Paramètres de lecture

Afficher les numéros de versets
Mode dyslexique
Police d'écriture
Taille de texte

Merci à Bibles et Publications Chrétiennes pour la conception du processus d’affichage DYS.

Un outil révolutionnaire de lecture et d'étude de la Bible en ligne. Démarrez dès aujourd'hui le plan de lecture offert dont vous avez besoin.

TARGUM ou TARGOUM

Le mot targoum, dérivé d'un verbe sémitique qui signifie en assyrien « parler », est employé par la littérature rabbinique dans le sens de traduction, version. C'est ainsi qu'on parle d'un Targum yâvânî qui est la version grec des LXX, d'un Targum Akilas qui est la version grec d'Aquila, etc. (voir Texte de l'A.T., II, 3). Plus spécialement, on entend par targum une version de l'A. T, en langue araméenne. Dans ce sens, le mot se rencontre pour la première fois dans la Mischna (Yadaïm, IV, 5) ; mais le participe passif du verbe targem se trouve déjà dans le livre canonique d'Esdras (4:7). De là, le mot metourgemân, abrégé en tourgemân =interprète, qui est à la base des mots français : truchement, anciennement tru-cheman, et dragoman ou drogman.

Ces versions araméennes de l'A.T.--seuls, les livres de Daniel et d'Esdras-Néhémie n'ont pas été traduits ; ils contiennent des parties écrites déjà en araméen--doivent leur origine à la disparition de l'hébreu comme langue parlée et à son remplacement par l'araméen. Elles ont été faites pour les besoins du culte synagogal, donc but tout pratique, comme les versions grecques de l'A.T. Cette coutume est très probablement déjà attestée par le livre de Néhémie (Ne 8:8), où le terme mephôrâch est, dans le Talmud (b. Meg., 3a), expliqué par le mot « targoum ». Il était d'ailleurs moins choquant pour un Juif orthodoxe de voir l'A. T, traduit en araméen que dans une autre langue, car Dieu, ainsi que le rappelle le Talmud de Jérusalem (Sota, 7:2), s'était servi de celte langue dans le Pentateuque (Ge 31:47), dans les Prophètes (Jer 10:11) et dans les Hagiographies (Esd 4:7 6:18 7:12-26 Da 2:4-7:28).

L'usage synagogal pour l'emploi des Targums était le suivant, d'après le Talmud (b. Meg., 24a, 25ab). En ce qui concerne le Pentateuque, le lecteur lisait un verset, et le traducteur le traduisait ou le paraphrasait immédiatement, et ainsi de suite. Le traducteur ne devait avoir aucun texte écrit sous les yeux, mais il pouvait avoir étudié un targum écrit avant de se rendre à la synagogue. Certains passages qu'on lisait ne devaient pas être rendus en langue vulgaire, notamment des passages pouvant choquer le sens moral (par ex. Ge 35:22,2Sa 11:2 13:1 et suivants), et surtout ceux dont Dieu avait expressément prescrit la lecture en langue sacrée, comme par exemple la bénédiction sacerdotale (No 6:24,26). Pour les textes prophétiques, le lecteur lisait trois versets qu'interprétait ensuite le traducteur, lequel, en ce cas, pouvait être la même personne que le lecteur (cf. Jésus à Nazareth, Lu 4:16-27) ; il pouvait se servir du texte de l'A.T. et même d'une version araméenne. Pour les Hagiographes (voir ce mot), la plus grande liberté était laissée aux lecteurs aussi bien qu'aux traducteurs. Les Psaumes et le livre d'Esther pouvaient même être lus et paraphrasés par dix personnes (b. Meg., 21b).

La rédaction finale des targums qui nous sont parvenus n'est pas antérieure à la période talmudique, car ni Origène ni Jérôme n'ont pu se procurer un targum araméen écrit. Mais ces versions sont fondées sur une tradition orale qui, pour certaines parties, pourrait même remonter jusqu'aux derniers siècles avant l'ère chrétienne.

