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DIACRE

(grec diaconos). Serviteur de l'Église, à côté des anciens, dès l'origine.

1.

Dans le monde ancien, l'Église trouvait des exemples d'exercice de la bienfaisance. A Rome, les grandes distributions faites aux citoyens pauvres ; dans les associations de personnes humbles (collegia tenuiorum), l'entr'aide ; chez les philosophes stoïciens, des principes de bienfaisance : soin des pauvres, libération des esclaves. En Israël ; l'aumône élevée au rang d'une des grandes formes de la piété ; le principe que le compatriote pauvre doit être secouru par le riche ; l'influence exercée par la législation d'Israël, favorable au pauvre, dans la Loi. Le Talmud dira : « Qui visite un malade est sauvé de l'enfer. » Et Tobit montre comment l'aumône rachète de tous les péchés.

2.

En Jésus, la grande source de la charité a jailli. Il appelle à lui tous les déshérités. Il fait voir la venue même du Règne de Dieu dans cette charité active qui cherche ceux qui sont sans secours, et qui chasse les démons. Il est le serviteur par excellence, et ses disciples doivent être à son image des serviteurs (Mt 20:28, Jn 13:14 et suivant). On peut dire sans exagération que la figure du diacre est une de celles qui procèdent le plus sûrement de la pensée la plus intime du Maître.

3.

Dans la première communauté, le besoin de vivre ensemble et de s'entr'aider a été tel qu'il y a eu, pendant quelque temps tout au moins, une mise en commun des ressources (voir Communion, parag. 5). L'ardeur de la charité, l'attente du retour du Christ ont rendu possible dans un groupe restreint, non sans exceptions douloureuses (Ac 5:1-11), cette fraternité sans limites qui n'était pas une règle et en dehors de laquelle il était normal de rester (Ac 5:4 12:12). On sait comment, le nombre augmentant, les veuves d'entre les Juifs hébreux plus considérés parurent avantagées aux dépens des veuves d'entre les Hellénistes, et comment, pour faire droit aux plaintes de ces Hellénistes, les sept furent choisis en vue de l'assistance journalière et de la surveillance des tables : (Ac 6:1) les Douze convoquent l'assemblée, exposent le cas, prescrivant de choisir sept hommes. Ils doivent être de bon renom, pleins d'Esprit et de sagesse. L'assemblée est d'accord, choisit les sept, les présente aux apôtres, qui prient et leur imposent les mains, en vue de leur emploi (Ac 6:1,6). Ce récit ne leur donne pas le nom de diacre, mais ils le sont de tout point, et la suite du livre confirme et leur titre et leur nombre (Ac 21:8). Les sept, d'après leurs noms, sont tous Hellénistes. Il est probable qu'avant leur nomination il y avait déjà des chrétiens d'entre les Hébreux chargés du même ministère. Les « hommes pieux » qui ensevelissent Etienne (Ac 8:2), les jeunes gens qui rendent service (Ac 5:6-10) étaient-ils déjà préposés aux mêmes soins sous le contrôle des Douze ? Quoi qu'il en soit, les sept apparaissent d'emblée comme étant tout autre chose que chargés essentiellement des soins matériels. Ils forment un groupe actif qui rend témoignage et évangélise à côté des apôtres. Etienne est une grande figure qui annonce saint Paul par la largeur de ses idées et la force pénétrante de sa parole (Ac 6 et Ac 7). Philippe est un inspiré que Dieu guide et qui a une véritable noblesse d'allures comme évangéliste (Ac 8:26-40 21:8). Ils sont comme un jeune christianisme à côté des Douze qui font figure de sénat conservateur.

4.

