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HÉBREUX (épître aux)

I Analyse de l'épître.

PRÉAMBULE (Heb 1:1,3). L'auteur, sans aucun préliminaire, pose la thèse qu'il va développe, celle d'une nouvelle révélation de Dieu par son Fils, l'agent de la création, le reflet de sa gloire, l'empreinte de son essence qui, après avoir accompli la purification des péchés, s'est assis à la droite de Dieu.

PREMIÈRE PARTIE (Heb 1:4-10:18). Supériorité de la nouvelle alliance sur l'ancienne.

I re section : (Heb 1:4-7:28) supériorité du Christ sur les organes de l'ancienne alliance.

1. Le Christ est supérieur aux anges (Heb 1:4-2:18). Seul il a droit à l'adoration, il est le Fils, appelé à la royauté. Son abaissement momentané a été nécessaire pour le conduire à la perfection. Les souffrances qu'il a subies parce qu'il participe à la chair et au sang détruisent celui qui a le pouvoir de la mort, c-à-d, le diable. Pour que le Christ pût faire l'expiation des péchés, il fallait qu'il fût semblable aux hommes. Ce développement est coupé dans Heb 2:1,4 par une exhortation pratique incidente sur la nécessité de se tenir fortement à la doctrine du salut proclamée par le Seigneur lui-même, parce qu'elle a plus d'autorité que la parole prononcée par les anges (la Loi), laquelle pourtant était appuyée par des sanctions.

2. Le Christ est supérieur à Moïse (Heb 3:1-4:13). Il est le Fils, tandis que Moïse n'a été qu'un serviteur. Il donne à ceux qui croient en lui un repos que Moïse n'a pu assurer aux Israélites. Il faut donc résister à l'incrédulité qui écarterait du Dieu vivant, pour ne pas perdre la promesse du Royaume de Dieu comme les Israélites sortis d'Egypte ont perdu celle qui leur avait été faite.

3. Le Christ est supérieur aux grands-prêtres de l'ancienne alliance (Heb 4:14-7:18) - Les fidèles qui ont dans les cieux un grand-prêtre qui n'a point péché, bien qu'il ait été tenté, peuvent s'approcher avec hardiesse du trône de grâce. Le Christ n'est pas un grand-prêtre qui, comme ceux d'Israël, doive offrir des sacrifices pour ses péchés. Il est grand-prêtre selon l'ordre de Melchisédec, roi de Salem, lequel n'est que le type du Christ, roi de la justice et de la paix, supérieur au sacerdoce juif puisque Abraham a donné la dîme à Melchisédec et a été béni par lui (Heb 4:14-7:10). Ce développement est interrompu dans Heb 6:1,10 par une importante digression, dans laquelle est développée l'idée qu'il est superflu de revenir sur les doctrines élémentaires puisqu'il est impossible que ceux qui sont tombés, c'est-à-dire vraisemblablement qui, devant la persécution, ont renié leur foi, se convertissent à nouveau. Puisqu'un autre sacerdoce que celui de Lévi a été nécessaire, c'est que le premier ne pouvait conduire à la perfection. Le nouveau sacerdoce appartient à la tribu de Juda ; il est éternel, parce qu'il n'est pas charnel. Il a été établi par un serment de Dieu. Il a pour objet non pas des sacrifices répétés, mais un sacrifice unique dans lequel le grand-prêtre s'offre lui-même une fois pour toutes (Heb 7:11-28).

II e section : (Heb 8:1-10:18) supériorité du sacrifice du Christ sur le sacrifice lévitique.

1. Comparaison des deux alliances (Heb 8:1,13). Le Christ assis à la droite de Dieu est le ministre du sanctuaire céleste. Il ne peut remplir son office sur la terre, où les sacrifices sont réglés par la Loi de Moïse. Mais le culte terrestre n'est que l'ombre d'une réalité céleste dans laquelle le Christ joue le rôle de grand-prêtre et est le médiateur d'une alliance plus parfaite, alliance qui a été annoncée par l'A.T.

2. Supériorité du sanctuaire de la nouvelle alliance (Heb 9:1,14). Par l'interdiction de pénétrer dans le Saint des Saints, le Saint-Esprit a montré que tant que le culte mosaïque subsisterait, l'accès du sanctuaire céleste resterait fermé. Les sacrifices lévitiques ne sont valables que jusqu'au temps de la substitution à l'alliance ancienne d'une alliance meilleure. Le ministère du Christ s'est déroulé dans le sanctuaire céleste, où il a offert son propre sang qui opère une purification éternelle et amène les fidèles à servir le Dieu vivant.

3. Supériorité du sacrifice de la nouvelle alliance (Heb 9:15-10:18). Le Christ est le médiateur d'une nouvelle alliance qui efface les péchés. Le terme de diathèkè, dont se sert l'auteur, en même temps qu'alliance, signifie testament. Par là est introduite l'idée que la mort est nécessaire pour que la diathèkè soit valable. La première alliance a comporté des sacrifices et l'effusion de sang, la nouvelle alliance de même est établie par le sacrifice du Christ, qui est entré au ciel avec son propre sang qui ôte les péchés ; il reviendra une seconde fois pour sauver ceux qui l'attendent. Le sacrifice lévitique, s'il avait pu conduire à la perfection ceux pour qui il était célébré, aurait cessé d'être offert. Il ne fait donc que rappeler le péché. Le sacrifice du Christ, au contraire, sanctifie les pécheurs et n'a pas besoin d'être renouvelé. Après l'avoir offert, le Christ s'est assis à la droite de Dieu : son oeuvre est parfaite.

DEUXIÈME PARTIE (Heb 10:19-13:17). Exhortations morales.

1. Exhortations à la foi (Heb 10:19-11:40). Ceux qui ont été purifiés doivent rester fermes dans la foi, veiller les uns sur les autres s'exhorter mutuellement, ne pas abandonner les assemblées, car le jour du jugement est proche. Ces exhortations sont appuyées par le rappel de la doctrine de l'impossibilité de la seconde repentance. Les fidèles sont exhortés à se souvenir de leur conversion et des souffrances qu'ils ont supportées, afin de garder la foi pour être sauvés (Heb 10:32-39). L'auteur définitif foi « une certitude des choses espérées, une conviction de celles que l'on ne voit pas », et il appuie cette définition par l'exemple des héros de la foi de l'ancienne alliance qui ont vécu sur la terre comme des étrangers et des voyageurs ayant seulement aperçu de loin ce qui leur avait été promis. C'est que Dieu avait en vue pour eux quelque chose de meilleur et qu'il ne voulait pas qu'ils fussent sauvés sans nous (Heb 11:1,40).

2. Exhortations diverses (Heb 12:1-13:16). Il faut être persévérants en gardant les yeux fixés sur Jésus. Les souffrances ne doivent pas décourager, car Dieu châtie ceux qu'il aime. Il faut vivre dans la paix et se sanctifier, car les chrétiens infidèles sont menacés de châtiments plus terribles que ceux qui ont atteint les rebelles de l'ancienne alliance. Il faut être charitables envers les prisonniers et les malheureux, respecter le mariage, être désintéressés. Les fidèles doivent se souvenir de leurs conducteurs, car le Christ est le même hier, aujourd'hui et éternellement. Vient ensuite, en termes très généraux, une polémique contre des erreurs de doctrine qui paraît viser des rites alimentaires et la recommandation d'être soumis aux conducteurs.

CONCLUSION (Heb 13:17-25).

L'auteur demande à ses lecteurs de prier afin qu'il leur soit rendu plus tôt. Après une bénédiction et une doxologie, il leur demande de bien accueillir son exhortation. Ils savent que Timothée a été remis en liberté. S'il vient assez tôt, il les verra avec lui. Salutations pour les conducteurs et les membres de l'Église. Salutations de la part de e ceux d'Italie ». Bénédiction finale.

II La tradition sur l'épître.

Dans la tradition occidentale, l'épître aux Hébreux est généralement placée à la suite des épîtres pauliniennes ; dans la tradition orientale, elle est, le plus souvent, insérée entre 2 Thess, et 1 Tim., c-à-d, entre les épîtres aux Églises et les épîtres aux particuliers. Ce n'est que très exceptionnellement qu'elle figure entre 2Co et Galates, c-à-d, à la place que sa longueur lui assignerait dans la collection des épîtres de Paul. Ces faits montrent qu'elle n'est entrée qu'après coup dans le recueil des ép. de Paul et plus tard en Occident qu'en Orient.

Elle semble avoir été connue à Rome avant la fin du I er siècle. Clément romain, sans la citer, paraît s'en inspirer en plusieurs passages de son épître aux Corinthiens (vers 96). Les premiers témoignages précis se rencontrent à Alexandrie : Pantène la croyait écrite par Paul, qui n'y aurait pas fait figurer son nom parce qu'il s'adressait à des Juifs et qu'il était l'apôtre des Gentils ; Clément d'Alexandrie pensait que Paul l'avait écrite en hébreu, et que Clément romain ou Luc l'avait traduite en grec ; Origène modifia cette théorie parce qu'il se rendit compte que le style de l'épître était trop coulant pour qu'elle pût être une traduction : il supposa que Paul l'avait inspirée, mais qu'un autre l'avait rédigée. Ces théories des Pères alexandrins paraissent avoir été dictées par le désir de concilier deux traditions dont l'une attribuait l'épître à Paul et dont l'autre attestait qu'elle n'était pas de lui. Quoi qu'il en soit, la théorie de l'origine indirectement paulinienne a, de bonne heure, triomphé en Orient des hésitations que l'on pouvait avoir à l'accueillir dans le canon.

En Occident, sa canonisation et son assimilation aux ép. de Paul se sont faites suivant un tout autre processus et ont été beaucoup plus lentes. Irénée, Hippolyte, Gaïus de Rome, s'ils l'ont connue--ce qui reste douteux--ne comptent pourtant que treize ép. de Paul. Le canon de Muratori l'ignore. Tertullien la cite comme de Barnabas, non pas comme un livre canonique, mais comme l'oeuvre d'un compagnon des apôtres. Pendant tout le cours du III e s, l'épître n'est citée en Occident que par Nova-tien qui, comme Tertullien, l'attribue à Barnabas. Les premiers écrivains occidentaux qui, au IV e siècle, l'ont citée comme paulinienne et canonique, sont des hommes comme Hilaire de Poitiers, Lucifer de Cagliari, Priscillien, qui, au cours des controverses ariennes, ont été en relations avec les docteurs orientaux. C'est lorsqu'à la fin du IV e siècle les relations entre l'Église d'Orient et l'Église d'Occident sont devenues plus fréquentes, que l'épître aux Heb a été, si on peut dire, importée d'Orient en Occident et introduite dans le canon de l'Église latine, sous l'influence d'hommes comme saint Jérôme et saint Augustin, qui connaissaient bien les raisons qu'il y avait pour ne pas la considérer comme paulinienne, mais qui se déclaraient liés par l'autorité des Églises d'Orient. L'évolution s'achève avec les conciles africains d'Hippone (393) et de Carthage (397), qui comptent treize épîtres de Paul et une du même aux Heb ; et l'unification est faite par Innocent I er dans sa lettre à Exupère de Toulouse (405) et par le concile de Carthage (419) qui comptent quatorze épîtres de Paul. A partir de ce moment, les doutes sur l'origine paulinienne de l'épître aux Hébreux n'apparaîtront plus que d'une manière sporadique. Ils reprendront une certaine intensité au XVI e siècle avec Érasme et les humanistes et surtout avec Luther qui l'attribue à Apollos et l'exclut du N.T. parce qu'elle enseigne l'impossibilité de la seconde repentance. Mais le concile de Trente étouffera les velléités de critique indépendante des humanistes et le développement dans le protestantisme de la doctrine de l'inspiration triomphera, bien que plus lentement, dans les Églises luthériennes, des doutes relatifs à l'origine de l'épître aux Hébreux.

