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Juges 21.22

Accordez-les nous : à nous qui vous les demandons pour les Benjamites.

Dans la guerre : contre Jabès.

Car ce n'est pas vous... : Si vous les aviez données, vous-mêmes, vous seriez coupables d'avoir violé le serment. Mais elles vous ont été prises.

On a souvent vu dans ce chapitre la combinaison de deux traditions, l'une faisant provenir de Jabès, l'autre de Silo les femmes des six cents Benjamites. Il nous a paru que nous avons bien plutôt ici deux faits qui se supposent et se complètent l'un l'autre. En effet, il est parlé de quatre cents jeunes filles provenant de l'un de ces endroits (verset 12), et le récit en suppose deux cents provenues de l'autre (voir versets 22 et 23). Il paraît tout à fait arbitraire de supposer que ce soit l'auteur lui-même qui en ait retranché deux cents d'un côté et quatre cents de l'autre pour accorder deux récits contradictoires. Il est naturel que, les quatre cents de Jabès n'ayant pas suffi, il ait fallu se procurer d'une autre manière les deux cents qui manquaient.

Conclusion sur les juges.

L'époque dont le livre des Juges retrace le tableau, est un temps de transition où l'on remarque les plus frappants contrastes. C'est une période de jeunesse dans laquelle tout est alerte et viril, mais en même temps violent et rude.

On a fréquemment présenté cette époque de l'histoire d'Israël comme un temps de formation ; il n'y a dans ce point de vue qu'une demi vérité ; c'est en réalité une époque de décadence à la suite d'un noble passé. Le souvenir de ce passé s'y fait jour à chaque instant. Nous avons vu avec quelle énergie la conscience de l'unité nationale primitive des douze tribus se fait sentir dans les appendices ; or ces deux morceaux nous placent, non à la fin, mais aux tout premiers temps de la période des Juges ; nous devons donc voir, dans ce sentiment national si fortement prononcé, non le résultat, mais le point de départ de l'histoire de ce temps. Dans le chapitre 2, l'ange de l'Eternel rappelle expressément au peuple l'alliance jadis traitée entre Jéhova et lui et les instructions qui lui avaient été données en vue de la conquête. D'après 3.1-2, la nouvelle génération, qui n'a point fait, comme celle des pères, l'expérience de la guerre, doit être constamment tenue en haleine par un entourage hostile. Débora traite dans son cantique toutes les tribus comme solidaires les unes des autres (chapitre 5). Gédéon s'écrie, rempli des souvenirs du passé : Où sont les merveilles que nos pères nous ont racontées (6.13) ? A la pensée de ces merveilles, il refuse la royauté pour ne pas substituer son propre gouvernement à celui de l'Eternel (8.23). Jephthé, s'adressant au roi des Ammonites, en appelle aux souvenirs trois fois séculaires de la prise de possession, par Israël sortant d'Egypte, des pays au-delà du Joudain (11.23). On le voit : s'il y a dans toute cette histoire le pressentiment d'un grand avenir, cette aspiration part du souvenir d'un grand passé.

L'histoire de ce temps se concentre dans la biographie de quelques hommes d'une empreinte profondément marquée et d'une énergie exceptionnelle. Les figures d'Ehud, de Débora, de Gédéon, de Jephthé, de Samson se détachent sur le fond obscur de leur époque avec le plus merveilleux relief. Ce sont des portraits à la Rembrandt. L'ombre et la lumière forment dans les vies de ces hommes d'étonnants contrastes. Dans l'ardeur juvénile de Débora, dans la foi sublime de Gédéon, dans l'admirable triomphe de la loyauté, chez Jephthé et chez sa fille sur tous les sentiments naturels, et jusque dans la sauvage énergie de Samson, on ne peut méconnaître le feu inspirateur du monothéisme mosaïque primitif. Mais à côté de cela, quelles chutes, tristes monuments de la lutte entre cette foi traditionnelle et la décadence qui suivit l'époque extraordinaire des Moïse et des Josué !

Les figures ainsi tracées ne sont certes pas les produits de l'imagination ; ce sont de magnifiques legs de l'histoire. Ce qui le confirme, c'est que notre livre lui-même mentionne six personnages qui ont joué le rôle de Juges et sur la vie et les exploits desquels il se tait absolument. En serait-il ainsi si l'auteur faisait œuvre de romancier et non d'historien ?

