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DAVID

(=bien-aimé). Second roi d'Israël, le plus grand de tous ; fondateur de la dynastie, qui prend de lui son nom. Il était fils d'Isaï, Bethléhémite ; d'après 1Sa 16:10 le cadet de huit frères. Sa biographie s'étend depuis 1Sa 16 jusqu'à 1Ro 2. Une narration postérieure, de valeur historique très inférieure, se trouve dans 1Ch 11-29. Particulièrement dans 1Sa la narration est puisée à différentes sources, qu'il n'est pas toujours facile de concilier.

Ainsi, pour les débuts de David, avons-nous trois récits indépendants, que nous allons brièvement esquisser.

(a) Dans le premier récit (1Sa 16:1-13), Samuel vient à Bethléhem, sur l'ordre de l'Éternel, pour choisir un successeur à Saül. Les sept fils d'Isaï passent devant lui, mais aucun d'eux n'est l'élu de JHVH. A la fin, sur l'insistance de Samuel, on envoie chercher le cadet qui faisait paître les brebis. David arrive : « il était blond, avec de beaux yeux et un aspect agréable » (1Sa 16:12). Et c'est sur sa tête que le prophète verse l'huile sacrée.

(b) Dans le deuxième récit (1Sa 16:14-23), David est décrit comme « musicien habile, guerrier vaillant, parlant bien et beau de visage » (1Sa 16:18). Il vient à la cour de Saül pour jouer de la harpe et calmer ainsi l'humeur farouche du roi, tourmenté par un esprit mauvais. Le roi le prend en vive affection et en fait son écuyer.

(c) Le troisième récit (le plus célèbre des trois) décrit le combat du jeune David avec le géant Goliath (1Sa 17). Ici David est de nouveau le jeune pâtre que son père envoie au camp d'Israël s'informer de la santé de ses frères. Il y arrive et entend l'orgueilleux défi du Philistin. Enflammé d'une ardeur généreuse, il se déclare prêt à marcher contre cet impie, « qui ose insulter les armées du Dieu vivant ». Saül lui déconseille d'exposer ainsi sa vie, puis lui offre ses propres armes, mais elles sont trop lourdes pour le jeune garçon. Dans le simple attirail du berger, sa fronde a la main, il s'avance vers Goliath « au nom de l'Éternel des armées ». Une pierre adroitement lancée frappe le géant au front et l'abat ; puis David lui coupe la tête de sa propre épée. A remarquer qu'après la victoire Saül s'enquiert de la famille du jeune homme, qu'il ne paraît pas connaître (verset 66-68).

De ces trois récits, le premier rattache la future royauté de David à l'intervention du prophète Samuel, qui, sur l'ordre de l'Éternel, l'aurait, dès son adolescence, substitué à Saül, le roi infidèle. Dans le deuxième, David vient à la cour comme un guerrier (cf. 1Sa 14:52) et un habile musicien. C'est le récit que la critique actuelle considère comme le plus historique. Le troisième récit met en lumière le courage du jeune berger et sa foi inébranlable en l'Éternel, qui lui assure la victoire. On entrevoit dans cet exploit prodigieux le héros d'Israël qui délivrera son peuple du joug des Philistins. La beauté littéraire et la valeur religieuse de cet épisode sont hors de contestation. Mais qu'en est-il de son historicité ? A ce propos l'on remarque qu'il se concilie difficilement avec le récit précédent, dans lequel David est déjà à la cour du roi comme son écuyer. Bien plus, le même exploit est attribué dans 2Sa 21:19 à un certain Elcha-nan de Bethléhem. L'admiration populaire aurait-elle transféré au roi illustre la prouesse d'un de ses guerriers ? Beaucoup de critiques le pensent. D'autre part, il est permis d'admettre quelque confusion de noms (cf. la variante de 1Ch 20:5) ; et le récit de 1Sa 16:14-23 pourrait être hors de place et devoir être transféré après le chap. 17.

