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HASIDÉENS, HASIDIM

(=les fidèles, ou pieux).

1. Apparition de ce titre dans l'histoire. Ce nom

(qu'on écrit aussi Assidéens ou Assidiens) est celui dont s'appelèrent, vers la fin du III e et le début du II° siècle av. J. -C, les Juifs qui, avant même les Macchabées, opposèrent à l'hellénisation de leur peuple une résistance que rien ne put briser. Ils ne formèrent pas d'abord un parti politique ; leur but était, non de délivrer Israël du joug étranger, mais de maintenir intégralement, en face du paganisme envahissant, l'idéal religieux d'Esdras. C'étaient les « puritains » de l'époque, farouchement hostiles à tout compromis, décidés à maintenir la stricte observation de la Loi, et ils comptèrent de nombreux martyrs pendant la persécution d'Antiochus IV Ils soutinrent la révolte des Macchabées occasionnellement (1Ma 2:42 7:13,2Ma 14:6), mais sans s'intéresser à ses conséquences politiques autres que le maintien du culte du Temple ; et lorsqu'ils reprirent leur indépendance à l'égard de Judas Macchabée, cet affaiblissement contribua à sa chute.

Il semble qu'à la longue deux tendances se soient manifestées chez les rigoristes formant le parti des Hasidim : les uns s'en tenant au point de vue religieux, les autres y ajoutant des préoccupations politiques et aspirant au rétablissement de la puissance temporelle du peuple juif, qu'on attendait du Messie. Les premiers ont donné naissance aux Esséniens (voir ce mot), tandis que les Pharisiens (voir ce mot) sont les héritiers directs des seconds.

Le même titre a désigné, au XVIII e siècle, une secte juive née en Pologne qui combinait le mysticisme et le plaisir des sens, et par contre, dans les temps modernes, d'enthousiastes messianistes qui se vouaient aux mortifications corporelles. Il est donc devenu un nom de secte dans le judaïsme, quelque chose comme « les purs ».

2. Origine de ce titre dans la Bible. Son sens premier était au contraire spécifiquement religieux. « Une des idées fondamentales, non seulement des Psaumes, mais de l'A. T, tout entier, au sujet des rapports qui peuvent exister entre Dieu et l'homme, se rattache au mot hébreu khésed ou hésed, souvent traduit « bonté » (Ps 103:4,8,11,17). De ce mot dérive l'adjectif khâsid ou hâsîd, souvent traduit « fidèle » (Ps 18:26), et qui devient facilement substantif, surtout au pluriel, exactement comme notre mot fidèle (Ps 148:14). C'est de ce nom commun, répété par ex. dans Ps 149:1,5-9, que les fidèles de l'époque macchabéenne firent le nom propre Hasidim. Mais son sens religieux doit d'autant plus être tiré au clair que les mots des traductions françaises sont changeants, vagues et incolores.

« Le khésed est le sentiment qu'éprouvait le Sémite primitif, le nomade du désert, envers les membres de sa famille ou de sa tribu. Ce n'est pas la miséricorde qu'il octroyait dédaigneusement aux vaincus, ni la faveur qu'il montrait sans raison--et qu'il retirait de même--à qui lui avait plu ; c'est l'affection loyale qu'il ressentait pour ses pairs. Tout étranger étant présumé un ennemi et traité comme tel, la vie en général était dure et les moeurs violentes ; seul, l'égard mutuel que ceux du même sang avaient les uns pour les autres apportait de la tendresse, de la beauté même, dans les rapports d'homme à homme. Et ce privilège inaliénable de tous les membres de la tribu était accordé aussi, mais exceptionnellement, à des personnes du dehors, en vertu d'un arrangement spécial conclu avec le chef, d'une « alliance ». Un Européen voyageant dans le désert se fera ainsi admettre dans une tribu afin d'avoir sa protection dans les escarmouches qui ne manqueront pas de se produire, et un colporteur juif en fera autant en vue de poursuivre son petit commerce ; tous alors, au sein de la tribu, se traitent avec khésed, mais il est évident que ce qui est de la camaraderie entre deux chefs de famille sera de la condescendance chez le cheik tout-puissant et une vénération sans bornes chez le colporteur juif. Les nuances de traduction varient donc suivant le contexte ; le psalmiste loue Dieu parce qu'il est riche en bonté (Ps 103:8) ; les serviteurs de Ben-Hadad ont appris que les rois d'Israël sont des rois cléments (1Ro 20:31) ; Osée (Os 6:4) pleure de ce que la piété d'Israël--son khésed envers Dieu--est « comme la rosée qui se dissipe », et Ésaïe (Esa 40:6) déclare que « toute la grâce des mortels » --tout leur khésed, tout ce qui orne leur vie--est passagère « comme la fleur des champs ». Dans le langage journalier, le mot tendait à être employé dans un sens général, mais pour les psalmistes et pour les prophètes il garde toujours l'arôme du désert. « La bonté de l'Éternel envers ceux qui le craignent » (Ps 103:11), « l'affection qu'avait Israël pour Lui au temps de sa jeunesse » (Jer 2:2), et la « bienveillance » que David jura de ne jamais retirer à la maison de Jonathan (1Sa 20:15) sont en dernière analyse le même sentiment : l'amour de Dieu pour l'homme, l'amour de l'homme pour Dieu et l'amour des hommes les uns pour les autres. La loyauté et la bonté d'homme à homme ne sont pas conséquences de la relation établie entre Dieu et l'homme, elles sont partie intégrante de cette relation (comp. Os 4:12 avec Os 6 4,6). Dieu nous admet dans sa famille ; il nous aime d'un amour familial, nous l'aimons à notre tour et nous nous aimons les uns les autres.