Le Talmud (b. Schabb., 115a) mentionne un targum écrit du livre de Job datant d'avant la destruction du Temple en 70. Certaines citations que le N.T. donne de passages de l'A. T, sont plus près de l'interprétation targoumique que du texte hébreu : par ex. Mt 2:6 comparé à Mic 5:1, ou Eph 4:8 comparé à Ps 68:19. Un passage comme 1Co 10:1,3 est certainement d'origine targoumique (cf. No 9:15 ss Ex 16:15). Et la traduction araméenne de Ps 22:2 qui se lit dans Mt 27:16 et dans Mr 15:34 prouve que, du temps de Jésus, on pouvait citer les Psaumes en araméen. M. Noeldeke a démontré que, si le Targum Yerouchalmi rend le passage De 33:11 par ces mots : « Ceux qui haïssent le grand-prêtre Jean ne se relèveront pas », il fait allusion au prince et grand sacrificateur Jean Hyrcan (135-105 av. J. -C.) ; or, ce passage targoumique doit être nécessairement contemporain de ce personnage, car plus tard Jean Hyrcan a été tellement méprisé par les Juifs orthodoxes qu'on n'aurait plus pensé à lui rendre cet hommage.

Le plus ancien des targums que nous possédons est celui d'Onkelos sur le Pentateuque, nommé aussi Targum schel Thora (version de la Loi). Le Talmud semble identifier cet Onkelos avec Akilas, auteur d'une version grecque du Pentateuque, car ce que le Talmud babylonien (Meg., 3a) dit d'Onkelos, le Talmud de Jérusalem (Meg., 1 9) le dit d'Akilas. Comme il est impossible d'admettre que l'auteur de la version grecque soit en même temps celui du targum araméen, « targum d'Onkelos » signifierait : « targum à la manière d'Akilas » ; ce serait un ouvrage anonyme, et Onkelos n'aurait pas existé. Cette explication suppose l'identité des deux noms Akilas et Onkelos, transformation qu'on ne peut pas expliquer de façon satisfaisante. M. Schiller-Szinessy (clans EB, 9 e éd., vol. 23, p. 63) pense que le nom Onkelos pourrait provenir du grec [Êu]aggelos qui serait l'équivalent du nom juif-babylonien Mebassér, et qui aurait été déformé par opposition contre l'Évangile. Dans ce cas, Onkelos serait un personnage historique ayant vécu à la fin du I er et au commencement du II e siècle de l'ère chrétienne, s'il est permis de rapporter à lui ce que le Talmud raconte, à plusieurs reprises, d'un nommé Onkelos, fils de Kalonikos (b. Guitt., 56b) ou de Kalonimos (Ab. Zara, ), prosélyte et disciple de Gamaliel, mais sans préciser que cet Onkelos serait l'auteur d'un targum. L'ouvrage qui lui est attribué est une version minutieuse du Pentateuque. Seuls, certains passages poétiques, comme Ge 49, No 24, De 32 et De 33, sont paraphrasés. Quant au reste, le traducteur s'éloigne du texte hébreu uniquement pour éviter des anthropomorphismes et, en général, des expressions qu'il juge indignes de Dieu. Pour être plus compréhensible à ses lecteurs, il remplace des noms anciens par des désignations plus modernes : Shinéar (Ge 10:10) est changé en Babel, les Ismaélites (Ge 37:25) en Arabes, etc. L'auteur écrit en araméen palestinien, mais la rédaction finale de son ouvrage a été faite en Babylonie, comme le prouvent certains indices linguistiques. Ce targum a joui d'une grande autorité parmi les Juifs ; le Talmud et les Midraschim le citent souvent. Il a été publié pour la première fois à Bologne en 1482, puis dans la Polyglotte du cardinal Ximénès, à partir de 1514, et traduit en latin par le réformateur strasbourgeois Paul Fagius sous le titre : Thargum, i. e. Paraphrasis Onkoli chaldaica in sacra Biblia ex Chaldoeo in latinum fidelissime versa, addiiis in singula fere capita succinctis additionibus, Argentorati 1546. Une édition critique du Targum d'Onkelos est due à A. Berliner (Berlin 1884).