De toute façon, ce sont ses victoires contre les Philistins qui placent David au premier rang des guerriers d'Israël. Les femmes chantent de lui : « Saül a frappé ses mille et David ses dix mille » (1Sa 18:7). Le fils du roi, le généreux Jonathan, se prend d'une amitié passionnée pour le jeune héros. Celui-ci gagne aussi le coeur de Mical, la fille de Saül, et il obtient sa main comme prix de sa vaillance. Mais tant de succès excite l'humeur soupçonneuse de Saül, qui voit dans l'astre naissant une menace pour sa sûreté et pour son trône. Dès ce moment la narration se déroule comme une longue série d'embûches et de poursuites de Saül contre son rival trop heureux. Pendant que David joue de la harpe devant le roi, celui-ci cherche à le clouer au mur d'un coup de lance (1Sa 18:10 et suivant 1Sa 19:9 s, doublet). Saül envoie ses gens pour saisir David dans sa maison, mais la ruse de sa femme fidèle lui permet de s'échapper et de se rendre auprès de Samuel à Rama (chap. 19). L'intervention de Jonathan en faveur de son ami ne fait qu'empirer la situation (chap. 20). Maintenant la rupture entre Saül et David est consommée : David est un fuyard et devient le chef d'une bande de gens hors la loi (400 hommes d'après 1Sa 22:2, 600 d'après 1Sa 27:2). La protection que les sacrificateurs de Nob accordent au héros fugitif attire sur eux la terrible vengeance du roi (ch. 21 et 22). La narration insiste sur la parfaite innocence de David, qui, malgré le traitement indigne et outrageant dont il est l'objet, épargne par deux fois la vie de « l'Oint de l'Éternel » : dans la caverne d'En-Guédi, puis dans le campement nocturne au désert de Ziph (ch. 24 et 26, sans doute un doublet). L'épisode de la rencontre de David et d'Abigaïl nous dépeint au vif le héros prompt à venger dans le sang une insulte imméritée, puis se laissant fléchir par l'intervention habile d'une femme généreuse (ch. 25).

La fin de cette triste odyssée fut la grave résolution prise par David de chercher un asile chez les Philistins. Avec sa troupe de 600 hommes il se mit au service d'Akis, roi de Gath, qui lui assigna comme résidence la ville de Tsiklag. De cette ville David faisait de fréquentes razzias contre les Amalécites et d'autres tribus du désert, tout en laissant croire à Akis qu'il pillait le pays de Juda (ch. 27). Mais lorsque, peu après, les Philistins reprirent la lutte contre Israël, David se trouva devant l'angoissante perspective de devoir marcher contre son propre peuple. La défiance bien naturelle des princes des Philistins délivra David de la terrible impasse où il s'était mis. Pendant que les Philistins s'avancent vers le pays d'Israël, David remporte une éclatante victoire sur les Amalécites, qui venaient de brûler Tsiklag pendant son absence ; et il envoie aux anciens de Juda une part du riche butin (ch. 29 et 30). A l'annonce de la catastrophe de Guilboa, où périrent au champ d'honneur Saül et ses fils, David composa cette émouvante élégie, qui réunit dans la même complainte l'ami incomparable et le roi qui l'avait injustement poursuivi (2Sa 1:17-27).

Maintenant la route est enfin libre pour David. Il se rend à Hébron, l'ancienne ville de Juda, riche en souvenirs des patriarches, et y est proclamé roi sur cette tribu (2Sa 2). Il s'ensuit une guerre civile entre David et Isboseth (ou Esbaal, 1Ch 8:33 9:39) fils de Saül, que son oncle Abner établit roi sur le reste d'Israël. Mais l'un et l'autre périssent bientôt d'une mort violente, et les représentants de tout Israël, rassemblés à Hébron, acclament David roi sur toute la nation. C'était aux environs de l'an 1000 (2Sa 5).

Les débuts du nouveau règne furent marqués par deux actes décisifs dans l'histoire du peuple d'Israël : la victoire sur les Philistins et le choix de Jérusalem comme capitale. Les Philistins, qui s'étaient tenus à l'écart pendant la guerre civile, interviennent, mais trop tard, pour maintenir leur suprématie sur Israël. Ils sont battus à plusieurs reprises, et le peuple hébreu est enfin délivré du joug étranger (2Sa 5:17-25 21:15-22). Avec la clairvoyance d'un grand monarque, David comprit la nécessité d'avoir une capitale plus centrale qu'Hébron. Il jeta son dévolu sur la vieille cité jébusite, située sur les limites de Juda et de Benjamin. La ville était tenue pour imprenable (cf. le dicton : 2Sa 5 6,8) ; mais par un heureux coup de main, sans doute en pénétrant dans la forteresse par un canal souterrain, Joab, le vaillant capitaine de David, parvint à s'en emparer (2Sa 5:6,9). David fit de Jérusalem la capitale politique et religieuse d'Israël. Il y transporta en grande pompe, au milieu des acclamations du peuple, l'Arche, le vénérable objet sacré mosaïque, laissé à l'abandon depuis les temps de Silo (ch. 6).