A l'heure actuelle, en dehors des théologiens catholiques, qui sont liés par le décret du concile de Trente, aucun critique ayant quelque autorité n'envisage l'idée d'une origine directement ou indirectement paulinienne de l'épître aux Hébreux.

III La forme littéraire.

Est-ce une lettre véritable ou bien la forme épistolaire n'y est-elle que fictive ? Les deux hypothèses ont été soutenues, et on a aussi pensé que c'était un traité théologique ou une homélie qui, par une conclusion épistolaire ajoutée après coup par l'auteur lui-même ou par un éditeur, aurait été adressée à un groupe différent de celui pour lequel il avait été primitivement conçu. Le titre « Aux Hébreux » est énigmatique. Il ne paraît pas provenir de l'auteur mais semble avoir été donné sous l'influence de cette réflexion qu'une démonstration de la supériorité de la nouvelle alliance sur l'ancienne doit avoir été composée pour des lecteurs d'origine juive.

L'épître ne s'ouvre pas par une salutation semblable à celles qui figurent en tête de toutes les ép. pauliniennes. Le caractère majestueux et la perfection littéraire de la première phrase ne permettent pas d'admettre qu'elle ait pu originairement être précédée d'une salutation qui aurait été intentionnellement ou accidentellement supprimée. Mais cela ne prouve pas que l'épître aux Heb ne soit pas une lettre, car il faut juger sur l'ensemble, et il ne serait pas impossible de supposer que l'auteur, écrivant à une époque de persécutions, ait pris la précaution de ne pas nommer directement ceux à qui il s'adressait, pour le cas où sa lettre serait tombée entre des mains païennes.

Dans l'épître aux Hébreux, il n'y a pas, autant que dans la plupart des ép. de Paul, de traits concrets désignant un cercle défini de lecteurs. Il y a cependant assez d'indices précis prouvant que l'auteur a en vue un groupe de chrétiens dont il connaît la situation (Heb 2:3 4:1 5:11-14 12:4 13:7,9,17). C'est surtout la conclusion qu'il faut considérer, notamment l'invitation que l'auteur adresse de prier pour qu'il soit rendu à ses lecteurs (Heb 13:19), ce qu'il dit de la mise en liberté de Timothée et de la visite qu'il projette de faire en sa compagnie (Heb 13:23), les salutations pour les conducteurs et les saints et les salutations de la part de « ceux d'Italie » (Heb 13:17-24). On a, il est vrai, supposé que 1a conclusion pourrait avoir été ajoutée après coup pour donner au document un caractère épistolaire qu'il n'aurait pas eu primitivement. Mais, outre que le corps même du livre contient assez d'indications précises pour prouver que l'auteur a en vue un groupe défini de lecteurs, l'hypothèse du caractère épistolaire fictif se heurte à plusieurs difficultés. La moins grave n'est pas que, si on avait voulu imiter le modèle fourni par les ép. de Paul, la première chose que l'on aurait faite aurait été de mettre en tête une salutation semblable à celles par lesquelles s'ouvrent les lettres de l'apôtre.

On a fait observer que le ton et la structure de l'épître sont plutôt d'un discours que d'une lettre. L'auteur lui-même semble présenter son oeuvre comme un discours qui s'adresse à des auditeurs (Heb 2:5 4:13 5:11 9:5 11:32 13:22) et, avec un art qui n'ignore pas certains procédés de la rhétorique grecque, il fait alterner les développements théoriques qui réclament quelque attention pour être suivis et des exhortations pratiques plus faciles à saisir, comme s'il voulait ménager à ses auditeurs des paliers qui leur permettent de reprendre haleine. Mais tout cela peut parfaitement s'expliquer par le tempérament oratoire de l'auteur et par le fait qu'il n'a pas composé son oeuvre pour que ceux à qui il l'adresse en prennent individuellement connaissance, mais pour qu'elle soit lue à la communauté assemblée. Cependant, il faut reconnaître que, parmi les arguments invoqués par les partisans de la conclusion épistolaire surajoutée, il y en a un qui est grave. C'est celui qu'ils tirent de la différence entre Heb 13:19 où les lecteurs sont invités à prier pour que l'auteur leur soit rendu, c-à-d, où l'annonce d'une visite qu'il leur fera reste hypothétique, et Heb 13:23 où une visite est positivement annoncée et est si proche qu'elle ne coïncidera avec celle de Timothée que si celui-ci ne tarde pas à venir. Cette difficulté se résoudrait d'elle-même si on considérait le passage relatif à Timothée (Heb 13:23) comme un fragment maladroitement introduit à cet endroit d'une autre lettre, peut-être d'une lettre de Paul. Mais ce n'est là qu'une conjecture. On voit que l'hypothèse du caractère épistolaire primitif de l'épître aux Heb ne peut pas être considérée comme rigoureusement démontrée. Elle paraît cependant rester de beaucoup la plus probable, parce que l'hypothèse de l'addition de la conclusion épistolaire soulève de plus graves difficultés encore.

La langue et le vocabulaire de l'épître sont très différents de la langue et du vocabulaire pauliniens. Le style est beaucoup plus coulant et plus proche du grec classique. Il est tel que l'hypothèse d'une traduction de l'hébreu doit être écartée. D'ailleurs, non seulement les citations, mais encore les réminiscences de l'A.T., se rapportent aux LXX et il y a des assonances et même quelques jeux de mots qui n'ont pu être conçus qu'en grec.

IV La théologie de l'épître aux Hébreux.

Aux raisons d'ordre littéraire qu'il y a de ne pas l'attribuer à l'apôtre Paul, s'ajoutent des raisons d'ordre théologique. Certains de ses éléments, il est vrai, se retrouvent dans le paulinisme, par ex. l'idée de la substitution à l'ancienne alliance d'une alliance nouvelle, ou celle du rôle capital de la mort du Christ ; mais ce sont là des idées communes à tous les chrétiens du siècle apostolique, et l'auteur de l'épître aux Heb les présente et les développe tout autrement que Paul. C'est ainsi que, pour l'apôtre l'ancienne alliance est constituée par la promesse et que la Loi n'est venue que s'y surajouter, tandis que, pour l'auteur de l'épître aux Héb., l'ancienne alliance, c'est essentiellement la législation mosaïque et spécialement le système cultuel qu'elle règle. La mort du Christ est pour Paul la condamnation du péché, c-à-d, l'exécution d'un coupable. Pour l'auteur de l'épître aux Héb., c'est l'immolation d'une victime très sainte et très pure.

L'appropriation du salut se fait tout autrement dans les deux systèmes. Pour Paul, elle est réalisée par la foi, c-à-d, par l'union mystique avec le Christ qui meurt et qui ressuscite à la vie du ciel. Pour l'épître aux Héb., la nature de l'homme est seulement purifiée, non radicalement transformée par la rédemption. La notion de la foi est, par suite, très différente. L'auteur de l'épître aux Heb la définit dans un sens qui correspond à ce que Paul appelle l'espérance. Il n'y a rien dans l'épître aux Heb qui réponde à ce qu'exprime pour Paul l'expression « être en Christ », rien non plus qui soit l'équivalent du rôle que jouent chez Paul les phénomènes d'inspiration et, d'une manière générale, la notion de l'Esprit. Pour l'auteur de l'épître aux Héb., la condition du salut c'est l'attachement inébranlable à la confession de la foi chrétienne. Il y a là une différence de tempérament, mais aussi une différence de situation. L'attachement au christianisme passe nécessairement au premier plan quand la persécution sévit ou seulement menace, et c'est aussi une différence de situation et d'époque que révèle le fait que l'auteur de l'épître aux Héb., qui n'est, à aucun degré, ni légaliste ni particulariste, ne vise directement aucune des grandes thèses pour lesquelles l'apôtre Paul a lutté. Ces thèses ont si complètement triomphé qu'elles ne sont plus en discussion.

L'auteur de l'épître aux Heb a très fortement subi l'influence de la philosophie judéo-alexandrine. Il est imbu de la théorie philonienne du Logos (voir ce mot), et l'on doit considérer comme très vraisemblable qu'il a connu directement une partie au moins des traités de Philon. Il donne au Christ les principaux attributs du Logos philonien, mais le terme même de logos ne se trouve pas chez lui. C'est que le terme « Christ » représente pour lui tout ce que représentait le terme philonien de logos, et quelque chose de plus. L'influence du philonisme ne doit pas être comprise dans ce sens que l'auteur de l'épître aux Heb aurait réalisé une synthèse entre le christianisme et la philosophie judéo-alexandrine, mais dans ce sens qu'il a trouvé dans le philonisme des matériaux qui lui ont paru se prêter à exprimer sa pensée et sa, foi chrétiennes.

V Les destinataires de l'épître.

On a longtemps cru qu'elle devait avoir été adressée à des lecteurs d'origine juive. Mais elle appartient à une époque où l'opposition entre le judéo-christianisme légaliste et particulariste et le pagano-christianisme n'existe plus et où l'A. T, est le bien de toute l'Église. Il y a d'ailleurs dans l'épître des traits qui s'accorderaient mal avec l'hypothèse de lecteurs judéo-chrétiens, par ex. la mention, parmi les enseignements chrétiens élémentaires, de la foi en Dieu, de la résurrection et du jugement (Heb 6:2), car ce sont là des doctrines communes au judaïsme et au christianisme.

La majorité des critiques pense que l'épître a été adressée à des chrétiens de Rome. Plusieurs observations paraissent favorables à cette opinion. Le premier auteur qui l'ait connue est le Romain Clément ; le passage Heb 6:10 parle des services rendus aux saints par les lecteurs ; or nous savons que l'Église de Rome, riche et généreuse, était souvent venue en aide aux Églises pauvres. Les conducteurs de l'Église sont appelés hègoumènes ; or ce terme qui ne se rencontre que chez Clément paraît être spécifiquement romain. La salutation de la part de « ceux d'Italie » (Heb 13:24) se comprend le mieux comme envoyée par une colonie d'Italiens fixée à l'étranger. Par contre les passages Heb 10:32 et suivants où il est question d'outrages et de tribulations, et surtout Heb 12:4 où l'auteur dit : « Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang », ne semblent guère avoir pu être adressés à une Église qui aurait passé par la persécution de Néron. Or il paraît difficile que l'épître ait pu être écrite avant 64. On doit donc laisser en suspens la question des destinataires, en se bornant à considérer comme les plus vraisemblables les hypothèses qui les chercheraient d'une part en Egypte et de l'autre en Italie en dehors de Rome.

