Dictionnaire Biblique de Top Bible

EGLISE

1.

Quelle est l'acception du terme « ekklêsia » dans le N.T. ?

Dans le grec classique ce mot désignait l'assemblée plénière des citoyens appelés à la gestion des affaires publiques, des ehklètoï. Le terme en gardera un petit air de distinction et de solennité. Il est vrai que plus tard on l'appliquait aussi à toute assemblée populaire ; même la turbulente réunion publique d'Éphèse (Ac 19:32,39 et suivant) est appelée ekklêsia. Le judaïsme hellénistique et les LXX dénomment ekklêsia l'assemblée du peuple d'Israël sous le regard de Dieu (en hébreu qâhâl, q'hâl Yahvé). C'est cette signification religieuse, transposée sur le plan chrétien, que le N.T. a maintenue. Le terme implique un jugement de valeur que précisent les épithètes : Église de Dieu (1Co 1:2 10:32 11:22 15:9 Ga 1:13 1Th 2:14,1Ti 3:5,15), Église du Christ (Ro 16:16), Église du Seigneur (Ac 20:28), Église en Christ (Eph 3:21). L'ekklêsia est donc le peuple élu de la Nouvelle Alliance, l'Israël de Dieu (Ga 6:16), la vraie postérité d'Abraham (Ro 9:7), les douze tribus dans la dispersion (Jas 1:1), la congrégation des vrais circoncis (Php 3:3), l'assemblée des saints (1Co 14:33), que Dieu a appelée à se retirer du monde, mais qui n'en a pas moins une mission à remplir dans l'histoire concrète. C'est l'assemblée à la fois idéale et empirique dans laquelle Dieu ou le Christ agissent par les dons de la grâce. Il n'y a qu'une Église (Mt 16:18). Si néanmoins le terme est appliqué à quelque communauté locale (1Co 1:2, 1Th 1:1, Ro 16:1) ou s'il est parlé d'Églises au pluriel, (1Th 2:14, Ro 16:4,1Co 7:17 11:16 16:19, 2Co 8:18 et suivant) ce ne sont pas uniquement telles communautés institutionnelles ou telles assemblées cultuelles dont il est question ; mais il s'agit d'Églises concrètes en tant qu'elles sont diverses expressions tangibles du peuple de Dieu ; par suite, l'Église universelle n'est pas seulement une synthèse de communautés disséminées, mais une grandeur lumineuse dont les Églises locales ne sont que le reflet différencié. C'est ce que Ignace d'Antioche (ad Smyrn., 8:2) définira dans la formule classique : « Là où est Christ, est l'Église catholique (universelle) ». En tout cas, la congrégation oecuménique, dénuée de toute détermination corporative, hiérarchique ou juridique, est le fait fondamental ; et la communauté locale n'en est que l'aspect microcosmique. Cette dernière doit donc aussi peu être assimilée aux associations cultuelles du paganisme hellénistique (thiasoï, éranoï) que la primitive Église de Jérusalem, qui se nommait probablement q'hâl ou k'nichta, voulait être confondue avec quelque synagogue juive (édah). Il semble bien que par le terme ekklêsia, désignation profane, mais noble dans le monde grec, on entendait précisément faire ressortir l'unicité de la congrégation chrétienne telle que la 1 re ép. de Pierre, tout en n'employant pas expressément le mot, en déploie pourtant le contenu : « maison spirituelle, sacerdoce royal, nation sainte, peuple de Dieu » (1Pi 2:5,9,10).

2.

Jésus a-t-il fondé une ekklêsia ?

