Dictionnaire Biblique de Top Bible

VIE

I Ancien Testament.

1.

LA VIE.

Elle se manifeste tout d'abord par le mouvement ; aussi l'adjectif « vivant » s'applique-t-il d'abord dans la Bible aux hommes et aux animaux qui se meuvent volontairement, et même à l'eau (Ge 26:19, Le 14:5 et suivant) ou à l'arbre (Job 14:7, Esa 11:1). Mais le signe extérieur de la vie animée devient bientôt la respiration, le « souffle » : (Ge 6:17 7:15,22) perdre le souffle, c'est mourir (Job 17:1). Ce souffle vient de Dieu (Jer 38:16). Sa vie est la source de toute vie (Ps 36:10). Il s'appelle le Dieu de la vie, le Vivant (Ps 42:3, Jer 10:10, Jos 3:10). Dans les déclarations solennelles que lui prêtent les auteurs sacrés, Il jure par sa vie : « Je suis vivant ! » (No 14 :, 28, De 32:10, Jer 46:18) ; les hommes utilisent la même formule pour leurs propres serments : « L'Éternel est vivant ! » (Ru 3:13,1Sa 14:39-45). Le « souffle » qui est la vie de l'homme est le « souffle de l'Éternel », le « souffle de sa bouche » (Ge 2:7) ; tout, dans l'univers, a été fait par le souffle de l'Éternel (Ps 33:6). Cette expression désigne ainsi la volonté divine (Ps 33:9) et même l'esprit divin (Job 32:8).

Pour l'Israélite, le siège de la vie c'est le sang ; (Ge 9:4, Le 17:14, De 12:23) l'âme et la vie s'identifient dans le sang (voir ce mot). Celui-ci porte en soi quelque chose de divin ; il a un caractère sacré ; le manger est une profanation (1Sa 14:33) ; la Loi en interdit l'usage (Le 3:17 7:26) ; le sang appartient à Dieu : toute immolation devient un sacrifice, même celles que cause la guerre. Le sang possède un pouvoir purificateur (voir le récit de la consécration d'Aaron et de ses fils : Le 8:23 et suivant).

Cette vie que Dieu a communiquée par la création à l'homme, aux animaux, à la nature même, il la conserve et la perpétue. Il veille sur la vie par sa Providence, il est le soutien de la vie (Ps 36:7, Ps 145). Cette vie doit donc être respectée et conservée (Ex 20:13, Le 24:21), chez l'Israélite d'abord, chez l'étranger, et même--cela ne fut compris qu'après une lente évolution--chez l'ennemi (Jon 4:11).

La vie, don de Dieu, est le seul bien véritable qu'il faut savoir conserver, l'instinct en révèle la valeur : à la question que pose le psalmiste dans Ps 34:13 il n'y a pas de réponse, tellement est inné en l'homme l'amour de la vie. Si certains passages (Job 7:15, Ec 4:2) affirment que la mort est préférable à la vie, il ne faut voir là qu'une figure de langage, exprimant la détresse morale de l'homme qui souffre. L'existence est bonne, elle est le souverain bien, il faut l'aimer et savoir l'employer : la vie est brève, la mort vient dans laquelle on est séparé de Dieu (Ps 104:29 et suivant) ; mort, l'homme n'est plus rien, il ne peut louer Dieu (Esa 38:19, Ps 115:17, Ec 9:5). L'existence doit être consacrée à glorifier Dieu et à le servir : le don qu'il nous a fait de la vie nous impose des devoirs à son égard ; celui qui s'éloigne de Dieu périt (Ps 73:27) ; s'approcher de Dieu c'est vivre ; Dieu est le bien suprême (Ps 16:2 73:28). La conception de la valeur divine de la vie matérielle entraîne ainsi l'idée de la valeur morale de l'existence ; la vie s'identifie avec le bien moral : vivre et bien vivre deviennent deux expressions synonymes. Le Deutéronome (De 30:15) propose au choix de l'homme la vie et le bien, ou le mal et la mort ; il faut choisir le bien afin de vivre ; la pratique du mal conduit à la mort. Voir Bien.

2.

LA VIE ETERNELLE.