Chez saint Paul, les diacres apparaissent comme un élément essentiel parmi les directeurs des Églises. A Philippes, l'Église chère à l'apôtre, il y a des évêques et des diacres, c'est-à-dire en somme un corps formé de deux groupes dont l'un, plus âgé, surveille, préside, l'autre, plus jeune ou plus actif, sert et, agit (Php 1:1). Selon l'apôtre, la fonction répond à un don, à un charisme. Il y a tout un faisceau de dons qui répondent à la mission du diacre : la libéralité, la miséricorde (Ro 12:8), qui mènent à subvenir aux besoins (Ro 12:13), à exercer l'hospitalité (Ro 12:13) ; le don de guérir, de secourir (1Co 12:9) et, au sommet, la voie par excellence, la charité qui est l'âme la plus pure de toute action chrétienne ; les fruits de l'Esprit, entre autres l'amour, la bonté, la fidélité (Ga 5:22) ; le don de la grâce de Dieu, accordée par l'efficacité de sa puissance (Eph 3:7). Épaphrodite (Php 4:18) semble avoir été un de ces évangélistes-diacres, serviteurs des Églises, porteurs de leurs dons, qui sont « comme un parfum de bonne odeur, un sacrifice que Dieu accepte et qui lui est agréable » (Php 4:18). Tel est l'esprit du diacre. Nous voyons mal chez l'apôtre comment la fonction est délimitée ; au fond, elle l'était peu, tant les termes de diaconoï et de diaconia ont une acception large : Paul et Apollos, serviteurs par lesquels les Corinthiens ont cru (1Co 3:5) ; l'apostolat, une diaconie (2Co 6:3) ; l'apôtre, diacre par don (Eph 3:7 Col 1:23). Mais dans ce milieu et dans cet esprit la fonction se dessine : « le diacre sert dans le diaconat » (Ro 12:7, trad. Oltr.).

5.

Autres épîtres. Dans l'épître aux Hébreux (Heb 13 1-3,16), l'esprit du diaconat apparaît comme étant celui de chaque chrétien. Les anciens de saint Jacques doivent comprendre des diacres (Jas 5:14), puisqu'il s'agit de malades à visiter. La 1re ép. de saint Pierre met au premier plan les vertus du service charitable : « être diacre » (diaconeïn) au service les uns des autres, en vertu du charisme reçu (1Pi 4:7-11). La 1re ép. de saint Jean met l'accent sur l'amour, le sacrifice, les dons, la réalité (1Jn 3:14-18). Tout ceci donne l'atmosphère où fleurit le diaconat.

6.

La 1re ép. à Timothée, qui retrace l'organisation ecclésiastique à la fin du I er siècle, met les diacres à leur rang, après l'évêque. Avant de les nommer on les éprouve d'abord, puis, s'il n'y a pas de plaintes, on les admet, certainement par l'imposition des mains (Ac 6:6). Les qualités requises sont plutôt négatives : gravité, droiture, sobriété, désintéressement, fidélité à la doctrine. Ce sont les conditions nécessaires pour devenir un personnage ecclésiastique. L'exercice même de la charge est supposé, non décrit (1Ti 3:8-10,12). Le verset 11 intercale visiblement, après v. 8 - 10 et avant v. 12-13, d'autres personnes, les diaconesses (voir ce mot), car quelle apparence y aurait-il qu'on parlât des femmes des diacres avant de les dire mariés ? (1Ti 3:12)

7.

Siècles suivants. Indiquons très brièvement ce que l'institution est devenue. Au II e siècle, avec le développement de l'épiscopat monarchique, les diacres, a côté de l'évêque et du collège des anciens, sont au nombre généralement fixe de sept et servent aux offices d'administration, de charité, à la liturgie, à la cure d'âmes, à la prédication. Puis ils deviennent comme la main de l'évêque, l'aidant pour le culte, portant la communion aux malades, accueillant les étrangers et les hôtes, veillant à la sépulture des abandonnés. Leur consécration est décrite dans les Constitutions apostoliques (VIII, 16s.), qui sont de la fin du IV e siècle, mais qui donnent l'état au III e siècle. L'évêque, assisté des prêtres et des diacres, leur impose les mains et prie. Il les « met à part » pour leur ministère. C'est l'usage apostolique conservé. Leur caractère ecclésiastique et leur place dans la hiérarchie se précisent. Ils sont, après les prêtres, le dernier des ordres majeurs. Au V e siècle, le ministère de la charité cesse peu à peu de leur être éminemment confié. Ils sont au Moyen âge un degré dans la hiérarchie, avec ou sans le nom.

8.

La Réforme, luthérienne et calviniste, a eu ses diacres, laïques acceptant, à côté de leurs occupations, un ministère de charité consistant à recueillir et à distribuer des secours, à prendre soin des pauvres, à visiter les malades. Les Réformés ont mis l'accent sur le diacre faisant revivre la pensée primitive. Dans l'Église anglicane, le diacre est un degré dans l'organisation du clergé, degré où l'on ne reste pas longtemps et qui est, au fond, l'apprentissage du pastorat. Dans l'Allemagne du XIX e siècle, Wichern a organisé pour la mission intérieure un corps de diacres, de frères, entièrement spécialisés et employés aux oeuvres de relèvement et de charité et à la mission urbaine. On peut penser qu'une réorganisation des diaconats en vue d'une activité charitable, sociale, plus variée et plus fervente, est chez nous un devoir de l'heure actuelle et que, de plus, nos diacres devraient être, comme ceux de la primitive Église, des témoins vivants de l'Évangile. An.

