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    • Exode 1

      1

      Le livre de l'Exode relate la formation des enfants d'Israël, en tant qu'église et nation. Jusqu'ici, nous avons vu la vraie religion, au sein de la vie domestique, maintenant, nous allons commencer à voir ses effets sur la destinée des royaumes et des nations. « Exode » signifie « le départ » ; le principal événement mentionné est le départ d'Égypte du peuple d'Israël et la fin de l'esclavage égyptien ; cela confirme simplement l'accomplissement de plusieurs promesses et prophéties faites à Abraham et à sa descendance ; l'exode préfigure aussi l'état de l'église, dans le désert de ce monde, jusqu'à son arrivée dans le merveilleux pays de Canaan, le repos Éternel.

      Les enfants d'Israël croissent en Égypte, Après la mort de Joseph. (Exode 1:8-14)
      Ils sont opprimés, Mais se multiplient extraordinairement. (Exode 1:1-7)
      La tuerie des enfants. (Exode 1:15-22)

      Pendant plus de deux cents ans, alors qu'Abraham, Isaac, et Jacob vivaient librement, les Hébreux se sont accrus Progressivement ; il y eut seulement soixante-dix personnes environ qui sont entrées en Égypte. Et là, en un nombre à peu près identique d'années, malgré l'esclavage cruel, les Hébreux devinrent une grande nation. Cette croissance merveilleuse était conforme à la promesse faite il y a bien longtemps à leurs pères. Bien que l'accomplissement des promesses de Dieu soit parfois long à voir le jour, il est inexorable.
      8 La terre d'Égypte est devenue pour Israël une maison d'esclavage. Le lieu où nous avons été heureux, peut rapidement devenir l'endroit de notre affliction; cela peut nous amener à la Croix, de laquelle nous pouvons attendre tout soulagement. Il faut cesser de se confier en l'homme, et ne pas dire de n'importe quel endroit : « C'est un paradis, c'est un lieu de repos ». Tous ceux qui ont connu Joseph, l'ont aimé, et étaient courtois avec ses frères, dans leur propre intérêt ; mais les services, les plus utiles qu'un homme puisse rendre à d'autres, sont vite oubliés après sa mort. Nous devrions rechercher avec zèle à servir Dieu et à aimer notre prochain, quel qu'il soit, en oubliant notre propre personne et en nous consacrant à l'amour des autres. La vexation d'Israël envers les Égyptiens se manifestait par leur prospérité.

      Il n'y a rien de plus détestable pour un homme mauvais, que la prospérité du juste.

      Les Égyptiens ont eu peur que les enfants d'Israël soient tentés de rejoindre l'ennemi, pour ensuite quitter le pays. La méchanceté est lâche et injuste ; elle rend craintif l'homme, sans raison, et le pousse à se sauver alors que personne ne le poursuit. La sagesse humaine n'est parfois que sottise, elle côtoie souvent le péché. Le peuple de Dieu était assujetti à des chefs de corvée, qui les chargeaient non seulement de lourds fardeaux, mais qui ne cherchaient qu'à les affliger. Ces chefs ont non seulement forcé le peuple à servir pour le bénéfice de Pharaon, mais ils ont fait en sorte que leurs vies soient vraiment amères. Les Israélites se sont merveilleusement accrus. Le christianisme croît davantage quand il est persécuté : le sang des martyrs était la semence de l'église. Les Égyptiens, en prenant position contre le Seigneur et Son peuple, Israël, n'ont fait que se leurrer, et finirent par se placer dans une situation des plus humiliante.

      15 Les Égyptiens ont essayé de détruire Israël en massacrant ses enfants. L'inimitié qui existe entre la postérité du serpent et celle de la femme, ôte tout sentiment de pitié envers les hommes. Il est clair que les Hébreux étaient alors sous une bénédiction particulière. Nous pouvons constater que les services rendus au peuple d'Israël sont souvent récompensés par une faveur divine. Pharaon a donné l'ordre de tuer tous les enfants mâles des Hébreux. L'ennemi, par l'intermédiaire du Pharaon, a tenté de détruire l'église, même si celle-ci n'était que dans un état embryonnaire ; il a essayé d'étouffer toute tentative de salut pour l'homme. Il serait souhaitable que ceux qui désirent la vie éternelle, soient effrayés par leur péché et s'adressent, avec ferveur, directement au Seigneur, afin de pouvoir survivre.

      Exode 2

      1

      Moïse est né, il est déposé sur le fleuve. (Exode 2:1-4)
      Il est récupéré et porté à la fille du Pharaon. (Exode 2:5-10)
      Moïse tue un Égyptien et fuit au pays de Madian. (Exode 2:11-15)
      Moïse épouse la fille de Jéthro. (Exode 2:16-22)
      Dieu entend le cri des enfants d'Israël. (Exode 2:23-25)

      Remarquez les dispositions prises par la Providence : au moment précis où Pharaon, parvenu au fait de sa puissance, a cruellement ordonné de tuer les enfant des Hébreux, celui qui devait les délivrer est né! Quand les hommes tentent de détruire l'église, Dieu prépare de Son côté le moyen qui la sauvera. Les parents de Moïse virent que leur fils était beau.

      Une foi réelle peut être encouragée par le moindre signe de la faveur divine. Il est dit en Heb 11:23, que les parents de Moïse le cachèrent par la foi ; ils s'appuyaient sur le fait qu'Israël serait préservé selon la promesse divine. La foi dans ces promesses, incite à exploiter des moyens tout à fait légaux, dans le but d'obtenir la miséricorde divine. S'il nous appartient de connaître notre devoir, les évènements, quant à eux, sont conduits par Dieu. Trois mois plus tard, les parents ne pouvaient cacher leur enfant davantage ; ils le placèrent donc dans un panier de jonc, au bord du fleuve, et confièrent à sa sœur le soin de surveiller l'évolution des faits. Si l'affection et le soin de cette mère pour son enfant semblent être assez limités, que pourrons-nous penser de celle de notre Seigneur, dont l'amour et la compassion sont sans limites ! Même quand il conduisait les Israélites dans le désert, Moïse n'était pas été autant protégé que lors de ce périple sur le fleuve, simple bébé sans aide. Ni les eaux du Nil, ni les Égyptiens ne pouvaient lui faire de mal. C'est quand nous sommes au point le plus bas de la vague que Dieu est alors le plus près de nous !

      5 Remarquez bien l'endroit où se trouvait ce grand homme qu'était Moïse, alors qu'il n'était qu'un simple enfant : il se trouvait dans un panier de jonc, le long du fleuve. Gisant ainsi, sans protection, il aurait bien pu périr ! Mais la Providence a dirigé la fille de Pharaon vers l'endroit où se trouvait ce pauvre bébé abandonné, tout en sensibilisant son cœur afin de le sauver : c'est précisément ce qu'elle a fait ! Le soin que Dieu nous accorde durant notre enfance devrait nous conduire à Le remercier davantage, dans nos louanges. Pharaon pensait cruellement pouvoir détruire les enfants d'Israël, mais sa propre fille a eu pitié d'un petit Hébreux : elle a éprouvé non seulement de la compassion, mais de plus, sans le savoir, elle a préservé le sauveur d'Israël, en lui procurant une nurse, en l'occurrence sa propre mère. Alors que Moïse aurait pu avoir une nurse quelconque, sa sœur est allée chercher sa propre mère ! Moïse fut ensuite traité comme le fils de la fille de Pharaon.

      Beaucoup de personnes se trouvant à la naissance, dans la simplicité et la pauvreté, peuvent se voir portées, par la Providence toute surprenante, à des rangs élevés du monde, ceci pour témoigner aux hommes que Dieu régit toutes choses !

      11 Moïse prend courageusement à cœur la cause du peuple de Dieu. Le chapitre Heb 11, annonce clairement qu'il a agi par la foi, délaissant volontairement les honneurs, les richesses et les plaisirs dus à son rang, à la cour d'Égypte. Par la grâce de Dieu, il fut participant, par la foi, à l'annonce de Christ, qui devait, Lui, sauver ultérieurement le monde. Étant convaincu qu'Israël était vraiment le peuple de Dieu, Moïse était prêt, non seulement à prendre tous les risques, mais aussi à souffrir pour cette population. Étant sous le couvert céleste et ne cherchant qu'à mettre en pratique ses convictions, Moïse tua cet Égyptien et sauva les Israélites oppressés. Il chercha également à mettre fin à une dispute entre deux Hébreux. Les réprimandes du patriarche pourraient être toujours d'actualité.

      Ne pourrions-nous pas les présenter à ceux qui lors de débats furieux, divisent et affaiblissent l'Église ? Ces opposants oublient qu'ils sont frères ! Ce fut exactement le cas de ces deux Hébreux. Nous sommes fautifs si nous mêlons la colère aux réprimandes. Ceux qui méprisent les reproches faits avec justesse, ne mesurent pas réellement la portée de leurs actes, et ne discernent pas tout le mal qui leur est infligé par leurs ennemis ; après ces faits, Moïse, s'étant heurté à la mentalité de ces Hébreux, aurait très bien pu retourner à la cour, en tant que fils de la fille du Pharaon. Nous devons rester prudents face à certains comportements du peuple de Dieu, qui peut parfois agir par pure folie ou sous le couvert de l'irritation. Moïse a été obligé de fuir au pays de Madian. Tel fut l'ordre divin, ceci pour une assurer une fin de l'histoire pleine de sagesse et de sainteté.

      16 Moïse, au pays de Madian, rencontra des bergers. Malgré son rang, à la cour d'Égypte, il était prêt à aider les filles de Réuel, pour faire boire les troupeaux. Moïse aimait que la justice soit rendue, il cherchait à défendre ceux qui étaient injuriés ; c'est d'ailleurs ce que devrait faire chacun de nous, dans la mesure du possible. Moïse aimait faire le bien.

      Quel que soit l'endroit où la Providence nous place, nous devrions désirer et chercher à être utiles. Si nous ne pouvons pas réaliser tout le bien que nous voudrions, soyons au moins prêts à accomplir ce qu'il nous est possible de faire. Moïse salua le prince de Madian ; le patriarche épousa une de ses filles et eut un fils, Guerschom, nom qui signifie « j'habite un pays étranger », se souvenant qu'il n'était qu'un étranger dans ce pays.

      23 En Égypte, les Israélites étaient toujours esclaves, malgré le fait que leurs enfants ne fussent plus exterminés. Parfois le Seigneur permet que le méchant inflige de longues et lourdes peines aux enfants de Dieu. Les enfants d'Israël, sous la servitude, commencèrent à porter leur regard vers Dieu. C'est une miséricorde de voir le Seigneur se pencher vers nous, dans un esprit de délivrance, quand nous Lui adressons nos cris de misère. Dieu entendit les gémissements des enfants d'Israël ; la Parole nous indique clairement que l'Éternel eut compassion de Son peuple. Il se rappela Son Alliance faite avec Abraham, Isaac et Jacob. Dieu basa cette compassion sur l'alliance qu'Il avait passée et non sur un quelconque mérite des enfants d'Israël. Le texte nous dit : « Dieu regarda les enfants d'Israël ». Moïse les avait aussi regardés, tout en éprouvant de la pitié, mais maintenant Dieu les regarde, en vue de les aider. L'Éternel a maintenant les yeux fixés sur Israël, pour se révéler à Son peuple.

      Dieu est toujours ainsi, une Aide vraiment efficace, lors de l'épreuve. « Prend courage, toi qui est conscient de tes fautes, écrasé par le poids de tes péchés, porte tes regards vers Celui qui accorde la délivrance ». Dieu, au travers de Jésus Christ, te regarde aussi. Il joint Son Amour à la Promesse de la Rédemption.

      « Venez à Moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos », Matthieu 11:28.

      Exode 3

      1

      Dieu apparaît à Moïse dans un buisson ardent. (Exode 3:1-6)
      Dieu envoie Moïse pour délivrer Israël. (Exode 3:7-10)
      Le nom de Jéhovah. (Exode 3:11-15)
      La délivrance promise aux Israélites. (Exode 3:16-22)

      Les années de la vie de Moïse sont réparties en trois périodes de quarante ans ; la première partie s'est passée à la cour de Pharaon, la deuxième en tant que berger, au pays de Madian et la troisième pendant laquelle il fut un grand dirigeant. Remarquez à quel point la destinée d'un homme peut changer au cours de sa vie ! La première fois que Dieu apparut à Moïse, ce dernier s'occupait des moutons. Cela peut sembler être une bien modeste occupation, pour un homme possédant une telle éducation, mais il s'en accommodait apparemment ; ce travail lui a appris l'humilité et le contentement de peu, qualités qui sont mentionnées plus loin dans la Parole. Satan aime nous voir paresser ; Dieu, quant à Lui, aime que nous soyons actifs. Le fait de nous retrouver seul, nous permet d'entrer vraiment en communion avec Dieu. À sa grande surprise, Moïse vit un buisson ardent, sans avoir vu comment ce dernier avait été allumé. Ce buisson était en feu et ne se consumait pas ; c'est un peu une image du peuple de Dieu en Égypte. Cela nous rappelle également l'Église à travers les âges, persécutée sévèrement, mais préservée de la destruction, par la présence de Dieu.

      Dans l'Écriture, le feu est l'emblème de la Sainteté et de la Justice divines ; il caractérise également les afflictions et les épreuves que Dieu envoie pour purifier Son peuple ; le feu représente aussi le baptême du Saint Esprit, par lequel les affections du péché sont consumées et qui transforme l'âme en une image conforme à la nature divine.

      Dieu, dans Sa miséricorde, appela Moïse ; ce dernier répondit aussitôt. Ceux qui désirent entrer en communion avec Dieu, doivent se plier à Ses ordonnances, par lesquelles Il se manifeste, Lui et Sa gloire ; Moïse a vu cette gloire, même au sein de ce buisson. Le fait d'ôter ses chaussures fut pour le patriarche un signe de respect et de soumission.

      Nous devrions nous approcher de Dieu dans la solennité, avec des cœurs préparés, cherchant à éviter tout propos léger ou grossier et tout service peu convenable.

      Dieu n'a pas dit : « J'étais le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob », mais, « Je suis... ». Les patriarches vivent encore, malgré le fait que leur corps soit dans la tombe depuis de nombreuses années. Aucun laps de temps ne peut séparer l'âme des justes, du Créateur. Par ce témoignage, Dieu instruisit Moïse, sur l'existence d'un autre monde ; Il a ainsi affermi sa foi sur cet état futur. C'est ce qu'annonce aussi notre Seigneur Jésus, à propos de la résurrection des morts, dans Luc 20:37. Moïse cacha son visage, comme s'il était à la fois effrayé et honteux de voir Dieu.

      Plus nous discernons Dieu, Sa Grâce et Son Amour, plus nous sommes amenés à l'adorer avec révérence, sous une crainte respectueuse de Sa Personne.

      7 Dieu remarque à quel point Israël est affligé. Dieu connaissait les souffrances et les cris les plus intimes de Son peuple : Il voyait l'oppression qu'il endurait ; le plus grand oppresseur qui puisse exister ne peut résister à la puissance divine. Dieu promet une délivrance rapide, par des méthodes qui dépassent l'entendement humain. Ceux que Dieu, dans Sa grâce, délivre de l'Égypte spirituelle, seront conduits vers le Canaan céleste !
      11 Au début, Moïse pensait pouvoir être capable de délivrer Israël et il commença cette tâche trop précipitamment. Bien vite, il se rendit compte de sa faiblesse. Ce fut le résultat d'une perception relativement plus approfondie de la Personne de Dieu, par rapport à la sienne. Sa confiance initiale en lui-même, assurée d'une foi et d'un zèle solides, fait place maintenant à une remise en question de son opinion sur la Personne divine, associée à une certaine humilité.

      Beaucoup de serviteurs de Dieu, même des plus éminents, entament leur ministère avec des sentiments semblables. Mais à toutes ces pensées, une seule réponse convient : « Je serai avec toi ». C'est suffisant ! Dieu veut se faire connaître sous plusieurs dénominations, pour souligner qu'Il est véritablement Lui-même, « Je suis celui qui suis ». Cela explique bien Son Nom, « Jéhovah », qui signifie : - Qu'Il existe de Lui-même : Il s'est créé Lui-même. - Qu'Il est Éternel et immuable, Il est le même, hier, aujourd'hui et éternellement. - Que c'est une pensée qui nous échappe complètement ; nous ne pouvons de nous même Le rechercher : ce Nom, à lui seul, défie déjà toutes les approches téméraires que l'on serait tenté de faire, même à titre de curiosité. - Qu'Il est fidèle et véritable dans toutes Ses promesses, immuable quant à sa Parole aussi bien que dans sa Nature ; qu'Israël le sache bien, « Celui qui est, m'envoie vers vous ». « Je suis », et il n'y en a pas d'autre autour de moi.

      Tous les êtres n'existent que par la volonté de Dieu et ne dépendent que de Lui. Ce Nom dévoile aussi ce que Dieu représente pour les siens : « Le Dieu de nos pères, envoyé vers vous ». Moïse doit ranimer au sein du peuple la religion de ses pères, pratiquement oubliée ; Israël pourra alors vérifier l'authenticité et la concrétisation rapide des promesses qui lui ont été faites.

      16 Les chances de persuasion de Moïse auprès des anciens d'Israël auraient pu être grandes et Dieu, qui dans Sa grâce, incite le cœur et ouvre les oreilles, aurait bien pu décider au sujet des Égyptiens : « Ils écouteront ma voix » ; ainsi, Il aurait ainsi très bien pu pousser le penchant de Pharaon, en faveur des enfants d'Israël. Mais l'Éternel a dit à Moïse que ce dernier devait être amené à se présenter vainement devant Pharaon, pour exposer ses plaintes et tenter de le persuader.

      Le patriarche, par la Puissante main de Dieu, va faire toutes sortes de prodiges. Dieu lui annonce que ses opposants, incrédules à Sa Parole, seront finalement vaincus et que le peuple d'Égypte donnera aux enfants d'Israël de nombreux et riches présents, lors de leur départ. Dans cette triste situation de tyrannie du peuple d'Israël, nous pouvons voir le côté abject et misérable des pécheurs. Le peuple élu a supporté ce terrible joug jusqu'à ce que l'Éternel envoie Sa délivrance.

