Paramètres de lecture

Afficher les numéros de versets
Mode dyslexique
Police d'écriture
Taille de texte

Merci à Bibles et Publications Chrétiennes pour la conception du processus d’affichage DYS.

Un outil révolutionnaire de lecture et d'étude de la Bible en ligne. Démarrez dès aujourd'hui le plan de lecture offert dont vous avez besoin.

  • Contenus
  • Versions
  • Commentaires
  • Strong
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Versets favoris

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Créer un verset illustré

Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Versets relatifs

    • Genèse 37

      1

      Joseph est aimé par Jacob, mais il est haï par ses frères. (Genèse 37:1-4)
      Le songe de Joseph. (Genèse 37:5-11)
      Jacob envoie Joseph visiter ses frères, Ils complotent de le faire mourir. (Genèse 37:12-22)
      Les frères de Joseph le vendent. (Genèse 37:23-10)
      La déception de Jacob, Joseph vendu à Potiphar. (Genèse 37:31-36)

      Dans l'histoire de Joseph, nous voyons quelques similitudes avec celle de Jésus Christ, qui a été premièrement humilié, puis honoré. Nous voyons également le sort des chrétiens qui cheminent vers le royaume céleste en traversant de nombreuses tribulations. C'est une histoire unique ; elle montre à quel point l'esprit humain est tortueux, à la fois bon et mauvais ; on peut y voir la providence divine utilisant les personnages de ce texte pour accomplir ses desseins. Bien que Joseph ait été le fils préféré de son père, il n'a pas été élevé dans l'oisiveté.

      Ceux qui n'aiment pas vraiment leurs enfants, ne les confrontent pas au monde des affaires, du travail et des difficultés. Trop gâter ses enfants peut vraiment les conduire à la corruption. Ceux qui sont élevés dans l'oisiveté sont susceptibles de n'être que des bons à rien.

      Jacob révèle son amour, en habillant Joseph de manière plus raffinée qu'il n'a habillé le reste de ses enfants. Il n'est pas bon que les parents fassent une différence entre leurs enfants, à moins qu'il n’y ait à cela une raison sérieuse, par exemple, la conduite de ces derniers. Quand les parents font une telle différence, les enfants le remarquent bien vite et cela n'amène que des querelles dans les familles. Les fils de Jacob étaient dans ce cas : bien qu'ils soient sous la responsabilité de leur père, ils ne se trouvaient pas à la maison, avec lui ; Joseph fit un rapport à son père, quant à la mauvaise conduite de ses frères, afin que le patriarche les corrige. La mauvaise attitude de ces derniers n'a pas été rapportée pour semer la discorde : la conduite de Joseph était celle d'un frère fidèle.

      5 Dieu a fait voir à Joseph la perspective de sa destinée, pour l'encourager et le soulager lors de ses futures épreuves, qui s'avèreront longues et pénibles. Il faut noter que le songe de Joseph correspond à des périodes de bénédictions et non pas à son emprisonnement. Ainsi, beaucoup de jeunes, à l'aube de leur vie, ne pensent qu'à la prospérité et au plaisir, jamais aux épreuves éventuelles.

      Les frères de Joseph ont correctement interprété le songe, bien qu'ils en détestaient la teneur. Quand ils commirent les crimes visant à la perte de leur frère, ils furent en réalité les « instruments » accomplissant la volonté divine. De même, les juifs ont compris ce que Christ a dit, au sujet de Son royaume. Étant déterminés à ne pas Le voir régner sur eux, ils se sont concertés pour Le mettre à mort ; et par Sa crucifixion, ils l'ont conduit vers la gloire de Son œuvre rédemptrice, une destinée qu'ils voulaient assurément ne pas voir s'accomplir !

      12 Remarquez la bonne disposition de Joseph pour obéir aux ordres de son père !

      Les enfants qui sont vraiment aimés par leurs parents devraient être les plus prompts à obéir. Notez également à quel point les frères de Joseph étaient délibérément contre lui. Ils ont prémédité de le tuer et de masquer leur acte en maquillant son vêtement avec du sang.

      Quiconque hait son frère est un meurtrier, 1Jean 3:15. Les fils de Jacob ont détesté leur frère parce que leur père le préférait à eux. Tout ce qui est arrivé, en particulier ces différents songes, a conduit à cette violence ; ses frères avaient de la rancœur contre Joseph, rancœur qui ne pouvait s'apaiser que par sa mort. Tous les cœurs sont dans les mains de Dieu. Ruben, le premier-né, avait les pires raisons d'être jaloux de Joseph, cependant il a prouvé qu'il était son meilleur ami.

      Dieu a outrepassé toutes choses pour atteindre Son propre objectif ; il a fait de Joseph l'instrument qui a sauvé beaucoup de vies humaines. Joseph était une image de Christ ; bien qu'Il soit le Fils bien-aimé du Père, Christ, dans son amour, est descendu parmi nous, en toute humilité. Du ciel, Il est venu sur terre pour nous chercher et nous sauver ; Il a subi ici-bas tous les affronts et les pièges dressés contre Lui. Les siens ne l'ont pas reçu, et ils l'ont crucifié. Cette soumission était volontaire, dans le but de nous racheter et de nous sauver.

      23 Ils ont jeté Joseph dans une citerne, afin qu'il périsse, de faim et de froid ; quelle cruauté de la part de ses frères ! Ils l'ont maltraité et laissé en pleine détresse, et n'ont pas été affligés par le désarroi de leur frère, voir Amos 6:6 ; alors que ce dernier était au fond de cette citerne, ils se sont assis calmement autour pour manger leur pain. Ils n'ont éprouvé aucun remord pour leur péché. La colère de l'homme finira par glorifier Dieu, et du résultat de cette colère, Il se ceindra, Psaume 76:10.

      Les frères de Joseph furent divinement retenus, dans leur tentative d'assassinat, et la vente qu'ils ont ensuite opérée a contribué merveilleusement à l'éloge divin !

      31 Quand Satan a convaincu les hommes de commettre un péché, il leur enseigne d'essayer de le dissimuler parmi d'autres iniquités ; par exemple, pour cacher le vol et le meurtre, on utilise le mensonge et les faux serments : ces dissimulations du péché ne subsistent guère. Les frères de Joseph ont tenté de garder ce secret pendant un certain temps ; mais leur vilenie a été découverte et fut connue de tous. Pour convaincre leur père, ils lui ont envoyé la tunique bigarrée de Joseph ; Jacob, en voyant ce vêtement sanglant, a tout de suite pensé que Joseph avait été déchiqueté par une bête féroce. Que ceux qui sont assez sensibles pour bien connaître le cœur de leurs parents, puissent imaginer l'agonie du pauvre Jacob. Ses fils ont bassement feint de le soulager, mais, en fait, leur sentiments n'étaient qu'hypocrisie. S'ils avaient vraiment désiré le soulager, ils auraient pu immédiatement le faire en lui disant la vérité. Il faut bien constater que le cœur est endurci par la fausseté du péché. Jacob a refusé d'être consolé.

      La grande affection qu'on éprouve pour une personne doit nous préparer à subir une affliction en rapport avec la force de notre sentiment : un amour anormal finit généralement par une peine du même type. Il est sage pour des parents, de ne pas trop choyer leurs enfants, car ces derniers ne pourront être aguerris, face aux difficultés qu'ils rencontreront au cours de leur vie.

      Dans tout ce chapitre, nous voyons les merveilleux cheminements de la Providence. Les frères de Joseph pensaient avoir atteint leur but ; les marchands, qui n'avaient aucun scrupule sur la nature de ce qu'ils avaient acquis, pensaient avoir atteint leur objectif ; quant à Potiphar, ayant acquis un excellent jeune esclave, il a pensé qu'il faisait une bonne affaire ! Mais les desseins de Dieu se réalisent par tous les moyens. Cette histoire fera descendre Israël en Égypte ; tout cela finira par la délivrance du peuple par Moïse ; c'est le point de départ de la véritable religion dans le monde et de sa diffusion parmi toutes les nations, par l'évangile. Ainsi, la colère de l'homme finira par manifester la gloire du Seigneur, malgré les aspects négatifs, au départ.

      Genèse 38

      1

      La conduite éhontée de Juda et de sa famille.

      - Ce chapitre fait un exposé sur Juda et sa famille ; il faut noter en particulier la merveilleuse particularité suivante : de tous les fils de Jacob, notre Seigneur devait venir de la lignée de Juda, Heb 7:14. Mais Dieu montrera que son choix a été fait selon Sa grâce et non selon le mérite, et que Christ, le chef de toutes choses, est venu dans le monde pour sauver les pécheurs. En outre, la dignité de Christ est dans Sa nature même, elle ne provient pas de ses ancêtres. Le peuple juif avait un bien faible prétexte pour se prétendre issu du nom de Juda, et se vanter comme il le faisait, Jean 8:41.

      Que de terribles exemples le Seigneur évoque lors de Ses châtiments, Il proclame Sa haine vis-à-vis du péché ! Recherchons la grâce de Dieu afin d'éviter tout péché. Observons cet esprit d'humilité, auquel Jésus s'est soumis, quand Il est venu pour abolir le péché par Son sacrifice ; après avoir vu la conduite des personnages mentionnés dans ce texte, les ancêtres de notre Seigneur, recherchons humblement à plaire au Rédempteur, Celui qui nous a racheté !

      Genèse 39

      1

      Joseph, l'esclave préféré de Potiphar. (Genèse 39:1-6)
      Joseph résiste à la tentation. (Genèse 39:7-12)
      Joseph est faussement accuse par sa maîtresse. (Genèse 39:13-18)
      Il est jeté en prison, et Dieu est alors auprès de lui. (Genèse 39:19-23)

      Nos ennemis peuvent nous dépouiller de nos distinctions et de nos ornements ; la Sagesse et la Grâce, par contre, ne peuvent pas nous être ôtées. Ces mêmes ennemis peuvent également nous séparer de nos amis, de nos parents et de notre pays, mais ils ne peuvent nous séparer de la présence du Seigneur. Ils peuvent nous isoler des bénédictions extérieures, nous voler notre liberté, et nous confiner dans les prisons, mais ils ne peuvent nous priver de la communion avec Dieu et du trône de la grâce, ils ne peuvent nous séparer des bénédictions du salut. Joseph a été béni, merveilleusement béni, même dans la maison où il séjournait, en tant qu'esclave.

      La présence de Dieu parmi nous, fait prospérer toutes nos entreprises. Les hommes pieux sont les bénédictions de l'endroit où ils habitent ; il en est ainsi pour les domestiques qui vivent sous le regard du Seigneur, même s'ils sont peu considérés. La prospérité du méchant servira de toute façon la cause de l'homme pieux. Dans ce texte, cette famille « du monde » a été bénie par la présence d'un pieux domestique chez elle.

      7 La beauté chez les hommes ou les femmes, est souvent un piège qui interdit toute fierté à cet égard, et exige une vigilance constante envers toute tentation qui pourrait survenir. Nous avons grand besoin de maîtriser nos yeux, de peur que les désirs qu'ils font naître en nous ne finissent par infecter notre cœur. Quand le luxe et l'aisance sont maîtres de toutes choses, la décence, la réputation et la conscience peuvent êtres réduites à néant. L'épouse de Potiphar a prouvé que son cœur était entièrement voué au mal. Quand Satan a constaté qu'il ne pouvait vaincre Joseph par les épreuves matérielles, il l'a attaqué avec une arme redoutable : les plaisirs des sens, qui ont vaincu beaucoup d'âmes. Mais Joseph, par la grâce de Dieu, a pu résister et surmonter cette tentation ; sa résistance envers cette femme a été la démonstration de la Puissance divine, cette même Puissance qui a délivré Daniel et ses compagnons de la fournaise ardente.

      Joseph aurait pu facilement tomber et commettre ce péché. Le tentateur, dans ce texte, était sa maîtresse ; une fois ce péché commis, Joseph aurait pu jouir d'un certain appui supplémentaire, de la part de cette femme, pour son avancement. Refuser ses avances, plaçait Joseph dans une situation plus que Périlleuse ; il a fait de cette femme son ennemi. Le lieu et le moment étaient favorables à cette tentation. De plus, Joseph était constamment sollicité par cette femme. La grâce toute puissante de Dieu a permis à Joseph de surmonter cet assaut de l'ennemi. Le patriarche a donné priorité à Dieu et au respect dû au maître de la maison. Nous sommes liés tant par l'honneur que par la justice et la gratitude, afin de ne pas pratiquer le mal en secret envers ceux qui placent leur confiance en nous.

      Joseph n'a pas voulu offenser son Dieu. Il faut souligner trois points par lesquels Joseph s'est distingué :

      1) Il a constaté qu'il était la victime de cette tentation. Il s'est souvenu qu'il était engagé envers Dieu et qu'il a témoigné aux autres sa piété. 2) Ce péché a bien été l'objet de cette tentation. D'autres auraient pu minimiser la gravité de cette faute, Joseph l'a très bien évaluée ; il faut appeler le péché par son propre nom et ne jamais l'amoindrir. Que les fautes de cette nature soient toujours considérées comme étant l'objet d'une terrible gravité ! 3) En fait, c'est contre Dieu que Joseph aurait péché. L'iniquité est contre Dieu, contre Sa nature et Sa domination, contre Son amour et Ses plans. Ceux qui aiment Dieu haïssent le péché.

      La grâce de Dieu a permis à Joseph de surmonter la tentation, tout en évitant la colère. Il n'est pas resté au stade de cette tentation, mais il s'en est rapidement éloigné, il s'est échappé, pour sauver sa vie.

      Si nous professons de ne pas vouloir commettre l'iniquité, fuyons comme l'oiseau qui a décelé le piège, comme une jeune proie qui a repéré le chasseur.

      13 La maîtresse de Joseph, ayant essayé en vain de le faire fauter, a tenté de se venger : ceux qui ont rompu les liens de la modestie, ne seront jamais retenus par ceux de la vérité. Il n'est pas nouveau que le meilleur des hommes soit faussement accusé de crimes, par le pire des tueurs. Il est bon de savoir qu'un jour, tout finira par se savoir, que tout sera révélé.
      19 Le maître de Joseph a cru l'accusation prononcée par son épouse. Il est probable que Potiphar ait choisi cette prison à cause de la fermeté de sa discipline ; mais Dieu a conçu ce cheminement pour préparer la destinée merveilleuse de Joseph. Ce dernier a été gardé et conduit par son Dieu. Le patriarche était loin de tous ses amis et de toute sa famille ; il n'y avait personne pour l'aider ou le réconforter ; mais le Seigneur était avec Joseph, et lui a révélé Sa miséricorde. Les innocents qui sont en prison doivent savoir que Dieu est à leur côté. Dans notre texte, Dieu a fait remarquer Joseph par le garde de la prison ; ce gardien lui a fait confiance pour contrôler les affaires de la prison.

      Un homme pieux fera du bien partout où il se trouve, et sera une bénédiction, même dans les liens et l'exil. N'oublions pas, au travers de cette histoire de Joseph, de regarder à Jésus, Celui qui a souffert, étant tenté et n'ayant pas péché ; Jésus a été calomnié, persécuté et emprisonné, sans cause ; par la croix, Il est monté ensuite sur Son trône.

      Puissions-nous suivre le même cheminement, dans la soumission et dans la souffrance, en ayant comme espérance, la Gloire céleste !

      Genèse 40

      1

      Les chefs des échansons et des panetiers, de Pharaon en prison ; Leurs songes interprétés par Joseph. (Genèse 40:1-19)
      L'ingratitude du chef des échansons. (Genèse 40:20-23)

      Ce n'était pas tellement le fait d'être en prison qui rendait tristes le maître des échansons et celui des panetiers, ce sont plutôt leurs songes. Dieu a plus d'une façon pour attrister l'esprit des hommes. Joseph a eu de la compassion envers les deux officiers du Pharaon.

      Pour notre part, nous devons êtres touchés de compassion par la tristesse de nos frères. C'est souvent un encouragement pour eux, lorsqu'ils sont dans l'ennui. Il nous faut apprendre aussi à examiner les causes de nos problèmes : y a-t-il une bonne raison pour que je sois ainsi dans l'épreuve ? N'y a-t-il aucun réconfort suffisant pour me venir en aide, quelle que soit cette épreuve ?

      Pourquoi es-tu abattue, Ô mon âme ? Joseph prenait bien garde d'attribuer à Dieu la gloire qui Lui revenait. Le songe de l'échanson prévoyait son rétablissement à la cour de Pharaon. Le songe du panetier annonçait sa propre mort. Il n'était pas la faute de Joseph de ne pouvoir apporter au panetier de meilleures nouvelles. De tels serviteurs de Dieu ne sont ainsi que des interprètes ; ils ne peuvent rendre les choses autrement que ce que Dieu a prévu : s'ils servent l'Éternel loyalement, et que leur message déplaise, ce n'est pas de leur faute. Joseph n'a pas eu de pensée mauvaise au sujet de ses frères, lorsqu'ils l'ont vendu ; il n'a pas médité sur le mal que lui faisait sa maîtresse et son maître, il n'a fait que clamer modestement son innocence.

      Quand nous examinons nos faits et gestes, nous devrions soigneusement éviter, dans la mesure du possible, de nous comparer avec les autres. Soyons simplement satisfaits de pouvoir prouver notre innocence, et ne réprimandons pas les autres pour leur culpabilité.

      20 L'interprétation des songes de Joseph s'est accomplie au jour fixé. Lors de l'anniversaire de Pharaon, tous ses serviteurs se sont présentés devant lui, et leur bilan d'activités a alors été évoqué.

      Nous pouvons tous célébrer avec reconnaissance nos anniversaires, pour les grâces reçues depuis notre naissance, pour la peine éprouvée dans nos vies, à cause de nos fautes et pour l'attente du jour de notre mort, celui-ci étant meilleur que celui de notre naissance.

      Mais il semble étrange que les païens, qui aiment tant la vie ici-bas, se réjouissent d'avoir vu s'écouler une année, qui finalement écourte leur durée de vie restante. Un chrétien a des raisons de se réjouir d'être né, de voir qu'il se rapproche de la fin de sa vie inhérente au vieil homme, et qu'il est plus proche de son bonheur éternel.

