FERMER
www.quiestleheros.com

LE SAVIEZ-VOUS ?

Le TopChrétien ne vit que de dons. Le site et ses contenus n'existent que par la générosité de 0,5% de ses internautes. S'il était possible de doubler le nombre de personnes engagées à nos côtés, il serait possible d'annoncer l’Évangile à des milliers de personnes supplémentaires chaque jour ! Oui, votre don fait la différence ! Nous avons besoin de vous. Le héros de la foi dont nous parle Hébreux 11, c'est vous ! MERCI.

Dictionnaire Biblique de Top Bible

FEMME

I Ancien Testament.

1.

État légal.

Aussi loin qu'on remonte dans le passé d'Israël, la femme y tient une position d'esclave ; elle est la propriété, la chose de son mari ; la monogamie est exceptionnelle et tardive. Le mari a acquis ses femmes par enlèvement à la guerre (Jug 5:30, De 21:10-14) ou par achat (Ge 24:16, Ex 22:16, De 22:29). L'état le plus fréquent semble avoir été la bigamie, qu'il s'agisse des patriarches (Ge 16:3 29:23 30:4 et suivants), des Juges (Jug 8:30 9:2) ou de particuliers comme Elkana (1Sa 1:2), à tel point que la législation réglemente ce cas si fréquent (De 21:15 et suivants). Les rois, par goût du faste, eurent de véritables harems (2Sa 5:13,1Ro 11:1 et suivants). Nous ne possédons pas les éléments de distinction entre une femme légitime et une concubine. Aucune appréciation morale ne les séparait. Toutefois la part d'héritage des enfants entrait en ligne (Ge 21:10). La position de la famille intervenait aussi. Une législation sommaire prévoit les degrés de prohibition de mariage (Le 18), l'état d'impureté (Le 15:19 et suivants), le divorce, qui est prononcé par le mari seulement, à son gré (De 24:1) ; il donnait à sa femme répudiée une « lettre de divorce », nullement infamante, qui constatait son émancipation, sa libération. Le courant jéhoviste et les prophètes cherchèrent à sauvegarder la femme (Ge 3:16, Esa 50:1, Jer 3:8, Mal 2:16) et le Deutéronome limite les cas de divorce (De 22:13,28 et suivant). Mainte femme fit preuve d'initiative intelligente : Mical (1Sa 19:11 ss), Abigaïl (1Sa 25:18 et suivants), la Sunamite (2Ro 4:8-37 8:1-6). Le passage de Pr 31:10 et suivants résume les qualités domestiques que le mari attendait de sa femme. Le Siracide (voir Apocryphes) est surtout sceptique et dur sur le compte des femmes (par ex. 25:13-26 26:1 ss).

2.

Rôle social.

On peut s'étonner, après ce qui précède, que les femmes aient joué un rôle public en Israël. Débora (Jug 4:5), qu'on a appelée « la Jeanne d'Arc des Hébreux », laissa un profond souvenir. Des exploits comme ceux de Jaël (Jug 4:21), d'une inconnue au siège de Thébets (Jug 9:53), d'une autre au siège d'Abel-Beth-Maaca (2Sa 20:16 et suivants), ont marqué dans la mémoire israélite. La mère du chef de famille et la veuve étaient presque autonomes. La mère du prince régnant est toujours nommée (2Ro 24:8,12-15, cf. Jug 17:1 et suivants, Tob 1:8). Deux reines d'origine étrangère et d'influence baaliste, Jézabel et Athalie, la mère et la fille, ont joué un grand rôle en Israël et en Juda (1Ro 16:31 9:1 21:7 et suivants, 2Ro 9:30 et suivants11). Rappelons l'initiative de Naomi dans le livre de Ruth, libérale histoire à l'éloge de la Moabite comme de l'Israélite, et les livres d'Esther et de Judith, en l'honneur de deux héroïnes nationales du fanatisme juif. Pour la « femme étrangère », voir Étranger.

3.

Rôle religieux.