Cette expression, absente de l'A.T., ne se trouve que dans le livre le plus récent (Da 12:2), qui sert de transition entre l'A. T, et les Apocryphes. Le « séjour des morts » (voir Cheol) dont parle l'A. T, est un lieu désolé ; on y est loin de Dieu (Esa 38:18, Ps 88:6) ; on ne se souvient même plus de Lui (Ps 6:6) ; on n'y parle ni de sa bonté, ni de sa fidélité, ni de sa justice (Ps 88:12 et suivant) ; les morts ne savent rien ; il n'y a ni oeuvre, ni pensée, ni science, ni sagesse dans le séjour des morts (Ec 9:5,10). Ce qui subsiste des disparus, c'est ce qui demeure dans le souvenir de leurs descendants ou de leurs proches : (Ps 31:13, Job 19:14) ombres pâles que guette l'oubli ; ils n'ont même de place dans le royaume des ombres que s'ils ont eu une sépulture et que si quelqu'un des vivants les honore encore (Ec 8:10). Mais les morts ne peuvent espérer une résurrection (Esa 26:14) ; ils ne se relèveront plus (Job 14:12).

Cette conception désenchantée est pourtant minée à chaque instant dans l'A. T, lui-même par l'instinctif besoin que l'homme porte en lui d'une justice qui répare les injustices de la terre et d'une vie qui le fasse échapper aux ténèbres du séjour des morts. A chaque page de l'A. T, on trouve un soupir, une prière par où se manifeste l'espérance d'une résurrection ou l'attente d'un miracle qui pour toujours unira les vivants à Dieu (1Sa 2:6, Ps 16:10 30:4 49:16 86:13, Pr 15:11 23:14, Esa 26:19, Os 13:14). Dans ces textes, tantôt l'homme réclame une longue vie dans laquelle il s'appliquera à pratiquer la justice (Ps 15:2, Mic 6:8), tantôt il semble pressentir l'existence d'un « Sentier de la vie » qui mène à l'immortalité (Ps 16:11).

Il est vrai que plusieurs de ces passages doivent être interprétés en tenant compte du sentiment très profondément ancré dans le coeur d'Israël que les promesses de Dieu sont laites à la race, au peuple élu : périssent les individus pour que le peuple vive ! Si, dans les Psaumes, on trouve sans doute des préoccupations indvidualistes : « sauve-moi », « aie pitié de moi », il n'en reste pas moins que la préoccupation dominante est le salut, la gloire du peuple (Ex 33:13, De 9:29, Ps 28:9 74:2, Esa 40:1 51:16 64:8, Joe 2:17, Os 2:3, Mic 6:3). L'individu n'a droit à la bénédiction de Dieu que dans la mesure où il représente le peuple élu (Ps 106:4). Si juste que soit cette interprétation de beaucoup des textes que nous avons cités, il en est un qui y échappe et qui traduit incontestablement l'aspiration d'Israël à la vie éternelle, c'est le passage Ps 73:23-28. Peu à peu nous voyons naître en Israël la conception qu'épanouira le christianisme : Dieu est maître non seulement de la terre qu'il a créée et du ciel qu'il habite, mais encore du séjour des morts (Ps 139:8) qu'il destine aux impies et aux méchants ; les justes trouveront en Lui la vie (Ps 73:27 et suivant).

II Les livres apocryphes.

Nous trouvons dans ces livres le développement des idées morales et religieuses de l'A. T, avec des emprunts à la philosophie grecque. Dieu est l'auteur de la vie, mais non de la mort (Sag 1:13). Il a créé l'homme pour l'immortalité. (Sag 2:23, 2Ma 7:9) Les justes vivent éternellement (Sag 5:15), tandis que les méchants sont traduits en jugement pour être détruits (Sag 4:19). L'âme a été prêtée à l'homme et lui sera redemandée (Sag 15:8,16, cf. Lu 12:20). L'espérance de la résurrection apparaît nettement dans 2Ma 7 : fidèles à leur foi, les sept frères et leur mère acceptent le supplice en vue de la résurrection que leur assure l'obéissance à la Loi divine.

III Nouveau Testament.

Nos traductions rendent par le mot « vie » trois termes de la langue grecque :

zôé désigne la vie qui est en l'homme, active, consciente, morale et spirituelle, et s'applique spécialement à l'idée de vie éternelle ;

psukhé a le double sens de vie et d'âme (Mt 16:25), en sorte que les deux notions se confondent et se recouvrent comme en certains passages de l'A.T. ;

bios, le plus souvent, se traduirait mieux par « existence », pour désigner la vie terrestre, matérielle, actuelle.