      Dans notre texte, l'échanson ne s'est pas souvenu de Joseph, il l'a oublié. Joseph avait bien mérité d'être délivré, pourtant il a été oublié. Ne pensons pas qu'il soit étrange que dans ce monde, de la haine nous soit manifestée, suite à notre amour, et des affronts, face à notre bonté. Voyez combien il est facile pour ceux qui sont dans l'aisance d'oublier les autres dans la détresse. Joseph a appris dans sa déception à faire confiance uniquement à Dieu.

      Nous ne pouvons que nous attendre à recevoir peu des hommes, mais énormément de la part de Dieu. N'oublions pas les douleurs, les promesses, et l'amour de notre Rédempteur. Nous blâmons l'ingratitude de l'échanson envers Joseph, sans considérer la nôtre beaucoup plus grande, vis-à-vis du Seigneur Jésus. Joseph n'a fait que prévoir le rétablissement de l'échanson, mais Christ, quant à Lui, a œuvré pour notre rachat ; Il nous a rachetés auprès du Roi des Rois ; pourtant nous L'oublions parfois, bien que nous Le gardions dans notre cœur, et ce, malgré nos promesses de ne pas Le délaisser. Un tel manquement doit nous culpabiliser, et nous faire ressentir notre manque de sagesse.

      Genèse 41

      1

      Les songes de Pharaon. (Genèse 41:1-8)
      Joseph interprète les songes de Pharaon. (Genèse 41:9-32)
      Le conseil de Joseph, il est élevé à la cour. (Genèse 41:33-45)
      Les enfants de Joseph, le début de la famine. (Genèse 41:46-57)

      Dans ce texte, il nous est conté que le songe de Pharaon a permis à Joseph de sortir de prison. Maintenant, Dieu ne nous parle plus de la même manière et il importe de ne pas tenir compte des rêves ou de leur signification éventuelle.

      Raconter des rêves idiots ne peut qu'entretenir des conversations stupides. Mais dans notre texte, il est mentionné que ces songes ont été envoyés par Dieu ; quand Pharaon s'est réveillé, son esprit était préoccupé.

      9 Le temps que Dieu a fixé pour l'accroissement de son peuple est le temps le plus propice. Si l'échanson avait fait libérer Joseph de prison, il est probable que ce dernier serait allé de nouveau dans son pays, chez les Hébreux. Dans une telle hypothèse, il n'aurait pas été autant béni, lui et sa famille, comme il s'est avéré par la suite. Lorsque Joseph a été présenté à Pharaon, il a honoré Dieu. Pharaon a rêvé qu'il se tenait le long du Nil, et a vu des vaches sortir du fleuve, sept vaches grasses et sept autres, chétives. Il ne pleut pas en Égypte, l'abondance des récoltes de l'année dépend des inondations du Nil.

      Remarquez les nombreuses voies qu'utilise la Providence pour dispenser ses dons ; notre dépendance à cette Providence est toujours identique à celle de cet ancien pays d'Égypte ; chaque créature tire sa vie de la pluie ou du fleuve.

      Notez les paramètres auxquels l'aisance de cette vie est soumise. Nous ne pouvons jamais être sûrs que demain sera comme aujourd'hui ou que l'année prochaine sera telle que celle que nous vivons actuellement. Nous devons autant apprendre à mesurer nos désirs, qu'à ce que nous voulons dispenser.

      Remarquez la Bonté divine : Dieu a d'abord envoyé les sept années d'abondance avant celles de famine, afin que des provisions puissent être faites. Le produit du sol est sujet à variations ; si l'on fait un bilan global, on peut dire que celui qui récolte beaucoup, n'a pas de superflu et que celui qui a peu, n'est pas en manque, Exode 16:18. Voyez également à quel point les joies de ce monde sont périssables ! Les grandes moissons des années d'abondance ont été perdues, englouties par les années de famine ; ce qui a semblé être de l'abondance, n'a servi en fait qu'à maintenir ultérieurement les personnes en vie. Il y a du pain qui se conserve éternellement, qui mérite notre labeur pour pouvoir l'acquérir.

      Ceux qui s'attachent aux choses de ce monde, trouveront peu de plaisir à se rappeler qu'ils les ont reçues.

      33 Joseph a donné de bons conseils à Pharaon.

      Les avertissements judicieux devraient toujours être suivis par de bonnes décisions. Dieu, dans Sa Parole, nous dit qu'un jour, nous rencontrerons l'épreuve et que nous aurons alors besoin de toute Sa grâce disponible. Saisissons cette offre dès aujourd'hui ! Pharaon a rendu les honneurs à Joseph. Ce dernier avait l'Esprit de Dieu en lui ; de tels hommes doivent être mis en valeur. Pharaon donne à Joseph des marques honorifiques. Il lui a donné un nom réellement significatif : Tsaphnat-Paenéah, « le révélateur de secrets ». Cette faveur faite à Joseph nous encourage tous, à faire confiance a Dieu. Certains traduisent le nouveau nom de Joseph, par : « Le sauveur du monde ». Les gloires les plus éblouissantes, même dans l'univers céleste, sont attribuées à Christ : la confiance que nous pouvons Lui faire, est la plus sûre : toutes choses sont dans Sa main, et toute Puissance Lui a été donnée dans le ciel et sur la terre.

      46 En attribuant à ses deux fils, les noms de Manassé et d'Éphraïm, Joseph a montré qu'il était en accord avec la Providence divine.

      - Ils ont été donnés pour lui faire oublier sa peine. - Joseph a été béni dans la terre de son affliction.

      Les sept années d'abondance sont arrivées, et ont été accomplies. Nous devons « compter » sérieusement nos jours, en chaque occasion, même quand tout va bien. Nous ne devons pas nous sentir sécurisés par une prospérité passagère, ni demeurer oisifs à chaque fois que l'occasion le permet. Les années d'abondance finiront un jour ; ce que ta main trouve à faire, fais-le ; amasse au temps de la moisson. Dans notre texte, la pénurie est arrivée, et la famine était là, non seulement en Égypte, mais dans d'autres contrées d'alentour. Joseph remplissait les greniers à blé avec intégrité, alors que l'abondance durait. Il était prudent et veillait à l'exécution des ses ordres, lorsque la famine est venue. On a confié à Joseph une tâche utile et importante. Tandis que ce dernier était en plein travail, son père, Jacob, disait : « Joseph n'est plus » !

      Une bonne partie de nos problèmes serait résolue si nous connaissions toute la vérité au sujet de ce qui nous entoure ! Que ces événements puissent nous mener à Jésus ! Il y a une pénurie de « pain de vie » sur la terre entière. Allez à Jésus, et ce qu'Il vous offre, acceptez-le ! Écoutez Sa voix, reposez-vous sur Lui ; Il vous accordera Ses trésors, et rassasiera de bonté l'âme affamée, de tout âge et de toute nation, et ce, gratuitement. Mais ceux qui dédaignent cette nourriture, mourront de faim, ils seront alors consumés par leurs ennemis.

      Genèse 42

      1

      Jacob envoie dix de ses fils acheter du blé. (Genèse 42:1-6)
      L'attitude de Joseph vis-à-vis de ses frères. (Genèse 42:7-20)
      Leur remord, Siméon retenu. (Genèse 42:21-24)
      Le reste de ses frères retourne avec le blé. (Genèse 42:25-28)
      Jacob refuse d'envoyer Benjamin en Égypte. (Genèse 42:29-38)

      Jacob a vu que ses voisins avaient acheté du blé en Égypte, et l'avaient rapporté chez eux. Le fait de voir ces derniers bien fournis, a incité le patriarche à réagir.

      Voir les autres se soucier de la nourriture de leur âme ne devrait-il pas nous faire réagir, afin de ne pas mourir de faim ? Pour la nourriture de notre âme éternelle, une fois la solution trouvée, nous devrions l'appliquer sans tarder, sans rechigner, sans lésiner sur les dépenses éventuelles.

      Nous avons toutes choses en Christ ; venons à Lui, et recherchons Le !

      7 Joseph a été dur envers ses frères, non pas par esprit de vengeance, mais pour les pousser à la repentance. Ne voyant pas son frère Benjamin, il a soupçonné les siens d'avoir laissé ce dernier à l'écart, et leur donna l'occasion de parler de leur père et du restant de la famille. Dieu, dans Sa Providence, semble parfois être dur avec ceux qu'Il aime, et leur parle d'une manière assez rude, malgré Sa grande miséricorde toujours disponible. Joseph a fini par statuer : L'un d'entre eux devait rester, pendant que les autres retourneraient chez eux pour chercher Benjamin. Quel encouragement pour ces frères, lorsque Joseph s'est écrié : « Je crains Dieu » ! C'est comme s'il avait dit : « Vous pouvez être assurés que je ne vous ferai aucun mal ; je ne défie personne, car je sais qu'il y a quelqu'un plus haut placé que moi ».

      Avec ceux qui craignent Dieu, nous pouvons nous attendre au bon déroulement de toutes choses !

      21 Le rôle de la conscience est de nous remémorer les paroles prononcées et les actes accomplis depuis longtemps.

      Alors que la culpabilité des frères de Joseph était encore récente, ils n'en ont pas tenu compte, et se sont assis pour manger du pain ; mais maintenant, longtemps après, leur conscience les accuse. Notez le bon côté des afflictions : elles sont souvent la cause du réveil de notre conscience, et elles nous rappellent notre péché. Les frères de Joseph se sont sentis soudains vraiment coupables. Leur conscience les a maintenant touchés. Chaque fois que nous pensons avoir mal agi, nous devons nous rappeler le mal que nous avons pu faire aux autres. Seul Ruben s'est rappelé qu'il aurait pu, en persuadant ses frères, empêcher ce crime. Quand nous partageons avec d'autres leurs douleurs, il est bon d'avoir avec nous l'appui d'une bonne conscience, de façon à ne pas échanger avec eux de mauvaises pensées, mais au contraire un bon témoignage.

      Joseph s'est retiré pour pleurer. Son rang social lui a dicté de garder ses distances vis-à-vis de ses frères, malgré l'affection naturelle qui emplissait son cœur, car ils ne se sont pas assez humiliés devant lui.

      25 Les frères de Joseph sont venus pour avoir du blé et en ont obtenu. Non seulement ils l'ont eu, mais chacun d'eux a aussi retrouvé l'argent qui devait servir à cet achat. Il en est ainsi pour Christ qui, comme Joseph, donne, sans argent et sans esprit de retour. Les plus démunis sont invités à acheter. Hélas, les consciences blâmables sont susceptibles de saisir au vol, à mauvais dessein, les bonnes opportunités qu'offre la Providence. Ces âmes sont même prêtes à invoquer de fausses raisons en vue de leurs intérêts.
      29 Nous voici en présence des fils de Jacob, faisant leur rapport des derniers évènements à leur père.

      Ce compte-rendu a préoccupé le patriarche. Même l'argent que Joseph avait fait remettre, par bonté, dans les sacs, a effrayé son père. Il en a accusé ses fils ; les connaissant, il a craint qu'ils n'aient provoqué les Égyptiens, et, à tort, rapporté cet argent à la maison. Jacob s'est simplement méfié de ses fils, se rappelant qu'il n'a jamais revu Joseph et qu'ils ont été les derniers à l'avoir vu.

      Quel malheur de voir dans une famille les enfants se comporter d'une façon si mauvaise envers leurs parents, que ces derniers finissent par ne plus avoir confiance en eux !

      Jacob considère Joseph comme perdu et estime que Siméon et Benjamin sont en danger ; il conclut : « toutes ces choses sont contre moi ». Il s'est avéré, en fait, que tous ces évènements étaient en sa faveur, que tout concourait à son bien, et à celui de sa famille. Nous pensons souvent voir certaines choses contre nous, alors qu'en fait, elles sont pour nous. Nous pouvons être affligés dans notre corps, dans notre situation, notre nom et dans nos relations ; nous finissons par penser que tout est contre nous, alors que cela finit par nous honorer.

      Il en est ainsi pour ceux qui aiment le Seigneur Jésus : dans Son amour, Il les réprimande et les châtie. Par le biais de sévères corrections et d'humiliations, Il brisera l'orgueil et la fierté du cœur, de façon à conduire à la repentance. Avant que les pécheurs ne Le connaissent vraiment ou ne goûtent Ses bontés et Sa grâce, il soutient leurs âmes pour qu'elles puissent L'attendre. Ne soyons donc jamais découragés, soyons déterminés à ne chercher aucun autre refuge et humilions-nous de plus en plus sous Sa main puissante. Au temps marqué, il répondra à nos requêtes, et accomplira pour nous, plus que nous ne pourrions prévoir.

      Genèse 43

      1

      Jacob est persuadé qu'il faut envoyer Benjamin en Égypte. (Genèse 43:1-14)
      Joseph reçoit ses frères, leurs craintes. (Genèse 43:15-25)
      Joseph fait un festin pour ses frères. (Genèse 43:26-34)

      Jacob insiste pour que ses fils aillent acheter un peu de nourriture en Égypte ; en période de pénurie la moindre nourriture est appréciée. Juda prie instamment son père pour que Benjamin puisse les accompagner en Égypte. Il n'y a rien de déshonorant pour des enfants, à conseiller leurs parents, en toute humilité, et le cas échéant, à raisonner avec eux. Jacob a mesuré l'urgence de la situation et a pris les mesures qui s'imposaient. Sa prudence et son honnêteté se sont manifestées sous trois points :

      A) Il a renvoyé l'argent que ses fils avaient trouvé dans leur sac. L'honnêteté nous oblige à restituer non seulement ce qui vient à nous, par notre propre faute, mais aussi ce que peuvent nous fournir les autres par erreur. Bien que nous puissions obtenir quelque chose par inadvertance, si nous le gardons, tôt ou tard cela sera découvert, et la supercherie sera révélée. B) Le patriarche a renvoyé tout ce que ses fils avaient emmené lors de leur premier voyage ; d'une part, le prix du blé, afin que tout soit en règle, mais aussi de l'argent pour payer une éventuelle rançon pour Siméon. C) Il a envoyé aussi des présents, les prémices que la terre avait pu lui accorder, et ce qui pouvait être rare en Égypte : Le baume, le miel, etc.

      La Providence n'est pas dispensée à tous de manière identique. Le miel et les épices ne pourront jamais remplacer le pain. La famine était forte en Canaan, malgré la disponibilité dans le pays, de baume et de myrrhe. Nous pouvons très bien vivre avec de la nourriture simple, sans luxe ; par contre, nous ne pouvons pas vivre que de mets luxueux, sans la nourriture de base.

      Remercions Dieu de ce qu'Il nous accorde le nécessaire et l'utile, d'une manière généralement simple et souvent au meilleur prix. Bien que les hommes aient une tendance à aimer l'or, l'argent, le luxe et l'aisance, au temps de la famine, ils échangent volontiers tout cela contre du pain. Tous ces produits de luxe ne sont que peu de chose, au jour de la colère divine !

      Combien devrions-nous être prêts à renoncer à beaucoup de choses, pour l'excellence de la connaissance de Jésus Christ ! Si nous voulons prospérer ici-bas, sachons d'abord vivre pieusement, dans la prière, avec le Seigneur. Remercions Le pour toutes les grâces qu'Il nous accorde dans notre vie, et même pour toutes les afflictions !

      15 Les fils de Jacob descendirent une deuxième fois en Égypte pour y acheter du blé.

      Si nous devions vraiment savoir ce que signifie la famine, nous serions beaucoup plus motivés à rechercher de la nourriture spirituelle, comme le faisaient les fils de Jacob pour leur subsistance corporelle.

      L'intendant de Joseph a reçu des ordres de son maître, afin de recevoir les fils de Jacob dans sa maison. Ceci les a d'ailleurs effrayés ! Ceux qui sont coupables, voient souvent un côté négatif en chaque chose. L'intendant les a encouragés. Dans ses propos, il apparaît que Joseph ait enseigné à son serviteur la connaissance du vrai Dieu, le Dieu des Hébreux.

      Les domestiques pieux devraient saisir toutes les occasions propices pour parler de Dieu et de Sa providence, avec toute la révérence et le sérieux que cela impose.

      26 Il faut noter, dans ce texte, le profond respect qu'avaient les fils de Jacob, vis-à-vis de Joseph. C'est en fait ce qu'espérait ce dernier ; tous ses vœux se sont accomplis. Joseph a témoigné une grande bonté à ses frères. Il les a traités avec noblesse ; il faut toutefois signaler que les juifs gardaient une certaine distance, vis-à-vis des gentils.

      En période de famine, la seule chose qui compte est de s'alimenter ; les frères de Joseph ont été rassasiés. Leurs soucis et leurs craintes étaient maintenant écartés, et ils ont mangé leur pain avec joie, reconnaissant pleinement qu'ils recevaient le plein agrément du maître de ce pays. Si Dieu agrée nos actes, nous avons de bonnes raisons d'être joyeux.

      Joseph a montré une attention particulière envers Benjamin, pour essayer de voir si ses frères enviaient ce dernier. Il y a une règle que nous devons observer : être satisfait de ce que nous avons et ne pas être envieux de ce que d'autres possèdent.

      Ainsi, Jésus révèle aux autres ceux qu'il aime, et satisfait chaque jour davantage leurs besoins. Il leur fait voir qu'Il est leur seul Refuge contre la destruction. Il surmonte leur réticence à s'approcher de Lui. Puis, dans Sa bonté, il leur révèle Son amour, Il les accueille dans Sa maison, et s'affaire sérieusement à leur procurer ce dont ils ont besoin !

      Genèse 44

      1

      La conduite de Joseph, face à ses frères, son affection pour Benjamin. (Genèse 44:1-17)
      La supplication de Juda auprès de Joseph. (Genèse 44:18-34)

      Joseph a testé les sentiments de ses frères vis-à-vis de Benjamin. Il a voulu voir s'ils l'ont envié et détesté de la même manière que ce qu'ils ont fait subir à Joseph auparavant, et s'ils avaient les mêmes intentions de tromperie vis-à-vis de leur père Jacob, comme ils lui avaient jadis menti. Quand la coupe a été trouvée dans le sac de Benjamin, ils auraient peut-être inventé un prétexte pour le laisser sur place, comme esclave.