      Par le biais de l'évangile, Dieu nous adresse l'enseignement de Son Esprit. Les hommes en recherche de délivrance, peuvent ainsi bénéficier de cette grâce. Satan est alors incapable de retenir ces âmes ; elles peuvent ensuite aller de l'avant, armées de leurs dons spirituels, pour la gloire de Dieu et le service de l'Église

      Exode 4

      1

      Dieu donne à Moïse la puissance d'accomplir des miracles. (Exode 4:1-9)
      Moïse hésite à accepter, Aaron doit le seconder. (Exode 4:10-17)
      Moïse quitte Madian, Le message de Dieu à Pharaon. (Exode 4:18-23)
      Le mécontentement de Dieu envers Moïse ; Aaron rencontre Moïse et Le peuple leur fait confiance. (Exode 4:24-31)

      Moïse objecta que le peuple ne l'écouterait pas, à moins qu'il ne leur montre un signe. Dieu donna alors au patriarche la puissance nécessaire pour accomplir des miracles.

      Ceux qui ne se consacrent pas pleinement à l'annonce de l'évangile, ne possèdent pas cette puissance divine miraculeuse : leur enseignement et leurs doctrines se doivent alors d'être éprouvés par la Parole à laquelle ils font, soit disant, référence. Ces miracles, faits en Égypte, sont du même type que ceux qui ont été opérés par notre Seigneur Jésus Christ, lorsque Il était ici-bas. Il appartenait à Dieu seul d'extraire la puissance du mal des âmes et de guérir ces dernières de la lèpre du péché ; c'est ce que faisait Jésus, quand il guérissait un lépreux : il ôtait premièrement le mal du corps.

      10 Dans ce texte, Moïse tente encore d'échapper au travail que Dieu lui a préparé ; on constate que le patriarche manque de confiance en lui-même, se trouvant lâche et paresseux. Nous ne devons pas juger les autres uniquement par leur éloquence. Le mérite et la sagesse peuvent se rencontrer chez les personnes réservées. Dieu choisit parfois Ses messagers parmi ceux qui sont le moins doués naturellement, de façon à manifester davantage en eux, Sa Grâce et Sa Gloire. Les disciples de Christ n'étaient pas vraiment des orateurs, jusqu'au moment où le Saint esprit les rendit capables de témoigner. Dieu condescend à répondre aux excuses de Moïse.

      Notre manque d'assurance, face au devoir, attriste vraiment le Seigneur. Au lieu de blâmer Moïse, hésitant à accomplir sa mission dangereuse, cherchons plutôt à sonder nos cœurs pour voir si nous n'essayons pas à esquiver des tâches, en fait, bien peu périlleuses ! La parole d'Aaron, accompagnée de l'esprit et du cœur de Moïse, devait se révéler d'une grande efficacité, quant à cette tâche. Dieu a promis : « Je serai avec ta bouche et avec sa bouche ». Même Aaron, doué pourtant d'une bonne éloquence, était incapable de persuader ses interlocuteurs, sans l'aide et l'enseignement divins permanents ; démunis de tout appui de la Grâce divine, les plus doués sont absolument inefficaces !

      18 Dieu, après s'être révélé dans le buisson, continua souvent à dialoguer avec Moïse. Pharaon endurcit son cœur lorsqu'il entendit les gémissements et les cris des Israélites et dès lors, Dieu, dans Sa Justice parfaite, le rendit encore plus rebelle aux miracles et à la terreur des plaies. Quel que soit le choix de Pharaon : avoir l'intention d'écouter Moise ou au contraire le contrer, le patriarche se devait de lui annoncer la volonté du peuple de partir, conformément à ce qu'avait demandé l'Éternel. Moïse devait dire, au nom d'Israël : « Laisse aller mon fils ; non pas mes serviteurs, que tu n'a pas le droit de détenir, mais mon fils ; je te dis, laisse aller mon fils pour qu'il me serve. Si tu refuses de le laisser aller, voici je ferai périr ton fils, ton premier né ».

      Si les hommes osent exploiter le peuple de Dieu, qu'ils acceptent d'en subir les conséquences !

      24 Dieu s'irrita contre Moïse et menaça le patriarche de mort ou de maladie, au cas où ce dernier négligerait de circoncire son fils. Quand Dieu nous révèle nos manquements, nous devons, au plus vite, remédier avec diligence à leur correction. C'est le message qu'envoie chacun de Ses avertissements, pour nous inciter à nous tourner vers Lui. Dieu envoya Aaron à la rencontre de Moïse. Plus ces deux hommes auront placé leur rencontre sous le regard divin, plus cette dernière sera bénie. Les anciens des fils d'Israël, les cœurs affermis par la foi, rencontrèrent ensuite les deux patriarches, pour se soumettre à leurs directives. Il arrive souvent que les difficultés prévues s'estompent quand nous plaçons nos entreprises devant le Seigneur, ce qui Le glorifie.

      Levons-nous et entreprenons notre ouvrage sous Son regard, Il sera alors avec nous et nous fera prospérer. Si les fils d'Israël ont accueilli favorablement les perspectives de leur délivrance, tout en glorifiant Dieu, combien devrions-nous espérer joyeusement, par la foi, le bonheur de la Rédemption, et adorer le Sauveur !

      Exode 5

      1

      Le mécontentement de Pharaon ; Il augmente la charge des enfants d'Israël. (Exode 5:1-9)
      La souffrance des enfants d'Israël ; La complainte de Moïse envers Dieu. (Exode 5:10-23)

      Malgré l'état misérable du peuple d'Israël, Dieu désire le sauver au temps marqué, par l'intervention de Moïse. Pharaon méprisait toutes les requêtes de délivrance qui lui étaient adressées par le patriarche. Il ne connaissait pas Jéhovah, il ne le craignait nullement, ni ne l'aimait, ce qui le conduisait à refuser de lui obéir. Un tel orgueil de Pharaon, une telle cupidité et une si grande ambition politique ne pouvaient que le conduire à sa perte. Ce que Moïse et Aaron demandaient, était tout à fait raisonnable : ils n'ont fait que transmettre une demande pour laisser aller le peuple trois jours dans le désert.

      Il en va de même dans notre conduite chrétienne : nous devons réserver du temps pour offrir nos sacrifices spirituels au Seigneur, notre Dieu.

      Le raisonnement de Pharaon, qui soutenait que les enfants d'Israël étaient paresseux et qu'en conséquence, il n'était pas pensable de les laisser partir pour offrir des sacrifices, était un raisonnement absurde. Il se méprenait complètement en voulant par ce fait, augmenter leur charge de travail.

      De nos jours, il est fréquent de rencontrer des personnes plus disposées à formuler des reproches envers leurs voisins qui consacrent quelques heures au service de Dieu, plutôt que de blâmer les autres, qui s'adonnent aux plaisirs iniques de ce monde.

      Ce refus de Pharaon était vraiment inhumain. Moïse et Aaron, dans cette lutte, en portaient indirectement les conséquences. Les persécuteurs prennent un certain plaisir à mépriser et à éprouver les serviteurs de Dieu. Le quota habituel de production de briques devait être atteint, malgré le manque de fourniture de paille nécessaire à leur fabrication. Une telle augmentation de charge de travail devait finalement être annoncée au peuple : elle ne pouvait que lui briser les reins, ou en cas de non accomplissement, provoquer la punition.

      10 Les inspecteurs du peuple et les commissaires égyptiens étaient en fait très sévères. Cela montre bien à quel point nous devons prier afin d'être délivrés de la méchanceté humaine. Les commissaires des enfants d'Israël allèrent se plaindre à Pharaon, mais ce dernier se moqua d'eux. La ruse de Satan a souvent ridiculisé les serviteurs et les adorateurs de Dieu, en annonçant que leur travail n'était en fait destiné qu'aux paresseux et à ceux qui n'ont vraiment rien à faire ; en réalité, c'est une œuvre plus que prenante ici bas !

      Ceux qui consacrent assidûment leur vie au Seigneur, échapperont, plus tard, lors du jugement, à toute condamnation divine alors que devant les hommes, ici bas, il en est parfois tout autrement.

      Les enfants d'Israël auraient dû s'humilier devant Dieu, étant honteux de leur état de pécheur ; mais au lieu de prendre cette attitude, ils se sont querellés avec ceux qui tentaient de les délivrer. Moïse s'est tourné à nouveau vers l'Éternel. Il savait ce qu'Il avait décrété et quelles étaient Ses directives ; la requête du patriarche était donc logique.

      Quand nous nous posons des questions sur la manière d'exercer notre devoir, nous devrions nous tourner vers Dieu et Lui exposer notre problème par de ferventes prières. Les déceptions professionnelles ne doivent pas nous conduire à nous révolter contre Dieu, mais au contraire à nous faire réfléchir sur la raison de leur apparition.

      Exode 6

      1

      Dieu renouvelle Sa promesse. (Exode 6:1-9)
      Moïse et Aaron sont envoyés de nouveau vers Pharaon. (Exode 6:10-13)
      La généalogie de Moïse et d'Aaron. (Exode 6:14-30)

      C'est quand nous constatons, par expérience, que nous ne pouvons rien faire de nous-mêmes, que nous sommes le mieux amenés à prospérer dans nos tentatives ici-bas, à la gloire de Dieu ; c'est particulièrement vrai quand nous voulons dépendre entièrement de Sa Personne, et que toute notre espérance est placée en Lui. Au début, Moïse s'attendait à voir Dieu réaliser Ses intentions à l'égard du peuple ; maintenant il va vraiment distinguer l'action divine. Dieu voulait désormais être connu sous le nom de Jéhovah, c'est-à-dire un Dieu qui accomplit ce qu'il promet, qui finit ce qu'Il entreprend. Dieu s'attendait à être reçu dans la joie : « Je vous prendrai pour être mon peuple, un peuple mis à part et Je serai votre Dieu ».

      Rien ne peut nous rendre plus heureux qu'une telle bénédiction ! Dieu annonce Sa gloire : « vous saurez que Je suis l’Éternel ». Ces paroles merveilleuses et pleines d'encouragement auraient dû vivifier les enfants d'Israël, tout en leur faisant oublier leur misère ; mais ils étaient si absorbés par leurs épreuves, qu'ils n'ont pas prêté attention aux promesses divines.

      Quand nous cédons à la déprime et à l'énervement, nous nous privons du réconfort que nous pourrions avoir, à la fois par la Parole de Dieu et par la Providence, avec tous les désagréments que cela peut engendrer.

      10 La foi de Moïse était tellement ébranlée, qu'il pouvait à peine se concentrer sur sa tâche. Une obéissance spontanée est toujours en rapport avec la force de notre foi.

      Malgré le fait de ressentir une certaine faiblesse, ce qui devrait d'ailleurs nous humilier, nous ne devrions pas baisser les bras et au contraire faire de notre mieux dans tous les services que nous devons accomplir pour le Seigneur. Moïse continua à discuter pour sauver peuple, en cherchant à raisonner avec Dieu ; mais ce Dernier chargea le patriarche, ainsi qu'Aaron, de traiter à la fois avec les enfants d'Israël et avec Pharaon. L'autorité divine est toute suffisante pour répondre aux objections diverses ; Elle incite toute créature à obéir, sans murmure ni raisonnement, Philippiens 2:14.

      14 Moïse et Aaron étaient tous deux Israélites ; ils étaient en quelque sorte une image de Christ : tout comme Lui, ils devaient se consacrer au sauvetage de leurs frères, ils étaient aussi pour le peuple, leurs prophètes, leurs prêtres, leurs rédempteurs et leurs législateurs. À la fin de ce passage, Moïse reprend la parole et répète à Dieu qu'il ne se sent pas à la hauteur de la tâche qui lui est assignée : porter à Pharaon le message demandant de laisser partir librement le peuple.

      Ceux qui ouvrent la bouche sans réfléchir éprouvent souvent, après coup, des regrets ; tel devait être ici le cas, pour Moïse. Le mot « incirconcis » est utilisé dans les Écritures pour désigner l'impertinence d'une réponse ; c'est une image du cœur charnel de l'homme déchu, absolument incapable de servir Dieu, de Le glorifier. Il est bon de ne pas se confier en soi-même ; toute notre confiance doit être basée sur le Seigneur. Nous ne nous abaisserons jamais trop devant la Toute Puissance divine ! Je ne peux rien faire de moi-même, nous dit l'apôtre Paul, mais je puis tout en Celui qui me fortifie.

      Exode 7

      1

      Moïse et Aaron sont encouragés. (Exode 7:1-7)
      La verge transformée en serpent, Le cœur de Pharaon s'endurcit. (Exode 7:8-13)
      L'eau du fleuve changée en sang, La détresse des Égyptiens. (Exode 7:14-25)

      Dieu manifeste Sa gloire. Il révèle au peuple qu'Il est vraiment Jéhovah : Israël, d'une part, devait le constater par tous les prodiges qui devaient s'accomplir, les Égyptiens, d'autre part, avec la manifestation de la colère divine à leur égard. Moïse, en tant qu'ambassadeur de Jéhovah, parlant en Son Nom, expose sa requête auprès de Pharaon, dénonçant par là même, les souffrances du peuple maltraité et les jugements qui devaient en découler. Pharaon, malgré sa puissance orgueilleuse, n'aurait pas dû résister. Moïse se devait de n'éprouver aucune crainte devant lui, mais seulement chercher à le déstabiliser. Cela semble se révéler dans les paroles de ce texte : « Vois, je te fais Dieu pour Pharaon ». Petit à petit, Moïse est délivré de ses craintes. Il ne fait plus d'objections, mais étant fortifié dans sa foi, il se met à l'ouvrage avec courage et persévérance !
      8 Il est difficile de persuader les hommes par des propos qui ne les motivent pas, en particulier, quand ces derniers s'opposent à leur convoitise et à leur fierté ; par contre, il est très facile de les convaincre sur des sujets dont ils connaissent la véracité. Dieu exprime toujours dans Sa Parole les preuves de Sa divine autorité ; mais quand les hommes sont portés à désobéir et à contester, Il les place souvent dans des pièges où ils se retrouvent enchevêtrés.

      Les magiciens étaient des tricheurs, essayant, par leurs divers tours de magie secrets, de copier les miracles de Moïse ; ils parvenaient ainsi, pendant un certain temps, à décourager Moïse et Aaron ; mais en fin de compte, ils durent avouer qu'ils étaient incapables d'imiter les effets de la Puissance divine.

      Rien ne peut conduire davantage les pécheurs à la destruction, que de vouloir ainsi résister à la vérité, en amusant les hommes avec des artifices ressemblant à cette dernière. Satan devient vraiment redoutable quand il se transforme en ange de lumière !

      14 Voici la première des dix plaies : le changement de l'eau en sang. Ce fut une plaie épouvantable. La vue de ces flots de sang ne pouvait qu'engendrer l'horreur.

      Il n'y a rien de plus commun que l'eau : la Providence divine, dans Sa Sagesse et Sa Bonté, a permis de trouver ce liquide, si indispensable à la vie, pratiquement partout, pour un prix relativement modique ; mais maintenant, les Égyptiens étaient réduits, soit à boire du sang, soit à mourir de soif. L'Égypte était une contrée agréable, mais les poissons morts, baignant dans le sang en ont ôté tout agrément. Cette plaie était pertinente pour les Égyptiens : le Nil, le « fleuve d'Égypte », était l'idole du peuple.

      Lorsque nous adorons quelque chose ici-bas, il arrive que Dieu, dans Sa justice, nous l'enlève, pour nous le rendre ensuite ayant un goût amer. Les Égyptiens avaient pollué le fleuve avec le sang des enfants Hébreux, mais maintenant Dieu changea l'eau du Nil entièrement avec cette plaie. Quiconque est assoiffé de sang, finit tôt ou tard par en être dégoûté. Ce fléau était significatif ; la vie de l'Égypte dépendait en grande partie de ce fleuve, Zacharie 14:18 ; ainsi, par cette eau polluée, ce peuple a été mis en garde de la destruction qui risquait de s'abattre sur tous les produits du pays. L'amour de Christ pour ses disciples change tous les avantages pratiques de cette terre, en bénédictions spirituelles ; la colère de Dieu envers Ses ennemis a transformé les richesses abondantes du Nil, en une malédiction misérable. Il a été demandé à Aaron d'envoyer cette plaie, en frappant le fleuve avec sa verge. Cela a été fait devant le Pharaon et ses serviteurs, pour leur montrer la nature miraculeuse et divine de cette plaie, face aux impostures de magie accomplies par Satan. La vérité passe par aucun détour. Remarquez au passage, la Toute Puissance divine !

      Chaque élément que nous côtoyons est symboliquement constitué d'eau ou de sang. Observez la différence de constitution que nous pouvons rencontrer dans les choses de ce monde : ce qui est vain devient vite un sujet de vexation. Les œuvres du péché sont toutes mauvaises. Si les activités que nous pratiquons sont en accord avec les préceptes divins, alors tout est pour le mieux ! C'est le péché qui change notre « eau » en « sang ».

      Les plaies d'Égypte se sont déroulées en sept jours ; pendant tout ce temps, le cœur vaniteux de Pharaon n'a pas voulu laisser partir Moïse ni le peuple Hébreux, pour aller prier l'Éternel. Une telle attitude n'a pu qu'engendrer la colère divine. On ne doit pas se réjouir de voir cette colère nous épargner, mais plutôt constater que la main de Dieu est toujours là pour nous protéger !

      Exode 8

      1

      La plaie des grenouilles. (Exode 8:1-15)
      La plaie des poux. (Exode 8:16-19)
      La plaie des mouches venimeuses. (Exode 8:20-32)

      Pharaon est éprouvé par la plaie des grenouilles ; il y en avait tellement que cette plaie était particulièrement pénible. Dieu aurait pu éprouver l'Égypte avec des lions, des ours, des loups ou des oiseaux de proie, mais Il a décidé de réaliser cette plaie à l'aide de créatures méprisables. Il plait quelquefois à Dieu de rassembler les plus petites créatures de la terre pour nous éprouver. Dieu a ainsi humilié Pharaon. Les Égyptiens ne pouvaient ni manger, ni boire, ni dormir tranquillement ; quel que soit l'endroit où ils se trouvaient, ils étaient tourmentés par les grenouilles. La malédiction envoyée par Dieu contre un homme poursuit ce dernier n'importe où et le pénalise lourdement, quels que soient ses actes. Pharaon, après cette épreuve, a laissé entendre à Moïse et Aaron qu'il céderait : il promit de laisser aller le peuple.

      Ceux qui tentent de défier Dieu et la prière, s'apercevront tôt ou tard qu'ils sont délaissés par le ciel !

      Mais quand Pharaon vit que la plaie cessait, il endurcit son cœur. Tant que le cœur n'est pas régénéré par la grâce de Dieu, les pensées engendrées par l'affliction sont insupportables ; les meilleures convictions s'estompent et les promesses établies sont oubliées. À moins que les lois de l'atmosphère ne changent, ce qui fond au soleil gèlera de nouveau à l'ombre !

