Paramètres de lecture

Afficher les numéros de versets
Mode dyslexique
Police d'écriture
Taille de texte

Merci à Bibles et Publications Chrétiennes pour la conception du processus d’affichage DYS.

Un outil révolutionnaire de lecture et d'étude de la Bible en ligne. Démarrez dès aujourd'hui le plan de lecture offert dont vous avez besoin.

CHANT

Le chant est-il antérieur à la parole (comme on le voit au vagissement du nouveau-né), ou est-il « la parole a la plus haute puissance » (Riemann), une création instinctive des adultes ? Les deux à la fois probablement. L'essentiel est qu'il soit, et de toute antiquité. Il a précédé les instruments ; il satisfait le besoin de musique chez ceux mêmes qui ne peuvent « jouer » ; on peut chanter quand on est seul et le chant unit les hommes entre eux. Plus d'un pouvait chanter qu'on a découragé dans sa jeunesse, ou simplement qui ne s'y est pas exercé : qui peut parler peut chanter, et le bègue même chante plus aisément qu'il ne parle...

1.

Le chant sert à l'âme individuelle qui, par lui, peut exprimer ce que les mots ne peuvent révéler : « L'adoration est un état de l'âme que le chant seul peut exprimer » (Vinet). Toute la littérature des Psaumes est là pour appeler la musique à l'aide des paroles. Bildad peut dire à Job : (Job 8:21) « Dieu remplit de chants d'allégresse la bouche de l'homme intègre. » Élihu, de même (Job 35:10), se plaint que « nul ne dise : Où est Dieu, qui inspire des chants d'allégresse pendant la nuit ? » Pour être autre chose qu'un cri tout animal, le chant requiert la participation de l'esprit et de l'intelligence (1Co 14:1). Pour que la louange éclate, il lui faut le chant, dont il est d'innombrables, et en toutes langues. Pour Jacques (Jas 5:12) la joie semble être le seul motif du chant ; mais la douleur aussi fait chanter : tous les peuples de tous les âges ont mis leurs peines dans des chansons... Et l'homme qui chante, solitaire, une strophe des cantiques de fête qui l'ont uni jadis à des frères, prolonge cette fête et en prépare de nouvelles pour eux et pour lui. Jésus, a quelques heures de sa mort, communie encore avec son peuple, en chantant « les Psaumes » de la Pâque (Ps 113 Ps 114 Ps 115 Ps 116 Ps 117 Ps 118 ; voir Mt 26:30). Paul et Silas, en prison, chantent des hymnes que tous entendent (Ac 16:25).

2.

Car le chant est collectif aussi. Laban reproche à Jacob (Ge 31:27) de s'être enfui « sans qu'on l'eût accompagné de chants, de tambours et de danses ». Israël chante à la sortie de la mer Rouge (Ex 15:1), à la découverte d'une source à Béer (No 21:17), à la victoire de Débora (Jug 5:1), à la sortie de Babylone (Esa 48:20, Ps 126:5), à la dédicace du Temple par Néhémie (Ne 12:27), à la victoire momentanée de quelques Juifs pieux (Esa 24:16) ; la délivrance définitive des élus ne se fera point sans des chants de triomphe (Esa 35:10). La venue du Messie est célébrée dans les familles pieuses que présente l'évangile de Luc, par des hymnes qui sont restés parmi les plus précieux trésors de l'Église (Lu 1:46-55 67-79 2:29-31) L'apôtre Paul accorde aux psaumes et cantiques des assemblées chrétiennes un grand rôle d'édification, d'instruction et d'exhortation (Eph 5:19, Col 3:18). Et la félicité céleste des élus dans la gloire s'exprime par les cantiques de l'éternité (Ap 5:9 Ap 14 Ap 15:3). L'absence du chant, c'est le signe du deuil. Amos (Am 8:3) en menace Béthel. Jérémie, le célibataire au coeur aimant, s'afflige à l'avance du temps où les fiancés et les époux de Juda ne chanteront plus ensemble (Jer 7:34 16:9 25:10, cf. Ap 18:22 et suivant) ; de même, pour lui, le retour du bonheur coïncide avec le retour du chant de ces mêmes époux ou fiancés (Jer 33:11). Par un miracle de foi et d'amour conjugal, dans sa maison désolée où l'on ne chante plus. Os entrevoit le temps où son épouse, rentrée en grâce, « chantera comme aux premiers temps de leur union » (Os 2:15). Mais comme dans Tyr (Eze 26:13), dans Jérusalem assiégée (La 5:14) il n'y a plus de chants. Dans Esa 16:10, même description ; et le Ps 137:4 montre les exilés incapables de chanter devant leurs vainqueurs les chants de la patrie perdue ; n'est-il pas des cas (2Sa 19:35, Pr 25:20) où le chant est plus qu'intempestif ? Et, d'autre part, Jésus décrit la morne apathie de ses contemporains (Mt 11:17) comme un état dans lequel ils ne veulent ni jouir de la vie avec lui, ni chanter des complaintes funèbres avec Jean-Baptiste... Tant de chanteurs et chanteuses professionnels (2Sa 19:25, Ec 2:8 etc.) avaient ôté de sa valeur au chant personnel !