Harnack et Zahn ont émis l'hypothèse que l'épître n'avait pas été adressée à la communauté romaine tout entière, mais à un petit groupe au sein de cette communauté, semblable à l' « Église qui s'assemble dans la maison d'Aquilas » dont il est question dans Ro 16:5. Cette conjecture, qui a beaucoup pour elle, est indépendante de la thèse de destinataires romains à propos de laquelle elle a été émise.

Quant au lieu où l'épître a été composée, aucun indice ne permet de hasarder une conjecture.

VI La date de composition.

Pour un certain nombre de critiques, l'épître serait antérieure à 70 parce qu'elle décrit le Temple et le culte au présent et qu'elle ne tire pas argument de la cessation du culte lévitique. Ces deux raisons ne peuvent pas être retenues, la première parce que la description du sanctuaire et du culte est faite d'après le texte de l'A. T, et non d'après l'observation directe ; elle se rapporte en réalité au Tabernacle et non au Temple d'Hérode. Quant à la cessation du sacrifice, elle peut n'avoir été considérée que comme une interruption provisoire, semblable à celle qu'avait provoquée la persécution d'Antiochus Épiphane. Longtemps les Juifs ont espéré une reconstruction du Temple et une restauration de leur culte et, au temps d'Hadrien, ils ont un moment pensé que leurs espérances allaient se réaliser.

L'épître ayant été connue de Clément romain doit avoir été écrite avant 96. On y relève une série d'indices qui conduisent à la placer sensiblement après 70. Notons, par ex., la position de la théologie de l'épître par rapport au paulinisme et le sentiment qu'a l'auteur de ne pas appartenir à la première génération chrétienne (Heb 2:3) ; l'Église à laquelle il s'adresse existe depuis longtemps (Heb 5:11 10:30). Une persécution violente qui pourrait être celle de Néron est déjà assez éloignée (Heb 10:32,34) ; une autre persécution commence ou, du moins, menace (Heb 12:4 13:3), ce pourrait être celle de Domitien. Il semble que l'on ait bien des chances de ne pas se tromper en fixant la composition de l'épître aux années 80-90.

VII L'auteur.

Il n'est guère de personnalité du siècle apostolique à laquelle on n'ait pas proposé d'en attribuer la composition ; c'est ainsi que l'on a mis en avant les noms de Luc, de Barnabas, de Clément romain, d'Apollos, de Silas, de Pierre ou d'un de ses disciples, du diacre Philippe, du pres-bytre Aristion et même de Priscille ; simples conjectures le plus souvent, et qui manquent tellement de base qu'il est impossible de les discuter. Celles qui ont recueilli le plus de suffrages sont les attributions à Barnabas et à Apollos. La première a pour elle le témoignage de Tertullien, mais, si elle reposait sur une tradition primitive, on aurait peine à comprendre l'attribution au même Barnabas d'une autre lettre composée vers 130 et qui a un caractère assez différent. L'attribution à Apollos est une conjecture qui n'apparaît qu'avec Luther, bien qu'elle soit sans doute antérieure à lui. Si ce que nous savons d'Apollos, Juif alexandrin, cultivé et éloquent, correspond bien à l'idée que nous pouvons nous faire de l'auteur de l'épître aux Héb., il ne faut pas oublier qu'Apollos n'a certainement pas été le seul Juif alexandrin qui se soit converti à l'Évangile. Il sera donc sage de se borner à dire que l'épître aux Heb est l'oeuvre d'un Juif hellénisé ou d'un prosélyte familiarisé avec la pensée philonienne. Quant à son nom, comme le disait déjà Origène, « Dieu seul le sait ». BIBLIOGRAPHIE --Introductions. --Comment, angl. : Westcott 3, 1902. --Ménégoz, La tkeol. de l'ép. aux Hébreux, Paris 1894 (fondamental) ; --M. Goguel, La doctr. de l'impossibil. de la seconde conversion dans l'épître aux Heb et sa place dans l'évol. du Christian. (Ann. Ec. H. -Et., Se. rel. 1931-32). M. G.

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    • Romains 16

      Hébreux 1

      1

      Cette épître aux Hébreux révèle la nature complète de Christ : Il est la fin, le fondement, le corps et la vérité des composants de la loi, qui n'avaient auparavant aucune vertu pour l'âme.

      Cette épitre expose une grande vérité : Jésus de Nazareth est le Dieu véritable. Les Juifs non convertis utilisaient de nombreux arguments pour dissuader leurs frères qui marchaient dans la foi chrétienne. Ils présentaient la loi de Moïse comme étant supérieure à la dispensation chrétienne, et critiquaient tout ce qui avait trait au Sauveur.

      L'auteur de l'épître, expose donc la supériorité de Jésus de Nazareth, en tant que Fils de Dieu ; il souligne les bienfaits issus de Ses souffrances et de Sa mort et Son sacrifice pour annuler les conséquences néfastes du péché ; il annonce également que la religion chrétienne est bien plus excellente et parfaite que celle de Moïse. Le but principal de cette épître semble être d'amener les Hébreux convertis à progresser dans la connaissance de l'Évangile, de les affermir dans la foi chrétienne, et d'éviter qu'ils s'en éloignent : ils reçoivent ainsi une sérieuse mise en garde.

      Alors que cette épître contient beaucoup d’éléments dédiés aux Hébreux de l’époque, elle contient aussi de nombreux points qui ne peuvent qu'intéresser l'église aujourd’hui ; la connaissance de Jésus-Christ est en effet « la moelle et le noyau » de toutes les Écritures. La loi cérémonielle est remplie de l’image de Christ, tout l'Évangile contient Sa Personne ; les lignes bénies des deux Testaments se rencontrent en Lui : l'épître aux Hébreux explique comment ces deux Testaments s'accordent et s'unissent étroitement en Jésus-Christ ; tel est l’objet de cette lettre, qui fait vraiment découvrir le Seigneur sous Son vrai jour divin !

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      L’annonce de l'Évangile est excellente et supérieure à toutes les autres révélations : Dieu a en effet révélé l’Évangile par Son Fils. En entrevoyant le pouvoir, la sagesse, et la bonté du Seigneur Jésus-Christ, nous apercevons dans ce texte, ces qualités en la personne de Dieu le Père, Jean 14:7 ; la plénitude de la Divinité demeure, non pas symboliquement, ou d’une manière figurée, mais véritablement, en Lui. Lors de la chute de l'homme, le monde se brisait, sous le courroux et la malédiction de Dieu ; le Fils de Dieu allait entreprendre l’œuvre de la Rédemption, par Son pouvoir tout-puissant et selon Sa bonté.

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      Nous ne pourrons jamais être assez reconnaissants du fait que Dieu nous ait parlé de si nombreuses manières, et avec une telle clarté, à nous pauvres pécheurs, en faveur de notre salut. Le fait qu'Il puisse de Lui-même nous purifier de nos péchés, nous révèle Son Amour merveilleux, Amour qui dépasse notre simple admiration, notre gratitude et notre louange !

      4 De nombreux Juifs avaient un respect superstitieux pour les anges, parce qu'ils avaient reçu la loi et les instructions de la Volonté divine, au cours de leur ministère religieux.

      Ils considéraient les anges comme des « médiateurs » entre Dieu et les hommes ; certains allaient même jusqu'à leur offrir une sorte d'hommage ou d'adoration religieuse. Il était donc essentiel que l'auteur de cette épître insiste, non seulement sur l'existence de Christ, le Créateur de toute existence, donc des anges, mais aussi en tant que Messie ressuscité, duquel les anges, les autorités, et les pouvoirs sont sujets. Pour prouver cela, plusieurs passages de l'Ancien Testament sont cités.

      Dans la comparaison sur ce que Dieu exprime à des anges, par ce qu'Il dit à Christ, l'infériorité des premiers, par rapport à Jésus apparaît pleinement. Ce texte nous indique la fonction des anges ; ils sont des ministres de Dieu, ou Ses serviteurs, selon Son bon plaisir. Mais quelle supériorité découvre-t-on dans ce qui est annoncé par le Père, au sujet de Christ ? Nous devons Le considérer et L'honorer comme Dieu ; car s'Il n'avait pas été Dieu, Il n'aurait jamais accompli Son œuvre de Médiateur, et n'en aurait jamais porté la couronne.

      Ce texte expose comment Christ a été qualifié pour cette fonction de Médiateur, et comment il fut confirmé dans ce rôle : Il a été oint, en tant que Messie. C'est donc en tant qu’Homme qu'Il eut des compagnons, des frères, et qu'Il fut oint du Saint-Esprit ; Il est également au-dessus de tous les prophètes, des sacrificateurs, et des rois qui furent de tous temps au service de Dieu ici-bas.

      Un autre passage de l'Écriture, Psaume 102:25-27, est rappelé dans ce texte, dans lequel le pouvoir tout-puissant du Seigneur Jésus-Christ est déclaré, à la fois dans la création du monde, comme dans ses divers changements. Christ « roulera » ce monde comme un manteau, pour ne pas être abusé plus longtemps, pour ne pas être diminué comme Il l'a été. De la même manière qu'un souverain ôtant Ses habits de fonction, reste un souverain, lorsque notre Seigneur aura mis de côté la terre et les cieux, tels un vêtement, Il sera toujours le même, aura le même statut grandiose.

      N’attachons pas notre cœur à ce qui est passager. Le péché a opéré un grand changement dans le monde, pour le pire ; Christ opérera un grand changement en ce même monde, pour le meilleur ! Appliquons-nous à garder sérieusement cela à l’esprit, soyons désireux d’un monde meilleur. Le Sauveur a tout accompli pour que tous les hommes soient Ses amis, mais Il n’a rencontré que des ennemis. Ces derniers seront un jour Son marchepied, soit dans la soumission, ou lors de leur complète destruction.

      Christ continuera à marcher en conquérant, pour vaincre. Les anges les plus puissants ne sont que des esprits, accomplissant leur ministère ; ils ne sont que des serviteurs de Christ, exécutant Ses ordres. À présent, les saints sont des futurs « héritiers », n’ayant pas encore pris possession de leur héritage. Les anges les servent, en opposition à la malveillance et au pouvoir des mauvais esprits, en les protégeant et en les gardant, en les instruisant et en réconfortant leur âme, ils sont guidés par Christ et le Saint-Esprit.

      Les anges rassembleront tous les saints au dernier jour, alors que tous ceux dont le cœur et les espoirs auront reposé sur des trésors périssables et de vaines gloires, seront conduits hors de la présence de Christ, dans la misère éternelle...

      Hébreux 2

      1

      Le devoir d'accepter fermement Christ et Son Évangile. (Hébreux 2:1-4)
      Ses souffrances ne sont pas une objection à Sa prééminence. (Hébreux 2:5-9)
      La raison de Ses souffrances, et leur finalité. (\\# 10-13\\)
      Que Christ prenne la nature de l'homme, et non pas celle des anges, était essentiel à Son office, en tant que Sacrificateur. (\\# 14-18\\)

      Le chapitre précédent ayant prouvé que Christ est supérieur aux anges, ce texte applique donc cette doctrine.