Il n'y a que deux passages suivant lesquels Jésus aurait expressément employé le terme d'ekklêsia (Mt 18:15 16:18). Le premier de ces logia suppose une juridiction établie dans une communauté chrétienne entièrement organisée ; il est peu probable que cette parole soit sortie de la bouche de Jésus. Quant au second passage : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église », on en a également contesté souvent l'authenticité. Le fait est que son sens a été faussé par la controverse entre catholiques et protestants. Luther s'est certainement trompé en ne voulant découvrir dans ce terme de « pierre » et dans ce nom de « Pierre » que la foi, mais non la personne du disciple. Il s'agit effectivement d'une primauté de Pierre. Mais l'Église catholique, de son côté, fait erreur en assimilant à Pierre ceux qui s'appellent ses successeurs et en leur reconnaissant une prééminence décernée par le Seigneur en personne. Si on envisage le sens originaire du passage et si on admet en particulier l'interprétation que nous venons de donner de la notion d'ekklêsia, il n'y a aucune raison pour douter de l'authenticité de cette parole de Jésus et pour nier d'une part la constitution par le Christ d'une collectivité sacrée et, d'autre part, une espèce d'investiture de Simon de Capernaüm. Mais alors, qu'entendait Jésus par cette ekklêsia dont la personne du disciple devait être la pierre fondamentale ? Et d'abord, quelle est l'expression hébraïque ou araméenne dont Jésus peut s'être servi ? S'il a employé le terme qâhâl (q'hala en araméen), alors il entrevoyait une communauté reposant sur une nouvelle alliance entre Dieu et son peuple, et les disciples, Pierre en tête, en seraient les vrais représentants, le « reste qui ne périrait point ». Si Jésus, comme l'admet. M. K. -L. Schmidt, a employé le terme araméen k'nichta, il aurait songé à l'assemblée cultuelle et à la maison de réunion ( « je bâtirai ») d'un petit groupement de fidèles. N'ayant pu gagner le peuple tout entier, Jésus se serait rabattu sur cette infime minorité. Cette fraction formerait cependant la vraie synagogue, le noyau de l'Israël idéal, et porterait en soi le germe du Royaume de Dieu. Si la conscience messianique de Jésus a inspiré cette vision, la prophétie de Daniel (Da 7:13 et suivant) serait, suivant M. Kattenbusch, la source (der Quellort) de l'idée de l'Église, le Fils de l'homme ayant pour mission de rassembler le peuple de Dieu et le peuple de Dieu devant s'incarner en lui, son maître et son roi. Alors l'institution de la sainte Cène est l'acte de consécration de la communauté des disciples de la synagogue de Jésus-Christ, garantie de l'avènement du Royaume de Dieu ; ou, autrement dit, le dernier repas du Christ est l'acte de fondation de l'ekklêsia. Quoi qu'il en soit, que Jésus ait parlé de Qâhâl ou de K'nichta, les deux expressions viennent confirmer ce que nous avons constaté sur le sens du terme grec : il s'agit d'une communauté messianique et eschatologique réunissant le peuple des élus, le vrai Israël des derniers jours, et annonçant le royaume de Dieu.

3.

La conception de la primitive Église.

Aucun document ne nous renseigne directement sur l'idée de l'Église que se faisaient les premiers chrétiens. Nous ne pouvons qu'émettre des suppositions à ce sujet en analysant l'état d'âme qui régnait parmi eux et que les évangiles synoptiques semblent refléter plus fidèlement peut-être que le livre des Actes. Établissons les faits et la situation intérieure qui en dérive. Après la mort de Jésus, un groupe de ses disciples s'est retrouvé à Jérusalem. Comme pour les Juifs, Jérusalem devait être la Ville sainte pour les chrétiens. N'était-elle pas un symbole ? L'image de la Jérusalem « d'En-haut » (Ga 4:26, cf. Ap 3:12 21:2,9 22:5) eût été invraisemblable si la « ville du grand roi » (Mt 5:36) n'avait pas été le siège effectif de la première communauté et le centre historique d'où devait rayonner le message du Royaume. C'est là qu'était mort lé Christ, qui, malgré sa fin honteuse, était le Messie. La foi messianique unissait les premiers croyants. Elle reposait sur le fait de la résurrection de Jésus. Les apparitions du Christ ressuscité constituèrent le fondement de la primitive Église. Pierre, ayant été le premier témoin d'une christophanie (1Co 15:5), a eu, par là même, le privilège d'être le fondateur de l'Église. Il est indiscutable qu'il jouissait d'un prestige tout particulier. Paul et les Grecs, malgré certaines incompatibilités, n'ont pas contesté son autorité morale. (Qu'ils aient consenti à adopter le néologisme Petros, cela prouve leur déférence à l'égard du premier témoin oculaire de la résurrection.)

Un autre trait caractérise cependant l'état d'âme de la primitive Église : l'espérance d'un prochain retour du Messie. C'est encore à Jérusalem que devait se produire la parousie. C'est là que les Douze, représentant la communauté eschatologique, régneraient sur douze trônes (Mt 19:28 et suivant). C'est là que se réaliserait l'ordre nouveau. Les apôtres devaient donc demeurer dans la Ville sainte sans se répandre dans le monde. C'est de là que le Royaume des cieux devait pourtant prendre son envolée. Mais d'autres que les Douze se chargeraient de la prédication missionnaire : les diacres, Etienne, Philippe. Il n'était pas étonnant que l'exaltation de l'attente se traduisît par des manifestations pneumatiques L'Esprit se répandait sur les élus ; l'enthousiasme éclatait ; des extases et des exclamations glossolaliques étaient les signes de l'irruption des puissances transcendantes dans la sphère chrétienne ; des prophètes et des prophétesses surgissaient ; des miracles confirmaient le message apostolique. Des sacrifices d'ordre moral, renoncements et actes de foi audacieux, démontraient la présence de l'Esprit. Avant chaque réunion cultuelle, les frères se pardonnaient leurs péchés sept fois septante fois (Mt 18:22). On attendait avec angoisse l'avènement du Fils de l'homme et le grand jour du jugement. Les repas eucharistiques ouvraient des perspectives sur « la table du Seigneur dans son royaume » (Lu 22:30). Toute la vie religieuse était bouillonnante. L'Esprit et ses charismes s'adaptaient à des situations qui se renouvelaient sans cesse, et on trouvait la preuve de l'ingérence divine précisément dans le fait que rien n'était statique, arrêté, institutionnel.

