Paramètres de lecture

Afficher les numéros de versets
Mode dyslexique
Police d'écriture
Taille de texte

Merci à Bibles et Publications Chrétiennes pour la conception du processus d’affichage DYS.

Un outil révolutionnaire de lecture et d'étude de la Bible en ligne. Démarrez dès aujourd'hui le plan de lecture offert dont vous avez besoin.

CANTIQUE DES CANTIQUES

Ce titre a le sens de « cantique par excellence » ; en hébr., en effet, cette construction désigne le superlatif (autres ex. : vanité des vanités, Saint des saints).

Le Cantique des Cantiques était le premier des cinq petits « rouleaux » lus aux grandes fêtes juives. On en donnait lecture le huitième jour de la Pâque, parce que l'amour réciproque de Yahvé et de la nation israélite, qu'il passait pour figurer, était en harmonie avec l'alliance conclue entre eux à la sortie d'Egypte. Ce fut cette interprétation allégorique, ajoutée à la croyance qu'il provenait de Salomon lui-même, qui fit admettre dans le canon hébreu, après une longue résistance qui semble avoir duré jusqu'à l'ère chrétienne, ces chants d'amour--appelés à tort « cantique » --de caractère areligieux et parfois choquant. Ce fut elle qui le fit aussi accepter par les chrétiens comme livre sacré.

Le célèbre docteur alexandrin, Origène, dans son grand commentaire sur le Cantique, présente le « bien-aimé » comme le symbole du Christ et la jeune fille comme l'image de l'Église et même de l'âme individuelle. Cette interprétation allégorique fut longtemps en faveur.

Bernard de Clairvaux prêcha quatre-vingts sermons sur les deux premiers chapitres. La Réforme la laissa subsister, malgré les observations de Sébastien Castellion (en 1544), et on la retrouve dans la version d'Ostervald et l'Authorized Version des Anglais (voir les titres mis aux chapitres). Elle a été maintenue par certains exégètes modernes, tels qu'Adolphe Franck (Études orientales, 1861), et F. Godet (Et. bibl., 1 re série, 2 e éd. 1863), mais elle a perdu tout crédit. Rien, en effet, dans notre livre, n'autorise à y voir une allégorie, et, selon la remarque du professeur Lucien Gautier, le réalisme de quelques-unes de ses peintures empêche de penser que son auteur ait cherché à figurer des relations religieuses. Comment croire que l'autocrate possesseur d'un harem considérable (cf. 1Ro 11:3) ait pu être choisi comme symbole de Dieu ?

Les progrès du sens historique ont, d'ailleurs, amené les critiques à prendre le Cantique pour ce qu'il est : une collection de chants d'amour, d'une gracieuse et brillante poésie (qu'on se reporte, en particulier, à la jolie description du printemps : Ca 2:11,13).

--Quel est le genre de ce recueil ? Ses chants sont-ils des morceaux indépendants, ou forment-ils un ensemble suivi ? En dépit de Herder qui, dans ses Chants d'amour de Salomon (1778), optait pour la première hypothèse, ils sont, en général, en relation les uns avec les autres. On le voit à la présence des mêmes personnages (la Sulamite, les filles de Jérusalem, etc.), à la répétition de certains mots et de quelques refrains (Ca 2:7 et Ca 3:5). Mais, si ces chants forment une suite, à quel genre littéraire se rattachent-ils, et quel en est le sens ? C'est là une question difficile et très discutée.

Le savant allemand Delitzsch y a vu un poème, chantant le mariage de Salomon avec la Sulamite. Mais comment concilier cette hypothèse avec la conclusion du livre, qui célèbre la victoire de la jeune fille ? (Ca 8:10) Comment identifier Salomon avec le berger qui vient frapper, la chevelure trempée de rosée, à la porte de la bergère ? (Ca 5:2) Enfin, comme l'a fait observer le professeur Ch. Bruston, le langage du roi ne contient-il pas « des crudités incompatibles avec le sérieux d'un jour de mariage » ? Une meilleure explication, proposée en 1771 par le pasteur hanovrien Jacobi, a été développée par Ewald en 1826 (voir aussi ses Poètes de l'A.T., 1867). Voici, d'après lui, le sujet du poème.