« Évidemment, les psalmistes, quand ils parlaient du khésed de Dieu, n'avaient pas toujours présente à l'esprit l'idée dé la tribu ; ils voulaient indiquer le sentiment le plus chaud et le plus sûr qu'ils connussent, quelque chose de durable auquel on pût se fier, quelque chose de bon qui reposât le coeur. Ils peuvent s'écrier : (Ps 36:8) « O Dieu, que ta bonté est précieuse ! » et compléter l'affirmation : (Ps 62:12) « La force appartient à Dieu », par cette autre : « A toi aussi, Seigneur, la bonté ! » Mais la qualité spéciale de cette bonté, qui la rend particulièrement précieuse, c'est la promptitude et l'énergie qu'elle déploiera à défendre celui qui en est l'objet. Ainsi au Ps 13:6 nous lisons : « Pour moi je me confie en ta bonté, ton salut remplira mon coeur de joie ; je chanterai à la gloire de l'Éternel parce qu'il m'a fait du bien », ce qui a l'air d'une expression générale de joyeuse confiance en Dieu ; mais le psalmiste vient de crier : « Regarde, ô Éternel, de peur que l'ennemi ne dise : Je l'ai vaincu ! » « Je me confie en ta bonté » ne veut pas dire : « Je me rendors en paix, sachant combien tu es bon », mais : « Je fais appel à ta fidélité : tu ne resteras pas inactif ! » C'est le Civis romanus sum de l'apôtre Paul.

« L'emploi du mot est malheureusement masqué par la trop grande variété des traductions. Si le mot bonté est trop fade et n'a rien de l'âpre intensité du sentiment sémitique, il est peut-être le seul à notre disposition, à moins de suivre le prophète Osée et d'écrire carrément : amour. On le trouve dans l'hébreu des Ps 78 fois, plus 33 fois dans le refrain liturgique : « Car sa miséricorde dure éternellement » ; 33 fois il est seul, 22 fois il est associé avec fidélité, 5 fois avec compassion, 5 fois avec justice, 4 fois avec salut, 3 fois avec bonheur, 3 fois avec alliance, 2 fois avec force et 1 fois avec délivrance. Cette statistique suffit à prouver que les psalmistes, lorsqu'ils parlent de la bonté de Dieu, visent surtout l'attribut qui les autorise à s'adresser à Lui sans crainte, sûrs qu'il interviendra en leur faveur. Il n'y a qu'un mot plus tendre encore, celui que nous trouvons dans la bouche de Jésus quand il dit : « Votre Père sait que vous en avez besoin » (Mt 6:32).

« Donc, celui qui exerce du khésed ou envers qui il est exercé est appelé khâsîd. Dans Ps 4:4, si l'on, traduit : amour de Dieu, il s'agit indifféremment de celui qui aime Dieu ou de celui que Dieu aime ; le contexte seul peut décider. Ainsi on lit, dans Ps 86:2 : « Protège mon âme ; car je suis de ceux qui t'aiment » (litt. : car je suis hasîd), et dans Ps 31:24 : « Aimez l'Éternel, vous tous, ses bien-aimés » (litt, ses hasîdim)  ; mais on lui suppose en général le sens actif : les fidèles ou les pieux, mots qui pèchent par manque d'émotion. Les membres de la tribu n'étaient pas seulement fidèles à leur chef, ne lui rendaient pas seulement un hommage respectueux, ils avaient de l'affection pour lui et surtout leurs coeurs tressaillaient d'orgueil et d'enthousiasme à la pensée qu'ils étaient du même sang que lui et s'appelaient du même nom. Probablement, si le dérivé actif du verbe aimer (aimant) s'était prêté même autant que la forme passive--bien-aimé--à un emploi religieux, les traducteurs l'auraient préféré aux adjectifs quelque peu fades qu'ils nous donnent. Il est bon, en tout cas, de se rappeler que lorsque le psalmiste dit : (Ps 4:4) « Sachez que l'Éternel s'est choisi un hasîd », il pensait à la protection immédiate, efficace, infatigable que le cheik accordait à son « fils », et au dévouement enthousiaste et à la loyauté passionnée que celui-ci vouait à son « père ». La bonté de Dieu n'était pas une bienveillance passagère, elle était inséparable de la relation que Dieu avait établie une fois pour toutes avec Israël quand il avait « traité alliance » avec lui. Tout bon Israélite se reposait en elle et s'efforçait de rendre à Dieu la pareille, de l'amour loyal, inébranlable, intéressant toutes ses activités.

« Quand le pharisaïsme du parti conservateur usurpa à son profit exclusif le titre de hasîdim, « pieux », « peuple de Dieu », et abusa de ses victoires pour opprimer ceux qui ne pensaient pas comme lui, les vrais enfants de Dieu abandonnèrent les noms de fidèles, pieux, en faveur de ceux de pauvres, humbles qui convenaient mieux à la fois à leur situation sociale et à leur expérience religieuse. Le sentiment du péché devient plus vif, l'abîme qui sépare le Dieu saint de l'homme pécheur se creuse plus profondément, on sent davantage son insuffisance. Ce sont là les « pauvres » que notre Seigneur proclame heureux. » (Mt 5) (Ch. Greig.)

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Versets relatifs

    • 1 Samuel 20

      15 Et que tu ne retires point ta bonté de ma maison, à jamais, non pas même quand l'Éternel aura retranché tous les ennemis de David de dessus la face de la terre ?

      Psaumes 4

      4 Tremblez, et ne péchez point ! Parlez en vos coeurs sur votre couche, et gardez le silence ! (Sélah.)

      Psaumes 13

      6 Pour moi, je me confie en ta bonté ; mon coeur se réjouira de ton salut ; je chanterai à l'Éternel, parce qu'il m'aura fait du bien.

