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CHANT

Le chant est-il antérieur à la parole (comme on le voit au vagissement du nouveau-né), ou est-il « la parole a la plus haute puissance » (Riemann), une création instinctive des adultes ? Les deux à la fois probablement. L'essentiel est qu'il soit, et de toute antiquité. Il a précédé les instruments ; il satisfait le besoin de musique chez ceux mêmes qui ne peuvent « jouer » ; on peut chanter quand on est seul et le chant unit les hommes entre eux. Plus d'un pouvait chanter qu'on a découragé dans sa jeunesse, ou simplement qui ne s'y est pas exercé : qui peut parler peut chanter, et le bègue même chante plus aisément qu'il ne parle...

1.

Le chant sert à l'âme individuelle qui, par lui, peut exprimer ce que les mots ne peuvent révéler : « L'adoration est un état de l'âme que le chant seul peut exprimer » (Vinet). Toute la littérature des Psaumes est là pour appeler la musique à l'aide des paroles. Bildad peut dire à Job : (Job 8:21) « Dieu remplit de chants d'allégresse la bouche de l'homme intègre. » Élihu, de même (Job 35:10), se plaint que « nul ne dise : Où est Dieu, qui inspire des chants d'allégresse pendant la nuit ? » Pour être autre chose qu'un cri tout animal, le chant requiert la participation de l'esprit et de l'intelligence (1Co 14:1). Pour que la louange éclate, il lui faut le chant, dont il est d'innombrables, et en toutes langues. Pour Jacques (Jas 5:12) la joie semble être le seul motif du chant ; mais la douleur aussi fait chanter : tous les peuples de tous les âges ont mis leurs peines dans des chansons... Et l'homme qui chante, solitaire, une strophe des cantiques de fête qui l'ont uni jadis à des frères, prolonge cette fête et en prépare de nouvelles pour eux et pour lui. Jésus, a quelques heures de sa mort, communie encore avec son peuple, en chantant « les Psaumes » de la Pâque (Ps 113 Ps 114 Ps 115 Ps 116 Ps 117 Ps 118 ; voir Mt 26:30). Paul et Silas, en prison, chantent des hymnes que tous entendent (Ac 16:25).

2.

Car le chant est collectif aussi. Laban reproche à Jacob (Ge 31:27) de s'être enfui « sans qu'on l'eût accompagné de chants, de tambours et de danses ». Israël chante à la sortie de la mer Rouge (Ex 15:1), à la découverte d'une source à Béer (No 21:17), à la victoire de Débora (Jug 5:1), à la sortie de Babylone (Esa 48:20, Ps 126:5), à la dédicace du Temple par Néhémie (Ne 12:27), à la victoire momentanée de quelques Juifs pieux (Esa 24:16) ; la délivrance définitive des élus ne se fera point sans des chants de triomphe (Esa 35:10). La venue du Messie est célébrée dans les familles pieuses que présente l'évangile de Luc, par des hymnes qui sont restés parmi les plus précieux trésors de l'Église (Lu 1:46-55 67-79 2:29-31) L'apôtre Paul accorde aux psaumes et cantiques des assemblées chrétiennes un grand rôle d'édification, d'instruction et d'exhortation (Eph 5:19, Col 3:18). Et la félicité céleste des élus dans la gloire s'exprime par les cantiques de l'éternité (Ap 5:9 Ap 14 Ap 15:3). L'absence du chant, c'est le signe du deuil. Amos (Am 8:3) en menace Béthel. Jérémie, le célibataire au coeur aimant, s'afflige à l'avance du temps où les fiancés et les époux de Juda ne chanteront plus ensemble (Jer 7:34 16:9 25:10, cf. Ap 18:22 et suivant) ; de même, pour lui, le retour du bonheur coïncide avec le retour du chant de ces mêmes époux ou fiancés (Jer 33:11). Par un miracle de foi et d'amour conjugal, dans sa maison désolée où l'on ne chante plus. Os entrevoit le temps où son épouse, rentrée en grâce, « chantera comme aux premiers temps de leur union » (Os 2:15). Mais comme dans Tyr (Eze 26:13), dans Jérusalem assiégée (La 5:14) il n'y a plus de chants. Dans Esa 16:10, même description ; et le Ps 137:4 montre les exilés incapables de chanter devant leurs vainqueurs les chants de la patrie perdue ; n'est-il pas des cas (2Sa 19:35, Pr 25:20) où le chant est plus qu'intempestif ? Et, d'autre part, Jésus décrit la morne apathie de ses contemporains (Mt 11:17) comme un état dans lequel ils ne veulent ni jouir de la vie avec lui, ni chanter des complaintes funèbres avec Jean-Baptiste... Tant de chanteurs et chanteuses professionnels (2Sa 19:25, Ec 2:8 etc.) avaient ôté de sa valeur au chant personnel !