Après avoir ainsi affermi son pouvoir, David entreprit les grandes guerres contre les peuples environnants : Moabites, Édomites, Syriens, Ammonites furent tour à tour battus et subjugués par David et ses vaillants généraux, Joab et Abisaï (ch. 8, 10, 12). Aux yeux de la postérité, le fils d'Isaï apparut de plus en plus comme le héros par excellence, et son règne comme l'âge d'or de la théocratie jéhoviste,

A l'intérieur, David s'organisa fortement. L'illustre monarque était entouré d'une pléiade de vaillants paladins, les gibborim (2Sa 23:8-39). Pour sa sûreté personnelle, il avait une garde du corps, composée surtout d'éléments étrangers : les Kéréthiens et les Péléthiens (2Sa 8:18 15:18). Nous connaissons la liste de ses principaux fonctionnaires (2Sa 8:15-18 20:23-26). Sous ce rapport aussi son règne marque un progrès décisif sur celui de Saül. David est vraiment le fondateur de la monarchie israélite.

En regard des côtés lumineux, les ombres ne manquent pas dans ce règne. La triste aventure de David avec Bath-Séba (adultère aggravé de meurtre) est trop connue pour qu'il soit nécessaire de la rappeler en détail. Relevons plutôt avec quelle sévérité ce crime, assez commun chez un despote oriental, est jugé par l'histoire sainte. Le prophète Nathan se rend chez le roi coupable et lui dénonce son crime ; et le roi, repris dans sa conscience, s'écrie : « J'ai péché » (ch. 11 et 12). Le mauvais exemple du roi agit comme une Némésis vengeresse sur sa famille. L'aîné, Ammon, fait violence à sa demi-soeur Tamar ; il est tué par son frère Absalom (ch. 13). Puis, c'est la révolte d'Absalom, proclamé roi à Hébron. Le vieux roi abandonne sa capitale et se réfugie, avec ses fidèles, au delà du Jourdain, tandis que le fils usurpateur entre à Jérusalem. Les vicissitudes de cette révolte sont retracées dans un récit riche en détails, qui fait revivre devant nous les principaux personnages de ce drame : David et Absalom, Ahitophel et Husaï, Joab, Siméi, Bar-zillaï, etc. Le dénouement eut lieu, comme on sait, par la mort d'Absalom, à la bataille dans la forêt d'Éphraïm (ch. 15-19). Moins dangereuse fut la révolte de Séba, promptement domptée : indice de la rivalité toujours latente, entre Israël et Juda (ch. 20). Les derniers jours du roi furent encore troublés par la tentative de son fils Adonija, maintenant l'aîné, pour s'assurer le trône. L'habile intervention de Bath-Séba, secondée par Nathan, déjoua le complot et aboutit au sacre de Salomon, du vivant de son père (1Ro 1). Bientôt après se terminait la vie orageuse de David (1Ro 2:1-11), qui, par ses exploits militaires et son talent d'organisation, avait fait de son peuple une nation puissante et respectée.

En retraçant à grands traits la vie de David, nous nous en sommes tenus à la narration des livres de Samuel, dont plusieurs pages sont très rapprochées des événements (2Sa 9-20,1Ro 1 et 1Ro 2). La narration parallèle de 1 Chr., très postérieure, nous montre comment on envisageait la figure de David plus d'un siècle après l'exil. David y apparaît comme un saint avec la couronne sur la tête ; ses fautes et les côtés sombres de son règne sont soigneusement passés sous silence. Nous le voyons entièrement occupé aux préparatifs pour la construction du temple, réglant d'avance tous les détails de l'organisation du culte. Par contre, d'après 2Sa 7, David renonça, sur les conseils du prophète Nathan, à son projet de bâtir une maison à l'Éternel, qui préférait séjourner sous une tente, selon la simplicité de l'âge mosaïque.