      Psaumes 18

      26 Avec celui qui est pur, tu te montres pur ; mais avec le pervers, tu agis selon sa perversité.

      Psaumes 31

      24 Demeurez fermes, et que votre coeur se fortifie, vous tous qui vous attendez à l'Éternel !

      Psaumes 36

      8 Ils sont rassasiés de l'abondance de ta maison, et tu les abreuves au fleuve de tes délices.

      Psaumes 62

      12 A toi aussi, Seigneur, la miséricorde ! Oui, tu rendras à chacun selon son oeuvre.

      Psaumes 78

      1 Maskil (cantique) d'Asaph. Écoute ma loi, ô mon peuple ! Prêtez l'oreille aux paroles de ma bouche.
      2 J'ouvrirai ma bouche pour prononcer des discours sententieux ; je publierai les secrets des temps anciens,
      3 Que nous avons entendus et connus, et que nos pères nous ont racontés.
      4 Nous ne les cacherons point à leurs enfants ; nous raconterons à la race future les louanges de l'Éternel, et sa force, et les merveilles qu'il a faites.
      5 Il établit un témoignage en Jacob ; il mit en Israël une loi, qu'il ordonna à nos pères de faire connaître à leurs enfants ;
      6 Afin que la génération suivante, les enfants à venir, la connussent, et qu'en grandissant ils la racontassent à leurs enfants ;
      7 Qu'ils missent en Dieu leur confiance, qu'ils n'oubliassent pas les oeuvres de Dieu, et qu'ils gardassent ses commandements ;
      8 Et qu'ils ne fussent pas, comme leurs pères, une génération rebelle et indocile, génération qui ne disposa point son coeur, et dont l'esprit ne fut pas fidèle à Dieu.
      9 Les fils d'Éphraïm, armés et tirant de l'arc, ont tourné le dos au jour du combat.
      10 Ils n'ont point gardé l'alliance de Dieu, et n'ont pas voulu marcher dans sa loi.
      11 Ils ont mis en oubli ses exploits, et ses merveilles qu'il leur avait fait voir.
      12 Il fit des prodiges devant leurs pères, au pays d'Égypte, aux champs de Tsoan.
      13 Il fendit la mer et les fit passer ; il dressa les eaux comme en un monceau ;
      14 Et il les conduisit, le jour par la nuée, et toute la nuit par la clarté du feu.
      15 Il fendit les rochers au désert, et les abreuva comme à flots abondants.
      16 De la pierre il fit sortir des ruisseaux ; il fit descendre les eaux comme des rivières.
      17 Mais ils continuèrent à pécher contre lui, se rebellant contre le Très-Haut dans le désert.
      18 Ils tentèrent Dieu dans leur coeur, demandant des mets selon leur désir.
      19 Ils parlèrent contre Dieu et dirent : Dieu pourrait-il dresser une table au désert ?
      20 Voici, il a frappé la roche, et des eaux ont coulé, et des torrents se sont répandus : pourra-t-il bien donner du pain, préparer de la chair à son peuple ?
      21 Aussi l'Éternel l'entendit et s'indigna ; un feu s'alluma contre Jacob, et la colère s'éleva contre Israël ;
      22 Parce qu'ils n'avaient pas cru en Dieu, et ne s'étaient pas confiés en son salut.
      23 Alors il commanda aux nuées en haut, et ouvrit les portes des cieux.
      24 Il fit pleuvoir sur eux la manne pour nourriture, et leur donna le froment des cieux.
      25 Chacun mangea le pain des puissants ; il leur envoya des vivres à souhait.
      26 Il fit lever le vent d'orient dans les cieux, et amena par sa force le vent du midi.
      27 Il fit pleuvoir sur eux de la chair comme de la poussière, et des oiseaux ailés, comme le sable des mers.
      28 Il les fit tomber au milieu de leur camp, et tout autour de leurs tentes.
      29 Ils mangèrent et furent abondamment repus ; il leur accorda ce qu'ils désiraient.
      30 Ils n'en avaient pas perdu l'envie, les mets étaient encore dans leur bouche,
      31 Que la colère de Dieu monta contre eux, qu'il tua leurs hommes forts, et abattit l'élite d'Israël.
      32 Et pourtant ils péchèrent encore, et ne crurent point à ses merveilles.
      33 Il consuma leurs jours par un souffle, et leurs années par un effroi soudain.
      34 Quand il les tuait, ils s'enquéraient de lui, et se remettaient à chercher Dieu.
      35 Ils se souvenaient que Dieu était leur rocher, et le Dieu Très-Haut leur rédempteur.
      36 Mais ils faisaient beau semblant de leur bouche, et de leur langue ils lui mentaient.
      37 Leur coeur n'était pas droit envers lui, et ils n'étaient pas fidèles à son alliance.
      38 Mais lui, miséricordieux, pardonnait le crime et ne les détruisait pas ; souvent il revint de sa colère, et n'éveilla pas toute sa fureur.
      39 Et il se souvint qu'ils n'étaient que chair, un vent qui passe et ne revient pas.
      40 Que de fois ils se rebellèrent contre lui au désert, et le contristèrent dans la solitude !
      41 Ils recommencèrent à tenter Dieu et à provoquer le Saint d'Israël ;
      42 Ils ne se souvinrent plus de sa main, du jour où il les délivra de l'oppresseur,
      43 Lorsqu'il manifesta ses prodiges en Égypte, et ses miracles dans les champs de Tsoan ;
      44 Qu'il changea leurs fleuves en sang, et ils n'en burent plus les ondes ;
      45 Qu'il envoya contre eux des insectes pour les dévorer et des grenouilles pour les infester ;
      46 Qu'il livra leur récolte aux vermisseaux, et leur travail aux sauterelles ;
      47 Qu'il tua leurs vignes par la grêle, et leurs sycomores par les frimas ;
      48 Qu'il livra leur bétail à la grêle, et leurs troupeaux à la foudre ;
      49 Qu'il envoya contre eux l'ardeur de son courroux, l'indignation, la colère, la détresse, déchaînant les messagers de malheur.
      50 Il donna carrière à sa colère, et ne préserva point leur âme de la mort ; il livra leur vie à la mortalité.
      51 Il frappa dans l'Égypte tous les premiers-nés, les prémices de la force dans les tentes de Cham.
      52 Il fit partir son peuple comme des brebis, et les conduisit par le désert comme un troupeau.
      53 Il les mena en sûreté et sans crainte ; mais la mer couvrit leurs ennemis.
      54 Il les fit parvenir dans ses frontières saintes, à la montagne que sa droite a conquise.
      55 Il chassa devant eux des nations ; il les leur fit échoir en portions d'héritage, et logea les tribus d'Israël dans leurs tentes.
      56 Mais ils tentèrent et irritèrent le Dieu Très-Haut, et ne gardèrent point ses témoignages.
      57 Ils reculèrent et furent infidèles comme leurs pères ; ils tournèrent comme un arc qui trompe.
      58 Ils le provoquèrent par leurs hauts lieux, et l'émurent à jalousie par leurs idoles.
      59 Dieu l'entendit et s'indigna ; il prit Israël en aversion.
      60 Il abandonna la demeure de Silo, la tente qu'il avait dressée parmi les hommes.
      61 Il livra sa gloire à la captivité, et sa majesté aux mains de l'ennemi.
      62 Il abandonna son peuple à l'épée, et s'indigna contre son héritage.
      63 Le feu dévora ses jeunes hommes, et ses vierges ne furent point chantées.
      64 Ses sacrificateurs tombèrent par l'épée, et ses veuves ne pleurèrent pas.
      65 Alors le Seigneur s'éveilla comme un homme qui dort, comme un guerrier à qui le vin fait jeter des cris.
      66 Il refoula ses adversaires ; il les chargea d'un opprobre éternel.
      67 Mais il rejeta la tente de Joseph, et ne choisit pas la tribu d'Éphraïm.
      68 Il choisit la tribu de Juda, la montagne de Sion qu'il aime.
      69 Il bâtit son sanctuaire comme les lieux très hauts, comme la terre qu'il a fondée pour toujours.
      70 Il choisit David son serviteur, et le prit des parcs des brebis.
      71 Il l'amena d'auprès de celles qui allaitent, pour paître Jacob, son peuple, et Israël, son héritage.
      72 Alors David les fit paître suivant l'intégrité de son coeur, et les conduisit par la sagesse de ses mains.