Une belle jeune fille de Sulem (c-à-d. Sunem, aujourd'hui Soulem, à environ 9 km. au Nord de Jizréel), surprise par Salomon qui voyageait dans le nord du pays, a été amenée au harem (Ca 1:4), où les femmes chantent les louanges du maître. Le roi fait de grands efforts pour gagner son coeur (Ca 1:9 et suivants), mais elle reste fidèle à son berger (Ca 1:7 et suivants), qui finit par se montrer et obtient la permission de la ramener à Sulem (Ca 8:6 et suivants). Ce poème célébrerait donc le triomphe de l'amour fidèle, « fort comme la mort » (Ca 8:6 et suivant).

Ce point de vue a été repris par Renan dans son étude sur le Cantique des Cantiques (1860) et par Ch. Bruston (La Sulamite, Paris, 2 e éd. 1894), sans parler de critiques tels que Dillmann et Driver. Bruston distingue cinq actes dans le poème. Le 1 er (Ca 1-2:7) peint la ferme attitude de la Sulamite, qui, en réponse aux compliments de Salomon, fait en termes des plus poétiques l'éloge de son bien-aimé. Après le départ du roi, elle raconte à ses compagnes (2e acte, Ca 2:8-3:5) une visite que son berger lui a faite et un rêve dont il a été le héros. Le 3e acte (Ca 3:6-5:1) raconte le mariage du monarque avec une princesse étrangère. Au 4 e acte (Ca 5:2-8:4), la Sulamite célèbre son berger, sans se laisser émouvoir par de nouveaux compliments de Salomon. Rendue à la liberté, elle retourne à Sulem, « appuyée sur son bien-aimé » (5e acte, Ca 8:5-14).

Cet essai d'explication, si ingénieux qu'il soit, est très contestable. Remarquons, avec le critique allemand Siegfried, que cette interprétation dramatique est peu naturelle et ne répond guère à l'histoire, car il semble que les Hébreux n'aient pas cultivé ce genre. On peut s'étonner qu'aucune indication de scènes ou de personnages ne vienne, dans le Cantique, guider les acteurs ou les simples lecteurs. Celles qu'on a proposées, d'ailleurs, sont très variées, comme Ed. Reuss l'a montré dans un tableau synoptique de six colonnes (La Bible : Poésie lyrique, le Cantique, 1879, p. 23-42). Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'élément subjectif joue un grand rôle dans les divers essais de solution dramatique.

Frappés de ces difficultés, divers savants sont revenus à l'hypothèse de Richard Simon, celle des chants d'amour. Ils sont, dit Reuss, l'oeuvre d'un poète qui a voulu peindre sa passion. Il parle seul : le langage qu'il prête à sa bien-aimée n'est qu'un procédé littéraire analogue à celui du poète Horace conversant avec Lydie (Odes, III, 9). Il n'a pas de rival, pas même Salomon, « ce loup ravisseur de l'opérette » ; il se borne à le mentionner sans lui attribuer de rôle précis. Dans ce poème, conclut Reuss, il n'y a ni acte ni action.

Ce point de vue a l'avantage d'être confirmé par certains traits de l'Orient contemporain, riche en pièces lyriques, l'Arabie surtout, qui les appelle des divans (recueils). On les chante en particulier pendant les fêtes nuptiales. Une vive lumière a été jetée sur ces coutumes en 1873, par les observations de Wetzstein, arabisant distingué, longtemps consul de Prusse à Damas. En Syrie, pendant les sept jours de réjouissances matrimoniales, l'époux et l'épouse sont qualifiés de roi et de reine et traités comme tels, et leurs mérites célébrés par des chants spéciaux. Dans la supposition très plausible que ces usages fussent déjà en vigueur avant l'ère chrétienne, le Cantique trouverait ainsi son explication, au dire du commentateur allemand K. Budde (Le Cantique, 1898), qui croit y discerner vingt-trois poèmes. Les titres de roi et de reine donnés aux mariés auraient un sens conventionnel. L'époux y est comparé à Salomon qui, aux yeux des Orientaux, incarnait le prestige royal. L'épouse, de son côté, est appelée « la Sulamite », par allusion sans doute à une femme célèbre par sa beauté (1Ro 1:3-15), Abisag la Sunamite. Tous ces chants ont dû former le répertoire de quelque musicien de profession.

