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TARGUM ou TARGOUM

Le mot targoum, dérivé d'un verbe sémitique qui signifie en assyrien « parler », est employé par la littérature rabbinique dans le sens de traduction, version. C'est ainsi qu'on parle d'un Targum yâvânî qui est la version grec des LXX, d'un Targum Akilas qui est la version grec d'Aquila, etc. (voir Texte de l'A.T., II, 3). Plus spécialement, on entend par targum une version de l'A. T, en langue araméenne. Dans ce sens, le mot se rencontre pour la première fois dans la Mischna (Yadaïm, IV, 5) ; mais le participe passif du verbe targem se trouve déjà dans le livre canonique d'Esdras (4:7). De là, le mot metourgemân, abrégé en tourgemân =interprète, qui est à la base des mots français : truchement, anciennement tru-cheman, et dragoman ou drogman.

Ces versions araméennes de l'A.T.--seuls, les livres de Daniel et d'Esdras-Néhémie n'ont pas été traduits ; ils contiennent des parties écrites déjà en araméen--doivent leur origine à la disparition de l'hébreu comme langue parlée et à son remplacement par l'araméen. Elles ont été faites pour les besoins du culte synagogal, donc but tout pratique, comme les versions grecques de l'A.T. Cette coutume est très probablement déjà attestée par le livre de Néhémie (Ne 8:8), où le terme mephôrâch est, dans le Talmud (b. Meg., 3a), expliqué par le mot « targoum ». Il était d'ailleurs moins choquant pour un Juif orthodoxe de voir l'A. T, traduit en araméen que dans une autre langue, car Dieu, ainsi que le rappelle le Talmud de Jérusalem (Sota, 7:2), s'était servi de celte langue dans le Pentateuque (Ge 31:47), dans les Prophètes (Jer 10:11) et dans les Hagiographies (Esd 4:7 6:18 7:12-26 Da 2:4-7:28).

L'usage synagogal pour l'emploi des Targums était le suivant, d'après le Talmud (b. Meg., 24a, 25ab). En ce qui concerne le Pentateuque, le lecteur lisait un verset, et le traducteur le traduisait ou le paraphrasait immédiatement, et ainsi de suite. Le traducteur ne devait avoir aucun texte écrit sous les yeux, mais il pouvait avoir étudié un targum écrit avant de se rendre à la synagogue. Certains passages qu'on lisait ne devaient pas être rendus en langue vulgaire, notamment des passages pouvant choquer le sens moral (par ex. Ge 35:22,2Sa 11:2 13:1 et suivants), et surtout ceux dont Dieu avait expressément prescrit la lecture en langue sacrée, comme par exemple la bénédiction sacerdotale (No 6:24,26). Pour les textes prophétiques, le lecteur lisait trois versets qu'interprétait ensuite le traducteur, lequel, en ce cas, pouvait être la même personne que le lecteur (cf. Jésus à Nazareth, Lu 4:16-27) ; il pouvait se servir du texte de l'A.T. et même d'une version araméenne. Pour les Hagiographes (voir ce mot), la plus grande liberté était laissée aux lecteurs aussi bien qu'aux traducteurs. Les Psaumes et le livre d'Esther pouvaient même être lus et paraphrasés par dix personnes (b. Meg., 21b).

La rédaction finale des targums qui nous sont parvenus n'est pas antérieure à la période talmudique, car ni Origène ni Jérôme n'ont pu se procurer un targum araméen écrit. Mais ces versions sont fondées sur une tradition orale qui, pour certaines parties, pourrait même remonter jusqu'aux derniers siècles avant l'ère chrétienne.

