Paramètres de lecture

Afficher les numéros de versets
Mode dyslexique
Police d'écriture
Taille de texte

Merci à Bibles et Publications Chrétiennes pour la conception du processus d’affichage DYS.

Un outil révolutionnaire de lecture et d'étude de la Bible en ligne. Démarrez dès aujourd'hui le plan de lecture offert dont vous avez besoin.

ESCLAVE

Les mots hébreux êbèd et âmâh et les mots grec doulos, doulè et oïkètès, qui signifient ordinairement esclave, sont le plus souvent traduits dans nos Bibles : serviteur et servante

Comme tous les peuples de l'antiquité, Israël a connu le régime de l'esclavage. Mais s'il l'a tenu, lui aussi, pour naturel, légitime et indispensable, il l'a du moins pratiqué, en général, d'une façon plus éclairée, plus libérale et plus bienveillante. Sa législation sur ce point est plus humaine qu'aucune autre et les usages semblent aussi avoir été en Palestine moins rudes qu'ailleurs : il n'y a, en effet, dans l'histoire d'Israël, aucune trace de ces soulèvements d'esclaves et de ces guerres serviles comme il s'en est produit si souvent chez d'autres peuples, à Athènes et à Rome en particulier.

Bien qu'il soit impossible de le fixer avec quelque sûreté, il est incontestable que le nombre des esclaves a été chez les Israélites beaucoup plus restreint qu'en aucune autre nation. Dans l'ensemble de la littérature hébraïque, il n'y a pas, a cet égard, d'indices d'une situation analogue à celle de la république romaine, par exemple, où deux siècles av. J. -C, les esclaves, se comptant par centaines de milliers, représentaient environ les 5/11 de la société. Dans le dénombrement de Néhémie,. au retour de l'exil, la proportion des esclaves par rapport à l'ensemble de la population est de un pour six (Ne 7:67), et rien ne permet de supposer qu'elle ait été plus forte à d'autres époques.

Il y avait en Israël deux catégories d'esclaves :

1. ceux qui étaient d'origine étrangère, soit captifs de guerre (No 31:11,25,47), soit achetés à prix d'argent (Ge 17:12,23,27, Le 25:44 et suivant) ; ils étaient attachés à des particuliers (Ge 15:2) ou bien employés à des travaux d'utilité publique (1Ro 9:20-22) et aux corvées du sanctuaire (Jos 9:23,27) ;

2. ceux qui, de naissance israélite, étaient devenus esclaves : ou par contrainte judiciaire, à la suite de vols dont ils n'avaient pu restituer le montant (Ex 22:3), ou pour s'être vendus eux-mêmes afin d'échapper à l'indigence (Ex 21:2, De 15:12, Le 25:39), ou, enfin, par un usage que la loi semblait interdire (Ex 22:26, De 24:10-13), mais qui était cependant de pratique courante, pour avoir été saisis et vendus par leurs créanciers en raison de leur insolvabilité (2Ro 4:1, Am 2:6 8:6, Job 24:9, Ne 5:6,8, Mt 18:25).

Il n'y a pas lieu de penser que les Israélites se soient livrés eux-mêmes au trafic habituel des esclaves : ils ont été acheteurs occasionnels, pour leurs besoins domestiques, mais non marchands d'esclaves. Ce commerce était aux mains de leurs voisins, Phéniciens ou Édomites (Am 1:6,9, Eze 27:13, Joe 3:6).

Légalement, l'esclave était, au même titre que les troupeaux et les champs, la propriété de son maître, mais non point tout à fait cependant sa chose, res, comme disait la loi romaine en son rude langage. Dans le plus ancien Code de lois, connu sous le nom de Livre de l'Alliance, il est appelé « l'argent de son maître » (Ex 21:21), et sa valeur est fixée à 30 sicles (verset 32) ; au cas où il était blessé par le boeuf d'un voisin, on y voyait un dommage fait au bien de son maître et c'est ce dernier qui était indemnisé. Dans le Décalogue et couramment dans les récits patriarcaux, l'esclave est rangé parmi le bétail (Ex 20:10,17, De 5:14,21, Ge 12:16 20:14)

La femme esclave n'était pas considérée autrement que l'homme. Le plus souvent, elle était, dans la maison, la propriété particulière de l'épouse (Ge 16:6,9 25:12), à qui elle pouvait avoir été donnée en dot au moment du mariage (Ge 24:59,61 29:24,29) ; elle disposait si peu de sa personne que sa maîtresse pouvait la donner pour concubine à son mari (Ge 16:1-5 30:3,9) ; le viol d'une esclave était puni au même titre que celui d'une jeune fille libre : considéré comme un préjudice fait au bien d'autrui, il entraînait vraisemblablement une action en dommages-intérêts au bénéfice du propriétaire (Le 19:20, Ex 22:16, De 22:28 et suivant).

Bien que l'esclave appartînt ainsi complètement à son maître, il n'était pas dépourvu cependant de toute espèce de droits, et la législation mosaïque lui assurait quelques garanties élémentaires qu'il n'avait pas en d'autres pays. Ainsi, si la bastonnade était admise (Ex 21:21, Sir 33:24-26), la mutilation d'un esclave par son maître avait pour conséquence légale l'affranchissement immédiat (Ex 21:26 et suivant) ; non seulement le meurtre, mais le vol et le : recel d'esclaves étaient punis de mort (Ex 21:12,16,20) ; au contraire de ce qui se passait à Rome, il y avait une sorte de droit d'asile universel pour l'esclave fugitif, qu'il n'était pas permis de rendre à son maître (De 23:15) ; il était interdit de vendre, une fois qu'elle avait cessé de plaire, la captive de guerre i dont on avait fait une concubine (De 21:10-14).