3.

L'histoire du chant montre un progrès certain, dont on aurait tort de ne pas tenir compte aujourd'hui. Physiologiquement la voix des hommes diffère de celle des femmes.

--A. Il en résulte que des hommes chantant entre eux (théâtre des Grecs, couvents, casernes, chorales d'hommes, réunions d'Unions chrétiennes) ont pratiqué l'unisson. Lorsqu'un ténor et une basse chantent une même note, celle-ci a la même valeur tonale, peu différente de celle que donneraient deux ténors ou deux basses. Il en est de même si des femmes chantent entre elles, ou des enfants entre eux. Il y a une grande force dans l'unisson vrai (entre voix de même timbre) ; il fond les médiocrités ; il permet d'apprendre un air en peu de temps. Mais pourquoi n'en trouve-t-on pas un exemple dans Goudimel, et n'y en a-t-il que très peu dans Bach ? Celui-ci ne s'en sert que pour souligner un mot important : l'effet puissant est dû à sa rareté ; user continuellement de ce procédé, c'est en détruire la vertu et s'appauvrir (Scudo). On croit recommander l'emploi de l'unisson en disant qu'il est d'une exécution facile. Cela est vrai entre hommes ou entre femmes. Mais, dès que le choeur est mixte, la difficulté surgit, parce que des hommes et des femmes, qui chantent une note identique pour les yeux, en font deux en réalité, à l'octave. Or l'exactitude d'une octave est ardue à soutenir : on le voit sans peine en prenant deux violons ; combien plus avec les voix humaines, moins précises qu'un instrument ! L'unisson de voix d'hommes et de femmes n'est bon qu'en masse, et avec le soutien d'orgue ou d'orchestre puissant.

--B. Les données physiologiques sont là pour qu'on s'en serve. Les voix d'hommes se divisent en hautes (ténor) et basses ; celles des femmes aussi (soprano, alto). Cela fait quatre sortes de voix moyennes. Le choeur mixte, qui laisse chaque voix à sa place naturelle est, en réalité, le plus aisé à soutenir. Il est le terme d'une évolution qui remonte au plus haut Moyen âge. Il est accessible au plus petit nombre de chanteurs, et il supporte d'être employé par des masses ; il peut utiliser l'unisson momentané des hommes seuls, des femmes seules et des deux réunis, mais il reste l'ordre vocal par excellence.