      16 Le texte nous dit que les poux provenaient de la transformation de la poussière de la terre ; en quelque lieu que ce soit, Dieu peut envoyer un fléau, en vue de corriger ceux qui se rebellent contre Lui. Même la poussière de la terre Lui obéit ! Ces poux étaient vraiment gênants et rendaient les Égyptiens honteux : les magiciens étaient obligés d'admettre qu'aucune vermine de ce type n'avait été encore trouvée en Égypte. Toutes les plaies infligées aux Égyptiens étaient en rapport avec l'horreur de leurs crimes, vis à vis des esclaves étrangers qui travaillaient pour eux. Les magiciens tentèrent bien d'imiter ce fléau, mais ils en étaient incapables. Cela les a forcés à confesser « c'est le doigt de Dieu » ! Cette incapacité restrictive venait probablement de la Puissance divine.

      Tôt ou tard, Dieu forcera Ses ennemis à reconnaître Sa toute Puissance. Pharaon, quant à lui, en dépit de ces faits, s'obstinait de plus en plus...

      20 Tôt le matin, Pharaon était occupé à ses vaines dévotions, près du fleuve. Qu'en est-il, pour notre part, de nos occupations matinales ? Sommes-nous encore endormis, alors qu'il y a tant à faire pour le Seigneur ?

      Les Égyptiens et les Hébreux auraient dû théoriquement subir, tous ensemble, la plaie des mouches venimeuses.

      Le Seigneur veut montrer que dans ce monde, et certainement dans l'au delà, Il a mis Son peuple à part. Pharaon, involontairement, s'engagea par une sorte de traité, avec Moïse et Aaron : il accepterait de laisser les Hébreux offrir des sacrifices à leur Dieu, à condition qu'ils restent en Égypte. Mais cela serait une abomination à Dieu qu'on Lui offre de tels holocaustes, d'origine égyptienne ; c'eût été aussi une autre abomination pour les Égyptiens de sacrifier à Dieu leurs veaux et leurs bœufs.

      Ceux qui offrent de réels sacrifices à Dieu, doivent se séparer des méchants et des profanes. Ils doivent, en quelque sorte, s'isoler du monde.

      Il était impossible aux Israélites de louer le Seigneur au milieu des fours à briques, en des lieux de servitude au pays d'Égypte. Ils devaient offrir ces sacrifices selon l'ordonnance des commandements divins, pas autrement. Malgré le fait que les enfants d'Israël étaient esclaves de Pharaon, ils devaient premièrement obéir aux commandements de Dieu. Pharaon consentit à laisser aller le peuple dans le désert, en stipulant qu'il ne devait pas trop s'éloigner, afin de pouvoir aller le rechercher.

      De même, certains pécheurs, hésitant entre leurs péchés et la repentance, sont réticents à s'éloigner du mal ; mais une fois cette incertitude passée, ils reviennent alors de nouveau vers les choses du monde.

      Moïse a promis de faire cesser la plaie. Mais Pharaon avait un cœur trompeur.

      N'éprouvez aucune déception, en lisant ce texte : on ne se moque pas de Dieu. Si nous pensons Le tromper avec une fausse repentance et une fausse soumission devant Lui, nous exposons alors nos âmes à une tricherie fatale. Pharaon endurcit son cœur. Les convoitises font rompre les engagements les plus solides et font faire aux hommes des promesses qu'ils ne peuvent tenir. Beaucoup laissent paraître un côté sérieux, alors qu'en fait, ils sont sujets à des penchants et à des péchés secrets. Ils ne veulent pas admettre qu'ils courent un danger : la perdition éternelle. Ils n'ont aucune retenue dans la pratique du péché ; ils s'investissent beaucoup, donnent sans restriction et même s'astreignent à des buts difficiles ! Ils sont tellement occupés qu'ils peuvent même en arriver à s'éloigner, pour un temps, de leur péché ! Ils sont par contre incapables de tourner leur esprit vers Christ, de porter Sa croix. Au lieu de trouver la sécurité spirituelle, ils préfèrent prendre des risques. Ils sont en fait, dans un triste état : ils s'écartent de Christ, déterminés à ne s'occuper que des choses du monde présent, voire du futur proche, alors qu'ils peuvent bénéficier d'un salut absolument gratuit ! Mais, à la longue, le pauvre pécheur est enlisé dans les voies de la perversion, et délaissé, sans espérance d'échapper aux conséquences de sa folie.

      Exode 9

      1

      La peste attaque le bétail. (Exode 9:1-7)
      La plaie de la poussière et des ulcères. (Exode 9:8-12)
      La menace de la grêle. (Exode 9:13-21)
      La plaie de la grêle est infligée. (Exode 9:22-35)

      Dieu veut qu'Israël soit délivré, Pharaon s'y oppose : Tel est l'objet de ce conflit qui n'en finit pas. La main du Seigneur attaque alors les troupeaux : beaucoup de bêtes succombent, victimes de cette plaie particulière. Ce dut être une grande perte pour les propriétaires égyptiens ; ils voulaient réduire Israël à la pauvreté, mais maintenant Dieu se charge de les anéantir personnellement !

      La main de Dieu doit être discernée en toutes circonstances, même dans l'affliction de voir du bétail mourir par la maladie ; car pas un passereau ne tombe à terre sans le consentement de notre Père.

      Aucune bête des enfants d'Israël ne périt ; le Seigneur a fait la sélection. Le bétail des Égyptiens, quant à lui, mourut ; c'était pour ce peuple un objet d'adoration. Il est normal que Dieu nous retire nos idoles. Ce tyran orgueilleux, ce cruel oppresseur méritait un châtiment infligé par le grand Juge de l'univers. Quiconque subissant une punition méritée, n'a aucun prétexte de pouvoir se plaindre. La dureté du cœur dénote un état d'esprit qu'aucune menace, ni jugement, ni miséricorde ne peuvent ébranler sérieusement. Nantis d'une conscience étouffée, d'un cœur rempli d'orgueil et de préjugés, ces personnes persistent dans l'incrédulité et la désobéissance. On dit souvent qu'elles ont un cœur de pierre ! Par contre, un cœur meurtri et contrit, est bien différent. Les pécheurs ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes car leur orgueil et leur impiété ne font qu'abuser de la bonté et de la patience divines. Quand parfois, le Seigneur endurcit le cœur des hommes, c'est toujours à cause de leurs péchés, commis préalablement.

      8 Les Égyptiens, ayant subi la mort de leur bétail et n'ayant pas compris l'avertissement divin, se trouvent maintenant confrontés à une nouvelle plaie qui attaque désormais directement leur corps. Quand des avertissements mineurs ne suffisent pas à convaincre les hommes, Dieu continue à en envoyer, mais cette fois, plus durs à supporter. Parfois Dieu révèle aux hommes leur péché, au moyen d'un châtiment.

      Les Égyptiens avaient auparavant fait souffrir Israël par la chaleur des fours à briques ; maintenant ils sont eux-mêmes torturés par la chaleur de la poussière ! Cette plaie était particulièrement affligeante. Les magiciens étaient eux-mêmes frappés par les ulcères ! Leur puissance était déjà anéantie ; mais ils continuaient quand même à résister à Moïse, en incitant Pharaon à rester incrédule, jusqu'au dernier moment. Pharaon, en effet, continuait à s'obstiner. Il avait encore fermé son cœur et Dieu lui donnait une juste rétribution de cette attitude, en permettant à Satan de l'aveugler et de l'endurcir davantage. Si les hommes détournent leurs yeux de la lumière, il est juste que Dieu les rende aveugles. C'est le jugement le plus terrible qu'un homme puisse recevoir, à part celui d'aller en enfer.

      13 Moïse reçoit l'ordre d'aller porter à Pharaon un terrible message. La Providence divine a bien dicté au patriarche ce que doit être son attitude : rester ferme et résolu dans sa demande à Pharaon ; tous les éléments de ce texte révèlent la Puissance de Dieu, destinée à humilier et à terrasser le plus arrogant de Ses ennemis.

      Quand la Justice divine menace d'envoyer un homme à la ruine, Sa Grâce, en même temps, montre le chemin du salut ! Dieu n'a pas fait seulement la différence entre les Égyptiens et les Israélites, mais aussi au sein des Égyptiens. Pharaon, en ne voulant pas se soumettre, attira en fait la jugement divin sur lui-même ; cependant, certains de ses sujets, prirent peur et se mirent à l'abri : ils crurent aux paroles annoncées par le patriarche. Ils mirent à l'abri leurs serviteurs et leur bétail et firent ainsi preuve d'une grande sagesse. Même dans l'entourage de Pharaon, on craignit la Parole de Dieu. Est-ce que tous les enfants d'Israël eurent la même attitude ? Le texte nous rapporte que ceux qui furent incrédules, laissèrent leurs troupeaux dans les champs. Ils s'obstinèrent et restèrent sourds aux avertissements les plus pressants et aux conseils les plus sages, étant ainsi redevables du sang de ceux qui périrent par leur faute.

      22 Que de ravages cette grêle a pu occasionner ! Elle a tué à la fois les hommes et le bétail. Les céréales des champs furent détruites et seuls les plants encore sous terre furent épargnés. Le Pays de Gossen fut préservé. Dieu, en effet, est tout à fait capable d'envoyer la pluie et la grêle sur une ville, tout en en épargnant une autre, selon Son bon vouloir ou Son jugement. Pharaon s'est humilié devant Moïse. Nulle autre personne n'aurait pu mieux l'avertir : il reconnut sa méchanceté tout en avouant que l'Éternel est juste.

      Dieu parle toujours, en toute Justice, bien qu'Il s'exprime parfois au moyen de tonnerre et d'éclairs. Mais le cœur de Pharaon s'endurcit une fois de plus. Moïse s'adressa à Dieu ; le patriarche avait des raisons de penser que Pharaon se repentirait de sa conduite : il était tenté de faire un pacte avec lui. Moïse sortit de la ville, étendant ses mains vers l'Éternel, pour que la pluie et la grêle s'arrêtent et ainsi libérer Pharaon et ses serviteurs.

      La paix avec Dieu protège les hommes de la colère des éléments célestes. Pharaon fut effrayé par ce jugement terrible, mais une fois la calamité passée, il oublia sa promesse. Ceux qui n'améliorent pas leur cœur quand ils sont confrontés aux jugements tombent dans une situation qui ne fait qu'empirer.

      Exode 10

      1

      La menace de plaie par les sauterelles ; Pharaon, influencé par ses conseillers, est enclin à laisser partir les Israélites. (Exode 10:1-11)
      La plaie des sauterelles. (Exode 10:12-20)
      La plaie des ténèbres épaisses. (Exode 10:21-29)

      Les plaies d'Égypte révèlent le climat d'iniquité qui régnait alors dans ce pays. Elles mirent en garde les hommes, pour qu'ils se tournent vers leur Créateur. Pharaon prétendit qu'il s'humilierait, mais en fait, ce ne fut qu'une mise en scène : il n'état pas sincère. La plaie des sauterelles était vraiment épouvantable. Elle a été la pire de toutes celles que le peuple d'Égypte avait connues. Les conseillers de Pharaon le persuadèrent d'en finir avec Moïse : il promit alors de laisser aller le peuple, en prétendant faussement céder à leur désir. Il jura aussi de laisser aller les petits enfants.

      Satan fait tout son possible pour retarder ceux qui servent Dieu : il cherche à les empêcher de Le servir. C'est une véritable vermine qui s'attaque à toute piété naissante. Quand nous faisons le bilan de toutes les circonstances qui entravent nos enfants, dans leur service rendu à Dieu, nous avons de bonnes raisons de penser que Satan y est pour quelque chose.

      Les jeunes ne doivent pas oublier ce conseil du Seigneur : « Souviens-toi de ton créateur pendant les jours de ta Jeunesse ». Un des buts de Satan consiste à laisser les enfants sous l'emprise du péché et du monde. Notez, au passage, la grande persuasion de ceux qui cherchent à retenir les hommes par les liens de l'affection : Pharaon voulait garder en otage les enfants et les femmes des Israélites. Satan ne cherche qu'à nous éloigner de notre devoir et du service pour le Seigneur, alors que ce dernier ne peut tolérer de tels compromis avec le monde.

      12 Dieu demanda à Moïse d'étendre ses mains : Les sauterelles surgirent. Aucune armée n'aurait pu occasionner autant de ravages que cette horde d'insectes. Qui peut prétendre pouvoir résister devant ce Dieu si grand ? Ces sauterelles couvrirent tout le pays et en mangèrent tous les fruits. La croissance de toute plante est au service des hommes ; il plut à Dieu de laisser piller cette richesse par les insectes et d'ôter ainsi, le pain de la bouche des Égyptiens.

      Que notre travail ne soit pas exclusivement consacré à l'habitat et à la nourriture, qui ne sont que des éléments périssables, mais plutôt à des valeurs éternelles ! Pharaon a demandé à Moïse et Aaron de supplier l'Éternel pour qu'Il arrête cette plaie. Certaines personnes en pleine détresse sont incapables de prier pour leur propre compte : elles recherchent l'appui de la prière des autres. Elles montrent ainsi qu'elles n'ont aucun amour pour Dieu, et n'espèrent aucune joie qui pourrait résulter de la communion avec Lui. Pharaon voulait seulement que ce fléau s'arrête, sans toutefois se préoccuper de ses péchés. Il voulait être libéré de cette épreuve des sauterelles et non pas de la dureté de son cœur, ce dernier état étant le plus dangereux ! Un vent d'Est apporta les insectes, puis un vent d'Ouest les balaya. Le vent, quelle que soit son orientation, ne fait qu'obéir aux ordres divins, selon le bon vouloir du Créateur. Ce vent soufflait là où il était prévu. Il respectait la volonté de Dieu, ce qu'hélas, nous ne faisons pas toujours ! Cette épreuve des sauterelles était un bon moyen pour provoquer la repentance des Égyptiens ; il faut savoir que dans de telles situations, Dieu est toujours prêt à pardonner et prompt à la Miséricorde. S'il accorde ces dons devant une attitude d'humiliation, combien ce serait encore meilleur s'Il rencontrait, en plus, un cœur sincèrement contrit.

      Oh ! Que la bonté de Dieu nous pousse à la repentance ! Pharaon revint sur sa première résolution : ne pas laisser aller le peuple. Ceux qui souvent étouffent leurs convictions de repentance, finissent par vouer leur vie entièrement à la convoitise de leur cœur.

      21 La plaie des ténèbres, qui s'abattit sur l'Égypte était terrible. Il s'agissait d'une obscurité « qu'on pouvait toucher », aussi dense qu'un épais brouillard. C'était à la fois étonnant et terrifiant, pendant trois jours : au total cela a représenté une durée de six nuits continues. Les palais les plus luxueux n'étaient que de lugubres donjons ! Maintenant, Pharaon avait tout le temps nécessaire pour essayer d'améliorer son sort.

      L'obscurité spirituelle est un véritable esclavage ; tant que Satan aveugle les hommes, ceux-ci ne peuvent rien voir ; Il lie ainsi leurs mains et leurs pieds, afin qu'ils ne puissent servir Dieu, ni se diriger vers le ciel. Ils siègent dans l'obscurité. Il est donc juste que Dieu les punisse. L'aveuglement de leur esprit les conduit dans les ténèbres ; aucune âme n'était aussi aveugle que celle de Pharaon, aucune atmosphère n'était aussi sombre que celle de l'Égypte en ces jours.

      Sachons redouter les conséquences du péché : si trois jours d'obscurité totale furent aussi terrifiants, comment seront alors les ténèbres éternelles ? Les enfants d'Israël, quant à eux, bénéficiaient de la lumière dans leurs demeures.

      Il ne faut pas penser que nous partageons systématiquement toutes les bénédictions octroyées par le ciel : nous devons donc, à chaque fois que nous sommes bénis, savoir remercier Dieu. Nous voyons dans ce texte, la faveur particulière qui a été faite au peuple d'Israël. Quel que soit l'endroit où se trouve un Israélite en ce monde de ténèbres, on rencontre de la lumière. Quand on voit Dieu faire ainsi le distinguo entre les enfants d'Israël et les Égyptiens, qui ne préfèrerait le modeste pays de Gossen, aux somptueux palais égyptiens ? Il y a une réelle différence entre la maison du « méchant », sujette à la malédiction, et celle du « juste », qui elle, est bénie.

      Pharaon a repris le dialogue avec Moïse et Aaron : il consentit à laisser partir le peuple d'Israël, avec ses enfants, sans toutefois qu'ils puissent prendre le bétail avec eux. Il est courant de voir des pécheurs marchander avec le Dieu Tout-Puissant ; ils ont alors tendance à se moquer de Lui, et en finale se trouvent toujours déçus. Quand les termes de réconciliation entre Dieu et les hommes sont annoncés, ces derniers cherchent toujours à en tirer quelques bénéfices supplémentaires ; en fait, ils ne peuvent plus rien modifier, ni améliorer quoi que ce soit. Nous devons nous plier aux requêtes de la volonté divine ; n'espérons pas que Dieu puisse satisfaire les désirs de notre convoitise. Nous devons, nous et nos enfants, consacrer tout ce que nous possédons ici-bas, au service de Dieu ; il ne nous appartient pas de connaître quel plan ce Dernier a prévu d'exécuter, par notre intermédiaire.

      Pharaon décida de rompre le dialogue brutalement et de cesser toute négociation avec Moïse. Avait-il oublié combien de fois il avait sollicité le patriarche pour que ce dernier intervienne auprès de l'Éternel, en vue d'arrêter les plaies précédentes ? Que de vaine malice ! Menacer Moïse de mort, alors que ce dernier avait montré, par l'intermédiaire de Dieu, quelle était sa puissance ! Que de délices, au contraire peuvent procurer un cœur contrit, tirant sa joie dans la lecture de la Parole de Dieu ! Après ces événements, Moïse ne devait plus se présenter devant Pharaon pour lui exposer ses requêtes, à moins qu'il n'y soit envoyé par Dieu.

      Quand les hommes s'appuient sur la Parole de Dieu, ce dernier les garde de toute désillusion.

      Exode 11

      1

      Les dernières instructions divines données à Moïse, relatives à Pharaon et aux Égyptiens. (Exode 11:1-3)
      Les premiers-nés, menacés de mort. (Exode 11:4-10)

      Une révélation secrète fut faite à Moïse, alors qu'il se trouvait encore en présence de Pharaon: Avant son départ, le patriarche devait annoncer le dernier jugement, un jugement terrifiant. Ce fut le dernier jour de servitude des enfants d'Israël ; ils étaient sur le point de partir. Leurs maîtres égyptiens, qui avaient jusqu'à présent, abusé d'eux, auraient dû logiquement les laisser partir complètement dépouillés ; mais Dieu veilla à ce qu'Israël ne perde pas le fruit de son travail d'esclavage : il fut ordonné aux Hébreux de demander aux familles égyptiennes tout le nécessaire, pour leur départ ; cette requête fut accordée.