Le Talmud (b. Schabb., 115a) mentionne un targum écrit du livre de Job datant d'avant la destruction du Temple en 70. Certaines citations que le N.T. donne de passages de l'A. T, sont plus près de l'interprétation targoumique que du texte hébreu : par ex. Mt 2:6 comparé à Mic 5:1, ou Eph 4:8 comparé à Ps 68:19. Un passage comme 1Co 10:1,3 est certainement d'origine targoumique (cf. No 9:15 ss Ex 16:15). Et la traduction araméenne de Ps 22:2 qui se lit dans Mt 27:16 et dans Mr 15:34 prouve que, du temps de Jésus, on pouvait citer les Psaumes en araméen. M. Noeldeke a démontré que, si le Targum Yerouchalmi rend le passage De 33:11 par ces mots : « Ceux qui haïssent le grand-prêtre Jean ne se relèveront pas », il fait allusion au prince et grand sacrificateur Jean Hyrcan (135-105 av. J. -C.) ; or, ce passage targoumique doit être nécessairement contemporain de ce personnage, car plus tard Jean Hyrcan a été tellement méprisé par les Juifs orthodoxes qu'on n'aurait plus pensé à lui rendre cet hommage.

Le plus ancien des targums que nous possédons est celui d'Onkelos sur le Pentateuque, nommé aussi Targum schel Thora (version de la Loi). Le Talmud semble identifier cet Onkelos avec Akilas, auteur d'une version grecque du Pentateuque, car ce que le Talmud babylonien (Meg., 3a) dit d'Onkelos, le Talmud de Jérusalem (Meg., 1 9) le dit d'Akilas. Comme il est impossible d'admettre que l'auteur de la version grecque soit en même temps celui du targum araméen, « targum d'Onkelos » signifierait : « targum à la manière d'Akilas » ; ce serait un ouvrage anonyme, et Onkelos n'aurait pas existé. Cette explication suppose l'identité des deux noms Akilas et Onkelos, transformation qu'on ne peut pas expliquer de façon satisfaisante. M. Schiller-Szinessy (clans EB, 9 e éd., vol. 23, p. 63) pense que le nom Onkelos pourrait provenir du grec [Êu]aggelos qui serait l'équivalent du nom juif-babylonien Mebassér, et qui aurait été déformé par opposition contre l'Évangile. Dans ce cas, Onkelos serait un personnage historique ayant vécu à la fin du I er et au commencement du II e siècle de l'ère chrétienne, s'il est permis de rapporter à lui ce que le Talmud raconte, à plusieurs reprises, d'un nommé Onkelos, fils de Kalonikos (b. Guitt., 56b) ou de Kalonimos (Ab. Zara, ), prosélyte et disciple de Gamaliel, mais sans préciser que cet Onkelos serait l'auteur d'un targum. L'ouvrage qui lui est attribué est une version minutieuse du Pentateuque. Seuls, certains passages poétiques, comme Ge 49, No 24, De 32 et De 33, sont paraphrasés. Quant au reste, le traducteur s'éloigne du texte hébreu uniquement pour éviter des anthropomorphismes et, en général, des expressions qu'il juge indignes de Dieu. Pour être plus compréhensible à ses lecteurs, il remplace des noms anciens par des désignations plus modernes : Shinéar (Ge 10:10) est changé en Babel, les Ismaélites (Ge 37:25) en Arabes, etc. L'auteur écrit en araméen palestinien, mais la rédaction finale de son ouvrage a été faite en Babylonie, comme le prouvent certains indices linguistiques. Ce targum a joui d'une grande autorité parmi les Juifs ; le Talmud et les Midraschim le citent souvent. Il a été publié pour la première fois à Bologne en 1482, puis dans la Polyglotte du cardinal Ximénès, à partir de 1514, et traduit en latin par le réformateur strasbourgeois Paul Fagius sous le titre : Thargum, i. e. Paraphrasis Onkoli chaldaica in sacra Biblia ex Chaldoeo in latinum fidelissime versa, addiiis in singula fere capita succinctis additionibus, Argentorati 1546. Une édition critique du Targum d'Onkelos est due à A. Berliner (Berlin 1884).