Si, dans le culte, on a souvent recommandé l'unisson, c'est qu'on a cédé à la pression de moeurs anciennes, sans autorité actuelle. Pourquoi, parce que les moines, au couvent, et les prêtres, a la messe, chantent à l'unisson, nous faudrait-il y condamner les laïcs, parmi lesquels on compte quelques femmes ( !), à subir un régime qui ne convient qu'aux hommes, et dans un culte fort étranger à nos besoins ? La marque de la Réforme, c'est d'avoir suivi, non les moeurs cléricales avec leur unisson, mais l'art populaire, qui a toujours voulu des harmonies : instinct juste, devenu le symbole de la diversité des dons dans l'Église, le rythme pliant chacun à la même règle morale. L'écriture homophone à quatre voix =un accord par syllabe, est l'équivalent moderne de l'unisson des temps obscurs = une note par syllabe (Riemann). La mélodie a commencé par être confiée au ténor (=la voix qui la « tient »), les femmes l'accompagnant. Mais Goudimel déjà, pour les Huguenots (1564 et 1565), a donné plusieurs fois l'air aux femmes, les ténors rentrant au rang d'accompagnateurs et chevaliers servants. Lucas Osiander a fait de même en Allemagne pour le choral (1586). Aujourd'hui ce serait peut-être habile de rendre parfois la mélodie aux ténors, qui se croient inutiles s'ils ne mènent pas les affaires ; on en reverra peut-être au culte public... Il reste que l'écriture à quatre voix, avec air au soprano, est la plus favorable pour que chacun puisse chanter (Winterfeld). On l'apprend aux premières pages de la Réformation. Luther : « La voix (mélodie) va, droite et simple, selon sa nature ; les autres jouent autour d'elle... Quiconque ne sait y voir une oeuvre indiciblement merveilleuse de Dieu, n'est pas digne du nom d'homme ; il n'est bon qu'à ne plus entendre que braiement d'âne et grognement de truie » (1545). Viret, fort bon musicien : « Il semble que le plain-chant (=unisson) ne soit pas musique en comparaison de l'autre (à quatre voix). Quand on ne chante qu'à une voix, on ne peut juger de l'excellence de la musique » (1550). « Ainsi qu'un même oiseau ne peut exprimer toutes les voix des autres, ainsi un même homme ne peut exprimer tous les tons, tous les sons et toutes les parties de musique, mais sont contraints de s'assembler plusieurs pour y pourvoir » (1561). Le premier psautier de St-Gall (1601) apporte des harmonies à tous les airs « pour la récréation de l'homme du peuple ». Et lorsque Reichardt, de Berlin, vient dans la campagne zurichoise, vers 1800, il s'émerveille, à la saison des foins, d'entendre faneurs et faneuses chanter à quatre voix dans les prairies. « Mais, lui dit-on, nous voulons avoir ici le même plaisir qu'à l'église ! » Telle est la vraie tradition protestante populaire en France et en Suisse. Du fait que maint psautier n'imprime que l'air, conclura-t-on contre l'usage des quatre voix ? Que tirer alors du fait que de plus nombreuses éditions n'ont aucune musique ? Qu'on ne doit pas chanter du tout ? Bourgeois et Goudimel, puis Claudin le Jeune et d'autres en France, Walter puis Schütz, en Allemagne, ont toujours pourvu à des harmonies, ce qui est la forme normale du chant populaire et par conséquent du chant d'église protestant.

Une autre raison milite encore en faveur des quatre voix. Toute mélodie (la seule partie de la musique qu'on utilise avec l'unisson) a un certain ambit =distance entre la plus basse et la plus haute des notes. Les voix de femmes, plus souples, peuvent aller de do à mi (10 tons ; Recueil de Paris, n° 143 ; Laufer, 590 : « Non, rien en ma personne ») ; les basses auront de la peine à trouver ce mi sans forcer la voix ; l'effort ne sera pas beau. Avec l'écriture mixte, il y a « harmonie » et l'effet est saisissant. Si l'on baisse tous les airs, pour que les hommes puissent les chanter, on exclut la joie spéciale aux notes hautes et tous les chants reçoivent la même teinte sombre. Il faut, au contraire, consacrer tous les tons et toutes les notes au Créateur de toutes choses, ce qui n'est possible qu'avec les quatre voix.

4.