      Notre esprit et notre mémoire ressemblent à un « récipient » qui fuit, ne retenant pas correctement son contenu, sauf si l’on prend maintes précautions. Ce phénomène provient de la corruption de notre nature, des tentations, des attraits du monde et de ses plaisirs. Pécher contre l'Évangile, revient à négliger le grand salut qui nous est offert ; c'est mépriser la Grâce salvatrice de Dieu, en Christ, la Lumière ; ne pas ressentir le besoin d’être sauvé équivaut à ne pas honorer Jésus.

      Les jugements du Seigneur, sous la dispensation de l'Évangile sont principalement spirituels, et de ce fait, ils doivent être vraiment redoutés. On trouve dans ce texte une sollicitation de la conscience des pécheurs. Même nos négligences mineures n'échapperont pas aux reproches du ciel ; elles obscurcissent souvent l’âme par des ténèbres spirituelles, en risquant de conduire cette dernière à la ruine.

      La mise en place de l'Évangile a été poursuivie et confirmée par ceux qui ont connu Christ, par les évangélistes et les apôtres, qui ont été les témoins de ce que Jésus-Christ a commencé à la fois d'enseigner et d’accomplir ; ces hommes, par les dons du Saint-Esprit, furent qualifiés pour la tâche à laquelle ils étaient appelés. Tout ce plan fut établi selon la Volonté de Dieu. Ce Dernier désirait en effet qu’en recevant l'Évangile, nous ayons des bases solides pour notre foi, et un ferme fondement pour notre espérance.

      Que notre âme admette cette vérité nécessaire, et s'appuie sur les Saintes Écritures, transcrites par ceux qui ont entendu les paroles de notre merveilleux Seigneur, étant inspirés par Son Esprit ; nous serons alors bénis, nous aurons « la bonne part », celle qui ne peut nous être ôtée !

      5 Ni l'état présent de l'église, ni même sa position, lors de sa complète restauration ne seront laissés au gouvernement des anges, lorsque le « prince de ce monde » aura été jeté dans les ténèbres et que les puissances de la terre auront laissé place au Royaume de Christ : ce Dernier prendra possession de Son grand pouvoir, et Il règnera, Lui seul.

      Comment Dieu a-t-il pu éprouver autant de Miséricorde à l’égard des hommes, en leur donnant Christ ici-bas ? C'est par Sa Grâce, par l'humiliation de Christ, Celui qui a souffert de la mort à la croix, Celui-ci a reçu une autorité illimitée, sur tout ! L’Écriture a ainsi été accomplie, en Lui. Par ce fait, Dieu a accompli pour nous des œuvres merveilleuses, à la fois dans la création et par Sa Providence, malgré nos agissements les plus vils...

      10 Quoi que soit ce que l'orgueilleux, le charnel, et l'incrédule puissent imaginer ou objecter, l'esprit spirituel discerne une gloire particulière dans la croix de Christ ; cet esprit est satisfait de ce que ce Dernier a subi à la croix, Lui, qui, par Ses souffrances, a affiché Sa propre perfection, en amenant de nombreux « fils » à contempler spirituellement Sa gloire, pour être à la perfection, l'Auteur de leur salut.

      Le chemin de Christ, vers la couronne, passait par la croix, pour le salut de Son peuple. Christ sanctifie ; Il a payé le prix, et Il a envoyé l'Esprit qui sanctifie.

      Les véritables croyants sont sanctifiés, dotés de principes et de saints pouvoirs, ils sont mis à part pour de nobles et saints ministères. Christ et les croyants sont les fils du Père céleste : Dieu. Les enfants de Dieu sont amenés à partager une relation avec Christ. Les paroles de ce texte, qui déclarent « frères » les enfants de Dieu, expriment aussi la haute supériorité de Christ sur la nature humaine. Cette pensée est démontré dans trois textes de l'Écriture : Psaume 22:22; 18:2;Esaïe 8:18.

      14 Il existe des anges déchus, qui restent sans espérance, ni aide. Christ n'a jamais été désigné pour être le Sauveur de tels êtres, donc n'a pas revêtu leur nature ; cette dernière ne peut pas servir de sacrifice d'expiation pour le péché de l'homme.

      Un prix a été payé à la croix, suffisant et convenant pour tous : Christ a en effet revêtu notre propre nature. Ceci révèle l'amour merveilleux de Dieu, car lorsque Christ a su qu'Il devait souffrir ici-bas à la croix, Il s’est soumis délibérément à la volonté du Père car cette expiation traçait un chemin pour la délivrance de Son peuple, qui par la foi, allait être délivré de l'esclavage de Satan, et être pardonné de ses péchés.

      Que ceux qui redoutent la mort, et luttent pour surmonter leurs terreurs, ne tentent pas davantage de les vaincre ni de les étouffer ; que la détresse qu’ils peuvent éprouver ne les rende pas insouciants ni méchants. Qu'ils n'attendent pas de l'aide du monde, mais qu'ils cherchent le pardon, la Paix, la Grâce, et une espérance vivante du ciel, par la foi en Celui qui est mort et ressuscité, de façon à ne pas succomber aux craintes de la mort.

      Christ, en se souvenant de Ses propres souffrances et de Ses tentations, reste attentif aux épreuves de son peuple, qu'Il est prêt à aider. Il est à même de secourir ceux qui sont tentés, et qui Le cherchent. Il est devenu homme, et a été tenté, afin d’être apte à secourir Son peuple, étant Lui-même passé à travers les mêmes tentations, sans toutefois donner prise au péché.

      Que l'affligé et celui qui est tenté ne se découragent pas, ni ne laissent de prise à Satan ; les diverses tentations ne peuvent les empêcher de venir au Seigneur, par la prière. Nulle âme n'a jamais péri sous la tentation, surtout lorsqu'elle a crié au Seigneur avec foi, dans l'attente d'une délivrance.

      Lorsque nous sommes surpris par la tentation, il est sage de vouloir arrêter sa progression...

      Hébreux 3

      1

      La valeur, la dignité et la supériorité de Christ par rapport à Moïse sont démontrées dans ce texte. (\\# 1-6\\)
      Les Hébreux sont prévenus du péché et du danger de l'incrédulité. (\\# 7-13\\)
      La nécessité de croire en Christ, et de Le suivre avec assiduité. (\\# 14-19\\)

      Christ est considéré dans ce texte comme « l'Apôtre de notre profession de foi », le « Messager », envoyé par Dieu aux hommes, le grand « Révélateur » de cette foi que nous professons avoir, et de cette espérance que nous déclarons posséder. Christ, le Messie, a été oint aussi bien pour la fonction d'Apôtre que pour celle de Souverain Sacrificateur. Jésus est notre Sauveur, Celui qui nous guérit de nos fautes, le grand Médecin des âmes !

      Considérez-Le ainsi ! Considérons ce qu'Il est en lui-même, ce qu'Il est pour nous, et ce qu'Il sera plus tard et à jamais ! Quand nous méditons sérieusement sur la personne de Christ, nous sommes amenés à mieux Le connaître, et à l’aimer.

      Les Juifs avaient une haute opinion de la fidélité de Moïse, mais celui-ci n’était cependant qu'une « image de Christ ». Christ est le Maître de la maison décrite dans ce texte, le Maître de Son Église, de Son peuple ; Il en est le « Constructeur ». Moïse était un serviteur fidèle ; Christ, en tant que Fils éternel de Dieu, est le « Propriétaire » légitime de cette « maison spirituelle », le Dirigeant souverain de l'Église.

      Il ne suffit pas d’emprunter fidèlement les voies que Christ nous a tracées, il faut aussi les suivre avec persévérance, et ce, jusqu'à la fin. Toute méditation sur Sa personne et Son salut, nous conduira vers la Sagesse, et nous aurons de nouveaux motifs pour L'aimer, Lui accorder notre confiance et Lui obéir !

      7 Les jours de tentation sont souvent des jours de provocation. Le fait de provoquer Dieu, alors qu'Il nous permet de constater que nous dépendons et vivons entièrement de Lui, est en effet une grave atteinte. L’endurcissement du cœur est la source de tous les péchés. Ceux des autres, spécialement de nos relations, doivent être des avertissements pour nous. Tout péché, en particulier ceux commis par celui qui prétend être au service du Seigneur, non seulement provoque Dieu, mais L’attriste.

      Dieu répugne à détruire ceux qui pratiquent ouvertement le péché ; Il use de patience envers eux et leurs manifeste Sa grâce. Mais ce péché, s'il persiste trop longtemps, fera éclater le courroux divin, qui détruira tout impénitent ; il n'y a pas de repos devant la colère de Dieu...

      Ce texte nous avertit : « Prenez garde ; » tous ceux qui veulent « obtenir » le ciel doivent considérer cet avertissement ; si parfois nous nous permettions de douter de Dieu, nous pourrions bientôt l'abandonner... Que ceux qui pensent « être debout » prennent garde de la chute toujours possible. Puisque demain ne nous appartient pas, faisons le meilleur usage du temps présent.

      Aucun chrétien, même le plus fort du « troupeau », ne peut prétendre pouvoir se dispenser de l'aide des autres chrétiens. Et il n'y en a aucun, d’autre part, qui soit trop bas ou méprisable pour être aidé, mais il appartient à tous de se tenir debout, par la foi, et d'assurer tout soutien mutuel. Le péché emprunte tant de chemins et d’aspects, que nous avons souvent besoin du regard des autres pour constater sa présence. Au premier abord, il paraît parfois plaisant, mais en fait il est vil ; il paraît agréable, mais il est destructeur ; il promet beaucoup, mais ne construit rien. La tromperie du péché endurcit l'âme ; un premier péché accepté ouvre le chemin au suivant ; chaque faute commise peut devenir habituelle. Que chacun se méfie donc du péché !

      14 En devenant des « participants de Christ », les saints ont reçu un véritable privilège, à savoir Son Esprit, Sa nature, Sa Grâce, Sa droiture et Sa vie ; ils sont impliqués dans toute la Personne de Christ, dans tout ce qu'Il accomplit ou accomplira.

      L’esprit avec lequel les chrétiens cheminent en commun dans les voies de Dieu, doit être maintenu jusqu'au terme de leur vie. La persévérance dans la foi est la meilleure évidence de son authenticité. Entendre la Parole est souvent un moyen d’accéder au salut, par contre, le fait de ne pas l’accepter expose davantage à la colère divine.

      La joie d'être « participants » de Christ et de Son parfait salut, ainsi que la crainte de la colère de Dieu et de la misère éternelle qui attend le pécheur rebelle, doivent nous pousser à persévérer dans une foi obéissante. Méfions-nous à ne pas nous laisser séduire par les vains privilèges de ce monde ni par de piètres professions de foi. Prions pour être comptés parmi les croyants authentiques, ceux qui entreront au ciel, alors que tous les pécheurs incrédules chuteront...