Il existe encore un autre targum du Pentateuque, que l'on a attribué à Jonathan, auteur présumé d'un targum sur les Prophètes, et que pour cette raison on a nommé le Targum du Pseudo-Jonathan. Mais il est préférable de nommer ce targum : Targum Yerouchalmi, les initiales TY (tav iod) ayant été mal interprétées. Ce targum, qui renferme une foule de légendes et d'autres récits haggadiques, nous est transmis en deux recensions : le Targum Yerouchalmi I qui concerne le Pentateuque entier, et le Targum Yerouchalmi II, fragmentaire. Il est écrit dans le dialecte palestinien de l'araméen ; souvent d'ailleurs il est cité comme targoum ères Yisraèl (targum du pays d'Israël). La rédaction finale du Yerouchalmi I ne peut être antérieure au VII e siècle, car une fille et une femme de Mahomet y sont mentionnées à propos de Ge 21:21. Mais nous avons déjà dit que ce targum contient des parties très anciennes, et M. Noeldeke déclare avec raison qu'il est une « mine des opinions religieuses de différents siècles ». Le Pseudo-Jonathan ou Yerouchalmi I a été imprimé pour la première fois à Venise, en 150.1 ; les fragments du Targum Yerouchalmi II ont été ajoutés à la Bible rabbinique en 1517. On désigne finalement comme Yerouchalmi III quelques fragments qui se trouvent dans les éditions du Pentateuque de Lisbonne 1491, de Salonique 1520, de Constantinople 1546 et de Venise 1591.

Mentionnons encore l'existence d'un targum samaritain du Pentateuque, écrit dans le dialecte araméen des Samaritains, mais dont le texte nous est parvenu dans un état très défectueux.

Nous possédons un targum sur les Prophètes (antérieurs et postérieurs) qui est attribué à Jonathan ben Uzzièl. Meg., 3a). D'après le Talmud (b. Baba bathra, 134a), ce Jonathan aurait été disciple de Hillel. Mais son existence est douteuse. Car Jonathan pourrait être une traduction de Théodotion, auteur d'une version grecque de l'A.T. ; en ce cas, « Targum de Jonathan » signifierait « targum à la manière dé Théodotion ». La rédaction finale de ce targum a eu lieu en Babylonie comme celle du Targum d'Onkelos ; elle n'est pas antérieure au IV° siècle, car elle suppose l'existence du Targum d'Onkelos : elle le connaît et elle s'en sert, chose naturelle, les besoins du culte exigeant avant tout un targum sur le Pentateuque, qui était récité en entier dans la synagogue, alors que les livres prophétiques ne l'étaient pas. Le Talmud babylonien cite d'ailleurs ce targum comme « Targum du R. Joseph » ; or, celui-ci vivait en Babylonie au IV e siècle. La partie concernant les prophètes antérieurs a été imprimée pour la première fois à Leiria en 1494, le targum complet dans la Bible rabbinique de 1517. Ce targum a eu une grande autorité ; témoin le Talmud, qui dit (6. Meg., 3a) : Paraphrasin prophetarum scripsit Jonathan filius Usielis ex ore Haggai, Sacharioe et Malachioe. Tum commota est terra Israelis ad CCCC para-sanças, eçressa est filia vocis (= bath qôl, un semblant de voix) et dixit : Quis Me qui revelavit sécréta mea filiis hominum ? Constitit Jonathan f. U. super pedes suos et dixit : Ego sum Me qui revelavi sécréta tua filiis hominum. Notamment en ce qui concerne les prophètes postérieurs, le Targum de Jonathan est une paraphrase du texte hébreu, et non pas une traduction.

Le Targum de Jonathan est le seul complet sur les livres prophétiques que nous possédions. On a découvert des fragments d'un autre targum sur ces livres dans le Codex Reuchlinianus daté de l'année 1105 et conservé à Karlsruhe.