      Nous ne pouvons pas juger le cœur des hommes à un certain moment, selon ce qu'ils ont été auparavant ; ni ce qu'ils feront, quand on regarde leurs œuvres accomplies.

      L'intendant les a accusés d'être ingrats, en répondant au bien par le mal ; il leur a montré que c'était de la folie d'emporter la coupe dont se servait le maître journellement : il ne pouvait que s'apercevoir rapidement de sa disparition, et l'aurait immédiatement recherchée ; son seigneur buvait tous les jours dans cette coupe, et il avait pour elle un penchant particulier.

      « En la laissant négligemment sur la table, il vous a mis à l'épreuve, pour voir si vous êtes d'honnêtes hommes ». Ses frères se sont humblement livrés à la mansuétude de Joseph, en reconnaissant la droiture divine ; peut-être se souvenaient-ils des vilenies faites autrefois à leur frère, pensant que Dieu leur demandait maintenant des comptes. Dans les cas où nous penons avoir fait du tort aux autres, nous devons savoir que nous avons un Dieu parfait, tout à fait capable de découvrir notre péché.

      18 Comme Juda le supposait, Joseph était étranger à la famille de Jacob, et de ce fait, ne pouvait pas être interpellé par la fermeté de sa conduite. Joseph n'avait pas besoin d'informations complémentaires sur Jacob et son fils, Benjamin ; il les aimait véritablement. La séparation de Juda et de Benjamin, en ce moment de détresse, a été compensée longtemps après, lorsque la tribu de Benjamin est restée fidèle à la tribu de Juda, alors que toutes les autres l'ont abandonnée. Dans le livre des Hébreux, l'auteur, en parlant de Christ, le Médiateur, rappelle que notre Seigneur est issu de la tribu de Juda, Heb 7:14 ; et il a non seulement été l'Intercesseur pour les transgresseurs de la loi, mais il est aussi devenu une Sécurité pour eux, témoignant par la même, qu'Il se soucie d'eux, avec tendresse, à la fois vis-à-vis du Père et de leurs frères. Jésus, véritable image de Joseph, humilie et éprouve son peuple, même si ce dernier a pu avoir un certain avant-goût de Son tendre amour. Il leur rappelle leurs péchés, pour les conduire à la repentance, et leur montrer combien ils sont redevables à Sa miséricorde.

      Genèse 45

      1

      Joseph réconforte ses frères, et envoie chercher son père. (Genèse 45:1-15)
      Pharaon agrée le fait que Joseph invite les siens à le rejoindre ; Les présents que Joseph donne à ses frères. (Genèse 45:16-24)
      Jacob reçoit la nouvelle : Joseph est toujours en vie. (Genèse 45:25-28)

      Joseph a laissé Juda continuer son exposé, et a écouté tout ce qu'il avait à dire. Il a constaté que ses frères se sont humiliés, conscients des péchés qu'ils avaient commis ; il a également vu que Juda avait mentionné deux fois le nom de "Joseph" dans son discours, qu'il respectait son père, et qu'il aimait son frère Benjamin. Il était maintenant temps que Joseph se fasse connaître à ses frères. Il a commandé à tous ses serviteurs de se retirer. De même, Christ a révélé Son amour et Sa bonté envers les siens ; Il l'a exprimé à chacun, d'une manière tout à fait personnelle. Joseph versa des larmes de tendresse et d'affection, qui contrastaient avec la cruauté que lui avaient jusqu'ici manifestée ses frères. C'est une image de la compassion divine envers les pécheurs repentants. « Je suis Joseph, votre frère ». Cette phrase, qui aurait du les humilier, en leur rappelant leur péché d'avoir vendu Joseph, les a en fait encouragés à espérer un traitement de clémence. De même, quand Christ a voulu convaincre Paul, Il s'est écrié : « Je suis Jésus, ne crains pas » ; quand Jésus se manifeste à ses enfants, il les encourage à s'approcher de Lui, avec un cœur sincère. Joseph a fait ainsi, et a montré à ses frères, que quelles qu'auraient pu être leurs pensées contre lui, Dieu avait préparé un merveilleux plan. Les pécheurs doivent être affligés et attristés par leurs péchés ; Dieu a Son plan de miséricorde et rien de bon ne peut émaner de ceux qui pratiquent l'iniquité. La solution au problème du pécheur c'est « Christ » ; il est très saisissant de Le voir se manifester ainsi à ces âmes. Jésus-Christ ne sous-estime pas le péché, Il considère qu'il s'agit du plus grand des maux ; Joseph était vraiment armé contre le désespoir, et pouvait également se réjouir de tout ce Dieu a fait; Il ne pouvait que trembler, face aux dangers et à la destruction auxquels les siens ont échappé. Joseph promet de prendre soin de son père et de toute la famille. Il est du devoir des enfants, si la nécessité l'exige, de soutenir leurs parents et de leur fournir tout ce qu'ils peuvent; ce n'est qu'un témoignage de piété, 1Tim 5:4. Après que Joseph ait embrassé Benjamin, il a entouré d'affection tous ses frères; c'est alors que ces derniers ont parlé librement avec lui, de toutes les affaires de la maison paternelle. Après s'être véritablement réconcilié avec le Seigneur Jésus, qu'il est doux de ressentir la communion qui en résulte !
      16 Pharaon entretenait de bons rapports avec Joseph et éprouvait de l'intérêt pour sa famille. L'Égypte voulait compenser les pertes que cette famille avait subies lors de ses derniers déplacements. Ainsi ceux que Jésus Christ a destinés à Sa gloire merveilleuse, ne doivent pas avoir un intérêt exagéré envers les choses du monde. Les meilleurs plaisirs ne sont que pacotille ; nous ne pouvons pas les conserver bien longtemps ici-bas, et encore moins pourrons-nous les emporter dans l'au-delà. Ne laissons pas nos yeux ou notre cœur s'attacher aux plaisirs du monde ; il y a de meilleures bénédictions qui nous sont réservées par Jésus Christ, « notre Joseph » ; Il s'en est allé pour nous préparer une place. Joseph a congédié ses frères avec une recommandation particulière : « Ne vous querellez pas en chemin ». Il connaissait bien leur tempérament belliqueux ; et après leur avoir tout pardonné, il les laissa partir. Ce commandement, notre Seigneur nous l'a aussi donné : Aimons notre prochain et quoi qu'il arrive, cherchons à le relever lors de ses chutes. Car nous sommes tous frères, nous avons chacun un seul Père. Nous sommes tous coupables, et au lieu de nous disputer, cherchons plutôt à ne pas tomber. Nous sommes, ou espérons être, pardonnés par Dieu, ce Dieu que nous avons tous offensé et nous devrions, en conséquence, être prêts à nous pardonner l'un l'autre. Nous sommes pour ainsi dire « en chemin », un chemin, qui, de manière imagée, passe par l'Égypte, où beaucoup de regards sont fixés sur nous, cherchant à tirer avantage de notre situation ; un chemin qui nous mène au merveilleux pays de Canaan, où nous espérons être à jamais dans une paix parfaite.
      25 Pour Jacob, le fait d'entendre que Joseph était vivant, paraissait une trop bonne nouvelle pour qu'elle soit vraie; Jacob resta froid, parce qu'il ne le croyait pas. Nous restons souvent impassibles parce que nous ne croyons pas. À la longue, Jacob fut convaincu par la vérité. Il était vieux, et ne comptait pas vivre encore bien longtemps. Il dit : « Que mes yeux soient régénérés par la vue de mon fils, avant qu'ils ne soient fermés ; il ne m'en faudra alors pas plus pour me rendre heureux en ce monde ». Contemplons Jésus, car Il s'est manifesté Lui-même comme un Frère et un Ami, même à ceux qui, par le passé, L'ont méprisé, en tant qu'ennemi. Il a assuré à tous Son amour et les richesses de Sa grâce. Il a commandé d'éviter les envies, les irritations, la méchanceté, les différends, et de vivre en paix les uns avec les autres. Il a enseigné à renoncer au monde et à se tourner vers Lui pour jouir de Sa plénitude. Christ a fourni tout ce qui était nécessaire à Ses enfants, pour les ramener à Lui, dans Sa demeure, afin que là où Il se trouve, ils y soient également. Et malgré tout cela, alors qu'Il a tout accompli pour les Siens, ces derniers éprouvent encore quelques doutes et craintes devant la perspective de voir Sa gloire et d'être avec Lui ; ils peuvent même dire, comme Jacob : « c'est assez, je suis disposé à mourir » ; puis ils s'écrient : « je vais aller voir, afin d'être avec Celui qui aime mon âme ».

      Genèse 46

      1

      Les promesses que Dieu a faites à Jacob. (Genèse 46:1-4)
      Jacob et sa famille vont en Égypte. (Genèse 46:5-27)
      Joseph retrouve son père et ses frères. (Genèse 46:28-34)

      Même si les événements et les projets qui nous entourent semblent se dérouler pour le mieux, nous devrions toujours rechercher le conseil, l'aide, et la bénédiction du Seigneur. Tout en observant Ses ordonnances, et en recevant les bénédictions qu'Il nous a promises, recherchons Sa présence, et la paix qu'Elle confère. Dans tous nos faits et gestes, nous devrions nous rappeler que nous ne sommes que de passage en ce monde. Quand nous passons par la « vallée de l'ombre de la mort », ne craignons aucun mal ; rien ne peut mieux nous encourager, que la présence de Christ.
      5 Nous avons ici une bonne description de la famille de Jacob. Bien que l'accomplissement des promesses divines soit toujours garanti, il est souvent lent à prendre forme. Cela faisait maintenant deux cent quinze ans que Dieu avait promis à Abraham de faire de sa descendance une grande nation, Genèse 12:2 ; bien que cette lignée de sa famille, à laquelle la promesse avait été assurée, soit seulement augmentée de soixante-dix âmes, elle à été la manifestation de la puissance de Dieu lorsqu'elle s'est transformée en une multitude immense.
      28 Il était normal que Pharaon soit au courant qu'une famille telle que celle de Joseph, arrivait sur place avec l'intention de s'y établir. Si certaines personnes nous font une entière confiance, nous ne devons pas en abuser ni nous imposer. Mais comment Joseph allait-il résoudre le problème de ses frères ? Par le passé, ils ont tout fait pour se débarrasser de lui ; maintenant il doit trouver le moyen de les établir correctement dans le pays ; il s'agit de rendre le bien pour le mal...

      L'idée de Joseph était de faire vivre sa famille à proximité, dans le pays de Goshen, qui était le plus près de Canaan. Les bergers étaient en abomination aux Égyptiens. Joseph voulait également que ses frères n'éprouvent aucune honte de leur métier, devant Pharaon. Il aurait pu leur obtenir une place à la cour royale ou dans l'armée. Un tel choix les aurait exposés à l'envie des Égyptiens, et les aurait tentés d'oublier Canaan et la promesse faite à leurs pères.

      Une vocation honnête n'est aucunement déshonorante, ni ne doit nous chagriner ; elle doit plutôt nous rendre reconnaissants de n'avoir aucune honte d'être sans travail ou de n'avoir rien à faire. Il est généralement bon d'avoir du respect pour les métiers dans lesquels nous avons été élevés et que nous avons côtoyés. Quels que soient l'emploi et les conditions que Dieu nous accorde dans Sa Providence, sachons en être satisfaits et ne pas être obsédés par des pensées trop ambitieuses. Il vaut mieux être apte à remplir un poste conforme à nos aptitudes, plutôt que honteux dans un autre au dessus de notre compétence. Si nous nous moquons de détruire nos âmes ou celles de nos enfants, recherchons alors pour nous et pour eux, des choses qui nous dépassent complètement ; il est souvent préférable de rechercher le simple contentement, ayant à disposition, la nourriture et le nécessaire.

      Genèse 47

      1

      Joseph présente ses frères à Pharaon. (Genèse 47:1-6)
      Jacob bénit Pharaon. (Genèse 47:7-12)
      Les rapports entre Joseph et les Égyptiens, pendant la famine. (Genèse 47:13-26)
      La vieillesse de Jacob. Son désir d'être enterré en Canaan. (Genèse 47:27-31)

      Bien que Joseph ait été un homme particulièrement puissant en Égypte, il n'a pas pour autant, oublié ses frères.

      Que les riches et les grands de ce monde ne dédaignent pas leur origine éventuellement modeste ! Notre seigneur Jésus n'a pas honte de nous appeler Ses frères. Quelle fut la réponse des frères de Joseph quand Pharaon leur demanda quel était leur métier ? Ils lui ont dit qu'ils étaient bergers, ajoutant qu'ils venaient séjourner en Égypte pour un certain temps, alors que la famine régnait en Canaan. Pharaon a offert de les employer comme bergers, pour qu'ils soient des hommes actifs. Quels que soient nos affaires ou notre emploi, nous devrions viser à y exceller, et à prouver que nous sommes brillants et surtout travailleurs.

      7 Jacob, avec la solennité que confère son âge, la piété d'un vrai croyant, et l'autorité d'un patriarche en même temps que prophète, a sollicité le Seigneur de bien vouloir accorder Sa bénédiction sur Pharaon. Il a agi sans avoir honte de sa religion ; de plus, il voulait exprimer sa gratitude au bienfaiteur de sa famille. Nous sommes ici en présence d'une réponse très particulière donnée à une question tout à fait commune. Jacob estime que sa vie a été un véritable pèlerinage ; il a séjourné, en tant qu'étranger, dans de nombreux endroits, même dans son pays d'origine. Sa véritable maison n'était pas ici-bas ; sa demeure, son héritage, ses trésors se trouvaient en réalité dans les cieux ! Il comptait avec attention tous les jours de sa vie ; tous les jours de notre vie sont comptés, et nous ne sommes pas sûrs du lendemain... Sachons donc bien en saisir toute la valeur.

      Les jours du patriarche furent peu nombreux. Bien qu'il ait vécu cent trente an, ils ne représentèrent que peu de temps, en comparaison avec l'éternité. Ces années furent mauvaises ; il en est de même pour tout homme. Il n'est que peu de jours sur terre et de plus il est souvent soumis à l'épreuve ; la vie de Jacob n'a pas été facile. La vieillesse l'a surpris plus tôt que la majorité de ses pères. De même que le jeune homme ne devrait pas être fier de sa force ou de sa beauté, le vieillard ne devrait pas l'être davantage, de son âge et de ses cheveux blancs, malgré le respect qu'il est en droit de demander ; de nos jours, les vieillards n'atteignent pas forcément l'âge des patriarches des temps bibliques. Les cheveux blancs ne sont qu'une couronne de gloire, lorsqu'ils sont toutefois portés par une personne cheminant dans la droiture.

      Dans notre texte, le propos de Jacob ne pouvait que faire réfléchir Pharaon, en lui rappelant que la prospérité et le bonheur dans ce monde ne peuvent durer bien longtemps ni satisfaire le cœur des hommes indéfiniment.

      Après une vie de vanité et de vexations, l'homme finit dans la tombe, qu'il descende d'un trône ou d'une modeste maison. Rien ne peut nous rendre plus heureux que de discerner la perspective d'une maison éternelle dans le ciel, après notre court et souvent pénible pèlerinage sur terre.

      13 Jacob et sa famille ont été pris en charge, ils ont été particulièrement bénis par la Providence et grâce aux dispositions prises par Joseph ; ce dernier gérait l'économie de l'Égypte, pour sauver le pays de la ruine. Il n'y avait pas de pain, et les habitants étaient prêts à mourir.

      Il faut remarquer à quel point nous dépendons de la Providence divine. Toutes nos richesses ne nous empêcheraient pas de mourir de faim, si la pluie était retenue pendant deux ou trois années. À quel point dépendons-nous de la miséricorde de Dieu ! Sachons rester toujours au bénéfice de Son amour ! Remarquez également combien nous cherchons par nos propres moyens à sortir de nos difficultés.

      Si tous les Égyptiens avaient stocké du blé pour eux-mêmes pendant les sept années d'abondance, ils n'auraient pas connu cette situation désespérée ; ils n'ont pas considéré l'avertissement de Dieu. L'argent et l'or ne pouvaient les nourrir : ils se devaient d'avoir du blé. Toute sa vie durant, l'homme se consacre à pourvoir à sa subsistance. Nous ne pouvons pas juger cette histoire avec nos règles et nos principes modernes. Il est clair que les Égyptiens ont considéré Joseph comme un bienfaiteur public. Toute cette affaire a été traitée grâce aux qualités de Joseph, agissant dans la crainte de Dieu, envers Pharaon et ses sujets. Les Égyptiens ont avoué à Joseph : « tu as sauvé nos vies » ! Que de multitudes pourront dire avec reconnaissance à Jésus, au dernier jour : « Tu as sauvé nos âmes de la plus terrible des destructions, au temps de la détresse complète » !

      Les Égyptiens se sont séparés de tout ce qu'ils possédaient même de leur liberté, pour sauver leur vie : est-ce trop nous demander que de tout perdre, lorsque le Seigneur nous appelle, laisser tout ce que nous possédons pour Lui, pour le bénéfice à la fois de nos âmes, et des centaines de merveilles qu'Il nous a promises, même en ce monde actuel ? Si nous sommes vraiment sauvés en Christ, nous serons alors disposés à devenir ses serviteurs.

      27 Nous voici, dans ce texte, au temps prescrit où Israël devait bientôt mourir. Israël, « un prince avec Dieu », qui a combattu contre l'Ange et qui a prévalu, doit pourtant, maintenant, mourir. Joseph lui a donné du pain, afin qu'il ne meure pas, lors de la famine, mais cela ne l'a finalement pas empêché de mourir, de vieillesse ou de la maladie. Il est mort progressivement ; sa vigueur a baissé graduellement de sorte, qu'il a pu voir l'établissement de sa descendance.

      C'est un avantage de voir approcher doucement la mort, avant de la sentir véritablement surgir, car nous pouvons alors accomplir avec tout ce qui nous reste d'énergie, ce que nos mains peuvent encore faire. La mort n'est d'ailleurs pas très loin de chacun de nous.