Voir Crimes.

D'autre part, au point de vue religieux, l'esclave faisait partie de la famille, et en partageait tous les privilèges ; s'il était d'origine étrangère, il devait recevoir le signe de l'Alliance et être circoncis, moyennant quoi il cessait d'être un profane (Ex 12:44, Ge 17:12-14 23-27). dès lors, comme ses maîtres, il avait droit au repos du sabbat (Ex 20:10 23:12, De 5:14 et suivant) et participait aux fêtes religieuses (De 12:12,18 16:11,14) ; l'esclave du sacrificateur avait même le droit de manger des choses saintes, ce qui était interdit à la fille du sacrificateur entrée par le mariage dans une famille non sacerdotale (Le 22:10-13).

Dans la pratique, l'esclave pouvait arriver à jouer dans la maison un rôle important et devenir une sorte d'intendant général, comme le m agister servorum familioe des Latins (Ge 24:2) ; on lui confiait parfois les missions les plus délicates (Ge 24:2,9) ; il était apte à hériter de son maître (Ge 15:2) ; ses avis étaient, à l'occasion, sollicités et suivis (Jug 19:11,1Sa 9:5-10) ; rien n'empêchait qu'il épousât la fille de son maître (1Ch 2:35) ; les esclaves d'hommes importants étaient l'objet d'une certaine considération (1Sa 9:22) et pouvaient être envoyés en ambassade auprès des plus hauts, personnages (2Sa 10:2-4) ; ils avaient la libre disposition d'un pécule (1Sa 9:8, Le 25:50), et pouvaient posséder eux-mêmes des esclaves, qui, tenaient ainsi le rôle des vicarii à Rome (2Sa 9:9 et suivant, Ge 9:25).

Par une particularité essentielle de la législation hébraïque relative à l'esclavage, un terme légal était fixé à l'asservissement de l'esclave indigène, tandis que l'esclave d'origine étrangère était destiné à rester toute sa vie dans la servitude : c'était le seul point, d'importance capitale il est vrai, sur lequel différaient leurs statuts respectifs.

La libération des esclaves israélites a été, d'ailleurs, au cours des siècles, l'objet de mesures successives, toujours plus libérales. Ainsi, à l'origine, le Livre de l'Alliance stipulait que l'Israélite ne pouvait être l'esclave d'un compatriote que pour une durée maxima de six ans : la septième année, il recouvrait de plein droit sa liberté, emmenant avec lui sa femme, s'il était déjà marié avant de devenir esclave, la laissant, au contraire, dans la servitude ainsi que ses enfants, s'il avait épousé une des esclaves de son maître, dont les droits primaient alors ceux du mari et du père. Une clause spéciale prévoyait cependant que, s'il le désirait, par attachement pour son maître ou pour sa femme et ses enfants, l'esclave pouvait renoncer à exercer son droit ; dans ce cas, il perdait définitivement la liberté : on lui perçait solennellement le lobe de l'oreille avec un poinçon et il portait ainsi désormais dans sa chair, selon l'usage de tout l'Orient, le sceau indélébile de l'esclavage à vie (Ex, 21:2, 6). Pour la jeune fille devenue esclave à prix d'argent, il n'y avait pas, semble-t-il, de droit absolu à la libération, parce que le plus souvent elle était la concubine de son maître ; elle n'était affranchie que si, ayant cessé de plaire au maître, celui-ci, auquel il était interdit de la vendre, renonçait à la donner à son fils ou négligeait d'assurer son entretien (Ex 21:7,11).

Par la suite, la réforme deutéronomique du VII e siècle étendit aux femmes le droit à la libération qui, jusque-là, était reconnu aux hommes seuls ; grâce à une conception plus juste et plus saine du mariage, elle fit passer avant ceux du maître les droits de l'esclave époux et père qui, de cette façon, ne se trouva plus réduit à choisir entre sa liberté et ses affections naturelles : en conséquence, pour sauvegarder l'unité de la famille de l'affranchi, elle abolit les restrictions de Ex 21:3 et suivant. En même temps, par un souci d'humanité qui lui est habituel, elle imposa au maître l'obligation d'assurer ou du moins de faciliter le nouvel établissement de l'esclave qui le quittait à l'échéance légale, en lui donnant des présents en nature, bétail, blé, etc. ; toutes ces mesures généreuses étaient justifiées par le grand souvenir de la délivrance d'Egypte (De 15:12,18).

Il est difficile de savoir si les dispositions libérales du Livre de l'Alliance et du Deutéronome furent jamais effectivement appliquées. En tout cas, à l'époque de Jérémie, la loi prescrivant la libération des esclaves israélites après six années de servitude était, depuis longtemps, lettre morte, et une tentative du roi Sédécias pour la faire mettre ou remettre en vigueur n'eut pas de succès durable (Jer 34:8-17).