Le style varie, selon qu'on prend un Psaume huguenot ; un choral du XVI e siècle, avec les rythmes irréguliers, audacieux, de cette époque ; un choral grave, dogmatique, du XVII e ; un air mystique des piétistes du XVIII e ; un cantique des « réveils » des XIX e et XX e. Il n'y a pas de style uniforme, parce qu'il n'y a pas de répertoire privilégié ou honni : tout est bien qui exprime un sentiment vrai à un moment vrai de l'année (un choral de Pâques, à Noël, sonne faux) ou de la liturgie ( « C'est dans la paix », Paris 110, Lfr 129, au début du culte ; « Seigneur dirige tous mes pas », Paris 153, Lfr 138, dans une fête joyeuse ; « Reste avec nous, le jour décline », Paris 243, Lfr 142, au début du culte du matin, etc.). Et tout est bien qui est chanté avec conviction personnelle. C'est le privilège d'une assemblée de croyants de chanter des paroles de foi. Autre est le culte, célébré par des croyants, autre est le concert, exécuté devant une assistance et sans son concours. Faire venir au culte un artiste d'opéra qui, hier, chantait Don Juan et demain chantera Méphisto, et lui donner aujourd'hui un air du Messie de Hoendel, c'est créer un scandale. Mieux vaut se passer du soliste en renom et prendre, ou un air plus simple, ou un unisson de bonnes voix moyennes (Berlioz). L'Église protestante a trop peu demandé les services d'artistes pieux ; elle devrait veiller sur leur formation et leur offrir une place dans la liturgie. Mais les solistes ne pourront jamais remplacer l'assemblée, dont ils sont les délégués occasionnels. Le « choeur », même composé de croyants, ne saurait à lui seul assumer la part de l'harmonie, et ne laisser à l'assemblée que la mélodie. Le choeur a pour tâche de chanter tel cantique trop difficile pour les fidèles, et de soutenir ceux-ci dans leurs propres cantiques.

5.

Un dernier mot concerne le devoir d'élargir sans cesse le répertoire ordinaire, de peur d'usure. Il faut étudier le psautier comme la Bible, de telle sorte qu'il devienne familier à tous, texte et musique. Tous les avis contre les quatre voix et en faveur de l'unisson viennent d'un défaitisme inconscient ; on accepte la loi du moindre effort, on renonce à l'excellence pour l'assemblée. C'est un retour au cléricalisme, qui néglige les simples et ennoblit une catégorie de privilégiés, choristes et solistes. Demander beaucoup de tous, avec persévérance ; ne laisser inemployé aucun don d'aucun fidèle ; mettre l'idéal très haut, et le faire désirer de tous, c'est, en matière de chant d'église, la même discipline que pour l'ensemble de la morale. Chaque paroisse a donc ses exercices de chant, continus et non seulement avant une fête, comme elle a ses cultes réguliers, l'un soutenant l'autre, et le trésor des chants grandissant comme celui de la foi, de l'espérance et de la charité, pour tous et pour chacun. Il surfit pour cela de faire nôtre la prière de Bénédict Pictet (1706) : « Je prie le Seigneur qu'il nous apprenne à chanter ses louanges sur la terre, jusqu'à ce que nous les chantions dans le ciel. »

Voir Culte, Liturgie, Psaumes, Instruments de musique. L. M. -S.

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !


Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
  • Contenus
  • Versions
  • Commentaires
  • Strong
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Versets favoris

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Créer un verset illustré

Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Versets relatifs

    • Ces vidéos ne sont pas disponibles en colonnes en dehors de la vue Bible.

      Genèse 31

      27 Pourquoi t'es-tu enfui en cachette, et t'es-tu dérobé de moi, sans m'en donner avis ? car je t'eusse conduit avec joie et avec des chansons, au son des tambours, et des violons.

      Exode 15

      1 Alors Moïse, et les enfants d'Israël chantèrent ce cantique à l'Eternel, et dirent : je chanterai à l'Eternel, car il s'est hautement élevé ; il a jeté dans la mer le cheval et celui qui le monte.