      De même que notre obéissance est en rapport avec la puissance de notre foi, nos péchés et la non satisfaction de nos besoins spirituels sont la conséquence de l'incrédulité qui demeure en nous...

      Hébreux 4

      1

      L'humilité et une crainte prudente du Seigneur sont nécessaires, de peur que certains ne viennent trop tard au repos céleste promis, suite à leur incrédulité. (\\# 1-10\\)
      Arguments et motifs pour la foi et l'espérance, dans notre approche de Dieu. (\\# 11-16\\)

      Les privilèges que nous avons sous la dispensation de l’Évangile, sont plus grands que ceux que chacun possédait sous celle de la loi de Moïse ; cependant, le même Évangile, dans sa substance, a été prêché dans les deux Testaments.

      Il y a eu de tous temps certains auditeurs qui n'ont pas su tirer profit spirituellement de ce qu'ils entendaient ; l'incrédulité est la racine de toute stérilité, lors de l’écoute de la Parole. La foi de l'auditeur vivifie la Parole qui lui est enseignée. Mais il subsiste une conséquence douloureuse à la négligence de cet enseignement, à une profession de foi vacillante ou perdue : cela se traduit chez les personnes qui acceptent la Parole trop tardivement...

      Soyons donc assidus et diligents, afin de pouvoir disposer d’une future entrée dans le Royaume de Dieu. Quand ce Dernier a terminé Son œuvre, lors de le création, Il s'est reposé ; il en sera de même des croyants, qui achèveront leurs œuvres, et bénéficieront de la satisfaction du repos. Il est évident qu'il y a un « sabbat plus spirituel » et encore plus excellent que celui du « septième jour », réservé au peuple de Dieu, ou que celui dans lequel Josué a conduit les Juifs, après la traversée du désert. Ce repos est un repos de grâce, de consolation et de sainteté, affirmé dans l'Évangile. Un repos dans la gloire, où les enfants de Dieu prendront plaisir à « l'accomplissement » de leur espérance, qui est l'objet de tous leurs désirs. Ce repos du sabbat, sujet traité par l'auteur de l'épître aux Hébreux, qui conclue qu'on doit y prendre plaisir, est indubitablement le repos céleste, promis au peuple de Dieu ; ce repos est complètement opposé aux tâches et aux troubles qui agitent ce monde et il sera obtenu lorsque le Seigneur Jésus paraîtra dans le ciel.

      Mais les incrédules n'entreront jamais dans ce repos spirituel, qu'il soit, par la Grâce, accordé peut-être ici-bas, ou glorieux ensuite, dans les cieux. Dieu a toujours déclaré que le repos de l'homme a été déclaré par Lui-même, et que l’Amour divin est le seul véritable trésor de l'âme ; la foi dans les promesses divines, par le biais du Fils, est l’unique chemin qui mène à ce repos !

      11 Méditons la fin de ce chapitre : le repos spirituel et éternel ; repos, sous la Grâce ici-bas, et dans la gloire céleste plus tard, en Christ en ce monde et avec Lui dans le ciel !

      Après un dur travail, bien exécuté, un bon repos suit ; le labeur du jour rend le repos bien agréable, le moment venu ! Œuvrons, aidons chacun à être diligent dans l’exercice de son devoir.

      Les Saintes Écritures sont la Parole de Dieu. Quand ce Dernier La place dans une demeure, par son Esprit, Il convainc et pousse les âmes à la conversion avec puissance, Il les console véritablement. L’Esprit transforme une âme qui a été longtemps sous l’emprise de l’orgueil, Il la pousse à l’humilité ; un homme pervers devient alors doux et obéissant à la loi divine !

      Les habitudes coupables, devenues naturelles pour l’impie, profondément enracinées en son âme, sont séparées et tranchées par cette « épée », qu’est la Parole de Dieu. Cette dernière fera découvrir aux hommes leurs pensées et leurs desseins réels, leur bassesse, les mauvais principes et les fins coupables qui les animent. La Parole révèlera au pécheur le vrai contenu de son cœur.

      Gardons fermement les doctrines de la foi chrétienne, ses principes vivants en notre cœur ; confessons clairement cette foi, qu’elle soit le sujet majeur de notre vie. Christ a réalisé une partie de Son sacerdoce ici-bas, en mourant pour nous ; Il œuvre également dans le ciel, en intercédant pour la cause des Siens, et en présentant les offrandes spirituelles de Son peuple.

      Au regard de la Sagesse Infinie, il était nécessaire que le Sauveur des hommes puisse non seulement imaginer, mais qu'Il ait également vécu réellement ce que ses créatures peuvent éprouver ; il était donc essentiel qu'Il ait une véritable expérience de tous les effets inhérents au péché, pour que celui-ci puisse être ôté.

      Dieu a envoyé Son propre Fils « dans une chair semblable à celle du péché, » Romains 8:3 ; mais à cause de Sa sainteté et de Sa pureté, Il a souffert du mal occasionné par nos fautes ; par conséquent, Il est le plus apte à délivrer Son peuple de sa culpabilité et du pouvoir de l’iniquité.

      Nous devons nous encourager devant l'excellence de notre « Souverain Sacrificateur », et nous approcher avec confiance du Trône de la Grâce. La Miséricorde et la Grâce sont ce dont nous avons vraiment besoin ; la première pour le pardon de tous nos péchés, et la seconde pour la purification de nos âmes. En plus de notre dépendance journalière envers Dieu, pour nos besoins actuels, nous devons confier au Seigneur tout notre cheminement ici-bas par la prière ; nous devons Lui demander de nous éloigner de la tentation, quel que soit l’instant que nous traversons, jusqu’à l’approche du terme de notre vie.

      Nous devons nous approcher de Christ avec vénération, dans une crainte pieuse, sans être « traînés » devant le trône de Sa Justice, mais étant invité, par Son Amour, au propitiatoire, où règne la Grâce. Nous pourrons, avec hardiesse, entrer dans le « saint des saints », uniquement grâce au sang de Jésus ! Il est notre Avocat, et Il a acquis tout ce dont notre âme a besoin ou pourrait désirer !

      Hébreux 5

      1

      La fonction et le devoir d'un souverain sacrificateur sont parfaitement accomplis en Christ. (\\# 1-10\\)
      Les chrétiens hébreux sont blâmés pour leurs faibles progrès dans la connaissance de l'Évangile. (\\# 11-14\\)

      Le souverain sacrificateur était lui-même pécheur, un participant de notre propre nature. Dieu ne voulait pas que l'homme coupable s’approchât lui-même du lieu Très Saint. Mais chacun est le bienvenu devant Dieu, s'il vient à Lui par le biais du souverain sacrificateur. Quand nous considérons notre acceptation par Dieu et notre pardon, nous devons, par la foi, nous baser à cet effet sur notre grand Souverain Sacrificateur, Jésus-Christ, qui peut intercéder en faveur de ceux qui sont hors du chemin de la Vérité, du devoir, et de toute joie spirituelle ; Christ est Celui qui avec tendresse, écarte les pécheurs repentants des chemins de l'erreur, du péché, et de toute misère spirituelle.

      Seuls ceux qui s'attendent à ce secours divin, sont acceptés par Christ, bénéficiant ainsi de Sa présence et de Sa bénédiction dans les devoirs spirituels auxquels ils sont appelés. Ce texte s’applique à Christ : Celui qui, dans les jours de Sa chair, a subi la mort ; Il eut faim, Il a été tenté, Il a souffert pour enfin mourir. Christ fut un exemple, pas uniquement dans les termes de sa prière à Gethsémané, mais par Sa ferveur, lorsqu’Il s’adressait au Père.

      Combien de prières sont adressées au Seigneur sans réelle conviction, combien peu sont accompagnées de larmes... Christ a été fortifié pour supporter le poids immense de la souffrance qui L’attendait. Il n'a pas bénéficié d’une véritable délivrance de la mort, mais Il fut comme « transporté » à travers elle. Il a été élevé et exalté, et Il lui a été donné le pouvoir de sauver tous les pécheurs, sans exception, qui viennent à Dieu par Son intermédiaire.

      Christ nous a laissé ainsi un exemple de ce que nous devons apprendre : une humble obéissance à la Volonté de Dieu, lorsque nous traversons toutes nos afflictions. Nous avons besoin de savoir supporter la détresse, pour apprendre la soumission. L’obéissance de Christ, alors qu’Il portait notre propre nature humaine, nous encourage à Lui obéir et nous permet de d’attendre Son soutien et Sa consolation, lors des diverses tentations et souffrances auxquelles nous sommes exposés.

      Perfectionnez-vous dans ce « grand exercice » spirituel ; Christ est devenu l'Auteur du salut éternel, pour tous ceux qui lui obéissent ! Mais faisons-nous partie de ce nombre ?

      11 Les auditeurs incrédules ou « spirituellement sourds » rendent difficile la prédication de l'Évangile ; même ceux qui ont une faible foi peuvent rester insensibles à cette prédication et rester lents à croire.

      Il est beaucoup demandé à ceux à qui il a été abondamment donné. Toute maladresse dans notre pratique spirituelle dénote un manque d'expérience en ce qui concerne l'Évangile. L'expérience chrétienne est d’abord spirituelle, elle manifeste un goût, une profonde notion de la bonté, de la douceur, et de l'excellence des vérités de l'Évangile. Aucun langage ne peut exprimer la satisfaction que l'âme reçoit, quand elle bénéficie de la bonté divine, de l'Amour et de la Grâce contenus en Christ !

      Hébreux 6

      1

      Il est demandé aux Hébreux d'avancer dans la connaissance de la doctrine de Christ ; conséquences de l'apostasie ou d'une régression spirituelle. (Hébreux 6:1-8)
      L'auteur de l'épître exprime sa satisfaction envers la plupart des Hébreux. (Hébreux 6:9,10)
      Il les encourage à persévérer dans la foi et la sainteté. (Hébreux 6:11-20)

      Chaque élément de la Vérité et de la Volonté de Dieu doit être mis en avant par tous ceux qui professent l'Évangile, et doit être gravé dans leur cœur et leur conscience. Nous ne devons pas nous polariser en permanence sur les vains sujets de ce monde ; ils ont leur place et leur utilisation, mais occupent trop souvent notre attention et notre temps, éléments qui pourraient être mieux employés...

      Le pécheur humilié, qui plaide coupable et pleure pour demander miséricorde à Dieu, ne doit pas se décourager par la lecture de ces versets, quelle que soit l'accusation que peut lui porter sa conscience. Ce texte ne prouve pas non plus que celui qui est devenu une nouvelle créature en Christ, puisse en devenir un jour un apostat. L'apôtre ne parle pas de ceux qui ont chuté, en tant que simples pécheurs « passifs », n'ayant jamais été réellement convaincus ni influencés par l'Évangile. De telles personnes n'avaient rien pour les préserver de la chute, aucune conviction de rachat par Christ : elles ne disposaient que d’une profession de foi hypocrite.