1.

ENSEIGNEMENT DE JESUS.

Au sujet de la valeur de la vie et de son emploi, Jésus développe les idées de l'A.T. Nulle part il ne gémit sur la brièveté et la vanité de la vie, aucun écho dans ses paroles des plaintes mélancoliques d'un Job ou d'un Jérémie. Au contraire, dans toute sa manière d'être, il affirme que la vie est bonne, il enseigne la joie de vivre, ce dont ses ennemis lui faisaient même le reproche (Mt 11:19). Il insiste sur le caractère sacré de la vie et développe dans toutes ses conséquences le 6 e commandement (Mt 5:21). La valeur de la vie même dans ses formes les plus humbles : les lis des champs (Mt 6:28), les passereaux (Mt 10:29, Lu 12:6), est, dans son enseignement, en rapport étroit avec la doctrine de la Providence : Dieu veille sur la vie qu'il a créée et sa Providence domine les lois du monde. Si Dieu pourvoit ainsi aux besoins de l'existence, l'homme ne doit pas s'abandonner aux soucis ; Jésus insiste sur le caractère de simplicité que doit avoir l'existence, il recommande le détachement à l'égard des biens matériels (Mt 6:9, Lu 12:15) ; il prêche le sacrifice, le renoncement : les pauvres sont plus près que les riches du Royaume des cieux parce que le détachement des biens matériels est plus facile pour eux. Mais le renoncement aux richesses n'est rien sans le renoncement à soi-même (Lu 14:26,33) ; c'est cette pensée qui inspire la parole profonde et paradoxale par laquelle Jésus a plus d'une fois résumé son enseignement sur ce point : « Celui qui voudra sauver sa vie la perdra et celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera », parole qui se retrouve non seulement dans les Synopt (Mr 8:35, Lu 9:24). mais aussi dans Jean (Jn 12:25). Le renoncement aux biens matériels, la réalisation de l'idéal de Jésus dans la conduite de la vie, la simplicité et la pauvreté s'imposent comme une règle aux premiers chrétiens, qui s'y soumettent d'autant plus facilement que la perspective de la fin du monde leur rend plus présentes les réalités du Royaume de Dieu. Pour Jésus comme pour l'A.T., l'occupation essentielle de l'existence doit être la recherche de ce Royaume (Mt 6:33) et l'obéissance à Dieu pour la pratique du bien (Jn 5:29). Dans l'enseignement de Jésus, d'ailleurs, l'existence terrestre n'est que le prélude de la vie éternelle pour ceux qui sont à Dieu.

2.

LA VIE ETERNELLE.

Quand Jésus parle d' « hériter » ou d' « avoir » ou de « recevoir » la vie éternelle, ou d'entrer dans la vie (Mr 10:17 12:18,27), il reprend des expressions familières aux docteurs juifs, chez qui la question de la vie éternelle était très discutée (Lu 20:37). Jésus affirme la vie éternelle par son idée si riche du Royaume de Dieu (voir art.). Cette dernière expression (sauf un passage dans Jn 3:3,5) est spéciale aux Synoptiques, de même (sans exception) que l'expression parallèle dans Matthieu « Royaume des cieux » ; mais l'expression johannique « vie éternelle », ou « vie », répond à la même idée. Dans ces expressions, la pensée de Jésus vise tout à la fois le présent et l'avenir ; la vie éternelle consiste, sur la terre déjà, à vivre et à agir en Dieu (Jn 3:21) ; la définition qu'en donne Jn 17:3 (et qui correspond à Sag 15:3) montre qu'elle consiste essentiellement à connaître Dieu : on connaît Dieu en pratiquant sa loi et en faisant sa volonté, celui qui vit selon Dieu possède dès cette terre la vie éternelle (Jn 3:36 5:24 6:47) comme une réalité actuelle. Certains passages des Synopt, cependant (Mr 10:30, Mt 25:46) paraissent établir une séparation entre la vie présente et la vie à venir, en réalité, dans le premier de ces passages, Jésus veut affirmer que la bénédiction de Dieu se manifeste aussi bien par le don de biens matériels que par la promesse de la vie éternelle ; dans le second, il présente la vie éternelle comme la suite normale de la vie du fidèle, le fruit de son obéissance.