On a porté sur le caractère de David des jugements très différents, et la critique a souvent réagi avec exagération contre la canonisation traditionnelle. On comprend le mot de Reuss : « C'était un héros ; on provoque la critique, très mal à propos, en voulant en faire un saint. » Il est facile de relever dans la vie de David maints traits de duplicité et même de cruauté envers ses ennemis. (cf. 1Sa 21:1,13-15 27:9-11,2Sa 8:2) C'étaient les moeurs d'un âge encore à demi-barbare. Mais il ne faut pas exagérer. Il est arbitraire d'accuser David d'avoir inspiré l'oracle qui réclama la mort de sept fils de Saül (2Sa 21). Quant au trai-, tement infligé aux villes des Ammonites, les nouvelles versions (la Vers. Syn. comme la Bible de Kautzsch en Allemagne), par une légère cor-refttion du texte, excluent tout sujet de scandale : David ne jeta pas tout un peuple à périr dans des fours (voir ce mot) et sous des scies, mais l'employa à différents travaux de scierie et de fours à briques : ce qui est un peu différent ! (2Sa 12:31) De même, pour les dernières volontés de David touchant Joab et Siméi (1Ro 2:5-9), au lieu d'y voir un testament des rancunes du vieux monarque, on les mettra plus facilement sur le compte de son successeur, ou bien on se rappellera l'idée antique que les crimes impunis attirent la malédiction sur un pays.

Mais, à côté des ombres, que de traits lumineux dans son caractère ! Sa générosité envers ses ennemis, sa promptitude à pardonner à ses adversaires ; (cf. 2Sa 19) l'ardeur chevaleresque qui le soutint dans tant de combats ; (cf. 2Sa 23:15-17) sa foi religieuse qui lui fit toujours rechercher l'aide de l'Éternel au milieu des vicissitudes et des dangers de sa vie agitée ; et son humilité sous l'accusation du prophète Nathan et dans l'acceptation des épreuves de ses dernières années (2Sa 15:25 16:11), tous ces traits et d'autres encore placent le roi David au rang des personnages les plus attrayants et sympathiques de l'A.T.

David est-il l'auteur, en tout ou en partie, des psaumes qui portent son nom ? Nous tenons comme sûrement établi que David fut un poète (2Sa 1:19-27, élégie sur Saül et Jonathan ; 2Sa 3:33, sur la mort d'Abner ; Am 6:5) et, étant données sa piété personnelle et sa confiance en l'Éternel, un poète religieux, un psalmiste. Mais quant à savoir quels chants de notre Psautier remontent réellement jusqu'à lui, il est malaisé de le déterminer, et les critiques actuels, même conservateurs, renoncent à dresser une liste de psaumes davidiques. Le Ps 18, reproduit dans 2Sa 22, est celui qui a le plus de chance de remonter, au moins dans sa partie centrale, au grand roi. Le Ps 51, bien qu'expression d'un repentir individuel, semble présupposer l'enseignement des prophètes. Il est d'ailleurs reconnu aujourd'hui que l'expression « Psaumes de David » signifie psaumes appartenant au recueil de David plutôt que composés par David (voir Psaumes).

La renommée de David est allée en grandissant à travers les âges. Il devint le modèle sur lequel furent jugés tous les rois postérieurs, (cf. 1Ro 11:34-38 15:3-5,2Ro 18:3 22:2) et le type du roi idéal de l'avenir, du Messie (Esa 11:1, Jer 23:5, Eze 34:23, Os 3:5). Et notre Sauveur lui-même ne dédaigna pas le titre de « fils de David », dont il fut salué par les foules (Mr 10:47, Mt 12:23 21:9 etc.). Th. L.