      Nombres 21

      17 Alors Israël chanta ce Cantique : Monte, puits ; chantez de lui en vous répondant les uns aux autres.

      Juges 5

      1 En ce jour-là Débora, avec Barac fils d'Abinoham, chanta en disant :

      2 Samuel 19

      25 Il se trouva donc au-devant du Roi comme [le Roi] entrait dans Jérusalem, et le Roi lui dit : Pourquoi n'es-tu pas venu avec moi, Méphiboseth ?
      35 Je suis aujourd'hui âgé de quatre-vingts ans, pourrais-je discerner le bon d'avec le mauvais ? Ton serviteur pourrait-il savourer ce qu'il mangerait et boirait ? Pourrais-je encore entendre la voix des chantres et des chanteuses ? et pourquoi ton serviteur serait-il à charge au Roi mon Seigneur ?

      Néhémie 12

      27 Or en la dédicace de la muraille de Jérusalem, on envoya quérir les Lévites de tous leurs lieux, pour les faire venir à Jérusalem, afin qu'on célébrât la dédicace avec joie, par des actions de grâces, et par des cantiques sur des cymbales, des musettes, et des violons.

      Job 8

      21 De sorte qu'il remplira ta bouche de ris, et tes lèvres de chants d'allégresse.

      Job 35

      10 Et on ne dit point : où est le Dieu qui m'a fait, [et] qui donne de quoi chanter pendant la nuit ;

      Psaumes 113

      1 Louez l'Eternel. Louez, vous serviteurs de l'Eternel, louez le Nom de l’Eternel.
      2 Le Nom de l’Eternel soit béni dès maintenant et à toujours.
      3 Le Nom de l’Eternel est digne de louange depuis le soleil levant jusqu’au soleil couchant.
      4 L'Eternel est élevé par-dessus toutes les nations, sa gloire est par-dessus les cieux.
      5 Qui est semblable à l'Eternel notre Dieu, lequel habite aux lieux très-hauts ?
      6 Lequel s'abaisse pour regarder aux cieux, et en la terre.
      7 Lequel relève l'affligé de la poudre, et retire le pauvre de dessus le fumier,
      8 Pour le faire asseoir avec les principaux, avec les principaux, [dis-je], de son peuple ;
      9 Lequel donne une famille à la femme qui était stérile, [la rendant] mère d'enfants, [et] joyeuse. Louez l'Eternel.

      Psaumes 114

      1 Quand Israël sortit d'Egypte, [et] la maison de Jacob d'avec le peuple barbare,
      2 Juda devint une chose sacrée à Dieu, [et] Israël son empire.
      3 La mer le vit, et s'enfuit, le Jourdain s'en retourna en arrière.
      4 Les montagnes sautèrent comme des moutons, [et] les coteaux comme des agneaux.
      5 Ô mer ! qu'avais-tu pour t'enfuir ? [et toi] Jourdain, pour retourner en arrière ?
      6 [Et] vous montagnes, que vous ayez sauté comme des moutons ; et vous coteaux, comme des agneaux ?
      7 Ô terre ! tremble pour la présence du Seigneur, pour la présence du Dieu de Jacob ;
      8 Qui a changé le rocher en un étang d'eaux, [et] la pierre très dure en une source d'eaux.