Quelles conclusions cet état de conscience de la première génération et cet état de choses dans la primitive Église nous permettent-ils de donner sur la notion de l'Église qui régnait dans les milieux apostoliques de Jérusalem ? L'Église y était conçue comme la communauté des justes des derniers jours, comme une congrégation qui, tout en se distinguant du monde ambiant par sa foi enthousiaste, ne se détachait aucunement de la tradition du peuple d'Israël ; elle prétendait, au contraire, recueillir toutes les promesses que l'Éternel avait fait reposer sur la tête de ses enfants. Cependant, tout en observant les pratiques juives : la circoncision, les rites de purification, le sabbat, les prières au temple et les jeûnes, la communauté messianique avait introduit le baptême au nom de Jésus, ce qui devait finalement conduire au schisme. Toute l'attitude empirique de la primitive Église nous permet donc de retrouver la conception idéaliste de l'ekklêsia que nous ont déjà fait entrevoir notre enquête étymologique et linguistique ainsi que l'analyse de la parole que Jésus adressa à Simon Pierre : l'Église, le peuple de Dieu.

Cependant, à la longue, la conception enthousiaste de l'Église ne s'est pas maintenue à Jérusalem. On peut dire que Paul fut le seul continuateur de l'idéalisme primitif ; il en fut même le défenseur vis-à-vis de la tendance cléricale qui, peu à peu, s'insinua dans le cénacle de la Ville sainte.

4.

La hiérarchie naissante et saint Paul.

La seconde génération montait. Selon Ga 2:9, trois hommes « sont regardés comme les colonnes » non seulement de la communauté de Jérusalem, mais de toute l'Église : Jacques, Céphas et Jean. Le groupe des apôtres de Jérusalem fondait son autorité sur les apparitions du Christ qu'avait accompagnées une vocation spéciale (Mt 28:10, Ac 1:8). Jacques, le frère du Seigneur, quoique n'ayant pas appartenu dès le début à la congrégation, devait, lui aussi, sa consécration à une christophanie (1Co 15:7). Son prestige dépassa bientôt celui des apôtres. Il semble bien avoir été le directeur de la communauté (Ac 12:17 15:13 21:18). Pierre lui-même (Ga 2:12) n'ose pas se soustraire à ses injonctions. Les apparitions du Christ et l'ardeur enthousiaste qu'elles avaient suscitée ayant touché à leur terme dans l'Ascension, tout l'état d'âme des fidèles subit une certaine congélation. Il se forme une tradition reposant sur le souvenir des manifestations tangibles du Seigneur ; ce sont encore les protagonistes de Jérusalem qui en sont les gardiens et qui, par le témoignage de ce qu'ils ont vu de leurs propres yeux, garantissent la continuité de l'oeuvre de Jésus. Ils s'érigent en arbitres pour toutes les questions qui intéressent l'Église. Ils réclament des droits ; ils se font dispenser de certains services subalternes (Ac 13:5). Une organisation s'ébauche. Les diacres se chargent de l'assistance publique, d'autres sont appelés à baptiser les néophytes. Envoyé de Jérusalem, Barnabas constitue l'Église d'Antioche (Ac 11:22). Un légalisme rigide s'associe aux nouvelles institutions. Des émissaires venus du centre religieux « épient la liberté » des communautés pauliniennes en Galatie (Ga 2:4). A Corinthe, des émissaires se présentent munis de lettres de recommandation (2Co 3:1). On surveille l'attachement à la Loi des minorités judéo-chrétiennes disséminées dans le rayon hellénistique. Pierre prétend ne pas être uniquement chargé de l'apostolat dans la sphère juive. Enfin la collecte, que Paul a entreprise dans les Églises de Macédoine et de Grèce « en faveur des saints » de Jérusalem, est un signe de la suprématie de la primitive Église. Cette collecte n'est pas un acte de charité spontanée, mais une contribution officielle analogue au tribut que les Juifs de la Diaspora étaient tenus d'adresser au Temple (1Co 16:1 8:4,2Co 9:1-12). Paul la destine aux « pauvres » (qui sont peut-être identiques aux « saints ») en raison « des avantages spirituels » que toute l'Église doit à « la congrégation apostolique » (Ro 15:27). Il ne s'agit donc pas seulement d'une obligation morale, mais d'une espèce de redevance canonique. De même que toute communauté est chargée d'entretenir le missionnaire qui se consacre à elle, les Églises pagano-chrétiennes subviennent d'office aux besoins de la métropole chrétienne. Tandis que dans les premiers temps on déposait l'argent aux pieds des apôtres, il semble maintenant exister, en dehors même de l'assistance paulinienne, une administration financière dûment établie (Ac 11:29 et suivant). Jérusalem est donc le centre d'une Église qui « s'étend jusqu'aux extrémités de la terre » (Ac 1:8), le chef-lieu du peuple de Dieu ; mais quoique transcendante dans ses origines, l'Église est devenue bien empirique dans ses organisations cultuelles, administratives et doctrinales ; prétendant être de droit divin, l'association théocratique des apôtres s'est donné un couronnement hiérarchique. Jacques, se détachant du groupe des trois, peut en quelque sorte être considéré comme le pontife de la nouvelle Église. En principe, la notion de l'Église est restée la même qu'au temps héroïque de l'enthousiasme initial (Ac 11:15). L'Église est toujours considérée comme l'Israël régénéré, objet des promesses divines, mais à la congrégation toute libre et spirituelle s'est substitué un organisme hiérarchique. C'est à cette conception cléricale que Paul oppose une idée de l'Église encore tout imprégnée du pneumatisme originaire. Voir Gouvernement de l'Église.