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      Lévitique 17

      1 Le Seigneur dit à Moïse
      2 de communiquer les ordres suivants à Aaron, à ses fils et à tous les Israélites :
      3 « Lorsqu’un Israélite veut abattre un bœuf, un mouton ou une chèvre, dans le camp ou hors du camp,
      4 il doit d’abord amener cette bête à l’entrée de la tente de la rencontre, pour la présenter en offrande au Seigneur, devant sa demeure sacrée. S’il ne le fait pas, il sera considéré comme coupable d’avoir répandu illégalement le sang d’un être vivant, et il sera exclu du peuple d’Israël.
      5 Cette règle oblige les Israélites à ne plus abattre des animaux en pleine campagne, mais à les amener au prêtre, à l’entrée de la tente, pour les offrir au Seigneur en sacrifice de communion.
      6 Le prêtre asperge alors du sang de l’animal l’autel situé devant la tente, puis il brûle sur cet autel les morceaux gras dont le Seigneur apprécie la fumée odorante.
      7 Ainsi les Israélites cesseront d’offrir des sacrifices aux faux dieux représentés sous forme de boucs, auxquels ils rendent un culte impudique. Cette prescription devra être observée en tout temps par toutes les générations d’Israélites.
      8 « Quand un Israélite ou un étranger vivant parmi les Israélites veut offrir un sacrifice complet ou un autre sacrifice,
      9 il doit amener l’animal à l’entrée de la tente de la rencontre pour l’offrir au Seigneur ; s’il ne le fait pas, il sera exclu du peuple d’Israël.
      10 « Si un Israélite ou un étranger vivant parmi les Israélites consomme du sang, sous quelque forme que ce soit, le Seigneur interviendra contre lui et l’exclura du peuple d’Israël.
      11 C’est dans le sang que réside la vie d’une créature. Le Seigneur vous autorise à utiliser le sang sur l’autel pour obtenir le pardon en votre faveur ; en effet le sang permet d’obtenir le pardon parce qu’il est porteur de vie.
      12 Voilà pourquoi le Seigneur a déclaré aux Israélites : “Aucun d’entre vous et aucun étranger installé en Israël n’a le droit de consommer du sang.”
      13 « Si un Israélite ou un étranger vivant parmi les Israélites prend à la chasse un animal ou un oiseau dont on peut manger la viande, il en fera couler le sang sur le sol et le recouvrira de terre.
      14 En effet, tant qu’une créature est vivante, sa vie est dans son sang ; c’est pourquoi le Seigneur a déclaré aux Israélites : “Vous ne consommerez le sang d’aucune créature, car la vie de toute créature réside dans son sang. Si quelqu’un en consomme, il sera exclu du peuple d’Israël.”
      15 « Si un Israélite ou un étranger mange de la viande d’une bête qui a crevé ou qui a été tuée par un animal sauvage, cet homme doit laver ses vêtements et se laver lui-même ; il reste impur jusqu’au soir, ensuite il sera de nouveau pur.
      16 S’il ne lave ni ses vêtements ni son corps, il se rend coupable d’une faute. »

      1 Samuel 14

      52 Durant tout son règne, Saül fit une guerre acharnée contre les Philistins. C’est pourquoi, dès qu’il remarquait un homme courageux ou vigoureux, il l’enrôlait dans son armée.