A côté des résistances qu'elle devait naturellement rencontrer de la part des propriétaires d'esclaves dont elle heurtait les intérêts égoïstes, cette loi portait peut-être en elle-même certaines difficultés d'application pratique auxquelles il semble qu'a voulu obvier, au retour de l'exil, la législation sacerdotale, dont la caractéristique essentielle est de substituer une échéance unique pour tous les esclaves et, par conséquent, fixe dans le temps, à des échéances individuelles et, par suite, mobiles et difficilement contrôlables. Selon les prescriptions de Le 25:10,40 et suivant, en effet, l'année du Jubilé, qui se célébrait après sept sabbats d'années, c'est-à-dire tous les cinquante ans, devait apporter à l'esclave israélite sa libération définitive. Par rapport à la situation antérieure, cette mesure paraît aggraver le sort de l'esclave, dont la durée maxima d'asservissement était ainsi portée de sept à cinquante ans ; mais si, laissant les textes, on envisage les faits, on est conduit à penser que, les anciennes prescriptions sur le relâche septennal étant tombées en désuétude ou s'étant révélées inapplicables, elle constitue au contraire une tentative nouvelle pour aboutir par un procédé différent à un but qui n'avait pu être atteint, mais qui restait en vue. Du reste, le Code Sacerdotal tend à l'abolition de l'esclavage pour les Israélites : il veut que le fils d'Israël réduit par l'indigence à se vendre à son prochain soit considéré, non comme un esclave, mais comme un mercenaire, et qu'ainsi l'esclavage se ramène pour lui à n'être plus qu'une sorte de louage de services à long terme (Le 25:39-43) ; il réserve pour l'indigène appauvri qui s'est vendu à un étranger habitant le pays, non seulement le droit à la libération au moment du Jubilé, mais même la faculté de se racheter en tout temps avant cette échéance (Le 25:47,54) ; dans sa manière de voir, il n'y a d'esclaves proprement dits que ceux qui, par leur naissance, sont étrangers à l'Alliance divine (Le 25:44,46), l'Israélite ne pouvant être asservi à aucun homme puisqu'il appartient exclusivement et de droit à l'Éternel (Le 25:55). Ainsi, sous l'influence de l'individualisme religieux dont l'exil avait marqué l'éveil, l'évolution du droit israélite aboutit, vers le V e siècle av. J. -C, à la reconnaissance, au moins théorique, de l'égalité naturelle de tous les enfants d'Israël, mais des enfants d'Israël seuls.

Ici encore, la littérature hébraïque ne fournissant pas les éléments d'information nécessaires, on ne saurait dire si ces ordonnances furent suivies d'effet ou si elles demeurèrent à l'état de conception idéale. En elles-mêmes cependant, elles représentent une étape importante, sinon dans les faits, du moins dans ce que l'on peut appeler l'histoire philosophique de l'esclavage chez les Hébreux. D'ailleurs, même si elles n'ont pas abouti aux fins qu'elles poursuivaient, elles n'ont pas été, semble-t-il, sans aucune efficacité pratique : il est permis de penser qu'elles ont dû contribuer à relever dans les esprits la dignité de l'esclave ; et peut-être faut-il reconnaître la trace de leur influence dans certains conseils du Siracide (II e siècle av. J. -C), ; recommandant sans doute la plus grande rigueur à l'égard de l'esclave paresseux et indocile, mais allant d'autre part jusqu'à dire : « Si tu as un esclave, traite-le comme un frère ; aime comme toi-même l'esclave intelligent, et ne lui refuse pas la liberté » (Sir 7:20 33:29-31).

En proclamant le prix infini de toute âme humaine (Mt 16:26), l'Évangile réalise un progrès définitif sur le point de vue particulariste et national du Code Sacerdotal, dont quelques esprits généreux avaient d'ailleurs, déjà sous l'ancienne alliance, pressenti l'insuffisance et l'étroitesse (Job 31:13,15, Joe 2:28 et suivant), et que les Esséniens avaient eux-mêmes dépassé en renonçant pour leur compte à la pratique de l'esclavage.

A vrai dire, Jésus n'a jamais parlé de l'abolition possible de l'esclavage ; il n'y a point à en être surpris, car il n'a pas voulu être un réformateur social et il ne s'est point attaqué aux institutions existantes. Il a placé des esclaves dans l'enseignement figuré de plusieurs de ses paraboles (Mr 12:2,4, Mt 10:24 20:27 24:45-47, Lu 17:7 Jean 8:35) ; il lui est même arrivé de faire allusion aux brutalités et au despotisme des maîtres (Mt 18:34, Lu 12:46-48), sans jamais cependant porter un jugement formel sur le régime de l'esclavage lui-même. Mais la condamnation de celui-ci est implicitement contenue dans tout son enseignement comme le fruit est contenu dans la graine ; il est incontestable que les exigences d'un ordre social nouveau, établi sur la base de l'égalité humaine, se trouvent dans quelques-unes de ses paroles les plus caractéristiques. Ainsi, en renversant l'échelle habituelle des valeurs et en faisant de la volonté de service le signe de la vraie grandeur (Mt 20:25,28 23:11 et suivant, Lu 22:24,27), --en s'identifiant, lui, le Juge des Assises finales, avec le plus humble des hommes (Mt 25:40,45), --en affirmant que la volonté de Dieu est qu'il ne se perde « aucun de ces petits » (Mt 18:14), --en déclarant enfin : « Un seul est votre Maître et vous êtes tous frères » (Mt 23:8), --Jésus a préparé la réhabilitation de l'esclave, qu'il a tiré de son avilissement séculaire et marqué du sceau de l'humanité ; il n'a pas réclamé son émancipation sociale, mais il lui a rendu sa place dans la grande famille dont Dieu est le Père ; il lui a restitué sa dignité d'homme et d'enfant de Dieu, et, ce faisant, il a posé, entre la foi chrétienne et le fait social, le germe d'une contradiction qui devait, par la suite, apparaître au grand jour et conduire au redressement d'une iniquité aussi vieille que le monde.

