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ISRAËL (Histoire et Religion 7.)

6.

Le royaume du Sud.

Le territoire laissé à Juda après le schisme était beaucoup moins important que celui d'Israël ; mais il présentait cet avantage, que la continuité de la dynastie de David y fut sauvegardée, malgré quelques événements tragiques, jusqu'à l'exil de Babylone (environ 600 av. J. -C), et ces années furent fécondes en résultats précieux pour la religion. Une grande partie de l'oeuvre accomplie par David fut détruite, mais ce qui en resta eut une importance considérable, tant pour la vie du judaïsme que pour l'ensemble du monde.

On sait peu de chose des dix-sept années du règne de Roboam. Une incursion égyptienne, conduite par le roi Sisak, mit au pillage Israël et Juda. Ceux-ci furent en guerre l'un contre l'autre. Le fils de Roboam, Abijam, ne régna que trois ans. Il semble avoir conclu avec Damas une alliance offensive contre Israël. On attribue à Asa un règne de quarante et un ans ; c'est l'un des rois auxquels est rendu un sincère témoignage d'approbation. Tandis que les hauts-lieux consacrés, aux divinités païennes existaient encore, il sévit avec vigueur contre les pratiques idolâtres de sa mère (1Ro 15:9-15). La lutte fratricide n'avait pas cessé, preuve en soit son appel à l'intervention de Ben-Hadad, roi de Syrie, pour le délivrer de l'oppression d'Israël. Cette ligne politique changea sous le règne de Josaphat, qui se joignit à Achab pour repousser l'agression syrienne. Ce fut un bon roi, si l'on s'en rapporte au jugement des historiens, mais le refrain monotone : « Les hauts-lieux n'avaient pas disparu » retentit encore, montrant combien ces cultes locaux étaient profondément enracinés et persistants. Dans ces vieux sanctuaires Jéhovah était adoré, mais au milieu de beaucoup de rites cananéens.

Un fait important à noter est qu'en Juda aussi le culte de Baal provoqua des dissensions et des effusions de sang. Quand la reine mère Athalie apprit la mort de son fils, elle, souveraine du royaume, femme ambitieuse et cruelle, peu disposée à céder sa place, fit mettre à mort les membres de la famille royale (2Ro 10). Seul Joas, son petit-fils, âgé de quelques mois, fut épargné, mais à son insu. Elle éleva à Jérusalem un temple de Baal. Ainsi au même moment, la guerre civile, porteuse de misère, fruit de l'ambition égoïste et du fanatisme religieux, sévissait dans les deux capitales. Plus tard le sacrificateur Jéhojada plaça sur le trône son neveu Joas, âgé de sept ans ; Athalie fut tuée, et le temple de Baal détruit (2Ro 11:12-21). Joas régna quarante ans. Le seul trait de ce long règne qui nous ait été conservé concerne la réforme financière du budget affecté au temple, page intéressante de l'histoire de l'Église. Malheureusement Joas dut verser entre les mains d'Hazaël, roi de Syrie, afin de le détourner d'attaquer Jérusalem, tout l'or et les objets sacrés qui se trouvaient dans le temple.

Le règne de son fils Amatsia offre un exemple de l'animosité surgissant entre deux rois qui auraient dû se conduire comme des frères. Amatsia demande à Joas, fils de Joachaz roi d'Israël, une entrevue sur pied d'égalité et reçoit sous forme d'un bref apologue une réponse tranchante (2Ro 14:8,10) ; le roi de Juda eut à payer chèrement sa présomption. Il est vrai que ces combats étaient peu meurtriers et, dans les intervalles d'accalmie, la vie pastorale devait s'écouler paisiblement ; mais les deux royaumes étaient affaiblis par ces luttes fratricides. Le long règne d'Azaria, cinquante-deux ans, et celui de son fils Jotham, seize ans, nous mènent presque à la fin du royaume d'Israël. Si ces chiffres sont exacts, ils supposent une période de paix, de stabilité et d'unité religieuse dans le royaume de Juda. Celui-ci, au moment de la chute d'Israël, attira à lui, jusqu'à un certain point, la nation soeur, ce qui ne l'empêcha pas de conserver son autonomie pendant cent trente ans environ. Lors de l'agression finale des Syriens et des Israélites contre Juda, Achaz céda, malgré les conseils d'Ésaïe, au désir d'appeler l'Assyrie à son aide. Le résultat fut, nous l'avons vu, l'anéantissement d'Israël en tant que nation et le tribut imposé à Juda par le grand empire (Esa 7).

C'est à ce tournant de l'histoire politique des deux royaumes qu'apparurent les grands prophètes qui, d'un commun accord, sauvèrent la religion en la pénétrant d'une spiritualité plus élevée et en plaçant la moralité au-dessus du rite. L'inspiration atteint ici son point culminant ; les résultats n'ont pas cessé, depuis lors, d'en être sensibles et sont aujourd'hui plus hautement appréciés que jamais. Des discussions académiques sur les rapports de la morale et de la religion et la « psychologie de la prophétie » ne seraient pas ici à leur place. C'est un mouvement de vie, et ce sont les hommes qui y ont été mêlés qui nous intéressent. La méthode que Dieu emploie pour transmettre à l'âme humaine son message sublime et le revêtir du sceau de son autorité suprême est complexe et ne sera peut-être jamais entièrement comprise. Mais les faits historiques demeurent et appellent notre examen attentif. Quatre hommes : Amos, Osée, Ésaïe et Michée, ont marqué le VIIIe siècle d'une empreinte indélébile, tellement qu'il demeure l'une des grandes époques de l'histoire de la religion.

Une question se pose : dans quelle mesure leur message était-il nouveau ou original ? Il était nouveau en ce sens qu'il émanait de leur personnalité individuelle et présentait la religion sous un aspect plus large, plus pur, plus riche qu'auparavant. Ce n'était pas une plante nouvelle, mais plutôt une floraison nouvelle du vieil arbre. Si la morale n'avait pas été un élément constitutif de la religion des Hébreux, celle-ci n'aurait pu survivre au culte de la nature et aux âpres conflits avec le baalisme. Ces antiques récits sont, à n'en pas douter, animés de l'esprit prophétique. De quelque façon qu'on l'interprète, le tableau présentant le premier homme et la première femme avec la perspective des souffrances, résultat de la désobéissance (Ge 2:3), est empreint de compassion pour l'homme qui, venu de la terre, tire d'elle sa subsistance au prix d'un dur labeur, puis y retourne, et pour la femme qui met au monde ses enfants dans la douleur. Remarquons aussi le blâme infligé par Nathan à David (2Sa 12:7) et le châtiment subi en expiation d'un traité violé (2Sa 21).