      Dieu réhabilite ceux qui sont maltraités, en particulier ceux qui, en silence, placent leur confiance en Lui ; la patience dans l'épreuve est toujours bénéfique. Le Seigneur dirigea toutes choses pour que les enfants d'Israël soient en faveur auprès des Égyptiens. Il changea l'opinion de ces derniers vis-à-vis des Hébreux, de façon à provoquer un sentiment de pitié de la part de ces oppresseurs. Ceux qui honorent Dieu, en tirent toujours des bénédictions.

      4 La mort simultanée de tous les premiers-nés d'Égypte : cette dernière plaie fut la plus terrible. Remarquez ici, à quel point Dieu est en colère : cette plaie fut annoncée, le temps en fut déterminé ; tous ce premiers-nés ont vécu leur dernière nuit, une nuit mortelle : à minuit, ils réveillèrent leur famille. Les princes, dans leur dignité, n'échappèrent pas à ce fléau, ni les esclaves, dans leur situation de soumission.

      Pendant que les anges frappaient les Égyptiens, pas même un chien des enfants d'Israël n'osa aboyer. Il est frappant de voir, en ce jour, une telle différence de traitement divin, entre le peuple Hébreux et ses ennemis. Est-ce que les hommes de cette époque se sont réellement rendus compte de cette distinction faite par Dieu et ce, pour l'éternité : ceux qui servaient Dieu, ou non. La religion était-elle sans valeur, aux yeux des Égyptiens ? S'ils avaient pu connaître à l'avance, l'horreur de cette plaie, auraient-ils agi avec autant de négligence vis-à-vis des choses célestes ? Après que Moïse ait donné son avertissement, il quitta la cour du Pharaon, dans une grande colère, face à l'obstination des Égyptiens. Le patriarche était vraiment le plus humble des hommes.

      L'Écriture prédit l'incrédulité généralisée au sujet de ceux qui entendent l'évangile et en fait, la suite de cette histoire ne nous surprend guère, Romains 10:16. Ne pensons jamais que l'évangile de Christ soit incapable d'atteindre le cœur des hommes dédaigneux. Pharaon endurcit son cœur, bien qu'il se soit senti tenté de répondre favorablement à la demande pressante des Israélites : obtenir une complète liberté. D'une manière similaire, les enfants de Dieu trouveront que chaque lutte contre l'adversaire, accomplie avec la Puissance de Christ, chaque victoire contre l'ennemi, grâce au sang de l'Agneau et chaque expérience augmentant l'amour pour Jésus, seront récompensées par l'obtention de la liberté vis-à-vis de l'ennemi des âmes.

      Exode 12

      1

      Le début de l'année est défini, La Pâque est instituée. (Exode 12:1-20)
      Les instructions de la Pâque sont données au peuple. (Exode 12:21-28)
      La mort des premiers-nés Égyptiens, Les Israélites se hâtent de quitter l'Égypte. (Exode 12:29-36)
      Le premier voyage des Israélites à Succoth. (Exode 12:37-42)
      Ordonnances de la Pâque. (Exode 12:43-51)

      Le Seigneur rend toutes choses nouvelles, envers ceux qui sont délivrés de l'emprise de Satan : désormais, Son peuple Lui appartient. Au moment où ce changement s'opère, les siens sont au seuil d'une nouvelle vie. Dieu a marqué ce point de départ : la nuit où les Hébreux quittèrent l'Égypte, chaque famille devait tuer un agneau, ou à la rigueur, un agneau pouvait servir pour deux ou trois familles modestes. Cet agneau devait être mangé suivant la manière indiquée par Dieu et le sang devait être aspergé sur le linteau de la porte, afin de différencier les maisons des Israélites de celles des Égyptiens.

      Alors qu'ils tuaient les premiers-nés d'Égypte, les anges de l'Éternel devaient passer « au dessus » des maisons désignées par le sang de l'agneau : d'où le nom de cette fête ou de cette ordonnance*. La Pâque devait être célébrée chaque année, à la fois, à titre commémoratif de la préservation et de la délivrance du peuple d'Israël, mais aussi comme image remarquable de la personne de Christ. La sécurité dont ils bénéficièrent ne fut pas due à leur propre droiture : ce fut un don miséricordieux. Par ce rappel annuel, le peuple devait se souvenir que toutes les bénédictions proviennent de l'effusion et de l'aspersion du sang.

      Observons les points suivants : - L'agneau pascal était vraiment typique. Christ est notre Pâque, 1Corinthiens 5:7. Christ est l'Agneau de Dieu, Jean 1:29 ; il est souvent appelé dans l'Apocalypse, « l'Agneau ». Ce nom est de la première importance. Christ s'est offert Lui-même : il était conscient, en pleine force de l'âge et non pas un bébé, à Bethlehem. L'agneau de la Pâque devait être sans défaut ; le Seigneur Jésus était un Agneau sans taches : le Juge qui l'a condamné a déclaré qu'Il était innocent. L'agneau pascal devait être mis à part, pendant quatre jours ; le Seigneur Jésus, Lui aussi, destiné à devenir notre Sauveur, a été mis à part : c'était à la fois le but et l'objet de la Promesse divine. L'agneau pascal devait être préparé et rôti au feu, image des souffrances que devait endurer le Seigneur Jésus lors de Sa mort, Sa mort sur la croix. La colère divine est un feu ; Christ a été fait « malédiction » pour nous. Pas un des os de l'agneau ne devait être rompu : il en fut de même pour Christ, Jean 19:33, qui garda sa force intacte, jusqu'à la fin.

      - L'aspersion du sang était une pratique assez particulière. Le sang de l'agneau pascal devait être aspergé, tout comme les mérites de Christ, pour sauver nos âmes de la mort ; nous devons recevoir l'expiation, Romains 5:11. La foi en la branche d'hysope : similairement, nous pouvons nous appuyer sur les promesses divines, sur le bénéfice du sang de Christ versé pour nous. Le sang de l'agneau devait être aspergé sur le linteau et sur les poteaux de la porte : nous pouvons comparer cela à l'entrée que nous avons, dans le chemin de la foi, par notre Sauveur. Le sang de l'agneau ne devait pas être versé sur le seuil de la porte : soyons vigilants de ne pas « piétiner », par notre péché, le sang de l'alliance. Il s'agit d'un sang précieux, à cette époque celui de l'agneau, comme aujourd'hui, celui de Christ ! Ce sang aspergé, était pour les Israélites, un moyen d'être préservé de la main de l'ange exterminateur : ce dernier n'agissait pas dans les maisons qui avaient leur linteau de porte aspergé de ce sang. Le sang de Christ est la protection du croyant contre la colère et la malédiction divines et la damnation de l'enfer, Romains 8:1.

      - Le rite du repas solennel était un type d'obéissance à l'évangile de Christ. On ne devait pas seulement regarder l'agneau pascal, mais on devait le manger. Nous devons faire de même avec Christ, qui doit être complètement accepté ; nous devons recevoir de Lui toute force et toute nourriture spirituelles : lire Jean 6:53,55. L'agneau devait être mangé en entier ; ceux, qui par la foi, se nourrissent de Christ, doivent tout prendre du Sauveur ; ils doivent accepter Christ et son joug, Christ et sa croix, Christ et sa couronne. Rien ne devait être laissé, lors du repas de l'agneau. Aujourd'hui, Christ s'est offert pour nous : Il doit être accepté pendant qu'il en est encore temps, avant que nous ne passions vers l'au-delà. L'agneau devait être mangé avec des herbes amères, pour rappeler l'amertume de l'esclavage en Égypte. Nous devons nous nourrir de Christ avec un cœur contrit, dans le regret de la repentance, en souvenir de notre péché. Christ sera doux à notre palais, même si notre péché nous parait encore amer. Le repas devait être pris avec les reins ceints, un bâton à la main, comme prêts à partir. Quand nous nous nourrissons de Christ, par la foi, nous devons renoncer à la domination du péché ; nous devons tourner le dos au monde et à toutes ses convoitises ; nous devons tout abandonner pour Christ, et reconnaître le don merveilleux qu'Il nous a fait, Heb 13:13,14.

      - La fête des pains sans levain était vraiment une fête typique de la vie chrétienne, 1Corinthiens 5:7,8. Ayant reçu Jésus Christ, comme Seigneur, nous devons continuellement l'adorer. Durant cette fête, aucun ouvrage ne devait être accompli, et l'on ne devait pas faire ce qui était défendu, de façon à ne pas altérer la joie qui régnait pendant cette période. Les juifs respectaient strictement cette fête de la Pâque, aucun levain ne devait être trouvé dans leurs maisons. Ce festin devait se pratiquer avec amour, sans esprit de malice, en toute sincérité et sans hypocrisie. C'était une ordonnance perpétuelle; tant que nous sommes en vie, nous devons nous nourrir continuellement en Christ, toujours nous réjouir en Sa Personne, Le remerciant pour les merveilles qu'Il a accomplies pour nous.

      * Note du traducteur : cette phrase mentionne le terme anglais « Passover » (Littéralement « Passer au dessus ») ; il est traduit en français par le mot « Pâques ».

      21 En cette nuit, les premiers-nés des Égyptiens furent frappés ; aucun Israélite ne devait franchir la porte, jusqu'au moment prévu, du grand départ de l'Égypte. L'immunité des enfants d'Israël ne reposait que sur l'aspersion du sang, faite sur les portes de leur maison. S'ils voulaient se soustraire de cette protection, ils se mettaient en péril. Les Israélites devaient se tenir à l'intérieur de leurs maisons, en attendant leur salut : l'ordre de départ de l'Éternel ; ils avaient là une excellente attitude ! Plus tard, ils devaient soigneusement enseigner à leurs enfants la signification de cette institution rituelle. Il est bon que les enfants posent les questions qui concernent Dieu. Les fils d'Israël firent comme l'Éternel avait commandé. Le respect de cette fête annuelle solennelle amenait le peuple Hébreux à regarder dans deux direction :

      - Se remémorer les évènements passés, pour songer aux grandes choses accomplies par Dieu, pour eux-mêmes et leurs parents. Les miséricordes divines que nous avons reçues, nous et nos parents, doivent être l'objet de notre louange : cela affermira notre foi.

      - Regarder vers l'avenir, vers le sacrifice parfait de l'Agneau de Dieu. Christ, notre Pâque, a été sacrifié pour nous ; en Sa mort, nous avons la vie !

      29 Les Égyptiens endurèrent l'anxiété et l'horreur des ténèbres pendant trois jours et trois nuits ; ils subirent ensuite une calamité encore plus forte : la plaie s'attaqua aux premiers-nés : ceux-ci représentaient la joie et l'espérance des familles Égyptiennes. Ce peuple avait martyrisé les enfants Hébreux ; maintenant, Dieu s'attaque aux enfants d'Égypte.

      L'Éternel frappa en tous lieux : du trône, à la cour de Pharaon, aux endroits les plus secrets des prisons. Les princes comme les paysans subissaient tous, le même jugement divin. L'ange de destruction entra dans les demeures qui n'avaient pas le linteau de leur porte aspergé de sang, c'était le messager du malheur. Il accomplit inéluctablement sa course mortelle, ne laissant aucune maison sans un mort. Imaginez les cris qu'on pouvait entendre dans tout le pays d'Égypte : des cris d'agonie, sortant de chaque demeure.

      Il en sera de même, quand le Fils de l'homme viendra visiter les pécheurs, au jugement dernier. Les enfants de Dieu, Ses « premiers-nés », sont préservés de la destruction. Les hommes ont tout intérêt à se tourner vers Dieu, car quand ce Dernier les visitera, l'heure sera terrible.

      L'orgueil de Pharaon était maintenant réduit à néant : il était obligé de céder. La Parole de Dieu demeure : nous n'avons rien à gagner, en discutant les ordonnances divines et en tardant à obéir à Dieu.

      En ce moment de terreur, les Égyptiens eurent une pensée favorable envers les enfants d'Israël : ils les laissèrent s'en aller rapidement. L’Éternel prit soin de ne pas laisser partir le peuple, « les mains vides » : les Hébreux purent prendre des provisions pour le long voyage qui les attendait.

      37 Les enfants d'Israël se mirent en marche sans tarder. Ils formaient une multitude de toutes origines : certains Égyptiens les accompagnèrent, les uns voulant laisser leur pays dévasté par les plaies, d'autres, par pure curiosité ; ces derniers aimaient peut-être les Hébreux et leur religion.

      Il y a toujours eu parmi les Israélites, des étrangers voulant s'intégrer à ce peuple. C'est une image de ceux qui séjournent avec un esprit d'hypocrisie dans l'église. Ce grand départ historique eut lieu quatre cent trente ans après la promesse faite à Abraham : voir Galates 3:17. Durant l'exil en Égypte, cette promesse n'était pas encore accomplie. Bien que certains engagements divins tardent à s'accomplir, ils finissent toujours par avoir lieu, au temps marqué.

      Dans ce texte, nous en sommes à cette « nuit de l'Éternel », cette nuit toute particulière, qui devait être commémorée par toutes les générations à venir.

      Les grands évènements que Dieu accomplit pour Son peuple, ne doivent pas être l'objet d'un émerveillement passager : ce sont des faits exceptionnels, devant être commémorés d'âges en âges. Il en est ainsi tout spécialement de l'œuvre rédemptrice de Christ. La première nuit de la Pâque, était une nuit réservée pour l'Éternel, elle devait être particulièrement respectée ; la dernière nuit de la Pâque, quant à elle, celle où Christ a été trahi, a été une nuit célébrée par les cérémonies juives, mais elle fut, de plus, la nuit du Seigneur et en tant que telle, elle avait encore plus de signification. Durant cette nuit, un joug encore plus pesant fut ôté de notre cou, et une terre encore meilleure que celle de Canaan, a été placée devant nos yeux.

      C'est une rédemption qui doit être célébrée dans les cieux, pour l'éternité !

      43 À l'avenir, toute la congrégation d'Israël se devait d'observer la Pâque. Toutes les bénédictions divines reçues doivent être l'objet de reconnaissance et de louanges à Dieu.

      La Pâque du Nouveau Testament (le souper du Seigneur), personne ne doit la négliger. Les étrangers, à condition qu'ils soient circoncis, avaient également la possibilité de partager le repas de la Pâque. Nous trouvons ici une disposition précoce, en faveur des « gentils ». Tous ces faits soulignent que les Juifs forment une nation favorisée par Dieu, non pas uniquement à cause de leur descendance d'Abraham, mais parce qu'ils constituent une entité quant à leurs privilèges.

      Christ, notre « Pâque », a été sacrifié pour nous, 1Corinthiens 5:7 ; Son sang est la seule rançon pour nos âmes ; sans effusion de ce sang, il ne peut y avoir de rémission des péchés ; sans aspersion de ce sang, il ne peut y avoir de salut.

      Avons-nous, par la foi, par le sang qui nous a racheté, préservé notre âme de la vengeance qui l'attend ? Est-ce que nous nous tenons sous cette protection, ne dépendant que de ce sang ? Est-ce que nous professons notre foi dans le Rédempteur, notre obligation envers Lui : annoncer aux autres à qui nous appartenons ? Sommes-nous préparés à Son service, prêts à marcher dans Ses voies et à nous séparer de Ses ennemis ?

      Toutes ces questions revêtent une grande importance pour l'âme ; que le Seigneur puisse diriger notre conscience honnêtement pour y répondre !

      Exode 13

      1

      Le premier-né est sanctifié pour Dieu. La célébration de la Pâque est instituée. (Exode 13:1-10)
      Les premiers-nés des bêtes, mis à part. (Exode 13:11-16)
      Les os de Joseph transportés par les Israélites; Ces derniers arrivent à Étham. (Exode 13:17-20)
      Dieu guide les Israélites par une colonne de nuée et de feu. (Exode 13:21,22)

      En commémoration de l'anéantissement des premiers-nés d'Égypte, (des hommes comme du bétail), et de la délivrance des Israélites de leur esclavage, les premiers-nés mâles du peuple hébreux devaient être consacrés à l'Éternel. Cette institution a été instaurée pour que la vie du peuple d'Israël soit préservée, au travers de cette expiation qui était faite pour les péchés. Les Hébreux devaient aussi considérer à quel point ils avaient échappé à la mort, en sorte que désormais ils se devaient de se consacrer au service de Dieu. Les parents hébreux ne devaient pas considérer qu'ils avaient des droits absolus sur leurs enfants premiers-nés, tant qu'ils ne les avaient pas présentés devant l'Éternel, afin de les Lui consacrer.

      Ce qui nous est accordé selon une grâce toute particulière doit être l'objet d'une grande louange à Dieu ; cette bénédiction doit être l'objet d'une reconnaissance, matérialisée par des œuvres de piété et de charité.

      La commémoration de la sortie d'Égypte devait être observée chaque année par les Hébreux. Le jour de la résurrection de Christ doit aussi être célébré, car en ce jour, nous avons été libérés des liens de la mort. La Parole ne nous dit pas exactement en quel jour de l'année, Christ à été ressuscité ; par contre, Elle spécifie bien de quel jour de la semaine il s'agissait ; ce fut une délivrance importante, donc elle devait être remémorée chaque semaine.

      Les Israélites devaient célébrer la fête des pains sans levain. Sous le régime de l'évangile, nous devons nous rappeler non seulement de Christ, mais aussi observer la célébration de la sainte cène. Faites ceci en mémoire de Lui !

      De plus, il faut enseigner soigneusement la signification de cet acte aux enfants, pour leur connaissance des choses de Dieu. C'est un vieux principe du catéchisme ! Il est grandement utile d'enseigner aux enfants les histoires de la Bible. Ceux qui possèdent Dieu dans leur cœur, l'expriment aussi par leurs paroles : Ils parlent souvent de l'Éternel à ces enfants, pour les persuader et pour les enseigner.

      11 Les premiers-nés des bêtes non destinées aux sacrifices, devaient être consacrés à servir de rachat pour d'autres animaux, sinon, ils étaient éliminés. Nos âmes sont soumises à la Justice divine et à moins qu'elles ne soient rachetées par le sacrifice de Christ, elles sont destinées à périr. Ces préceptes, ordonnés aux Hébreux, leur rappelaient continuellement quels étaient leurs devoirs : aimer et servir l'Éternel. D'une manière similaire, le baptême et le repas du Seigneur, s'ils sont accomplis en toute connaissance de cause, nous rappellent et témoignent aux autres, notre profession de foi, au service du Seigneur.
      17 Il y avait deux chemins pour se rendre d'Égypte en Canaan. L'un d'entre eux ne demandait que quelques jours de Voyage ; l'autre chemin était beaucoup plus long, traversant des régions désertiques : c'est celui-ci que l'Éternel choisit pour conduire le peuple d'Israël. Les Égyptiens allaient bientôt être noyés dans la mer Rouge ; les Israélites, quant à eux, allaient devoir traverser le désert et être humiliés.