Le problème de l'esclavage se posa pratiquement devant la conscience chrétienne lorsqu'un grand nombre d'esclaves eurent embrassé la foi nouvelle : l'apôtre Paul, en particulier, eut alors l'occasion de l'aborder à plusieurs reprises. Pas plus que Jésus, toutefois, il ne se prononce explicitement sur cette institution elle-même et n'en réclame ou même n'en prévoit l'abolition. Pour lui, d'ailleurs, la question est sans importance réelle : le retour du Christ et, par conséquent, la métamorphose universelle étant à ses yeux imminents (1Co 7:29, Ro 13:11, Php 4:5), il n'y a ni urgence ni intérêt majeur à sortir de la condition où l'on se trouve (1Co 7:20,24). Il affirme seulement que, en Jésus qui est le Seigneur de tous (Ro 10:12), toutes les distinctions extérieures s'effacent et qu'il n'y a plus ni esclave ni homme libre (1Co 12:13, Ga 3:28, Col 3:11) ; pour lui, les inégalités sociales se renversent et, en quelque sorte, se compensent dans la foi : par la foi l'homme libre devient un esclave du Christ et l'esclave un affranchi du Seigneur (1Co 7:22) ; non seulement l'apôtre oppose l'esclavage du péché à l'esclavage de Dieu (Ro 6:5-22 etc.), mais chaque fois qu'il se désigne lui-même comme serviteur de Dieu et de Jésus-Christ, il donne à ce titre son plein sens : doulos =esclave (Ro 1:1, Php 1:1 etc.). Né à la vie nouvelle, l'esclave possède la vraie liberté et n'a plus à se mettre en peine de sa servitude : eût-il même la possibilité de s'affranchir, mieux vaudrait encore qu'il n'en usât pas, va jusqu'à dire l'apôtre (1Co 7:21), et qu'il restât dans ses liens afin de montrer à ses maîtres, par sa droiture, son zèle, sa docilité et sa simplicité de coeur, qu'il est vraiment libre, et de faire, en tout, honneur au nom de Dieu (Col 3:22,24,1Ti 6:1 et suivant, Tit 2:9 et suivant). D'autre part, l'apôtre invite le maître de l'esclave à se rappeler de son côté qu'il a, lui-même, aux cieux, un Maître qui ne fait pas de différence entre les hommes (Eph 6:9, Col 4:1), et il l'exhorte à considérer son esclave comme un frère bien-aimé (Phm 1:16, Col 4:9). Parlant d'Onésime, l'esclave fugitif qu'il renvoie à Philémon son maître, auquel il considère qu'il ne cesse pas d'appartenir, il le fait en le représentant comme une partie de lui-même ou comme un autre lui-même (Phm 1:12,17). Pour saint Paul, donc, le problème trouve sa solution dans une attitude respective des esclaves et des maîtres, inspirée de part et d'autre de l'esprit évangélique.

L'apôtre Pierre ne s'élève pas davantage contre la pratique de l'esclavage. Il songe même si peu à en contester la nécessité sociale qu'il engage les esclaves à obéir scrupuleusement et avec respect même aux maîtres les plus exigeants et les plus durs ; il leur demande de se montrer en tout irréprochables, malgré les mauvais traitements dont ils peuvent être l'objet : c'est là, leur dit-il, à la fois votre vocation et votre gloire ; le Christ lui-même ayant enduré des peines et des tourments immérités, l'esclave maltraité qui souffre avec résignation et piété se relève et grandit à ses propres yeux dans la pensée qu'il suit les traces du Christ ; plus son sort est misérable, s'il l'accepte sans révolte ni découragement, plus il a la faveur de ressembler à l'Agneau qui a été immolé : ce qui le diminue du côté des hommes, le grandit du côté de Dieu (1Pi 2:18-25). Ainsi l'apôtre Pierre ne cherche pas, lui non plus, à bouleverser les institutions, ce qui du reste serait à ses yeux sans grand intérêt, la fin de toutes choses étant, dans sa pensée, prochaine (1Pi 4:7) ; mais s'il ne se préoccupe pas d'assurer à l'esclave la liberté civile, il lui ouvre la voie vers la liberté intérieure et transfigure son sort en l'assimilant à celui du Christ.

L'Église primitive n'eut pas une attitude différente, même après que se fut évanouie la croyance au retour imminent du Christ : elle admit le fait de l'esclavage, n'en contesta pas la légitimité et ne parut pas en soupçonner l'abolition possible. Les Pères de l'Église parlent sur ce sujet comme les apôtres eux-mêmes. Ignace d'Antioche exhorte les esclaves à servir avec zèle, pour la gloire de Dieu, et à ne pas désirer la liberté, de peur de devenir esclaves de leurs passions. Isidore de Péluse conseille à l'esclave de rester dans l'esclavage, même si la liberté lui est offerte. Selon Chrysostome, l'esclave qui obéit aux ordres de son maître observe les préceptes de Dieu. Mais tout en se tenant théoriquement à ce point de vue de conservatisme social, l'Église primitive renverse, pour son propre compte, la barrière qui, dans la société civile, sépare l'esclave de l'homme libre : elle accueille le premier au même titre et avec les mêmes prérogatives que le second ; elle lui dispense tous les sacrements ; elle l'admet à toutes les fonctions ecclésiastiques, même les plus hautes (au début du III e siècle l'évêque de Rome, Calliste, aurait été esclave) ; elle bénit et consacre son mariage qui est, pour elle, un conjugium, une union légitime et non plus, comme dans le droit romain, un contu-bernium, un concubinage ; elle lui accorde la même sépulture qu'à l'homme libre et, s'il meurt martyr, elle conserve son nom sur ses diptyques à côté des plus illustres. Plus encore, elle compte les affranchissements d'esclaves au nombre des oeuvres pieuses recommandées aux fidèles.

Plus tard, l'Église défendit aux Juifs et aux païens d'avoir des chrétiens parmi leurs esclaves ; elle interdit la traite des blancs et fit les plus grands efforts pour racheter les esclaves chrétiens des Musulmans, tout en autorisant, il faut le dire, le chrétien, laïc ou clerc, à avoir des esclaves sarrasins ; au XV e siècle, le pape lui-même n'avait pas de scrupule à en posséder un certain nombre.