      Ce texte ne mentionne pas non plus ceux dont le zèle spirituel s’est émoussé, ou est devenu partiellement rétrograde. Il ne s'agit pas dans ce cas, de péchés, tels que la chute de chrétiens ayant succombé à la tentation, ou au pouvoir de quelque vain plaisir de ce monde charnel. La chute mentionnée ici, est un renoncement manifeste et déclaré à Christ, une inimitié de cœur envers Lui, envers Sa cause et Son peuple, soutenues par des personnes approuvant les actions de Ses bourreaux à la croix, après qu'elles aient néanmoins reçu la connaissance de la Vérité et goûté à Ses consolations. Au sujet de ces âmes, il est dit qu'il est impossible de les ramener à la repentance. Non pas par l’incapacité du sang de Christ, pour obtenir le pardon de leurs péchés, mais parce que ces derniers, par leur véritable nature, sont opposés à tout repentir et à tout ce qui y conduit.

      Certaines personnes peuvent éprouver des difficultés à comprendre ce texte, ayant certains doutes sur la véracité de leur propre repentance, et craignant qu'il n'y ait pas de Miséricorde suffisante pour eux ; pour soulager de telles craintes erronées, elles doivent prendre en compte ce que déclare la Parole au sujet de la nature du péché, à savoir un renoncement total et volontaire à Christ et à Sa cause, associé à une adhésion de cœur avec Ses ennemis.

      Nous devons nous méfier et avertir les autres, de toute approche d'un « abîme » aussi redoutable que celui de l'apostasie ; nous devons parallèlement rester proches de la Parole de Dieu, et veiller à ne pas blesser ni apeurer le faible dans la foi, ou à décourager la personne repentante qui a chuté.

      Les croyants ne goûtent pas seulement la Parole de Dieu, mais ils « s’abreuvent » en Elle, avec toute la bénédiction qui en découle. Celui qui n'est chrétien « que de nom », continuant à rester spirituellement stérile, malgré les effets de la Grâce, ou qui ne produit aucun fruit spirituel, en se vouant à la supercherie et à l'égoïsme, est proche du terrible état décrit ci-dessus ; la misère éternelle est la fin qui lui est réservée. Veillons, dans une humble prudence, prions pour les personnes en « difficulté spirituelle », comme pour nous !

      9 Il y a, au sujet du salut offert par Christ, des signes qui ne trompent pas, qui montrent réellement qu’une personne est sur le point de l’acquérir, et bénéficiera de la vie éternelle. Tout ce qui concerne le salut est de loin préférable à ce qu'un impie ou un apostat n’a jamais désiré.

      Les œuvres animées par l’amour, accomplies pour la gloire de Christ, ou en faveur des Siens, en Son Nom, selon les opportunités accordées par Dieu à ce sujet, sont des marques évidentes des fruits relatifs au salut d'un homme ; ces œuvres sont les signes incontestables de la Grâce salvatrice, bien supérieurs à toutes les initiatives personnelles de pratiquer le bien, décrites dans les versets précédents.

      Nul amour ne peut être authentique, s’il n’est accompagné d’aucun agissement ; nulle œuvre ne peut être juste, si elle ne découle pas de l'amour que l’on éprouve pour Christ.

      11 L'espérance mentionnée dans ce texte est une recherche certaine des bénédictions promises par Dieu ; cette espérance est animée par l’amour que l’on éprouve pour Dieu, elle conditionne notre attente et la mesure de Ses engagements.

      L'espérance comporte divers degrés, tout comme la foi. La promesse que Dieu a faite aux croyants provient du dessein éternel qu’Il a établi, elle est immuable et en phase avec le Père éternel, le Fils, et l'Esprit. Les promesses de Dieu sont pour nous une ferme assurance ; nous avons dans ce texte deux éléments immuables : le conseil et le serment de Dieu, au sujet desquels Il ne peut mentir. Si cette vérité n’était pas, elle serait contraire à la nature et à la volonté divines. Comme Dieu ne peut pas mentir, la destruction de l'incrédule et le salut du croyant sont inexorables, l'une comme l'autre.

      Observons dans ce texte que ceux à qui Dieu a accordé la joie de demeurer en Lui, bénéficient de promesses, par « héritage ». Les consolations de Dieu sont suffisamment solides pour soutenir Son peuple, même dans les épreuves les plus lourdes. Dieu est un véritable « Refuge », pour tous les pécheurs qui recherchent Sa Miséricorde, à travers la Rédemption de Christ, selon Sa Grâce, laissant de côté toute autre considération.

      Nous sommes en ce monde tel un navire sur la mer, ballotté ça et là, courant souvent le risque de partir à la dérive. Nous avons besoin d'une « ancre » pour nous garder fermement. L'espérance que nous accorde l'Évangile est notre « ancre », dans les tempêtes ici-bas. Cette ancre est sûre et solide, sinon elle ne pourrait pas nous garder ainsi, en sécurité !

      La Grâce de Dieu, les mérites et la médiation de Christ, comme les influences puissantes de son Esprit, constituent les bases d’une solide espérance spirituelle. Christ est l'objet et le fondement de l'espérance du croyant. Portons donc nos affections sur les « choses d'en haut », et attendons patiemment leur venue, lorsque nous paraîtrons avec Christ, dans Sa gloire !

    • Romains 16

      5 Saluez aussi l'Eglise qui est dans leur maison. Saluez Epaïnète, mon bien-aimé, qui a été le premier fruit pour Christ en Asie.

      Hébreux 1

      1 Après avoir autrefois, à de nombreuses reprises et de bien des manières, parlé à nos ancêtres par les prophètes,
      3 Le Fils est le reflet de sa gloire et l'expression de sa personne, il soutient tout par sa parole puissante. Après avoir accompli [au travers de lui-même] la purification de nos péchés, il s'est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts.
      4 Il est ainsi devenu d'autant supérieur aux anges qu'il a hérité d'un nom bien plus remarquable encore que le leur.
      5 En effet, auquel des anges Dieu a-t-il déjà dit : Tu es mon Fils, je t'ai engendré aujourd'hui ? Et encore : Je serai pour lui un père et il sera pour moi un fils ?
      6 Par contre, lorsqu'il introduit le premier-né dans le monde, il dit : Que tous les anges de Dieu se prosternent devant lui !
      7 De plus, au sujet des anges, il dit : Il fait de ses anges des esprits, et de ses serviteurs une flamme de feu.
      8 Mais il dit au Fils : Ton trône, ô Dieu, est éternel. Le sceptre de ton règne est un sceptre de justice.
      9 Tu as aimé la justice et tu as détesté la méchanceté ; c'est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t'a désigné par onction comme roi, de préférence à tes compagnons, avec une huile de joie.
      10 Et : C'est toi, Seigneur, qui au commencement as fondé la terre, et le ciel est l'œuvre de tes mains.
      11 Eux, ils disparaîtront, tandis que toi, tu restes là. Ils vieilliront tous comme un vêtement.
      12 Tu les enrouleras comme un manteau, ils seront remplacés [comme un vêtement]. Mais toi, tu es toujours le même et ton existence n’aura pas de fin.
      13 Enfin, auquel des anges a-t-il déjà dit : Assieds-toi à ma droite jusqu'à ce que j'aie fait de tes ennemis ton marchepied ?
      14 Les anges ne sont-ils pas tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour apporter de l’aide à ceux qui vont hériter du salut ?

      Hébreux 2

      1 C'est pourquoi nous devons d'autant plus nous attacher au message que nous avons entendu, de peur d'être entraînés à notre perte.
      2 En effet, puisque la parole annoncée par l’intermédiaire des anges a été confirmée et que toute transgression et toute désobéissance ont reçu une juste sanction,
      3 comment échapperons-nous si nous négligeons un si grand salut ? Ce salut, annoncé d'abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l'ont entendu.
      4 Dieu a appuyé leur témoignage par des signes, des prodiges et divers miracles, ainsi que par les dons du Saint-Esprit distribués conformément à sa volonté.
      5 En effet, ce n'est pas à l’autorité d’anges que Dieu a soumis le monde à venir dont nous parlons.
      6 Quelqu'un a d’ailleurs rendu quelque part ce témoignage : Qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui, ou le fils de l'homme, pour que tu prennes soin de lui ?
      7 Tu l'as abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, tu l'as couronné de gloire et d'honneur [et tu lui as donné la domination sur ce que tes mains ont fait],
      8 tu as tout mis sous ses pieds. En effet, en lui soumettant toute chose, Dieu n'a rien laissé qui échappe à son autorité. Maintenant pourtant, nous ne voyons pas encore que tout lui soit soumis.
      9 Toutefois, celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d'honneur à cause de la mort qu'il a soufferte. Ainsi, par la grâce de Dieu, il a connu la mort pour tout être humain.
      10 En effet, celui pour qui et par qui toute chose existe voulait conduire à la gloire beaucoup de fils ; il lui convenait donc de qualifier parfaitement par des souffrances l'auteur de leur salut.
      11 De fait, celui qui procure la sainteté et ceux qui en bénéficient ont tous une seule et même origine, c’est pourquoi il n'a pas honte de les appeler ses frères
      12 lorsqu'il dit : J'annoncerai ton nom à mes frères, je te célébrerai au milieu de l'assemblée.
      13 Et encore : Je me confierai en lui. Et enfin : Me voici, moi et les enfants que Dieu m'a donnés.
      14 Puisque ces enfants ont en commun la condition humaine, lui-même l’a aussi partagée, de façon similaire. Ainsi, par sa mort, il a pu rendre impuissant celui qui exerçait le pouvoir de la mort, c'est-à-dire le diable,
      15 et libérer tous ceux que la peur de la mort retenait leur vie durant dans l’esclavage.
      16 En effet, assurément, ce n’est pas à des anges qu'il vient en aide, mais bien à la descendance d'Abraham.
      17 Par conséquent, il devait devenir semblable en tout à ses frères afin d'être un grand-prêtre rempli de compassion et fidèle dans le service de Dieu pour faire l'expiation des péchés du peuple.
      18 En effet, comme il a souffert lui-même lorsqu’il a été tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés.