      Psaumes 86

      2 Garde mon âme, car je suis de ceux qui t'aiment ; ô toi, mon Dieu, sauve ton serviteur qui se confie en toi !

      Psaumes 103

      4 Qui retire ta vie de la fosse ; qui te couronne de bonté et de compassion ;
      8 L'Éternel est compatissant et miséricordieux ; lent à la colère et abondant en grâce.
      11 Car autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant sa bonté est grande sur ceux qui le craignent.
      17 Mais la bonté de l'Éternel est de tout temps et à toujours sur ceux qui le craignent, et sa justice pour les enfants de leurs enfants,

      Psaumes 148

      14 Il a élevé la force de son peuple, sujet de louange pour tous ses fidèles, pour les enfants d'Israël, peuple qui est près de lui. Louez l'Éternel !

      Psaumes 149

      1 Louez l'Éternel ! Chantez à l'Éternel un cantique nouveau, et sa louange dans l'assemblée de ses bien-aimés.
      5 Que ses bien-aimés triomphent avec gloire ; qu'ils poussent des cris de joie sur leur couche !

      Esaïe 40

      6 Une voix dit : Crie. Et on répond : Que crierai-je ? -Toute chair est comme l'herbe, et toute sa grâce comme la fleur des champs.

      Jérémie 2

      2 Va, et crie aux oreilles de Jérusalem, et dis : Ainsi a dit l'Éternel : Il me souvient à ton égard de l'affection de ta jeunesse, de l'amour de tes fiançailles, quand tu me suivais au désert, dans une terre qu'on n'ensemence point.

      Osée 4

      12 Mon peuple consulte son bois, et son bâton lui prophétise ; car l'esprit de fornication égare, et ils se prostituent en abandonnant leur Dieu.

      Osée 6

      4 Que te ferai-je, Éphraïm ? Que te ferai-je, Juda ? Votre piété est comme la nuée du matin, comme la rosée qui dès le matin se dissipe.
      6 Car c'est la piété que j'aime et non le sacrifice, et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.

      Matthieu 5

      1 Or Jésus, voyant la multitude, monta sur une montagne ; et lorsqu'il fut assis, ses disciples s'approchèrent de lui.
      2 Et ouvrant sa bouche, il les enseignait, en disant :
      3 Heureux les pauvres en esprit ; car le royaume des cieux est à eux.
      4 Heureux ceux qui sont dans l'affliction ; car ils seront consolés.
      5 Heureux les débonnaires ; car ils hériteront de la terre.
      6 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice ; car ils seront rassasiés.
      7 Heureux les miséricordieux ; car ils obtiendront miséricorde.
      8 Heureux ceux qui ont le coeur pur ; car ils verront Dieu.
    • 1 Samuel 20

      15 ne retire jamais ta bonté envers ma famille, pas même lorsque l'Eternel supprimera chacun de tes ennemis de la surface de la terre.

      Psaumes 4

      4 Sachez que l’Eternel s’est choisi un homme fidèle. L’Eternel entend quand je crie à lui.

      Psaumes 13

      6 Moi, j’ai confiance en ta bonté, j’ai de la joie dans le cœur à cause de ton salut. Je veux chanter en l’honneur de l’Eternel, car il m’a fait du bien.