Cette séduisante hypothèse a été confirmée, en 1901, par la publication du Paloestinischer Diwan de G. Dalman, qui donne six chants nuptiaux modernes de Syrie très semblables au Cantique. De leur côté, Lyall et W. M. Muller ont édité des chants parallèles, exécutés autrefois en Arabie et en Egypte. L'hypothèse, admise par Bertholet (Hist. Civ. Isr., p. 214), a été vigoureusement critiquée par le savant orientaliste français R. Dussaud (Le Cantique des Cantiques, Paris 1919). Il allègue que les anciens rabbins n'ont jamais parlé de cette interprétation, et que, en fait, dans notre livre, le titre de « reine » n'est jamais appliqué à la bien-aimée. Il en revient à l'idée de chants d'amour détachés. Il en distingue quatre, séparés à l'origine, puis juxtaposés ou entremêlés au cours de l'ouvrage. Il y a d'abord le « poème du roi », monarque réel recevant une jeune fille dans son, harem. Ce chant, qui se reconnaît à la mention de Salomon et de la Sulamite et à l'intervention des femmes, a été dispersé dans le Cantique, mais on peut le reconstituer à peu près. Quant aux trois autres poèmes, ceux du berger, analogues avec de légères différences, ils auraient été insérés à la suite l'un de l'autre. Cette interprétation n'explique pas, selon la remarque du professeur A. Lods, « à quel mobile a obéi le rédacteur en dispersant le poème du roi au milieu des autres pièces » (RHR, nov. -déc. 1920). Ce savant « incline à croire qu'une partie au moins des poésies du Cantique étaient des chants nuptiaux, les autres de simples poèmes d'amour, qui ont, du reste, pu être exécutés aussi dans les festins de noces ». En particulier, il lui semble difficile de contester que le cortège décrit Ca 3:6,11, où le roi apparaît ceint d'une couronne de noces, soit un cortège nuptial.

En définitive, l'hypothèse des chants nuptiaux, qui a l'avantage de donner un cadre à ces poésies, celui d'un événement de famille aussi important que le mariage, semble expliquer mieux que toute autre l'origine de cet énigmatique poème, surtout si l'on admet, avec un arabisant très érudit, Ed. Montet, que son caractère licencieux a été exagéré et qu'il contient simplement « des expressions et des images d'un goût risqué, mais conformes aux procédés littéraires de l'Orient sémitique en matière de chants d'amour ».

La date du Cantique est difficile à préciser. La présence dans le texte hébreu de termes empruntés au grec a poussé les critiques à songer aux temps de la domination hellénique, fondée sur les victoires d'Alexandre le Grand (donc au III e ou au IV e siècle). Le théâtre de ces scènes d'amour paraît avoir été la Judée, comme le suggère la mention des « filles de Jérusalem ». L'auteur est inconnu, comme le sont d'ordinaire les poètes qui composent les chants populaires. Sa connaissance du nord de la Palestine, dont il cite bien des lieux, fait penser qu'il y habitait. P. F.

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !


Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
  • Contenus
  • Versions
  • Commentaires
  • Strong
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Versets favoris

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Créer un verset illustré

Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Versets relatifs

    • Ces vidéos ne sont pas disponibles en colonnes en dehors de la vue Bible.