Paul n'a pas développé une doctrine de l'Église. L'épître aux Romains ne la mentionne même pas. Les spéculations de l'apôtre à ce sujet sont toutes fortuites. Nous pouvons néanmoins nous faire une idée très nette de sa conception. En défendant son propre apostolat--il le faisait lui aussi dériver d'une christophanie (1Co 15:8) --il défend aussi la notion spirituelle de l'Église tout en lui imprimant la marque de son génie religieux et de sa mystique christocentrique. Ce n'est pas sur des personnes que repose l'Église ; quelque distinguées qu'elles fussent par des révélations divines et quel que fût l'attachement de Paul lui-même à la Ville sainte, ce n'est pas un endroit tel que Jérusalem et son temple qui pourrait prétendre à des prérogatives quelconques. Paul, fidèle à la spiritualité évangélique qu'exprimera Jn 4:24, affranchit l'Église de toute emprise personnelle et de toute suprématie topique. C'est le Christ qui occupe la place primordiale dans l'Église. Il n'est pas seulement celui dont on a vu la résurrection, mais une puissance toujours présente, vivante, agissante. Là où est le Kyrios, là où règne son Esprit, là est l'Église avec toutes ses promesses. Il en est le chef (Col 1:18 2:19). Il en est le fondement (1Co 3:11). Toute communauté à laquelle le Christ inspire sa vie devient une Église de Dieu ; elle devient le paradigme local de l'Église universelle dont Jérusalem n'est que le symbole. La foi chrétienne voit dans chaque assemblée de chrétiens unis en Christ toute la chrétienté, le reste d'Israël (Ro 9:27), garant de la rédemption de tout le genre humain. Chaque communauté est en quelque sorte une bouture gonflée de la sève même qui pénètre l'Église dans sa totalité. Dans cette notion de l'Église, la conception ecclésiastique est inséparable de la conception religieuse. Plus encore : cette mystique ecclésiastique revêt un caractère sacramentel. L'Église étant le corps du Christ animé de son Esprit ou de l'Esprit de Dieu, c'est le baptême qui en réalise l'unité mystique (Ga 3:26 et suivant, 1Co 12:13). D'autre part la Cène symbolise, elle aussi, la communion au Seigneur (1Co 12:13 10:16). Ainsi amalgamée, l'Eglise, ne faisant plus aucune différence de race et supprimant tous les antagonismes sociaux (Col 3:11, Ga 3:28), sera l' assemblée des saints, ce terme ayant perdu son acception étroite et pharisaïque. La sainteté des saints (voir ce mot) n'est pas, comme pour les théocrates de Jérusalem, un habitus revêtu une fois pour toutes, une auréole inhérente à une grandeur historique. Étant donné que dans la vie chrétienne tout est grâce, la sainteté n'est pas une acquisition définitive, mais un point de départ. L'Église des saints est la congrégation des hommes justifiés, dont le salut est réalisé par l'Esprit et qui, baptisés en la mort du Christ, morts au péché, s'engagent à mener une vie nouvelle en toute justice et sainteté. Aussi les saints qui retombent dans le péché s'excluent-ils eux-mêmes de l'Église (Ro 16:17 et suivant). Autrement dit, la notion de l'Église s'adapte à la doctrine paulinienne de la justification. Étant dans ce monde, l'Église des saints n'est pas de ce monde. D'autre part, surnaturelle, préexistante même (Ga 4:21 et suivants, Eph 1:4 et suivants), ayant droit de cité dans le ciel, elle est pourtant visible, et seules les puissances qui la régissent, le Christ ou le Pneuma (Esprit), sont invisibles.