Il existe encore un autre targum du Pentateuque, que l'on a attribué à Jonathan, auteur présumé d'un targum sur les Prophètes, et que pour cette raison on a nommé le Targum du Pseudo-Jonathan. Mais il est préférable de nommer ce targum : Targum Yerouchalmi, les initiales TY (tav iod) ayant été mal interprétées. Ce targum, qui renferme une foule de légendes et d'autres récits haggadiques, nous est transmis en deux recensions : le Targum Yerouchalmi I qui concerne le Pentateuque entier, et le Targum Yerouchalmi II, fragmentaire. Il est écrit dans le dialecte palestinien de l'araméen ; souvent d'ailleurs il est cité comme targoum ères Yisraèl (targum du pays d'Israël). La rédaction finale du Yerouchalmi I ne peut être antérieure au VII e siècle, car une fille et une femme de Mahomet y sont mentionnées à propos de Ge 21:21. Mais nous avons déjà dit que ce targum contient des parties très anciennes, et M. Noeldeke déclare avec raison qu'il est une « mine des opinions religieuses de différents siècles ». Le Pseudo-Jonathan ou Yerouchalmi I a été imprimé pour la première fois à Venise, en 150.1 ; les fragments du Targum Yerouchalmi II ont été ajoutés à la Bible rabbinique en 1517. On désigne finalement comme Yerouchalmi III quelques fragments qui se trouvent dans les éditions du Pentateuque de Lisbonne 1491, de Salonique 1520, de Constantinople 1546 et de Venise 1591.

Mentionnons encore l'existence d'un targum samaritain du Pentateuque, écrit dans le dialecte araméen des Samaritains, mais dont le texte nous est parvenu dans un état très défectueux.

Nous possédons un targum sur les Prophètes (antérieurs et postérieurs) qui est attribué à Jonathan ben Uzzièl. Meg., 3a). D'après le Talmud (b. Baba bathra, 134a), ce Jonathan aurait été disciple de Hillel. Mais son existence est douteuse. Car Jonathan pourrait être une traduction de Théodotion, auteur d'une version grecque de l'A.T. ; en ce cas, « Targum de Jonathan » signifierait « targum à la manière dé Théodotion ». La rédaction finale de ce targum a eu lieu en Babylonie comme celle du Targum d'Onkelos ; elle n'est pas antérieure au IV° siècle, car elle suppose l'existence du Targum d'Onkelos : elle le connaît et elle s'en sert, chose naturelle, les besoins du culte exigeant avant tout un targum sur le Pentateuque, qui était récité en entier dans la synagogue, alors que les livres prophétiques ne l'étaient pas. Le Talmud babylonien cite d'ailleurs ce targum comme « Targum du R. Joseph » ; or, celui-ci vivait en Babylonie au IV e siècle. La partie concernant les prophètes antérieurs a été imprimée pour la première fois à Leiria en 1494, le targum complet dans la Bible rabbinique de 1517. Ce targum a eu une grande autorité ; témoin le Talmud, qui dit (6. Meg., 3a) : Paraphrasin prophetarum scripsit Jonathan filius Usielis ex ore Haggai, Sacharioe et Malachioe. Tum commota est terra Israelis ad CCCC para-sanças, eçressa est filia vocis (= bath qôl, un semblant de voix) et dixit : Quis Me qui revelavit sécréta mea filiis hominum ? Constitit Jonathan f. U. super pedes suos et dixit : Ego sum Me qui revelavi sécréta tua filiis hominum. Notamment en ce qui concerne les prophètes postérieurs, le Targum de Jonathan est une paraphrase du texte hébreu, et non pas une traduction.

Le Targum de Jonathan est le seul complet sur les livres prophétiques que nous possédions. On a découvert des fragments d'un autre targum sur ces livres dans le Codex Reuchlinianus daté de l'année 1105 et conservé à Karlsruhe.