A la longue, la religion s'assimila maints éléments du culte de la nature, mais en les purifiant et en les faisant servir à des buts plus élevés. Les prophètes ne se considéraient pas comme les créateurs d'une religion nouvelle, mais comme des frères exhortant leurs frères à revenir à la source plus simple et plus pure de leur vieille foi (Jer 6:16 et suivant). Qu'ils fussent ou non animés de cette pensée, nous savons que la foi des ancêtres ne pouvait subsister qu'en s'élargissant, en étendant et appliquant ses principes aux conditions changeantes d'un monde plus vaste. Le message des prophètes du VIIIe siècle était à la fois national et social. Le devoir de la piété personnelle, les problèmes de l'individualisme commencent à se poser, mais le message des prophètes s'adressait à la communauté comme telle. Ce n'était pas, à proprement parler, un monothéisme théologique ou dogmatique ; mais il s'orientait dans cette direction, et le droit de Jéhovah à être le Dieu de l'humanité y était impliqué, sinon clairement affirmé.

Au sein de l'Israël primitif on trouve, dès le début, des voyants ou « Sages », des diseurs de proverbes et maximes, des prêtres qui officiaient à différents autels et des prophètes, hommes de caractère enthousiaste qui n'étaient astreints à aucune règle inflexible et inféodés à aucun sanctuaire particulier. Plus tard, ces catégories d'hommes seront déterminées d'une façon plus précise et auront leur littérature propre. Prophètes et prêtres (voir ces mots) sont parfois associés, parfois en conflit. Quelques-uns des prophètes, tels Osée, Jérémie et Ézéchiel, appartenaient à des familles sacerdotales. L'action de l'Esprit divin n'était limitée à aucune classe.

Am 7:10-17 nous offre un vivant et dramatique tableau du conflit entre deux types religieux : l'austère prophète et le prêtre courtisan, Amos et Amatsia. C'était sous le règne de Jéroboam II (790-749), à une époque de prospérité précédant la catastrophe finale. Le peuple était assemblé à Béthel pour y célébrer une de ses grandes fêtes religieuses. Un homme rude des plaines de la Judée fait irruption au milieu de cette foule joyeuse, dénonce en termes enflammés les péchés de la nation et lui prédit le châtiment d'un Dieu juste qu'elle doit se préparer à rencontrer au jour du jugement. Cette histoire authentique est aussi un symbole du choc des idées et des forces qui étaient en présence. Le courtisan, le représentant officiel des conventions sociales et du luxe, se mesure avec l'homme fort et courageux qui personnifie la simplicité de la religion et la souveraineté de la conscience. Le prophète et le prêtre, avec leurs conceptions opposées de la religion et leurs façons différentes de comprendre la vie, forment ici un contraste absolu. Amatsia offre un spécimen assez misérable et superficiel de sa classe, mais il se peut que le culte des prêtres et du peuple contînt quelques éléments que le rude prophète ascète était incapable d'apprécier. Il ne semble guère probable que les prophètes, dans leur ensemble, eussent fait disparaître toutes les cérémonies du culte, mais Amos est le type de l'homme qui aurait été satisfait d'adorer Dieu dans le silence sous les cieux étoiles. A ses yeux, des sanctuaires comme celui de Béthel étaient des lieux non d'obéissance mais de transgression. Tout ce qui s'y passait, avec les excitations passionnées et les divertissements sensuels, le révolte (Am 4:4). Il parcourt de son regard pénétrant toute la Palestine et prononce le même jugement sur tous ses peuples (Am 1), ce qui signifie que le Dieu dont la loi a été manifestement violée était le même pour tous. Remarquons qu'ils n'étaient pas coupables envers la loi rituelle, mais envers l'humanité : perfidies en temps de paix, atrocités pendant la guerre. Israël porte l'opprobre de la corruption religieuse la plus méprisable (Am 2:6-12). Amos lui déclare dans les termes les plus vigoureux et les plus nobles que les sacrifices matériels, si riches et si abondants qu'ils soient, ne sauraient remplacer une vie pure et une conduite intègre. « Éloignez de moi, dit-il au nom de Jéhovah, le bruit de vos cantiques et le son de vos harpes. Faites plutôt couler le bon droit comme de l'eau et la justice comme un fleuve intarissable ! » (Am 5:21,24). Sous une forme imagée il annonce le jugement terrible, irrévocable, qui, malgré la prospérité présente, laissera le pays désolé (Am 7:1-9). Cette prédiction s'accomplit à la lettre, au cours de la génération suivante, lorsqu'on put dire avec vérité : « Elle est tombée la vierge d'Israël, elle ne pourra plus se relever, elle est renversée sur le sol et personne ne la relève ! » (Am 5:2).

Quand Osée écrivit son livre, la période de prospérité avait pris fin et le royaume du Nord était en proie au désordre. Le texte en est assez obscur, mais, fût-il parfait, il n'approcherait pas de la clarté et de la vigueur de celui d'Amos. Les deux hommes sont de caractères bien dissemblables : l'un rude, presque froid, l'autre affectueux, sensible, sympathique. Tous deux sont opposés à la religion courante mais l'expriment de façons différentes. Tandis que leurs livres revêtent une forme le plus souvent poétique, l'émotion et l'humeur versatile propres au poète dominent dans celui d'Osée. Il a exercé son influence sur Jérémie, « le poète du coeur ». L'histoire de son mariage a soulevé bien des problèmes et donné lieu à de nombreuses interprétations. Il représente évidemment un amour outragé ; la tendresse et la bonté de Jéhovah ont été oubliées (Os 12:2). L'enfant ingrate, l'épouse infidèle s'est adonnée au culte de Baal, ce qui est considéré comme une forme de l'adultère. Cette image tiendra une place importante dans la littérature subséquente. Le livre d'Osée est une suite de poèmes plutôt qu'un exposé méthodique : les transitions sont brusques, avec une alternance de reproches violents, de tendre compassion et d'appels à la repentance (Os 10:10 14:1). L'affirmation dominante d'Amos est : justice ; celle d'Osée : miséricorde. La déclaration que notre Sauveur recommanda à l'attention de ses détracteurs (Mt 9:13) fut essentielle pour notre prophète : « Je prends plaisir à la bonté et non au sacrifice, à la connaissance de Dieu plutôt qu'aux holocaustes » (Os 6:6).

Ce mot de « miséricorde » a une longue histoire et eut une influence considérable. Plus tard et dans l'une de ses acceptions, il fut employé pour désigner un parti, celui des « justes » (Ps 32:6). Pris en lui-même, ce mot est d'un sens très riche ; il parle de bonté, de loyauté, d'amour. Il ne peut être traduit par aucun autre mot, tant son sens est profond ; il unit des choses que nous avons coutume d'assigner à des sphères différentes. Pour le prophète la vie était une- ; le monde entier au sein duquel il vivait appartenait à Dieu, et ce mot « miséricorde » signifiait fidélité à l'égard de Dieu, bonté envers les hommes à tous les degrés de la vie humaine. Il devait unir religion, morale, philanthropie, les animant ensemble d'un esprit de pure adoration (voir Hasidéens).