Cette vie éternelle que Dieu veut communiquer aux hommes est en Jésus-Christ. Dans l'Évangile il apparaît comme la source de la vie éternelle : « en elle était la vie », dit Jn 14 à propos de la Parole qui s'incarne en Jésus, et tous les récits des évangiles le présentent comme celui qui donne la vie. Dans Jn 14:6, il se présente lui-même comme étant la Vie, et sa résurrection est la solennelle affirmation que la vie divine triomphe de la mort (Ac 2:24). L'enseignement biblique sur la vie éternelle ne correspond en rien à la doctrine philosophique de l'immortalité de l'âme.

St Paul, dans ses épîtres, parle de la vie éternelle à peu près comme le 4 e évangile. Il présente le Christ comme la source de la vie : c'est par Christ seul qu'elle nous est communiquée (Ro 5:17 6:23). c'est cette communication de sa vie qui établit entre lui et le fidèle une union indissoluble (Ga 2:20 Phil 1:21, Col 3:3 et suivant). Jésus est même présenté comme l'auteur ou l'introducteur de la vie en tout être terrestre (Col 1:16 et suivant, cf. Jn 13, Ac 17:28). Comme Jean, Paul emploie le mot « vie » seul, dans le sens de « vie éternelle » (Ro 5:17,2Co 5:4, Php 2:16). Cette vie est conférée au chrétien par le Saint-Esprit, qui est en lui une puissance de développement et d'enrichissement de la vie (Eph 3:17) qui s'épanouit dans l'éternité.

Dans l'Apocalypse, il faut relever certaines images : la couronne de vie, le livre de vie, la source de vie, l'arbre de la vie, l'eau de la vie (voir art. à ces divers mots), qui toutes présentent la vie éternelle comme un don de Dieu. Noter aussi les images par lesquelles l'auteur de l'Apocalypse s'essaye à décrire l'anéantissement de la mort qui doit être absorbée par la vie. Une question pourtant reste en suspens dans ce livre comme dans le reste du N.T. : le sort final des méchants ; faut-il considérer, d'après Ap 20:15, qu'ils sont condamnés à l'anéantissement, ou au contraire, d'après Mt 25:46 par exemple, qu'il existe des peines éternelles ? Voir Eschatologie. R. R.

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Versets relatifs

    • Genèse 2

      7 L'Eternel Dieu façonna l'homme avec la poussière de la terre. Il insuffla un souffle de vie dans ses narines et *l'homme devint un être vivant.

      Genèse 6

      17 Pour ma part, je vais faire venir le déluge d'eau sur la terre pour détruire toute créature qui a souffle de vie sous le ciel. Tout ce qui est sur la terre mourra.

      Genèse 7

      15 Ils entrèrent dans l'arche avec Noé, deux par deux, issus de toutes les créatures qui ont souffle de vie.
      22 Tout ce qui avait un souffle de vie dans ses narines et qui se trouvait sur la terre ferme mourut.

      Genèse 9

      4 Seulement, vous ne mangerez aucune viande avec sa vie, avec son sang.

      Genèse 26

      19 Les serviteurs d'Isaac creusèrent encore dans la vallée et y trouvèrent un puits d'eau vive.

      Exode 20

      13 » Tu ne commettras pas de meurtre.

      Exode 33

      13 Maintenant, si j'ai trouvé grâce à tes yeux, fais-moi connaître tes voies. Alors je te connaîtrai et je pourrai encore trouver grâce à tes yeux. Regarde : cette nation est ton peuple. »

      Lévitique 3

      17 » C'est une prescription perpétuelle pour vous au fil des générations, partout où vous habiterez : vous ne mangerez ni graisse ni sang. »