      Lévitique 1

      1 L’Eternel appela Moïse et lui dit depuis la *tente de la Rencontre :
      2 —Parle aux Israélites en ces termes : —Lorsque l’un d’entre vous offrira un animal en sacrifice à l’Eternel, il apportera un animal pris parmi le gros ou le petit bétail.
      3 Si c’est du gros bétail qu’on offre en *holocauste, on apportera un mâle sans défaut et on l’offrira à l’entrée de la *tente de la Rencontre afin d’être agréé par l’Eternel.
      4 Celui qui l’offre posera sa main sur la tête de l’animal et celui-ci sera accepté comme victime *expiatoire pour lui.
      5 Il égorgera le jeune taureau devant l’Eternel, et les descendants d’Aaron, les prêtres, offriront le sang. Ils en aspergeront tous les côtés de l’autel qui se trouve à l’entrée de la *tente de la Rencontre.
      6 On enlèvera la peau de la victime et on la découpera en quartiers.
      7 Puis les descendants du prêtre Aaron allumeront le feu sur l’autel et empileront des bûches sur le feu.
      8 Ensuite, ils disposeront les quartiers de viande, la tête et les parties grasses sur le bois en feu qui est sur l’autel.
      9 On lavera à l’eau les entrailles et les pattes, puis le prêtre brûlera le tout sur l’autel. C’est un holocauste, un sacrifice consumé par le feu dont l’odeur apaise l’Eternel.
      10 Si c’est du petit bétail qu’on offre en holocauste, on apportera un mouton ou un chevreau mâle et sans défaut.
      11 On l’égorgera devant l’Eternel, du côté nord de l’autel, et les prêtres, descendants d’Aaron, aspergeront de son sang tous les côtés de l’autel.
      12 On découpera la victime en quartiers, et le prêtre les disposera avec la tête et les parties grasses sur le bois en feu qui est sur l’autel.
      13 On lavera à l’eau les entrailles et les pattes, et le prêtre offrira le tout et le brûlera sur l’autel. C’est un holocauste, un sacrifice consumé par le feu, dont l’odeur apaise l’Eternel.
      14 Si quelqu’un offre des oiseaux comme holocauste à l’Eternel, il apportera des tourterelles ou des pigeonneaux.
      15 Le prêtre apportera la victime devant l’autel, lui détachera la tête qu’il brûlera sur l’autel ; il fera couler le sang contre la paroi de l’autel.
      16 Il enlèvera le jabot avec son contenu et le jettera près de l’autel, du côté est, dans le dépôt des cendres.
      17 Il ouvrira l’oiseau entre les ailes sans les détacher. Ensuite il le brûlera sur les bûches placées sur le feu de l’autel. C’est un holocauste, un sacrifice consumé par le feu, dont l’odeur apaise l’Eternel.

      Lévitique 3

      1 —Si on offre en sacrifice de communion une tête de gros bétail, mâle ou femelle, on offrira un animal sans défaut à l’Eternel.
      2 On posera la main sur la tête de la victime avant de l’égorger à l’entrée de la *tente de la Rencontre. Les prêtres, descendants d’Aaron, aspergeront de son sang tous les côtés de l’autel.
      3 De ce sacrifice de communion, on offrira à l’Eternel, en les consumant par le feu, la graisse qui recouvre les entrailles et toute celle qui y est attachée,
      4 les deux rognons et la graisse qui les enveloppe et qui couvre les flancs, ainsi que le lobe du foie, qu’on ôtera avec les rognons.
      5 Les descendants d’Aaron les feront brûler sur l’autel, par-dessus l’*holocauste déjà placé sur les bûches qui sont sur le feu. Ce sera un sacrifice consumé par le feu, dont l’odeur apaise l’Eternel.
      6 Si c’est du petit bétail qu’on offre en sacrifice de communion à l’Eternel, on offrira un mâle ou une femelle sans défaut.
      7 Si l’on offre un mouton en sacrifice, on l’apportera devant l’Eternel.
      8 Celui qui l’offre posera sa main sur la tête de la victime avant de l’égorger devant la *tente de la Rencontre, et les descendants d’Aaron en aspergeront de sang tous les côtés de l’autel.
      9 On prélèvera de ce sacrifice de communion, pour l’offrir à l’Eternel en le consumant par le feu, les parties grasses : la queue entière coupée près de l’échine, la graisse qui recouvre les entrailles et toute celle qui y est attachée,
      10 les deux rognons et la graisse qui les enveloppe et qui couvre les flancs, ainsi que le lobe du foie qu’on ôtera avec les rognons.
      11 Le prêtre les fera brûler sur l’autel : c’est un aliment consumé par le feu pour l’Eternel.
      12 Si c’est une chèvre qu’on offre, on l’apportera devant l’Eternel.
      13 On posera la main sur la tête de l’animal avant de l’égorger devant la tente de la Rencontre et les descendants d’Aaron en aspergeront de sang tous les côtés de l’autel.
      14 On en offrira à l’Eternel en les consumant par le feu, la graisse qui recouvre les entrailles et toute celle qui y est attachée,
      15 les deux rognons et la graisse qui les enveloppe et qui couvre les flancs, ainsi que le lobe du foie qu’on ôtera avec les rognons.
      16 Le prêtre fera brûler ces morceaux sur l’autel ; c’est un aliment consumé par le feu, dont l’odeur apaise l’Eternel. Toute graisse revient à l’Eternel.
      17 C’est une ordonnance immuable que vous respecterez de génération en génération partout où vous habiterez : vous ne consommerez aucune graisse, ni aucun sang.