3.

L'histoire du chant montre un progrès certain, dont on aurait tort de ne pas tenir compte aujourd'hui. Physiologiquement la voix des hommes diffère de celle des femmes.

--A. Il en résulte que des hommes chantant entre eux (théâtre des Grecs, couvents, casernes, chorales d'hommes, réunions d'Unions chrétiennes) ont pratiqué l'unisson. Lorsqu'un ténor et une basse chantent une même note, celle-ci a la même valeur tonale, peu différente de celle que donneraient deux ténors ou deux basses. Il en est de même si des femmes chantent entre elles, ou des enfants entre eux. Il y a une grande force dans l'unisson vrai (entre voix de même timbre) ; il fond les médiocrités ; il permet d'apprendre un air en peu de temps. Mais pourquoi n'en trouve-t-on pas un exemple dans Goudimel, et n'y en a-t-il que très peu dans Bach ? Celui-ci ne s'en sert que pour souligner un mot important : l'effet puissant est dû à sa rareté ; user continuellement de ce procédé, c'est en détruire la vertu et s'appauvrir (Scudo). On croit recommander l'emploi de l'unisson en disant qu'il est d'une exécution facile. Cela est vrai entre hommes ou entre femmes. Mais, dès que le choeur est mixte, la difficulté surgit, parce que des hommes et des femmes, qui chantent une note identique pour les yeux, en font deux en réalité, à l'octave. Or l'exactitude d'une octave est ardue à soutenir : on le voit sans peine en prenant deux violons ; combien plus avec les voix humaines, moins précises qu'un instrument ! L'unisson de voix d'hommes et de femmes n'est bon qu'en masse, et avec le soutien d'orgue ou d'orchestre puissant.

--B. Les données physiologiques sont là pour qu'on s'en serve. Les voix d'hommes se divisent en hautes (ténor) et basses ; celles des femmes aussi (soprano, alto). Cela fait quatre sortes de voix moyennes. Le choeur mixte, qui laisse chaque voix à sa place naturelle est, en réalité, le plus aisé à soutenir. Il est le terme d'une évolution qui remonte au plus haut Moyen âge. Il est accessible au plus petit nombre de chanteurs, et il supporte d'être employé par des masses ; il peut utiliser l'unisson momentané des hommes seuls, des femmes seules et des deux réunis, mais il reste l'ordre vocal par excellence.