      Les chemins divins sont des chemins de droiture, malgré leurs apparences, qui parfois nous déroutent. Si nous pensons que Dieu ne conduit pas Son peuple par le plus court chemin, soyons persuadés qu'Il le conduit au mieux, ce qui se vérifie à la fin du voyage. Les Philistins étaient des ennemis puissants ; il était nécessaire que les Israélites fussent préparés, pour faire la guerre en Canaan : ils devaient traverser les difficultés de la route dans le désert. Dieu envoie des épreuves à Son peuple, qui sont toujours proportionnelles à sa force, 1Corinthiens 10:13. Les Israélites partirent en bon ordre, par groupes de cinq ; ils étaient militairement bien rangés, ce qui leur donnait un certain potentiel. Ils prirent avec eux les os de Joseph. C'était un encouragement pour leur foi et leur espérance : cela signifiait bien que Dieu devait, par leur intermédiaire, conduire ces os en Canaan, au travers du désert.

      21 L'Éternel se tenait devant les Israélites, sous la forme d'une colonne de nuée ou de feu, symbole de Sa divine majesté. Il y a ici similitude avec Christ, présent dans l'église qui traverse le désert, 1Corinthiens 10:9.

      Quand Dieu nous fait subir des difficultés, Il ne nous laisse pas errer sur place, Il ne nous perd pas, mais Il prend soin de nous conduire. Par cette colonne, Moïse et les Israélites pieux étaient réconfortés, certains d'être guidés par Dieu. Ceux qui savent compter sur Dieu et qui règlent leur vie sur Sa Parole, se trouvent guidés par l'Esprit et la Providence divine, persuadés que le Seigneur les précède dans leur marche ici-bas, bien qu'ils ne puissent Le voir de leurs yeux : c'est ainsi que nous devons marcher par la foi. Quand les Israélites marchaient, la colonne divine les précédait ; elle indiquait également les lieux de campement, selon Sa Sagesse. Cette colonne protégeait le peuple, le jour, et lui donnait la lumière durant la nuit. La Bible est une lampe à nos pieds, une lumière sur notre sentier ; c'est le Seigneur, qui dans son Amour, nous révèle le contenu de Sa Parole. Elle atteste l'existence de Christ. Elle représente pour nous la même chose que la colonne de nuée des Israélites dans le désert. Écoutez cette voix qui crie : « Je suis la Lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie », Jean 8:12.

      Recommandons nos âmes à Jésus-Christ, comme le conseillent la Parole et le Saint-Esprit, en réponse à nos prières ; car Il est le Chemin, la Vérité et la vie, Jean 14:16

      Exode 14

      1

      Dieu conduit les Israélites à Pi-Hahiroth, Pharaon les poursuit. (Exode 14:1-9)
      Les Israélites émettent des craintes, Moïse les réconforte. (Exode 14:10-14)
      Dieu donne Ses instructions à Moïse, Les ténèbres séparent les Israélites des Égyptiens. (Exode 14:15-20)
      Les Israélites franchissent la mer Rouge, Les Égyptiens sont noyés. (Exode 14:21-31)

      Pharaon pensait bien que les enfants d'Israël se perdraient dans le désert, faisant ainsi de ce peuple une proie facile à détruire. Mais Dieu dit qu'Il serait glorifié par le biais de Pharaon.

      Tous ceux qui contribuent à la Gloire du Créateur, le font parfois à leur insu. D'une manière analogue, ceux qui tentent de ruiner l'église, sont souvent renversés et courent, de ce fait, à leur perte.

      Alors que Pharaon échafaudait avec perversité sa vengeance, il participait en fait à l'élaboration du plan divin : il allait devoir capituler devant Israël. Bien que Pharaon ait laissé partir librement les Hébreux, à présent, il le regrettait amèrement. Dieu transforme l'envie et la rage qu'ont les hommes à l'égard de Son peuple, en un terrible tourment. Ceux qui tournent leur face vers les cieux et qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ, doivent s'attendre à rencontrer des épreuves et des tentations, envoyées par Satan. Ce dernier ne fera aucune concession envers ceux qui veulent être au service du Seigneur.

      10 Il n'y avait aucune autre échappatoire pour Israël, qu'aller de l'avant : c'était sa seule chance de salut. Nous pouvons, tout en accomplissant notre devoir et en ayant les yeux tournés vers le ciel, être attaqués de tous côtés.

      Certains Hébreux crièrent à l'Éternel ; leur frayeur les a conduits à prier, ce fut une bonne réaction. Dieu nous conduit parfois dans des impasses, de façon à nous amener à fléchir les genoux devant Lui. D'autres, parmi le peuple d'Israël, se rebellèrent contre Moïse ; la frayeur les poussait à murmurer contre Dieu, estimant que ce Dernier était incapable d'accomplir des miracles. Ils reprochaient à Moïse de les avoir fait quitter l'Égypte ; ils étaient aussi en colère contre Dieu, malgré la grande bonté que Celui-ci avait exercée à leur égard ; c'est le type même d'absurdité que l'on peut rencontrer chez les incrédules. Moïse avait bien dit : « Ne craignez rien ».

      Il est toujours profitable, face aux épreuves, de surmonter nos Craintes : il en va de notre intérêt ; nos prières et nos efforts peuvent être affectés, par contre notre foi et notre espérance doivent rester intactes. Comme nous le dit Moïse : « Restons en place » ; ne cherchons pas à nous sauver par nos propres forces, en combattant ou en fuyant ; sachons attendre les ordres divins, sachons nous y soumettre. Soyons animés, dans la confiance en Dieu, de la paix que peut procurer la perspective d'une grande délivrance qu'Il nous a préparée. Si Dieu a conduit les Hébreux dans cette impasse, Il en a aussi prévu l'échappatoire !

      15 La prière silencieuse de Moïse était bien plus pertinente que les cris de frayeur des enfants d'Israël. La colonne de feu et de ténèbres se tenait derrière eux, à l'endroit où ils devaient être protégés ; c'était en sorte, un mur, les séparant de leurs ennemis.

      La Parole et la Providence divines ont parfois un aspect bien ténébreux, au vu des pécheurs ; par contre, elles sont brillantes et agréables aux yeux des enfants de Dieu. Celui qui a séparé la lumière des ténèbres, Ge 1:4, envoya des ténèbres aux Égyptiens, et de la lumière aux Israélites.

      Quelle différence entre l'héritage des saints, au milieu de la lumière, et les ténèbres complètes réservées, à jamais, aux hypocrites.

      21 La division des eaux de la mer Rouge fut, plus tard, un sujet de terreur pour les habitants de Canaan, Jos 2:9 ; ce miracle fut par contre pour les Israélites, un sujet de louange et de triomphe, Psaume 114:3;106:9;136:13. Ce prodige fut aussi une image du baptême, 1Corinthiens 10:1,2. Ce passage d'Israël au travers de la mer, était un symbole de la conversion des âmes, Esa 11:15 ; quant à la noyade des Égyptiens, elle représente la ruine finale des pécheurs incrédules. Dieu révèle Sa Toute Puissance en ouvrant un passage de plusieurs kilomètres à travers les eaux. Il peut conduire Son peuple à travers les plus grandes difficultés, Il est capable de créer un chemin, là où cela paraît impossible. C'est un exemple de Son merveilleux Amour pour Israël.

      Le peuple entra dans la mer : il marcha sur le sec, au milieu des flots ! Ce miracle eut lieu pour encourager le peuple de Dieu à Lui faire confiance d'âge en âge, lors des moments les plus difficiles. Quel acte serait impossible à Celui qui a accompli un tel prodige ? Que ne pourrait Il faire pour ceux qui L'aiment et qui Le craignent, au vu de ce qu'Il a déjà fait pour le peuple d'Israël, incrédule et toujours en train de murmurer ? Ce dernier n'a pu que se soumettre à la juste et Toute Puissante colère divine, contre ses ennemis égyptiens.

      La ruine des pécheurs n'arrive qu'à cause de leur entêtement et de leur présomption. Les Égyptiens auraient très bien pu laisser partir les enfants d'Israël : ils tentèrent de les en empêcher ; c'est alors qu'ils essayèrent d'échapper à la noyade, mais il était trop tard.

      Les hommes ne sont jamais convaincus, jusqu'au moment où ils franchissent le point de non retour : ceux qui osent « toucher » au peuple de Dieu finissent par courir à leur perte. L'ordre fut donné à Moïse d'étendre sa main sur la mer ; les eaux regagnèrent leur place et engloutirent tous les Égyptiens. Pharaon et ses serviteurs, le cœur endurci par le péché, furent noyés tous ensemble : personne ne put s’échapper. Les enfants d'Israël virent les Égyptiens, morts sur le sable. Ce tableau les impressionna vivement.

      Quand les hommes remarquent les œuvres divines, quand ils en constatent les conséquences, ils se mettent alors à craindre Dieu et Lui accordent leur confiance. Qu'il serait bon, dans des cas semblables, de nous tenir dans un même état d'esprit !

      Contemplons avec espérance l'avenir qui est réservé au croyant : ses ennemis sont puissants et l'entourent ; mais s'il s'appuie sur Dieu, il pourra passer au travers des vagues, en toute sécurité, gardé par la Puissance de son Sauveur, qui combattra ses ennemis spirituels.

      Les ennemis de l'âme, que le croyant voit aujourd'hui, disparaîtront à jamais.

    • Exode 1

      1 Voici les noms des fils d'Israël venus en Egypte avec Jacob, chacun accompagné de sa famille :
      2 Ruben, Siméon, Lévi, Juda,
      3 Issacar, Zabulon, Benjamin,
      4 Dan, Nephthali, Gad et Aser.
      5 Les personnes issues de Jacob étaient au nombre de 70 en tout. Joseph était alors en Egypte.
      6 Puis Joseph mourut, ainsi que tous ses frères et toute cette génération-là.
      7 Les Israélites eurent des enfants et pullulèrent ; ils devinrent très nombreux et puissants, au point de remplir le pays.
      8 *Un nouveau roi parvint au pouvoir en Egypte, un roi qui n'avait pas connu Joseph.
      9 Il dit à son peuple : « Voilà que les Israélites forment un peuple plus nombreux et plus puissant que nous.
      10 Allons ! Montrons-nous habiles vis-à-vis de lui : empêchons-le de devenir trop nombreux, car en cas de guerre il se joindrait à nos ennemis pour nous combattre et sortir ensuite du pays. »
      11 On établit donc sur lui des chefs de corvées afin de l'accabler de travaux pénibles. C'est ainsi qu'on construisit les villes de Pithom et de Ramsès destinées à servir d'entrepôts au pharaon.
      12 Mais plus on accablait les Israélites, plus ils devenaient nombreux et envahissants, au point que l'on éprouva de la haine pour eux.
      13 Alors les Egyptiens soumirent les Israélites à un dur esclavage.
      14 Ils leur rendirent la vie amère par de lourds travaux avec de l’argile et des briques ainsi que par tous les travaux des champs. Ils leur imposaient toutes ces charges avec cruauté.
      15 Le roi d'Egypte parla aussi aux sages-femmes des Hébreux. L'une s'appelait Shiphra et l'autre Pua.
      16 Il leur dit : « Quand vous aiderez les femmes des Hébreux à avoir leur enfant et que vous regarderez sur le siège d’accouchement, si c'est un garçon, faites-le mourir ; si c'est une fille, laissez-la vivre. »
      17 Mais les sages-femmes avaient la crainte de Dieu et elles ne firent pas ce que leur avait dit le roi d'Egypte : elles laissèrent vivre les enfants.
      18 Le roi d'Egypte convoqua les sages-femmes et leur dit : « Pourquoi avez-vous agi ainsi et avez-vous laissé vivre les enfants ? »
      19 Les sages-femmes répondirent au pharaon : « C'est que les femmes des Hébreux ne sont pas comme les Egyptiennes. Elles sont vigoureuses et accouchent avant l'arrivée de la sage-femme. »
      20 Dieu fit du bien aux sages-femmes et le peuple devint nombreux et très puissant.
      21 Parce que les sages-femmes avaient eu la crainte de Dieu, Dieu fit prospérer leur famille.
      22 Alors le pharaon ordonna à tout son peuple : « Vous jetterez dans le fleuve tout garçon qui naîtra et vous laisserez vivre toutes les filles. »

      Exode 2

      1 Un homme de la famille de Lévi avait pris pour femme une Lévite.
      2 Cette femme fut enceinte et mit au monde un fils. Elle vit qu'il était beau et elle le cacha pendant trois mois.
      3 Lorsqu'elle ne put plus le garder caché, elle prit une caisse de jonc, qu'elle enduisit de bitume et de poix ; puis elle y mit l'enfant et le déposa parmi les roseaux sur la rive du fleuve.
      4 La sœur de l'enfant se posta à une certaine distance pour savoir ce qui lui arriverait.
      5 Or, la fille du pharaon descendit au fleuve pour se baigner tandis que ses servantes se promenaient le long du fleuve. Elle vit la caisse au milieu des roseaux et envoya sa servante la prendre.
      6 Quand elle l'ouvrit, elle vit l'enfant : c'était un petit garçon qui pleurait. Prise de pitié pour lui, elle dit : « C'est un enfant des Hébreux ! »
      7 Alors la sœur de l'enfant dit à la fille du pharaon : « Veux-tu que j'aille te chercher une nourrice parmi les femmes des Hébreux afin qu'elle allaite cet enfant pour toi ? »
      8 « Vas-y », lui répondit la fille du pharaon. Et la jeune fille alla chercher la mère de l'enfant.
      9 La fille du pharaon lui dit : « Emporte cet enfant et allaite-le pour moi ; je te donnerai ton salaire. » La femme prit l'enfant et l'allaita.
      10 Quand il eut grandi, elle l'amena à la fille du pharaon et il fut un fils pour elle. Elle l'appela Moïse, « car, dit-elle, je l'ai retiré de l'eau. »
      11 Une fois devenu grand, Moïse sortit vers ses frères et vit leurs pénibles travaux. Il vit un Egyptien frapper un Hébreu, un de ses frères.
      12 Il regarda de tous côtés, vit qu'il n'y avait personne et tua l'Egyptien qu'il cacha dans le sable.
      13 Quand il sortit le jour suivant, il vit deux Hébreux se battre. Il dit à celui qui avait tort : « Pourquoi frappes-tu ton prochain ? »
      14 Cet homme répondit alors : * « Qui t'a établi chef et juge sur nous ? Est-ce pour me tuer que tu me parles, tout comme tu as tué l'Egyptien ? » Moïse eut peur et se dit : « L'affaire est certainement connue. »
      15 Le pharaon apprit ce qui s'était passé et il chercha à faire mourir Moïse, mais Moïse s'enfuit loin de lui et s'installa dans le pays de Madian. Il s'arrêta près d'un puits.
      16 Le prêtre de Madian avait sept filles. Celles-ci vinrent puiser de l'eau et elles remplirent les abreuvoirs pour faire boire le troupeau de leur père.
      17 Les bergers arrivèrent et les chassèrent. Alors Moïse se leva, prit leur défense et fit boire leur troupeau.
      18 Quand elles furent de retour chez Réuel, leur père, il demanda : « Pourquoi revenez-vous si vite aujourd'hui ? »
      19 Elles répondirent : « Un Egyptien nous a délivrées de la main des bergers ; il nous a même puisé de l'eau et a fait boire le troupeau. »
      20 Réuel dit à ses filles : « Où est-il ? Pourquoi avez-vous laissé cet homme ? Allez l'appeler pour qu'il vienne prendre un repas. »
      21 Moïse décida de s’installer chez cet homme, qui lui donna en mariage sa fille Séphora.
      22 Elle mit au monde un fils, qu'il appela Guershom « car, dit-il, je suis en exil dans un pays étranger. »
      23 Longtemps après, le roi d'Egypte mourut. Les Israélites gémissaient du fond de l'esclavage, ils poussaient des cris. Leurs appels montèrent du fond de l'esclavage jusqu'à Dieu.
      24 Dieu entendit leurs gémissements et se souvint de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob.
      25 Dieu vit les Israélites, il comprit leur situation.