Alors vint Ésaïe, prophète et homme politique. Bien qu'il ne soit plus possible de lui attribuer les 66 chapitres du livre qui porte son nom, et que nous possédions peu de précisions sur les quarante années que dura son ministère, Ésaïe est, à part Jérémie, le prophète dont la personne et la vie nous sont le mieux connues. De l'étude attentive des quelques prophéties que nous pouvons, avec confiance, regarder comme authentiques, se dégage le profil d'un homme grand par sa puissance oratoire et ses dons littéraires. Plus orateur qu'écrivain, il n'en a pas moins marqué l'histoire de son pays d'une empreinte indélébile et donné un essor à sa plus noble littérature. Nous pouvons l'appeler « l'Ésaïe de Jérusalem », car c'est là qu'il vécut et travailla. Quand il commença son ministère en 740 environ, Rome, encore simple village, venait, croit-on, d'être bâtie. Bientôt Rome et Jérusalem s'affronteront ; pour le moment, l'une est à son berceau, l'autre lutte pour conserver la vie. Samarie se dressait dans son orgueil et sa jactance, mais le prophète judéen ne s'y trompait pas : il voyait le dénouement tout proche. « Malheur à la couronne orgueilleuse des buveurs d'Éphraïm ! » (Esa 28:1-4). L'un de ses discours les plus importants fait allusion aux derniers événements de l'histoire nationale d'Israël (Esa 7:1,3). C'est sans doute immédiatement avant, que, répondant à l'appel de son Dieu, il s'affirma comme prédicateur de la justice. Tandis qu'il était au temple, il eut une vision au cours de laquelle il se sentit écrasé par le sentiment de son indignité en présence du Roi, l'Éternel des armées (Esa 6). Sous l'empire de cette révélation, il prit l'engagement de devenir le messager du jugement divin, sachant qu'il assumait une tâche rude et, en apparence, désespérée. C'est en vain que nous essayerions de définir la nature de cette vision, mais la vie qui s'en dégagea et la carrière qu'elle inspira nous sont un garant de sa réalité. Le prophète s'écrie que « la main de l'Éternel l'a saisi ». Cette étreinte divine vivifie toute sa puissance d'énergie (Esa 8:11). L'un de ses plus beaux discours est le magnifique « cantique de la vigne », chanté sans doute devant la foule à quelque fête solennelle. Le chant se transforme en prédication. En retour de la sollicitude et des soins dont Il a entouré la nation, Dieu n'a éprouvé qu'amères déceptions : au lieu de la droiture, la fausseté, au lieu de la justice, le cri des opprimés (Esa 5:1,7). Avec la même vigueur que les autres grands prophètes, Ésaïe dénonce la licence, l'improbité et les violences des riches (Esa 5:8 et suivants), et défend la cause des veuves et des orphelins (Esa 1:17). Sa complainte sur la « cité fidèle » (Esa 1:21-26) montre son affection profonde pour Jérusalem et son désir ardent qu'elle soit gouvernée avec équité. Les cérémonies religieuses ne manquaient pas, les offrandes à Dieu étaient abondantes, mais tout cela ne pouvait remplacer le vrai sacrifice : celui d'une vie pure. Ésaïe se serait sûrement associé avec joie à la grandeur d'un culte qui aurait été l'expression d'une foi véritable et d'une conduite intègre.

Il appartenait à l'aristocratie et n'eût pas été déplacé parmi les princes et les personnages officiels. Il s'efforça d'influencer la politique extérieure et de guider la nation dans les sentiers de la sécurité. Il croyait que Jéhovah prendrait sous sa protection ceux qui rechercheraient sincèrement la justice. Il se méfiait de l'habileté des politiciens et des ruses des diplomates. En l'an 735, quand les Syriens et les Israélites attaquèrent Jérusalem, Ésaïe sortit à la rencontre d'Achaz (Esa 7:3 et suivant), avec son fils Séar-Jasub dont le nom signifie : « Un reste reviendra ». Achaz a résolu d'appeler l'Assyrie à son aide, ce qu'Ésaïe considère comme un manque de foi. Il savait que l'Assyrie ne viendrait que trop tôt et que ce serait au préjudice de Juda. Son éloquence, son offre de lui donner un signe de la part du Seigneur, ne peuvent détourner Achaz de la voie où il s'est engagé. Conséquence : la Syrie et le royaume d'Israël furent écrasés, rendus inoffensifs, ainsi qu'Ésaïe l'avait prévu, et Juda, bien que conservant partiellement son indépendance, devint tributaire de l'Assyrie. L'Egypte aussi recommençait à s'agiter, menaçant Juda. Le prophète alors prouve la constance et la fermeté de son caractère : « J'ai voulu, dit-il, vous dissuader de donner des gages à l'Assyrie ; mais, maintenant que vous l'avez fait, l'honnêteté exige que vous teniez parole. » Manifestement l'Egypte était faible, on ne pouvait compter sur elle : après s'être servie des petits peuples comme d'auxiliaires, elle les abandonnait. En outre Ésaïe prenait son point d'appui dans des principes clairs. Son mépris de l'Egypte et de ceux qui étaient assez insensés pour avoir confiance en elle s'exprime avec force (Esa 31:1). La rivalité entre l'Egypte et l'Assyrie ou Babylone continuera, pendant le siècle suivant, à exercer son influence perturbatrice dans l'existence des petites nations. Un jugement sévère est porté sur Achaz, qui régna seize ans : (2Ro 16) Ésaïe rappelle sa servilité à l'égard de l'Assyrie, dont il sollicita l'aide contre Damas. Un fait qui intéresse l'historien autant, si ce n'est plus, que cet important événement politique, concerne le temple. Achaz, séduit à la vue de l'autel qui se trouvait à Damas, en envoya le modèle à Urie le sacrificateur, afin qu'il en construisît un semblable (2Ro 16:10,12). Par là nous voyons le roi affirmer son droit de régler les pratiques rituelles et l'offrande des sacrifices. Le règne d'Ézéchias, fils d'Achaz, qui dura vingt-neuf ans, nous amène presque au seuil du siècle suivant (environ 700). Il est représenté comme un roi bon et pieux qui, menacé par l'Assyrie, invoqua Jéhovah et fut puissamment encouragé, réconforté par Ésaïe (2Ro 19:20). De même pendant sa maladie un miracle s'accomplit en sa faveur et sa vie fut prolongée de quinze années. L'ennemi, sous la pression de circonstances imparfaitement connues, fut contraint de lever le siège de Jérusalem et de regagner l'Assyrie. Cette délivrance fut, avec raison, attribuée à l'intervention de la Providence. Elle donna à Juda un regain de vie et accrut l'influence d'Ésaïe. On a pensé que ses prophéties puissantes, à cette époque, encouragèrent la croyance que la citadelle et le sanctuaire de Jéhovah devaient être inviolables, croyance à laquelle bien des malheurs furent dus dans la suite et qui ne peut être attribuée à un homme de l'intelligence et de la spiritualité d'Ésaïe. D'après la tradition, le vieux prophète aurait subi le martyre durant les jours troublés qui suivirent. On l'a dit avec raison, la partie pieuse de la nation fut déçue par la politique du nouveau roi. « Ils espéraient un Messie, ils eurent Manassé. » Il se peut qu'aux jours d'Ézéchias, en réponse à la prédication des prophètes, une réforme du culte ait été tentée et suivie d'une violente réaction. Le territoire de Juda étant très restreint, vu le peu d'étendue du pays qui s'ajoutait à la ville fortifiée, il semble que la centralisation aurait dû être assez aisée, mais les témoignages ne manquent pas que--même à l'intérieur de la cité--les survivances des pratiques païennes étaient difficiles à détruire. Les influences étrangères se firent à nouveau sentir dans une cour corrompue.