      Cantique 1

      1 Le plus beau des chants, composé par Salomon.
      2 « Ah ! que ta bouche me couvre de baisers, car ton amour est plus exaltant que le vin.
      3 Combien suaves sont tes parfums, ton nom est comparable à une huile odorante qui se répand. Voilà pourquoi les jeunes filles sont éprises de toi.
      4 Entraîne-moi derrière toi ! Courons ensemble ! » « Le roi m’a fait entrer dans ses appartements. » « Réjouissons-nous, soyons dans l’allégresse à ton sujet ! Célébrons ton amour plus exaltant que le bon vin ! C’est bien avec raison qu’on est épris de toi. »
      5 « O filles de Jérusalem, je suis bronzée, et pourtant, je suis belle, pareille aux tentes de Qédar, aux tentures de Salomon.
      6 Ne vous étonnez pas si je suis bien brunie, le soleil m’a hâlée, car les fils de ma mère, irrités contre moi, m’ont fait garder les vignes, oui, mais ma vigne à moi, je ne l’ai pas gardée.
      7 O toi que mon cœur aime, dis-moi où tu fais paître ton troupeau de brebis, où tu feras la halte à l’heure de midi, pour que je ne sois pas comme une femme errante, rôdant près des troupeaux que tes compagnons gardent. »
      8 « Si tu ne le sais pas, ô toi, la plus belle des femmes, va donc suivre les traces du troupeau de brebis, fais paître tes chevrettes près des huttes des pâtres. »
      9 « O mon amie, je te trouve pareille aux chevaux d’attelage du pharaon.
      10 Tes joues sont belles entre les perles, ton cou est beau dans tes colliers,
      11 nous te ferons des perles d’or tout incrustées de points d’argent. »
      12 « Jusqu’à ce que le roi parvienne à son enclos, mon nard exhale son parfum.
      13 Car mon bien-aimé est pour moi comme un sachet de *myrrhe, entre mes seins il passera la nuit.
      14 Oui, mon bien-aimé est pour moi un bouquet de henné des vignes d’Eyn-Guédi. »
      15 « Que tu es belle, ma bien-aimée, que tu es belle ! Tes yeux ressemblent à des colombes. »
      16 « Que tu es beau, mon bien-aimé, tu es superbe ! Notre lieu de repos est un lit verdoyant.
      17 Les solives de nos maisons, ce sont les cèdres, et les cyprès sont nos lambris. »