La découverte de l'Amérique amena un développement odieux de la traite des noirs ; les esclavagistes surent même se faire des partisans chez les chrétiens, en exploitant à leur profit l'interprétation juive qui voyait dans la malédiction de Cham la consécration par Dieu de l'esclavage des nègres (voir R. Allier, Une Énigme troublante, Paris, 1929).

Enfin la question de l'abolition de l'esclavage fut courageusement posée devant la conscience humaine par les Quakers qui, au nom des principes chrétiens, entreprirent une vigoureuse campagne d'opinion et fondèrent dans l'Ancien et le Nouveau Monde des associations anti esclavagistes très agissantes. Cet effort, poursuivi avec une ardeur infatigable durant de longues années, aboutit à ses fins. Le commerce des esclaves fut aboli par l'Amérique du Nord en 1776, par le Danemark en 1792, par la Convention Nationale en France en 1793 (cette mesure fut rapportée sous le Consulat en 1802 et remise en vigueur par Napoléon pendant les Cent Jours en 1815), par l'Angleterre enfin en 1807. L'esclavage lui-même a disparu des colonies britanniques (1833), des colonies françaises (1848), des possessions néerlandaises (1862), des États-Unis de l'Amérique du Nord (1865), du Brésil (1871). Les principaux apôtres de ce grand mouvement d'émancipation étaient tous des chrétiens convaincus, et leur ardeur de propagande avait sa source dans leur foi religieuse ; leurs noms doivent être conservés avec respect, car ils ont été de grands serviteurs du Christ : George Fox, William Penn, David Hartlay, Wilberforce, Buxton, Livingstone, Lincoln, l'abbé Grégoire, Schcelcher, le cardinal Lavigerie, Mme Beecher-Stowe, avec son magnifique ouvrage la Case de l'oncle Tom (1852). Grâce à eux, l' « ulcère béant du monde » dont parlait Livingstone a disparu de tous les pays où des nations chrétiennes ont établi leur autorité, c'est-à-dire de la plus grande partie du globe. Aujourd'hui, la Société des Nations, sous les auspices de laquelle a été signée, en 1926, une convention internationale contre l'esclavage, traque dans leurs derniers retranchements les trafiquants encore embusqués aux confins de la civilisation asiatique ou africaine, et veille à ce que le travail forcé dans les colonies ne soit pas une nouvelle forme d'esclavage. Ch. K.

Voir Bertholet, Hist. civ. Isr., p. 185SS, etc.

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !


Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
  • Contenus
  • Versions
  • Commentaires
  • Strong
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Versets favoris

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Créer un verset illustré

Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Versets relatifs

    • Ces vidéos ne sont pas disponibles en colonnes en dehors de la vue Bible.

      Genèse 9

      25 Il dit alors : « Que Canaan soit maudit ! Qu’il soit pour ses frères le dernier des esclaves ! »

      Genèse 12

      16 Grâce à elle, le roi d’Égypte reçoit bien Abram. Il lui donne des moutons, des chèvres et des bœufs, des serviteurs et des servantes, des ânes, des ânesses et des chameaux.

      Genèse 15

      2 Abram répond : « Seigneur mon DIEU, qu’est-ce que tu vas me donner ? Je n’ai pas d’enfant, personne ne pourra naître de moi. C’est Éliézer de Damas qui est mon héritier. C’est lui qui va recevoir tout ce qui est à moi. »

      Genèse 16

      1 Saraï, la femme d’Abram, ne lui a pas donné d’enfant. Mais elle a une esclave égyptienne, Agar.
      2 Saraï dit à Abram : « Tu vois, le SEIGNEUR m’a empêchée d’avoir un enfant. Passe donc la nuit avec mon esclave. Elle pourra peut-être me donner un enfant. » Abram suit la proposition de Saraï.
      3 Il habite le pays de Canaan depuis dix ans. Alors Saraï, la femme d’Abram, prend Agar, son esclave égyptienne. Elle la donne comme femme à Abram, son mari.
      4 Il s’unit à Agar, et elle devient enceinte. Quand Agar voit qu’elle est enceinte, elle méprise sa maîtresse.
      5 Alors Saraï dit à Abram : « Agar m’insulte. Occupe-toi toi-même de cette affaire ! C’est moi qui ai mis mon esclave dans tes bras. Mais elle a vu qu’elle était enceinte. Et depuis, je ne suis plus rien pour elle. Que le SEIGNEUR juge entre toi et moi ! »
      6 Abram répond à Saraï : « Mais ton esclave est à toi ! Tu peux lui faire ce que tu veux. » Alors Saraï traite Agar durement, et Agar fuit dans le désert.
      9 L’ange du SEIGNEUR lui dit : « Retourne chez ta maîtresse, et obéis-lui. »

      Genèse 17

      12 Tous vos garçons seront circoncis quand ils auront huit jours, de génération en génération. Tu circonciras de même tous les esclaves nés chez toi, ainsi que les esclaves achetés aux étrangers, qui ne font donc pas partie de ta famille.
      13 Ainsi l’esclave né chez toi et l’esclave que tu as acheté seront circoncis. Alors mon alliance sera marquée dans votre corps, comme une alliance qui durera toujours.
      14 L’homme qui ne sera pas circoncis, on le séparera de son peuple, parce qu’il n’a pas respecté mon alliance. »
      23 Alors Abraham prend son fils Ismaël, et tous ses esclaves : ceux qui sont nés chez lui et ceux qu’il a achetés. Il prend donc tous les hommes de sa maison. Il les circoncit le jour même, comme Dieu lui a commandé de le faire.
      27 avec tous les hommes de la maison d’Abraham, esclaves nés chez lui ou achetés aux étrangers.