Somme toute, la notion primitive de l'Église subsiste dans la conception de Paul. Celui-ci n'a jamais contesté le fait que l'Église chrétienne avait son foyer dans la communauté des premiers croyants qui, formée autour de Pierre, se fondait sur la foi en la messianité, la résurrection et la parousie du Seigneur. Les Églises pagano-chrétiennes, en s'affranchissant de l'emprise de Jérusalem, ne rejetaient que les exigences théocratiques. Paul estimait qu'au lieu de vouloir être les directeurs autoritaires d'une institution oecuménique, les apôtres auraient dû, comme lui, n'avoir qu'une ambition, celle d'être les « serviteurs » de Christ (1Co 3:5 4:1 2Co 6:4), ou de remplir les fonctions « d'ambassadeurs pour Christ » (2Co 5:20), en renonçant à toute espèce de prestige ou de privilèges (Ga 2:6). Ce ne fut pas Paul, ce furent les hiérarques de la primitive Église qui furent infidèles à la pensée originelle de l'Église : peuple de Dieu. Paul s'en est tenu au principe de la première heure, à l'idée de l'ekklêsia, qâhâl ou k'nichta : « Si vous êtes à Christ, vous êtes la postérité d'Abraham, héritiers selon les promesses » (Ga 3:29).

5.

Vers l'Eglise institutionnelle.

Quoique, dans les communautés pauliniennes, l'organisation de la vie chrétienne fût purement religieuse, l'Esprit seul appelant les membres à remplir les fonctions voulues, une évolution vers l'Église institutionnelle s'y annonce. Obligé de réfréner l'exaltation pneumatique, Paul organise la vie cultuelle à Corinthe : Dieu n'est pas un Dieu de désordre, mais de paix (1Co 14:32). Parmi les charismes, il en est qui sont déjà orientés vers un service caritatif régulier (1Co 16:15, Ro 16:1 et suivants). On discerne la silhouette de dignitaires ecclésiastiques. Il est question de directeurs spirituels (1Th 5:12), d'évêques et de diacres (Php 1:1). Une juridiction religieuse s'esquisse (1Co 5:3). Pourtant l'idéalisme, l'enthousiasme et la charité évangélique ne semblent pas avoir été entravés par la rigidité d'une organisation institutionnelle. Les générations suivantes changeront d'orientation ; elles devront consolider les fondements terrestres de l'Église et garantir sa tradition contre des entreprises sectaires. Dans les épîtres pastorales, les fonctions de l'épiscope se précisent ; son activité directrice est consacrée au maintien d'une discipline sévère et de la doctrine pure, ainsi qu'à l'administration des organismes cultuels et sociaux. Peu à peu l'image de Paul, ouvrier de l'Église de Christ, s'effaça : Corinthe elle-même vénère en Pierre l'un de ses fondateurs. L'idéalisme mystique de la conception paulinienne de l'Église s'évapore. L'idée de l'Église en tant que corps du Seigneur s'épaissit : des velléités théocratiques du modèle juif et certaines spéculations grecques s'y sont insinuées. Dès le milieu du II e siècle, il existe une véritable doctrine de l'Église : l'ekklêsia est le but suprême de la création et des dispositions salutaires de Dieu. L'idée valentinienne de l' éon de l'Église, qui se reproduira plus tard dans l'image de l'Église triomphante du catholicisme, décèle certaines affinités avec celle que trace l'épître aux Éphésiens (voir art.), oeuvre deutéro-paulinienne dans laquelle on pressent des spéculations gnostiques ou mandéennes. L'Église y apparaît comme un organisme universel, cosmique même (Eph 1:23). Elle repose sur le fondement apostolique (Eph 2:20), conception qui exigera comme corollaire celle de la succession sacerdotale. On y trouve des formules qui marquent énergiquement l'unité de l'Église : une foi, Alexandrie, patrie d'Apollos un baptême, un Seigneur (Eph 4:4,6) ; de même, dans l'évangile de Jean, il est parlé d'un seul berger et d'un seul troupeau (Jn 10:16, cf. Ap 7:17,1Pi 5:2, Ac 20:29). On désigne toujours l'Église comme sainte ; il ne s'agit pourtant plus de la foi justifiante des membres, mais d'une qualité inhérente à l'institution elle-même (Eph 5:26 et suivants, 1Pi 2:5). Enfin l'Église apparaît déjà comme l'épouse qu'a aimée le Christ (Eph 5:25). Cette nouvelle notion idéaliste de l'Eglise ne se rapporte plus aux hommes qu'elle embrasse ; on distingue dorénavant l'idée platonicienne d'une congrégation divine qui ne comprend que des hommes purs, et, d'autre part, l'assemblée qui comprend la masse des chrétiens baptisés (2Ti 2:20 et suivants, cf. Mt 13:47-50). Il ne s'agit donc pas seulement du fait que, dans les communautés, le ministère fonctionnaire a remplacé le pneumatisme. Ce qui a été plus important pour le développement ultérieur, c'est que l'association des croyants, unis au Christ et unis entre eux, est remplacée par un institut ecclésiastique à base juridique, voire même de droit divin et, par suite, nimbé d'une autorité céleste. La résistance du paulinisme contre les tendances hiérarchiques ayant faibli, l'Église catholique se dresse. Se prévalant du fait que Pierre et Paul subirent le martyre à Rome, cette ville s'arroge les prérogatives apostoliques que l'Église primitive avait déjà fait valoir dans la seconde phase de son évolution, sous la direction de Jacques. C'est seulement la Réforme qui songea à rétablir, entre l'idée de la liberté spirituelle et celle de l'autorité interne, le bel équilibre que Paul, fidèle aux intuitions de l'Évangile, avait communiqué à sa notion de l'Église. BIBLIOGRAPHIE --Hort, The Christian Ecclesia, 1897. --Batiffol, L'Église naissante et le catholicisme, 1909:3. R.W.