Pourtant, l'oeuvre d'Ésaïe n'était pas anéantie. Il avait répandu la semence destinée à porter du fruit quand elle aurait été arrosée par le sang de ses fidèles successeurs. Il n'est peut-être pas exagéré de discerner dans son long ministère les faibles origines de l'Église, c'est-à-dire d'une petite communauté dont la religion repose sur la foi personnelle et non sur la seule tradition. « Enferme cet oracle, scelle cette révélation dans le coeur de mes disciples » (Esa 8:16). Il trace sur une tablette en caractères usuels, destinés à être lus de tous, ses prédictions et ses menaces. Il ordonne que sa prophétie soit consignée dans un livre afin qu'elle demeure comme un témoignage impérissable (Esa 30:8). Il ne faut pas voir ici les origines de la littérature hébraïque : il semble évident qu'à cette époque nombreux étaient ceux qui savaient lire et écrire ; mais peut-être, dans un sens limité, avons-nous ici les débuts de la formation d'un canon, c'est-à-dire d'une littérature sacrée qui assurera, pour les temps futurs, la conservation de la religion. Ésaïe ne croyait pas que le jugement de Dieu impliquât une destruction complète. Sa doctrine du « faible reste » (Esa 19) signifie qu'aux jours les plus sombres, Dieu créera un monde nouveau avec les quelques croyants qui resteront. (cf. Ge 8:21 et suivant) Ces influences spirituelles ne peuvent s'exercer dans le vide ; seules les vies d'hommes pieux et consacrés seront leur sauvegarde et les rendront agissantes. Sans les disciples anonymes et les réformateurs, la religion aurait péri. Le miracle est qu'elle ait survécu à tant de crises et de catastrophes.

Nous avons peu de renseignements sur Michée, contemporain plus jeune d'Ésaïe, personnalité moins brillante, mais homme d'une grande énergie qui a laissé une trace profonde. La différence essentielle entre eux est que l'un fut un citadin, l'autre un rural, un prophète paysan. Son âpre langage, son ardente compassion pour les pauvres, font penser aux Paroles d'un croyant de Lamennais. Un esprit révolutionnaire inspire les attaques qu'il dirige contre les riches oppresseurs, les prophètes infidèles et les prêtres avides de gain (Mic 3:4). Il hait la perversité voluptueuse des villes. Samarie et Jérusalem sont les centres de l'oppression qui accable les pauvres, aussi un terrible châtiment leur est-il réservé (Mic 1:6 3:12). Il est intéressant d'observer que lorsque Jérémie prononça un jugement semblable, il fut déclaré digne de mort. La prophétie de Michée fut alors citée comme preuve que le vrai prophète, celui qui parle au nom de Jéhovah, doit jouir d'une grande liberté (Jer 26:18). Aux époques plus anciennes, durant les périodes de paix, de petites communautés menaient sans doute, dans les campagnes, une vie simple, pastorale. Ces paysans s'entr'aidaient et la servitude, telle qu'elle existait alors, n'avait rien d'inhumain. Mais le développement des villes et l'accroissement des richesses changèrent ces conditions, et la situation empira. Les riches voulaient agrandir leurs domaines et les moins aisés étaient dépossédés des petits lopins de terre qu'ils considéraient comme leur héritage dans le royaume de leur Dieu. Les hommes libres devenaient esclaves et les débiteurs étaient traités avec dureté. Des hommes qui, tant au point de vue national que religieux, auraient dû être frères, étaient ennemis. Un cri retentit à travers tous les discours des grands prophètes : c'est un appel à la justice. Les mots d'ordre d'Amos, d'Osée, d'Ésaïe, ont peut-être été résumés plus tard par un disciple en cette profession de foi brève, pratique, vivante aujourd'hui encore : « Faire ce qui est juste, aimer la miséricorde et marcher humblement avec son Dieu » (Mic 6:8).

La fin du VIII e siècle fut une époque de dures épreuves pour Jérusalem. Ézéchias, soutenu par Ésaïe, défendit la cité attaquée par Sanchérib et remporta quelques succès sur les Philistins, qu'il repoussa jusqu'à Gaza, mais le pays souffrit beaucoup et resta finalement tributaire de l'Assyrie. Le nom de son fils et successeur Manassé figure toujours dans la liste des États soumis à l'Assyrie. Bien qu'il ait commencé à régner à l'âge de 12 ans et soit resté sur le trône pendant cinquante-cinq ans, nous n'avons sur lui que peu de détails, ce qui prouve la pauvreté de nos documents historiques. Nous devons nous contenter de savoir qu'il rétablit les hauts-lieux, importa des coutumes étrangères et répandit en abondance, à Jérusalem, le sang innocent (2Ro 21). Son fils et successeur Amon ne régna que deux ans ; il fut assassiné dans son propre palais par des conspirateurs, lesquels furent tués à leur tour par le peuple, qui proclama roi son fils Josias, âgé de huit ans (2Ro 22:1).