Si, dans le culte, on a souvent recommandé l'unisson, c'est qu'on a cédé à la pression de moeurs anciennes, sans autorité actuelle. Pourquoi, parce que les moines, au couvent, et les prêtres, a la messe, chantent à l'unisson, nous faudrait-il y condamner les laïcs, parmi lesquels on compte quelques femmes ( !), à subir un régime qui ne convient qu'aux hommes, et dans un culte fort étranger à nos besoins ? La marque de la Réforme, c'est d'avoir suivi, non les moeurs cléricales avec leur unisson, mais l'art populaire, qui a toujours voulu des harmonies : instinct juste, devenu le symbole de la diversité des dons dans l'Église, le rythme pliant chacun à la même règle morale. L'écriture homophone à quatre voix =un accord par syllabe, est l'équivalent moderne de l'unisson des temps obscurs = une note par syllabe (Riemann). La mélodie a commencé par être confiée au ténor (=la voix qui la « tient »), les femmes l'accompagnant. Mais Goudimel déjà, pour les Huguenots (1564 et 1565), a donné plusieurs fois l'air aux femmes, les ténors rentrant au rang d'accompagnateurs et chevaliers servants. Lucas Osiander a fait de même en Allemagne pour le choral (1586). Aujourd'hui ce serait peut-être habile de rendre parfois la mélodie aux ténors, qui se croient inutiles s'ils ne mènent pas les affaires ; on en reverra peut-être au culte public... Il reste que l'écriture à quatre voix, avec air au soprano, est la plus favorable pour que chacun puisse chanter (Winterfeld). On l'apprend aux premières pages de la Réformation. Luther : « La voix (mélodie) va, droite et simple, selon sa nature ; les autres jouent autour d'elle... Quiconque ne sait y voir une oeuvre indiciblement merveilleuse de Dieu, n'est pas digne du nom d'homme ; il n'est bon qu'à ne plus entendre que braiement d'âne et grognement de truie » (1545). Viret, fort bon musicien : « Il semble que le plain-chant (=unisson) ne soit pas musique en comparaison de l'autre (à quatre voix). Quand on ne chante qu'à une voix, on ne peut juger de l'excellence de la musique » (1550). « Ainsi qu'un même oiseau ne peut exprimer toutes les voix des autres, ainsi un même homme ne peut exprimer tous les tons, tous les sons et toutes les parties de musique, mais sont contraints de s'assembler plusieurs pour y pourvoir » (1561). Le premier psautier de St-Gall (1601) apporte des harmonies à tous les airs « pour la récréation de l'homme du peuple ». Et lorsque Reichardt, de Berlin, vient dans la campagne zurichoise, vers 1800, il s'émerveille, à la saison des foins, d'entendre faneurs et faneuses chanter à quatre voix dans les prairies. « Mais, lui dit-on, nous voulons avoir ici le même plaisir qu'à l'église ! » Telle est la vraie tradition protestante populaire en France et en Suisse. Du fait que maint psautier n'imprime que l'air, conclura-t-on contre l'usage des quatre voix ? Que tirer alors du fait que de plus nombreuses éditions n'ont aucune musique ? Qu'on ne doit pas chanter du tout ? Bourgeois et Goudimel, puis Claudin le Jeune et d'autres en France, Walter puis Schütz, en Allemagne, ont toujours pourvu à des harmonies, ce qui est la forme normale du chant populaire et par conséquent du chant d'église protestant.

Une autre raison milite encore en faveur des quatre voix. Toute mélodie (la seule partie de la musique qu'on utilise avec l'unisson) a un certain ambit =distance entre la plus basse et la plus haute des notes. Les voix de femmes, plus souples, peuvent aller de do à mi (10 tons ; Recueil de Paris, n° 143 ; Laufer, 590 : « Non, rien en ma personne ») ; les basses auront de la peine à trouver ce mi sans forcer la voix ; l'effort ne sera pas beau. Avec l'écriture mixte, il y a « harmonie » et l'effet est saisissant. Si l'on baisse tous les airs, pour que les hommes puissent les chanter, on exclut la joie spéciale aux notes hautes et tous les chants reçoivent la même teinte sombre. Il faut, au contraire, consacrer tous les tons et toutes les notes au Créateur de toutes choses, ce qui n'est possible qu'avec les quatre voix.

4.

Le style varie, selon qu'on prend un Psaume huguenot ; un choral du XVI e siècle, avec les rythmes irréguliers, audacieux, de cette époque ; un choral grave, dogmatique, du XVII e ; un air mystique des piétistes du XVIII e ; un cantique des « réveils » des XIX e et XX e. Il n'y a pas de style uniforme, parce qu'il n'y a pas de répertoire privilégié ou honni : tout est bien qui exprime un sentiment vrai à un moment vrai de l'année (un choral de Pâques, à Noël, sonne faux) ou de la liturgie ( « C'est dans la paix », Paris 110, Lfr 129, au début du culte ; « Seigneur dirige tous mes pas », Paris 153, Lfr 138, dans une fête joyeuse ; « Reste avec nous, le jour décline », Paris 243, Lfr 142, au début du culte du matin, etc.). Et tout est bien qui est chanté avec conviction personnelle. C'est le privilège d'une assemblée de croyants de chanter des paroles de foi. Autre est le culte, célébré par des croyants, autre est le concert, exécuté devant une assistance et sans son concours. Faire venir au culte un artiste d'opéra qui, hier, chantait Don Juan et demain chantera Méphisto, et lui donner aujourd'hui un air du Messie de Hoendel, c'est créer un scandale. Mieux vaut se passer du soliste en renom et prendre, ou un air plus simple, ou un unisson de bonnes voix moyennes (Berlioz). L'Église protestante a trop peu demandé les services d'artistes pieux ; elle devrait veiller sur leur formation et leur offrir une place dans la liturgie. Mais les solistes ne pourront jamais remplacer l'assemblée, dont ils sont les délégués occasionnels. Le « choeur », même composé de croyants, ne saurait à lui seul assumer la part de l'harmonie, et ne laisser à l'assemblée que la mélodie. Le choeur a pour tâche de chanter tel cantique trop difficile pour les fidèles, et de soutenir ceux-ci dans leurs propres cantiques.