Chez le peuple, mêmes contrastes que chez ses héros. D'une part, l'infidélité avec laquelle il s'abandonne aux cultes idolâtres, aux vices grossiers des nations qu'il a eu le tort d'épargner, le lâche découragement avec lequel il accepte l'oppression ennemie, l'égoïsme des tribus momentanément épargnées, qui ne s'inquiètent pas du malheur des autres ; enfin des crimes contre-nature, dignes de Sodome et de Gomorrhe ; d'autre part, de subits réveils au souffle divin et à l'appel des Juges ; des repentirs et des supplications à l'Eternel une confiance héroïque en la puissance de son bras !

Et remarquons ici un trait singulier. Les deux tribus qui, avec Dan et Benjamin, jouent dans cette histoire le plus triste rôle, sont précisément les deux principales : Ephraïm, à qui sa jalousie envers Gédéon et Jephthé attire un sévère châtiment, et Juda, qui avec la plus honteuse lâcheté livre aux Philistins son plus hardi défenseur, Samson. Impossible de voir dans ce récit la moindre tendance à idéaliser soit l'ensemble du peuple, soit l'une quelconque de ses tribus, soit aucun de ses personnages marquants : tout nous prouve, que l'auteur n'a cherché que la vérité. L'inspiration de son livre est celle de la Bible entière : le zèle pour Dieu et pour Dieu uniquement. Cet esprit-là n'est pas celui de l'homme.


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      Genèse 1

      27 Alors Dieu crée les humains à son image, et ils sont vraiment à l’image de Dieu. Il les crée homme et femme.

      Genèse 7

      13 Ce jour-là, Noé entre dans le bateau avec ses fils, Sem, Cham et Japhet, avec sa femme et avec les trois femmes de ses fils.

      Juges 21

      1 Les hommes d’Israël réunis à Mispa ont fait un serment en disant : « Aucun de nous ne donnera sa fille en mariage à un homme de la tribu de Benjamin. »
      7 Nous avons promis de façon solennelle devant le SEIGNEUR de ne pas donner nos filles en mariage aux Benjaminites. Qu’est-ce que nous allons faire pour donner des femmes à ceux qui sont restés en vie ? »
      14 Les Benjaminites reviennent aussitôt chez eux. On leur donne les femmes de Yabech qui n’ont pas été tuées, mais il n’y en a pas assez pour tous.
      18 Mais nous avons fait un serment en disant : “Celui qui donnera sa fille en mariage à un Benjaminite, qu’il soit maudit !” Nous ne pouvons donc pas leur donner nos filles pour femmes. »
      22 Si leurs pères ou leurs frères viennent se plaindre à nous, voici ce que nous leur dirons : “Soyez bons avec eux. En effet, nous n’avons pas pu prendre de femme pour chacun d’eux pendant la bataille de Yabech. Ce n’est pas vous qui leur avez donné vos filles. Personne ne peut donc vous accuser d’avoir manqué à votre serment.” »

      Proverbes 20

      25 Promettre une offrande à Dieu sans réfléchir ou réfléchir seulement après avoir fait un vœu, cela est dangereux.

      Marc 10

      6 Mais au commencement, quand Dieu a créé le monde, “il a fait l’homme et la femme.
      7 C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère pour vivre avec sa femme.
      8 Et les deux deviendront comme une seule personne.” Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils sont comme une seule personne.

      1 Corinthiens 7

      2 Pourtant, pour éviter une vie immorale, chaque homme doit avoir sa femme, chaque femme doit avoir son mari.

      Philémon 1

      9 Pourtant, j’aime mieux te présenter cette demande au nom de l’amour. Oui, moi, le vieux Paul, moi qui suis maintenant prisonnier du Christ Jésus,
      10 je te présente cette demande pour Onésime. Il est devenu mon fils, ici en prison.
      11 Autrefois, il ne t’a servi à rien, mais maintenant, il nous rend service, à toi comme à moi.
      12 Je le renvoie chez toi, lui qui est une partie de moi-même.
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