Ce siècle, dont l'histoire est si incomplète et obscure, marque en réalité une des périodes les plus importantes de la vie d'Israël. Ainsi qu'il arrive souvent, le mouvement destiné à durer s'était développé en silence. Nous savons, d'après ses résultats, que de grandes choses furent accomplies : les écrits prophétiques survécurent et revêtirent des formes appropriées au milieu. Ce fait apparut au grand jour, lors de la découverte, en la dix-huitième année du règne de Josias (640-609), d'un livre dans le Temple de Jérusalem. Les savants admettent généralement que ce livre était le Deutéronome, sinon dans sa forme actuelle, au moins dans ses parties essentielles. C'était à coup sûr un livre faisant époque et qui marqua dans l'histoire de Juda l'avènement de temps nouveaux. Jusqu'alors la nation était gardienne de la littérature, désormais ce sera le livre qui assurera le maintien de la nation. Un ouvrage inventé pour les besoins de la cause, un livre entièrement nouveau, n'aurait pu exercer cette influence. Le Deutéronome (voir ce mot) plongeait des racines profondes dans le passé et pouvait, avec quelque vérité, se réclamer du nom de Moïse. Quels qu'aient pu être les méthodes qui présidèrent à son élaboration ou les appels à la pureté et à la centralisation du culte qu'il renferme, il est certain que ce livre, pénétrant la vie du peuple vers la fin du VII e siècle, devint aussitôt son drapeau et servit de point de ralliement aux réformateurs. Le Deutéronome se compose de discours et de poèmes attribués à Moïse (à l'exception du dernier chapitre) ; mais cette opinion ne résiste pas à un examen, même superficiel. Nous y remarquons des emprunts à des documents plus anciens, des répétitions. Il reproduit en les développant les ordonnances d'un code primitif : le Livre de l'Alliance, et renferme d'anciennes lois qui ont peu de rapport avec l'objet essentiel du recueil. Le but poursuivi était, vraisemblablement, de réformer le culte et de le centraliser à Jérusalem. Il n'y a qu'un seul Jéhovah et il ne doit avoir qu'un seul sanctuaire. Nous donnons aux lois qui se rapportent à ce principe essentiel le nom de Deutéronome (seconde loi) au sens spécial du mot. Exemples :

(a) Les ressources à assurer aux Lévites après la destruction des autels locaux.

(b) L'établissement de cités de refuge devant servir de sanctuaires ou d'asiles à ceux qui fuyaient devant les vengeurs du sang versé,

(c) La désignation des anciens comme juges des cas trop peu importants pour être soumis à la juridiction de Jérusalem.

(d) La distinction établie entre l'acte profane de la mise à mort des animaux pour en faire un aliment, et leur offrande sous forme de sacrifice. Tout cela pénétrait profondément la vie religieuse et sociale du peuple. L'exiguïté du territoire peut avoir facilité ce travail de réformation, mais ces causes géographiques ne furent pas seules en jeu, il y en eut d'intellectuelles et de religieuses. L'existence du Dieu unique de la nation était proclamée et ceci était indispensable à la reconnaissance plus complète de sa souveraineté dans un monde agrandi. Les éléments prophétiques et sacerdotaux se trouvaient mélangés dans un livre qui renfermait l'histoire, les discours (De 1-11), la loi (De 12-26). L'enseignement proprement dit devait s'adapter aux formes ecclésiastiques en usage. Le danger du légalisme existait mais ne pouvait être évité. La pensée dominante était que les prédictions des prophètes s'étaient accomplies et que les malheurs de la nation étaient dus à la désobéissance et à l'idolâtrie (Za 1:4-6). Josias et ses conseillers semblent avoir fait un vigoureux effort pour exécuter les ordres donnés dans ce livre : régler la célébration du culte divin ; débarrasser le pays des pratiques idolâtres (2Ro 23:5 et suivant). Mais les écrits postérieurs nous montrent combien cette tâche était ardue. Josias est considéré par les historiens comme un roi pieux, un second David, et Jérémie le loue (Jer 22:10).

A ce moment l'empire assyrien est à l'apogée de sa grandeur ; puis, brusquement, il disparaît. Le règne d'Assourbanipal (668-625) fut l'âge d'or de l'art et de la littérature. Tyran cruel et débauché, il vivait dans le luxe grâce aux tributs imposés aux peuples qu'il avait conquis. Alors, rapide, vint le déclin. L'Egypte se fortifiait et commençait à secouer le joug assyrien. Les Aryens (Mèdes) et les Sémites (Babyloniens) s'unirent contre l'ennemi commun. Après plusieurs échecs, une victoire complète couronna leurs efforts. L'empire d'Assyrie fut anéanti et la ville de Ninive rasée au niveau du sol (606 ? voir le chant de triomphe de Nahum). A cette époque Juda subit un terrible désastre. Le nouveau pharaon, Néco, qui prétendait avoir sa part du butin, se mit à la tête d'une armée nombreuse. Josias tenta de l'arrêter, mais sa folle entreprise fut suivie d'une complète et rapide défaite dans les plaines de Méguiddo. Vaincu, le roi fut tué (2Ch 35:22,25). On ne saurait dire quel motif entraîna Josias dans cette téméraire aventure. Il est peu probable qu'il ait été encouragé par Jérémie, bien que celui-ci méprisât les Égyptiens. Quoi qu'il en soit, les conséquences furent désastreuses. Il semblait que Jéhovah fût impuissant à protéger son fidèle serviteur ou qu'il ne le voulût pas. La nation et la religion souffrirent cruellement l'une et l'autre du désordre qui suivit. Les petites nations étaient de nouveau tiraillées entre deux puissances hostiles : l'Egypte et Babylone. Joachaz, fils de Josias, choisi par le peuple, fut proclamé roi, mais Néco le détrôna, l'emmena captif en Egypte et plaça sur le trône son frère Jéhojakim. Nébucadnetsar, prince royal de Babylone, vainquit les Égyptiens à Carkémis sur l'Euphrate (605). Jéhojakim devint ainsi vassal de Babylone. Il eut l'imprudence de se révolter, et Nébucadnetsar souleva contre lui les peuples voisins. Il mourut laissant à son fils Jéhojakin, âgé de 18 ans, un héritage de profonde misère (Jer 22:24). Contraint de se rendre, il fut emmené à Babylone avec les meilleurs, de la nation et des trésors considérables (597). Sédécias, un autre fils de Josias, fut placé sur le trône. C'était le commencement de la fin. Ce qui restait du peuple était déchiré entre les deux factions égyptienne et babylonienne. Sédécias, après avoir signé la paix avec Babylone, finit par se révolter lui aussi et, malgré l'intervention de l'Egypte, qui retarda un moment la catastrophe finale, en dépit d'une résistance héroïque contre les ennemis du dehors et la famine au dedans, Jérusalem tomba (586). Sédécias, prisonnier, fut traité sans pitié ainsi que ses enfants.

Jérémie pouvait partir pour Babylone et y terminer paisiblement ses jours, mais cela l'aurait exposé au soupçon d'obtenir une récompense en raison de ses opinions politiques. Il resta avec le pauvre peuple laissé dans le pays et, quand le gouverneur babylonien Guédalia fut assassiné, Jérémie fut, par une ironie du sort, traîné par les conspirateurs jusqu'en Egypte, ce pays qu'il avait haï et méprisé. Durant ses longues tribulations, son courage, sa force de caractère ne faiblirent pas. Ce prophète à l'esprit si noble eut le bon sens de comprendre que Dieu exigeait de ses compatriotes une attitude loyale vis-à-vis des vainqueurs. Il combattit de tout son pouvoir l'opinion fausse et ridicule que la cité et le sanctuaire étaient inviolables, en tant que demeure de Jéhovah.