Les targums sur les Hagiographes, tous anonymes, ne paraissent pas avoir joué de rôle important dans la synagogue ; ce sont plutôt des travaux privés sans caractère officiel. Celui des Proverbes n'est même pas fait sur le texte hébreu ; il est un remaniement du texte syriaque de la Pechitto. Celui des Psaumes est tantôt une traduction textuelle de l'hébreu, tantôt une paraphrase très développée. Les versions araméennes des cinq Megilloth sont de véritables midraschim : celle du Cantique des Cantiques est un panégyrique du peuple d'Israël, tandis qu'un targum du livre d'Esther connu sous le nom de Targum Shênî contient de nombreuses légendes, surtout sur Salomon et Jérémie. Tous ces écrits sont d'origine relativement récente ; le Targum Shênî paraît même n'avoir été terminé qu'au XIII° ou XIV° siècle. Ils ont été imprimés pour la première fois dans la Bible rabbinique de 1517, à l'exception du targum des Chroniques, découvert au XVII e siècle dans un manuscrit de la bibliothèque d'Erfurt et édité en 1630.

Sauf la version d'Onkelos, les targums ne peuvent guère être considérés comme témoins du texte hébreu de l'A.T. Ce qui constitue leur valeur, c'est qu'ils sont les représentants les plus anciens de l'exégèse juive. Ils nous initient aux questions religieuses et théologiques qui agitaient le peuple juif dans le dernier siècle avant et dans les premiers siècles après le commencement de notre ère. Ils usent des textes de l'A. T, avec la plus grande liberté, projetant les idées et même les institutions de leur temps dans le passé. C'est ainsi que les scribes étudiant la Loi dans la synagogue existent déjà au temps de Débora ! Ils vont parfois jusqu'à dire le contraire de ce que disent les textes. Le passage Mal 2:16 : « Je hais la répudiation, dit l'Éternel », est interprété dans ces termes : « Si tu la hais [ta femme], renvoie-la ! » Autre exemple : le meurtre d'Abel est motivé par une discussion avant eu lieu entre les deux frères sur la réalité de la vie éternelle et du jugement divin. Pierre Bayle, dans le Dictionnaire historique et critique (art. Abel), considère cette discussion comme « un mauvais commencement des disputes de religion et un fâcheux présage des désordres épouvantables qu'elles devaient causer dans le monde ». Nous trouvons dans les targums les points essentiels de la théologie rabbinique : la transcendance de Dieu, nom qui est souvent remplacé par des expressions abstraites comme « la parole » (Memra), » la présence » (Chekhina [v. ce mot]) ou « la majesté » (Yeqara)  ; la préexistence de la Thora ; une angélologie très développée ; les notions du jugement, de la mort seconde (à propos de Esa 22:14 65:15), de la géhenne, de la résurrection. Mais ce sont surtout les idées messianiques qui préoccupent les targou-mistes et notamment l'auteur du Targum des Prophètes. L'avenir glorieux du peuple d'Israël semble être son sujet de prédilection. Il trouve le Messie même en un grand nombre de passages qui, dans le texte, n'en parlent nullement. C'est surtout un Messie guerrier et vainqueur dont la fonction principale est la prière d'intercession. Mais il connaît aussi un Messie souffrant (à propos de Esa 53) et même (à propos de Za 12:10) --comme l'auteur de l'Apocalypse d'Esdras--un Messie mourant, fils de Joseph et précurseur du Messie triomphant, fils de David. L'ensemble de ces idées théologiques confère aux Targums une très grande importance pour l'exégèse du Nouveau Testament. Ch. J.

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !


Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
  • Contenus
  • Versions
  • Commentaires
  • Strong
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Versets favoris

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Créer un verset illustré

Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Versets relatifs

    • Ces vidéos ne sont pas disponibles en colonnes en dehors de la vue Bible.

      Genèse 10

      10 Les premières villes de son royaume sont : Babel, Érek, Accad et Kalné, en Mésopotamie.

      Genèse 21

      21 Il habite dans le désert de Paran. Sa mère lui donne pour femme une Égyptienne.

      Genèse 31

      47 Dans sa langue, Laban appelle cet endroit Yegar Sahadouta, et Jacob l’appelle Galed.

      Genèse 35

      22 Pendant que Jacob habite cette région, Ruben couche avec Bila, femme de deuxième rang de son père. Jacob l’apprend et il est très troublé. Jacob a eu douze fils :

      Genèse 37

      25 Ensuite, ils s’assoient pour manger. Ils aperçoivent un groupe d’Ismaélites qui viennent de Galaad. Leurs chameaux transportent plusieurs produits : de la gomme, de la résine et du ladanum. Les Ismaélites vont les vendre en Égypte.