5.

Un dernier mot concerne le devoir d'élargir sans cesse le répertoire ordinaire, de peur d'usure. Il faut étudier le psautier comme la Bible, de telle sorte qu'il devienne familier à tous, texte et musique. Tous les avis contre les quatre voix et en faveur de l'unisson viennent d'un défaitisme inconscient ; on accepte la loi du moindre effort, on renonce à l'excellence pour l'assemblée. C'est un retour au cléricalisme, qui néglige les simples et ennoblit une catégorie de privilégiés, choristes et solistes. Demander beaucoup de tous, avec persévérance ; ne laisser inemployé aucun don d'aucun fidèle ; mettre l'idéal très haut, et le faire désirer de tous, c'est, en matière de chant d'église, la même discipline que pour l'ensemble de la morale. Chaque paroisse a donc ses exercices de chant, continus et non seulement avant une fête, comme elle a ses cultes réguliers, l'un soutenant l'autre, et le trésor des chants grandissant comme celui de la foi, de l'espérance et de la charité, pour tous et pour chacun. Il surfit pour cela de faire nôtre la prière de Bénédict Pictet (1706) : « Je prie le Seigneur qu'il nous apprenne à chanter ses louanges sur la terre, jusqu'à ce que nous les chantions dans le ciel. »

Voir Culte, Liturgie, Psaumes, Instruments de musique. L. M. -S.

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      Genèse 31

      27 Pourquoi as-tu pris la fuite en cachette, m'as-tu trompé, et ne m'as-tu point averti ? Je t'aurais laissé partir au milieu des réjouissances et des chants, au son du tambourin et de la harpe.

      Exode 15

      1 Alors Moïse et les enfants d'Israël chantèrent ce cantique à l'Éternel. Ils dirent : Je chanterai à l'Éternel, car il a fait éclater sa gloire ; Il a précipité dans la mer le cheval et son cavalier.

      Nombres 21

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      Juges 5

      1 En ce jour-là, Débora chanta ce cantique, avec Barak, fils d'Abinoam :

      2 Samuel 19

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      35 Je suis aujourd'hui âgé de quatre-vingts ans. Puis-je connaître ce qui est bon et ce qui est mauvais ? Ton serviteur peut-il savourer ce qu'il mange et ce qu'il boit ? Puis-je encore entendre la voix des chanteurs et des chanteuses ? Et pourquoi ton serviteur serait-il encore à charge à mon seigneur le roi ?

      Néhémie 12

      27 Lors de la dédicace des murailles de Jérusalem, on appela les Lévites de tous les lieux qu'ils habitaient et on les fit venir à Jérusalem, afin de célébrer la dédicace et la fête par des louanges et par des chants, au son des cymbales, des luths et des harpes.

      Job 8

      21 Il remplira ta bouche de cris de joie, Et tes lèvres de chants d'allégresse.

      Job 35

      10 Mais nul ne dit : Où est Dieu, mon créateur, Qui inspire des chants d'allégresse pendant la nuit,

      Psaumes 113

      1 Louez l'Éternel ! Serviteurs de l'Éternel, louez, Louez le nom de l'Éternel !
      2 Que le nom de l'Éternel soit béni, Dès maintenant et à jamais !
      3 Du lever du soleil jusqu'à son couchant, Que le nom de l'Éternel soit célébré !
      4 L'Éternel est élevé au-dessus de toutes les nations, Sa gloire est au-dessus des cieux.
      5 Qui est semblable à l'Éternel, notre Dieu ? Il a sa demeure en haut ;
      6 Il abaisse les regards Sur les cieux et sur la terre.
      7 De la poussière il retire le pauvre, Du fumier il relève l'indigent,
      8 Pour les faire asseoir avec les grands, Avec les grands de son peuple.
      9 Il donne une maison à celle qui était stérile, Il en fait une mère joyeuse au milieu de ses enfants. Louez l'Éternel !