      Alors qu'il voyait le jour final s'approcher, Jacob se souciait de sa sépulture ; il ne désirait pas de funérailles avec de grands honneurs, il voulait être enterré en Canaan, car c'était la terre « de la promesse ». C'était pour lui une image du ciel, le meilleur pays ; il a témoigné simplement son espérance personnelle, Heb 11:14.

      Rien ne pourra mieux faciliter les derniers moments d'un homme sur son lit de mort, que la perspective certaine du repos dans le merveilleux pays céleste « de Canaan ». Une fois cet ordre donné, Israël s'est incliné au chevet de son lit, pour adorer Dieu, comme mentionné en, Heb 11:21, Le remerciant pour toutes Ses grâces ; le patriarche reconnaît que le Créateur l'a soutenu dans sa faiblesse et il exprime maintenant son désir de quitter le monde. Cet homme, qui a vécu sous la protection de Joseph, le fils qui lui était si cher, doit maintenant mourir.

      Jésus Christ nous donne le vrai pain, du pain que nous pouvons manger pour vivre à jamais. Venons à Lui, en toute soumission, et quand nous nous approcherons de la mort, Celui qui nous a soutenus pendant notre vie, nous rencontrera et nous assurera le salut éternel.

      Genèse 48

      1

      Joseph visite son père, mourant. (Genèse 48:1-7)
      Jacob bénit les fils de Joseph. (Genèse 48:8-22)

      Il est très impressionnant pour des jeunes, en pleine force de l'âge, de voir les croyants sur leur lit de mort, et d'écouter leurs prières et leurs conseils : nous ferions bien de faire assister les enfants en de telles occasions, quand cela peut être fait en toute décence. Si le Seigneur est magnifié, il est très souhaitable d'apporter le dernier témoignage de notre vie, en toute vérité et fidélité, en soulignant les diverses joies qu'Il nous a accordées. Et celui qui a ainsi vécu, devrait garder ses dernières forces pour ces exhortations finales.

      Tous les véritables croyants sont bénis à leur mort, mais tous ne quittent pas cette terre avec le même lot de consolations spirituelles. Jacob a adopté les deux fils de Joseph. Ces derniers n'ont pas réussi à atteindre la puissance et la grandeur de leur père, en Égypte ; par contre, ils ont hérité de la promesse faite à Abraham. Ainsi le patriarche mourant conseille à ces jeunes de côtoyer les personnes qui marchent avec Dieu. Il désigne chacun de ses enfants pour être le père d'une tribu distincte. Ces derniers reçoivent un double honneur : par la grâce de Dieu, ils sont préservés de la tentation des richesses de ce monde et ils peuvent ainsi pratiquer la religion dans l'humilité et la pauvreté. Jacob aura pu aussi connaître Éphraïm et Manassé ; il vaut mieux être dans une situation modeste au sein de l'église, que haut placé, hors d'elle.

      8 Les deux patriarches, Joseph et Jacob, placent leur confiance en Dieu. Joseph a annoncé : « voici les fils que Dieu m'a donnés ». Jacob a alors répondu : « Dieu m'a même montré ta descendance » ! Les réconforts sont deux fois plus agréables quand nous les voyons venir de la main de Dieu. Ils nous délivrent non seulement de nos craintes, mais ils nous apportent également de nombreux espoirs. Jacob mentionne la protection que la Providence divine lui a assurée tous les jours de sa vie. Il a rencontré beaucoup de difficultés, mais Dieu l'a gardé de tout mal pendant les épreuves. Maintenant, au jour de sa mort, il considère qu'il est gracié de tous ses péchés, pour toujours. Christ, l'Ange de l'Alliance, rachète tous les péchés. Les délivrances de la misère et des dangers, par la Puissance divine, se réalisant par la rançon du sang de Christ, s'appellent souvent dans les Écritures, « la Rédemption ». Dans la bénédiction des fils de Joseph, Jacob a inversé ses mains. Joseph avait une préférence pour son fils premier-né, et voulait l'enlever des mains de son père. Mais Jacob n'a agi ni par erreur, ni par affection particulière pour un de ses petits enfants ; mais il l'a fait avec un esprit de prophétie, et selon la Volonté divine.

      Dieu, dans les bénédictions qu'Il accorde à Son peuple, donne plus à certains, qu'à d'autres : plus de faveurs, de grâces, de réconforts et de bonnes choses en cette vie. Il donne souvent davantage à ceux à qui nous aurions donné en dernier. Il choisit les choses faibles du monde ; il tire les pauvres de l'oubli. La grâce ne respecte pas l'ordre de la nature et Dieu ne préfère pas forcément ceux que nous pensons être les plus méritants ; Il fait tout selon Son bon plaisir.

      Qu'ils sont pauvres ceux qui n'ont d'autres richesses que celles de ce monde ! Quelle tristesse de voir un homme sur son lit de mort sans aucun espoir fondé, rempli de redoutables et viles appréhensions, entouré par le mal, à jamais !

      Genèse 49

      1

      Jacob appelle ses fils pour les bénir. (Genèse 49:1,2)
      Ruben, Siméon, Lévi. (Genèse 49:3-7)
      Juda. (Genèse 49:8-12)
      Zabulon, Issacar, Dan. (Genèse 49:13-18)
      Gad, Aser, Nephtali. (Genèse 49:19-21)
      Joseph et Benjamin. (Genèse 49:22-27)
      Les directives de Jacob pour sa sépulture, Sa mort. (Genèse 49:28-33)

      Tous les fils de Jacob étaient en vie. Le fait de les appeler tous ensemble était une exhortation pour qu'ils s'unissent dans l'amour et qu'ils ne s'intègrent pas aux Égyptiens ; il était prédit qu'ils ne devraient pas être séparés, comme le furent les fils d'Isaac et d'Abraham, et qu'ils devaient ne former qu'un seul peuple. Nous ne devons pas considérer cette réunion familiale comme l'expression dune affection privée, d'un ressentiment ou d'une certaine partialité ; nous devons la percevoir comme le langage du Saint Esprit, déclarant les buts retenus par Dieu pour cette famille, en respectant le caractère, les circonstances et la situation des tribus qui sont descendues des fils de Jacob, dont l'histoire peut être retracée.
      3 Ruben était le premier-né ; par une négligence coupable, il a renoncé à son droit d'aînesse. Le caractère de Ruben est aussi instable que l'eau.

      Les hommes ne prospèrent pas, quand ils n'ont pas une conduite intègre. Le péché de Ruben a laissé une infamie durable dans sa famille. Ne pratiquons jamais le mal, afin de ne prendre aucun risque qu'il soit relaté par la suite. Siméon et Lévi étaient passionnés et désiraient la vengeance. Le meurtre de Sichem en est une preuve. Jacob avait protesté, suite à cet acte barbare.

      Notre âme est notre honneur ; par sa puissance nous sommes supérieurs aux bêtes qui périssent. Nous devons, en nos cœurs, abhorrer tous les hommes sanguinaires et malfaisants. Maudite soit leur colère ! Jacob ne maudit pas leur personne, mais leurs convoitises.

      Le patriarche s'est écrié : « je les séparerai ». Cette phrase, qui concerne Lévi a été transformée en bénédiction. Cette tribu a assuré un service remarquable par le zèle manifesté contre les adorateurs du veau d'or en, Exode 32. Étant mis à part pour Dieu, en tant que prêtres, ils étaient de ce fait, dispersés parmi la nation d'Israël.

      8 Le nom de Juda signifie « louange ». Dieu a été loué à cause de ce nom, chap. Genèse 29:35, Il a été loué par lui, et en Lui ; en conséquence, ses frères seront amenés à lui rendre gloire. Juda sera une tribu forte et courageuse. Juda est comparé à un lion, non pas errant et rageur, mais plutôt appréciant avec satisfaction sa puissance et ses succès, sans dédaigner pour autant les autres ; c'est vraiment un excellent sentiment. Juda a été la tribu royale, la tribu d'où le Messie, le Prince devait venir. « Le Chef »*, cette Semence Promise, par qui la terre doit être bénie, « Celui qui procure la Paix et la Prospérité », le « Sauveur » : Il viendra de la tribu de Juda.

      En cette promesse, Jacob a « vu », de loin, l'avènement de Christ, ce qui l'a encouragé, sur son lit de mort. Jusqu'à cette venue du Sauveur, Juda a usé d'autorité, mais après la Crucifixion, conformément à la prophétie annoncée par Christ, Jérusalem a été détruite, et le restant des pauvres juifs fut harcelé et confondu. Beaucoup de ce qui est dit ici, au sujet de Juda, peut s'appliquer à notre Seigneur Jésus. En Lui il y a abondance de tout ce qui nourrit et régénère l'âme, ce qui maintient et encourage toute vie spirituelle. Il est le Vigneron ; le vin symbolise Son sang, qui est véritablement une boisson, et qui a été répandu pour les pécheurs qui en bénéficient, par la foi ; toutes les bénédictions de l'Évangile sont, pour ainsi dire, du vin et du lait, acquis sans argent et sans prix, par lesquels chaque âme assoiffée est désaltérée. Isa 55:1.

      * Note du traducteur : Au verset 10, le mot « Chef » a été, selon les versions bibliques, traduit ou laissé en Hébreu : Shiloh, Schilo, etc. Voir les notes de BFC à ce sujet. L'original MHCC mentionne le mot « Shiloh » ; pour une compréhension plus aisée, il a été traduit par « Chef ».

      13 En ce qui concerne Zabulon : si la prophétie indique que Zabulon sera un asile pour les bateaux, il est sûr que la Providence dirigera toutes choses en ce sens. Dieu établit les limites de notre lieu d'habitation. Ce n'est pour nous que sagesse et devoir, de nous adapter à notre sort, pour améliorer notre situation ; si la destinée de Zabulon est d'être un port, qu'il soit asile pour les navires. Pour Issacar : il a vu que le lieu où il séjournait, était non seulement agréable, mais qu'il était également rempli de merveilleux fruits, récompensant son dur labeur.

      Contemplons, avec le regard de la foi, le repos céleste merveilleux qui nous attend, cette terre de la Promesse ; cela rendra plus facile notre service ici-bas.

      Dan devrait, par la technique, la politique, et la surprise, tirer avantage sur ses ennemis, tel un serpent mordant le talon du voyageur. Jacob, presque usé par la vie, et se préparant à s'éteindre, se réconforte par ces mots, « j'espère en Ton secours, Ô Éternel » ! Ce salut qu'il attendait était Christ, la Semence promise ; maintenant que le patriarche allait être recueilli auprès de ses pères, il a placé sa confiance en Celui qui a rassemblé toute sa famille. Il a déclaré simplement qu'il recherchait le ciel, le « meilleur pays », Heb 11:13,14. Maintenant qu'il va pouvoir jouir du salut céleste, il se réjouit de cette espérance qui l'a conduit durant toute sa vie.

      Christ, notre Chemin vers le ciel, doit être notre attente ; le ciel, notre repos en Christ, doit être aussi l'objet de notre espérance. C'est le réconfort d'un homme pieux qui, au moment de sa mort, a attendu le salut de Dieu ; il aura alors devant lui ce qu'il a attendu, toute sa vie durant !

      19 En ce qui concerne Gad, Jacob fait référence à son nom, qui signifie « une troupe », ce qui préfigure le caractère de cette tribu. La cause de Dieu et de Son peuple, qui semble pendant un certain temps décliner, sera finalement victorieuse.

      Cela représente le conflit du chrétien. La grâce divine, présente dans l'âme, est souvent contrecarrée à cause des conflits ; les armes de la corruption sont souvent accablantes, mais la cause de Dieu et la grâce finiront par avoir le dessus, quel que puisse être l'adversaire, Romains 8:37.

      Aser devrait être une tribu riche : elle a hérité de la contrée qui longe le Carmel, de renommée proverbialement fructueuse.

      Nephtali, est une biche en liberté. Nous pouvons considérer cette situation comme une véritable description de cette tribu : elle est vraiment différente du bœuf et de l'âne, laborieux, désirant eux-mêmes jouir d'une certaine liberté ; mais Nephtali est une tribu active, qui se fait remarquer davantage par la rapidité d'exécution de ses tâches, que par la persévérance dans son travail. Elle implore la pitié, avec des mots persuasifs.

      Que les différents caractères ou dons acquis, ne nous empêchent pas d'aspirer à d'autres, meilleurs !

      22 La bénédiction de Joseph est complète. Ce que Jacob indique à son sujet, se situe autant dans l'histoire que dans la prophétie. Jacob rappelle les difficultés et les traits ardents contre lesquels il a lutté, lors des tentations qu'il avait autrefois endurées. Sa foi n'a pas failli, mais au travers de ses épreuves, il a pu supporter tous ses fardeaux avec fermeté et n'a rien fait d'inconvenant.

      Toute notre force pour lutter contre les tentations et supporter les afflictions, vient de Dieu ; Sa grâce est suffisante.

      Joseph est devenu le berger d'Israël, il a pris soin de son père et de sa famille ; il est également le rocher d'Israël, une base et un appui solides. Par ces faits accomplis, comme par beaucoup d'autres choses, Joseph était une image remarquable du Bon Berger, la Pierre angulaire de toute l'église de Dieu.

      Des bénédictions sont promises à la postérité de Joseph, identiques aux éternelles bénédictions spirituelles destinées à ceux qui sont en Christ. Jacob a béni tous ses fils, mais particulièrement Joseph, « qui a été séparé de ses frères ».

      Il a non seulement été exilé en Égypte, mais « séparé » aussi, par son éminente dignité, et par sa consécration à Dieu. Le texte parle de Benjamin comme d'un loup qui déchire. Jacob a été guidé dans ses propos, par esprit de prophétie et non par affection naturelle ; sinon, il aurait mentionné avec plus de tendresse, Benjamin, son fils bien-aimé. Le patriarche a prévu et prédit seulement que Benjamin devait être une tribu guerrière, forte et audacieuse, et qu'elle devait s'enrichir avec le butin acquis sur ses ennemis ; cette tribu devait être très active. L'apôtre Paul était lui-même de cette tribu, Romains 11:1; Philippiens 3:5 ; au début de sa vie, il « dévorait sa proie » en persécuteur, mais à la fin, il a « conquis son butin » par la prédication ; il a partagé les bénédictions du Lion de la tribu de Juda, étant soutenu par Christ dans ses victoires !

      28 Jacob a béni chacun des siens, selon les bénédictions prévues par Dieu. Il a donné ses instructions quant à l'endroit où il voulait être enseveli ; il a parlé par la foi, selon la promesse de Dieu : Canaan devrait être l'héritage pour sa descendance, au temps marqué. Quand sa bénédiction, ses directives et son testament furent donnés, il sentit que la mort approchait. Il retira ses pieds dans le lit, non pas avec un sentiment de crainte, mais dans la paix, en prévision du repos qui l'attendait. Il a librement remis son esprit dans la main de Dieu, son Père spirituel.

      Si nous faisons partie du peuple de Dieu, la mort finira par nous rassembler, tous ensemble, là où nous serons recueillis. Sous la protection du Berger d'Israël, nous ne manquerons de rien, que ce soit pour le corps ou l'âme. Nous resterons ici-bas jusqu'à ce que notre tâche soit accomplie ; puis, remettant notre âme entre Ses mains, par le biais du salut qui était notre espérance, nous partirons en paix, et laissant une bénédiction pour nos enfants, après nous !

      Genèse 50

      1

      La mort de Jacob. (Genèse 50:1-6)
      Ses funérailles. (Genèse 50:7-14)
      Les frères de Joseph implorent son pardon, Il les réconforte. (Genèse 50:15-21)
      Les instructions de Joseph au sujet de ses os, Sa mort. (Genèse 50:22-26)

      Bien que nos parents et nos amis puissent avoir vécu de nombreuses et bonnes années avec le Seigneur, et que nous soyons assurés qu'ils iront vers la gloire éternelle, nous sommes enclins à les regretter à de déplorer leur disparition.

      La grâce ne détruit pas, mais elle purifie, elle modère et conduit à l'affection normale. L'âme qui a quitté les siens est hors de portée de toute marque d'affection ; mais il est convenable de montrer du respect envers ce corps, dont nous attendons la résurrection glorieuse et joyeuse, quel que puisse être le devenir en ce monde. Joseph a ainsi montré sa foi en Dieu, et son amour pour son père. Il a ordonné que son corps soit embaumé ou enveloppé d'aromates, pour le préserver.

      Remarquez à quel point nos corps se dégradent, quand l'âme les a abandonnés ! En peu de temps ils deviennent puants et dangereux pour la santé des autres.

      7 Le corps de Jacob a été accompagné, non seulement par sa propre famille, mais aussi par les dignitaires de l'Égypte. Ces derniers, maintenant qu'ils connaissaient davantage les Hébreux, ont commencé à les respecter. Ceux qui enseignent la religion devraient essayer, par la sagesse et l'amour, de bannir les tromperies. De nombreux témoins ont constaté qu'il s'agissait d'un grand deuil. La mort des grands hommes est une perte à tous les niveaux, elle doit être profondément déplorée.
      15 De nombreux motifs auraient pu pousser les fils de Jacob à rester en Égypte, malgré la vision prophétique qu'Abraham a eue, au sujet de leur servitude. Ils pensaient que Joseph aurait réagi comme tout homme, c'est à dire qu'il se vengerait maintenant sur ceux qui l'ont détesté et l'ont blessé sans prétexte valable. Ne pouvant pas résister ni fuir bien loin, ils ont essayé de l'attendrir en s'humiliant devant lui. Ils ont plaidé leur cause, en prétendant qu'ils étaient les serviteurs du Dieu de Jacob. Joseph était vraiment très affecté en voyant l'accomplissement complet de ses songes d'autrefois. Il leur a ordonné ne pas avoir peur, mais plutôt de craindre Dieu en s'humiliant devant le Seigneur, en cherchant la Volonté divine. Il les a rassurés, quant à ses intentions à leur égard.

      Il faut remarquer quel excellent esprit avait Joseph : prenons son exemple, en rendant le bien pour le mal. Il les a réconfortés, et pour bannir toutes leurs craintes, il leur parla gentiment. Les âmes brisées doivent être entourées et encouragées. Ceux que nous aimons et à qui nous pardonnons, ne doivent pas seulement recevoir le bien que nous pouvons leur prodiguer, mais aussi nos paroles de bienveillance.