      Genèse 20

      14 Abimélek prend des moutons, des chèvres et des bœufs, des esclaves, hommes et femmes. Il les donne à Abraham en lui rendant sa femme Sara.

      Genèse 24

      2 Un jour, Abraham parle au plus vieux de ses serviteurs. C’est lui qui s’occupe de tous ses biens. Il lui dit : « Mets ta main sous ma cuisse.
      9 Alors le serviteur met la main sous la cuisse d’Abraham et il jure de faire ce qu’il commande.
      59 Alors la famille de Rébecca la laisse partir avec la femme qui s’occupe d’elle. Elles s’en vont avec le serviteur d’Abraham et avec ceux qui l’accompagnent.
      61 Rébecca et ses servantes montent sur les chameaux et elles suivent le serviteur d’Abraham. Ils partent tous ensemble.

      Genèse 25

      12 Voici la famille d’Ismaël, le fils d’Abraham. Sa mère, c’est Agar, l’esclave égyptienne de Sara.

      Genèse 29

      24 Laban a donné sa servante Zilpa comme servante à sa fille.
      29 Il donne sa servante Bila comme servante à sa fille Rachel.

      Genèse 30

      3 Rachel répond : « Prends ma servante Bila. Unis-toi à elle pour qu’elle ait des enfants. Je les adopterai. Alors, par elle, j’aurai des enfants, moi aussi. »
      9 Léa voit qu’elle cesse d’avoir des enfants. Alors elle prend sa servante Zilpa et elle la donne pour femme à Jacob.

      Exode 12

      44 « Un esclave qu’on a acheté pourra participer au repas, s’il est circoncis.

      Exode 20

      10 Mais le septième jour, c’est le sabbat qui m’est réservé, à moi, le SEIGNEUR ton Dieu. Personne ne doit travailler ce jour-là, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes animaux, ni l’étranger installé dans ton pays.
      17 « Ne désire pas pour toi la maison de ton prochain. N’aie pas envie de prendre sa femme, ni son esclave, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne. Ne désire rien de ce qui est à lui. »

      Exode 21

      2 Quand vous achèterez un esclave hébreu, il servira pendant six ans. La septième année, il pourra s’en aller librement et il ne devra rien à personne.
      3 S’il était seul en venant à votre service, il partira seul. S’il était marié, sa femme partira avec lui.
      6 Dans ce cas, son maître se présente devant Dieu. Il place l’homme près de la porte de la maison ou près du montant de la porte. Là, il lui perce l’oreille avec un outil pointu. Alors l’homme sera son esclave pour toujours.
      7 « Si un homme vend sa fille comme esclave, celle-ci ne retrouvera pas sa liberté dans les mêmes conditions que les hommes qui sont esclaves.
      11 S’il ne fait pas pour elle ces trois choses, elle peut reprendre sa liberté gratuitement, sans verser d’argent. »
      12 Le Seigneur dit encore à Moïse : « Celui qui frappe une personne et qui la tue, il faut le faire mourir.
      16 « Voici un autre cas : Un homme enlève une personne. Il la vend ou bien il la garde chez lui. Il faut faire mourir cet homme-là.
      20 « Un homme frappe son esclave, homme ou femme, à coups de bâton, et la personne meurt. Cet homme-là doit être puni.
      21 Mais si la personne vit encore un jour ou deux et meurt ensuite, l’homme ne sera pas puni. En effet, la personne lui appartenait.
      26 « Un homme frappe son esclave, homme ou femme, et il lui crève un œil. Il lui rendra sa liberté, en échange de son œil.

      Exode 22

      3 « Mais on retrouve peut-être vivant le bœuf, l’âne, le mouton ou la chèvre volé dans les mains du voleur. Dans ce cas, celui-ci devra rendre deux fois ce qu’il a pris. »
      16 Mais le père refuse peut-être de lui accorder sa fille. L’homme devra quand même payer en argent ce qu’on donne d’habitude comme dot pour se marier avec une jeune fille vierge.
      26 Il n’a que cela pour se couvrir, et pour se protéger. Sinon, comment pourra-t-il se couvrir ? S’il m’appelle au secours, je l’entendrai. Oui, je suis bon, moi !

      Exode 23

      12 « Pendant six jours, faites ce que vous avez à faire, mais le septième jour, ne travaillez pas. Alors vos bœufs et vos ânes pourront se reposer, les serviteurs et les étrangers installés chez vous pourront reprendre leur souffle.

      Lévitique 19

      20 « Supposons ceci : Un homme couche avec une esclave qui est fiancée à quelqu’un. Mais elle n’est pas rachetée ni libérée. Cet homme doit payer une amende. Mais on ne fera pas mourir les coupables, parce que cette femme était encore esclave.

      Lévitique 22

      10 « Aucun Israélite ne doit manger de la nourriture réservée à Dieu, s’il n’est pas prêtre. Même l’invité d’un prêtre ou un ouvrier payé par lui ne doivent pas en manger.
      11 Mais si un prêtre a acheté un esclave, celui-ci peut manger de la nourriture réservée à Dieu. Un esclave qui est né dans la maison du prêtre peut en manger aussi.
      12 Si la fille d’un prêtre s’est mariée avec quelqu’un qui n’est pas prêtre, elle n’a plus le droit de manger la part prise sur les offrandes réservées à Dieu.
      13 Mais la fille d’un prêtre est peut-être veuve, ou divorcée. Elle n’a pas d’enfants et elle est revenue habiter chez son père, comme avant le mariage. Alors elle peut manger la même nourriture que lui. En dehors de ces cas, personne ne doit manger des offrandes réservées à Dieu, s’il n’est pas prêtre.