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      13 D'en haut il a lancé un feu dans mes os et il les piétine. Il a tendu un piège sous mes pieds, il m'a fait tomber en arrière. Il m'a livrée à la dévastation, je suis constamment souffrante.
      14 Sa main a fait de mes transgressions une charge, elles se sont entremêlées, hissées sur ma nuque. Il a brisé ma force. Le Seigneur m'a livrée entre des mains auxquelles je suis incapable de résister.
      15 Le Seigneur a terrassé tous les guerriers qui étaient avec moi, il a convoqué contre moi un rassemblement pour briser mes jeunes hommes. Le Seigneur a écrasé au pressoir la jeune fille, la fille de Juda.
      16 C'est pour cela que je pleure. Mes yeux fondent en larmes car il s'est éloigné de moi, celui qui pourrait me consoler, celui qui aurait pu me redonner des forces. Mes fils sont désespérés car l'ennemi est puissant. »
      17 Sion a tendu les mains et personne ne l'a consolée ; l'Eternel a donné ses ordres contre Jacob aux adversaires qui l’entouraient et Jérusalem est devenue un objet d'horreur au milieu d'eux.
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      13 » Pendant que je regardais dans mes visions nocturnes, *quelqu'un qui ressemblait à un fils de l'homme est venu avec les nuées du ciel. Il s'est avancé vers l'Ancien des jours et on l’a fait approcher de lui.

      Matthieu 5

      36 Ne jure pas non plus par ta tête, car tu ne peux pas rendre blanc ou noir un seul cheveu.

      Matthieu 13

      47 » Le royaume des cieux ressemble encore à un filet jeté dans la mer et qui ramène des poissons de toutes sortes.
      48 Quand il est rempli, les pêcheurs le tirent sur le rivage et s’asseyent ; puis ils mettent dans des paniers ce qui est bon et jettent ce qui est mauvais.
      49 Il en ira de même à la fin du monde : les anges viendront séparer les méchants d'avec les justes
      50 et les jetteront dans la fournaise de feu, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. »

      Matthieu 16

      18 Et moi, je te dis que tu es Pierre et que sur ce rocher je construirai mon Eglise, et les portes du séjour des morts ne l'emporteront pas sur elle.

      Matthieu 18

      15 » Si ton frère a péché [contre toi], va et reprends-le seul à seul. S'il t'écoute, tu as gagné ton frère.
      22 Jésus lui dit : « Je ne te dis pas jusqu'à 7 fois, mais jusqu'à 70 fois 7 fois.

      Matthieu 19

      28 Jésus leur répondit : « Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l'homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur son trône de gloire, vous qui m'avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes et vous jugerez les douze tribus d'Israël.

      Matthieu 28

      10 Alors Jésus leur dit : « N’ayez pas peur ! Allez dire à mes frères de se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront. »

      Luc 22

      30 Ainsi, vous mangerez et boirez à ma table dans mon royaume et vous serez assis sur des trônes pour juger les douze tribus d'Israël. »

      Jean 4

      24 Dieu est Esprit et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité. »

      Jean 10

      16 J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos ; celles-là aussi, il faut que je les amène ; elles écouteront ma voix et il y aura un seul troupeau, un seul berger.