      Lévitique 4

      1 L'Eternel dit à Moïse :
      2 « Transmets ces instructions aux Israélites : Lorsque quelqu'un péchera involontairement contre l'un des commandements de l'Eternel en faisant des choses qui ne doivent pas se faire,
      3 si c'est le prêtre consacré par onction qui a péché et a rendu par là le peuple coupable, il offrira à l'Eternel, en sacrifice d'expiation pour le péché qu'il a commis, un jeune taureau sans défaut.
      4 Il amènera le taureau à l'entrée de la tente de la rencontre, devant l'Eternel. Il posera sa main sur la tête du taureau et l’égorgera devant l'Eternel.
      5 Le prêtre consacré par onction prendra du sang du taureau et l'apportera dans la tente de la rencontre.
      6 Il trempera son doigt dans le sang et il en fera 7 fois l'aspersion devant l'Eternel, en face du voile du sanctuaire.
      7 Le prêtre mettra du sang sur les cornes de l'autel des parfums odoriférants, qui est devant l'Eternel dans la tente de la rencontre. Il versera tout le sang du taureau au pied de l'autel des holocaustes, qui est à l'entrée de la tente de la rencontre.
      8 Il enlèvera toute la graisse du taureau expiatoire, la graisse qui couvre les entrailles et toute celle qui y est attachée,
      9 les deux rognons et la graisse qui les entoure, qui couvre les flancs, et le grand lobe du foie, qu'il détachera près des rognons.
      10 Le prêtre enlèvera ces parties comme on les enlève du taureau dans le sacrifice de communion et il les brûlera sur l'autel des holocaustes.
      11 Mais la peau du taureau, toute sa viande avec sa tête, ses pattes, ses entrailles et ses excréments,
      12 le taureau entier, il l'emportera à l’extérieur du camp, dans un endroit pur où l'on jette les cendres, et il le brûlera au feu sur du bois ; c'est sur le tas de cendres qu’on le brûlera.
      13 » Si c'est toute l'assemblée d'Israël qui a péché involontairement, si sans y prêter attention elle a fait contre l'un des commandements de l'Eternel des choses qui ne doivent pas se faire et s’est ainsi rendue coupable,
      14 et si le péché commis vient à être découvert, l'assemblée offrira un jeune taureau en sacrifice d'expiation et on l'amènera devant la tente de la rencontre.
      15 Les anciens d'Israël poseront leurs mains sur la tête du taureau devant l'Eternel et l’on égorgera le taureau devant l'Eternel.
      16 Le prêtre consacré par onction apportera du sang du taureau dans la tente de la rencontre.
      17 Il trempera son doigt dans le sang et il en fera 7 fois l'aspersion devant l'Eternel, en face du voile.
      18 Il mettra du sang sur les cornes de l'autel qui est devant l'Eternel dans la tente de la rencontre. Puis il versera tout le sang au pied de l'autel des holocaustes, qui est à l'entrée de la tente de la rencontre.
      19 Il enlèvera toute la graisse du taureau et la brûlera sur l'autel.
      20 Il procédera avec ce taureau exactement comme pour le taureau expiatoire. C'est ainsi que le prêtre fera l’expiation pour eux, et le pardon leur sera accordé.
      21 Il emportera le taureau à l’extérieur du camp et il le brûlera comme le premier taureau. C'est un sacrifice d'expiation pour l'assemblée.
      22 » Si c'est un chef qui a péché, s’il a fait involontairement contre l'un des commandements de l'Eternel, son Dieu, des choses qui ne doivent pas se faire et s’est ainsi rendu coupable,
      23 et s’il vient à découvrir le péché qu'il a commis, il offrira en sacrifice un bouc mâle sans défaut.
      24 Il posera sa main sur la tête du bouc et l’égorgera à l’endroit où l'on égorge les holocaustes devant l'Eternel. C'est un sacrifice d'expiation.
      25 Le prêtre prendra avec son doigt du sang de la victime expiatoire, il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes et il versera le sang au pied de l'autel des holocaustes.
      26 Il brûlera toute la graisse sur l'autel, comme la graisse du sacrifice de communion. C'est ainsi que le prêtre fera pour ce chef l'expiation de son péché, et le pardon lui sera accordé.
      27 » Si c'est quelqu'un du peuple qui a péché involontairement en faisant contre l'un des commandements de l'Eternel des choses qui ne doivent pas se faire et en se rendant ainsi coupable,
      28 et s’il vient à découvrir le péché qu'il a commis, il offrira en sacrifice une chèvre, une femelle sans défaut, pour le péché qu'il a commis.
      29 Il posera sa main sur la tête de la victime expiatoire et l’égorgera à l’endroit où l'on égorge les holocaustes.
      30 Le prêtre prendra avec son doigt du sang de la victime, il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes et il versera tout le sang au pied de l'autel.
      31 Le prêtre enlèvera toute la graisse, comme on enlève la graisse du sacrifice de communion, et il la brûlera sur l'autel ; son odeur sera agréable à l'Eternel. C'est ainsi que le prêtre fera l’expiation pour cet homme, et le pardon lui sera accordé.
      32 » Si c’est un agneau qu’il offre en sacrifice d'expiation, il offrira une femelle sans défaut.
      33 Il posera sa main sur la tête de la victime et l’égorgera en sacrifice d'expiation à l’endroit où l'on égorge les holocaustes.
      34 Le prêtre prendra avec son doigt du sang de la victime, il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes et il versera tout le sang au pied de l'autel.
      35 Le prêtre enlèvera toute la graisse comme on enlève la graisse de l'agneau dans le sacrifice de communion, et il la brûlera sur l'autel comme un sacrifice passé par le feu pour l'Eternel. C'est ainsi que le prêtre fera pour cet homme l'expiation du péché qu'il a commis, et le pardon lui sera accordé.