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      Lévitique 1

      11 On l’égorgera devant l’Eternel, du côté nord de l’autel, et les prêtres, descendants d’Aaron, aspergeront de son sang tous les côtés de l’autel.

      Matthieu 20

      28 Car le *Fils de l’homme n’est pas venu pour se faire servir, mais pour servir lui-même et donner sa vie en rançon pour beaucoup.

      Jean 3

      14 Dans le désert, *Moïse a élevé sur un poteau le serpent de bronze. De la même manière, le Fils de l’homme doit, lui aussi, être élevé

      Jean 13

      14 Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous devez, vous aussi, vous laver les pieds les uns aux autres.

      Actes 5

      1 Mais un certain Ananias, avec sa femme Saphira, vendit aussi une propriété, et,
      2 en accord avec elle, mit de côté une partie de l’argent de la vente, apporta le reste aux *apôtres et le leur remit.
      3 Pierre lui dit : —Ananias, comment as-tu pu laisser *Satan envahir à tel point ton cœur ? Tu as menti au Saint-Esprit en cachant le prix réel de ton champ pour en détourner une partie à ton profit !
      4 N’étais-tu pas libre de garder ta propriété ? Ou même, après l’avoir vendue, ne pouvais-tu pas faire de ton argent ce que tu voulais ? Comment as-tu pu décider en toi-même de commettre une telle action ? Ce n’est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.
      5 A ces mots, Ananias tomba raide mort. Tous ceux qui l’apprirent furent remplis d’une grande crainte.
      6 Des jeunes gens vinrent envelopper le corps, puis l’emportèrent pour l’enterrer.
      7 Environ trois heures plus tard, la femme d’Ananias entra sans savoir ce qui s’était passé.
      8 Pierre lui demanda : —Dis-moi, est-ce bien à ce prix-là que vous avez vendu votre champ ? —Oui, répondit-elle, c’est bien à ce prix.
      9 Alors Pierre lui dit : —Comment avez-vous pu vous concerter pour provoquer ainsi l’Esprit du Seigneur ? Ecoute : ceux qui viennent d’enterrer ton mari sont devant la porte et ils vont t’emporter, toi aussi.
      10 Au même instant, elle tomba inanimée aux pieds de Pierre. Les jeunes gens qui rentraient la trouvèrent morte ; ils l’emportèrent et l’enterrèrent aux côtés de son mari.
      11 Cet événement inspira une grande crainte à toute l’Eglise, ainsi qu’à tous ceux qui en entendirent parler.

      Actes 6

      1 A cette époque-là, comme le nombre des *disciples ne cessait d’augmenter, des tensions surgirent entre les disciples juifs de culture grecque et ceux qui étaient nés en Palestine : les premiers se plaignaient de ce que leurs veuves étaient défavorisées lors des distributions quotidiennes.
      2 Alors les douze *apôtres réunirent l’ensemble des disciples et leur dirent : —Il ne serait pas légitime que nous arrêtions de proclamer la Parole de Dieu pour nous occuper des distributions.
      3 C’est pourquoi, frères, choisissez parmi vous sept hommes réputés dignes de *confiance, remplis du Saint-Esprit et de sagesse. Nous les chargerons de ce travail.
      4 Cela nous permettra de nous consacrer à la prière et au service de l’enseignement.
      5 Cette proposition convint à tous les disciples ; ils élurent Etienne, un homme plein de foi et d’Esprit Saint, ainsi que Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un païen originaire d’Antioche qui s’était converti au judaïsme.
      6 Ils les présentèrent aux apôtres qui prièrent pour eux et leur imposèrent les mains.
      7 La Parole de Dieu se répandait toujours plus. Le nombre des disciples s’accroissait beaucoup à *Jérusalem. Et même de nombreux *prêtres obéissaient à la foi.
      8 Etienne était rempli de la grâce et de la puissance divines et accomplissait de grands prodiges et des signes miraculeux au milieu du peuple.
      9 Alors des membres de la *synagogue dite des Affranchis, composée de *Juifs de Cyrène, d’Alexandrie, de Cilicie et de la province d’*Asie, se mirent à discuter avec lui,
      10 mais ils se montraient incapables de résister à la sagesse de ses paroles, que lui donnait l’Esprit.
      11 Là-dessus, ils payèrent des gens pour dire : —Nous l’avons entendu prononcer des paroles *blasphématoires contre *Moïse et contre Dieu.
      12 Ils ameutèrent ainsi le peuple, les responsables du peuple et les *spécialistes de la Loi. Survenant à l’improviste, ils s’emparèrent d’Etienne et l’amenèrent au *Grand-Conseil.
      13 Là, ils firent comparaître de faux témoins qui déposèrent contre lui : —Cet homme que voici, dirent-ils, ne cesse de discourir contre ce *lieu saint et contre la *Loi de Moïse.
      14 En effet, nous l’avons entendu dire que ce Jésus de *Nazareth détruirait ce lieu et changerait les coutumes que Moïse nous a transmises.
      15 Tous ceux qui siégeaient au Grand-Conseil avaient les yeux fixés sur Etienne et son visage leur apparut comme celui d’un *ange.