      Lévitique 25

      10 De cette façon, vous ferez de cette cinquantième année une année consacrée au SEIGNEUR. Vous annoncerez la libération pour tous les habitants du pays. Ce sera pour vous une Année de Réjouissance. Chacun de vous pourra être de nouveau propriétaire de ses champs et revenir dans sa famille.
      39 « Supposons ceci : Un de vos frères israélites est devenu pauvre et il doit se vendre à vous. Vous ne devez pas lui faire faire un travail d’esclave.
      40 Faites-le travailler chez vous comme un ouvrier que vous payez ou comme un étranger de passage. Il sera à votre service jusqu’à l’Année de Réjouissance.
      41 Cette année-là, il sera libre de nouveau, lui et ses enfants. Il retournera dans sa famille et il sera de nouveau propriétaire de la terre de ses ancêtres.
      42 En effet, les Israélites sont mes serviteurs. Je les ai libérés d’Égypte. C’est pourquoi on ne doit pas les vendre, comme on vend des esclaves.
      43 Ne les écrasez pas de votre pouvoir. De cette façon, vous montrerez votre respect pour moi, votre Dieu.
      44 « Si vous voulez des esclaves ou des servantes, vous les achèterez chez les peuples qui vous entourent.
      46 Plus tard, vous les laisserez en héritage à vos enfants. Ils seront à eux. Vous pourrez les garder comme esclaves pour toujours. Mais personne parmi vous n’écrasera un de ses frères israélites sous son pouvoir.
      47 « Supposons ceci : Un étranger installé chez vous ou un étranger de passage devient riche. Un Israélite, au contraire, devient pauvre et il se vend à lui ou à un autre membre du clan de ces étrangers.
      50 S’il peut se racheter, il comptera avec son patron le nombre d’années qu’il y a entre l’année où il s’est vendu et l’Année de Réjouissance. Le prix à payer dépend du nombre d’années. Et le prix d’une année sera calculé d’après ce qu’on donne à un ouvrier par jour de travail.
      54 Si cet Israélite n’est pas racheté d’une façon ou d’une autre, il retrouvera sa liberté avec ses enfants l’Année de Réjouissance. »
      55 « Oui, c’est moi que les Israélites servent. Ils sont à mon service, parce que je les ai fait sortir d’Égypte. Le SEIGNEUR votre Dieu, c’est moi.

      Nombres 31

      11 Puis ils emmènent tous les biens, les personnes et les animaux qu’ils ont pris.
      25 Le SEIGNEUR dit à Moïse :
      47 Sur la part donnée aux Israélites, Moïse retient une part : un être humain sur 50, et un animal sur 50. Selon l’ordre reçu du SEIGNEUR, Moïse remet cette part aux lévites, qui font le service de la tente du SEIGNEUR.

      Josué 9

      23 À partir de maintenant, vous êtes maudits. Vous serez toujours des esclaves, vous couperez du bois et vous puiserez de l’eau pour la maison de mon Dieu. »
      27 Puis il impose aux Gabaonites la charge de couper du bois et de puiser de l’eau. Ils le feront pour le peuple d’Israël et pour l’autel du SEIGNEUR, à l’endroit que le SEIGNEUR choisira. Aujourd’hui encore, les enfants de leurs enfants ont cette charge.

      Juges 19

      11 Quand ils arrivent près de la ville, le jour a beaucoup baissé. Le serviteur dit à son maître : « Entrons dans cette ville des Jébusites. Allons y passer la nuit. »

      1 Samuel 9

      5 À la fin, ils arrivent dans la région de Souf, et Saül dit à son serviteur : « Rentrons à la maison. Sinon, mon père va oublier l’histoire des ânesses, et il va être inquiet à cause de nous. »
      6 Le serviteur répond : « Attends ! Dans cette ville, il y a un homme de Dieu qui est très connu. Tout ce qu’il dit arrive sûrement. Allons le trouver ! Il nous dira peut-être de quel côté nous devons chercher. »
      7 Saül lui dit : « Si nous y allons, qu’est-ce que nous lui apporterons ? Nous n’avons plus de nourriture dans nos sacs, nous n’avons aucun cadeau, rien à lui donner. »
      8 Le serviteur répond : « J’ai une pièce de monnaie avec moi, je la donnerai à l’homme de Dieu. Alors il nous dira le chemin qu’il faut prendre. »
      9 Saül dit au serviteur : « Bonne idée ! Allons-y ! » Et ils vont à la ville où l’homme de Dieu se trouve. Ils rencontrent quelques jeunes filles qui descendent chercher de l’eau. Ils leur demandent : « Est-ce que le voyant est dans la ville ? » Autrefois, quand les Israélites allaient consulter Dieu, ils disaient : « Allons chez le voyant. » L’homme qu’ils appelaient « voyant », aujourd’hui, on l’appelle « prophète ».
      22 Samuel emmène Saül et son serviteur et il les conduit dans la salle du repas. Il les fait asseoir à la place d’honneur, au milieu des invités. Ils sont à peu près trente.

      2 Samuel 9

      9 Mais le roi fait venir Siba, serviteur de Saül, et il lui dit : « Je donne à Mefibaal, le petit-fils de ton maître, tout ce qui appartenait à Saül et à toute sa famille.