      Genèse 49

      1 Jacob appelle ses fils et leur dit : « Réunissez-vous, je veux vous annoncer ce qui vous arrivera plus tard.
      2 Rassemblez-vous, écoutez, fils de Jacob, écoutez Israël votre père !
      3 Toi, Ruben, tu es mon fils aîné, le premier fruit de ma puissance de père. Tu dépasses tes frères en force et en puissance.
      4 Tu es un torrent bondissant. Mais tu ne seras plus le premier. En effet, tu m’as fait perdre mon honneur en t’unissant à l’une de mes femmes dans mon lit.
      5 Siméon et Lévi sont frères. Ils se mettent d’accord pour agir avec violence.
      6 Je ne veux pas participer au mal qu’ils préparent, je ne veux pas participer à leurs rencontres. En effet, dans leur colère, ils ont tué des hommes, et par plaisir, ils ont blessé des taureaux.
      7 Je maudis leur colère si violente et si dure. J’enverrai leurs enfants et les enfants de leurs enfants un peu partout en Israël, je les répandrai de tous côtés dans le pays.
      8 Juda, tes frères chanteront ta louange. Tu forceras tes ennemis à baisser la tête, tes frères se mettront à genoux devant toi.
      9 Juda, mon fils, tu es comme un jeune lion qui a mangé une bête et qui revient dans son abri. Le lion s’assoit, il se couche. Qui peut l’obliger à se lever ?
      10 Le pouvoir royal restera dans la famille de Juda. Le bâton des chefs restera dans la main de ceux qui naîtront de lui. Il y restera jusqu’à l’arrivée de son véritable propriétaire, c’est à lui que les peuples obéiront.
      11 Il attachera son âne à la vigne, il attachera son ânon au meilleur plant. Il lavera son vêtement dans le vin, sa chemise dans le jus de raisin.
      12 Ses yeux brilleront à cause du vin, ses dents seront blanches à cause du lait.
      13 Zabulon habitera au bord de la mer, là où il y a un port pour les bateaux. Son territoire s’étendra jusqu’à la ville de Sidon.
      14 Issakar est un âne solide. Il se couche dans un enclos entouré de deux murs.
      15 Il a vu que l’endroit était bon et le pays agréable. Il courbe le dos pour porter des charges, il est fait pour un travail d’esclave.
      16 Dan gouvernera son peuple, comme les autres tribus d’Israël.
      17 Dan est comme un serpent sur la route, comme une vipère sur le chemin. Il mord le cheval au pied, et son cavalier tombe par terre.
      18 SEIGNEUR, j’espère que tu me sauveras !
      19 Quand les bandits attaquent Gad, il se défend et les poursuit.
      20 Le pays d’Asser produira beaucoup, sa terre donnera une nourriture de rois.
      21 Neftali est une gazelle en liberté qui met au monde de beaux petits.
      22 Joseph est un arbre magnifique qui pousse près d’une source. Ses branches dépassent le mur.
      23 Des hommes lui ont lancé des flèches, ils l’ont provoqué, ils lui ont fait la guerre.
      24 Mais il a tenu son arc solidement, ses bras et ses mains sont restés souples. Reçois comme bénédiction la pluie qui descend du ciel, l’eau qui vient de la profondeur de la terre, ainsi que beaucoup d’enfants et des troupeaux nombreux. Reçois tout cela par la force du Dieu puissant qui est mon Dieu, par le nom du Berger qui est le rocher d’Israël, par mon Dieu qui vient à ton secours, par le Tout-Puissant qui te bénit.
      26 Les bénédictions de ton père dépassent les bienfaits des montagnes qui existent depuis toujours. Elles dépassent les richesses des collines d’autrefois. Que ces bénédictions descendent sur la tête de Joseph, sur celui qui a été mis à part parmi ses frères !
      27 Benjamin est un loup qui déchire. Le matin, il mange une bête, et le soir, il partage ce qu’il a pris. »
      28 Tous ceux-là forment les douze tribus d’Israël. Ce sont les paroles que leur père leur a dites quand il les a bénis. Il a donné à chacun une bénédiction particulière.
      29 Ensuite, Jacob leur donne cet ordre : « Quand je serai mort, enterrez-moi dans la tombe de mes ancêtres. C’est la grotte qui est dans le champ d’Éfron le Hittite,
      30 à Makpéla, près de Mamré, en Canaan. Abraham a acheté ce champ à Éfron, pour être propriétaire de la tombe.
      31 C’est là qu’on a enterré Abraham et sa femme Sara, puis Isaac et sa femme Rébecca. C’est là que j’ai enterré Léa.
      32 Le champ et la grotte qui se trouve là ont été achetés aux Hittites. »
      33 Quand Jacob a fini de donner ses ordres à ses fils, il se couche, puis il rejoint ses ancêtres.