      Hébreux 3

      1 Ainsi donc, frères et sœurs saints, vous qui avez part à l’appel céleste, portez vos pensées sur l’apôtre et le grand-prêtre de la foi que nous professons, Jésus[-Christ].
      2 Il est resté fidèle à celui qui l'a établi tout comme Moïse l'a été dans [toute] sa maison.
      3 En effet, il a été jugé digne d'une gloire supérieure à celle de Moïse, dans la mesure où celui qui a construit une maison reçoit plus d'honneur que la maison elle-même.
      4 Toute maison est construite par quelqu'un, mais celui qui a construit toute chose, c'est Dieu.
      5 Moïse a été fidèle dans toute la maison de Dieu comme serviteur, pour témoigner de ce qui allait être dit,
      6 mais Christ l'est comme Fils à la tête de sa maison. Or sa maison, c'est nous, pourvu que nous retenions [fermement jusqu'à la fin] la confiance et l'espérance dont nous tirons notre fierté.
      7 C’est pourquoi, comme le dit le Saint-Esprit, aujourd'hui, si vous entendez sa voix,
      8 n'endurcissez pas votre cœur comme lors de la révolte, comme le jour de la tentation dans le désert :
      9 là, vos ancêtres m’ont provoqué, ils m’ont mis à l'épreuve et ils m’ont vu agir pendant 40 ans.
      10 C'est pourquoi j’ai été irrité contre cette génération et j’ai dit : ‘Ils ont toujours un cœur qui s'égare, ils n'ont pas connu mes voies.’
      11 Aussi, j’ai juré dans ma colère : ‘Ils n'entreront pas dans mon repos !’
      12 Faites attention, frères et sœurs : qu’aucun de vous n'ait un cœur mauvais et incrédule qui le détourne du Dieu vivant.
      13 Au contraire, encouragez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu'on peut dire : « Aujourd'hui », afin qu’aucun de vous ne s'endurcisse, trompé par le péché.
      14 En effet, nous sommes devenus les compagnons de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu'à la fin notre position première,
      15 aussi longtemps qu’il est dit : Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas votre cœur comme lors de la révolte.
      16 Qui s’est en effet révolté après avoir entendu ? N’est-ce pas tous ceux qui étaient sortis d'Egypte sous la conduite de Moïse ?
      17 Contre qui Dieu a-t-il été irrité pendant 40 ans ? N’est-ce pas contre ceux qui avaient péché et dont les cadavres sont tombés dans le désert ?
      18 Et à qui a-t-il juré qu'ils n'entreraient pas dans son repos, sinon à ceux qui avaient désobéi ?
      19 Ainsi nous voyons qu'ils n'ont pas pu y entrer à cause de leur incrédulité.

      Hébreux 4

      1 Redoutons donc, alors que la promesse d'entrer dans son repos reste valable, que l’un de vous ne semble être resté en arrière.
      2 En effet, cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu’à eux, mais la parole qu’ils ont entendue ne leur a servi à rien parce qu’ils n’étaient pas unis dans la foi à ceux qui ont écouté.
      3 Quant à nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, dans la mesure où Dieu a dit : J'ai juré dans ma colère : ‘Ils n'entreront pas dans mon repos !’Pourtant, son travail était terminé depuis la création du monde.
      4 En effet, il a parlé quelque part ainsi au sujet du septième jour : Et Dieu se reposa de toute son activité le septième jour.
      5 Et dans ce passage il dit encore : Ils n'entreront pas dans mon repos !
      6 Ainsi, certains ont encore la possibilité d'y entrer, et les premiers à recevoir cette bonne nouvelle n’ont pas accédé au repos à cause de leur désobéissance.
      7 C’est pourquoi Dieu fixe de nouveau un jour – aujourd'hui – en disant bien longtemps après par David cette parole déjà citée : Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas votre cœur.
      8 Si Josué leur avait effectivement donné le repos, Dieu ne parlerait pas après cela d'un autre jour.
      9 Il reste donc un repos de sabbat pour le peuple de Dieu.
      10 En effet, celui qui entre dans le repos de Dieu se repose lui aussi de son activité, tout comme Dieu s'est reposé de la sienne.
      11 Empressons-nous donc d'entrer dans ce repos afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance.
      12 En effet, la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante que toute épée à deux tranchants, pénétrante jusqu’à séparer âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur.
      13 Aucune créature n’est cachée devant lui : tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte.
      14 Ainsi, puisque nous avons un souverain grand-prêtre qui a traversé le ciel, Jésus, le Fils de Dieu, restons fermement attachés à la foi que nous professons.
      15 En effet, nous n’avons pas un grand-prêtre incapable de compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté en tout point comme nous, mais sans commettre de péché.
      16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir compassion et de trouver grâce pour être secourus au moment opportun.

      Hébreux 5

      1 En effet, tout grand-prêtre pris parmi les hommes est établi en faveur des hommes dans le service de Dieu afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés.
      2 Il peut avoir de la compréhension pour les personnes ignorantes et égarées, puisqu'il est lui-même aussi sujet à la faiblesse.
      3 C'est d’ailleurs à cause de cette faiblesse qu'il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés aussi bien que pour ceux du peuple.
      4 Personne ne peut s'attribuer l’honneur de cette charge à moins d'être appelé par Dieu comme l’a été Aaron.
      5 Christ non plus ne s’est pas attribué la gloire de devenir grand-prêtre, il la tient de celui qui lui a dit : Tu es mon Fils, je t'ai engendré aujourd'hui !
      6 Il dit aussi ailleurs : Tu es prêtre pour toujours à la manière de Melchisédek.
      7 Pendant sa vie terrestre, Christ a présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé à cause de sa piété.
      8 Ainsi, bien qu’étant Fils, il a appris l'obéissance par ce qu’il a souffert.
      9 Et parfaitement qualifié, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l'auteur d'un salut éternel,
      10 car Dieu l'a déclaré grand-prêtre à la manière de Melchisédek.
      11 Nous avons beaucoup à dire à ce sujet, et des choses difficiles à expliquer parce que vous êtes devenus lents à comprendre.
      12 Alors que vous devriez avec le temps être des enseignants, vous en êtes au point d’avoir besoin qu'on vous enseigne les éléments de base de la révélation de Dieu ; vous en êtes arrivés à avoir besoin de lait et non d'une nourriture solide.
      13 Or celui qui en est au lait est inexpérimenté dans la parole de justice, car il est un petit enfant.
      14 Mais la nourriture solide est pour les adultes, pour ceux qui, en raison de leur expérience, ont le jugement exercé à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

      Hébreux 6

      1 C'est pourquoi, laissant les bases de l’enseignement relatif au Messie, tendons vers la maturité sans avoir à reposer le fondement du renoncement aux œuvres mortes, de la foi en Dieu,
      2 de l'enseignement concernant les baptêmes et l'imposition des mains, de la résurrection des morts et du jugement éternel.
      3 C'est ce que nous ferons, si Dieu le permet.
      4 En effet, ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté au don céleste, qui ont eu part au Saint-Esprit,
      5 qui ont goûté à la bonne parole de Dieu et aux puissances du monde à venir,
      6 et qui pourtant sont tombés, il est impossible de les amener une nouvelle fois à changer d’attitude, puisqu'ils crucifient de nouveau pour eux-mêmes le Fils de Dieu et le déshonorent publiquement.
      7 Lorsqu'une terre arrosée de pluies fréquentes produit des plantes utiles à ceux pour qui elle est cultivée, elle reçoit de Dieu sa part de bénédiction.
      8 Mais si elle produit des ronces et des chardons, elle est jugée sans valeur, bien près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu.
      9 Même si nous parlons ainsi, bien-aimés, nous sommes convaincus qu’en ce qui vous concerne vous avez la meilleure part, celle qui est favorable au salut.
      10 En effet, Dieu n'est pas injuste pour oublier votre œuvre et [le travail de] votre amour. Vous avez démontré votre amour pour son nom par les services que vous avez rendus et que vous rendez encore aux saints,
      11 et nous désirons que chacun de vous fasse preuve du même zèle pour conserver jusqu'à la fin une pleine espérance.
      12 Ainsi vous ne vous relâcherez pas, mais vous imiterez ceux qui, par la foi et la patience, reçoivent l’héritage promis.
      13 Lorsque Dieu a fait la promesse à Abraham, comme il ne pouvait pas prêter serment par plus grand que lui, il a juré par lui-même
      14 en disant : Certainement, je te comblerai de bénédictions et je multiplierai ta descendance.
      15 C'est ainsi qu’après une attente patiente Abraham a obtenu ce qui lui avait été promis.
      16 Or, les hommes jurent par plus grand qu'eux et le serment est une garantie qui met fin à toute contestation.
      17 C’est pourquoi Dieu, voulant montrer plus clairement encore aux héritiers de la promesse le caractère irrévocable de sa décision, est intervenu par un serment.
      18 Ainsi, par deux actes irrévocables dans lesquels il est impossible que Dieu mente, nous sommes puissamment encouragés, nous dont le seul refuge a été de saisir l'espérance qui nous était proposée.
      19 Cette espérance, nous la possédons comme une ancre solide et sûre de l'âme ; elle pénètre derrière le voile,
    • Romains 16

      5 Saluez aussi l'Église qui est dans leur maison. Saluez Épaïnète, mon bien-aimé, et qui le premier de l'Achaïe s'est converti à Christ.

      Hébreux 1

      1 Dieu ayant autrefois parlé à nos pères, à plusieurs reprises et en diverses manières, par les prophètes,
      3 Et qui, étant la splendeur de sa gloire et l'empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, ayant opéré par lui-même la purification de nos péchés, s'est assis à la droite de la Majesté divine dans les lieux très hauts ;
      4 Ayant été fait d'autant plus excellent que les anges, qu'il a hérité d'un nom plus excellent que le leur.
      5 Car auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit : Tu es mon Fils, je t'ai engendré aujourd'hui ? Et encore : Je serai son Père, et il sera mon Fils ?
      6 Et ailleurs, quand il introduit de nouveau sur la terre le Premier-né, il dit : Que tous les anges de Dieu l'adorent.
      7 Et quant aux anges, il est dit : Il fait de ses anges, des vents, et de ses ministres, des flammes de feu.
      8 Mais quant au Fils : O Dieu ! ton trône demeure aux siècles des siècles, et le sceptre de ton règne est un sceptre d'équité :
      9 Tu as aimé la justice, et tu as haï l'iniquité, c'est pourquoi, ô Dieu ! ton Dieu t'a oint d'une huile de joie au-dessus de tes semblables.
      10 Et encore : C'est toi, Seigneur, qui as fondé la terre dès le commencement, et les cieux sont l'ouvrage de tes mains.
      11 Ils périront, mais tu demeures ; ils vieilliront tous comme un vêtement,
      12 Et tu les rouleras comme un manteau ; ils seront changés, mais toi, tu es le même, et tes années ne finiront point.
      13 Et auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit : Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que j'aie fait de tes ennemis le marchepied de tes pieds ?
      14 Ne sont-ils pas tous des esprits destinés à servir, et envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut ?