      Psaumes 18

      26 Avec celui qui est fidèle tu te montres fidèle, avec l’homme intègre tu agis avec intégrité,

      Psaumes 31

      24 Aimez l’Eternel, vous, tous ses fidèles ! L’Eternel garde les croyants, mais il punit sévèrement les orgueilleux.

      Psaumes 36

      8 Combien ta bonté est précieuse, ô Dieu ! A l’ombre de tes ailes les hommes cherchent un refuge.

      Psaumes 62

      12 Dieu a parlé une fois, deux fois j’ai entendu ceci : c’est que la force appartient à Dieu.

      Psaumes 78

      1 Cantique d’Asaph. Mon peuple, écoute mes instructions ! Prête l’oreille aux paroles de ma bouche !
      2 *J’ouvre la bouche pour parler en paraboles, j’annonce la sagesse du passé.
      3 Ce que nous avons entendu, ce que nous savons, ce que nos pères nous ont raconté,
      4 nous ne le cacherons pas à leurs enfants ; nous redirons à la génération future les louanges de l’Eternel, sa puissance et les merveilles qu’il a accomplies.
      5 Il a établi un témoignage en Jacob, il a mis une loi en Israël, et il a ordonné à nos ancêtres de l’enseigner à leurs enfants
      6 pour que la génération future, celle des enfants à naître, la connaisse, et que, devenus grands, ils en parlent à leurs enfants.
      7 Ainsi, ils mettraient leur confiance en Dieu, ils n’oublieraient pas la manière d’agir de Dieu et respecteraient ses commandements.
      8 Ainsi, ils ne seraient pas comme leurs ancêtres : une génération désobéissante et rebelle, une génération dont le cœur était inconstant et dont l’esprit n’était pas fidèle à Dieu.
      9 Les hommes d’Ephraïm, armés de leur arc, ont tourné le dos, le jour du combat.
      10 Ils n’ont pas gardé l’alliance de Dieu, ils ont refusé de se conformer à sa loi.
      11 Ils ont oublié ses actes, les merveilles qu’il leur avait fait voir.
      12 Devant leurs ancêtres, il avait fait des miracles en Egypte, dans les campagnes de Tsoan :
      13 il avait fendu la mer pour les faire passer, il avait dressé l’eau comme une muraille.
      14 Il les avait guidés le jour par la nuée, et toute la nuit par un feu éclatant.
      15 Il avait fendu des rochers dans le désert, et il leur avait donné à boire en abondance.
      16 Du rocher il avait fait jaillir des sources et couler de l’eau, comme des fleuves.
      17 Mais ils ont continué à pécher contre lui, à se révolter contre le Très-Haut dans le désert.
      18 Ils ont provoqué Dieu dans leur cœur en demandant de la nourriture à leur goût.
      19 Ils ont parlé contre Dieu, ils ont dit : « Dieu pourrait-il dresser une table dans le désert ?
      20 Voici, il a frappé le rocher et l’eau a coulé, des torrents se sont déversés. Pourra-t-il aussi donner du pain ou fournir de la viande à son peuple ? »
      21 L’Eternel a entendu cela, et il a été irrité ; un feu s’est allumé contre Jacob, et la colère a éclaté contre Israël
      22 parce qu’ils n’ont pas cru en Dieu, parce qu’ils n’ont pas eu confiance dans son secours.
      23 Il a donné ses ordres aux nuages d’en haut, et il a ouvert les portes du ciel ;
      24 il a fait pleuvoir sur eux de la manne comme nourriture, *il leur a donné le pain du ciel.
      25 Ils ont tous mangé ce pain des grands, il leur a envoyé de la nourriture à satiété.
      26 Il a fait souffler dans le ciel le vent d’est, et il a amené par sa puissance le vent du sud.
      27 Il a fait pleuvoir sur eux la viande comme de la poussière, et les oiseaux ailés comme le sable de la mer ;
      28 il les a fait tomber au milieu de leur camp, tout autour de leurs tentes.
      29 Ils ont mangé et ont été pleinement rassasiés : Dieu leur a donné ce qu’ils avaient désiré.
      30 Mais ils n’avaient pas encore assouvi leur désir, ils avaient encore la nourriture dans la bouche,
      31 quand la colère de Dieu a éclaté contre eux : il a fait mourir les plus vigoureux, il a abattu les jeunes hommes d’Israël.
      32 Malgré tout cela, ils ont continué à pécher et n’ont pas cru à ses merveilles.
      33 Il a mis un terme à leurs jours d’un seul souffle, à leurs années par une fin soudaine.
      34 Quand il les frappait de mort, ils le cherchaient, ils revenaient à Dieu, ils se tournaient vers lui.
      35 Ils se souvenaient que Dieu était leur rocher, que le Dieu très-haut était celui qui les rachetait.
      36 Cependant, ils le trompaient de la bouche, ils lui mentaient de la langue.
      37 Leur cœur ne lui était pas fermement attaché et ils n’étaient pas fidèles à son alliance.
      38 Pourtant lui, dans sa compassion, il pardonne la faute et ne détruit pas, il retient souvent sa colère et ne s’abandonne pas à toute sa fureur.
      39 Il s’est souvenu qu’ils n’étaient que des créatures, un souffle qui s’en va et ne revient pas.
      40 Que de fois ils se sont révoltés contre lui dans le désert ! Que de fois ils l’ont irrité dans les lieux arides !
      41 Ainsi, ils ont recommencé à provoquer Dieu, à attrister le Saint d’Israël.
      42 Ils ne se sont pas souvenus de sa puissance, du jour où il les avait délivrés de l’ennemi,
      43 des miracles qu’il avait accomplis en Egypte et de ses prodiges dans les campagnes de Tsoan :
      44 il avait changé leurs fleuves en sang, et ils n’avaient pu en boire l’eau.
      45 Il avait envoyé contre eux des mouches venimeuses qui les dévoraient et des grenouilles qui leur apportaient la dévastation.
      46 Il avait livré leurs récoltes aux criquets, le produit de leur travail aux sauterelles.
      47 Il avait détruit leurs vignes par la grêle, et leurs sycomores par la gelée.
      48 Il avait abandonné leur bétail à la grêle, et leurs troupeaux à la foudre.
      49 Il avait lâché contre eux son ardente colère, la fureur, la rage et la détresse, une troupe d’anges de malheur.
      50 Il avait donné libre cours à sa colère : il ne les avait pas sauvés de la mort, il avait livré leur vie à la peste.
      51 Il avait frappé tous les premiers-nés de l’Egypte, ceux qui étaient les aînés des enfants sous les tentes de Cham.
      52 Il avait fait partir son peuple comme des brebis, il les avait conduits comme un troupeau dans le désert.
      53 Il les avait guidés en toute sécurité, pour qu’ils soient sans crainte, et la mer avait recouvert leurs ennemis.
      54 Il les avait amenés sur son saint territoire, jusqu’à la montagne que sa main droite avait conquise.
      55 Il avait chassé des nations devant eux, leur avait distribué le pays en héritage et avait fait habiter les tribus d’Israël dans les tentes de ces peuples.
      56 Mais ils ont provoqué le Dieu très-haut et se sont révoltés contre lui, ils n’ont pas respecté ses instructions.
      57 Ils se sont éloignés et ont été infidèles comme leurs ancêtres, ils se sont retournés comme un arc trompeur.
      58 Ils l’ont irrité par leurs hauts lieux, ils ont excité sa jalousie par leurs idoles.
      59 Dieu a entendu cela, et il a été irrité, il a durement rejeté Israël.
      60 Il a abandonné la demeure de Silo, la tente où il habitait parmi les hommes.
      61 Il a livré sa puissance à l’exil, et sa parure entre les mains de l’ennemi.
      62 Il a livré son peuple à l’épée, il s’est irrité contre son héritage :
      63 le feu a dévoré ses jeunes gens, et ses vierges n’ont plus été célébrées ;
      64 ses prêtres sont tombés par l’épée, et ses veuves n’ont pas pleuré leurs morts.
      65 Le Seigneur s’est éveillé comme un homme qui a dormi, comme un héros ragaillardi par le vin.
      66 Il a frappé ses adversaires et les a fait reculer, il les a couverts d’une honte éternelle.
      67 Il a rejeté la tente de Joseph, il n’a pas choisi la tribu d’Ephraïm,
      68 mais il a choisi la tribu de Juda, le mont Sion qu’il aimait.
      69 Il y a construit son sanctuaire, solide comme les hauteurs, comme la terre qu’il a établie pour toujours.
      70 Il a choisi David, son serviteur, et l’a fait sortir des bergeries ;
      71 il l’a pris derrière les brebis qui allaitent pour faire de lui le berger de Jacob, son peuple, d’Israël, son héritage.
      72 David les a dirigés avec un cœur intègre et les a guidés avec des mains habiles.