      Exode 16

      15 Les Israélites regardent et se disent entre eux : « Qu’est-ce que c’est ? » En effet, ils ne savent pas ce que c’est. Mais Moïse leur dit : « C’est le pain que le SEIGNEUR vous donne à manger.

      Nombres 6

      24 “Que le SEIGNEUR vous bénisse et vous protège !
      26 Qu’il vous regarde avec bonté et qu’il vous donne la paix.”

      Nombres 9

      15 Le jour où on dresse la tente sacrée, le nuage de fumée vient couvrir la tente qui abrite les tablettes de l’alliance. Le soir, le nuage devient comme du feu et il reste là jusqu’au matin.

      Nombres 24

      1 Balaam comprend que le SEIGNEUR veut absolument bénir Israël. Il ne va donc pas comme les autres fois chercher son inspiration dans les pratiques magiques, mais il se tourne vers le désert.
      2 Il lève les yeux et il voit les tribus d’Israël installées dans leur camp. Alors l’esprit de Dieu vient sur lui
      3 et il prononce ce poème : « Voici ce que je déclare, moi, Balaam, fils de Béor, moi, l’homme qui voit clair.
      4 Voici ce que je dis, moi qui entends les paroles de Dieu, moi qui vois ce que le Tout-Puissant me fait voir. Oui, Dieu se montre à moi quand je l’adore.
      5 Peuple d’Israël, vous qui êtes nés de Jacob, elles sont vraiment belles, les tentes que vous habitez !
      6 Elles s’étendent comme des torrents, comme des jardins le long d’un fleuve. Elles ressemblent à de beaux arbres que le SEIGNEUR a plantés au bord de l’eau.
      7 Elles sont comme l’eau qui déborde d’un puits et arrose abondamment les champs. Le roi des Israélites sera vainqueur d’Agag, et leur royaume s’étendra.
      8 Dieu les a fait sortir d’Égypte avec une force terrible, pareille à la force du buffle. Ils avalent les autres peuples qui les attaquent. Ils brisent les os de leurs ennemis, ils les percent de flèches.
      9 Ils se baissent comme des lions, ils se couchent comme des bêtes sauvages. Qui peut les obliger à se lever ? Peuple d’Israël, qu’il soit béni, celui qui te bénira ! Qu’il soit maudit, celui qui te maudira ! »
      10 Alors Balac se met dans une violente colère contre Balaam. Il fait un geste de menaces en disant : « Je t’ai appelé ici pour maudire mes ennemis et, pour la troisième fois, tu les couvres de bénédictions !
      11 Maintenant, va-t’en d’ici, rentre chez toi ! Je t’avais promis de te couvrir d’honneur, mais le SEIGNEUR te refuse cet honneur ! »
      12 Balaam répond au roi Balac : « J’ai dit clairement aux messagers que tu m’as envoyés :
      13 “Même si Balac me donne tout l’argent et tout l’or qui remplissent sa maison, je ne peux absolument pas désobéir à l’ordre du SEIGNEUR. Je répète seulement ce que le SEIGNEUR me dit.”
      14 Eh bien, maintenant, je retourne vers mon peuple. Mais avant, viens. Je veux t’annoncer ce que les Israélites feront à ton peuple plus tard. »
      15 Et Balaam prononce ce poème : « Voici ce que j’annonce, moi, Balaam, fils de Béor, moi, l’homme qui voit clair.
      16 Voici ce que je dis, moi qui entends les paroles de Dieu, qui pénètre les secrets du Très-Haut, qui vois ce que le Tout-Puissant me fait voir. Oui, mes yeux s’ouvrent quand je l’adore.
      17 « Je vois ce qui arrivera, mais ce n’est pas pour maintenant. Je l’aperçois, mais ce n’est pas pour tout de suite. Une étoile se lève parmi ceux qui sont nés de Jacob. Un chef se lève au milieu du peuple d’Israël. Avec son bâton de roi, il frappe les Moabites à la tête, et il détruit tous les nomades du pays.
      18 Il prend aussi Séir, le pays des Édomites, ses ennemis. Les Israélites remportent la victoire.
      19 Un chef sort de la famille de Jacob, il détruit ce qui reste de leur ville. »
      20 Ensuite Balaam voit les Amalécites et il prononce cette parole : « Voici Amalec, le pays le plus puissant. Mais plus tard, il sera complètement détruit. »
      21 Balaam voit aussi les Quénites et il dit : « Vous, les Quénites, vous êtes en sécurité dans votre pays, comme dans un nid posé sur un rocher.
      22 Pourtant vos maisons seront brûlées, et les Assyriens vous feront prisonniers. »
      23 Balaam dit encore : « Hélas ! Qui peut vivre encore après que Dieu a agi ?
      24 Des bateaux arriveront de Chypre. Ces gens-là écraseront les Assyriens et même les gens de la famille d’Éber. Eux aussi seront détruits. »
      25 Après ces paroles, Balaam se met en route pour retourner dans son pays. Le roi Balac part aussi de son côté.