      22 Joseph ayant honoré son père, vécut de nombreux jours en Égypte, la terre que Dieu lui avait donnée. Quand il vit sa mort approcher, il encouragea ses frères par l'espérance de leur retour en Canaan au temps marqué. Nous devons soutenir les autres par les mêmes réconforts que Dieu nous a prodigués, et les encourager à se fier à Ses promesses, qui sont notre garantie. Pour être conforme à sa foi, et en confirmant la leur, Joseph charge ses frères de faire remonter ses os loin d'Égypte, au jour glorieux, où ils seront inhumés dans la terre promise. Ainsi Joseph, par la foi dans la doctrine de la résurrection, et la promesse de Canaan, a donné cette prescription, au sujet de ses os. Ceci entretenait leur espérance d'un départ rapide d'Égypte, en gardant Canaan continuellement à l'esprit. Cette démarche permettait également de réunir la postérité de Joseph et celle de leurs frères. La mort, aussi bien que la vie de ce saint homme, ont été vraiment excellentes ; tous ces faits doivent nous encourager à persévérer dans le service de Dieu.

      Qu'il est merveilleux de viser tôt, le rang de la piété, de continuer avec le cœur en paix, et de finir sa course dans la joie ! C'est ce que fit Joseph, et nous pouvons également le suivre. Même lorsque les douleurs de la mort nous entourent, si nous avons fait confiance à Celui en qui les patriarches, les prophètes, et les apôtres ont tiré toute leur assurance, nous ne craindrons pas d'annoncer : « ma chair et mon cœur peuvent se consumer : Dieu sera toujours le Rocher de mon cœur, et mon partage ». Psaume 73:26

    • Genèse 37

      1 Quant à Jacob, il s’installa dans le pays de Canaan, là où son père avait séjourné.
      2 Voici la lignée de Jacob. A l'âge de 17 ans, Joseph prenait soin du troupeau avec ses frères. Le garçon était en compagnie des fils de Bilha et de Zilpa, les femmes de son père, et il rapportait leurs mauvais propos à leur père.
      3 Israël aimait Joseph plus que tous ses autres fils parce qu'il l'avait eu dans sa vieillesse, et il lui fit un habit de plusieurs couleurs.
      4 Ses frères remarquèrent que leur père l'aimait plus qu'eux tous et se mirent à le détester. Ils étaient incapables de lui parler sans agressivité.
      5 Joseph fit un rêve, et il le raconta à ses frères qui le détestèrent encore plus.
      6 Il leur dit : « Ecoutez donc le rêve que j'ai fait !
      7 Nous étions en train d’attacher des gerbes au milieu des champs, et voici que ma gerbe s’est dressée et est même restée debout. Vos gerbes l'ont alors entourée et se sont prosternées devant elle. »
      8 Ses frères lui dirent : « Est-ce que tu vas vraiment régner sur nous ? Est-ce que tu vas nous gouverner ? » Ils le détestèrent encore plus à cause de ses rêves et de ses paroles.
      9 Joseph fit encore un autre rêve, et il le raconta à ses frères. Il dit : « J'ai fait encore un rêve : le soleil, la lune et onze étoiles se prosternaient devant moi. »
      10 Il le raconta à son père et à ses frères. Son père lui fit des reproches et lui dit : « Que signifie le rêve que tu as fait ? Faut-il que nous venions, moi, ta mère et tes frères, nous prosterner jusqu’à terre devant toi ? »
      11 Ses frères se montrèrent jaloux de lui, mais son père garda le souvenir de cela.
      12 Les frères de Joseph étaient allés s’occuper du troupeau de leur père à Sichem.
      13 Israël dit à Joseph : « Tes frères ne s’occupent-ils pas du troupeau à Sichem ? Vas-y ! Je veux t'envoyer vers eux. » Il lui répondit : « Me voici ! »
      14 Israël lui dit : « Va donc voir si tes frères sont en bonne santé et si le troupeau est en bon état ; tu m'en rapporteras des nouvelles. » Il le fit ainsi partir de la vallée d'Hébron. Joseph se rendit à Sichem.
      15 Un homme le rencontra alors qu'il errait dans la campagne et lui demanda : « Que cherches-tu ? »
      16 Joseph répondit : « Ce sont mes frères que je cherche. Dis-moi donc où ils gardent le troupeau. »
      17 L'homme dit : « Ils sont partis d'ici. En effet, je les ai entendus dire : ‘Allons à Dothan.’ » Joseph partit sur les traces de ses frères, et il les trouva à Dothan.
      18 Ils le virent de loin et, avant qu'il ne soit près d'eux, ils complotèrent de le faire mourir.
      19 Ils se dirent l'un à l'autre : « Voici le rêveur qui arrive !
      20 Allons-y maintenant ! Tuons-le et jetons-le dans une des citernes. Nous dirons qu'une bête féroce l'a dévoré et nous verrons ce que deviendront ses rêves. »
      21 Ruben entendit cela et il le délivra de leurs mains. Il dit : « N’attentons pas à sa vie ! »
      22 Il leur dit encore : « Ne versez pas de sang ! Jetez-le dans cette citerne qui est dans le désert et ne portez pas la main contre lui ! » Il avait l'intention de le délivrer de leurs mains pour le faire retourner vers son père.
      23 Lorsque Joseph fut arrivé vers ses frères, ils le dépouillèrent de son habit, de l’habit de plusieurs couleurs qu'il portait.
      24 Ils s’emparèrent de lui et le jetèrent dans la citerne. Celle-ci était vide : il n'y avait pas d'eau.
      25 Ils s'assirent ensuite pour manger. Levant les yeux, ils virent une caravane d'Ismaélites qui venaient de Galaad. Leurs chameaux étaient chargés d'aromates, de baume et de myrrhe qu'ils transportaient en Egypte.
      26 Juda dit alors à ses frères : « Que gagnerons-nous à tuer notre frère et à cacher son sang ?
      27 Venez, vendons-le aux Ismaélites et ne portons pas la main sur lui, car il est notre frère, il est de notre chair. » Ses frères l'écoutèrent.
      28 Au passage des marchands madianites, ils tirèrent et firent remonter Joseph de la citerne, et ils le vendirent pour 20 pièces d'argent aux Ismaélites qui l'emmenèrent en Egypte.
      29 Lorsque Ruben revint à la citerne, il constata que Joseph n'y était plus. Il déchira ses vêtements,
      30 retourna vers ses frères et dit : « Il n’est plus là ! Et moi, où puis-je aller ? »
      31 Ils prirent alors l’habit de Joseph, tuèrent un bouc et plongèrent l’habit dans le sang.
      32 Ils envoyèrent l’habit de plusieurs couleurs à leur père avec ce message : « Voici ce que nous avons trouvé. Reconnais donc si c'est l’habit de ton fils ou non. »
      33 Jacob le reconnut et dit : « C'est l’habit de mon fils ! Une bête féroce l'a dévoré, Joseph a été mis en pièces ! »
      34 Jacob déchira ses vêtements, il mit un sac sur sa taille et il mena longtemps le deuil sur son fils.
      35 Tous ses fils et toutes ses filles vinrent pour le consoler, mais il refusait d’être consolé. Il disait : « C'est dans le deuil que je descendrai vers mon fils au séjour des morts », et il pleurait son fils.
      36 Quant aux Madianites, ils vendirent Joseph en Egypte à Potiphar, un officier du pharaon qui était chef des gardes.

      Genèse 38

      1 A cette époque-là, Juda s'éloigna de ses frères et se retira chez un homme d'Adullam appelé Hira.
      2 Là, il vit la fille d'un Cananéen du nom de Shua ; il la prit pour femme et eut des relations avec elle.
      3 Elle tomba enceinte et mit au monde un fils qu'elle appela Er.
      4 Elle tomba enceinte et donna naissance à un fils qu'elle appela Onan.
      5 Elle mit de nouveau au monde un fils qu'elle appela Shéla. Juda était à Czib quand elle lui donna naissance.
      6 Juda prit pour Er, son fils aîné, une femme du nom de Tamar.
      7 Er, le fils aîné de Juda, était méchant aux yeux de l'Eternel et celui-ci le fit mourir.
      8 Alors Juda dit à Onan : « Unis-toi à la femme de ton frère, remplis tes devoirs de beau-frère envers elle et donne une descendance à ton frère. »
      9 Sachant que cette descendance ne serait pas pour lui, Onan perdait sa semence par terre lorsqu'il devait avoir des relations avec sa belle-sœur, afin de ne pas donner de descendance à son frère.
      10 Ce qu'il faisait déplut à l'Eternel, qui le fit aussi mourir.
      11 Alors Juda dit à sa belle-fille Tamar : « Reste veuve chez ton père jusqu'à ce que mon fils Shéla soit grand. » Il disait cela parce qu’il avait peur que Shéla ne meure comme ses frères. Tamar s'en alla donc habiter chez son père.
      12 Bien des jours passèrent et la fille de Shua qui était la femme de Juda mourut. Une fois consolé, Juda monta à Thimna vers ceux qui tondaient ses brebis. Il y monta avec son ami Hira l'Adullamite.
      13 On annonça à Tamar : « Ton beau-père monte à Thimna pour tondre ses brebis. »
      14 Alors elle retira ses habits de veuve, se couvrit d'un voile dont elle s'enveloppa et elle s'assit à l'entrée d'Enaïm, sur le chemin de Thimna. Elle voyait bien, en effet, que Shéla était devenu grand et qu'elle ne lui était pas donnée en mariage.
      15 Juda la vit et la prit pour une prostituée, parce qu'elle avait couvert son visage.
      16 Il l'aborda sur le chemin et dit : « Laisse-moi avoir des relations avec toi. » Il ignorait en effet que c’était sa belle-fille. Elle dit : « Que me donneras-tu pour cela ? »
      17 Il répondit : « Je t'enverrai un chevreau de mon troupeau. » Elle dit : « Donne-moi un gage jusqu'à ce que tu l'envoies. »
      18 Il répondit : « Quel gage te donnerai-je ? » Elle dit : « Ton sceau, ton cordon et le bâton que tu tiens. » Il les lui donna. Puis il s’unit à elle et elle tomba enceinte de lui.
      19 Elle se leva et s'en alla. Elle retira son voile et remit ses habits de veuve.
      20 Juda envoya le chevreau par l’intermédiaire de son ami l'Adullamite pour reprendre le gage à la femme, mais celui-ci ne la trouva pas.
      21 Il interrogea les habitants de l'endroit en disant : « Où est la prostituée qui se tenait à Enaïm, sur le chemin ? » Ils répondirent : « Il n'y a jamais eu ici de prostituée sacrée. »
      22 Il retourna vers Juda et dit : « Je ne l'ai pas trouvée, et même les habitants de l'endroit ont dit : ‘Il n'y a jamais eu ici de prostituée sacrée.’ »
      23 Juda dit : « Qu'elle garde ce qu'elle a, sinon nous nous exposerions au mépris. J'ai envoyé ce chevreau et tu ne l'as pas trouvée. »
      24 Environ trois mois plus tard, on vint annoncer à Juda : « Ta belle-fille Tamar s'est prostituée et la voilà même enceinte à la suite de sa prostitution. » Juda dit : « Faites-la sortir et qu'elle soit brûlée. »
      25 Comme on l'amenait dehors, elle fit dire à son beau-père : « C'est de l'homme à qui ces objets appartiennent que je suis enceinte. » Elle ajouta : « Reconnais donc à qui appartiennent ce sceau, ce cordon et ce bâton. »
      26 Juda les reconnut et dit : « Elle est moins coupable que moi, puisque je ne l'ai pas donnée à mon fils Shéla. » Cependant, il n'eut plus de relations sexuelles avec elle.
      27 Quand ce fut pour elle le moment d'accoucher, voici qu'il y avait des jumeaux dans son ventre.
      28 Pendant l'accouchement il y en eut un qui présenta la main. La sage-femme la prit et y attacha un fil cramoisi en disant : « Celui-ci sort le premier. »
      29 Cependant, il retira la main et c'est son frère qui sortit. Alors la sage-femme dit : « Quelle brèche tu t'es ouverte ! » et on l’appela Pérets.
      30 Ensuite sortit son frère, celui qui avait à la main le fil cramoisi, et on l’appela Zérach.

      Genèse 39

      1 Quant à Joseph, on l'avait fait descendre en Egypte et Potiphar, l’officier du pharaon qui était chef des gardes, un Egyptien, l’avait acheté aux Ismaélites qui l'y avaient fait descendre.
      2 L'Eternel fut avec Joseph et la réussite l'accompagna. Il habitait dans la maison de son maître égyptien.
      3 Son maître vit que l'Eternel était avec lui et que tout ce qu'il entreprenait, l'Eternel le faisait réussir entre ses mains,
      4 et Joseph trouva grâce aux yeux de son maître : il l'employa à son service, l'établit responsable de sa maison et lui confia tous ses biens.
      5 Dès que Potiphar l'eut établi responsable de sa maison et de tous ses biens, l'Eternel bénit la maison de cet Egyptien à cause de Joseph, et la bénédiction de l'Eternel reposa sur tous ses biens, que ce soit à la maison ou aux champs.
      6 Il abandonna tous ses biens entre les mains de Joseph et il ne prenait connaissance de rien avec lui, sauf de sa propre nourriture. Or, Joseph était beau à tout point de vue.
      7 Après cela, la femme de son maître porta les yeux sur Joseph et dit : « Couche avec moi ! »
      8 Il refusa et lui dit : « Mon maître ne prend connaissance de rien avec moi dans la maison, il m’a confié tous ses biens.
      9 Personne n'est plus grand que moi dans cette maison et il ne m'a rien interdit, sauf toi parce que tu es sa femme. Comment pourrais-je commettre un aussi grand mal et pécher contre Dieu ? »
      10 Elle parlait tous les jours à Joseph, mais il ne l’écoutait pas et refusait de coucher avec elle, d'être avec elle.
      11 Un jour, il était entré dans la maison pour accomplir son travail et il n'y avait là aucun des gens de la maison.
      12 Elle l’attrapa par son habit en disant : « Couche avec moi ! » Il lui laissa son habit dans la main et sortit.
      13 Lorsqu'elle vit qu'il lui avait laissé son habit dans la main et qu'il s'était enfui dehors,
      14 elle appela les gens de sa maison et leur dit : « Regardez ! Il nous a amené un Hébreu pour abuser de nous. Cet homme s’est approché de moi pour coucher avec moi, mais j'ai poussé de grands cris.
      15 Quand il a entendu que je me mettais à crier, il a laissé son habit à côté de moi et est sorti. »
      16 Elle posa l’habit de Joseph à côté d'elle jusqu'à ce que son maître rentre à la maison,
      17 et elle lui tint alors ce discours : « L'esclave hébreu que tu nous as amené s’est approché de moi pour abuser de moi.
      18 Comme je me suis mise à crier, il a laissé son habit à côté de moi et s'est enfui dehors. »
      19 En entendant les affirmations de sa femme qui lui disait : « Voilà ce que m'a fait ton esclave », le maître de Joseph fut enflammé de colère.
      20 Il s’empara de Joseph et le mit en prison, à l'endroit où les prisonniers du roi étaient enfermés. Il resta donc là, en prison.
      21 L'Eternel fut avec Joseph et étendit sa bonté sur lui. Il lui fit gagner la faveur du chef de la prison.
      22 Celui-ci plaça sous son autorité tous les détenus qui étaient dans la prison, et tout ce qu'on y faisait passait par lui.
      23 Le chef de la prison ne s'occupait pas du tout de ce qui était sous la responsabilité de Joseph, parce que l'Eternel était avec lui et faisait réussir ce qu’il entreprenait.

      Genèse 40

      1 Après cela, le responsable des boissons et le boulanger du roi d'Egypte commirent une faute envers leur seigneur, le roi d'Egypte.
      2 Le pharaon fut irrité contre ses deux officiers, le grand responsable des boissons et le chef des boulangers.
      3 Il les fit mettre dans la maison du chef des gardes, dans la prison, à l'endroit où Joseph était enfermé.
      4 Le chef des gardes les confia à Joseph, qui fit le service auprès d'eux. Ils passèrent un certain temps en prison.
      5 Une même nuit, le responsable des boissons et le boulanger du roi d'Egypte qui étaient enfermés dans la prison firent tous les deux un rêve, chacun le sien avec son explication propre.
      6 Joseph vint le matin vers eux et vit qu'ils étaient tristes.
      7 Alors il demanda aux officiers du pharaon qui étaient avec lui dans la prison de son maître : « Pourquoi avez-vous mauvaise mine aujourd'hui ? »
      8 Ils lui répondirent : « Nous avons fait un rêve et il n'y a personne pour l'expliquer. » Joseph leur dit : « N'est-ce pas à Dieu qu'appartiennent les explications ? Racontez-moi donc votre rêve. »
      9 Le grand responsable des boissons raconta son rêve à Joseph. Il lui dit : « Dans mon rêve, il y avait un cep de vigne devant moi.
      10 Ce cep portait trois sarments. Quand il a bourgeonné, sa fleur s’est développée et ses grappes ont donné des raisins mûrs.
      11 La coupe du pharaon était dans ma main. J’ai pris les raisins, je les ai pressés dans la coupe du pharaon et j’ai mis la coupe dans la main du pharaon. »
      12 Joseph lui dit : « Voici l'explication. Les trois sarments représentent trois jours.
      13 Encore trois jours et le pharaon t’élèvera bien haut et te rétablira dans tes fonctions. Tu mettras la coupe dans la main du pharaon, comme tu en avais l'habitude lorsque tu étais son responsable des boissons.
      14 Cependant, souviens-toi de moi quand tu seras heureux et fais preuve de bonté envers moi : parle en ma faveur au pharaon et fais-moi sortir de cette maison.
      15 En effet, j'ai été arraché au pays des Hébreux, et même ici je n'ai rien fait qui mérite la prison. »
      16 Voyant que Joseph avait donné une explication favorable, le chef des boulangers dit : « Dans mon rêve, il y avait aussi trois corbeilles de pain blanc sur ma tête.
      17 Dans la corbeille supérieure, il y avait des plats cuits au four de toute sorte pour le pharaon, et les oiseaux les mangeaient dans la corbeille au-dessus de ma tête. »
      18 Joseph répondit : « Voici l'explication. Les trois corbeilles représentent trois jours.
      19 Encore trois jours et le pharaon t’élèvera bien trop haut pour toi : il te fera pendre à un bois et les oiseaux mangeront ton corps. »
      20 Trois jours plus tard, le jour de son anniversaire, le pharaon organisa un festin pour tous ses serviteurs et il éleva bien haut le grand responsable des boissons ainsi que le chef des boulangers au milieu de ses serviteurs :
      21 il rétablit le grand responsable des boissons dans ses fonctions pour qu'il mette la coupe dans la main du pharaon,
      22 mais il fit pendre le chef des boulangers, conformément à l'explication que Joseph leur avait donnée.
      23 Le grand responsable des boissons ne se souvint pas de Joseph. Il l'oublia.