      Cantique 2

      1 « Moi, je suis une fleur qui pousse dans la plaine du Saron, un lis de la vallée. »
      2 « Oui, comme un lis parmi des ronces est mon amie parmi les filles. »
      3 « Comme un pommier parmi les arbres de la forêt est mon ami parmi les jeunes gens, j’ai grand plaisir à m’asseoir à son ombre. Combien son fruit est doux à mon palais.
      4 Il m’a conduite dans la maison du vin et il a déployé sur moi, l’étendard de l’amour.
      5 Restaurez-moi avec des gâteaux de raisins, soutenez-moi avec des pommes, car je suis malade d’amour.
      6 Son bras gauche soutient ma tête, et son bras droit m’enlace.
      7 O filles de Jérusalem, oh, je vous en conjure par les gazelles ou par les biches de la campagne : n’éveillez pas, non, ne réveillez pas l’amour avant qu’il ne le veuille.
      8 « J’entends mon bien-aimé, oui, le voici, il vient, sautant sur les montagnes et bondissant sur les collines.
      9 Mon bien-aimé ressemble à la gazelle ou à un jeune cerf. Le voici : il est là, derrière notre mur, guettant par les fenêtres et lançant des regards à travers les treillis.
      10 Mon bien-aimé me parle, et il me dit : “Lève-toi, mon amie, viens donc, ma belle,
      11 car l’hiver est passé et les pluies ont cessé, leur saison est finie.
      12 On voit des fleurs éclore à travers le pays, et le temps de chanter est revenu. La voix des tourterelles retentit dans nos champs.
      13 Sur les figuiers, les premiers fruits mûrissent. La vigne en fleur exhale son parfum. Lève-toi, mon amie, et viens, oui, viens, ma belle.”
      14 Ma colombe nichée aux fentes du rocher, cachée au plus secret des parois escarpées, fais-moi voir ton visage et entendre ta voix, car ta voix est bien douce et ton visage est beau.
      15 Prenez-nous les renards, oui, les petits renards qui ravagent nos vignes quand elles sont en fleur.
      16 Mon bien-aimé, il est à moi, et moi, je suis à lui, lui qui paît son troupeau sur les prés pleins de lis.
      17 Et quand viendra la brise à la tombée du jour, et quand s’estomperont les ombres, reviens, ô toi mon bien-aimé, pareil à la gazelle ou à un jeune faon sur les monts escarpés.

      Cantique 3

      1 « Sur mon lit, au long de la nuit, j’ai cherché, j’ai cherché celui que mon cœur aime. Je l’ai cherché, mais ne l’ai pas trouvé.
      2 Je me suis dit alors : Il faut que je me lève, je ferai le tour de la ville par les rues et les places, je chercherai partout celui que mon cœur aime. Je l’ai cherché, mais je ne l’ai pas trouvé.
      3 J’ai rencontré les gardes qui faisaient le tour de ville. Je leur ai demandé : Celui que mon cœur aime, ne l’avez-vous pas vu ?
      4 Les ayant dépassés, peu après, j’ai trouvé celui que mon cœur aime. Je l’ai saisi bien fort, et ne l’ai plus lâché qu’après l’avoir conduit au logis de ma mère, dans la chambre de celle qui m’a donné le jour.
      5 O filles de Jérusalem, oh, je vous en conjure par les gazelles ou par les biches de la campagne : n’éveillez pas, non, ne réveillez pas l’amour avant qu’il ne le veuille. »
      6 « Qui monte du désert comme un nuage de fumée, aux senteurs de *myrrhe et d’*encens et de tous parfums exotiques ?
      7 Voici le palanquin, le palanquin de Salomon escorté de ses soixante hommes, l’élite des guerriers en Israël.
      8 Ils sont tous armés de l’épée, ils sont initiés au combat. Chacun a l’épée au côté pour parer aux dangers nocturnes.
      9 Le palanquin royal fait sur ordre de Salomon est en bois du Liban.
      10 Ses colonnes sont en argent, son dossier est en or, son siège est fait en pourpre. Les filles de Jérusalem ont tapissé avec amour tout l’intérieur du palanquin.
      11 O filles de *Sion, sortez et contemplez le grand roi Salomon portant le diadème dont le ceignit sa mère au jour de son mariage, au jour où tout son cœur était rempli de joie. »