      Exode 3

      1 Moïse était devenu berger du troupeau de son beau-père Jéthro, le prêtre de Madian. Il conduisit le troupeau derrière le désert et vint à la montagne de Dieu, à Horeb.
      2 *L'ange de l'Eternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d'un buisson. Moïse regarda et vit que le buisson était tout en feu sans être consumé.
      3 Moïse dit : « Je veux faire un détour pour voir quelle est cette grande vision et pourquoi le buisson ne brûle pas. »
      4 L'Eternel vit qu'il faisait un détour pour regarder. Dieu l'appela du milieu du buisson en disant : « Moïse ! Moïse ! » Il répondit : « Me voici ! »
      5 Dieu dit : « Ne t'approche pas d'ici, *retire tes sandales, car l'endroit où tu te tiens est une terre sainte. »
      6 Il ajouta : * « Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob. » Moïse se cacha le visage, car il avait peur de regarder Dieu.
      7 L'Eternel dit : * « J'ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Egypte et j'ai entendu les cris qu'il pousse devant ses oppresseurs. Oui, je connais ses douleurs.
      8 Je suis descendu pour le délivrer de la domination des Egyptiens et pour le faire monter de ce pays jusque dans un bon et vaste pays, un pays où coulent le lait et le miel ; c'est l'endroit qu'habitent les Cananéens, les Hittites, les Amoréens, les Phéréziens, les Héviens et les Jébusiens.
      9 Maintenant, les cris des Israélites sont venus jusqu'à moi, j'ai aussi vu l'oppression que leur font subir les Egyptiens.
      10 Maintenant, vas-y, je t'enverrai vers le pharaon et tu feras sortir d'Egypte mon peuple, les Israélites. »
      11 Moïse dit à Dieu : « Qui suis-je, moi, pour aller trouver le pharaon et pour faire sortir les Israélites d'Egypte ? »
      12 Dieu dit : « Je serai avec toi. Voici pour toi le signe que c'est moi qui t'envoie : quand tu auras fait sortir le peuple d'Egypte, vous servirez Dieu sur cette montagne. »
      13 Moïse dit à Dieu : « J'irai donc trouver les Israélites et je leur dirai : ‘Le Dieu de vos ancêtres m'envoie vers vous.’Mais s'ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je ? »
      14 Dieu dit à Moïse : « Je suis celui qui suis. » Et il ajouta : « Voici ce que tu diras aux Israélites : ‘Je suis m'a envoyé vers vous.’ »
      15 Dieu dit encore à Moïse : « Voici ce que tu diras aux Israélites : ‘L'Eternel, le Dieu de vos ancêtres, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob, m'envoie vers vous.’Tel est mon nom pour toujours, tel est le nom sous lequel on fera appel à moi de génération en génération.
      16 Va rassembler les anciens d'Israël et dis-leur : ‘L'Eternel, le Dieu de vos ancêtres, m'est apparu, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Il a dit : Je m'occupe de vous et de ce qu'on vous fait en Egypte.
      17 J'ai dit : Je vous ferai monter de l'Egypte, où vous souffrez, dans le pays des Cananéens, des Hittites, des Amoréens, des Phéréziens, des Héviens et des Jébusiens, un pays où coulent le lait et le miel.’
      18 Ils t’écouteront. Tu iras avec les anciens d'Israël trouver le roi d'Egypte et vous lui direz : ‘L'Eternel, le Dieu des Hébreux, s'est présenté à nous. Permets-nous maintenant de faire trois journées de marche dans le désert pour offrir des sacrifices à l'Eternel, notre Dieu.’
      19 Je sais que le roi d'Egypte ne vous laissera pas partir à moins d'y être contraint par une forte intervention.
      20 J’interviendrai et je frapperai l'Egypte par toutes sortes de prodiges que j'accomplirai au milieu d'elle. Après cela, il vous laissera partir.
      21 Je gagnerai même la faveur des Egyptiens à ce peuple et, quand vous partirez, vous ne partirez pas les mains vides.
      22 Chaque femme demandera à sa voisine et à celle qui séjourne chez elle des vases d'argent, des vases d'or et des vêtements. Vous les ferez porter par vos fils et vos filles et vous dépouillerez les Egyptiens. »

      Exode 4

      1 Moïse répondit : « Ils ne me croiront pas et ne m'écouteront pas. Au contraire, ils diront : ‘L'Eternel ne t'est pas apparu.’ »
      2 L'Eternel lui dit : « Qu'y a-t-il dans ta main ? » Il répondit : « Un bâton. »
      3 L'Eternel dit : « Jette-le par terre. » Il le jeta par terre et le bâton se changea en serpent. Moïse prit la fuite devant lui.
      4 L'Eternel dit à Moïse : « Tends la main et prends-le par la queue. » Il tendit la main et l’attrapa. Le serpent redevint alors un bâton dans sa main.
      5 L'Eternel dit : « Voilà ce que tu feras afin qu'ils croient que l'Eternel, le Dieu de leurs ancêtres, t'est apparu, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob. »
      6 L'Eternel lui dit encore : « Mets ta main sur ta poitrine. » Il mit sa main sur sa poitrine, puis la retira, et voici que sa main était couverte de lèpre, blanche comme la neige.
      7 L'Eternel dit : « Remets ta main sur ta poitrine. » Il remit sa main sur sa poitrine, puis l’en retira, et voici qu'elle était redevenue normale.
      8 L'Eternel dit : « S'ils ne te croient pas et n'écoutent pas le message du premier signe, ils croiront à celui du dernier signe.
      9 S'ils ne croient toujours pas, même avec ces deux signes, et ne t'écoutent pas, tu prendras de l'eau du fleuve, tu la verseras sur la terre et l'eau que tu auras prise dans le fleuve se changera en sang sur la terre. »
      10 Moïse dit à l'Eternel : « Ah, Seigneur, je ne suis pas un homme doué pour parler et cela ne date ni d'hier ni d'avant-hier, ni même du moment où tu as parlé à ton serviteur. En effet, j'ai la bouche et la langue embarrassées. »
      11 L'Eternel lui dit : « Qui a donné une bouche à l'homme ? Qui rend muet ou sourd, capable de voir ou aveugle ? N'est-ce pas moi, l'Eternel ?
      12 Maintenant, vas-y ! Je serai moi-même avec ta bouche et je t'enseignerai ce que tu devras dire. »
      13 Moïse dit : « Ah, Seigneur, envoie quelqu’un d’autre que moi ! »
      14 Alors la colère de l'Eternel s'enflamma contre Moïse. Il dit : « N'y a-t-il pas ton frère Aaron, le Lévite ? Je sais qu'il parlera facilement, lui. Le voici même qui vient à ta rencontre. Quand il te verra, il se réjouira dans son cœur.
      15 Tu lui parleras et tu mettras les paroles dans sa bouche, et moi, je serai avec ta bouche et avec sa bouche et je vous enseignerai ce que vous devrez faire.
      16 C'est lui qui parlera pour toi au peuple : il te servira de bouche et toi, tu tiendras pour lui la place de Dieu.
      17 Prends ce bâton dans ta main. C’est avec lui que tu accompliras les signes. »
      18 Moïse s'en alla. De retour chez son beau-père Jéthro, il lui dit : « Laisse-moi retourner vers mes frères qui sont en Egypte pour voir s'ils sont encore en vie. » Jéthro dit à Moïse : « Vas-y en toute tranquillité. »
      19 L'Eternel dit à Moïse dans le pays de Madian : « Vas-y, retourne en Egypte, car tous ceux qui en voulaient à ta vie sont morts. »
      20 Moïse prit sa femme et ses fils, les fit monter sur des ânes et retourna en Egypte. Il prit à la main le bâton de Dieu.
      21 L'Eternel dit à Moïse : « En partant pour retourner en Egypte, vois tous les prodiges que j'ai mis dans ta main : tu les feras devant le pharaon. De mon côté, j'endurcirai son cœur et il ne laissera pas partir le peuple.
      22 Tu annonceras au pharaon : ‘Voici ce que dit l'Eternel : Israël est mon fils aîné.
      23 Je t'ordonne de laisser partir mon fils pour qu'il me serve. Si tu refuses de le laisser partir, je ferai mourir ton fils aîné.’ »
      24 Pendant le voyage, à l'endroit où ils passaient la nuit, l'Eternel l'attaqua et chercha à le faire mourir.
      25 Séphora prit une pierre tranchante, coupa le prépuce de son fils et le jeta aux pieds de Moïse en disant : « Tu es pour moi un mari de sang ! »
      26 Alors l'Eternel le laissa. C'est à ce moment-là qu'elle dit : « Mari de sang ! » à cause de la circoncision.
      27 L'Eternel dit à Aaron : « Va dans le désert à la rencontre de Moïse. » Aaron partit. Il rencontra Moïse à la montagne de Dieu et l'embrassa.
      28 Moïse informa Aaron de toutes les paroles de l'Eternel, celui qui l'avait envoyé, et de tous les signes qu'il lui avait ordonné d’accomplir.
      29 Moïse et Aaron poursuivirent leur chemin et rassemblèrent tous les anciens des Israélites.
      30 Aaron rapporta toutes les paroles que l'Eternel avait dites à Moïse et accomplit les signes sous les yeux du peuple.
      31 Le peuple crut. Ils apprirent que l'Eternel s’occupait des Israélites, qu'il avait vu leur souffrance, et ils se prosternèrent et adorèrent.

      Exode 5

      1 Moïse et Aaron allèrent ensuite annoncer au pharaon : « Voici ce que dit l'Eternel, le Dieu d'Israël : Laisse partir mon peuple pour qu'il célèbre une fête en mon honneur dans le désert. »
      2 Le pharaon répondit : « Qui est l'Eternel, pour que j'obéisse à ses ordres en laissant partir Israël ? Je ne connais pas l'Eternel et je ne laisserai pas partir Israël. »
      3 Ils dirent : « Le Dieu des Hébreux s'est présenté à nous. Permets-nous de faire trois journées de marche dans le désert pour offrir des sacrifices à l'Eternel, notre Dieu, afin qu'il ne nous frappe pas de la peste ou de l'épée. »
      4 Le roi d'Egypte leur dit : « Moïse et Aaron, pourquoi détournez-vous le peuple de son travail ? Retournez à vos corvées ! »
      5 Le pharaon ajouta : « Ce peuple est maintenant nombreux dans le pays, et vous lui feriez interrompre ses corvées ! »
      6 Le jour même, le pharaon donna aux inspecteurs et aux commissaires du peuple l'ordre suivant :
      7 « Vous ne donnerez plus comme avant de la paille au peuple pour faire des briques. Ils iront eux-mêmes ramasser de la paille.
      8 Vous leur imposerez néanmoins la quantité de briques qu'ils faisaient auparavant, vous n'en supprimerez rien. En effet, ce sont des paresseux. Voilà pourquoi ils crient : ‘Allons offrir des sacrifices à notre Dieu !’
      9 Que l'on charge ces gens de travail, qu'ils y soient occupés, et ils ne prêteront plus attention à des paroles mensongères ! »
      10 Les inspecteurs et les commissaires du peuple vinrent annoncer au peuple : « Voici ce que dit le pharaon : ‘Je ne vous donne plus de paille.
      11 Allez vous-mêmes vous procurer de la paille où vous en trouverez, car l'on ne supprime rien de votre travail.’ »
      12 Le peuple se dispersa dans toute l'Egypte pour ramasser du chaume en guise de paille.
      13 Les inspecteurs insistaient : « Terminez votre tâche, chaque jour la tâche journalière, comme quand il y avait de la paille. »
      14 On battit même les commissaires des Israélites, établis sur eux par les inspecteurs du pharaon. « Pourquoi, disait-on, n'avez-vous pas fini hier et aujourd'hui, comme avant, la quantité de briques qui vous avait été fixée ? »
      15 Les commissaires des Israélites allèrent se plaindre au pharaon en disant : « Pourquoi traites-tu ainsi tes serviteurs ?
      16 On ne donne pas de paille à tes serviteurs et l'on nous dit : ‘Faites des briques !’Et voici que tes serviteurs sont battus comme si ton peuple était coupable. »
      17 Le pharaon répondit : « Vous êtes des paresseux, rien que des paresseux. Voilà pourquoi vous dites : ‘Allons offrir des sacrifices à l'Eternel !’
      18 Maintenant, allez travailler. On ne vous donnera pas de paille et vous livrerez la même quantité de briques. »
      19 Les commissaires des Israélites virent qu'on les rendait malheureux en disant : « Vous ne supprimerez rien de vos briques, mais accomplissez chaque jour la tâche journalière. »
      20 En sortant de chez le pharaon, ils rencontrèrent Moïse et Aaron qui les attendaient.
      21 Ils leur dirent : « Que l'Eternel vous regarde et qu'il soit juge ! A cause de vous, le pharaon et ses serviteurs n’éprouvent que dégoût pour nous, vous avez mis une épée dans leurs mains pour nous massacrer. »
      22 Moïse retourna vers l'Eternel et dit : « Seigneur, pourquoi as-tu fait du mal à ce peuple ? Est-ce pour cela que tu m'as envoyé ?
      23 Depuis que je suis allé trouver le pharaon pour parler en ton nom, il fait du mal à ce peuple et tu n'as pas du tout délivré ton peuple. »

      Exode 6

      1 L'Eternel dit à Moïse : « Tu vas voir maintenant ce que je ferai au pharaon. Une main puissante le forcera à les laisser partir, une main puissante le forcera à les chasser de son pays. »
      2 Dieu s’adressa encore à Moïse et dit : « Je suis l'Eternel.
      3 Je suis apparu à Abraham, à Isaac et à Jacob comme le Dieu tout-puissant, mais je ne me suis pas pleinement fait connaître à eux sous mon nom, l'Eternel.
      4 J'ai aussi établi mon alliance avec eux : j’ai promis de leur donner le pays de Canaan, le pays où ils ont séjourné en étrangers.
      5 J'ai entendu les gémissements des Israélites, que les Egyptiens tiennent dans l'esclavage, et je me suis souvenu de mon alliance.
      6 C'est pourquoi dis aux Israélites : ‘Je suis l'Eternel, je vous libérerai des travaux dont vous chargent les Egyptiens, je vous délivrerai de leur esclavage et je vous rachèterai avec puissance et par de grands actes de jugement.
      7 Je vous prendrai pour que vous soyez mon peuple, je serai votre Dieu et vous saurez que c'est moi, l'Eternel, votre Dieu, qui vous libère des travaux dont vous chargent les Egyptiens.
      8 Je vous ferai entrer dans le pays que j'ai juré de donner à Abraham, à Isaac et à Jacob ; je vous le donnerai en possession, moi l'Eternel.’ »
      9 C’est ainsi que Moïse s’adressa aux Israélites, mais leur impatience et la dureté de l’esclavage les empêchèrent de l'écouter.
      10 L'Eternel dit à Moïse :
      11 « Va parler au pharaon, au roi d'Egypte, pour qu'il laisse les Israélites partir de son pays. »
      12 Moïse répondit en présence de l'Eternel : « Les Israélites ne m'ont pas écouté. Comment le pharaon m'écouterait-il, moi qui n'ai pas la parole facile ? »
      13 Cependant l'Eternel parla à Moïse et à Aaron, et il leur donna des ordres au sujet des Israélites et au sujet du pharaon, du roi d'Egypte, pour faire sortir les Israélites d'Egypte.
      14 Voici leurs chefs de famille. Fils de Ruben, le fils aîné d'Israël : Hénoc, Pallu, Hetsron et Carmi. Tels sont les clans de Ruben.
      15 Fils de Siméon : Jemuel, Jamin, Ohad, Jakin et Tsochar, ainsi que Saül, le fils de la Cananéenne. Tels sont les clans de Siméon.
      16 Voici les noms des fils de Lévi en fonction de leur lignée : Guershon, Kehath et Merari. Lévi vécut 137 ans.
      17 Fils de Guershon : Libni et Shimeï et leurs clans.
      18 Fils de Kehath : Amram, Jitsehar, Hébron et Uziel. Kehath vécut 133 ans.
      19 Fils de Merari : Machli et Mushi. Tels sont les clans de Lévi en fonction de leur lignée.
      20 Amram prit pour femme sa tante Jokébed, et elle lui donna pour fils Aaron et Moïse. Amram vécut 137 ans.
      21 Fils de Jitsehar : Koré, Népheg et Zicri.
      22 Fils d'Uziel : Mishaël, Eltsaphan et Sithri.
      23 Aaron prit pour femme Elishéba, fille d'Amminadab et sœur de Nachshon, et elle lui donna pour fils Nadab, Abihu, Eléazar et Ithamar.
      24 Fils de Koré : Assir, Elkana et Abiasaph. Tels sont les clans des Koréites.
      25 Eléazar, fils d'Aaron, prit pour femme une des filles de Puthiel, et elle lui donna pour fils Phinées. Tels sont les chefs de famille des Lévites avec leurs clans.
      26 C’est à cet Aaron et ce Moïse que l'Eternel dit : « Faites sortir les Israélites d'Egypte en corps d’armée. »
      27 Ce sont eux qui parlèrent au pharaon, au roi d'Egypte, pour faire sortir les Israélites d'Egypte. Il s’agit de ce Moïse-là et de cet Aaron-là.
      28 Lorsque l'Eternel parla à Moïse en Egypte,
      29 il lui dit : « Je suis l'Eternel. Répète au pharaon, au roi d'Egypte, tout ce que je te dis. »
      30 Moïse répondit en présence de l'Eternel : « Je n'ai pas la parole facile. Comment le pharaon m'écouterait-il ? »

      Exode 7

      1 L'Eternel dit à Moïse : « Regarde, je te fais Dieu pour le pharaon, et ton frère Aaron sera ton prophète.
      2 Toi, tu diras tout ce que je t'ordonnerai et ton frère Aaron parlera au pharaon pour qu'il laisse les Israélites partir de son pays.
      3 De mon côté, j'endurcirai le cœur du pharaon et je multiplierai mes signes et mes miracles en Egypte.
      4 Le pharaon ne vous écoutera pas. Je porterai la main contre l'Egypte et c’est par de grands actes de jugement que je ferai sortir d'Egypte mes armées, mon peuple, les Israélites.
      5 Les Egyptiens reconnaîtront que je suis l'Eternel lorsque je déploierai ma puissance contre l'Egypte et ferai sortir les Israélites du milieu d'eux. »
      6 Moïse et Aaron se conformèrent à ce que l'Eternel leur avait ordonné, c’est ce qu’ils firent.
      7 Moïse était âgé de 80 ans et Aaron de 83 ans lorsqu'ils parlèrent au pharaon.
      8 L'Eternel dit à Moïse et à Aaron :
      9 « Si le pharaon vous dit : ‘Faites un miracle !’tu ordonneras à Aaron : ‘Prends ton bâton et jette-le devant le pharaon.’Le bâton se changera alors en serpent. »
      10 Moïse et Aaron allèrent trouver le pharaon et se conformèrent à ce que l'Eternel avait ordonné : Aaron jeta son bâton devant le pharaon et devant ses serviteurs, et il se changea en serpent.
      11 Cependant, le pharaon appela des sages et des sorciers, et les magiciens d'Egypte, eux aussi, en firent autant par leurs sortilèges.
      12 Ils jetèrent tous leurs bâtons et ceux-ci se changèrent en serpents. Mais le bâton d'Aaron engloutit les leurs.
      13 Le cœur du pharaon s'endurcit et il n'écouta pas Moïse et Aaron. Cela se passa comme l'Eternel l'avait dit.
      14 L'Eternel dit à Moïse : « Le pharaon a le cœur insensible, il refuse de laisser partir le peuple.
      15 Va trouver le pharaon dès le matin ; il sortira pour aller près de l'eau et tu te présenteras devant lui au bord du fleuve. Tu prendras à la main le bâton qui a été changé en serpent
      16 et tu diras au pharaon : ‘L'Eternel, le Dieu des Hébreux, m'a envoyé vers toi pour te dire : Laisse partir mon peuple afin qu'il me serve dans le désert, et jusqu'à présent tu n'as pas écouté.
      17 Voici ce que dit l'Eternel : Cette fois, tu reconnaîtras que je suis l'Eternel. Je vais frapper l’eau du Nil avec le bâton qui est dans ma main et elle sera changée en sang.
      18 Les poissons qui sont dans le fleuve mourront, le fleuve deviendra infect et les Egyptiens renonceront à en boire l'eau.’ »
      19 L'Eternel dit à Moïse : « Ordonne à Aaron : ‘Prends ton bâton et tends ta main sur l’eau des Egyptiens, sur leurs rivières, leurs ruisseaux, leurs étangs et tous leurs réservoirs d'eau.’Elle deviendra du sang. Ainsi il y aura du sang dans toute l'Egypte, même dans les récipients en bois et en pierre. »
      20 Moïse et Aaron se conformèrent à ce que l'Eternel avait ordonné. Aaron leva le bâton et frappa l’eau du Nil sous les yeux du pharaon et de ses serviteurs, et toute l’eau du fleuve fut changée en sang.
      21 Les poissons qui étaient dans le fleuve moururent, le fleuve devint infect, les Egyptiens ne purent plus en boire l'eau et il y eut du sang dans toute l'Egypte.
      22 Cependant, les magiciens d'Egypte en firent autant par leurs sortilèges. Le cœur du pharaon s'endurcit et il n'écouta pas Moïse et Aaron. Cela se passa comme l'Eternel l'avait dit.
      23 Le pharaon se détourna d’eux et rentra chez lui ; il ne prit même pas ces événements à cœur.
      24 Tous les Egyptiens creusèrent aux environs du fleuve pour trouver de l'eau à boire, car ils ne pouvaient pas boire de l'eau du Nil.
      25 Sept jours passèrent après que l'Eternel eut frappé le Nil.
      26 L'Eternel dit à Moïse : « Va trouver le pharaon et tu lui annonceras : ‘Voici ce que dit l'Eternel : Laisse partir mon peuple afin qu'il me serve.
      27 Si tu refuses de le laisser partir, je frapperai tout ton territoire par des grenouilles.
      28 Le fleuve pullulera de grenouilles ; elles en sortiront et pénétreront dans ta maison, dans ta chambre à coucher et dans ton lit, chez tes serviteurs et ton peuple, dans tes fours et tes pétrins.
      29 Les grenouilles grimperont sur toi, sur ton peuple et sur tous tes serviteurs.’ »