      2 Samuel 11

      2 À la fin d’un après-midi, après la sieste, David se promène sur le toit en terrasse de son palais. Il aperçoit une femme qui se baigne. Elle est très belle.

      Esdras 4

      7 Pendant qu’Artaxerxès est roi de Perse, Bichelam, Mitrédath, Tabéel et leurs collègues lui écrivent aussi. La lettre est écrite en caractères araméens et en langue araméenne.

      Esdras 6

      18 Puis ils divisent les prêtres et les lévites en groupes. Ainsi, ils peuvent accomplir le service de Dieu à Jérusalem, en suivant ce qui est écrit dans le livre de Moïse.

      Esdras 7

      12 « Moi, Artaxerxès, le plus grand de tous les rois, j’écris au prêtre Esdras, spécialiste de la loi du Dieu qui est au ciel...

      Néhémie 8

      8 Ils lisent dans le livre de la loi de Dieu de façon claire. Ils donnent le sens du passage, et chacun peut comprendre ce qui est lu.

      Psaumes 22

      2 Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Je crie, mais ton secours ne vient pas.

      Psaumes 68

      19 SEIGNEUR Dieu, tu es monté là-haut pour y habiter. Tu as fait des prisonniers. Les gens t’ont apporté des cadeaux, même ceux qui refusent de t’obéir.

      Esaïe 22

      14 Mais le SEIGNEUR de l’univers m’a fait entendre ce message : « Je le jure, cette faute ne sera pas pardonnée de toute votre vie. » Voilà ce que dit le Seigneur, DIEU de l’univers.