      Psaumes 86

      2 Garde mon âme, car je suis fidèle ! Mon Dieu, sauve ton serviteur qui se confie en toi !

      Psaumes 103

      4 C’est lui qui délivre ta vie de la tombe, qui te couronne de bonté et de compassion.
      8 L’Eternel fait grâce, il est rempli de compassion, il est lent à la colère et riche en bonté.
      11 mais autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant sa bonté est grande pour ceux qui le craignent ;
      17 *Mais la bonté de l’Eternel dure d’éternité en éternité pour ceux qui le craignent, et sa justice demeure pour les enfants de leurs enfants,

      Psaumes 148

      14 Il a relevé la force de son peuple : c’est un sujet de louange pour tous ses fidèles, pour les Israélites, pour le peuple qui est près de lui. Louez l’Eternel !

      Psaumes 149

      1 Louez l’Eternel ! Chantez en l’honneur de l’Eternel un cantique nouveau, chantez sa louange dans l’assemblée des fidèles !
      5 Que les fidèles exultent dans la gloire, qu’ils poussent des cris de joie sur leur lit !

      Esaïe 40

      6 Une voix a dit : « Proclame un message ! » Et j’ai répondu : « Que dois-je proclamer ? » « *Toute créature est comme l'herbe, et toute sa beauté comme la fleur des champs.

      Jérémie 2

      2 « Va crier aux oreilles de Jérusalem : ‘Voici ce que dit l’Eternel : Je me souviens de ton attachement de jeune fille, de ton amour de jeune mariée. Tu me suivais alors dans le désert, sur une terre impossible à ensemencer.

      Osée 4

      12 Mon peuple consulte son bois, et c'est son bâton qui lui parle ! En effet, l'esprit de prostitution égare, et ils se prostituent loin de leur Dieu.

      Osée 6

      4 Que puis-je te faire, Ephraïm ? Que puis-je te faire, Juda ? Votre attachement est pareil à la nuée du matin, à la rosée qui se dissipe très vite.
      6 En effet, *je prends plaisir à la bonté et non aux sacrifices, à la connaissance de Dieu plus qu’aux holocaustes.

      Matthieu 5

      1 A la vue de ces foules, Jésus monta sur la montagne. Il s'assit et ses disciples s'approchèrent de lui.
      2 Puis il prit la parole pour les enseigner ; il dit :
      3 « Heureux ceux qui reconnaissent leur pauvreté spirituelle, car le royaume des cieux leur appartient !
      4 Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés !
      5 Heureux ceux qui sont doux, car ils hériteront la terre !
      6 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !
      7 Heureux ceux qui font preuve de bonté, car on aura de la bonté pour eux !
      8 Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu !
    • 1 Samuel 20

      Psaumes 4

      Psaumes 13

      Psaumes 18

      Psaumes 31

      Psaumes 36

      Psaumes 62

      Psaumes 78

      1

      L'attention du peuple est attirée. (Psaumes 78:1-8)
      L'histoire d'Israël. (Psaumes 78:9-39)
      Son établissement en Canaan. (Psaumes 78:40-55)
      La prière à Dieu faite par Israël contraste avec son ingratitude. (Psaumes 78:56-72)

      Ces paroles sont obscures et pleines de gravité, elles doivent être soigneusement étudiées. La loi de Dieu a été délivrée en vue d'être enseignée avec diligence aux enfants d'Israël et afin que l'église puisse également l'observer pour toujours. La loi souligne la Providence divine, à la fois dans sa grâce et son jugement, de façon à encourager et à fortifier le peuple en vue de rechercher la volonté de Dieu. Les œuvres divines affermissent notre détermination à garder Ses commandements. L'hypocrisie est la route principale qui mène à l'apostasie ; ceux qui n'ont pas le cœur droit ne pourront se tenir en toute quiétude devant Dieu. Beaucoup de parents, par pure négligence ou dans un esprit d'iniquité, deviennent de véritables meurtriers de leurs enfants. Quant aux jeunes, bien qu'ils doivent se soumettre en tous points aux choses légales, ils ne doivent pas obéir aux ordres du péché ni copier les exemples coupables.
      9 Le péché déprime les hommes et accapare leur cœur. L'oubli des œuvres de Dieu est la cause de la désobéissance à Ses ordonnances. Ce récit relate la lutte entre la bonté de Dieu et la méchanceté des hommes. Le Seigneur entend tous nos murmures et tous nos doutes, ce qui Le déçoit. Ceux qui ne croient pas en la puissance de la miséricorde divine rencontreront le feu de Son indignation. Ces personnes ne placent pas leur confiance dans le salut de Dieu ni dans Sa Providence, ils n'en tirent aucune joie. Quant à ceux, qui par la foi et la prière, demandent, recherchent et frappent à la porte, les cieux leur seront ouverts à tout instant ; et nos doutes vis à vis de Dieu aggravent considérablement notre état de pécheur.