      1 Samuel 16

      1 Le Seigneur dit à Samuel : « T’affligeras-tu encore longtemps au sujet de Saül, alors que moi-même je l’ai rejeté et qu’il ne pourra plus être roi d’Israël ? Prends de l’huile et mets-toi en route. Je t’envoie chez Jessé, à Bethléem, car j’ai choisi parmi ses fils le roi qu’il me faut. » –
      2 « Comment faire ? demanda Samuel. Si j’y vais, Saül l’apprendra et me tuera. » – « Prends avec toi un veau, dit le Seigneur. Tu diras que tu viens m’offrir un sacrifice,
      3 et tu inviteras Jessé à la cérémonie. Je t’apprendrai ce que tu auras à faire : tu consacreras roi à mon service celui que je t’indiquerai. »
      4 Samuel obéit et se rendit à Bethléem. Les anciens de la ville, tout inquiets, vinrent au-devant de lui et demandèrent : « Ta venue annonce-t-elle quelque chose d’heureux ? » –
      5 « Oui, répondit-il. Je suis venu offrir un sacrifice au Seigneur. Purifiez-vous pour la cérémonie et venez ensuite avec moi. » Samuel invita aussi Jessé et ses fils à se purifier et à participer au sacrifice.
      6 Lorsque ceux-ci arrivèrent, Samuel aperçut Éliab et se dit : « C’est certainement lui que le Seigneur a choisi. »
      7 Mais le Seigneur lui dit : « Ne te laisse pas impressionner par sa mine et sa taille imposante, car je ne l’ai pas choisi. Je ne juge pas de la même manière que les hommes ; les hommes s’arrêtent aux apparences, mais moi je vois jusqu’au fond du cœur. »
      8 Jessé appela ensuite Abinadab et le fit passer devant Samuel, qui déclara : « Le Seigneur n’a pas non plus choisi celui-ci. »
      9 Jessé fit passer Chamma, mais Samuel répéta : « Le Seigneur n’a pas non plus choisi celui-ci. »
      10 Jessé fit ainsi passer sept de ses fils devant Samuel, mais Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun d’eux. »
      11 Puis il ajouta : « Sont-ils tous là ? » – « Non, répondit Jessé ; il y a encore le plus jeune, David, qui garde les moutons. » – « Envoie-le chercher, ordonna Samuel. Nous ne commencerons pas le repas sacrificiel avant qu’il soit là. »
      12 Jessé le fit donc venir. Le jeune homme avait le teint clair, un regard franc et une mine agréable. Le Seigneur dit alors à Samuel : « C’est lui, consacre-le comme roi. »
      13 Samuel prit l’huile et en versa sur la tête de David pour le consacrer, en présence de ses frères. L’Esprit du Seigneur s’empara de David, et fut avec lui dès ce jour-là. Ensuite Samuel s’en retourna à Rama.
      14 L’Esprit du Seigneur avait quitté Saül, et un esprit mauvais, envoyé par le Seigneur, le tourmentait.
      15 Les serviteurs de Saül lui dirent : « Nous savons qu’un esprit mauvais, envoyé par Dieu, te tourmente.
      16 Il te suffit de donner un ordre ; nous sommes à ta disposition. Nous te trouverons quelqu’un qui sache jouer de la lyre. Ainsi, lorsque l’esprit mauvais s’abattra sur toi, le musicien jouera et cela te soulagera. » –
      17 « D’accord, répondit Saül, cherchez-moi un bon musicien et amenez-le-moi. »
      18 Un des serviteurs dit : « Je connais justement quelqu’un, un fils de Jessé, de Bethléem ; c’est un bon musicien, un homme de valeur, et un soldat. Il s’exprime avec intelligence et il a belle apparence. De plus, le Seigneur est avec lui. »
      19 Saül envoya des messagers dire à Jessé : « Envoie-moi ton fils David, le gardien de moutons. »
      20 Jessé prit un âne, le chargea de pain, d’une outre de vin et d’un chevreau, et il remit le tout à David pour Saül.
      21 Dès que David arriva chez Saül, il entra à son service. Saül éprouva une si vive affection pour lui qu’il lui confia le soin de porter ses armes.
      22 Puis Saül fit dire à Jessé : « Je désire que David demeure à mon service, car je l’apprécie beaucoup. »
      23 Dès lors, quand l’esprit mauvais envoyé par Dieu s’abattait sur Saül, David prenait sa lyre et en jouait. Cela soulageait Saül, il se calmait et l’esprit mauvais le quittait.