      Actes 7

      1 Le *grand-prêtre lui demanda : —Reconnais-tu les faits qui te sont reprochés ?
      2 Etienne dit alors : —Chers frères et pères de cette nation, écoutez-moi : le Dieu glorieux apparut jadis à notre ancêtre *Abraham, quand il vivait encore en Mésopotamie, avant de s’établir à Harân,
      3 et il lui dit : Quitte ton pays et ta parenté, et va dans le pays que je te montrerai.
      4 C’est ainsi qu’Abraham quitta la Chaldée et vint se fixer à Harân. De là, après la mort de son père, Dieu le fit venir dans le pays où vous habitez actuellement.
      5 Pourtant, il ne lui donna ici aucune propriété, pas même un mètre carré de terre. Mais il lui promit de lui donner le pays tout entier, à lui et à ses descendants après lui, alors qu’à cette époque il n’avait pas encore d’enfant.
      6 Et Dieu lui parla ainsi : Tes descendants séjourneront dans une terre étrangère, ils y seront réduits en esclavage et on les maltraitera pendant quatre cents ans.
      7 Mais, ajouta Dieu, j’exécuterai mon jugement contre la nation qui en aura fait ses esclaves. Après cela, ils quitteront le pays étranger et viendront ici-même, dans ce pays, pour me rendre un culte.
      8 Puis Dieu conclut son *alliance avec Abraham et lui en donna pour signe la *circoncision. Ainsi il eut pour fils *Isaac et le circoncit huit jours après sa naissance. Isaac fit de même pour son fils *Jacob, et celui-ci, à son tour, pour ses fils, les douze ancêtres de nos tribus.
      9 Or, les fils de Jacob, poussés par la jalousie, vendirent leur frère Joseph, pour qu’il fût emmené comme esclave en Egypte. Mais Dieu était avec lui.
      10 Il le délivra de toutes ses épreuves et, dans sa grâce, il lui donna la sagesse nécessaire devant le pharaon, roi d’Egypte, si bien qu’il fut nommé gouverneur du pays et de toute la maison royale.
      11 Alors survint une grande famine dans toute l’Egypte et en Canaan. Ce fut un temps de grande misère. Nos ancêtres ne trouvaient plus de quoi manger.
      12 Quand Jacob apprit qu’il y avait du blé en Egypte, il y envoya une première fois ses fils, nos ancêtres.
      13 Lors de leur second voyage en Egypte, Joseph se fit reconnaître par ses frères, et le pharaon apprit quelle était l’origine de Joseph.
      14 Puis Joseph envoya chercher son père Jacob et toute sa parenté qui comprenait soixante-quinze personnes.
      15 Jacob descendit en Egypte ; il y finit ses jours, de même que nos ancêtres.
      16 Leurs corps furent ramenés à Sichem, et déposés dans le tombeau qu’Abraham avait acheté pour une certaine somme d’argent aux fils d’Hamor à Sichem.
      17 Le moment approchait où Dieu allait accomplir la promesse qu’il avait faite à Abraham : notre peuple s’était multiplié et les Israélites étaient devenus de plus en plus nombreux en Egypte.
      18 C’est alors qu’un nouveau roi, qui n’avait pas connu Joseph, monta sur le trône d’Egypte.
      19 Il exploita notre peuple de manière perfide et opprima nos ancêtres, jusqu’à les obliger à abandonner leurs nouveau-nés pour qu’ils ne survivent pas.
      20 A cette époque naquit *Moïse, qui avait la faveur de Dieu. Pendant trois mois, il fut élevé dans la maison de son père.
      21 Lorsque finalement ses parents durent l’abandonner, il fut recueilli par la fille du pharaon qui l’éleva comme son propre fils.
      22 C’est ainsi que Moïse fut instruit dans toute la science des Egyptiens et qu’il devint un homme dont la parole et les actions avaient des effets remarquables.
      23 A l’âge de quarante ans, il voulut venir en aide à ses frères, les Israélites.
      24 Voyant que l’on maltraitait l’un d’eux, il prit sa défense, et, pour le venger, tua l’Egyptien qui le maltraitait.
      25 Il pensait que ses frères comprendraient que Dieu voulait se servir de lui pour les libérer. Mais ils ne le comprirent pas.
      26 Le lendemain, il vit deux d’entre eux se battre. Il s’interposa et essaya de réconcilier les adversaires. —Mes amis, leur dit-il, vous êtes des frères ! Pourquoi, alors, vous faites-vous du mal ?
      27 Mais celui qui maltraitait son compagnon le repoussa en disant : —De quoi te mêles-tu ? Qui t’a établi sur nous pour être notre chef ou notre juge ?
      28 Voudrais-tu par hasard aussi me tuer, comme tu as tué hier l’Egyptien ?
      29 Quand Moïse entendit cela, il prit la fuite et alla vivre dans le pays de Madian où il eut deux fils.
      30 Quarante années plus tard, un *ange lui apparut dans le désert du mont Sinaï, au milieu de la flamme d’un buisson en feu.
      31 Saisi d’étonnement à cette vision, Moïse s’approchait pour le considérer de plus près, quand la voix du Seigneur se fit entendre :