      2 Samuel 10

      2 David se dit : « Je vais être bon avec Hanoun, fils de Nahach, comme son père l’a été avec moi. » David envoie alors quelques ministres pour montrer sa sympathie à Hanoun, à l’occasion de la mort de son père. Les ministres de David arrivent dans le pays des Ammonites.
      3 Mais les chefs ammonites disent à Hanoun, leur maître : « Si David t’envoie des ministres, à ton avis, est-ce que c’est vraiment pour honorer ton père et te montrer sa sympathie ? Est-ce qu’ils ne cherchent pas plutôt à se renseigner sur notre ville ? Cela leur permettra ensuite de la prendre. »
      4 Alors Hanoun fait arrêter les ministres de David : il leur fait raser la moitié de la barbe, couper la moitié de leurs vêtements jusqu’aux fesses, puis on les renvoie.

      1 Chroniques 2

      35 à qui il a donné une de ses filles en mariage. Celle-ci a mis au monde un fils, Attaï.

      Néhémie 5

      6 Quand j’entends ces paroles et ces plaintes, j’entre dans une violente colère.
      8 Je leur dis : « Avec les moyens que nous avions, nous avons racheté les gens de notre peuple vendus comme esclaves à des étrangers. Mais vous, vous vendez vos frères et vos sœurs, et c’est à d’autres Juifs que vous les vendez ! » Ils ne trouvent rien à dire et se taisent.

      Néhémie 7

      67 Ils ont avec eux 7 337 serviteurs et servantes, 245 chanteurs et chanteuses.

      Job 24

      9 « Des gens mauvais arrachent l’orphelin au sein de sa mère. Ils prennent les biens des pauvres comme garantie de leurs dettes.

      Job 31

      13 « Quand mon serviteur ou ma servante ont eu des difficultés avec moi, j’ai toujours respecté leurs droits.
      15 En effet, c’est le même Dieu qui nous a tous formés dans le ventre de notre mère, eux et moi.

      Jérémie 34

      8 Le SEIGNEUR a encore adressé sa parole à Jérémie après les événements suivants : le roi Sédécias avait passé un accord avec tout le peuple de Jérusalem pour déclarer la libération des esclaves.
      9 Chacun devait libérer ses esclaves hébreux, hommes et femmes. Personne ne devait plus faire travailler comme esclave un Judéen, un frère.
      10 Alors toutes les autorités et tout le peuple qui avaient passé cet accord ont accepté de libérer leurs esclaves, hommes et femmes, et de ne plus les faire travailler comme esclaves. Chacun a respecté cet accord et libéré ses esclaves.
      11 Mais après cela, ils ont changé d’avis, ils ont repris les hommes et les femmes qu’ils avaient libérés et ils les ont obligés de nouveau à travailler comme esclaves.
      12 Alors le SEIGNEUR a adressé sa parole à Jérémie en disant :
      13 « Voici un message du SEIGNEUR, Dieu d’Israël : Moi aussi, j’ai passé un accord. C’était avec vos ancêtres, quand je les ai fait sortir d’Égypte, où ils étaient esclaves.
      14 Je leur avais dit : “Au bout de sept ans, chacun de vous libérera son frère hébreu qui s’est vendu à lui. Il sera votre esclave pendant six ans, et ensuite vous le libérerez.” Mais vos ancêtres ne m’ont pas écouté, ils n’ont pas fait attention à mes paroles.
      15 Vous, au contraire, vous avez changé de comportement et vous avez fait ce qui est juste à mes yeux. Chacun, en effet, a déclaré que son prochain était libre. Vous avez même passé un accord avec moi dans le temple qui m’est consacré.
      16 Mais vous avez changé d’avis et vous m’avez traité avec mépris. Chacun de vous a repris les esclaves, hommes et femmes, qu’il avait libérés. Et vous les obligez à travailler de nouveau comme esclaves. »
      17 Jérémie a ajouté : « Eh bien, voici le message du SEIGNEUR : Chacun de vous devait déclarer que son esclave hébreu, qui est son frère, son prochain, était libre. Mais vous ne m’avez pas obéi. C’est pourquoi moi, le SEIGNEUR, je déclare ceci : je vais libérer contre vous la guerre, la peste et la famine. Alors tous les royaumes de la terre trembleront de peur en vous voyant.

      Ezéchiel 27

      13 Les peuples de la Grèce, de Toubal et de Méchek font du commerce avec toi. Ils te vendent des esclaves et des objets en bronze en échange de tes marchandises.

      Joël 2

      Joël 3

      Amos 1

      6 Voici ce que le SEIGNEUR dit : « J’ai beaucoup de crimes à reprocher aux Philistins de Gaza. Le plus grave est celui-ci : ils ont déporté les habitants de villages entiers pour les livrer aux Édomites. C’est pourquoi je ne changerai pas la décision que j’ai prise :
      9 Voici ce que le SEIGNEUR dit : « J’ai beaucoup de crimes à reprocher aux Phéniciens de Tyr. Le plus grave est celui-ci : ils n’ont pas respecté les accords qui les unissaient à Israël comme à des frères. En effet, ils ont déporté les habitants de villages entiers pour les livrer aux Édomites. C’est pourquoi je ne changerai pas la décision que j’ai prise :

      Amos 2

      6 Voici ce que le SEIGNEUR dit : « J’ai beaucoup de crimes à reprocher aux gens d’Israël. C’est pourquoi je ne changerai pas la décision que j’ai prise. Ils vendent l’innocent comme esclave, pour avoir de l’argent. Ils vendent le malheureux pour avoir une paire de sandales.

      Amos 8

      6 Nous pourrons acheter les faibles et les pauvres comme esclaves, pour le prix d’une paire de sandales. Nous vendrons même les déchets de blé. »
    • Ajouter une colonne
Afficher tous les 169 versets relatifs
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.