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Versets relatifs

    • Genèse 2

      3 Et Dieu bénit le septième jour, et le sanctifia ; car en ce jour il se reposa de toute son oeuvre que Dieu créa en la faisant.

      Genèse 8

      21 Et l'Éternel flaira une odeur agréable ; et l'Éternel dit en son coeur : Je ne maudirai plus de nouveau le sol à cause de l'homme, car l'imagination du coeur de l'homme est mauvaise dès sa jeunesse ; et je ne frapperai plus de nouveau tout ce qui est vivant, comme je l'ai fait.

      2 Samuel 12

      7 Et Nathan dit à David : Tu es cet homme ! Ainsi dit l'Éternel, le Dieu d'Israël : Je t'ai oint pour roi sur Israël, et je t'ai délivré de la main de Saül,

      2 Samuel 21

      1 Et il y eut, du temps de David, une famine de trois ans, année après année. Et David rechercha la face de l'Éternel, et l'Éternel dit : C'est à cause de Saül et de sa maison de sang, parce qu'il a fait mourir les Gabaonites.
      2 Et le roi les appela les Gabaonites et leur parla. (Or les Gabaonites n'étaient pas des fils d'Israël, mais du reste des Amoréens, et les fils d'Israël s'étaient obligés envers eux par serment ; et Saül, dans son zèle pour les fils d'Israël et de Juda, avait cherché à les frapper.)
      3 Et David dit aux Gabaonites : Que ferai-je pour vous, et avec quoi ferai-je expiation, de sorte que vous bénissiez l'héritage de l'Éternel ?
      4 Et les Gabaonites lui dirent : Il ne s'agit pas pour nous d'argent ou d'or à l'égard de Saül et de sa maison, ni qu'on fasse mourir personne en Israël. Et il dit : Ce que vous direz, je le ferai pour vous.
      5 Et ils dirent au roi : L'homme qui nous a consumés et qui a formé un plan contre nous afin de nous détruire, pour que nous ne puissions subsister dans tous les confins d'Israël... :
      6 qu'on nous livre sept hommes, de ses fils, et nous les pendrons devant l'Éternel à Guibha de Saül, l'élu de l'Éternel. Et le roi dit : Je les livrerai.
      7 Et le roi épargna Mephibosheth, fils de Jonathan, fils de Saül, à cause du serment de l'Éternel, qui était entre eux, entre David et Jonathan, fils de Saül.
      8 Et le roi prit les deux fils de Ritspa, fille d'Aïa, qu'elle avait enfantés à Saül, Armoni et Mephibosheth, et les cinq fils de Mical, fille de Saül, qu'elle avait enfantés à Adriel, fils de Barzillaï, le Meholathite,
      9 et il les livra aux mains des Gabaonites, qui les pendirent sur la montagne, devant l'Éternel ; et les sept tombèrent ensemble, et on les fit mourir aux premiers jours de la moisson, au commencement de la moisson des orges.
      10 Et Ritspa, fille d'Aïa, prit un sac et l'étendit sur le rocher, depuis le commencement de la moisson jusqu'à ce qu'il tombât de l'eau des cieux sur eux ; et elle ne permit pas aux oiseaux des cieux de se poser sur eux le jour, ni aux bêtes des champs la nuit.
      11 Et ce que Ritspa, fille d'Aïa, concubine de Saül, avait fait fut rapporté à David.
      12 Et David alla et prit les os de Saül et les os de Jonathan, son fils, de chez les habitants de Jabès de Galaad, qui les avaient dérobés de la place de Beth-Shan, où les Philistins les avaient suspendus le jour où les Philistins avaient frappé Saül à Guilboa.
      13 Et il emporta de là les os de Saül et les os de Jonathan, son fils ; et on recueillit les os de ceux qui avaient été pendus,
      14 et on les enterra avec les os de Saül et de Jonathan, son fils, dans le pays de Benjamin, à Tséla, dans le sépulcre de Kis, son père. Et on fit tout ce que le roi avait commandé : et après cela, Dieu fut propice au pays.
      15 Et il y eut encore une guerre des Philistins contre Israël ; et David descendit, et ses serviteurs avec lui, et ils se battirent avec les Philistins ; et David était fatigué.
      16 Et Jishbi-Benob, qui était des enfants du géant (le poids de sa lance était de trois cents sicles d'airain, et il était ceint d'une armure neuve), pensa frapper David.
      17 Et Abishaï, fils de Tseruïa, le secourut, et frappa le Philistin et le tua. Alors les hommes de David lui jurèrent, disant : Tu ne sortiras plus avec nous pour la guerre, et tu n'éteindras pas la lampe d'Israël.
      18 Et il arriva, après cela, qu'il y eut encore un combat, à Gob, avec les Philistins. Alors Sibbecaï, le Hushathite, frappa Saph, qui était un des enfants du géant.
      19 Et il y eut encore un combat à Gob, avec les Philistins : et Elkanan, fils de Jaaré-Oreguim, le Bethléhémite, frappa Goliath, le Guitthien ; et le bois de sa lance était comme l'ensouple des tisserands.
      20 Et il y eut encore un combat, à Gath : et il y avait là un homme de haute stature qui avait six doigts aux mains et six orteils aux pieds, en tout vingt-quatre ;
      21 et lui aussi était né au géant. Et il outragea Israël ; mais Jonathan, fils de Shimha, frère de David, le frappa.
      22 Ces quatre étaient nés au géant, à Gath, et tombèrent par la main de David et par la main de ses serviteurs.

      2 Chroniques 35

      22 Et Josias ne se détourna pas de lui, mais il se déguisa pour combattre contre lui ; et il n'écouta pas les paroles de Neco, qui venaient de la bouche de Dieu. Et il vint pour combattre dans la vallée de Meguiddo.

      Psaumes 32

      6 C'est pourquoi tout homme pieux te priera au temps où l'on te trouve ; certainement, en un déluge de grandes eaux, celles-ci ne l'atteindront pas.

      Esaïe 1

      17 recherchez le juste jugement, rendez heureux l'opprimé ; faites droit à l'orphelin, plaidez la cause de la veuve.
      21 Comment la ville fidèle est-elle devenue une prostituée ? Elle était pleine de droiture ; la justice habitait en elle, et maintenant, des meurtriers !
      22 Ton argent est devenu des scories, ton vin est mêlé avec de l'eau ;
      23 tes princes sont rebelles et compagnons de voleurs ; chacun aime les présents et court après les récompenses ; ils ne font pas droit à l'orphelin, et la cause de la veuve n'a pas accès auprès d'eux.
      24 C'est pourquoi le Seigneur, l'Éternel des armées, le Puissant d'Israël, dit : Ha ! je me satisferai en mes adversaires, et je me vengerai de mes ennemis ;
      25 et je tournerai ma main sur toi, et je te purifierai de tes scories comme avec de la potasse, et j'ôterai tout ton étain ;
      26 et je rétablirai tes juges comme au commencement, et tes conseillers comme dans les premiers temps. Après cela, tu seras appelée ville de justice, cité fidèle.