      Actes 1

      8 Mais vous recevrez une puissance lorsque le Saint-Esprit viendra sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre. »

      Actes 11

      15 Lorsque j'ai commencé à parler, le Saint-Esprit est descendu sur eux, comme sur nous au début.
      22 La nouvelle en parvint aux oreilles des membres de l'Eglise de Jérusalem et ils envoyèrent Barnabas jusqu'à Antioche.
      29 Les disciples décidèrent d'envoyer, chacun selon ses moyens, un secours aux frères et sœurs qui habitaient la Judée.

      Actes 12

      17 De la main, il leur fit signe de se taire et il [leur] raconta comment le Seigneur l'avait tiré de la prison. Il ajouta : « Annoncez-le à Jacques et aux frères et sœurs. » Puis il sortit et s'en alla dans un autre endroit.

      Actes 13

      5 Arrivés à Salamine, ils annoncèrent la parole de Dieu dans les synagogues des Juifs. Ils avaient aussi Jean pour aide.

      Actes 15

      13 Lorsqu'ils eurent fini de parler, Jacques prit la parole et dit : « Mes frères, écoutez-moi !

      Actes 19

      32 Les uns criaient une chose, les autres une autre, car la confusion régnait dans l'assemblée et la plupart ne savaient pas pourquoi ils s'étaient réunis.
      39 Et si vous avez d'autres réclamations, cela se réglera dans une assemblée légale.

      Actes 20

      28 Faites donc bien attention à vous-mêmes et à tout le troupeau dont le Saint-Esprit vous a confié la responsabilité ; prenez soin de l'Eglise de Dieu qu'il s'est acquise par son propre sang.
      29 Je sais qu'après mon départ des loups cruels s'introduiront parmi vous, et ils n'épargneront pas le troupeau ;

      Actes 21

      18 Le lendemain, Paul s’est rendu avec nous chez Jacques, où tous les anciens se sont réunis.

      Romains 9

      7 et bien qu'étant de la descendance d'Abraham, ils ne sont pas tous ses enfants. Au contraire, il est dit : C'est par Isaac qu’une descendance te sera assurée.
      27 Esaïe, de son côté, s'écrie au sujet d'Israël : Même si les Israélites, de par leur nombre, étaient pareils au sable de la mer, un reste seulement sera sauvé.

      Romains 15

      27 Elles l'ont bien voulu et elles le leur devaient, car si les non-Juifs ont eu part aux avantages spirituels des Juifs, ils doivent aussi les assister dans leurs besoins matériels.

      Romains 16

      1 Je vous recommande notre sœur Phœbé, qui est diaconesse de l'Eglise de Cenchrées.
      4 Ils ont risqué leur tête pour me sauver la vie. Je ne suis pas le seul à leur être reconnaissant, c'est aussi le cas de toutes les Eglises des non-Juifs.
      16 Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. [Toutes] les Eglises de Christ vous saluent.
      17 Je vous en supplie, frères et sœurs, méfiez-vous de ceux qui provoquent des divisions et font trébucher les autres en s'opposant à l'enseignement que vous avez reçu. Eloignez-vous d'eux,

      1 Corinthiens 1

      2 à l'Eglise de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été conduits à la sainteté par Jésus-Christ, appelés à être saints, et à tous ceux qui, partout, font appel au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, leur Seigneur et le nôtre :

      1 Corinthiens 3

      5 Qui est donc Apollos et qui est Paul ? Ce sont des serviteurs par le moyen desquels vous avez cru, conformément à ce que le Seigneur a accordé à chacun.
      11 car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, à savoir Jésus-Christ.

      1 Corinthiens 5

      3 Quant à moi, absent de corps mais présent en esprit, j'ai déjà jugé l'auteur d'un tel acte comme si j'étais présent.

      1 Corinthiens 7

      17 Par ailleurs, que chacun vive selon la part que le Seigneur lui a attribuée, selon l'appel qu'il a reçu de Dieu. C'est ce que je prescris dans toutes les Eglises.

      1 Corinthiens 12

      13 En effet, que nous soyons juifs ou grecs, esclaves ou libres, nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul corps et nous avons tous bu à un seul Esprit.

      1 Corinthiens 14

      32 L’esprit des prophètes est soumis aux prophètes,
      33 car Dieu n'est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Comme dans toutes les Eglises des saints,

      1 Corinthiens 15

      5 Ensuite il est apparu à Céphas, puis aux douze.
      7 Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres.
      8 Après eux tous, il m'est apparu à moi aussi, comme à un enfant né hors terme.

      1 Corinthiens 16

      1 En ce qui concerne la collecte en faveur des saints, faites, vous aussi, comme je l'ai prescrit aux Eglises de la Galatie :
      15 Voici encore une recommandation, frères et sœurs. Vous savez que la famille de Stéphanas est le premier fruit de l'Achaïe et qu'elle s'est consacrée au service des saints.

      2 Corinthiens 3

      1 Commençons-nous de nouveau à nous recommander nous-mêmes ? Ou avons-nous besoin, comme certains, de lettres de recommandation pour vous, ou alors de votre part ?