      Hébreux 2

      1 C'est pourquoi il nous faut nous attacher plus fortement aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne périssions.
      2 Car si la parole annoncée par les anges a eu son effet, et si toute transgression, toute désobéissance a reçu une juste punition,
      3 Comment échapperons-nous, si nous négligeons un si grand salut, qui, ayant été premièrement annoncé par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l'avaient entendu ?
      4 Dieu même appuyant leur témoignage par des prodiges et des miracles, par divers actes de sa puissance, et par les dons du Saint-Esprit, selon sa volonté.
      5 Car il n'a point soumis aux anges le monde à venir dont nous parlons.
      6 Mais quelqu'un a rendu ce témoignage quelque part, en disant : Qu'est-ce que l'homme, que tu te souviennes de lui, ou le fils de l'homme, que tu jettes les yeux sur lui ?
      7 Tu l'as fait un peu inférieur aux anges ; tu l'as couronné de gloire et d'honneur, et tu l'as établi sur les ouvrages de tes mains ;
      8 Tu as mis toutes choses sous ses pieds. Car Dieu lui ayant assujetti toutes choses, n'a rien laissé qui ne lui soit assujetti ; or, nous ne voyons point encore maintenant que toutes choses lui soient assujetties.
      9 Mais nous voyons couronné de gloire et d'honneur ce Jésus, qui, par la mort qu'il a soufferte, a été fait un peu inférieur aux anges, afin que par la grâce de Dieu il souffrît la mort pour tous.
      10 En effet, il était convenable que celui pour qui et par qui sont toutes choses, voulant amener à la gloire plusieurs enfants, rendît parfait le Prince de leur salut, par les souffrances.
      11 Car tous, et celui qui sanctifie, et ceux qui sont sanctifiés, relèvent d'un seul ; c'est pourquoi il n'a point honte de les appeler frères,
      12 En disant : J'annoncerai ton nom à mes frères ; je te louerai au milieu de l'assemblée.
      13 Et encore : Je me confierai en lui. Et encore : Me voici, moi et les enfants que Dieu m'a donnés.
      14 Puis donc que les enfants participent de la chair et du sang, il en a aussi de même participé, afin que par la mort il détruisît celui qui avait l'empire de la mort, c'est-à-dire, le diable ;
      15 Et qu'il délivrât tous ceux qui, par la crainte de la mort, étaient toute leur vie assujettis à la servitude.
      16 Car assurément il n'a pas secouru les anges, mais il a secouru la postérité d'Abraham.
      17 C'est pourquoi il a fallu qu'il devînt semblable en toutes choses à ses frères ; afin qu'il fût un souverain Sacrificateur, miséricordieux, et fidèle dans les choses de Dieu, pour expier les péchés du peuple.
      18 Car, ayant été tenté dans ce qu'il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés.

      Hébreux 3

      1 C'est pourquoi, frères saints, qui avez pris part à la vocation céleste, considérez l'apôtre et le souverain Sacrificateur de la foi que nous professons, Jésus-Christ,
      2 Qui a été fidèle à celui qui l'a établi, comme Moïse aussi le fut dans toute sa maison.
      3 Or, il a été estimé digne d'une gloire qui surpasse celle de Moïse, d'autant que celui qui a construit la maison est plus digne d'honneur que la maison même.
      4 Car toute maison a été construite par quelqu'un ; or, celui qui a construit toutes choses, c'est Dieu.
      5 Et quant à Moïse, il a été fidèle dans toute la maison, comme serviteur, pour témoigner de ce qui devait être annoncé ;
      6 Mais Christ, comme Fils, est établi sur sa maison ; nous sommes sa maison, pourvu que nous conservions jusqu'à la fin la ferme confiance et l'espérance dont nous nous glorifions.
      7 C'est pourquoi, comme dit le Saint-Esprit : Aujourd'hui, si vous entendez sa voix,
      8 N'endurcissez point vos coeurs, comme il arriva lors de la contestation, au jour de la tentation au désert,
      9 Où vos pères me tentèrent et m'éprouvèrent, et où ils virent mes oeuvres pendant quarante ans.
      10 C'est pourquoi je fus irrité contre cette génération, et je dis : Leur coeur s'égare toujours, et ils n'ont point connu mes voies.
      11 Aussi j'ai juré dans ma colère, qu'ils n'entreront point dans mon repos !
      12 Frères, prenez garde que quelqu'un de vous n'ait un coeur mauvais et incrédule, en se détournant du Dieu vivant.
      13 Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, pendant qu'il est dit : Aujourd'hui ; de peur que quelqu'un de vous ne s'endurcisse par la séduction du péché.
      14 Car nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous conservions ferme jusqu'à la fin notre première assurance,
      15 Pendant qu'il est dit : Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez point vos coeurs, comme il arriva lors de la contestation.
      16 Qui furent, en effet, ceux qui contestèrent après l'avoir entendu ; sinon tous ceux qui sortirent d'Égypte sous la conduite de Moïse ?
      17 Et contre qui Dieu fut-il irrité pendant quarante ans ; n'est-ce pas contre ceux qui péchèrent, dont les corps tombèrent dans le désert ?
      18 Et à qui jura-t-il qu'ils n'entreraient point dans son repos, si ce n'est à ceux qui s'étaient rebellés ?
      19 Aussi voyons-nous qu'ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité.

      Hébreux 4

      1 Craignons donc que la promesse d'entrer dans son repos nous étant laissée, quelqu'un de vous ne paraisse y avoir renoncé.
      2 Car l'heureuse promesse nous a été faite aussi bien qu'à eux ; mais cette parole qu'ils avaient entendue ne leur servit point, parce que ceux qui l'entendirent, n'y ajoutèrent point de foi.
      3 Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, suivant ce qu'il a dit : C'est pourquoi j'ai juré dans ma colère, qu'ils n'entreront point dans mon repos ! Cependant ses oeuvres étaient accomplies depuis la création du monde ;
      4 Car l'Écriture a parlé ainsi quelque part, du septième jour : Dieu se reposa le septième jour de tous ses ouvrages ;
      5 Et ici encore : Ils n'entreront point dans mon repos !
      6 Puis donc qu'il ne laissera pas d'y en entrer quelques-uns, et que ceux à qui l'heureuse promesse a été premièrement faite, n'y sont point entrés, à cause de leur incrédulité,
      7 Dieu détermine de nouveau un certain jour, par ce mot : Aujourd'hui, disant par David, si longtemps après, comme il est dit plus haut : Aujourd'hui si vous entendez sa voix, n'endurcissez point vos coeurs.
      8 Car si Josué les eût introduits dans le repos, Dieu ne parlerait pas après cela d'un autre jour.
      9 Il reste donc au peuple de Dieu un repos de sabbat.
      10 Car celui qui est entré dans son repos, se repose aussi de ses oeuvres, comme Dieu des siennes.
      11 Efforçons-nous donc d'entrer dans ce repos, de peur que quelqu'un ne tombe dans une semblable rébellion.
      12 Car la parole de Dieu est vivante, et efficace, et plus pénétrante qu'aucune épée à deux tranchants, perçant jusqu'à la division de l'âme et de l'esprit, des jointures et des moelles, et jugeant des pensées et des intentions du coeur ;
      13 Et il n'y a aucune créature qui soit cachée devant Lui, mais toutes choses sont nues et entièrement découvertes aux yeux de celui auquel nous devons rendre compte.
      14 Puis donc que nous avons un grand souverain Sacrificateur, qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, retenons ferme notre profession.
      15 Car nous n'avons pas un souverain Sacrificateur qui ne puisse compatir à nos infirmités, au contraire, il a été éprouvé en toutes choses, comme nous, mais sans péché.
      16 Allons donc avec confiance au trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans le temps convenable.

      Hébreux 5

      1 En effet, tout souverain Sacrificateur, pris d'entre les hommes, est établi pour les hommes dans les choses qui regardent Dieu, afin d'offrir des dons et des sacrifices pour les péchés.
      2 Il peut user de pitié envers ceux qui sont dans l'ignorance et dans l'erreur, puisque lui-même est environné de faiblesses.
      3 Et à cause de cela il doit faire des offrandes aussi bien pour ses péchés, que pour ceux du peuple.
      4 Et nul ne peut s'attribuer cette dignité, que celui qui est appelé de Dieu, comme Aaron.
      5 De même Christ ne s'est point attribué la gloire d'être souverain Sacrificateur, mais il l'a reçue de celui qui lui a dit : C'est Toi qui es mon Fils, je t'ai engendré aujourd'hui.
      6 Comme il lui dit aussi ailleurs : Tu es Sacrificateur pour l'éternité, selon l'ordre de Melchisédec.
      7 C'est lui qui, pendant les jours de sa chair, ayant offert avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été délivré de sa crainte,
      8 Bien qu'étant Fils, a appris l'obéissance par les choses qu'il a souffertes,
      9 Et ayant été rendu parfait, il est devenu l'auteur du salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent ;
      10 Dieu l'ayant déclaré souverain Sacrificateur, selon l'ordre de Melchisédec.
      11 A ce sujet nous avons beaucoup de choses à dire, qui sont difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre.
      12 En effet, tandis que vous devriez être maîtres depuis longtemps, vous avez encore besoin d'apprendre les premiers éléments des oracles de Dieu ; et vous en êtes venus à avoir besoin de lait, et non de nourriture solide.
      13 Or, celui qui se nourrit de lait, ne comprend pas la parole de la justice ; car il est un petit enfant.
      14 Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux qui, par l'habitude, ont le jugement exercé à discerner le bien et le mal.

      Hébreux 6

      1 C'est pourquoi, laissant les premiers principes de la doctrine de Christ, tendons à la perfection, ne posant pas de nouveau le fondement du renoncement aux oeuvres mortes, et de la foi en Dieu,
      2 De la doctrine des baptêmes, de l'imposition des mains, de la résurrection des morts, et du jugement éternel,
      3 Et c'est ce que nous ferons, si Dieu le permet.
      4 Car ceux qui ont été une fois illuminés, qui ont goûté le don céleste, qui sont devenus participants du Saint-Esprit,
      5 Et qui ont goûté la bonne parole de Dieu, et les puissances du siècle à venir,
      6 Et qui sont tombés, il est impossible de les renouveler encore pour la repentance, puisqu'ils crucifient pour eux-mêmes le Fils de Dieu, et l'exposent à l'ignominie.
      7 Car la terre qui est abreuvée par la pluie qui tombe souvent sur elle, et qui produit une herbe appropriée à ceux pour qui elle est cultivée, reçoit une bénédiction de Dieu.
      8 Mais celle qui produit des épines et des chardons, est réprouvée et près d'être maudite ; sa fin est d'être brûlée.
      9 Cependant, nous attendons de vous, bien-aimés, de meilleures choses, et qui conduisent au salut, quoique nous parlions ainsi.
      10 Car Dieu n'est pas injuste, pour oublier votre oeuvre et le travail de la charité que vous avez fait paraître pour son nom, ayant assisté et assistant les Saints.
      11 Or, nous désirons que chacun de vous fasse voir la même ardeur pour conserver, jusqu'à la fin, la pleine certitude de l'espérance ;
      12 Afin que vous ne deveniez pas paresseux, mais que vous imitiez ceux qui, par la foi et par la patience, héritent des promesses.
      13 En effet, lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, comme il ne pouvait pas jurer par un plus grand, il jura par lui-même,
      14 En disant : Certainement, je te comblerai de bénédictions, et je multiplierai abondamment ta postérité.
      15 Et ainsi Abraham ayant attendu avec patience, obtint la promesse.
      16 Or, les hommes jurent par celui qui est plus grand qu'eux, et leur serment pour confirmer une chose, termine tous leurs différends ;
      17 C'est pourquoi, Dieu voulant montrer encore mieux aux héritiers de la promesse l'immutabilité de sa résolution, intervint par le serment ;
      18 Afin que par ces deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous ayons une ferme consolation, nous qui cherchons un refuge dans la ferme possession de l'espérance qui nous est proposée,
      19 Espérance que nous gardons comme une ancre de l'âme, sûre et ferme, et qui pénètre au-dedans du voile,
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