      32 Je suis le Dieu de tes ancêtres, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Tout tremblant, Moïse n’osait pas lever les yeux.
      33 Le Seigneur lui dit : Ote tes sandales, car l’endroit où tu te tiens est un lieu saint.
      34 J’ai vu la souffrance de mon peuple en Egypte. J’ai entendu ses gémissements et je suis descendu pour le délivrer. Et maintenant, viens : je t’envoie en Egypte.
      35 Ainsi ce Moïse que ses frères avaient repoussé en lui disant : Qui t’a établi sur nous pour être notre chef ou notre juge ?, c’est lui que Dieu a envoyé comme chef et libérateur du peuple avec l’aide de l’ange qui lui était apparu dans le buisson.
      36 C’est lui qui les fit sortir d’Egypte en accomplissant des prodiges et des signes miraculeux dans ce pays, puis lors de la traversée de la mer Rouge et, pendant quarante ans, dans le désert.
      37 Ce fut encore lui qui dit aux Israélites : Dieu suscitera pour vous un *prophète semblable à moi, un membre de votre peuple.
      38 Lorsque le peuple était rassemblé au désert, c’est encore lui qui servit d’intermédiaire entre l’ange qui lui parlait sur le mont Sinaï et nos ancêtres. Il reçut de Dieu des paroles de vie pour nous les transmettre.
      39 Nos ancêtres refusèrent de lui obéir. Bien plus : ils le repoussèrent et se laissèrent gagner par le désir de retourner en Egypte.
      40 Ils vinrent demander à *Aaron : —Fais-nous des dieux qui marchent à notre tête, car ce Moïse qui nous a fait sortir d’Egypte, nous ne savons pas ce qu’il est devenu.
      41 Ils façonnèrent alors un veau, ils offrirent un sacrifice à cette idole, et ils célébrèrent de joyeuses fêtes en l’honneur de ce qu’ils avaient fabriqué de leurs mains.
      42 Dieu se détourna d’eux et les abandonna à l’idolâtrie et au culte des astres du ciel. C’est bien ce qui est écrit dans le livre des prophètes : O peuple d’*Israël, quand vous avez offert des victimes et des sacrifices pendant les quarante ans de votre séjour au désert, était-ce à moi que vous les avez apportés ?
      43 Non, vous avez porté la tente de Molok et l’astre de votre dieu Rompha, idoles que vous avez fabriquées pour vous prosterner devant elles. C’est pourquoi je vous déporterai plus loin que Babylone.
      44 Au désert, nos ancêtres avaient avec eux la tente qui contenait le traité de l’*alliance et que Dieu avait ordonné à Moïse de construire d’après le modèle qu’il lui avait montré.
      45 Cette tente a été confiée à la génération suivante de nos ancêtres. Ils l’emmenèrent avec eux quand ils conquirent, sous la conduite de Josué, le pays où se trouvaient les nations que Dieu chassa devant eux. Elle y demeura jusqu’au temps de *David.
      46 Celui-ci obtint la faveur de Dieu et demanda de pouvoir donner une demeure au Dieu de Jacob.
      47 Mais ce fut *Salomon qui bâtit le *Temple.
      48 Cependant, le Dieu très-haut n’habite pas dans des édifices construits par des mains humaines. C’est ce que dit le prophète :
      49 Mon trône, c’est le ciel, la terre, l’escabeau où je pose le pied. Quelle est donc la maison que vous me bâtirez, dit le Seigneur, ou quel lieu de repos pourrait me servir de demeure ?
      50 N’est-ce pas moi qui ai créé tout cela ?
      51 O vous hommes obstinés qui, comme de véritables incirconcis, gardez votre cœur et vos oreilles fermés, vous résistez toujours à l’Esprit Saint !
      52 Vous ressemblez bien à vos ancêtres ! Y a-t-il un seul prophète que vos ancêtres n’aient pas persécuté ? Ils ont tué ceux qui annonçaient la venue du seul Juste. Et vous, maintenant, vous l’avez trahi et assassiné !
      53 Oui, vous avez bien reçu la *Loi de Dieu par l’intermédiaire des *anges, mais vous ne l’avez jamais observée...
      54 A ces mots, ceux qui siégeaient au *Grand-Conseil devinrent fous de rage : ils grinçaient des dents contre Etienne.
      55 Mais lui, rempli du Saint-Esprit, leva les yeux au ciel et vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Alors, il s’écria :
      56 —Ecoutez : je vois le ciel ouvert et le *Fils de l’homme debout à la droite de Dieu.
      57 A ces mots, ils se mirent à vociférer et à se boucher les oreilles. D’un même élan, ils se ruèrent sur lui,
      58 le traînèrent hors de la ville et le tuèrent à coups de pierres. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme nommé Saul.
      59 Pendant qu’ils jetaient des pierres sur lui, Etienne priait ainsi : —Seigneur Jésus, reçois mon esprit !
      60 Puis il tomba à genoux et, de toutes ses forces, lança un dernier cri : —Seigneur, ne leur demande pas compte de ce péché ! Après avoir dit ces mots, il expira.