      Genèse 41

      1 Au bout de 2 ans, le pharaon fit un rêve dans lequel il se tenait près du fleuve.
      2 Alors sept vaches belles et grasses sortirent du fleuve et se mirent à brouter dans la prairie.
      3 Sept autres vaches laides et maigres sortirent du fleuve après elles et se tinrent à côté d’elles au bord du fleuve.
      4 Les vaches laides et maigres mangèrent les sept vaches belles et grasses. Puis le pharaon se réveilla.
      5 Il se rendormit et fit un second rêve : sept épis gros et beaux montaient sur une même tige.
      6 Sept épis maigres et brûlés par le vent d'est poussèrent après eux.
      7 Les épis maigres engloutirent les sept épis gros et pleins. Puis le pharaon se réveilla. Voilà quel était le rêve.
      8 Le matin, le pharaon eut l'esprit troublé et il fit appeler tous les magiciens et tous les sages de l'Egypte. Il leur raconta ses rêves, mais personne ne put les lui expliquer.
      9 Alors le grand responsable des boissons prit la parole et dit au pharaon : « Je vais rappeler aujourd'hui le souvenir de ma faute.
      10 Le pharaon s'était irrité contre ses serviteurs, et il m'avait fait mettre en prison dans la maison du chef des gardes, ainsi que le chef des boulangers.
      11 Nous avons tous les deux fait un rêve au cours d’une même nuit, et chacun de nous a reçu une explication en rapport avec le rêve qu'il avait fait.
      12 Il y avait là avec nous un jeune Hébreu, un esclave du chef des gardes. Nous lui avons raconté nos rêves et il nous les a expliqués.
      13 Tout s’est produit conformément à l'explication qu'il nous avait donnée : le pharaon m'a rétabli dans mes fonctions et a fait pendre le chef des boulangers. »
      14 Le pharaon fit appeler Joseph. On s'empressa de le faire sortir de prison. Il se rasa, changea de vêtements et se rendit vers le pharaon.
      15 Le pharaon dit à Joseph : « J'ai fait un rêve. Personne ne peut l'expliquer, et j'ai appris à ton sujet que tu peux expliquer un rêve après l'avoir entendu. »
      16 Joseph répondit au pharaon : « Ce n'est pas moi, c'est Dieu qui donnera une réponse favorable au pharaon. »
      17 Le pharaon dit alors à Joseph : « Dans mon rêve, je me tenais sur le bord du fleuve.
      18 Alors sept vaches grasses et belles sont sorties du fleuve et se sont mises à brouter dans la prairie.
      19 Sept autres vaches sont sorties après elles, maigres, très laides et décharnées ; je n'en ai pas vu d'aussi laides dans toute l'Egypte.
      20 Les vaches décharnées et laides ont mangé les sept premières vaches qui étaient grasses.
      21 Elles les ont englouties dans leur ventre sans qu'on s'aperçoive qu'elles y étaient entrées : leur apparence était aussi laide qu’avant. Puis je me suis réveillé.
      22 J'ai vu encore en rêve sept épis pleins et beaux qui montaient sur une même tige.
      23 Sept épis vides, maigres, brûlés par le vent d'est, ont poussé après eux.
      24 Les épis maigres ont englouti les sept beaux épis. Je l'ai dit aux magiciens, mais personne ne m'a donné l'explication. »
      25 Joseph dit au pharaon : « Ce qu'a rêvé le pharaon correspond à un seul événement. Dieu a révélé au pharaon ce qu'il va faire.
      26 Les sept belles vaches sont sept années, et les sept beaux épis aussi : c'est un seul rêve.
      27 Les sept vaches décharnées et laides sorties après les premières sont sept années, tout comme les sept épis vides brûlés par le vent d'est. Ce sont sept années de famine.
      28 C’est comme je viens de le dire au pharaon, Dieu montre au pharaon ce qu'il va faire :
      29 il y aura sept années de grande abondance dans toute l'Egypte ;
      30 sept années de famine les suivront, et l'on oubliera toute cette abondance en Egypte. La famine détruira le pays.
      31 Cette famine qui suivra sera si forte qu'on ne s'apercevra plus de l'abondance dans le pays.
      32 Si le pharaon a vu le rêve se répéter, c'est que la décision est ferme de la part de Dieu et qu’il la mettra rapidement en œuvre.
      33 Maintenant, que le pharaon choisisse un homme intelligent et sage et qu'il le mette à la tête de l'Egypte.
      34 Que le pharaon établisse des commissaires sur le pays pour prélever un cinquième des récoltes de l'Egypte pendant les sept années d'abondance.
      35 Qu'ils rassemblent tous les produits de ces bonnes années à venir, qu'ils amassent, sous l'autorité du pharaon, du blé et des vivres dans les villes et qu'ils en aient la garde.
      36 Ces provisions formeront une réserve pour le pays, pour les sept années de famine qui frapperont l’Egypte, afin que le pays ne soit pas détruit par la famine. »
      37 Ces paroles plurent au pharaon et à tous ses serviteurs.
      38 Le pharaon dit à ses serviteurs : « Pourrions-nous trouver un homme tel que celui-ci, qui a en lui l'Esprit de Dieu ? »
      39 Et le pharaon dit à Joseph : « Puisque Dieu t'a fait connaître tout cela, il n'y a personne qui soit aussi intelligent et aussi sage que toi.
      40 Tu seras responsable de ma maison et tout mon peuple obéira à tes ordres. Le trône seul m'élèvera au-dessus de toi. »
      41 Le pharaon dit à Joseph : « Vois, je te donne le commandement de toute l'Egypte. »
      42 Le pharaon retira l’anneau de son doigt et le passa au doigt de Joseph. Il lui donna des habits en fin lin et lui mit un collier d'or au cou.
      43 Il le fit monter sur le char qui suivait le sien et l'on criait devant lui : « A genoux ! » C'est ainsi que le pharaon lui donna le commandement de toute l'Egypte.
      44 Il dit encore à Joseph : « C’est moi qui suis le pharaon, mais sans ton accord personne ne lèvera la main ni le pied dans toute l'Egypte. »
      45 Le pharaon appela Joseph Tsaphnath-Paenéach et lui donna pour femme Asnath, fille de Poti-Phéra, le prêtre d'On. Joseph partit pour visiter l'Egypte.
      46 Il était âgé de 30 ans lorsqu'il se présenta devant le pharaon, le roi d'Egypte. Il quitta le pharaon et parcourut toute l'Egypte.
      47 Pendant les sept années de fertilité, la terre rapporta abondamment.
      48 Joseph rassembla tous les produits de ces sept années en Egypte. Il entreposa des vivres dans les villes en mettant à l'intérieur de chaque ville les produits des campagnes environnantes.
      49 Joseph amassa du blé comme le sable de la mer : en quantité si considérable que l'on cessa de compter parce qu'il n'y avait plus de nombre.
      50 Avant les années de famine, Joseph eut deux fils que lui donna Asnath, fille de Poti-Phéra, le prêtre d'On.
      51 Joseph appela l'aîné Manassé, car, dit-il, « Dieu m'a fait oublier toutes mes peines et toute ma famille. »
      52 Et il appela le second Ephraïm, car, dit-il, « Dieu m'a donné des enfants dans le pays de mon malheur. »
      53 Les sept années d'abondance qu'il y eut en Egypte passèrent,
      54 et les sept années de famine commencèrent à venir, comme Joseph l'avait annoncé. La famine régna dans tous les pays, mais dans toute l'Egypte il y avait du pain.
      55 Quand toute l'Egypte commença aussi à avoir faim, le peuple cria au pharaon pour avoir du pain. Le pharaon dit à tous les Egyptiens : « Allez vers Joseph et faites ce qu'il vous dira. »
      56 La famine régnait sur tout le pays. Joseph ouvrit tous les centres d'approvisionnement et vendit du blé aux Egyptiens, car la famine était forte en Egypte.
      57 On arrivait de tous les pays en Egypte pour acheter du blé à Joseph, car la famine était forte partout.

      Genèse 42

      1 Voyant qu'il y avait du blé en Egypte, Jacob dit à ses fils : « Pourquoi vous regardez-vous les uns les autres ? »
      2 Il ajouta : « J'ai appris qu'il y avait du blé en Egypte. Descendez-y pour nous en acheter afin que nous restions en vie et ne mourions pas. »
      3 Dix frères de Joseph descendirent en Egypte pour acheter du blé.
      4 Jacob n'envoya pas avec eux Benjamin, le frère de Joseph, car il avait peur qu'il ne lui arrive un malheur.
      5 Les fils d'Israël se joignirent à d’autres arrivants pour acheter du blé, car la famine régnait dans le pays de Canaan.
      6 Quant à Joseph, il exerçait le pouvoir sur le pays. C'était lui qui vendait du blé à toute la population du pays. Les frères de Joseph vinrent et se prosternèrent devant lui le visage contre terre.
      7 Quand Joseph vit ses frères, il les reconnut, mais il se comporta en étranger vis-à-vis d’eux. Il leur parla durement et leur dit : « D'où venez-vous ? » Ils répondirent : « Du pays de Canaan, pour acheter des vivres. »
      8 Si Joseph reconnut ses frères, eux ne le reconnurent pas.
      9 Joseph se souvint des rêves qu'il avait eus à leur sujet et leur dit : « Vous êtes des espions. C'est pour examiner les points faibles du pays que vous êtes venus. »
      10 Ils lui répondirent : « Non, seigneur, tes serviteurs sont venus pour acheter du blé.
      11 Nous sommes tous les fils d'un même homme. Nous sommes sincères ! Nous tes serviteurs, nous ne sommes pas des espions. »
      12 Il leur dit : « Pas du tout, c'est pour examiner les points faibles du pays que vous êtes venus. »
      13 Ils répondirent : « Nous tes serviteurs, nous étions douze frères, fils du même homme dans le pays de Canaan. Le plus jeune est aujourd'hui avec notre père et il y en a un qui n'est plus là. »
      14 Joseph leur dit : « C’est ce que je viens de vous dire : vous êtes des espions.
      15 Voici comment votre sincérité sera vérifiée : par la vie du pharaon, vous ne sortirez pas d'ici avant que votre jeune frère ne soit venu.
      16 Envoyez l'un de vous chercher votre frère pendant que vous, vous resterez prisonniers. Vos affirmations seront ainsi vérifiées et je saurai si la vérité est de votre côté. Sinon, par la vie du pharaon, c’est que vous êtes des espions. »
      17 Puis il les mit trois jours en prison ensemble.
      18 Le troisième jour, Joseph leur dit : « Faites ce que je vous dis et vous vivrez. Je crains Dieu !
      19 Si vous êtes sincères, qu’un seul de vous reste enfermé dans cette prison. Quant aux autres, partez, emportez du blé pour nourrir vos familles.
      20 Puis amenez-moi votre jeune frère. Ainsi, vos affirmations seront vérifiées et vous ne mourrez pas. » C’est ce qu’ils firent.
      21 Ils se dirent alors l'un à l'autre : « Oui, nous avons été coupables envers notre frère. Nous avons bien vu sa détresse quand il nous demandait grâce, et nous ne l'avons pas écouté. C'est pour cela que cette détresse nous frappe. »
      22 Ruben répliqua : « Ne vous disais-je pas de ne pas commettre de faute envers cet enfant ? Mais vous n'avez pas écouté, et voici que son sang nous est redemandé. »
      23 Ils ne savaient pas que Joseph comprenait, car il se servait d'un interprète avec eux.
      24 Il s'éloigna d'eux pour pleurer, puis il revint leur parler. Il prit parmi eux Siméon et le fit enchaîner sous leurs yeux.
      25 Joseph ordonna qu'on remplisse de blé leurs sacs, qu'on remette l'argent de chacun dans son sac et qu'on leur donne des provisions pour la route, et c’est ce qu’on fit.
      26 Quant à eux, ils chargèrent le blé sur leurs ânes et partirent.
      27 L'un d'eux ouvrit son sac pour donner du fourrage à son âne, à l'endroit où ils passèrent la nuit, et il vit l'argent à l'entrée du sac.
      28 Il dit à ses frères : « On m’a rendu mon argent et le voici dans mon sac. » Alors le cœur leur manqua et ils se dirent l'un à l'autre en tremblant : « Qu'est-ce que Dieu nous a fait ? »
      29 Une fois vers leur père Jacob dans le pays de Canaan, ils lui racontèrent tout ce qui leur était arrivé. Ils dirent :
      30 « L'homme qui est le seigneur du pays nous a parlé durement et nous a pris pour des espions.
      31 Nous lui avons dit : ‘Nous sommes sincères, nous ne sommes pas des espions.
      32 Nous étions douze frères, fils du même père. L'un n'est plus là et le plus jeune est aujourd'hui avec notre père dans le pays de Canaan.’
      33 L'homme qui est le seigneur du pays nous a alors dit : ‘Voici comment je saurai si vous êtes sincères. Laissez l'un de vos frères avec moi, prenez de quoi nourrir vos familles et repartez,
      34 puis amenez-moi votre jeune frère. Je saurai ainsi que vous n'êtes pas des espions, que vous êtes sincères. Je vous rendrai votre frère et vous pourrez librement parcourir le pays.’ »
      35 Lorsqu'ils vidèrent leurs sacs, ils constatèrent que le paquet d'argent de chacun était dans son sac. Ils virent, eux et leur père, leurs paquets d'argent et ils eurent peur.
      36 Leur père Jacob leur dit : « Vous me privez de mes enfants ! Joseph n'est plus là, Siméon n'est plus là et vous prendriez Benjamin ! C'est sur moi que tout cela retombe. »
      37 Ruben dit à son père : « Si je ne te ramène pas Benjamin, tu pourras faire mourir mes deux fils. Confie-le-moi et je te le ramènerai. »
      38 Jacob dit : « Mon fils ne descendra pas avec vous, car son frère est mort et il ne reste que lui. S'il lui arrivait un malheur pendant le voyage que vous allez faire, vous feriez descendre avec douleur mes cheveux blancs dans le séjour des morts. »

      Genèse 43

      1 La famine pesait lourdement sur le pays.
      2 Lorsqu'ils eurent fini de manger le blé qu'ils avaient rapporté d'Egypte, Jacob dit à ses fils : « Retournez nous acheter un peu de nourriture. »
      3 Juda lui répondit : « Cet homme nous a formellement déclaré : ‘Vous ne serez pas admis en ma présence à moins que votre frère ne soit avec vous.’
      4 Si donc tu veux bien laisser notre frère partir avec nous, nous descendrons t'acheter de la nourriture.
      5 En revanche, si tu ne veux pas le laisser partir, nous ne descendrons pas. En effet, cet homme nous a dit : ‘Vous ne serez pas admis en ma présence à moins que votre frère ne soit avec vous.’ »
      6 Israël dit alors : « Pourquoi avez-vous mal agi envers moi en révélant à cet homme que vous aviez encore un frère ? »
      7 Ils répondirent : « Cet homme nous a interrogés sur nous et sur notre origine en disant : ‘Votre père est-il encore en vie ? Avez-vous un frère ?’et nous avons répondu à ces questions-là. Pouvions-nous savoir qu'il dirait : ‘Faites venir votre frère’ ? »
      8 Juda dit à son père Israël : « Laisse le garçon partir avec moi, pour que nous puissions nous mettre en route. Ainsi nous resterons en vie et ne mourrons pas, ni nous, ni toi ni nos enfants.
      9 Je me porte moi-même garant pour lui, c’est à moi que tu le réclameras. Si je ne te le ramène pas et ne te permets pas de le revoir, je serai pour toujours coupable envers toi.
      10 En effet, si nous n'avions pas tardé, nous serions déjà deux fois de retour. »
      11 Leur père Israël leur dit : « Puisqu'il le faut, faites ceci : prenez dans vos sacs des meilleurs produits du pays pour en apporter en cadeau à cet homme, un peu de baume et un peu de miel, des aromates, de la myrrhe, des pistaches et des amandes.
      12 Prenez le double d'argent avec vous et rapportez l'argent qu'on avait mis à l'entrée de vos sacs : peut-être était-ce une erreur.
      13 Quant à votre frère, prenez-le ! Levez-vous et retournez vers cet homme.
      14 Que le Dieu tout-puissant éveille la compassion de cet homme envers vous et qu'il laisse revenir votre autre frère et Benjamin avec vous ! De mon côté, si je dois être privé d’enfants, que j'en sois privé ! »
      15 Ces hommes prirent le cadeau. Ils prirent aussi le double d'argent avec eux, ainsi que Benjamin. Puis ils se levèrent, descendirent en Egypte et se présentèrent devant Joseph.
      16 Dès que Joseph vit Benjamin avec eux, il dit à son intendant : « Fais entrer ces hommes dans la maison, tue une bête et prépare un repas, car ils mangeront avec moi à midi. »
      17 L’homme se conforma à ses instructions et les conduisit dans la maison de Joseph.
      18 Ils eurent peur lorsqu'ils furent conduits à la maison de Joseph et se dirent : « C'est à cause de l'argent remis l'autre fois dans nos sacs qu'on nous emmène. C'est pour se jeter sur nous, se précipiter sur nous. C'est pour nous prendre comme esclaves et s'emparer de nos ânes. »
      19 Ils s'approchèrent de l'intendant de Joseph et lui adressèrent la parole à l'entrée de la maison.
      20 Ils dirent : « Pardon, seigneur, nous sommes déjà descendus une fois pour acheter de la nourriture.
      21 Quand nous sommes arrivés à l'endroit où nous devions passer la nuit, nous avons ouvert nos sacs et constaté que l'argent de chacun était à l'entrée de son sac, notre poids exact d’argent. Nous le rapportons avec nous.
      22 Nous avons amené une autre somme d'argent pour acheter de la nourriture. Nous ne savons pas qui avait mis notre argent dans nos sacs. »
      23 L'intendant répondit : « Soyez tranquilles ! N’ayez pas peur : c'est votre Dieu, le Dieu de votre père, qui vous a donné un trésor dans vos sacs. Votre argent m'était bien parvenu. » Puis il leur amena Siméon
      24 et les fit entrer dans la maison de Joseph. Il leur donna de l'eau pour qu’ils puissent se laver les pieds ; il donna aussi du fourrage à leurs ânes.
      25 Ils préparèrent leur cadeau en attendant que Joseph vienne à midi, car on les avait informés qu'ils mangeraient chez lui.
      26 Quand Joseph fut arrivé à la maison, ils lui offrirent le cadeau qu'ils avaient apporté et se prosternèrent jusqu’à terre devant lui.
      27 Il leur demanda comment ils allaient et dit : « Votre vieux père, dont vous aviez parlé, est-il en bonne santé ? Est-il encore en vie ? »
      28 Ils répondirent : « Ton serviteur, notre père, est en bonne santé ; il est encore en vie. » Puis ils s'inclinèrent et se prosternèrent.
      29 Joseph leva les yeux et jeta un regard sur son frère Benjamin, le fils de sa mère. Il demanda : « Est-ce votre jeune frère, celui dont vous m'aviez parlé ? » Et il ajouta : « Que Dieu te fasse grâce, mon fils ! »
      30 Il était profondément ému à la vue de son frère et avait besoin de pleurer. Il entra précipitamment dans une chambre et y pleura.
      31 Après s'être lavé le visage, il en sortit. Retenant son émotion, il ordonna qu’on serve à manger.
      32 On servit séparément Joseph et ses frères. Les Egyptiens qui mangeaient avec lui furent aussi servis séparément, car les Egyptiens ne pouvaient pas manger avec les Hébreux : c'est une pratique abominable à leurs yeux.
      33 Les frères de Joseph s'assirent en sa présence, de l’aîné au plus jeune en fonction de leur âge. Ils se regardaient les uns les autres avec étonnement.
      34 Joseph leur fit porter des plats qui étaient devant lui et Benjamin en eut cinq fois plus que les autres. Ils burent tout leur soûl avec lui.