      Esaïe 53

      1 Qui a cru à la nouvelle que nous avons apprise ? Qui a reconnu la puissance du SEIGNEUR ?
      2 Devant le SEIGNEUR, le serviteur a grandi comme une petite plante, comme une racine qui sort d’une terre sèche. Il n’avait ni la beauté ni le prestige qui attirent les regards. Son apparence n’avait rien pour nous plaire.
      3 Tout le monde le méprisait et l’évitait. C’était un homme qui souffrait, habitué à la douleur. Il était comme quelqu’un que personne ne veut regarder. Nous le méprisions, nous le comptions pour rien.
      4 Pourtant, ce sont nos maladies qu’il supportait, c’est de notre souffrance qu’il s’était chargé. Et nous, nous pensions : c’est Dieu qui le punit de cette façon, c’est Dieu qui le frappe et l’abaisse.
      5 Mais il était blessé à cause de nos fautes, il était écrasé à cause de nos péchés. La punition qui nous donne la paix est tombée sur lui. Et c’est par ses blessures que nous sommes guéris.
      6 Nous étions tous comme des moutons perdus, chacun suivait son propre chemin. Et le SEIGNEUR a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.
      7 On l’a fait souffrir, mais lui, il a accepté cela, il a gardé le silence. Comme un agneau qu’on mène à l’abattoir, comme un mouton qui ne crie pas quand on lui coupe sa laine, il a gardé le silence.
      8 On l’a arrêté, jugé, puis supprimé. Mais qui a fait attention à ce qui lui arrivait ? Oui, on l’a enlevé du monde des vivants. Il a été frappé à mort à cause des fautes de son peuple.
      9 Il a été enterré avec les gens mauvais. Sa tombe est avec les riches. Pourtant, il n’avait rien fait de mal et il n’avait jamais trompé personne.
      10 Mais le SEIGNEUR donne raison à son serviteur écrasé. Et il a rétabli celui qui avait offert sa vie à la place des autres. Son serviteur aura des enfants et il vivra encore longtemps. Par lui, le SEIGNEUR réalisera son projet.
      11 À cause des souffrances qu’il a supportées, il verra la lumière, il sera rempli de bonheur. Mon serviteur, le vrai juste, rendra justes un grand nombre de gens, parce qu’il s’est chargé de leurs péchés.
      12 C’est pourquoi je le mets au rang des plus grands. Il partagera les richesses des ennemis avec les puissants. En effet, il a accepté librement de mourir et d’être mis avec les bandits. Oui, il a porté les péchés de beaucoup de gens et il est intervenu pour les coupables.

      Esaïe 65

      15 Ceux que j’ai choisis se serviront de votre nom uniquement pour lancer une malédiction : “Que le Seigneur DIEU te fasse mourir comme cette personne ou cette autre personne !” Mais pour ceux qui me servent, on utilisera un autre nom.

      Jérémie 10

      11 Voici ce qu’il faut leur dire : les dieux qui n’ont fait ni le ciel ni la terre seront chassés de la terre, et ils disparaîtront sous le ciel.

      Daniel 2

      4 Les voyants répondent au roi en araméen : « Longue vie à toi, notre roi ! Raconte-nous ton rêve, et nous te l’expliquerons. »
      5 Le roi répond : « J’ai décidé ceci : si vous ne me dites pas ce que j’ai rêvé et si vous ne m’expliquez pas ce rêve, je vous ferai couper en morceaux, et vos maisons deviendront des tas d’ordures.
      6 Au contraire, si vous me racontez mon rêve et si vous me l’expliquez, je vous donnerai beaucoup de cadeaux et de grands honneurs. Racontez-moi donc mon rêve et dites-moi ce qu’il signifie. »
      7 Les voyants disent encore une fois au roi : « Notre roi, raconte-nous ton rêve, et nous l’expliquerons. »
      8 Mais le roi répond : « Vous voulez gagner du temps, je le vois bien. En effet, vous savez que ma décision est vraiment prise.
      9 Si vous ne me racontez pas mon rêve, le jugement sera le même pour tous. Vous vous êtes mis d’accord pour me dire des paroles fausses et des mensonges. Vous attendez que la situation change. Or, je veux que vous me racontiez mon rêve. Ainsi, je saurai que vous pouvez l’expliquer. »
      10 Les voyants répondent : « Notre roi, personne sur la terre n’est capable de donner la réponse que tu demandes. Et aucun roi, même grand et puissant, n’a jamais demandé une chose pareille à un devin, un magicien ou un voyant.
      11 Ce que tu demandes est difficile, et personne ne peut te donner la réponse, sauf les dieux. Mais ils n’habitent pas parmi les humains. »
      12 Alors le roi se met dans une violente colère et il commande de faire mourir tous les sages de Babylone.
      13 La décision du roi devient officielle, et les sages doivent être mis à mort. On cherche aussi Daniel et ses amis pour qu’ils soient tués.
      14 Ariok, le chef des gardes du roi, est en route pour tuer les sages de Babylone. Daniel lui parle avec sagesse et prudence. Il dit à Ariok, officier du roi : « Le roi a pris une décision très dure. Pourquoi donc ? » Ariok lui explique ce qui s’est passé.
    • Ajouter une colonne
Afficher tous les 380 versets relatifs
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.