      Psaumes 115

      1 Non point à nous, ô Eternel ! non point à nous, mais à ton Nom donne gloire pour l'amour de ta miséricorde, pour l'amour de ta vérité.
      2 Pourquoi diraient les nations : où est maintenant leur Dieu ?
      3 Certes notre Dieu est aux cieux ; il fait tout ce qu'il lui plaît.
      4 Leurs dieux sont des [dieux] d'or et d'argent, un ouvrage des mains d'homme.
      5 Ils ont une bouche, et ne parlent point ; ils ont des yeux, et ne voient point ;
      6 Ils ont des oreilles, et n'entendent point ; ils ont un nez, et ils n'[en] flairent point ;
      7 Des mains, et ils n'[en] touchent point ; des pieds, et ils n'en marchent point ; [et] ils ne rendent aucun son de leur gosier.
      8 Que ceux qui les font, [et] tous ceux qui s'y confient, leur soient faits semblables.
      9 Israël confie-toi en l'Eternel ; il est le secours et le bouclier de ceux [qui se confient en lui].
      10 Maison d'Aaron, confiez-vous en l'Eternel ; il est leur aide et leur bouclier.
      11 Vous qui craignez l'Eternel, confiez-vous en l'Eternel ; il est leur aide et leur bouclier.
      12 L'Eternel s'est souvenu de nous, il bénira, il bénira la maison d'Israël, il bénira la maison d'Aaron.
      13 Il bénira ceux qui craignent l'Eternel, tant les petits que les grands.
      14 L'Eternel ajoutera [bénédiction] sur vous, sur vous et sur vos enfants.
      15 Vous êtes bénis de l'Eternel, qui a fait les cieux et la terre.
      16 Quant aux Cieux, les Cieux sont à l'Eternel ; mais il a donné la terre aux enfants des hommes.
      17 Les morts, et tous ceux qui descendent où l'on ne dit plus mot, ne loueront point l'Eternel.
      18 Mais nous, nous bénirons l'Eternel dès maintenant, et à toujours. Louez l'Eternel.

      Psaumes 116

      1 J'aime l'Eternel, car il a exaucé ma voix, [et] mes supplications.
      2 Car il a incliné son oreille vers moi, c'est pourquoi je l'invoquerai durant mes jours.
      3 Les cordeaux de la mort m'avaient environné, et les détresses du sépulcre m'avaient rencontré ; j'avais rencontré la détresse et l'ennui.
      4 Mais j'invoquai le Nom de l’Eternel, [en disant] : je te prie, ô Eternel ! délivre mon âme.
      5 L'Eternel est pitoyable et juste, et notre Dieu fait miséricorde.
      6 L'Eternel garde les simples ; j'étais devenu misérable, et il m'a sauvé.
      7 Mon âme, retourne en ton repos ; car l'Eternel t'a fait du bien.
      8 Parce que tu as mis à couvert mon âme de la mort, mes yeux de pleurs, [et] mes pieds de chute.
      9 Je marcherai en la présence de l'Eternel dans la terre des vivants.
      10 J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé ; j'ai été fort affligé.
      11 Je disais en ma précipitation : tout homme est menteur.
      12 Que rendrai-je à l'Eternel ? tous ses bienfaits sont sur moi.
      13 Je prendrai la coupe des délivrances, et j'invoquerai le Nom de l’Eternel.
      14 Je rendrai maintenant mes voeux à l'Eternel, devant tout son peuple.
      15 [Toute sorte] de mort des bien-aimés de l'Eternel est précieuse devant ses yeux.
      16 Ouï, ô Eternel ! car je suis ton serviteur, je suis ton serviteur, fils de ta servante, tu as délié mes liens.
      17 Je te sacrifierai des sacrifices d'actions de grâces, et j'invoquerai le Nom de l’Eternel.
      18 Je rendrai maintenant mes voeux à l'Eternel, devant tout son peuple ;
      19 Dans les parvis de la maison de l'Eternel, au milieu de toi, Jérusalem. Louez l'Eternel.

      Psaumes 117

      1 Toutes nations, louez l'Eternel ; tous peuples, célébrez-le.
      2 Car sa miséricorde est grande envers nous, et la vérité de l'Eternel demeure à toujours. Louez l'Eternel.