      Cantique 4

      1 « Que tu es belle, ô mon amie, que tu es belle ! Tes yeux ressemblent à des colombes dessous ton voile, ta chevelure est comme un troupeau de chèvres aux flancs du mont Galaad.
      2 Tes dents ressemblent à un troupeau de brebis passé aux mains des tondeurs qui reviendrait du lavoir. Chacune d’elles a sa jumelle, aucune n’est solitaire.
      3 Voici tes lèvres comme un ruban écarlate, combien ta bouche est charmante ! Et tes tempes ressemblent à des moitiés de grenades dessous ton voile.
      4 Ton cou ressemble à la tour du roi David, bâtie comme un arsenal : mille rondaches y sont pendues, tous les pavois des héros.
      5 Comme deux faons, sont tes deux seins, comme deux jeunes gazelles qui sont jumelles et qui vont paître parmi les lis. »
      6 « Quand viendra la fraîcheur avec la tombée du jour, et quand les ombres s’estomperont, je m’en irai vers la montagne de myrrhe, vers la colline encensée. »
      7 « Que tu es belle, ô mon amie, tu es parfaitement belle, sans un défaut.
      8 Ma fiancée, tu vas venir avec moi, tu vas venir du Liban, oui, du Liban avec moi. tu contempleras la plaine du sommet de l’Amana, du Sénir et de l’Hermon. Là, les lions ont leur retraite, et les panthères se cachent dans les montagnes.
      9 Tu me fais perdre le sens, ô toi, ma sœur, ma fiancée, tu me fais perdre le sens par un seul de tes regards, par un seul de tes joyaux suspendu à tes colliers.
      10 Ton amour est délicieux ô toi, ma sœur, ma fiancée, oui, ton amour exalte plus que le vin et la senteur de tes parfums exalte plus que tous les baumes.
      11 Tes lèvres, ma fiancée, distillent un nectar pur, et, sous ta langue, coulent du miel et du lait, et le parfum de tes habits est tout pareil à la senteur du Liban.
      12 Tu es un jardin bien clos, ô toi, ma sœur, ma fiancée. Tu es une source close, une fontaine scellée.
      13 Tes rameaux sont un verger, un verger de grenadiers portant les fruits les meilleurs : le henné avec le nard,
      14 le nard avec le safran et la cannelle odorante, le cinnamome, et toutes sortes d’arbres donnant de l’*encens, de l’aloès et de la *myrrhe, et les plus fins aromates.
      15 Tu es la source des jardins, un puits d’eaux vives, d’eaux ruisselant du Liban.
      16 Eveille-toi, Aquilon ! Accours, Autan ! Viens souffler sur mon jardin, pour que ses parfums s’exhalent ! » « Que mon bien-aimé pénètre dans son jardin et qu’il en goûte les fruits exquis. »

      Cantique 5

      1 « Je viens, ma sœur, ma fiancée, dans mon jardin, je viens récolter ma myrrhe, je viens cueillir mes aromates, je viens manger mon rayon avec mon miel, et je viens boire mon vin avec mon lait. Mangez, amis, et buvez, oui, buvez jusqu’à l’ivresse, mes bien-aimés. »
      2 « Je me suis endormie, pourtant mon cœur veillait. J’entends mon bien-aimé frapper : “Ma sœur, mon amie, ouvre-moi, toi, ma colombe, toi, ma parfaite, car j’ai la tête couverte de rosée. Mes boucles sont trempées des gouttes de la nuit.”
      3 J’ai ôté ma tunique, comment la remettrais-je ? Et j’ai lavé mes pieds : comment les salirais-je ?
      4 Mon bien-aimé avance sa main par l’ouverture, mon cœur en a frémi
      5 et je me suis levée pour aller lui ouvrir. De mes mains, goutte à goutte, de la myrrhe a coulé, de la myrrhe onctueuse a goutté de mes doigts jusque sur la poignée du verrou de la porte.
    • Ajouter une colonne
Afficher tous les 152 versets relatifs
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.