      Lévitique 6

      1 L'Eternel dit à Moïse :
      2 « Donne cet ordre à Aaron et à ses descendants : Voici la loi de l'holocauste. L'holocauste restera sur le foyer de l'autel toute la nuit jusqu'au matin et le feu brûlera sur l'autel.
      3 Le prêtre mettra sa tunique de lin et mettra des caleçons sur son corps, il enlèvera la cendre faite par le feu qui aura brûlé l'holocauste sur l'autel et il la déposera près de l'autel.
      4 Puis il quittera ses vêtements et en mettra d'autres pour porter la cendre à l’extérieur du camp, dans un endroit pur.
      5 Le feu brûlera sur l'autel, il ne s'éteindra pas. Chaque matin, le prêtre y allumera du bois, arrangera l'holocauste et brûlera la graisse des sacrifices de communion.
      6 Le feu brûlera constamment sur l'autel, il ne s'éteindra pas.
      7 » Voici la loi de l'offrande. Les descendants d'Aaron la présenteront devant l'Eternel, devant l'autel.
      8 Le prêtre prélèvera une poignée de la fleur de farine et de l'huile avec tout l'encens ajouté à l'offrande et il brûlera cela sur l'autel comme souvenir dont l’odeur est agréable à l'Eternel.
      9 Aaron et ses descendants mangeront ce qui restera de l'offrande ; ils le mangeront sans levain, dans un lieu saint, dans le parvis de la tente de la rencontre.
      10 On ne le cuira pas avec du levain. C'est la part que je leur ai donnée de mes offrandes passées par le feu. C'est une chose très sainte, tout comme le sacrifice d'expiation et le sacrifice de culpabilité.
      11 Tout homme parmi les descendants d'Aaron en mangera. C'est une prescription perpétuelle pour vous au fil des générations, au sujet des offrandes passées par le feu pour l'Eternel : tous ceux qui y toucheront seront saints. »
      12 L'Eternel dit à Moïse :
      13 « Voici l'offrande qu'Aaron et ses fils feront à l'Eternel, le jour où ils recevront l'onction : 2 litres de fleur de farine comme offrande perpétuelle, moitié le matin et moitié le soir.
      14 On la préparera à la poêle avec de l'huile et tu l'apporteras frite. Tu la présenteras aussi cuite et en morceaux comme une offrande dont l’odeur est agréable à l'Eternel.
      15 Le prêtre issu d’Aaron qui sera consacré par onction pour lui succéder fera aussi cette offrande. C'est une prescription perpétuelle devant l'Eternel : on la brûlera en entier.
      16 Toute offrande d'un prêtre sera brûlée en entier ; on ne la mangera pas. »
      17 L'Eternel dit à Moïse :
      18 « Transmets ces instructions à Aaron et à ses descendants : Voici la loi du sacrifice d'expiation. C'est à l’endroit où l'on égorge l'holocauste que sera égorgée devant l'Eternel la victime pour le sacrifice d'expiation. C'est une chose très sainte.
      19 Le prêtre qui offrira la victime expiatoire la mangera. Elle sera mangée dans un lieu saint, dans le parvis de la tente de la rencontre.
      20 Tous ceux qui en toucheront la viande seront saints. S'il en rejaillit du sang sur un vêtement, la place sur laquelle il aura rejailli sera lavée dans un lieu saint.
      21 Le vase de terre dans lequel elle aura cuit sera brisé ; si c'est dans un vase en bronze qu'elle a cuit, il sera nettoyé et lavé dans l'eau.
      22 Tout homme parmi les prêtres en mangera. C'est une chose très sainte.
      23 Mais on ne mangera aucune victime dont le sang aura été apporté dans la tente de la rencontre pour faire l'expiation dans le sanctuaire : elle sera brûlée au feu.