Les targums sur les Hagiographes, tous anonymes, ne paraissent pas avoir joué de rôle important dans la synagogue ; ce sont plutôt des travaux privés sans caractère officiel. Celui des Proverbes n'est même pas fait sur le texte hébreu ; il est un remaniement du texte syriaque de la Pechitto. Celui des Psaumes est tantôt une traduction textuelle de l'hébreu, tantôt une paraphrase très développée. Les versions araméennes des cinq Megilloth sont de véritables midraschim : celle du Cantique des Cantiques est un panégyrique du peuple d'Israël, tandis qu'un targum du livre d'Esther connu sous le nom de Targum Shênî contient de nombreuses légendes, surtout sur Salomon et Jérémie. Tous ces écrits sont d'origine relativement récente ; le Targum Shênî paraît même n'avoir été terminé qu'au XIII° ou XIV° siècle. Ils ont été imprimés pour la première fois dans la Bible rabbinique de 1517, à l'exception du targum des Chroniques, découvert au XVII e siècle dans un manuscrit de la bibliothèque d'Erfurt et édité en 1630.

Sauf la version d'Onkelos, les targums ne peuvent guère être considérés comme témoins du texte hébreu de l'A.T. Ce qui constitue leur valeur, c'est qu'ils sont les représentants les plus anciens de l'exégèse juive. Ils nous initient aux questions religieuses et théologiques qui agitaient le peuple juif dans le dernier siècle avant et dans les premiers siècles après le commencement de notre ère. Ils usent des textes de l'A. T, avec la plus grande liberté, projetant les idées et même les institutions de leur temps dans le passé. C'est ainsi que les scribes étudiant la Loi dans la synagogue existent déjà au temps de Débora ! Ils vont parfois jusqu'à dire le contraire de ce que disent les textes. Le passage Mal 2:16 : « Je hais la répudiation, dit l'Éternel », est interprété dans ces termes : « Si tu la hais [ta femme], renvoie-la ! » Autre exemple : le meurtre d'Abel est motivé par une discussion avant eu lieu entre les deux frères sur la réalité de la vie éternelle et du jugement divin. Pierre Bayle, dans le Dictionnaire historique et critique (art. Abel), considère cette discussion comme « un mauvais commencement des disputes de religion et un fâcheux présage des désordres épouvantables qu'elles devaient causer dans le monde ». Nous trouvons dans les targums les points essentiels de la théologie rabbinique : la transcendance de Dieu, nom qui est souvent remplacé par des expressions abstraites comme « la parole » (Memra), » la présence » (Chekhina [v. ce mot]) ou « la majesté » (Yeqara)  ; la préexistence de la Thora ; une angélologie très développée ; les notions du jugement, de la mort seconde (à propos de Esa 22:14 65:15), de la géhenne, de la résurrection. Mais ce sont surtout les idées messianiques qui préoccupent les targou-mistes et notamment l'auteur du Targum des Prophètes. L'avenir glorieux du peuple d'Israël semble être son sujet de prédilection. Il trouve le Messie même en un grand nombre de passages qui, dans le texte, n'en parlent nullement. C'est surtout un Messie guerrier et vainqueur dont la fonction principale est la prière d'intercession. Mais il connaît aussi un Messie souffrant (à propos de Esa 53) et même (à propos de Za 12:10) --comme l'auteur de l'Apocalypse d'Esdras--un Messie mourant, fils de Joseph et précurseur du Messie triomphant, fils de David. L'ensemble de ces idées théologiques confère aux Targums une très grande importance pour l'exégèse du Nouveau Testament. Ch. J.

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      10 Il régna d'abord sur Babel, Érec, Accad et Calné, au pays de Schinear.