      Genèse 44

      1 Joseph ordonna à son intendant : « Remplis de nourriture les sacs de ces hommes. Mets-en autant qu'ils pourront en porter et mets l'argent de chacun à l'entrée de son sac.
      2 Tu mettras aussi ma coupe, la coupe en argent, à l'entrée du sac du plus jeune, avec l'argent de son blé. » L'intendant se conforma aux ordres de Joseph.
      3 Le matin, dès qu'il fit jour, on renvoya ces hommes avec leurs ânes.
      4 Ils étaient sortis de la ville et n'en étaient pas très loin lorsque Joseph dit à son intendant : « Pars à la poursuite de ces hommes. Quand tu les auras rattrapés, dis-leur : ‘Pourquoi avez-vous rendu le mal pour le bien ?
      5 N'avez-vous pas la coupe dans laquelle boit mon seigneur et dont il se sert pour deviner l'avenir ? Ce que vous avez fait est mal.’ »
      6 L'intendant les rattrapa et leur répéta ces paroles.
      7 Ils lui répondirent : « Pourquoi notre seigneur parle-t-il de cette façon ? Tes serviteurs n'oseraient pas commettre un tel acte !
      8 Nous t'avons rapporté depuis le pays de Canaan l'argent que nous avions trouvé à l'entrée de nos sacs. Comment aurions-nous pu voler de l'argent ou de l'or dans la maison de ton seigneur ?
      9 Que celui de tes serviteurs sur qui on trouvera la coupe meure et que nous soyons nous-mêmes esclaves de notre seigneur ! »
      10 Il dit : « Qu’on fasse donc comme vous avez dit ! Celui sur qui on trouvera la coupe sera mon esclave et vous, vous serez innocents. »
      11 Aussitôt, chacun descendit son sac à terre et l’ouvrit.
      12 L'intendant les fouilla, en commençant par le plus âgé et en finissant par le plus jeune. La coupe fut trouvée dans le sac de Benjamin.
      13 Ils déchirèrent leurs vêtements. Chacun rechargea son âne et ils retournèrent à la ville.
      14 Juda et ses frères arrivèrent à la maison de Joseph, où il était encore, et ils se prosternèrent jusqu’à terre devant lui.
      15 Joseph leur dit : « Qu’avez-vous fait ? Ne savez-vous pas qu'un homme comme moi a le pouvoir de deviner l'avenir ? »
      16 Juda répondit : « Que pouvons-nous te dire, seigneur ? Comment parler ? Comment nous défendre ? Dieu a découvert la faute de tes serviteurs. Nous voici tes esclaves, seigneur, nous et celui sur qui on a trouvé la coupe. »
      17 Joseph dit : « Que Dieu me garde de faire cela ! C’est l'homme sur qui on a trouvé la coupe qui sera mon esclave. Quant à vous, remontez en toute tranquillité vers votre père. »
      18 Alors Juda s'approcha de Joseph et dit : « Pardon, mon seigneur ! Veuille autoriser ton serviteur à te dire un mot, mon seigneur, et que ta colère ne s'enflamme pas contre ton serviteur, car tu es pareil au pharaon.
      19 Mon seigneur, tu nous as demandé, à nous tes serviteurs : ‘Avez-vous un père ou un frère ?’
      20 Nous avons répondu : ‘Nous avons un vieux père et un jeune frère, qu’il a eu dans sa vieillesse. Cet enfant avait un frère qui est mort et qui était de la même mère. Il ne reste que lui et son père l'aime.’
      21 Tu as dit à tes serviteurs : ‘Faites-le descendre vers moi et que je le voie de mes propres yeux.’
      22 Nous t’avons répondu, seigneur : ‘Le garçon ne peut pas quitter son père. S'il le quitte, son père mourra.’
      23 Tu as dit à tes serviteurs : ‘Si votre jeune frère ne descend pas avec vous, vous ne serez plus admis en ma présence.’
      24 Lorsque nous sommes remontés auprès de ton serviteur mon père, nous lui avons rapporté tes paroles, mon seigneur.
      25 Notre père a dit : ‘Retournez nous acheter un peu de nourriture.’
      26 Nous avons répondu : ‘Nous ne pouvons pas descendre. En revanche, si notre jeune frère est avec nous, nous descendrons, car nous ne pouvons pas être admis en présence de cet homme à moins que notre jeune frère ne soit avec nous.’
      27 Ton serviteur notre père nous a dit : ‘Vous savez que ma femme m'a donné deux fils.
      28 L'un est parti de chez moi. Je pense qu'il a dû être mis en pièces, car je ne l'ai jamais revu.
      29 Si vous me prenez encore celui-ci et qu'il lui arrive un malheur, vous ferez descendre avec douleur mes cheveux blancs dans le séjour des morts.’
      30 Si maintenant je retourne vers ton serviteur mon père sans le garçon auquel il est attaché,
      31 il mourra en voyant qu’il n'est pas là. Quant à tes serviteurs, ils feraient descendre avec douleur les cheveux blancs de ton serviteur notre père dans le séjour des morts.
      32 En effet, moi ton serviteur, je me suis porté garant pour le garçon devant mon père en disant : ‘Si je ne te le ramène pas, je serai pour toujours coupable envers mon père.’
      33 Permets-moi donc de rester à la place du garçon comme esclave de mon seigneur et que le garçon reparte avec ses frères !
      34 Comment pourrai-je remonter vers mon père si le garçon n'est pas avec moi ? Non, je ne veux pas voir le malheur frapper mon père ! »

      Genèse 45

      1 Joseph ne parvenait plus à se retenir devant tous ceux qui l'entouraient. Il s'écria : « Faites sortir tout le monde ! » si bien qu’il ne resta plus personne avec lui quand il se fit reconnaître par ses frères.
      2 Il se mit à sangloter. Les Egyptiens l'entendirent et la nouvelle parvint à l’entourage du pharaon.
      3 Joseph dit à ses frères : « Je suis Joseph ! Mon père est-il encore en vie ? » Mais ses frères furent incapables de lui répondre, tant ils étaient troublés de se retrouver devant lui.
      4 Joseph dit à ses frères : « Approchez-vous de moi » et ils s'approchèrent. Il dit : « Je suis Joseph, votre frère, celui que vous avez vendu à destination de l’Egypte.
      5 Maintenant, ne vous tourmentez pas et ne soyez pas fâchés contre vous-mêmes de m'avoir vendu pour que je sois conduit ici, car c'est pour vous sauver la vie que Dieu m'a envoyé ici avant vous.
      6 Voilà 2 ans que la famine dure dans le pays, et pendant 5 ans encore il n'y aura ni labourage ni moisson.
      7 Dieu m'a envoyé ici avant vous pour vous permettre de subsister dans le pays et pour vous faire vivre en vous accordant une grande délivrance.
      8 Ce n'est donc pas vous qui m'avez envoyé ici, c'est Dieu. Il m'a établi père du pharaon, seigneur de toute sa maison et gouverneur de toute l'Egypte.
      9 Dépêchez-vous de remonter vers mon père pour lui annoncer : ‘Voici ce qu’a dit ton fils Joseph : Dieu m'a établi seigneur de toute l'Egypte. Descends vers moi sans tarder !
      10 Tu habiteras dans la région de Gosen et tu seras près de moi avec tes enfants et petits-enfants, tes brebis et tes bœufs, ainsi que tout ce qui est à toi.
      11 Là je te nourrirai, car il y aura encore cinq années de famine. Ainsi tu ne seras pas réduit à la misère, ni toi, ni ta famille ni tout ce qui t’appartient.’
      12 Vous voyez de vos yeux, et mon frère Benjamin le voit de ses yeux, que c'est moi-même qui vous parle.
      13 Racontez à mon père toute la gloire dont je jouis en Egypte et tout ce que vous avez vu, et dépêchez-vous de faire descendre mon père ici. »
      14 Puis il se jeta au cou de son frère Benjamin et pleura. Benjamin pleura aussi à son cou.
      15 Joseph embrassa tous ses frères en pleurant. Après quoi, ses frères discutèrent avec lui.
      16 Le bruit circula au palais du pharaon que les frères de Joseph étaient arrivés, et cette nouvelle plut au pharaon et à ses serviteurs.
      17 Le pharaon dit à Joseph : « Dis à tes frères : ‘Faites ceci : chargez vos bêtes et partez pour le pays de Canaan ;
      18 prenez votre père et vos familles et venez vers moi. Je vous donnerai ce qu'il y a de meilleur en Egypte et vous mangerez les meilleurs produits du pays.’
      19 Tu as ordre de leur dire : ‘Faites ceci : prenez en Egypte des chariots pour vos enfants et pour vos femmes, amenez votre père et venez.
      20 Ne regrettez pas ce que vous laisserez, car ce qu'il y a de meilleur dans toute l'Egypte sera pour vous.’ »
      21 C’est ce que firent les fils d'Israël. Joseph leur donna des chariots, conformément à l'ordre du pharaon ; il leur donna aussi des provisions pour la route.
      22 Il leur donna à tous des vêtements de rechange, mais à Benjamin il donna 300 pièces d'argent et 5 vêtements de rechange.
      23 Il envoya à son père 10 ânes chargés de ce qu'il y avait de meilleur en Egypte ainsi que 10 ânesses chargées de blé, de pain et de nourriture pour le voyage de son père.
      24 Puis il laissa partir ses frères. Lorsque ceux-ci partirent, il leur dit : « Ne vous disputez pas en chemin ! »
      25 Ils remontèrent de l'Egypte et arrivèrent dans le pays de Canaan vers leur père Jacob.
      26 Ils lui annoncèrent : « Joseph vit encore, et c'est même lui qui gouverne toute l'Egypte. » Cependant, Jacob resta sans réaction parce qu'il ne les croyait pas.
      27 Ils lui rapportèrent alors toutes les paroles que Joseph leur avait dites, et lorsqu’il vit les chariots que Joseph avait envoyés pour le transporter, leur père Jacob se ranima.
      28 Israël dit : « Cela suffit ! Mon fils Joseph est encore en vie ! Je veux aller le voir avant de mourir. »

      Genèse 46

      1 Israël partit donc avec tout ce qui lui appartenait. Arrivé à Beer-Shéba, il offrit des sacrifices au Dieu de son père Isaac.
      2 Dieu parla à Israël dans une vision pendant la nuit. Il dit : « Jacob ! Jacob ! » Israël répondit : « Me voici ! »
      3 Dieu dit : « Je suis Dieu, le Dieu de ton père. N’aie pas peur de descendre en Egypte, car là-bas je ferai de toi une grande nation.
      4 Je descendrai moi-même avec toi en Egypte et je t'en ferai moi-même remonter. C’est Joseph qui te fermera les yeux. »
      5 Jacob quitta Beer-Shéba. Les fils d'Israël installèrent leur père Jacob avec leurs enfants et leurs femmes sur les chariots que le pharaon avait envoyés pour les transporter.
      6 Ils prirent aussi leurs troupeaux et les biens dont ils étaient devenus propriétaires dans le pays de Canaan. C’est ainsi que Jacob se rendit en Egypte avec toute sa famille.
      7 Il emmena avec lui en Egypte ses fils et ses petits-fils, ses filles et ses petites-filles et toute sa famille.
      8 Voici le nom des descendants d'Israël qui vinrent en Egypte. Il y avait Jacob et ses fils. Fils aîné de Jacob : Ruben.
      9 Fils de Ruben : Hénoc, Pallu, Hetsron et Carmi.
      10 Fils de Siméon : Jemuel, Jamin, Ohad, Jakin et Tsochar, ainsi que Saül, le fils de la Cananéenne.
      11 Fils de Lévi : Guershon, Kehath et Merari.
      12 Fils de Juda : Er, Onan, Shéla, Pérets et Zérach ; cependant, Er et Onan moururent dans le pays de Canaan. Les fils de Pérets furent Hetsron et Hamul.
      13 Fils d'Issacar : Thola, Puva, Job et Shimron.
      14 Fils de Zabulon : Séred, Elon et Jahleel.
      15 Voilà quels étaient les descendants que Léa avait donnés à Jacob à Paddan-Aram, en plus de sa fille Dina. Ses descendants et descendantes étaient 33 au total.
      16 Fils de Gad : Tsiphjon, Haggi, Shuni, Etsbon, Eri, Arodi et Areéli.
      17 Fils d'Aser : Jimna, Jishva, Jishvi et Beria ainsi que Sérach, leur sœur. Fils de Beria : Héber et Malkiel.
      18 Voilà quels étaient les descendants de Zilpa, la servante dont Laban avait fait cadeau à sa fille Léa ; elle donna ces enfants à Jacob, 16 personnes au total.
      19 Fils de Rachel, la femme de Jacob : Joseph et Benjamin.
      20 En Egypte, Joseph eut Manassé et Ephraïm, que lui donna Asnath, fille de Poti-Phéra, le prêtre d'On.
      21 Fils de Benjamin : Béla, Béker, Ashbel, Guéra, Naaman, Ehi, Rosh, Muppim, Huppim et Ard.
      22 Voilà quels sont les descendants que Jacob eut par Rachel, 14 personnes au total.
      23 Fils de Dan : Hushim.
      24 Fils de Nephthali : Jahtseel, Guni, Jetser et Shillem.
      25 Voilà quels sont les descendants de Bilha, la servante dont Laban avait fait cadeau à sa fille Rachel ; elle donna ces enfants à Jacob, 7 personnes au total.
      26 Le nombre total des personnes qui accompagnèrent Jacob en Egypte et qui étaient issues de lui était de 66, sans compter les femmes des fils de Jacob.
      27 Joseph avait 2 fils qui lui étaient nés en Egypte. Le nombre total des personnes de la famille de Jacob qui vinrent en Egypte était de 70.
      28 Jacob envoya Juda vers Joseph avant lui pour qu'il lui prépare la voie en Gosen, et ils arrivèrent dans la région de Gosen.
      29 Joseph attela son char et y monta pour aller à la rencontre de son père Israël en Gosen. Dès qu'il le vit, il se jeta à son cou et pleura longtemps sur son épaule.
      30 Israël dit à Joseph : « Je peux mourir maintenant, puisque tu es encore en vie et que j'ai vu ton visage. »
      31 Joseph dit à ses frères et à la famille de son père : « Je vais avertir le pharaon et je lui dirai : ‘Mes frères et la famille de mon père, qui étaient dans le pays de Canaan, sont venus vers moi.
      32 Ces hommes sont bergers, car ils élèvent du bétail. Ils ont amené leurs brebis, leurs bœufs et tout ce qui leur appartient.’
      33 Quand le pharaon vous appellera et demandera : ‘Quelle est votre occupation ?’
      34 vous répondrez : ‘Tes serviteurs ont élevé du bétail depuis leur jeunesse jusqu'à présent, tout comme leurs ancêtres.’De cette manière vous pourrez habiter dans la région de Gosen, puisque tous les bergers font horreur aux Egyptiens. »