      Psaumes 114

      1 Quand Israël sortit d'Égypte, Quand la maison de Jacob s'éloigna d'un peuple barbare,
      2 Juda devint son sanctuaire, Israël fut son domaine.
      3 La mer le vit et s'enfuit, Le Jourdain retourna en arrière ;
      4 Les montagnes sautèrent comme des béliers, Les collines comme des agneaux.
      5 Qu'as-tu, mer, pour t'enfuir, Jourdain, pour retourner en arrière ?
      6 Qu'avez-vous, montagnes, pour sauter comme des béliers, Et vous, collines, comme des agneaux ?
      7 Tremble devant le Seigneur, ô terre ! Devant le Dieu de Jacob,
      8 Qui change le rocher en étang, Le roc en source d'eaux.

      Psaumes 115

      1 Non pas à nous, Éternel, non pas à nous, Mais à ton nom donne gloire, A cause de ta bonté, à cause de ta fidélité !
      2 Pourquoi les nations diraient-elles : Où donc est leur Dieu ?
      3 Notre Dieu est au ciel, Il fait tout ce qu'il veut.
      4 Leurs idoles sont de l'argent et de l'or, Elles sont l'ouvrage de la main des hommes.
      5 Elles ont une bouche et ne parlent point, Elles ont des yeux et ne voient point,
      6 Elles ont des oreilles et n'entendent point, Elles ont un nez et ne sentent point,
      7 Elles ont des mains et ne touchent point, Des pieds et ne marchent point, Elles ne produisent aucun son dans leur gosier.
      8 Ils leur ressemblent, ceux qui les fabriquent, Tous ceux qui se confient en elles.
      9 Israël, confie-toi en l'Éternel ! Il est leur secours et leur bouclier.
      10 Maison d'Aaron, confie-toi en l'Éternel ! Il est leur secours et leur bouclier.
      11 Vous qui craignez l'Éternel, confiez-vous en l'Éternel ! Il est leur secours et leur bouclier.
      12 L'Éternel se souvient de nous : il bénira, Il bénira la maison d'Israël, Il bénira la maison d'Aaron,
      13 Il bénira ceux qui craignent l'Éternel, les petits et les grands ;
      14 L'Éternel vous multipliera ses faveurs, A vous et à vos enfants.
      15 Soyez bénis par l'Éternel, Qui a fait les cieux et la terre !
      16 Les cieux sont les cieux de l'Éternel, Mais il a donné la terre aux fils de l'homme.
      17 Ce ne sont pas les morts qui célèbrent l'Éternel, Ce n'est aucun de ceux qui descendent dans le lieu du silence ;
      18 Mais nous, nous bénirons l'Éternel, Dès maintenant et à jamais. Louez l'Éternel !

      Psaumes 116

      1 J'aime l'Éternel, car il entend Ma voix, mes supplications ;
      2 Car il a penché son oreille vers moi ; Et je l'invoquerai toute ma vie.
      3 Les liens de la mort m'avaient environné, Et les angoisses du sépulcre m'avaient saisi ; J'étais en proie à la détresse et à la douleur.
      4 Mais j'invoquerai le nom de l'Éternel : O Éternel, sauve mon âme !
      5 L'Éternel est miséricordieux et juste, Notre Dieu est plein de compassion ;
      6 L'Éternel garde les simples ; J'étais malheureux, et il m'a sauvé.
      7 Mon âme, retourne à ton repos, Car l'Éternel t'a fait du bien.
      8 Oui, tu as délivré mon âme de la mort, Mes yeux des larmes, Mes pieds de la chute.
      9 Je marcherai devant l'Éternel, Sur la terre des vivants.
      10 J'avais confiance, lorsque je disais : Je suis bien malheureux !
      11 Je disais dans mon angoisse : Tout homme est trompeur.
      12 Comment rendrai-je à l'Éternel Tous ses bienfaits envers moi ?
      13 J'élèverai la coupe des délivrances, Et j'invoquerai le nom de l'Éternel ;
      14 J'accomplirai mes voeux envers l'Éternel, En présence de tout son peuple.
      15 Elle a du prix aux yeux de l'Éternel, La mort de ceux qui l'aiment.
      16 Écoute-moi, ô Éternel ! car je suis ton serviteur, Ton serviteur, fils de ta servante. Tu as détaché mes liens.
      17 Je t'offrirai un sacrifice d'actions de grâces, Et j'invoquerai le nom de l'Éternel ;
      18 J'accomplirai mes voeux envers l'Éternel, En présence de tout son peuple,
      19 Dans les parvis de la maison de l'Éternel, Au milieu de toi, Jérusalem ! Louez l'Éternel !