      2 Corinthiens 5

      20 Nous sommes donc des ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu adressait par nous son appel. Nous supplions au nom de Christ : « Soyez réconciliés avec Dieu !

      2 Corinthiens 6

      4 Au contraire, nous nous recommandons nous-mêmes à tout point de vue comme serviteurs de Dieu par une grande persévérance dans les souffrances, les détresses, les angoisses,

      2 Corinthiens 8

      18 Nous envoyons avec lui le frère dont toutes les Eglises font l’éloge pour son annonce de l'Evangile.

      2 Corinthiens 9

      1 Il est superflu que je vous écrive au sujet de ce service en faveur des saints.
      2 Je connais, en effet, votre bonne volonté : je m’en montre fier pour vous auprès des Macédoniens en affirmant que l'Achaïe est prête depuis l'année dernière, et votre zèle a stimulé la plupart d’entre eux.
      3 J'envoie cependant les frères afin que l'éloge que nous avons fait de vous ne soit pas démenti sur ce point et que vous soyez prêts, comme je l'ai affirmé.
      4 Je ne voudrais pas, si les Macédoniens m'accompagnent et ne vous trouvent pas prêts, que cette belle assurance tourne à notre honte, pour ne pas dire à la vôtre.
      5 J'ai donc jugé nécessaire d'encourager les frères à se rendre chez vous avant moi pour s'occuper de l’offrande que vous aviez promise. Ainsi, elle sera prête comme une vraie bénédiction, et non comme une manifestation de votre soif de posséder.
      6 Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment.
      7 Que chacun donne comme il l'a décidé dans son cœur, sans regret ni contrainte, car Dieu aime celui qui donne avec joie.
      8 Dieu peut vous combler de toutes ses grâces afin que vous possédiez toujours à tout point de vue de quoi satisfaire à tous vos besoins et que vous ayez encore en abondance pour toute œuvre bonne,
      9 comme il est écrit : Il a distribué ses bienfaits, il a donné aux pauvres ; sa justice subsiste à toujours.
      10 Que celui qui fournit de la semence au semeur et du pain pour sa nourriture vous fournisse et vous multiplie la semence, et qu'il augmente les fruits de votre justice.
      11 Ainsi vous serez enrichis à tout point de vue pour toutes sortes d’actes de générosité qui, par notre intermédiaire, feront monter des prières de reconnaissance vers Dieu.
      12 En effet, le service de cette collecte ne pourvoit pas seulement aux besoins des saints, il fait aussi abonder les prières de reconnaissance envers Dieu.

      Galates 1

      13 Vous avez d’ailleurs entendu parler de mon comportement autrefois dans le judaïsme : je persécutais à outrance l'Eglise de Dieu, je cherchais à la détruire

      Galates 2

      4 malgré les prétendus frères qui s'étaient furtivement glissés parmi nous pour épier la liberté que nous avons en Jésus-Christ, avec l'intention de nous asservir.
      6 Quant à ceux qui sont les plus considérés – ce qu'ils étaient autrefois m’importe peu, Dieu ne fait pas de favoritisme – ils ne m'ont rien imposé de plus.
      9 et ils ont reconnu la grâce qui m'avait été accordée. Jacques, Céphas et Jean, qui sont considérés comme des piliers, nous ont alors donné la main d'association, à Barnabas et à moi, afin que nous allions, nous vers les non-Juifs, eux vers les circoncis.
      12 En effet, avant la venue de quelques personnes de l'entourage de Jacques, il mangeait avec les non-Juifs, mais après leur arrivée, il s’est esquivé et s’est tenu à l'écart par crainte des circoncis.

      Galates 3

      26 Vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ ;
      28 Il n'y a plus ni Juif ni non-Juif, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme, car vous êtes tous un en Jésus-Christ.
      29 Si vous appartenez à Christ, vous êtes donc la descendance d'Abraham [et] vous êtes héritiers conformément à la promesse.

      Galates 4

      21 Dites-moi, vous qui voulez être sous la loi, ne comprenez-vous pas la loi ?
      26 Mais la Jérusalem d'en haut est libre, c'est elle qui est notre mère.

      Galates 6

      16 Paix et grâce sur tous ceux qui suivront cette règle et sur l'Israël de Dieu !

      Ephésiens 1

      4 En lui, Dieu nous a choisis avant la création du monde pour que nous soyons saints et sans défaut devant lui. Dans son amour,
      23 qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous.

      Ephésiens 2

      20 Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire.

      Ephésiens 3

      21 à lui soit la gloire dans l'Eglise [et] en Jésus-Christ, pour toutes les générations, aux siècles des siècles ! Amen !

      Ephésiens 4

      4 Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même que vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation.
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Emilie Charette Rendez-Vous

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