      Genèse 47

      1 Joseph alla avertir le pharaon et lui dit : « Mes frères et mon père sont venus du pays de Canaan avec leurs brebis, leurs bœufs et tout ce qui leur appartient ; ils sont dans la région de Gosen. »
      2 Il avait pris cinq de ses frères et il les présenta au pharaon.
      3 Le pharaon leur dit : « Quelle est votre occupation ? » Ils répondirent au pharaon : « Tes serviteurs sont bergers, tout comme l'étaient leurs ancêtres. »
      4 Ils dirent encore au pharaon : « Nous tes serviteurs, nous sommes venus pour séjourner dans le pays parce qu'il n'y a plus de pâturage pour notre bétail. En effet, la famine pèse lourdement sur le pays de Canaan. Veuille donc autoriser tes serviteurs à s’installer dans la région de Gosen ! »
      5 Le pharaon dit à Joseph : « Ton père et tes frères sont venus vers toi.
      6 L'Egypte est devant toi. Installe ton père et tes frères dans la meilleure partie du pays. Qu'ils habitent dans la région de Gosen. Et si tu sais qu’il y a parmi eux des hommes capables, confie-leur la responsabilité de mes troupeaux. »
      7 Joseph fit venir son père Jacob et le présenta au pharaon. Jacob bénit le pharaon.
      8 Le pharaon dit à Jacob : « Quel âge as-tu ? »
      9 Jacob répondit au pharaon : « Ma vie errante dure depuis 130 ans. Elle a été courte et mauvaise, et elle n’a pas atteint la durée de la vie errante de mes ancêtres. »
      10 Jacob bénit encore le pharaon et se retira de devant lui.
      11 Joseph installa son père et ses frères, il leur donna une propriété en Egypte dans la meilleure partie du pays, dans la région de Ramsès, conformément aux ordres du pharaon.
      12 Joseph fournit du pain à son père et à ses frères ainsi qu’à toute la famille de son père, en tenant compte du nombre d’enfants.
      13 Il n'y avait plus de pain dans tout le pays, car la famine était très grande. L’Egypte et le pays de Canaan dépérissaient à cause de la famine.
      14 Joseph récolta tout l'argent disponible en Egypte et dans le pays de Canaan et versé en échange de blé, et il le fit entrer dans la maison du pharaon.
      15 Quand l'argent de l'Egypte et du pays de Canaan fut épuisé, tous les Egyptiens vinrent trouver Joseph en disant : « Donne-nous du pain ! Pourquoi mourrions-nous sous tes yeux ? En effet, il n’y a plus d'argent. »
      16 Joseph dit : « Donnez vos troupeaux et je vous donnerai du pain en échange de votre bétail, s’il n’y a plus d'argent. »
      17 Ils amenèrent leurs troupeaux à Joseph et celui-ci leur donna du pain en échange des chevaux, des troupeaux de brebis et de bœufs et des ânes. Il leur fournit ainsi du pain cette année-là en échange de tous leurs troupeaux.
      18 Lorsque cette année fut passée, l'année suivante ils vinrent trouver Joseph et lui dirent : « Nous ne te cacherons pas, seigneur, que l'argent est épuisé et que nos troupeaux de bétail sont déjà en ta possession, seigneur. Il ne reste plus rien devant toi, seigneur, si ce n’est notre corps et nos terres.
      19 Pourquoi mourrions-nous sous tes yeux, nous et nos terres ? Achète-nous avec nos terres en échange de pain et nous serons au service du pharaon, nous et nos terres. Donne-nous de quoi semer afin que nous restions en vie et ne mourions pas, et que nos terres ne soient pas dévastées. »
      20 Joseph acheta toutes les terres de l'Egypte pour le pharaon. En effet, les Egyptiens vendirent chacun leur champ parce que la famine les pressait. C’est ainsi que le pays devint la propriété du pharaon.
      21 Quant à la population, il la déplaça dans les villes, d'un bout à l'autre des frontières de l'Egypte.
      22 Il n’y eut que les terres des prêtres qu’il n'acheta pas, parce qu'il y avait une prescription du pharaon en leur faveur : ils vivaient du revenu que leur assurait le pharaon, c'est pourquoi ils ne vendirent pas leurs terres.
      23 Joseph dit au peuple : « Je vous ai achetés aujourd'hui, ainsi que vos terres, pour le pharaon. Voici de la semence pour vous et vous pourrez ensemencer le sol.
      24 Vous donnerez un cinquième de la récolte au pharaon et vous aurez les quatre autres parties pour ensemencer les champs et pour vous nourrir, vous, vos enfants et les membres de votre foyer. »
      25 Ils dirent : « Tu nous sauves la vie ! Si nous trouvons grâce à tes yeux, seigneur, nous serons esclaves du pharaon. »
      26 Joseph fit de cela une prescription, en vigueur aujourd'hui encore, d'après laquelle un cinquième du revenu des terres de l'Egypte appartient au pharaon. Seules les terres des prêtres n’appartiennent pas au pharaon.
      27 Quant à Israël, il s’installa donc en Egypte dans la région de Gosen. Ils acquirent des propriétés, eurent des enfants et devinrent très nombreux.
      28 Jacob vécut 17 ans en Egypte, et la durée de sa vie fut de 147 ans.
      29 Lorsque Israël approcha du moment de sa mort, il appela son fils Joseph et lui dit : « Si j'ai trouvé grâce à tes yeux, mets ta main sous ma cuisse et jure que tu feras preuve de bonté et de fidélité envers moi en ne m'enterrant pas en Egypte.
      30 Quand je serai couché en compagnie de mes ancêtres, tu me transporteras à l’extérieur de l'Egypte et tu m'enterreras dans le tombeau familial. » Joseph répondit : « J'agirai conformément à ta parole. »
      31 Jacob dit : « Jure-le-moi ! » Et Joseph le lui jura. Puis Israël *se prosterna à la tête de son lit.

      Genèse 48

      1 Après cela, on vint dire à Joseph : « Ton père est malade. » Il prit avec lui ses deux fils Manassé et Ephraïm.
      2 On avertit Jacob, on lui dit : « Voici ton fils Joseph qui vient vers toi. » Israël rassembla ses forces et s'assit sur son lit.
      3 Jacob dit à Joseph : « Le Dieu tout-puissant m'est apparu à Luz, dans le pays de Canaan, et il m'a béni.
      4 Il m'a dit : ‘Je te donnerai des enfants, je rendrai tes descendants nombreux et je ferai sortir de toi tout un groupe de peuples. Je donnerai ce pays à ta descendance après toi pour qu'elle le possède toujours.’
      5 Désormais, les deux fils qui te sont nés en Egypte avant mon arrivée vers toi en Egypte seront les miens : Ephraïm et Manassé seront mes fils, tout comme Ruben et Siméon.
      6 Quant aux enfants que tu as eus après eux, ils resteront les tiens. Ils seront associés à leurs frères dans leur héritage.
      7 A mon retour de Paddan, Rachel est morte en route près de moi dans le pays de Canaan, à une certaine distance d'Ephrata. C'est là que je l'ai enterrée, sur le chemin d'Ephrata, c'est-à-dire Bethléhem. »
      8 Puis Israël regarda les fils de Joseph et demanda : « Qui sont ceux-ci ? »
      9 Joseph répondit à son père : « Ce sont mes fils. Dieu me les a donnés ici. » Israël dit : « Fais-les approcher de moi pour que je les bénisse. »
      10 La vue d'Israël avait baissé à cause de la vieillesse, il ne voyait plus bien. Joseph les fit approcher de lui et Israël les embrassa et les étreignit tendrement.
      11 Israël dit à Joseph : « Je ne pensais pas revoir ton visage et voici que Dieu me fait même voir ta descendance ! »
      12 Joseph les retira des genoux de son père et se prosterna jusqu’à terre devant lui.
      13 Puis il les prit tous les deux par la main : il tint Ephraïm de la main droite, de telle sorte qu’il était à gauche d'Israël, et Manassé de la main gauche, de telle sorte qu’il était à droite d'Israël, et il les fit approcher de lui.
      14 Israël tendit sa main droite et la posa sur la tête d'Ephraïm, qui était le plus jeune, et il posa sa main gauche sur la tête de Manassé. Ce fut intentionnellement qu'il posa ses mains ainsi, car Manassé était l'aîné.
      15 Il bénit Joseph et dit : « Que le Dieu devant lequel ont marché mes pères Abraham et Isaac, le Dieu qui a pris soin de moi depuis que j'existe jusqu’à aujourd’hui,
      16 l'ange qui m'a délivré de tout mal, bénisse ces garçons ! Que mon nom et celui de mes pères Abraham et Isaac subsistent à travers eux et qu'ils se multiplient abondamment à l’intérieur du pays ! »
      17 Joseph vit avec déplaisir que son père posait sa main droite sur la tête d'Ephraïm. Il prit la main de son père pour la détourner de la tête d'Ephraïm et la diriger sur celle de Manassé.
      18 Joseph dit à son père : « Ce n’est pas juste, mon père, car c'est celui-ci qui est l'aîné. Pose ta main droite sur sa tête ! »
      19 Son père refusa et dit : « Je sais, mon fils, je sais. Lui aussi donnera naissance à un peuple, lui aussi sera grand, mais son frère cadet sera plus grand que lui et sa descendance remplira les nations. »
      20 Il les bénit ce jour-là. Il dit : « C'est par toi qu'Israël bénira en disant : ‘Que Dieu te traite comme Ephraïm et comme Manassé !’ » Il plaça Ephraïm avant Manassé.
      21 Israël dit à Joseph : « Je vais mourir, mais Dieu sera avec vous et il vous fera retourner dans le pays de vos ancêtres.
      22 Je te donne une part de plus qu'à tes frères : Sichem, que j'ai prise aux Amoréens avec mon épée et mon arc. »

      Genèse 49

      1 Jacob appela ses fils et dit : « Rassemblez-vous et je vous annoncerai ce qui vous arrivera dans l’avenir. ##
      2 Rassemblez-vous et écoutez, fils de Jacob ! #Ecoutez Israël, votre père !
      3 » Ruben, toi, mon aîné, #toi qui es ma force et le premier de mes enfants, #supérieur en dignité et en puissance, #
      4 impétueux comme l’eau, tu n'auras aucun avantage, #car tu es monté sur le lit de ton père, #tu as souillé mon lit en y montant.
      5 » Siméon et Lévi sont frères ; #leurs épées sont des instruments de violence. #
      6 Je ne veux pas participer à leur conciliabule, #je ne veux pas m’associer à leur assemblée, #car pour assouvir leur colère ils ont tué des hommes #et pour suivre leurs désirs ils ont mutilé les jarrets des taureaux. #
      7 Maudite soit leur colère, car elle est violente, #et leur fureur, car elle est cruelle ! #Je les séparerai dans Jacob, #je les disperserai dans Israël.
      8 » Juda, c’est toi que tes frères célébreront. #Ta main sera sur la nuque de tes ennemis. #Les fils de ton père se prosterneront devant toi. #
      9 Juda est un jeune lion. #Tu reviens du carnage, mon fils ! #*Il plie les genoux, il se couche comme un lion, #comme une lionne : qui le fera se lever ? #
      10 Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, #ni le bâton souverain d'entre ses pieds, #jusqu'à ce que vienne le Shilo #et que les peuples lui obéissent. #
      11 Il attache son âne à la vigne #et le petit de son ânesse au meilleur cep. #Il lave son vêtement dans le vin #et son manteau dans le sang des raisins. #
      12 Il a les yeux rouges de vin #et les dents blanches de lait.
      13 » Zabulon résidera sur la côte maritime, #il sera sur la côte des bateaux #et sa frontière s'étendra du côté de Sidon.
      14 » Issacar est un âne robuste #qui se couche dans les étables. #
      15 Il voit que le repos est agréable #et que la région est magnifique, #et il courbe son épaule sous le fardeau, #il se soumet à des corvées d’esclave.
      16 » Dan jugera son peuple #comme une seule des tribus d'Israël. #
      17 Dan sera un serpent sur le chemin, #une vipère sur le sentier, #qui mord les talons du cheval #pour que le cavalier tombe à la renverse.
      18 » J'espère en ton secours, Eternel ! #
      19 Gad sera attaqué par des bandes armées, #mais c’est lui qui les attaquera et les poursuivra.
      20 » Aser produit une nourriture excellente ; #il fournira les plats les plus raffinés des rois.
      21 » Nephthali est une biche en liberté. #Il profère de belles paroles.
      22 » Joseph est le rejeton d'un arbre fertile, #le rejeton d'un arbre fertile près d'une source ; #ses branches dépassent le mur. #
      23 On l’a provoqué, on lui a lancé des flèches, #les archers l'ont poursuivi de leur haine, #
      24 mais son arc est resté ferme #et ses bras ont été fortifiés #par l’intervention du Dieu puissant de Jacob. #Il est ainsi devenu le berger, le rocher d'Israël. #
      25 C'est l'œuvre du Dieu de ton père, et il t'aidera ; #c'est l'œuvre du Tout-Puissant, et il te bénira. #Il t’accordera les bénédictions du ciel, #les bénédictions de l’eau souterraine, #les bénédictions de la mamelle et du ventre maternel. #
      26 Les bénédictions de ton père dépassent celles de ses ancêtres, #elles vont jusqu’aux limites des anciennes collines. #Qu'elles reposent sur la tête de Joseph, #sur le crâne de celui qui est le prince consacré de ses frères !
      27 » Benjamin est un loup qui déchire. #Le matin il dévore sa proie, #et le soir il partage le butin. »
      28 Voilà quels sont tous ceux qui forment les douze tribus d'Israël, et voilà ce que leur dit leur père en les bénissant. Il les bénit en attribuant à chacun la bénédiction qui lui était propre.
      29 Puis il leur donna cet ordre : « Je vais rejoindre les miens. Enterrez-moi avec mes pères dans la grotte qui se trouve dans le champ d'Ephron le Hittite,
      30 dans la grotte du champ de Macpéla, vis-à-vis de Mamré dans le pays de Canaan. C'est le champ qu'Abraham a acheté à Ephron le Hittite comme propriété funéraire.
      31 C’est là qu’on a enterré Abraham et sa femme Sara, là qu’on a enterré Isaac et sa femme Rebecca, et c’est là que j'ai enterré Léa.
      32 Le champ et la grotte qui s'y trouve ont été achetés aux Hittites. »
      33 Lorsque Jacob eut fini de donner ses ordres à ses fils, il remit ses pieds dans le lit, il expira et alla rejoindre les siens.

      Genèse 50

      1 Joseph se jeta sur le visage de son père, pleura sur lui et l'embrassa.
      2 Il ordonna aux médecins qui étaient à son service d'embaumer son père, et les médecins embaumèrent Israël.
      3 Ce furent 40 jours qui passèrent ainsi et furent employés à l'embaumer. Les Egyptiens le pleurèrent 70 jours.
      4 Quand les jours de deuil furent passés, Joseph s'adressa aux membres de l’entourage du pharaon en disant : « Si j'ai trouvé grâce à vos yeux, rapportez au pharaon ce que je vous dis.
      5 Mon père m'a fait prêter serment en disant : ‘Je vais mourir. Tu m'enterreras dans le tombeau que je me suis préparé dans le pays de Canaan.’Je voudrais donc monter là-bas pour enterrer mon père et revenir. »
      6 Le pharaon répondit : « Montes-y et enterre ton père conformément au serment qu’il t’a fait faire. »
      7 Joseph monta enterrer son père. Il fut accompagné de tous les serviteurs du pharaon, des responsables du palais, de tous les responsables de l'Egypte,
      8 de tout son propre entourage, de ses frères et de la famille de son père. On ne laissa dans la région de Gosen que les enfants ainsi que le petit et le gros bétail.
      9 Il y avait encore avec Joseph des chars et des cavaliers, de sorte que le cortège était très nombreux.
      10 Arrivés à l'aire de battage d'Athad qui se trouve de l'autre côté du Jourdain, ils firent entendre de grandes et très profondes lamentations. Joseph fit un deuil de sept jours en l'honneur de son père.
      11 Les habitants du pays, les Cananéens, furent témoins de ce deuil dans l'aire de battage d'Athad et ils dirent : « Quel deuil important pour les Egyptiens ! » Voilà pourquoi on a appelé Abel-Mitsraïm cette aire de battage qui se trouve de l'autre côté du Jourdain.
      12 C'est ainsi que les fils de Jacob se conformèrent aux ordres de leur père.
      13 Ils le transportèrent dans le pays de Canaan et l'enterrèrent dans la grotte du champ de Macpéla, achetée comme propriété funéraire par Abraham à Ephron le Hittite et qui se trouve vis-à-vis de Mamré.
      14 Après avoir enterré son père, Joseph retourna en Egypte avec ses frères et tous ceux qui étaient montés avec lui pour enterrer son père.
      15 Quand les frères de Joseph virent que leur père était mort, ils se dirent : « Si Joseph nous prenait en haine et nous rendait tout le mal que nous lui avons fait ! »
      16 Et ils firent dire à Joseph : « Ton père a donné l’ordre suivant, avant de mourir :
      17 ‘Voici ce que vous direz à Joseph : Oh ! Pardonne le crime de tes frères et leur péché, car ils t'ont fait du mal !’Pardonne maintenant le crime des serviteurs du Dieu de ton père ! » Joseph pleura à l’écoute de leur message.
      18 Ses frères vinrent eux-mêmes se jeter à ses pieds et dire : « Nous sommes tes serviteurs. »
      19 Joseph leur dit : « N’ayez pas peur ! Suis-je en effet à la place de Dieu ?
      20 Vous aviez projeté de me faire du mal, Dieu l'a changé en bien pour accomplir ce qui arrive aujourd'hui, pour sauver la vie à un peuple nombreux.
      21 Désormais, n’ayez donc plus peur : je pourvoirai à vos besoins et à ceux de vos enfants. » C’est ainsi qu’il les réconforta en parlant à leur cœur.
      22 Joseph habita en Egypte, ainsi que la famille de son père. Il vécut 110 ans.
      23 Joseph vit les fils d'Ephraïm jusqu'à la troisième génération et il tint même les fils de Makir, le fils de Manassé, sur ses genoux à leur naissance.
      24 Joseph dit à ses frères : « Je vais mourir, mais Dieu interviendra pour vous et vous fera remonter de ce pays-ci jusque dans le pays qu'il a juré de donner à Abraham, à Isaac et à Jacob. »
      25 Joseph fit jurer les fils d'Israël en disant : « Quand Dieu interviendra pour vous, vous ferez remonter mes ossements loin d'ici. »
      26 Joseph mourut à l'âge de 110 ans. On l'embauma et on le mit dans un cercueil en Egypte.
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.