      1 Samuel 17

      1 Les Philistins réunirent leurs armées pour une expédition ; ils se rassemblèrent à Soko en Juda, et ils établirent leur camp à Éfès-Dammim, entre Soko et Azéca.
      2 De leur côté, Saül et l’armée d’Israël se rassemblèrent et campèrent dans la vallée du Térébinthe ; puis ils se rangèrent en ordre de bataille face aux Philistins.
      3 Ainsi les Philistins et les Israélites se trouvaient sur des hauteurs de part et d’autre de la vallée.
      4 Un soldat philistin s’avança hors des rangs, pour lancer un défi aux Israélites. Il était de la ville de Gath et s’appelait Goliath. Il mesurait près de trois mètres ;
      5 il avait mis un casque et des jambières de bronze, ainsi qu’une cuirasse à écailles pesant soixante kilos. Il portait en bandoulière un sabre de bronze.
      7 Il avait aussi une lance dont le bois était gros comme le cylindre d’un métier à tisser et dont la pointe de fer pesait plus de sept kilos. Devant lui, marchait son porteur de bouclier.
      8 Goliath s’arrêta et cria aux soldats israélites : « Pourquoi vous êtes-vous mis en ordre de bataille ? Je suis un Philistin ; vous, des sujets de Saül. Choisissez parmi vous un homme qui vienne me combattre.
      9 S’il peut me vaincre et me tuer, nous serons vos esclaves ; mais si c’est moi qui peux le vaincre et le tuer, c’est vous qui serez nos esclaves.
      10 Aujourd’hui, je lance un défi à votre armée, ajouta-t-il. Envoyez-moi donc un homme pour que nous nous battions. »
      11 Lorsque Saül et toute son armée entendirent ces paroles du Philistin, ils furent écrasés de terreur.
      12 David était fils de Jessé, du clan d’Éfrata, qui habitait Bethléem de Juda ; Jessé avait huit fils, et, à l’époque de Saül, il était un notable respecté.
      13 Ses trois fils aînés, Éliab, Abinadab et Chamma, avaient été mobilisés ; ils étaient partis combattre avec Saül. Quant à David, le plus jeune,
      15 il allait servir Saül et revenait régulièrement s’occuper des moutons de son père, à Bethléem.
      16 Pendant quarante jours, Goliath le Philistin se présenta matin et soir en face de l’armée d’Israël.
      17 Un de ces jours-là, Jessé dit à David : « Prends ce sac de grains grillés et ces dix pains, et apporte-les rapidement au camp pour tes frères.
      18 Prends également ces dix fromages, que tu offriras au commandant de l’unité. Tu verras si tes frères sont en bonne santé, et tu me rapporteras d’eux un signe prouvant que tout va bien.
      19 Tu les trouveras avec Saül et toute l’armée d’Israël dans la vallée du Térébinthe, où ils affrontent les Philistins. »
      20 Tôt le lendemain matin, David confia ses moutons à un gardien, prit ce qu’il devait emporter et s’en alla, comme Jessé le lui avait ordonné. Il arriva au camp à l’heure où l’armée allait prendre position et poussait le cri de guerre.
      21 Israélites et Philistins se mirent en ordre de bataille, face à face.
      22 David laissa ses affaires entre les mains du gardien des bagages et se rendit en hâte là où se trouvait l’armée. Il y rejoignit ses frères et leur demanda comment ils allaient.
      23 Il était en train de parler avec eux lorsque Goliath, le Philistin de Gath, sortit des rangs et répéta son défi habituel. David l’entendit.
      24 Tous les Israélites reculèrent quand ils virent Goliath, car ils avaient très peur ;
      25 on disait : « Vous voyez cet homme ! C’est pour nous provoquer qu’il s’avance ainsi. Eh bien, celui qui réussira à le tuer, le roi le comblera de richesses, lui donnera sa propre fille en mariage et accordera des privilèges à sa famille en Israël. »
      26 David demanda aux soldats qui étaient près de lui : « Quelle récompense recevra celui qui tuera ce Philistin et qui vengera ainsi l’insulte infligée à Israël ? Et qui est donc ce Philistin païen qui ose insulter l’armée du Dieu vivant ? »
      27 On répondit à David en lui répétant ce qui était promis au vainqueur.
      28 Mais son frère aîné, Éliab, l’entendit discuter avec les soldats et se fâcha : « Pourquoi es-tu venu ici ? lui dit-il. A qui as-tu laissé ton petit troupeau, dans le désert ? Je te connais bien, petit prétentieux, espèce de vaurien ! C’est pour assister au combat que tu es venu. » –
      29 « Qu’ai-je fait de mal ? demanda David. J’ai simplement posé une question. »
      30 Il tourna le dos à son frère et s’adressa à un autre soldat. Il continua de poser la même question et chacun lui donna la même réponse.
      31 Tout le monde entendit parler de l’intérêt de David pour cette affaire. Saül lui-même en fut informé. Il fit aussitôt venir David,
