroles, Paul et Barnabas ont du mal à empêcher la foule de leur offrir un sacrifice.
      19 Des Juifs arrivent d’Antioche de Pisidie et d’Iconium, ils se mettent à persuader la foule. Alors on lance des pierres sur Paul et on le traîne en dehors de la ville. En effet, on pense qu’il est mort.
      20 Mais quand les disciples se rassemblent autour de lui, Paul se relève et rentre dans la ville. Le jour suivant, il part avec Barnabas pour Derbé.

      Galates 1

      17 je ne suis pas monté à Jérusalem pour rencontrer ceux qui étaient apôtres avant moi. Mais je suis parti tout de suite en Arabie, puis je suis revenu à Damas.
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