      Esaïe 5

      1 Je chanterai à mon bien-aimé un cantique de mon bien-aimé, sur sa vigne : Mon bien-aimé avait une vigne sur un coteau fertile.
      7 Car la vigne de l'Éternel des armées est la maison d'Israël, et les hommes de Juda sont la plante de ses délices. Et il s'attendait au juste jugement, et voici l'effusion de sang, -à la justice, et voici un cri !
      8 Malheur à ceux qui ajoutent maison à maison, qui joignent champ à champ, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de place et que vous habitiez seuls au milieu du pays.

      Esaïe 6

      1 L'année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône haut et élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple.
      2 Des séraphins se tenaient au-dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes : de deux ils se couvraient la face, et de deux ils se couvraient les pieds, et de deux ils volaient.
      3 Et l'un criait à l'autre, et disait : Saint, saint, saint, est l'Éternel des armées ; toute la terre est pleine de sa gloire !
      4 Et les fondements des seuils étaient ébranlés à la voix de celui qui criait, et la maison était remplie de fumée.
      5 Et je dis : Malheur à moi ! car je suis perdu ; car moi, je suis un homme aux lèvres impures, et je demeure au milieu d'un peuple aux lèvres impures ; car mes yeux ont vu le roi, l'Éternel des armées.
      6 Et l'un des séraphins vola vers moi ; et il avait en sa main un charbon ardent qu'il avait pris de dessus l'autel avec des pincettes ;
      7 et il en toucha ma bouche, et dit : Voici, ceci a touché tes lèvres ; et ton iniquité est ôtée, et propitiation est faite pour ton péché.
      8 Et j'entendis la voix du Seigneur qui disait : Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? Et je dis : Me voici, envoie-moi.
      9 -Et il dit : Va, et dis à ce peuple : En entendant vous entendrez et vous ne comprendrez pas, et en voyant vous verrez et vous ne connaîtrez pas.
      10 Engraisse le coeur de ce peuple, et rends ses oreilles pesantes, et bouche ses yeux, de peur qu'il ne voie des yeux, et n'entende de ses oreilles, et ne comprenne de son coeur, et ne se convertisse, et qu'il ne soit guéri.
      11 -Et je dis : Jusques à quand, Seigneur ? Et il dit : Jusqu'à ce que les villes soient dévastées, de sorte qu'il n'y ait pas d'habitants, et les maisons, de sorte qu'il n'y ait pas d'hommes, et que le sol soit réduit en entière désolation,
      12 et que l'Éternel en ait éloigné les hommes, et que la solitude soit grande au milieu du pays.
      13 Mais il y aura encore là un dixième ; et il reviendra et il sera brouté, comme le térébinthe et le chêne, dont le tronc reste quand ils sont abattus : la semence sainte en sera le tronc.

      Esaïe 7

      1 Et il arriva, dans les jours d'Achaz, fils de Jotham, fils d'Ozias, roi de Juda, que Retsin, roi de Syrie, et Pékakh, fils de Remalia, roi d'Israël, montèrent à Jérusalem pour lui faire la guerre ; mais ils ne purent pas l'assiéger.
      2 Et on rapporta à la maison de David, disant : La Syrie est venue prêter appui à Éphraïm. Et son coeur fut agité, et le coeur de son peuple, comme les arbres de la forêt, sont agités devant le vent.
      3 Et l'Éternel dit à Ésaïe : Sors à la rencontre d'Achaz, toi et Shear-Jashub, ton fils, au bout de l'aqueduc de l'étang supérieur, sur la route du champ du foulon ;
      4 et tu lui diras : Prends garde et sois tranquille ; ne crains point, et que ton coeur ne défaille pas devant ces deux bouts de tisons fumants, devant l'ardeur de la colère de Retsin et de la Syrie, et du fils de Remalia.
      5 Parce que la Syrie a formé contre toi de mauvais desseins, Éphraïm aussi et le fils de Remalia, disant :
      6 Montons contre Juda, et jetons-y l'alarme, et faisons-y pour nous une brèche, et établissons pour roi au milieu d'elle le fils de Tabeël ;
      7 ainsi dit le Seigneur, l'Éternel : Il ne s'accomplira pas et n'aura pas lieu ;
      8 car le chef de la Syrie, c'est Damas, et le chef de Damas, c'est Retsin. Et encore soixante-cinq ans, et Éphraïm cessera d'être un peuple ;
      9 et le chef d'Éphraïm, c'est la Samarie, et le chef de la Samarie, c'est le fils de Remalia. Si vous ne croyez pas, vous ne subsisterez pas.
      10 Et l'Éternel parla encore à Achaz, disant :
      11 Demande pour toi un signe de la part de l'Éternel, ton Dieu ; demande-le dans les lieux bas ou dans les hauteurs d'en haut.
      12 Et Achaz dit : Je ne le demanderai pas, et je ne tenterai pas l'Éternel.
      13 Et il dit : Écoutez donc, maison de David : Est-ce peu de chose pour vous de lasser la patience des hommes, que vous lassiez aussi la patience de mon Dieu ?
      14 C'est pourquoi le Seigneur, lui, vous donnera un signe : Voici, la vierge concevra et elle enfantera un fils, et appellera son nom Emmanuel.
      15 Il mangera du caillé et du miel, pour savoir rejeter le mal et choisir le bien.
      16 Car avant que l'enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, le pays des deux rois duquel tu as peur sera abandonné.
      17 L'Éternel fera venir sur toi, et sur ton peuple et sur la maison de ton père, des jours qui ne sont pas venus depuis le jour qu'Éphraïm s'est retiré de Juda, -savoir le roi d'Assyrie.
      18 Et il arrivera, en ce jour-là, que l'Éternel sifflera la mouche qui est au bout des fleuves d'Égypte, et l'abeille qui est dans le pays d'Assyrie ;
      19 et elles viendront et se poseront toutes dans les vallées désertes et dans les fentes des rochers, et sur toutes les broussailles, et sur tous les pâturages.
      20 En ce jour-là, le Seigneur rasera avec un rasoir pris à louage au delà du fleuve, avec le roi d'Assyrie, la tête et les poils des pieds, et il enlèvera aussi la barbe.
      21 Et il arrivera, en ce jour-là, qu'un homme nourrira une jeune vache et deux brebis ;
      22 et il arrivera que, de l'abondance du lait qu'elles donneront, il mangera du caillé ; car tous ceux qui seront de reste au milieu du pays mangeront du caillé et du miel.
      23 Et il arrivera, en ce jour-là, que tout lieu où il y avait mille ceps de mille pièces d'argent, sera abandonné aux ronces et aux épines ;
      24 on y viendra avec des flèches et avec l'arc, car tout le pays sera ronces et épines.
      25 Et toutes les montagnes qu'on cultivait avec la bêche, -on n'y viendra pas, par crainte des ronces et des épines ; et elles seront un lieu pour y envoyer le boeuf, et pour que les brebis le foulent.