      Psaumes 118

      1 Célébrez l'Eternel, car il est bon ; parce que sa bonté demeure à toujours.
      2 Qu'Israël dise maintenant, que sa bonté demeure à toujours.
      3 Que la maison d'Aaron dise maintenant, que sa bonté demeure à toujours.
      4 Que ceux qui craignent l'Eternel disent maintenant, que sa bonté demeure à toujours.
      5 Me trouvant dans la détresse, j'ai invoqué l'Eternel, et l'Eternel m'a répondu, et m'a mis au large.
      6 L'Eternel est pour moi, je ne craindrai point. Que me ferait l'homme ?
      7 L'Eternel est pour moi entre ceux qui m'aident ; c'est pourquoi je verrai en ceux qui me haïssent ce [que je désire].
      8 Mieux vaut se confier en l'Eternel, que de se confier en l'homme.
      9 Mieux vaut se confier en l'Eternel, que de se reposer sur les principaux [d'entre les peuples].
      10 Ils m'avaient environné ; mais au Nom de l'Eternel je les mettrai en pièces.
      11 Ils m'avaient environné, ils m'avaient, dis-je, environné ; [mais] au Nom de l'Eternel je les ai mis en pièces.
      12 Ils m'avaient environné comme des abeilles ; ils ont été éteints comme un feu d'épines, car au Nom de l'Eternel je les ai mis en pièces.
      13 Tu m'avais rudement poussé, pour me faire tomber, mais l'Eternel m'a été en aide.
      14 L'Eternel est ma force, [et le sujet de mon] Cantique, et il a été mon libérateur.
      15 Une voix de chant de triomphe et de délivrance retentit dans les tabernacles des justes ; la droite de l'Eternel, [s'écrient ils], fait vertu.
      16 La droite de l'Eternel est haut élevée, la droite de l'Eternel fait vertu.
      17 Je ne mourrai point, mais je vivrai, et je raconterai les faits de l'Eternel.
      18 L’Eternel m'a châtié sévèrement, mais il ne m'a point livré à la mort.
      19 Ouvrez-moi les portes de justice ; j'y entrerai, et je célébrerai l'Eternel.
      20 C'est ici la porte de l'Eternel ; les justes y entreront.
      21 Je te célébrerai de ce que tu m'as exaucé et de ce que tu as été mon libérateur.
      22 La Pierre que les Architectes avaient rejetée, est devenue le principal du coin.
      23 Ceci a été fait par l'Eternel, [et] a été une chose merveilleuse devant nos yeux.
      24 C'est ici la journée que l'Eternel a faite ; égayons-nous ? et nous réjouissons en elle.
      25 Eternel, je te prie, délivre maintenant. Eternel, je te prie, donne maintenant prospérité.
      26 Béni soit celui qui vient au Nom de l'Eternel ; nous vous bénissons de la maison de l'Eternel.
      27 L'Eternel est le [Dieu] Fort, et il nous a éclairés. Liez avec des cordes la bête du sacrifice, [et amenez-la], jusqu’aux cornes de l'autel.
      28 Tu es mon [Dieu] Fort, c'est pourquoi je te célébrerai. Tu es mon Dieu, je t'exalterai.
      29 Célébrez l'Eternel ; car il [est] bon, parce que sa miséricorde demeure à toujours.

      Psaumes 126

      5 Ceux qui sèment avec larmes, moissonneront avec chant de triomphe.

      Psaumes 137

      4 Comment chanterions-nous les Cantiques de l'Eternel dans une terre d’étrangèrs ?

      Proverbes 25

      20 Celui qui chante des chansons au coeur affligé, est [comme] celui qui ôte sa robe dans le temps du froid, et [comme] du vinaigre répandu sur le savon.

      Ecclésiaste 2

      8 Je me suis aussi amassé de l'argent et de l'or, et des plus précieux joyaux qui se trouvent chez les Rois et dans les Provinces ; je me suis acquis des chanteurs et des chanteuses, et les délices des hommes, une harmonie d'instruments de musique, même plusieurs harmonies de toutes sortes d'instruments ;

      Esaïe 16

      10 Et la joie et la gaieté s'est retirée du champ fertile ; on ne se réjouira plus, et on ne s'égayera plus dans les vignes, celui qui foulait le vin ne le foulera plus dans les cuves, j'ai fait cesser la chanson de la vendange.

      Esaïe 24

      16 Nous avions entendu du bout de la terre des cantiques [qui portaient] que le Juste était plein de noblesse ; mais j'ai dit : Maigreur sur moi ! maigreur sur moi ! Malheur à moi ! les perfides ont agi perfidement ; et ils ont imité la mauvaise foi des perfides.
    • Ajouter une colonne
Afficher tous les 152 versets relatifs
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.