Au bas de l'échelle on trouve la sorcière (1Sa 28:7 et suivants), que la législation ne tolérait pas (Ex 22:18). L'emploi des amulettes (Eze 13:18), le vol des théraphim par Rachel (Ge 31:19) sont caractéristiques. Les femmes assistent aux repas solennels (1Sa 1:1-4 2:19,2Sa 6:19). Elles participent aux sacrifices (Jug 13:20,23). De même au temps de Néhémie (Ne 12:43). Les voeux leur sont permis et même garantis (No 6:2 30:4 et suivants). Il est fait mention des femmes pour le service du Tabernacle (Ex 38:8), mais cette coutume disparut sans doute. Elles apparaissent dans les fêtes pour les victoires (Ex 15:20, Jug 11:34,1Sa 18:6, Ps 68:23, Ne 7:67). La prophétie féminine est rare ; Miriam, soeur d'Aaron, est appelée prophétesse (No 12:2), Débora également (Jug 4:4 et suivants), et au temps de Josias, Hulda (2Ro 22:14).

2Ma 7 attribue à la mère de sept frères israélites une attitude magnifique d'héroïsme devant le martyre de ses fils. Voir Bertholet, Hist. Civ. Isr., p. I73ss.

II Nouveau Testament.

Les femmes ont une liberté remarquable pour l'Orient. Elles sont présentes aux repas (mais mangeaient-elles à table avec les hommes ?), elles vont adorer au Temple (dans la cour des Femmes), on les trouve à la Synagogue (groupées entre elles). S'il paraissait anormal que Jésus parlât avec une femme (Jn 4:27), c'était sans doute par assimilation avec les rabbins, auxquels il était défendu de causer en public avec une femme, à plus forte raison avec une femme samaritaine (voir verset 9). L'évangéliste Luc fait une grande place aux femmes (Lu 1:26 2 5,36 8:1 et suivants, etc.). On connaît leur rôle dans la sépulture de Jésus et leur témoignage à sa résurrection.

Dans l'Église primitive, nous les trouvons de même : Marie et sa maison (Ac 12:12), Tabitha ou Dorcas (Ac 9:36), Lydie, la première convertie en Europe (Ac 16:14), Priscille (Ac 18:26), sont des figures marquantes. Les quatre filles du diacre Philippe « prophétisent » à Césarée (Ac 21:9). Les femmes de qualité (voir Dame) semblent jouer un certain rôle en Macédoine (Ac 17:4,12). C'est à cause de la mauvaise réputation des femmes qui se faisaient remarquer en public, surtout dans la ville corrompue de Corinthe, que saint Paul se préoccupa de la tenue des chrétiennes dans les assemblées (1Co 11:2-16). Dans 1Co 14:34 et suivants, il blâme leurs chuchotements pendant le culte ; dans 1Ti 2:11 ss, il leur interdit l'enseignement, pour lequel leur condition sociale les empêchait d'être préparées. Dans Ga 3:28, il avait posé les fondements d'une égalité qu'il ne pouvait qu'entrevoir. Phoebé, de Cenchrées, tenait un rôle officiel dans l'Église, qui se traduit « diaconesse ». Pline fait allusion, dans sa lettre à Trajan, à un ministère féminin (ministroe), qui est inférieur à celui de Phoebé. Les épîtres pastorales font entrevoir la place importante que les femmes prenaient dans l'Église, les veuves en particulier, et les problèmes que les pasteurs avaient à résoudre avec tact, clairvoyance et fidélité (1Ti 2:9 3:11 4:7 5:2-16,2Ti 3:6, Tit 2:3-5). Voir Famille.

Au figuré, saint Paul montre dans la femme aimée par son mari le symbole de l'Église aimée et sanctifiée par Jésus-Christ (Eph 5:25-32) ; l'Apocalypse personnifie la lutte séculaire du bien et du mal dans le contraste entre la femme perdue (Ap 17:1 et suivants) et l'Épouse (Ap 21:2 22:17).

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

  • versets sélectionnés
  • Vidéos et messages relatifs
  • Commentaires bibliques
  • Hébreu / Grec
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Favoris
  • Partager

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Versets relatifs

Afficher tous les 137 versets relatifs
Lecteur TopMusic
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.
Découvrir sur TopMusic
History Makers Music Qui Tu Es
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d'intérêts. En savoir plus...