      Genèse 21

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      3 Ruben, toi, mon premier-né, Ma force et les prémices de ma vigueur, Supérieur en dignité et supérieur en puissance,
      4 Impétueux comme les eaux, tu n'auras pas la prééminence ! Car tu es monté sur la couche de ton père, Tu as souillé ma couche en y montant.
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      6 Que mon âme n'entre point dans leur conciliabule, Que mon esprit ne s'unisse point à leur assemblée ! Car, dans leur colère, ils ont tué des hommes, Et, dans leur méchanceté, ils ont coupé les jarrets des taureaux.
      7 Maudite soit leur colère, car elle est violente, Et leur fureur, car elle est cruelle ! Je les séparerai dans Jacob, Et je les disperserai dans Israël.
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      9 Juda est un jeune lion. Tu reviens du carnage, mon fils ! Il ploie les genoux, il se couche comme un lion, Comme une lionne : qui le fera lever ?
      10 Le sceptre ne s'éloignera point de Juda, Ni le bâton souverain d'entre ses pieds, Jusqu'à ce que vienne le Schilo, Et que les peuples lui obéissent.
      11 Il attache à la vigne son âne, Et au meilleur cep le petit de son ânesse ; Il lave dans le vin son vêtement, Et dans le sang des raisins son manteau.
      12 Il a les yeux rouges de vin, Et les dents blanches de lait.
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      14 Issacar est un âne robuste, Qui se couche dans les étables.
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      16 Dan jugera son peuple, Comme l'une des tribus d'Israël.
      17 Dan sera un serpent sur le chemin, Une vipère sur le sentier, Mordant les talons du cheval, Pour que le cavalier tombe à la renverse.
      18 J'espère en ton secours, ô Éternel !
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      20 Aser produit une nourriture excellente ; Il fournira les mets délicats des rois.
      21 Nephthali est une biche en liberté ; Il profère de belles paroles.
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      25 C'est l'oeuvre du Dieu de ton père, qui t'aidera ; C'est l'oeuvre du Tout puissant, qui te bénira Des bénédictions des cieux en haut, Des bénédictions des eaux en bas, Des bénédictions des mamelles et du sein maternel.
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      27 Benjamin est un loup qui déchire ; Le matin, il dévore la proie, Et le soir, il partage le butin.
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      29 Puis il leur donna cet ordre : Je vais être recueilli auprès de mon peuple ; enterrez-moi avec mes pères, dans la caverne qui est au champ d'Éphron, le Héthien,
      30 dans la caverne du champ de Macpéla, vis-à-vis de Mamré, dans le pays de Canaan. C'est le champ qu'Abraham a acheté d'Éphron, le Héthien, comme propriété sépulcrale.
      31 Là on a enterré Abraham et Sara, sa femme ; là on a enterré Isaac et Rebecca, sa femme ; et là j'ai enterré Léa.
      32 Le champ et la caverne qui s'y trouve ont été achetés des fils de Heth.
      33 Lorsque Jacob eut achevé de donner ses ordres à ses fils, il retira ses pieds dans le lit, il expira, et fut recueilli auprès de son peuple.

      Exode 16

      15 Les enfants d'Israël regardèrent et ils se dirent l'un à l'autre : Qu'est-ce que cela ? car ils ne savaient pas ce que c'était. Moïse leur dit : C'est le pain que L'Éternel vous donne pour nourriture.

      Nombres 6

      24 Que l'Éternel te bénisse, et qu'il te garde !
      26 Que l'Éternel tourne sa face vers toi, et qu'il te donne la paix !

      Nombres 9

      15 Le jour où le tabernacle fut dressé, la nuée couvrit le tabernacle, la tente d'assignation ; et, depuis le soir jusqu'au matin, elle eut sur le tabernacle l'apparence d'un feu.