      L'auteur exprime ce sentiment face à la provocation du peuple ; celui-ci n'a pas renié son péché mais il l'a, au contraire, toléré. La tolérance ne se base sur aucun fondement. Ceux qui sont indulgents avec eux-mêmes ne pourront se défaire de cet état. Ceux qui ont le cœur réellement endurci ne pourront être touchés par la grâce du Seigneur ni brisés par Ses jugements. Ceux qui pratiquent le péché en permanence doivent savoir qu'ils devront en subir toutes les conséquences. Et la raison pour laquelle nous cheminons dans un univers si peu encourageant est que nous ne vivons pas par la foi. Devant toutes ces réprimandes, le peuple exprima sa repentance ; il n'était cependant pas sincère ni constant dans ses voies. Dans l'histoire d'Israël nous avons une image de notre propre cœur et de notre vie. La patience de Dieu, Ses avertissements et Ses grâces n'ont fait qu'endurcir le cœur du peuple contre Sa loi. Et l'histoire le confirme. Les jugements et la miséricorde divine n'ont été que de peu d'utilité, jusqu'à ce que le niveau de leur iniquité ait débordé. De même, les plus grands profits dont l'église a pu bénéficier ne l'ont pas empêché de violer les commandements de Dieu.

      Même les croyants sincères peuvent avouer qu'ils ont abusé de la bonté divine, de la Providence. Quand ils seront aux cieux, combien ils pourront admirer la patience du Seigneur et la grâce qui leur ont été accordées, pour qu'ils soient intégrés dans Son royaume !

      40 Ceux qui bénéficient des miséricordes divines ne doivent pas continuer à pratiquer le péché car ils s'exposent en contrepartie à être punis ; ceux qui subissent la réprimande de Dieu ne doivent pas être découragés, ils doivent continuer à se repentir. Le Saint d'Israël entreprend toutes choses qui d'une part, soulignent Sa gloire et d'autre part contribuent au bien de Son peuple. La mémoire oublieuse de ce dernier limite les perspectives divines mises à sa disposition.

      Dieu mène Son peuple en avant, comme des brebis ; Il le guide dans les endroits hostiles, tel un berger qui mène son troupeau avec soin et tendresse. Il en est ainsi avec notre grand Dieu, avec Jésus qui guide Son église de la même manière ; mais ni la beauté du pays de Canaan, ni les avantages de ce monde ne devraient nous faire oublier que l'église traverse un monde hostile et qu'elle est vouée à l'héritage glorieux réservé au peuple de Dieu.

      56 Après que les Israélites furent établis en Canaan, les enfants firent les mêmes choses que leurs pères. Dieu leur fit toutes les recommandations nécessaires mais ils n'écoutèrent pas. Les péchés qu'ils commirent les incitèrent à avoir une certaine haine contre la sainteté de Dieu, et les exposèrent à Sa justice.

      Ceux que le Seigneur abandonne deviennent à la longue une proie vulnérable pour le destructeur. Tôt ou tard Dieu couvrira de honte Ses ennemis. Il a établi une règle de vie parfaite pour son peuple, tel un monarque le ferait pour ses sujets. Le psalmiste avait de bonnes raisons pour implorer la faveur de Dieu envers Israël, afin que ces choses finissent ; car David était en quelque sorte une image de Christ, le bon Berger qui, d'une position d'humilité s'est retrouvé élevé au plus haut point ; un Christ en qui nous pouvons placer toute notre confiance, dont il était prédit qu'Il serait rempli d'un esprit de sagesse et de compassion, d'une droiture parfaite, qu'Il aurait des mains qui guérissent ; Son royaume et Sa paix n'auront pas de fin. Toutes les épreuves traversées jusqu'à présent par l'humanité confirment la véracité de l'Écriture et disant en particulier à quel point le cœur est trompeur, mauvais ; tout, par l'Esprit Saint, peut être une nouveauté de vie.

      Psaumes 86

      Psaumes 103

      Psaumes 148

      Psaumes 149

      1

      La joie du peuple de Dieu. (Psaumes 149:1-5)
      La terreur de ses ennemis. (Psaumes 149:6-9)

      Les miséricordes incessantes que Dieu nous accorde, nous appellent à entonner des chants de louange, à la fois sur terre et dans les cieux. Et les « Fils de Sion » ne doivent pas seulement glorifier Dieu, leur créateur, mais ils doivent se réjouir en Lui, ayant été créés en Christ, et étant rendus saints, parmi les hommes. Le Seigneur prend plaisir en Son peuple ; celui-ci, en retour, devrait se réjouir en Lui. Quand le Seigneur Jésus a montré aux pécheurs leur indignité, Il les a ornés des grâces de Son Esprit, Il leur a donné un modèle de Son image afin qu'ils soient heureux, dans Sa joie, éternellement.

      Que Ses saints, dès l'aube, puissent le glorifier par des chants de louange. Qu'ils se réjouissent, même sur leur lit de mort, étant assurés qu'ils sont en route vers le repos éternel et la gloire.

      Esaïe 40

      Jérémie 2

      Osée 4

      12 Certains consultaient des images au lieu de la divine Parole. Cela ne pouvait conduire qu'au désordre et au péché. De tels personnes s'exposent à de véritables fléaux et ne peuvent qu'inciter le peuple au vice. Juda ne partageait pas l'adoration idolâtre d'Israël. Ce dernier se vouait à ce moment aux idoles et devait être de ce fait, être mis à part.

      Quand les pécheurs rejettent le joug de Christ, ils continuent à pratiquer leur péché jusqu'à ce que le Seigneur dise : « laissez-les seuls ». Ils ne reçoivent alors plus aucun avertissement, ne sont plus sujets à aucune conviction : C'est à ce moment que Satan les prend entièrement sous sa domination, afin qu'ils soient prêts pour la destruction.

      C'est un jugement triste et bien douloureux, de voir ainsi un homme détruit par son propre péché. Ceux qui ne sont pas sensibilisés par leur péché se verront détruits par lui.

      Soyons prudents, afin de ne pas tomber dans ce terrible état ; la colère divine, telle une tempête mugissante, conduira bien vite les pécheurs impunis, à leur ruine.