      Psaumes 117

      1 Louez l'Éternel, vous toutes les nations, Célébrez-le, vous tous les peuples !
      2 Car sa bonté pour nous est grande, Et sa fidélité dure à toujours. Louez l'Éternel !

      Psaumes 118

      1 Louez l'Éternel, car il est bon, Car sa miséricorde dure à toujours !
      2 Qu'Israël dise : Car sa miséricorde dure à toujours !
      3 Que la maison d'Aaron dise : Car sa miséricorde dure à toujours !
      4 Que ceux qui craignent l'Éternel disent : Car sa miséricorde dure à toujours !
      5 Du sein de la détresse j'ai invoqué l'Éternel : L'Éternel m'a exaucé, m'a mis au large.
      6 L'Éternel est pour moi, je ne crains rien : Que peuvent me faire des hommes ?
      7 L'Éternel est mon secours, Et je me réjouis à la vue de mes ennemis.
      8 Mieux vaut chercher un refuge en l'Éternel Que de se confier à l'homme ;
      9 Mieux vaut chercher un refuge en l'Éternel Que de se confier aux grands.
      10 Toutes les nations m'environnaient : Au nom de l'Éternel, je les taille en pièces.
      11 Elles m'environnaient, m'enveloppaient : Au nom de l'Éternel, je les taille en pièces.
      12 Elles m'environnaient comme des abeilles ; Elles s'éteignent comme un feu d'épines ; Au nom de l'Éternel, je les taille en pièces.
      13 Tu me poussais pour me faire tomber ; Mais l'Éternel m'a secouru.
      14 L'Éternel est ma force et le sujet de mes louanges ; C'est lui qui m'a sauvé.
      15 Des cris de triomphe et de salut s'élèvent dans les tentes des justes : La droite de l'Éternel manifeste sa puissance !
      16 La droite de l'Éternel est élevée ! La droite de l'Éternel manifeste sa puissance !
      17 Je ne mourrai pas, je vivrai, Et je raconterai les oeuvres de l'Éternel.
      18 L'Éternel m'a châtié, Mais il ne m'a pas livré à la mort.
      19 Ouvrez-moi les portes de la justice : J'entrerai, je louerai l'Éternel.
      20 Voici la porte de l'Éternel : C'est par elle qu'entrent les justes.
      21 Je te loue, parce que tu m'as exaucé, Parce que tu m'as sauvé.
      22 La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l'angle.
      23 C'est de l'Éternel que cela est venu : C'est un prodige à nos yeux.
      24 C'est ici la journée que l'Éternel a faite : Qu'elle soit pour nous un sujet d'allégresse et de joie !
      25 O Éternel, accorde le salut ! O Éternel, donne la prospérité !
      26 Béni soit celui qui vient au nom de l'Éternel ! Nous vous bénissons de la maison de l'Éternel.
      27 L'Éternel est Dieu, et il nous éclaire. Attachez la victime avec des liens, Amenez-la jusqu'aux cornes de l'autel !
      28 Tu es mon Dieu, et je te louerai ; Mon Dieu ! je t'exalterai.
      29 Louez l'Éternel, car il est bon, Car sa miséricorde dure à toujours !

      Psaumes 126

      5 Ceux qui sèment avec larmes Moissonneront avec chants d'allégresse.

      Psaumes 137

      4 Comment chanterions-nous les cantiques de l'Éternel Sur une terre étrangère ?

      Proverbes 25

      20 Oter son vêtement dans un jour froid, Répandre du vinaigre sur du nitre, C'est dire des chansons à un coeur attristé.

      Ecclésiaste 2

      8 Je m'amassai de l'argent et de l'or, et les richesses des rois et des provinces. Je me procurai des chanteurs et des chanteuses, et les délices des fils de l'homme, des femmes en grand nombre.

      Esaïe 16

      10 La joie et l'allégresse ont disparu des campagnes ; Dans les vignes, plus de chants, plus de réjouissances ! Le vendangeur ne foule plus le vin dans les cuves ; J'ai fait cesser les cris de joie.

      Esaïe 24

      16 De l'extrémité de la terre nous entendons chanter : Gloire au juste ! Mais moi je dis : Je suis perdu ! je suis perdu ! malheur à moi ! Les pillards pillent, et les pillards s'acharnent au pillage.
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