      Nombres 24

      1 Balaam vit que l'Éternel trouvait bon de bénir Israël, et il n'alla point comme les autres fois, à la rencontre des enchantements ; mais il tourna son visage du côté du désert.
      2 Balaam leva les yeux, et vit Israël campé selon ses tribus. Alors l'esprit de Dieu fut sur lui.
      3 Balaam prononça son oracle, et dit : Parole de Balaam, fils de Beor, Parole de l'homme qui a l'oeil ouvert,
      4 Parole de celui qui entend les paroles de Dieu, De celui qui voit la vision du Tout Puissant, De celui qui se prosterne et dont les yeux s'ouvrent.
      5 Qu'elles sont belles, tes tentes, ô Jacob ! Tes demeures, ô Israël !
      6 Elles s'étendent comme des vallées, Comme des jardins près d'un fleuve, Comme des aloès que l'Éternel a plantés, Comme des cèdres le long des eaux.
      7 L'eau coule de ses seaux, Et sa semence est fécondée par d'abondantes eaux. Son roi s'élève au-dessus d'Agag, Et son royaume devient puissant.
      8 Dieu l'a fait sortir d'Égypte, Il est pour lui comme la vigueur du buffle. Il dévore les nations qui s'élèvent contre lui, Il brise leurs os, et les abat de ses flèches.
      9 Il ploie les genoux, il se couche comme un lion, comme une lionne : Qui le fera lever ? Béni soit quiconque te bénira, Et maudit soit quiconque te maudira !
      10 La colère de Balak s'enflamma contre Balaam ; il frappa des mains, et dit à Balaam : C'est pour maudire mes ennemis que je t'ai appelé, et voici, tu les as bénis déjà trois fois.
      11 Fuis maintenant, va-t'en chez toi ! J'avais dit que je te rendrais des honneurs, mais l'Éternel t'empêche de les recevoir.
      12 Balaam répondit à Balak : Eh ! n'ai-je pas dit aux messagers que tu m'as envoyés :
      13 Quand Balak me donnerait sa maison pleine d'argent et d'or, je ne pourrais faire de moi-même ni bien ni mal contre l'ordre de l'Éternel ; je répéterai ce que dira l'Éternel ?
      14 Et maintenant voici, je m'en vais vers mon peuple. Viens, je t'annoncerai ce que ce peuple fera à ton peuple dans la suite des temps.
      15 Balaam prononça son oracle, et dit : Parole de Balaam, fils de Beor, Parole de l'homme qui a l'oeil ouvert,
      16 Parole de celui qui entend les paroles de Dieu, De celui qui connaît les desseins du Très Haut, De celui qui voit la vision du Tout Puissant, De celui qui se prosterne et dont les yeux s'ouvrent.
      17 Je le vois, mais non maintenant, Je le contemple, mais non de près. Un astre sort de Jacob, Un sceptre s'élève d'Israël. Il perce les flancs de Moab, Et il abat tous les enfants de Seth.
      18 Il se rend maître d'Édom, Il se rend maître de Séir, ses ennemis. Israël manifeste sa force.
      19 Celui qui sort de Jacob règne en souverain, Il fait périr ceux qui s'échappent des villes.
      20 Balaam vit Amalek. Il prononça son oracle, et dit : Amalek est la première des nations, Mais un jour il sera détruit.
      21 Balaam vit les Kéniens. Il prononça son oracle, et dit : Ta demeure est solide, Et ton nid posé sur le roc.
      22 Mais le Kénien sera chassé, Quand l'Assyrien t'emmènera captif.
      23 Balaam prononça son oracle, et dit : Hélas ! qui vivra après que Dieu l'aura établi ?
      24 Mais des navires viendront de Kittim, Ils humilieront l'Assyrien, ils humilieront l'Hébreu ; Et lui aussi sera détruit.
      25 Balaam se leva, partit, et retourna chez lui. Balak s'en alla aussi de son côté.

      2 Samuel 11

      2 Un soir, David se leva de sa couche ; et, comme il se promenait sur le toit de la maison royale, il aperçut de là une femme qui se baignait, et qui était très belle de figure.

      Esdras 4

      7 Et du temps d'Artaxerxès, Bischlam, Mithredath, Thabeel, et le reste de leurs collègues, écrivirent à Artaxerxès, roi de Perse. La lettre fut transcrite en caractères araméens et traduite en araméen.

      Esdras 6

      18 Ils établirent les sacrificateurs selon leurs classes et les Lévites selon leurs divisions pour le service de Dieu à Jérusalem, comme il est écrit dans le livre de Moïse.

      Esdras 7

      12 Artaxerxès, roi des rois, à Esdras, sacrificateur et scribe, versé dans la loi du Dieu des cieux, etc.

      Néhémie 8

      8 Ils lisaient distinctement dans le livre de la loi de Dieu, et ils en donnaient le sens pour faire comprendre ce qu'ils avaient lu.

      Psaumes 22

      2 (22 : 3) Mon Dieu ! je crie le jour, et tu ne réponds pas ; La nuit, et je n'ai point de repos.

      Psaumes 68

      19 (68 : 20) Béni soit le Seigneur chaque jour ! Quand on nous accable, Dieu nous délivre. -Pause.