      Exode 8

      1 L'Eternel dit à Moïse : « Dis à Aaron : ‘Tends la main, avec ton bâton, sur les rivières, les ruisseaux et les étangs, et fais-en monter les grenouilles sur l'Egypte.’ »
      2 Aaron tendit sa main sur les cours d’eau de l'Egypte et les grenouilles en sortirent et recouvrirent l'Egypte.
      3 Cependant les magiciens en firent autant par leurs sortilèges : ils firent monter les grenouilles sur l'Egypte.
      4 Le pharaon appela Moïse et Aaron et dit : « Priez l'Eternel afin qu'il éloigne les grenouilles de moi et de mon peuple, et je laisserai le peuple partir pour offrir des sacrifices à l'Eternel. »
      5 Moïse dit au pharaon : « A toi l'honneur de me fixer le moment où je dois prier pour toi, pour tes serviteurs et pour ton peuple afin que l’Eternel éloigne les grenouilles de toi et de tes maisons. Il n'en restera que dans le fleuve. »
      6 Il répondit : « Demain. » Moïse dit : « Cela se passera comme cela afin que tu saches qu’il n’y a personne qui soit pareil à l'Eternel, notre Dieu.
      7 Les grenouilles s'éloigneront de toi et de tes maisons, de tes serviteurs et de ton peuple. Il n'en restera que dans le fleuve. »
      8 Moïse et Aaron sortirent de chez le pharaon. Puis Moïse cria à l'Eternel à cause des grenouilles dont il avait frappé le pharaon.
      9 L'Eternel fit ce que demandait Moïse et les grenouilles moururent dans les maisons, les cours intérieures et les champs.
      10 On en fit des tas et des tas, et le pays fut infecté.
      11 Voyant qu'il y avait du répit, le pharaon rendit son cœur plus insensible encore et n'écouta pas Moïse et Aaron. Cela se passa comme l'Eternel l'avait dit.
      12 L'Eternel dit à Moïse : « Dis à Aaron : ‘Tends ton bâton et frappe la poussière de la terre.’Elle se changera en moustiques dans toute l'Egypte. »
      13 C’est ce qu’ils firent. Aaron tendit la main avec son bâton et frappa la poussière de la terre. Elle fut changée en moustiques sur les hommes et sur les animaux. Toute la poussière de la terre fut changée en moustiques, dans toute l'Egypte.
      14 Les magiciens employèrent leurs sortilèges pour produire les moustiques, mais ils n’y parvinrent pas. Les moustiques étaient sur les hommes et sur les animaux.
      15 Les magiciens dirent au pharaon : « C'est le doigt de Dieu ! » Le cœur du pharaon s'endurcit et il n'écouta pas Moïse et Aaron. Cela se passa comme l'Eternel l'avait dit.
      16 L'Eternel dit à Moïse : « Lève-toi de bon matin et présente-toi devant le pharaon ; il sortira pour aller près de l'eau. Tu lui annonceras : ‘Voici ce que dit l'Eternel : Laisse partir mon peuple afin qu'il me serve.
      17 Si tu ne laisses pas partir mon peuple, j’enverrai les mouches venimeuses contre toi, contre tes serviteurs, ton peuple et tes maisons. Les maisons des Egyptiens seront remplies de mouches et le sol en sera couvert.
      18 Cependant, ce jour-là, je traiterai de manière différente la région de Gosen où habite mon peuple : il n'y aura pas de mouches là-bas afin que tu saches que moi, l'Eternel, je suis présent dans cette région.
      19 Je placerai une séparation entre mon peuple et le tien. Ce signe sera pour demain.’ »
      20 C’est ce que fit l'Eternel. Une grande quantité de mouches venimeuses vint dans la maison du pharaon et de ses serviteurs, et toute l'Egypte fut dévastée par les mouches.
      21 Le pharaon appela Moïse et Aaron et dit : « Allez-y, offrez des sacrifices à votre Dieu dans le pays. »
      22 Moïse répondit : « Il n'est pas convenable d’agir ainsi. En effet, nous offririons à l'Eternel, notre Dieu, des sacrifices qui font horreur aux Egyptiens. Et si nous offrons sous les yeux des Egyptiens des sacrifices qui leur font horreur, ne nous lanceront-ils pas des pierres ?
      23 Nous ferons trois journées de marche dans le désert et alors nous offrirons des sacrifices à l'Eternel, notre Dieu, conformément à ce qu'il nous dira. »
      24 Le pharaon dit : « Je vous laisserai partir pour offrir des sacrifices à l'Eternel, votre Dieu, dans le désert. Seulement, vous ne vous éloignerez pas en y allant. Priez pour moi ! »
      25 Moïse répondit : « Dès que je serai sorti de chez toi, je prierai l'Eternel. Demain, les mouches s'éloigneront du pharaon, de ses serviteurs et de son peuple. Mais que le pharaon ne nous trompe plus en refusant de laisser le peuple partir pour offrir des sacrifices à l'Eternel ! »
      26 Moïse sortit de chez le pharaon et pria l'Eternel.
      27 L'Eternel fit ce que demandait Moïse et les mouches s'éloignèrent du pharaon, de ses serviteurs et de son peuple. Il n'en resta pas une.
      28 Cependant, cette fois encore, le pharaon rendit son cœur insensible et ne laissa pas partir le peuple.

      Exode 9

      1 L'Eternel dit à Moïse : « Va trouver le pharaon et tu lui annonceras : ‘Voici ce que dit l'Eternel, le Dieu des Hébreux : Laisse partir mon peuple afin qu'il me serve.
      2 Si tu refuses de le laisser partir et si tu le retiens encore,
      3 la main de l'Eternel frappera tes troupeaux dans les champs, les chevaux, les ânes, les chameaux, les bœufs et les brebis ; il y aura une mortalité très importante.
      4 L'Eternel traitera de manière différente les troupeaux d'Israël et ceux des Egyptiens : rien de tout ce qui appartient aux Israélites ne mourra.’ »
      5 L'Eternel fixa un moment précis en disant : « Demain, l'Eternel fera cela dans le pays »,
      6 et il agit ainsi dès le lendemain. Tous les troupeaux des Egyptiens moururent, tandis que pas une seule bête des troupeaux des Israélites ne mourut.
      7 Le pharaon s'informa de ce qui était arrivé et constata que pas une seule bête des troupeaux d'Israël n’était morte. Cependant, le cœur du pharaon resta insensible et il ne laissa pas partir le peuple.
      8 L'Eternel dit à Moïse et à Aaron : « Remplissez vos mains de cendre de fourneau et que Moïse la jette vers le ciel sous les yeux du pharaon.
      9 Elle deviendra une poussière qui couvrira toute l'Egypte et dans toute l'Egypte elle produira, sur les hommes et sur les animaux, des ulcères formés par une éruption de pustules. »
      10 Ils prirent de la cendre de fourneau et se présentèrent devant le pharaon. Moïse la jeta vers le ciel et elle produisit sur les hommes et sur les animaux des ulcères formés par une éruption de pustules.
      11 Les magiciens furent incapables de se présenter devant Moïse à cause des ulcères. En effet, ils étaient couverts d’ulcères comme tous les Egyptiens.
      12 L'Eternel endurcit le cœur du pharaon et celui-ci n'écouta pas Moïse et Aaron. Cela se passa comme l'Eternel l'avait dit à Moïse.
      13 L'Eternel dit à Moïse : « Lève-toi de bon matin et présente-toi devant le pharaon. Tu lui annonceras : ‘Voici ce que dit l'Eternel, le Dieu des Hébreux : Laisse partir mon peuple afin qu'il me serve.
      14 En effet, cette fois, je vais envoyer tous mes fléaux contre ton cœur, contre tes serviteurs et contre ton peuple, afin que tu saches qu’il n’y a personne qui soit pareil à moi sur toute la terre.
      15 Si j'étais intervenu pour te frapper de la peste, toi et ton peuple, tu aurais disparu de la terre.
      16 Mais *voilà pourquoi je t'ai suscité : c’est pour te montrer ma puissance et afin que mon nom soit proclamé sur toute la terre.
      17 Si tu t'attaques encore à mon peuple et ne le laisses pas partir,
      18 alors je ferai pleuvoir demain, à cette heure, une grêle si forte qu'il n'y en a pas eu de pareille en Egypte depuis le jour de sa fondation jusqu'à maintenant.
      19 Fais donc mettre en sécurité tes troupeaux et tout ce qui t’appartient dans les champs. La grêle tombera sur tous les hommes et sur tous les animaux qui se trouveront dans les champs et qui n'auront pas été rassemblés dans les maisons, et ils mourront.’ »
      20 Les serviteurs du pharaon qui prirent la parole de l'Eternel au sérieux mirent leurs serviteurs et leurs troupeaux à l’abri dans les maisons,
      21 tandis que ceux qui ne prirent pas la parole de l'Eternel à cœur laissèrent leurs serviteurs et leurs troupeaux dans les champs.
      22 L'Eternel dit à Moïse : « Tends ta main vers le ciel et qu'il tombe de la grêle dans toute l'Egypte. Qu’elle tombe sur les hommes, sur les animaux et sur toutes les herbes des champs en Egypte. »
      23 Moïse tendit son bâton vers le ciel et l'Eternel envoya des coups de tonnerre et de la grêle ; la foudre s’abattit sur la terre. L'Eternel fit pleuvoir de la grêle sur l'Egypte.
      24 Il tomba de la grêle accompagnée de foudre ; elle était tellement forte qu'il n'y en avait pas eu de pareille dans toute l'Egypte depuis qu'elle existe en tant que nation.
      25 Dans toute l'Egypte, la grêle frappa tout ce qui se trouvait dans les champs, hommes ou animaux ; elle frappa aussi toute la végétation et brisa tous les arbres.
      26 Ce fut seulement dans la région de Gosen, là où se trouvaient les Israélites, qu'il n'y eut pas de grêle.
      27 Le pharaon fit appeler Moïse et Aaron, et il leur dit : « Cette fois-ci, j'ai péché. C'est l'Eternel qui est juste, et mon peuple et moi nous sommes coupables.
      28 Priez l'Eternel pour qu'il n'y ait plus de coups de tonnerre ni de grêle et je vous laisserai partir, on ne vous retiendra plus. »
      29 Moïse lui dit : « Quand je sortirai de la ville, je lèverai les mains vers l'Eternel. Les coups de tonnerre cesseront et il n'y aura plus de grêle, afin que tu saches que la terre appartient à l'Eternel.
      30 Cependant, je sais que toi et tes serviteurs, vous ne craindrez pas encore l'Eternel Dieu. »
      31 Le lin et l'orge avaient été touchés parce que l'orge était déjà en épis et que c'était l’époque de la floraison du lin.
      32 Quant au blé et à l'épeautre, ils n'avaient pas été touchés parce qu'ils sont plus tardifs.
      33 Moïse sortit de chez le pharaon pour se rendre à l’extérieur de la ville, et il leva les mains vers l'Eternel. Les coups de tonnerre et la grêle s’arrêtèrent et la pluie ne tomba plus sur la terre.
      34 Voyant que la pluie, la grêle et les coups de tonnerre s’étaient arrêtés, le pharaon continua de pécher et rendit son cœur plus insensible encore, tout comme ses serviteurs.
      35 Le cœur du pharaon s'endurcit et il ne laissa pas partir les Israélites. Cela se passa comme l'Eternel l'avait dit par l'intermédiaire de Moïse.

      Exode 10

      1 L'Eternel dit à Moïse : « Va trouver le pharaon, car j'ai moi-même rendu son cœur insensible, de même que celui de ses serviteurs, pour faire éclater mes signes miraculeux au milieu d'eux.
      2 C'est aussi pour que tu racontes à tes enfants et petits-enfants comment je suis intervenu contre les Egyptiens et quels signes miraculeux j'ai fait éclater au milieu d'eux. Vous saurez ainsi que je suis l'Eternel. »
      3 Moïse et Aaron allèrent trouver le pharaon et lui annoncèrent : « Voici ce que dit l'Eternel, le Dieu des Hébreux : Jusqu'à quand refuseras-tu de t'humilier devant moi ? Laisse partir mon peuple, afin qu'il me serve.
      4 Si tu refuses de laisser partir mon peuple, je ferai venir demain des sauterelles sur tout ton territoire.
      5 Elles recouvriront la surface du sol si bien que l'on ne pourra plus le voir. Elles dévoreront tout ce qui n’a pas encore été touché, ce que la grêle vous a laissé ; elles dévoreront tous les arbres qui poussent dans vos campagnes.
      6 Elles rempliront tes maisons ainsi que celles de tous tes serviteurs et celles de tous les Egyptiens. Tes parents et tes grands-parents n'auront rien vu de pareil depuis qu'ils existent jusqu'à aujourd’hui. » Moïse se détourna du pharaon et sortit de chez lui.
      7 Les serviteurs du pharaon lui dirent : « Jusqu'à quand cet homme sera-t-il un piège pour nous ? Laisse partir ces gens et qu'ils servent l'Eternel, leur Dieu ! Ne vois-tu pas encore que l'Egypte court à sa perte ? »
      8 On fit revenir Moïse et Aaron vers le pharaon : « Allez servir l'Eternel, votre Dieu, leur dit-il. Qui sont ceux qui partiront ? »
      9 Moïse répondit : « Nous partirons avec nos enfants et nos vieillards, avec nos fils et nos filles, avec notre petit et notre gros bétail, car c'est pour nous une fête en l'honneur de l'Eternel. »
      10 Le pharaon leur dit : « Que l'Eternel soit avec vous aussi sûrement que je vais vous laisser partir, vous et vos enfants ! Attention, car le malheur est devant vous !
      11 Non et non. Allez servir l'Eternel, mais seulement vous les hommes, puisque c'est ce que vous demandez. » Et on les chassa de chez le pharaon.
      12 L'Eternel dit à Moïse : « Tends ta main sur l'Egypte et que les sauterelles montent sur le pays. Qu'elles dévorent toute la végétation du pays, tout ce que la grêle a laissé. »
      13 Moïse tendit son bâton sur l'Egypte et l'Eternel fit souffler un vent d'est sur le pays toute cette journée-là et toute la nuit. Quand ce fut le matin, le vent d'est avait amené les sauterelles.
      14 Elles montèrent sur le pays et se posèrent sur tout le territoire de l'Egypte. Elles étaient en si grande quantité qu'il n'y avait jamais eu et qu'il n'y aura jamais rien de pareil.
      15 Elles recouvrirent toute la surface du sol au point que celui-ci fut obscurci. Elles dévorèrent toute la végétation du pays et tous les fruits des arbres, tout ce que la grêle avait laissé, et dans toute l'Egypte il ne resta aucune verdure, ni aux arbres ni à la végétation.
      16 Le pharaon se dépêcha d’appeler Moïse et Aaron et dit : « J'ai péché contre l'Eternel, votre Dieu, et contre vous.
      17 Cependant, pardonne mon péché pour cette fois encore et priez l'Eternel, votre Dieu, afin qu'il éloigne ce fléau mortel de moi. »
      18 Moïse sortit de chez le pharaon et pria l'Eternel.
      19 L'Eternel fit souffler un vent d’ouest très fort qui emporta les sauterelles et les précipita dans la mer des Roseaux. Il ne resta pas une seule sauterelle sur tout le territoire de l'Egypte.
      20 L'Eternel endurcit le cœur du pharaon et celui-ci ne laissa pas partir les Israélites.
      21 L'Eternel dit à Moïse : « Tends ta main vers le ciel et qu'il y ait des ténèbres sur l'Egypte, si fortes qu'on puisse les toucher. »
      22 Moïse tendit sa main vers le ciel et il y eut d'épaisses ténèbres dans toute l'Egypte pendant 3 jours.
      23 Les gens ne se voyaient pas les uns les autres et personne ne bougea de sa place pendant 3 jours. En revanche, il y avait de la lumière partout où habitaient les Israélites.
      24 Le pharaon appela Moïse et dit : « Allez servir l'Eternel. Seul votre petit et votre gros bétail restera, et même vos enfants pourront vous accompagner. »
      25 Moïse répondit : « Tu mettras toi-même entre nos mains de quoi faire les sacrifices et les holocaustes que nous offrirons à l'Eternel, notre Dieu.
      26 De plus, nos troupeaux partiront avec nous ; pas un sabot ne restera. En effet, c'est parmi eux que nous prendrons de quoi servir l'Eternel, notre Dieu, et nous ne saurons pas avant d’être arrivés là-bas ce que nous choisirons pour le service de l'Eternel. »
      27 L'Eternel endurcit le cœur du pharaon et celui-ci ne voulut pas les laisser partir.
      28 Il dit même à Moïse : « Sors de chez moi ! Veille bien à ne plus te présenter devant moi, car le jour où tu le feras, tu mourras. »
      29 « Tu l'as dit, répliqua Moïse, je ne me présenterai plus devant toi. »

      Exode 11

      1 L'Eternel dit à Moïse : « Je vais faire venir encore un fléau sur le pharaon et sur l'Egypte. Après cela, il vous laissera partir d'ici. Lorsqu'il vous laissera enfin partir, il vous chassera même d'ici.
      2 Dis au peuple de demander chacun à son voisin – et chacune à sa voisine – des objets en argent et en or. »
      3 L'Eternel gagna la faveur des Egyptiens au peuple. Du reste, Moïse lui-même était un homme très important en Egypte aux yeux des serviteurs du pharaon et du peuple.
      4 Moïse annonça : « Voici ce que dit l'Eternel : Vers le milieu de la nuit, je parcourrai l'Egypte
      5 et tous les premiers-nés mourront en Egypte, depuis le fils aîné du pharaon qui siège sur son trône jusqu'au fils aîné de la servante qui travaille à la meule et jusqu'à tous les premiers-nés des animaux.
      6 Il y aura dans toute l'Egypte de si grands cris qu'il n'y en a pas eu et qu'il n'y en aura plus de pareils.
      7 En revanche, chez les Israélites, pas même un chien ne grognera, ni contre un homme ni contre un animal. Vous saurez ainsi quelle différence l'Eternel fait entre l'Egypte et Israël.
      8 Alors tous tes serviteurs ici présents descendront vers moi et se prosterneront devant moi en disant : ‘Sors, toi et tout le peuple qui marche à ta suite !’Après cela, je sortirai. » Moïse sortit de chez le pharaon dans une ardente colère.
      9 L'Eternel avait dit à Moïse : « Le pharaon ne vous écoutera pas afin que mes miracles soient nombreux en Egypte. »
      10 Moïse et Aaron firent tous ces miracles devant le pharaon, et l'Eternel endurcit le cœur du pharaon et celui-ci ne laissa pas les Israélites partir de son pays.