      32 qui lui dit : « Majesté, personne ne doit perdre courage à cause de ce Philistin. J’irai, moi, me battre contre lui. » –
      33 « Non, répondit Saül, tu ne peux pas aller le combattre. Tu n’es qu’un enfant, alors qu’il est soldat depuis sa jeunesse. » –
      34 « Majesté, reprit David, quand je garde les moutons de mon père, si un lion ou un ours vient et emporte un mouton du troupeau,
      35 je le poursuis, je le frappe et j’arrache la victime de sa gueule. S’il se dresse contre moi, je le saisis à la gorge et je le frappe à mort.
      36 C’est ainsi que j’ai tué des lions et des ours. Eh bien, je ferai subir le même sort à ce Philistin païen, puisqu’il a insulté l’armée du Dieu vivant.
      37 Le Seigneur qui m’a protégé des griffes du lion et de l’ours saura aussi me protéger des attaques de ce Philistin. » – « Vas-y donc, répondit Saül, et que le Seigneur soit avec toi. »
      38 Saül prêta son équipement militaire à David : il lui mit son casque de bronze sur la tête et le revêtit de sa cuirasse.
      39 David fixa encore l’épée de Saül par-dessus la cuirasse, puis il essaya d’avancer, mais il en fut incapable, car il n’était pas entraîné. Alors il déclara qu’il ne pouvait pas marcher avec cet équipement, par manque d’habitude, et il s’en débarrassa.
      40 Il prit son bâton et alla choisir cinq pierres bien lisses au bord du torrent ; il les mit dans son sac de berger, puis, la fronde à la main, il se dirigea vers Goliath.
      41 De son côté, Goliath, précédé de son porteur de bouclier, s’approchait de plus en plus de David.
      42 Il examina David et n’eut que mépris pour lui, car David, jeune encore, avait le teint clair et une jolie figure.
      43 Goliath lui cria : « Me prends-tu pour un chien, toi qui viens contre moi avec des bâtons ? Maudit sois-tu, par tous les dieux des Philistins !
      44 Viens ici, que je donne ta chair en nourriture aux oiseaux et aux bêtes sauvages. » –
      45 « Toi, répondit David, tu viens contre moi avec une épée, une lance et un sabre ; moi je viens armé du nom du Seigneur de l’univers, le Dieu des troupes d’Israël, que tu as insulté.
      46 Aujourd’hui même, le Seigneur te livrera en mon pouvoir ; je vais te tuer et te couper la tête. Aujourd’hui même, je donnerai les cadavres des soldats philistins en nourriture aux oiseaux et aux bêtes sauvages. Alors tous les peuples sauront qu’Israël a un Dieu,
      47 et tous les Israélites ici rassemblés sauront que le Seigneur n’a pas besoin d’épée ni de lance pour donner la victoire. Il est le maître de cette guerre et il va vous livrer en notre pouvoir. »
      48 Goliath se remit à marcher en direction de David. Celui-ci courut rapidement à la rencontre du Philistin,
      49 prit une pierre dans son sac, la lança avec sa fronde et l’atteignit en plein front. La pierre s’y enfonça et l’homme s’écroula, la face contre terre.
      50 Ainsi David triompha de Goliath et le tua, sans épée, grâce à sa fronde et à une pierre.
      51 Il courut jusqu’à Goliath, lui tira son épée du fourreau et lui coupa la tête. Alors les Philistins, voyant que leur héros était mort, s’enfuirent.
      52 Les soldats d’Israël et de Juda poussèrent leur cri de guerre et les poursuivirent jusqu’aux abords de Gath et jusqu’à l’entrée d’Écron. Des cadavres de Philistins jonchaient la route de Chaaraïm jusqu’à Gath et Écron.
      53 Les Israélites abandonnèrent la poursuite et revinrent piller le camp philistin.
      54 David prit la tête de Goliath pour l’amener à Jérusalem ; quant aux armes du géant, il les garda dans sa propre tente.
      55 Lorsque Saül avait vu David partir à la rencontre de Goliath, il avait demandé au général Abner : « De qui ce garçon est-il le fils, Abner ? » – « Je n’en sais absolument rien, Majesté », répondit le général.
      56 « Alors, tâche de savoir de qui il s’agit », ordonna le roi.
      57 C’est pourquoi, lorsque David revint au camp après avoir tué Goliath, Abner alla le chercher et l’amena devant Saül. – David avait encore à la main la tête du Philistin. –
      58 « Qui es-tu, mon garçon ? » lui demanda Saül. David répondit : « Je suis le fils de ton serviteur Jessé, de Bethléem ».

      1 Samuel 18

      7 En chœurs alternés, elles proclamaient joyeusement : « Saül a battu des milliers d’ennemis, David en a battu des dizaines de milliers. »
      10 Le lendemain, un esprit mauvais envoyé par Dieu s’empara de Saül, qui se mit à divaguer dans sa propre maison. David lui jouait de la lyre, comme les autres jours, et Saül tenait sa lance à la main.
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