      Osée 6

      4 Parfois, Israël et Juda semblaient, par leurs souffrances, être disposés à se repentir ; cet élan disparaissait hélas bien vite, tel un nuage matinal, vide de toute pluie et de rosée ; ils retombaient finalement au même point d'ignominie. Le Seigneur, en conséquence, leur envoya de terribles messages, par la voix de leurs prophètes : la Parole de Dieu sera la perte, à la fois du péché et du pécheur.

      Dieu désire plutôt la grâce que le sacrifice et la connaissance de Sa personne produira une crainte pleine de sainteté et d'amour. Ceci révèle la folie de ceux qui se fient aux préceptes de ce monde, ou qui continuent à aimer à la fois Dieu et l'homme.

      Comme Adam a rompu l'alliance divine vers le paradis, de même, Israël, en tant que nation, s'est séparé de Dieu, malgré toutes les faveurs reçues. Juda aussi, était « mûr » pour subir les jugements divins.

      Que le Seigneur place en notre cœur la crainte divine, qu'Il bâtisse Son royaume en nous, qu'Il ne nous laisse jamais livrés à nous-mêmes et qu'Il ne nous laisse pas submergés par la tentation.

      Matthieu 5

      1

      Le sermon de Christ sur la montagne. (Matthieu 5:1,2)
      Ceux qui sont bénis. (Matthieu 5:3-12)
      Exhortations et avertissements. (Matthieu 5:13-16)
      Christ est venu pour confirmer la loi. (Matthieu 5:17-20)
      Le sixième commandement. (Matthieu 5:21-26)
      Le septième commandement. (Matthieu 5:27-32)
      Le troisième commandement. (Matthieu 5:33-37)
      La loi relative à la vengeance. (Matthieu 5:38-42)
      Explications sur la loi de l'amour. (Matthieu 5:43-48)

      Personne ne trouvera le bonheur dans ce monde ni dans le Royaume des cieux, s'il ne le cherche pas en Christ, par Sa Parole.

      Christ allait enseigner à la foule, le mal qu'elle devait fuir, et le bien qu'elle devait rechercher.

      3 Notre Sauveur donne ici huit catégories de personnes, à même de recevoir des bénédictions ; ces dernières nous sont directement applicables, en tant que chrétiens.

      1. Heureux les « pauvres en esprit ». Ils adaptent leur mentalité à leur modeste condition. Ils sont humbles et vivent dans la simplicité. Ils connaissent leurs différents besoins, ils pleurent sur leur culpabilité, et ont « soif » d'un Rédempteur. Le Royaume de la Grâce est pour de telles personnes ; le Royaume de Gloire est pour eux !

      2. Heureux ceux qui pleurent. Il semble qu'il s'agisse ici d’un chagrin issu de la piété, celui qui produit la véritable repentance, la vigilance vis-à-vis du mal, un esprit contrit, une dépendance continuelle à la miséricorde de Dieu, en Jésus-Christ, avec une recherche constante du Saint-Esprit, et de la sanctification. Le ciel est la joie de notre Seigneur ; une montagne de joie, vers laquelle nous conduit notre chemin à travers une vallée de larmes. Ceux qui sont ainsi affligés seront consolés par « leur » Dieu !

      3. Heureux ceux qui sont pleins de douceur. Les doux, les débonnaires, sont ceux qui se soumettent en toute quiétude à Dieu ; ils peuvent supporter l'insulte : ils restent silencieux, ou répliquent par une réponse pleine de douceur ; ils savent, dans leur patience, garder leur âme, alors qu’ils ne savent garder d’autres choses qu’avec peine. Ces débonnaires sont heureux, même ici-bas. La douceur de caractère amène la richesse, le réconfort, et la sécurité, même en ce monde !

      4. Heureux ceux qui ont faim et soif de justice. Le terme « justice » concerne ici toutes les bénédictions spirituelles. Celles-ci sont acquises pour nous, par la Justice de Christ, confirmées par la fidélité de Dieu. Nos désirs de bénédictions spirituelles doivent être fervents. Bien que tous les désirs d’obtention de la Grâce ne soient pas perçu en tant que tels par le « monde », ils permettent de voir la Gloire de Dieu, car Il ne nous abandonnera pas, nous qui sommes l'œuvre de Ses propres mains !

      5. Heureux les miséricordieux. Nous devons non seulement supporter patiemment nos propres afflictions, mais nous devons aussi faire tout notre possible pour aider ceux qui sont dans la misère. Nous devons avoir compassion pour les âmes de ceux qui nous entourent, nous devons les aider ; nous devons éprouver de la pitié envers ceux qui pratiquent le péché, et chercher à les extirper de ce « feu dévorant ».

      6. Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu. La sainteté et le bonheur sont ici mentionnés : ils forment un tout. Le cœur doit être purifié par la foi, et consacré à Dieu : « crée en moi un tel cœur pur, ô Dieu ». Nul, s’il n’est pas pur, n'est capable de discerner Dieu, et le ciel ne peut être le lieu de félicité des impurs. Dieu ne pouvant pas supporter l’iniquité des hommes, ces derniers sont incapables de voir Sa pureté.

      7. Heureux ceux qui procurent la paix. Ils l’aiment, ils la désirent, et se plaisent en elle ; ils recherchent la tranquillité. Ils gardent la paix lorsqu'elle n'est pas brisée, et travaillent à son rétablissement lorsqu'elle est rompue. Si ces « pacificateurs » sont bénis, malheur à ceux qui la rompent !

      8. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice. Cette parole est propre au Christianisme : elle est particulièrement soulignée, plus que le reste du texte. Malgré tout, rien dans nos souffrances ne nous permet de mériter quoi que ce soit, de la part de Dieu ; mais ce Dernier pourvoira de Sa Grâce, ceux qui perdent tout pour Lui, même leur vie ; en fin de compte, Il ne les délaissera jamais !

      Béni soit Jésus ! Combien ces enseignements sont différents de ceux des hommes, qui profèrent que l'orgueilleux est heureux et qui admirent celui qui est gai, riche, puissant, et victorieux. Puissions-nous trouver la Miséricorde auprès du Seigneur ; puissions-nous être considérés comme Ses enfants, héritiers de Son Royaume. Armés de ces joies et de cette espérance, nous pouvons affronter en toute sérénité les circonstances les plus douloureuses de l’existence !

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