      Exode 12

      1 L'Eternel dit à Moïse et à Aaron en Egypte :
      2 « Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, vous le considérerez comme le premier des mois de l'année.
      3 Transmettez ces instructions à toute l'assemblée d'Israël : Le dixième jour de ce mois, on prendra un agneau pour chaque famille, un agneau pour chaque maison.
      4 Si la maison est trop peu nombreuse pour un agneau, on le partagera avec le plus proche voisin, en fonction du nombre de personnes. Vous estimerez le nombre de personnes pour l’agneau d'après la part que chacun peut manger.
      5 Ce sera un agneau sans défaut, mâle, âgé d'un an. Vous pourrez prendre un agneau ou un chevreau.
      6 Vous le garderez jusqu'au quatorzième jour de ce mois, où toute l'assemblée d'Israël le sacrifiera au coucher du soleil.
      7 On prendra de son sang et on en mettra sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte des maisons où on le mangera.
      8 Cette même nuit, on mangera sa viande rôtie au feu ; on la mangera avec des pains sans levain et des herbes amères.
      9 Vous ne le mangerez pas à moitié cuit et bouilli dans l'eau ; au contraire, il sera rôti au feu avec la tête, les pattes et l'intérieur.
      10 Vous n'en laisserez rien pour le matin ; si toutefois il en reste quelque chose le matin, vous le brûlerez au feu.
      11 Quand vous le mangerez, vous aurez une ceinture à la taille, vos sandales aux pieds et votre bâton à la main. Vous le mangerez rapidement. C'est la Pâque de l'Eternel.
      12 » Cette nuit-là, je parcourrai l'Egypte et je tuerai tous les premiers-nés du pays, hommes ou animaux. Je mettrai ainsi à exécution mes jugements contre tous les dieux de l'Egypte. Je suis l'Eternel.
      13 Pour vous en revanche, le sang servira de signe sur les maisons où vous vous trouverez : je verrai le sang et je passerai par-dessus vous. Il n'y aura pas de fléau qui vous détruise quand je frapperai l'Egypte.
      14 Vous rappellerez le souvenir de ce jour en le célébrant par une fête en l'honneur de l'Eternel ; cette célébration sera une prescription perpétuelle pour vous au fil des générations.
      15 Pendant 7 jours, vous mangerez des pains sans levain. Dès le premier jour, il n'y aura plus de levain dans vos maisons. En effet, toute personne qui mangera du pain levé, du premier au septième jour, sera exclue d'Israël.
      16 Le premier jour, vous aurez une sainte assemblée, et le septième jour aussi. On ne fera aucun travail ces jours-là, vous pourrez seulement préparer la nourriture de chaque personne.
      17 Vous célébrerez la fête des pains sans levain, car c'est précisément ce jour-là que j'aurai fait sortir vos armées d'Egypte ; le respect de ce jour sera une prescription perpétuelle pour vous au fil des générations.
      18 Le quatorzième jour du premier mois, le soir, vous mangerez des pains sans levain jusqu'au soir du vingt et unième jour.
      19 Pendant 7 jours, on ne trouvera pas de levain dans vos maisons. En effet, toute personne qui mangera du pain levé sera exclue de l'assemblée d'Israël, qu’il s’agisse d’un étranger ou d’un Israélite.
      20 Vous ne mangerez pas de pain levé ; dans tous vos foyers, vous mangerez des pains sans levain. »
      21 Moïse appela tous les anciens d'Israël et leur dit : « Allez prendre une pièce de petit bétail pour vos familles et sacrifiez l'agneau pascal.
      22 Vous prendrez ensuite un bouquet de branches d'hysope, vous le tremperez dans le bassin contenant le sang de l’animal et vous toucherez le linteau et les deux poteaux de la porte avec ce sang. Aucun de vous ne sortira de sa maison jusqu'au matin.
      23 Quand l'Eternel passera pour frapper l'Egypte et qu’il verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, il passera par-dessus la porte et ne permettra pas au destructeur d'entrer dans vos maisons pour frapper.
      24 Vous respecterez cela comme une prescription valable pour vous et pour vos enfants à perpétuité.
      25 Une fois entrés dans le pays que l'Eternel vous donnera conformément à sa promesse, vous observerez ce rite.
      26 Et lorsque vos enfants vous demanderont : ‘Que signifie ce rite pour vous ?’
      27 vous répondrez : ‘C'est le sacrifice de la Pâque en l'honneur de l'Eternel, qui est passé par-dessus les maisons des Israélites en Egypte, lorsqu'il a frappé l'Egypte et sauvé nos familles.’ » Le peuple s'inclina et adora.
      28 Les Israélites s'en allèrent et se conformèrent à ce que l'Eternel avait ordonné à Moïse et à Aaron ; c’est ainsi qu’ils agirent.
      29 Au milieu de la nuit, l'Eternel tua tous les premiers-nés en Egypte, depuis le fils aîné du pharaon qui siégeait sur son trône jusqu'au fils aîné du détenu dans sa prison et jusqu'à tous les premiers-nés des animaux.
      30 Le pharaon se leva en pleine nuit, ainsi que tous ses serviteurs et tous les Egyptiens. Il y eut de grands cris en Egypte, car il n'y avait pas une seule maison où il n'y ait pas un mort.
      31 La nuit même, le pharaon appela Moïse et Aaron et leur dit : « Levez-vous, sortez du milieu de mon peuple, vous et les Israélites. Allez servir l'Eternel comme vous l'avez dit.
      32 Prenez votre petit et votre gros bétail comme vous l'avez dit. Allez-y et bénissez-moi. »
      33 Les Egyptiens poussaient le peuple, ils étaient pressés de le renvoyer de leur pays car ils se disaient : « Nous allons tous mourir. »
      34 Le peuple emporta donc sa pâte avant qu'elle soit levée ; ils enveloppèrent les pétrins dans leurs vêtements et les portèrent sur leurs épaules.
      35 Les Israélites se conformèrent aux indications de Moïse et demandèrent aux Egyptiens des objets en argent et en or ainsi que des vêtements.
      36 L'Eternel gagna au peuple la faveur des Egyptiens, qui répondirent positivement à leur demande. Ils dépouillèrent ainsi les Egyptiens.
      37 Le nombre des Israélites qui partirent de Ramsès pour Succoth était d'environ 600'000 fantassins, sans compter les enfants.
      38 Une grande foule de gens de toutes sortes montèrent avec eux. Ils avaient aussi des troupeaux considérables de petit et de gros bétail.
      39 Ils firent des gâteaux cuits sans levain avec la pâte qu'ils avaient emportée d'Egypte et qui n'était pas levée. En effet, ils avaient été chassés d'Egypte sans pouvoir s’attarder et sans même emporter de provisions.
      40 Le séjour des Israélites en Egypte dura 430 ans.
      41 Au bout de 430 ans, ce jour-là précisément, toutes les armées de l'Eternel sortirent d'Egypte.
      42 Ce fut une nuit de veille pour l’Eternel lorsqu'il les fit sortir d'Egypte ; elle sera une nuit de veille en l'honneur de l'Eternel pour tous les Israélites au fil des générations.
      43 L'Eternel dit à Moïse et à Aaron : « Voici une prescription au sujet de la Pâque : Aucun étranger n'en mangera.
      44 Tu circonciras tout esclave acquis à prix d'argent, et alors il pourra en manger.
      45 L’immigré et le salarié étranger n'en mangeront pas.
      46 On ne la mangera que dans la maison ; vous n'emporterez pas la viande à l’extérieur de la maison et *vous ne briserez aucun de ses os.
      47 Toute l'assemblée d'Israël célébrera la Pâque.
      48 Si un étranger en séjour chez toi veut célébrer la Pâque de l'Eternel, tout homme de sa maison devra être circoncis ; alors il pourra s'approcher pour la célébrer et il sera comme l’Israélite ; mais aucun incirconcis n'en mangera.
      49 Il y aura une seule loi pour l’Israélite et pour l'étranger en séjour parmi vous. »
      50 Tous les Israélites se conformèrent à ce que l'Eternel avait ordonné à Moïse et à Aaron, c’est ainsi qu’ils agirent.
      51 Et ce jour-là précisément, l'Eternel fit sortir les Israélites d'Egypte en corps d’armée.

      Exode 13

      1 L'Eternel dit à Moïse :
      2 « Consacre-moi tout aîné, tout premier-né parmi les Israélites, tant des hommes que des animaux : il m'appartient. »
      3 Moïse dit au peuple : « Souvenez-vous de ce jour où vous êtes sortis d'Egypte, de la maison d'esclavage. En effet, c'est par sa main puissante que l'Eternel vous en a fait sortir. On ne mangera pas de pain levé.
      4 Vous sortez aujourd'hui, au cours du mois des épis.
      5 Quand l'Eternel t'aura fait entrer dans le pays des Cananéens, des Hittites, des Amoréens, des Héviens et des Jébusiens, qu'il a juré à tes ancêtres de te donner, pays où coulent le lait et le miel, tu rendras ce culte à l'Eternel au cours de ce même mois.
      6 Pendant 7 jours tu mangeras des pains sans levain et le septième jour il y aura une fête en l'honneur de l'Eternel.
      7 On mangera des pains sans levain pendant les jours. On ne verra pas chez toi de pain levé ni de levain, sur tout ton territoire.
      8 Tu diras alors à ton fils : ‘C'est en mémoire de ce que l'Eternel a fait pour moi lorsque je suis sorti d'Egypte.’
      9 Ce sera pour toi comme un signe sur ta main et comme un souvenir entre tes yeux, afin que la loi de l'Eternel soit dans ta bouche. En effet, c'est par sa main puissante que l'Eternel t'a fait sortir d'Egypte.
      10 Tu respecteras cette prescription au moment fixé d'année en année.
      11 » Quand l'Eternel t'aura fait entrer dans le pays des Cananéens, comme il l'a juré à toi et à tes ancêtres, et qu'il te l'aura donné,
      12 *tu consacreras tout premier-né à l'Eternel, même tout premier-né des animaux que tu auras : les mâles appartiennent à l'Eternel.
      13 Tu rachèteras avec un agneau tout premier-né de l'âne. Si tu ne le rachètes pas, tu lui briseras la nuque. Tu rachèteras aussi tout premier-né de tes fils.
      14 Et lorsque ton fils te demandera un jour : ‘Que signifie cela ?’tu lui répondras : ‘Par sa main puissante, l'Eternel nous a fait sortir d'Egypte, de la maison d'esclavage ;
      15 et, comme le pharaon s'obstinait à ne pas nous laisser partir, l'Eternel a fait mourir tous les premiers-nés en Egypte, depuis les premiers-nés des hommes jusqu'aux premiers-nés des animaux. Voilà pourquoi j'offre en sacrifice à l'Eternel tout premier-né des mâles et rachète tout premier-né de mes fils.’
      16 Ce sera comme un signe sur ta main et comme une marque entre tes yeux, qui rappellera que l'Eternel nous a fait sortir d'Egypte par sa main puissante. »
      17 Lorsque le pharaon laissa partir le peuple, Dieu ne le conduisit pas par le chemin qui passait par le pays des Philistins, même si c’était le plus direct. Dieu se dit en effet : « Le peuple pourrait éprouver des regrets en rencontrant la guerre et retourner en Egypte. »
      18 Dieu fit donc faire au peuple un détour par le chemin du désert, vers la mer des Roseaux. Les Israélites étaient partis d'Egypte en ordre de bataille
      19 et Moïse avait pris avec lui les ossements de Joseph, car ce dernier l’avait fait jurer aux fils d'Israël en disant : « Quand Dieu interviendra pour vous, vous ferez remonter mes ossements loin d'ici avec vous. »
      20 Ils partirent de Succoth et campèrent à Etham, à l'extrémité du désert.
      21 L'Eternel allait devant eux, le jour dans une colonne de nuée pour les guider sur leur chemin, et la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu'ils puissent marcher jour et nuit.
      22 La colonne de nuée ne se retirait pas de devant le peuple pendant le jour, ni la colonne de feu pendant la nuit.

      Exode 14

      1 L’Eternel dit à Moïse :
      2 « Parle aux Israélites ; qu'ils reviennent camper devant Pi-Hahiroth, entre Migdol et la mer, vis-à-vis de Baal-Tsephon ; c'est en face de cet endroit que vous camperez, près de la mer.
      3 Le pharaon dira des Israélites : ‘Ils sont perdus dans le pays, prisonniers du désert.’
      4 J'endurcirai le cœur du pharaon et il les poursuivra ; mais le pharaon et toute son armée serviront à faire éclater ma gloire et les Egyptiens sauront que je suis l'Eternel. » Tout se passa ainsi.
      5 On annonça au roi d'Egypte que le peuple avait pris la fuite. Alors les dispositions de cœur du pharaon et de ses serviteurs envers le peuple changèrent. Ils se dirent : « Qu'avons-nous fait en laissant partir Israël ? Nous n'aurons plus ses services ! »
      6 Le pharaon attela son char et prit son peuple avec lui.
      7 Il prit 600 chars d'élite ainsi que tous les chars de l'Egypte, chacun avec ses combattants.
      8 L'Eternel endurcit le cœur du pharaon, roi d'Egypte, et le pharaon poursuivit les Israélites. Pourtant, les Israélites étaient sortis ouvertement d’Egypte.
      9 Les Egyptiens les poursuivirent et tous les chevaux et les chars du pharaon, ses cavaliers et son armée les rattrapèrent alors qu’ils campaient près de la mer, vers Pi-Hahiroth, vis-à-vis de Baal-Tsephon.
      10 Le pharaon approchait. Les Israélites levèrent les yeux et virent que les Egyptiens étaient en marche derrière eux. Ils éprouvèrent une grande frayeur et crièrent à l'Eternel.
      11 Ils dirent à Moïse : « Est-ce parce qu’il n'y avait pas de tombeaux en Egypte que tu nous as emmenés dans le désert pour y mourir ? Que nous as-tu fait en nous faisant sortir d'Egypte ?
      12 N'est-ce pas précisément ce que nous te disions en Egypte : ‘Laisse-nous servir les Egyptiens, car nous préférons être esclaves des Egyptiens plutôt que de mourir dans le désert’ ? »
      13 Moïse répondit au peuple : « N’ayez pas peur, restez en place et regardez la délivrance que l'Eternel va vous accorder aujourd’hui. En effet, les Egyptiens que vous voyez aujourd'hui, vous ne les verrez plus jamais.
      14 C’est l'Eternel qui combattra pour vous. Quant à vous, gardez le silence ! »
      15 L'Eternel dit à Moïse : « Pourquoi ces cris ? Dis aux Israélites de se remettre en marche.
      16 Et toi, lève ton bâton, tends ta main sur la mer et fends-la ; ainsi les Israélites pénétreront au milieu de la mer à pied sec.
      17 Quant à moi, je vais endurcir le cœur des Egyptiens pour qu'ils y pénètrent après eux, et le pharaon ainsi que toute son armée, ses chars et ses cavaliers feront éclater ma gloire.
      18 Les Egyptiens sauront que je suis l'Eternel quand le pharaon, ses chars et ses cavaliers auront fait éclater ma gloire. »
      19 L'ange de Dieu, qui marchait devant le camp d'Israël, quitta cette position et marcha derrière eux, et la colonne de nuée qui les précédait fit de même.
      20 Elle se plaça entre le camp des Egyptiens et le camp d'Israël. Cette nuée était obscure d'un côté, et de l'autre elle éclairait la nuit. De toute la nuit, les deux camps ne s'approchèrent pas l'un de l'autre.
      21 Moïse tendit sa main sur la mer et l'Eternel refoula la mer au moyen d’un vent d'est qui souffla avec violence toute la nuit ; il assécha la mer et l’eau se partagea.
      22 Les Israélites pénétrèrent au milieu de la mer à pied sec et l’eau formait comme une muraille à leur droite et à leur gauche.
      23 Les Egyptiens les poursuivirent, tous les chevaux du pharaon avec ses chars et ses cavaliers pénétrèrent après eux au milieu de la mer.
      24 Très tôt le matin, l'Eternel regarda le camp des Egyptiens depuis la colonne de feu et de nuée, et il sema le désordre dans le camp des Egyptiens.
      25 Il fit dévier les roues de leurs chars et rendit ainsi leur conduite difficile. Les Egyptiens dirent alors : « Prenons la fuite devant Israël, car l'Eternel combat pour lui contre nous. »
      26 L'Eternel dit à Moïse : « Tends ta main sur la mer et l’eau reviendra sur les Egyptiens, sur leurs chars et leurs cavaliers. »
      27 Moïse tendit sa main sur la mer. Vers le matin, la mer reprit sa place. Les Egyptiens prirent la fuite à son approche, mais l'Eternel les précipita au milieu de la mer.
      28 L’eau revint et couvrit les chars, les cavaliers et toute l'armée du pharaon qui avaient pénétré dans la mer après les Israélites. Il n’y eut pas un seul rescapé.
      29 Quant aux Israélites, ils marchèrent à pied sec au milieu de la mer et l’eau formait comme une muraille à leur droite et à leur gauche.
      30 Ce jour-là, l'Eternel sauva Israël de la main des Egyptiens. Israël vit les Egyptiens morts sur le rivage de la mer,
      31 et il vit la main puissante que l'Eternel avait dirigée contre les Egyptiens. Le peuple craignit l'Eternel et il eut confiance en l'Eternel et en son serviteur Moïse.
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