      Esaïe 22

      14 L'Éternel des armées me l'a révélé : Non, ce crime ne vous sera point pardonné que vous ne soyez morts, Dit le Seigneur, l'Éternel des armées.

      Esaïe 53

      1 Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l'Éternel ?
      2 Il s'est élevé devant lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d'une terre desséchée ; Il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n'avait rien pour nous plaire.
      3 Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas.
      4 Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, C'est de nos douleurs qu'il s'est chargé ; Et nous l'avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié.
      5 Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités ; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.
      6 Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie ; Et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous.
      7 Il a été maltraité et opprimé, Et il n'a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent ; Il n'a point ouvert la bouche.
      8 Il a été enlevé par l'angoisse et le châtiment ; Et parmi ceux de sa génération, qui a cru Qu'il était retranché de la terre des vivants Et frappé pour les péchés de mon peuple ?
      9 On a mis son sépulcre parmi les méchants, Son tombeau avec le riche, Quoiqu'il n'eût point commis de violence Et qu'il n'y eût point de fraude dans sa bouche.
      10 Il a plu à l'Éternel de le briser par la souffrance... Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours ; Et l'oeuvre de l'Éternel prospérera entre ses mains.
      11 A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards ; Par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d'hommes, Et il se chargera de leurs iniquités.
      12 C'est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands ; Il partagera le butin avec les puissants, Parce qu'il s'est livré lui-même à la mort, Et qu'il a été mis au nombre des malfaiteurs, Parce qu'il a porté les péchés de beaucoup d'hommes, Et qu'il a intercédé pour les coupables.

      Esaïe 65

      15 Vous laisserez votre nom en imprécation à mes élus ; Le Seigneur, l'Éternel, vous fera mourir, Et il donnera à ses serviteurs un autre nom.

      Jérémie 10

      11 Vous leur parlerez ainsi : Les dieux qui n'ont point fait les cieux et la terre Disparaîtront de la terre et de dessous les cieux.

      Daniel 2

      4 Les Chaldéens répondirent au roi en langue araméenne : O roi, vis éternellement ! dis le songe à tes serviteurs, et nous en donnerons l'explication.
      5 Le roi reprit la parole et dit aux Chaldéens : La chose m'a échappé ; si vous ne me faites connaître le songe et son explication, vous serez mis en pièces, et vos maisons seront réduites en un tas d'immondices.
      6 Mais si vous me dites le songe et son explication, vous recevrez de moi des dons et des présents, et de grands honneurs. C'est pourquoi dites-moi le songe et son explication.
      7 Ils répondirent pour la seconde fois : Que le roi dise le songe à ses serviteurs, et nous en donnerons l'explication.
      8 Le roi reprit la parole et dit : Je m'aperçois, en vérité, que vous voulez gagner du temps, parce que vous voyez que la chose m'a échappé.
      9 Si donc vous ne me faites pas connaître le songe, la même sentence vous enveloppera tous ; vous voulez vous préparez à me dire des mensonges et des faussetés, en attendant que les temps soient changés. C'est pourquoi dites-moi le songe, et je saurai si vous êtes capables de m'en donner l'explication.
      10 Les Chaldéens répondirent au roi : Il n'est personne sur la terre qui puisse dire ce que demande le roi ; aussi jamais roi, quelque grand et puissant qu'il ait été, n'a exigé une pareille chose d'aucun magicien, astrologue ou Chaldéen.
      11 Ce que le roi demande est difficile ; il n'y a personne qui puisse le dire au roi, excepté les dieux, dont la demeure n'est pas parmi les hommes.
      12 Là-dessus le roi se mit en colère, et s'irrita violemment. Il ordonna qu'on fasse périr tous les sages de Babylone.
      13 La sentence fut publiée, les sages étaient mis à mort, et l'on cherchait Daniel et ses compagnons pour les faire périr.
      14 Alors Daniel s'adressa d'une manière prudente et sensée à Arjoc, chef des gardes du roi, qui était sorti pour mettre à mort les sages de Babylone.
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