      Actes 8

      2 Quelques hommes pieux enterrèrent Etienne et le pleurèrent beaucoup.
      26 Un *ange du Seigneur s’adressa à Philippe et lui dit : —Lève-toi, pars en direction du sud, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza, celle qui est déserte.
      27 Il se leva immédiatement et se mit en route. Et voici qu’il rencontra un haut dignitaire éthiopien, administrateur des biens de Candace, reine d’Ethiopie. Cet homme était venu à Jérusalem pour adorer Dieu.
      28 Il était sur le chemin du retour, et, assis dans son char, il lisait à haute voix un passage du *prophète *Esaïe.
      29 L’Esprit dit à Philippe : —Avance jusqu’à ce char et marche à côté de lui.
      30 Philippe courut et entendit l’Ethiopien lire dans le prophète Esaïe. Alors il lui demanda : —Comprends-tu ce que tu lis ?
      31 —Comment le pourrais-je, répondit-il, si je n’ai personne pour me l’expliquer ? Et il invita Philippe à monter s’asseoir à côté de lui.
      32 Or, il était en train de lire ce passage de l’Ecriture : Comme un mouton que l’on conduit à l’abattoir, comme un agneau muet devant ceux qui le tondent, il n’a pas dit un mot.
      33 Il a été humilié et n’a pas obtenu justice. Qui racontera sa descendance ? Car sa vie sur la terre a été supprimée.
      34 L’Ethiopien demanda à Philippe : —Explique-moi, s’il te plaît : de qui est-il question ? Est-ce de lui-même que le prophète parle, ou de quelqu’un d’autre ?
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