      Lévitique 7

      26 Vous ne mangerez pas de sang d'oiseau ni de bétail, où que vous habitiez.

      Lévitique 8

      23 Moïse égorgea le bélier, prit de son sang et en mit sur le lobe de l'oreille droite d'Aaron, sur le pouce de sa main droite et sur le gros orteil de son pied droit.

      Lévitique 14

      5 Le prêtre ordonnera qu'on égorge l'un des oiseaux sur un vase de terre, sur de l'eau vive.

      Lévitique 17

      14 En effet, la vie de tout être, c'est son sang, qui est en lui. C'est pourquoi j'ai dit aux Israélites : ‘Vous ne mangerez le sang d'aucune créature, car la vie de tout être, c'est son sang. Celui qui en mangera sera exclu.’

      Lévitique 24

      21 Celui qui tuera un animal le remplacera, mais celui qui tuera un homme sera puni de mort.

      Nombres 14

      1 Toute l'assemblée se souleva et poussa des cris, et le peuple pleura pendant la nuit.
      2 Tous les Israélites murmurèrent contre Moïse et Aaron, et toute l'assemblée leur dit : « Si seulement nous étions morts en Egypte ou dans ce désert !
      3 Pourquoi l'Eternel nous fait-il aller dans ce pays où nous tomberons par l'épée, où nos femmes et nos petits enfants deviendront une proie ? Ne vaut-il pas mieux pour nous retourner en Egypte ? »
      4 Et ils se dirent l'un à l'autre : « Nommons un chef et retournons en Egypte. »
      5 Moïse et Aaron tombèrent le visage contre terre devant toute l'assemblée réunie des Israélites.
      6 Membres de l’équipe qui avait exploré le pays, Josué, fils de Nun, et Caleb, fils de Jephunné, déchirèrent leurs vêtements
      7 et dirent à toute l'assemblée des Israélites : « Le pays que nous avons parcouru pour l'explorer est un pays très bon, excellent.
      8 Si l'Eternel nous est favorable, il nous y conduira et nous le donnera. C'est un pays où coulent le lait et le miel.
      9 Seulement, ne vous révoltez pas contre l'Eternel et n’ayez pas peur des habitants de ce pays, car nous ne ferons d’eux qu’une bouchée. Ils n'ont plus de protection et l'Eternel est avec nous. N’ayez pas peur d’eux ! »
      10 Toute l'assemblée parlait de les lapider lorsque la gloire de l'Eternel apparut sur la tente de la rencontre, devant tous les Israélites.
      11 L'Eternel dit à Moïse : « Jusqu'à quand ce peuple me méprisera-t-il ? Jusqu'à quand ne croira-t-il pas en moi, malgré tous les signes que j'ai accomplis au milieu de lui ?
      12 Je le frapperai par la peste et je le détruirai, mais je ferai de toi une nation plus grande et plus puissante que lui. »
      13 Moïse dit à l'Eternel : « Les Egyptiens ont appris que tu as fait sortir ce peuple de chez eux par ta puissance,
      14 et ils l’ont dit aux habitants de ce pays. Ils ont appris que toi, l'Eternel, tu es au milieu de ce peuple, que tu apparais visiblement, toi, l'Eternel, que ta nuée se tient sur lui, que tu marches devant lui le jour dans une colonne de nuée, et la nuit dans une colonne de feu.
      15 Si tu fais mourir ce peuple d’un seul coup, les nations qui ont entendu parler de toi diront :
      16 ‘L'Eternel n'avait pas le pouvoir de conduire ce peuple dans le pays qu'il avait juré de lui donner ; c'est pour cela qu'il l'a exterminé dans le désert.’
      17 Maintenant, que la puissance du Seigneur se montre dans sa grandeur, conformément à ce que tu as déclaré :
      18 ‘L'Eternel est lent à la colère et riche en bonté, il pardonne la faute et la révolte, mais il ne traite pas le coupable en innocent et il punit la faute des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération.’
      19 Pardonne la faute de ce peuple, conformément à la grandeur de ta bonté, tout comme tu lui as pardonné depuis l'Egypte jusqu'ici. »
      20 L'Eternel dit : « Je pardonne comme tu l'as demandé,
      21 mais je suis vivant et la gloire de l'Eternel remplira toute la terre.
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