      Esaïe 8

      11 Car ainsi m'a dit l'Éternel avec main forte, et il m'a averti de ne pas marcher dans le chemin de ce peuple, disant :
      16 Lie le témoignage, scelle la loi parmi mes disciples.

      Esaïe 19

      1 L'oracle touchant l'Égypte. Voici, l'Éternel, porté sur une nuée rapide, vient en Égypte, et les idoles de l'Égypte sont agitées à cause de sa présence, et le coeur de l'Égypte se font au dedans d'elle.
      2 Et j'exciterai l'Egyptien contre l'Egyptien ; et ils feront la guerre chacun contre son frère et chacun contre son compagnon, ville contre ville, royaume contre royaume.
      3 Et l'esprit de l'Égypte s'en ira, au milieu d'elle, et je détruirai son conseil ; et ils s'enquerront auprès des idoles, et auprès des nécromanciens et des évocateurs d'esprits et des diseurs de bonne aventure.
      4 Et je livrerai l'Égypte en la main d'un seigneur dur, et un roi cruel dominera sur eux, dit le Seigneur, l'Éternel des armées.
      5 Et les eaux manqueront à la mer, et la rivière tarira et se desséchera,
      6 et les rivières deviendront puantes ; les fleuves de l'Égypte seront diminués et tariront, les roseaux et les joncs se flétriront.
      7 Les prairies sur le Nil, sur le bord du Nil, et tout ce qui est ensemencé le long du Nil, tout se desséchera, se réduira en poussière et ne sera plus.
      8 Et les pêcheurs gémiront ; et tous ceux qui jettent un hameçon dans le Nil mèneront deuil, et ceux qui étendent un filet sur la face des eaux languiront.
      9 Et ceux qui travaillent le lin peigné seront honteux, et ceux qui tissent le coton.
      10 Et les colonnes du pays sont brisées ; tous ceux qui gagnent un salaire ont l'âme attristée.
      11 Ils ne sont que des fous, les princes de Tsoan, les sages conseillers du Pharaon ; leur conseil est devenu stupide. Comment dites-vous au Pharaon : Je suis un fils des sages, le fils d'anciens rois ?
      12 Où sont-ils donc, tes sages ? Qu'ils te déclarent, je te prie, et te fassent savoir ce que l'Éternel des armées a résolu contre l'Égypte.
      13 Les princes de Tsoan sont devenus fous, les princes de Noph sont trompés, et les chefs de ses tribus ont fait errer l'Égypte ;
      14 l'Éternel a versé au milieu d'elle un esprit de perversité ; et ils ont fait errer l'Égypte dans tout ce qu'elle fait, comme chancelle dans son vomissement celui qui est ivre ;
      15 et il n'y aura pas pour l'Égypte une oeuvre que puisse faire tête ou queue, branche de palmier ou jonc.
      16 En ce jour-là, l'Égypte sera comme des femmes ; et elle tremblera et aura peur devant le secouement de la main de l'Éternel des armées, qu'il secoue contre elle.
      17 Et la terre de Juda sera pour l'Égypte une terreur : quiconque se la rappellera aura peur, à cause du conseil de l'Éternel des armées que, lui, il a pris contre elle.
      18 En ce jour-là, il y aura cinq villes dans le pays d'Égypte qui parleront la langue de Canaan et jureront par l'Éternel des armées ; l'une sera appelée Ir-ha-Hérès.
      19 En ce jour-là, il y aura un autel élevé à l'Éternel au milieu du pays d'Égypte, et, à la frontière même, une colonne dédiée à l'Éternel ;
      20 et ce sera un signe et un témoignage à l'Éternel des armées dans le pays d'Égypte. Car ils crieront à l'Éternel à cause des oppresseurs, et il leur enverra un sauveur et un défenseur, et il les délivrera.
      21 Et l'Éternel se fera connaître des Égyptiens, et les Égyptiens connaîtront l'Éternel, en ce jour-là ; et ils serviront avec un sacrifice et une offrande, et ils voueront un voeu à l'Éternel et l'accompliront.
      22 Et l'Éternel frappera l'Égypte ; il frappera, et il guérira ; et il se tourneront vers l'Éternel, et il leur sera propice et les guérira.
      23 En ce jour-là, il y aura un chemin battu de l'Égypte à l'Assyrie ; et l'Assyrie viendra en Égypte, et l'Égypte en Assyrie ; et l'Égypte servira avec l'Assyrie.
    • Genèse 2

      3 Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu'en ce jour il se reposa de toute son oeuvre qu'il avait créée en la faisant.

      Genèse 8

      21 L'Éternel sentit une odeur agréable, et l'Éternel dit en son coeur : Je ne maudirai plus la terre, à cause de l'homme, parce que les pensées du coeur de l'homme sont mauvaises dès sa jeunesse ; et je ne frapperai plus tout ce qui est vivant, comme je l'ai fait.

      2 Samuel 12

      7 Et Nathan dit à David : Tu es cet homme-là ! Ainsi parle l'Éternel, le Dieu d'Israël : Je t'ai oint pour roi sur Israël, et je t'ai délivré de la main de Saül ;

      2 Samuel 21

      1 Du temps de David, il y eut une famine qui dura trois ans. David chercha la face de l'Éternel, et l'Éternel dit : C'est à cause de Saül et de sa maison sanguinaire, c'est parce qu'il a fait périr les Gabaonites.
      2 Le roi appela les Gabaonites pour leur parler. -Les Gabaonites n'étaient point d'entre les enfants d'Israël, mais c'était un reste des Amoréens ; les enfants d'Israël s'étaient liés envers eux par un serment, et néanmoins Saül avait voulu les frapper, dans son zèle pour les enfants d'Israël et de Juda. -
      3 David dit aux Gabaonites : Que puis-je faire pour vous, et avec quoi ferai-je expiation, afin que vous bénissiez l'héritage de l'Éternel ?
      4 Les Gabaonites lui répondirent : Ce n'est pas pour nous une question d'argent et d'or avec Saül et avec sa maison, et ce n'est pas à nous qu'il appartient de faire mourir personne en Israël. Et le roi dit : Que voulez-vous donc que je fasse pour vous ?
      5 Ils répondirent au roi : Puisque cet homme nous a consumés, et qu'il avait le projet de nous détruire pour nous faire disparaître de tout le territoire d'Israël,
      6 qu'on nous livre sept hommes d'entre ses fils, et nous les pendrons devant l'Éternel à Guibea de Saül, l'élu de l'Éternel. Et le roi dit : Je les livrerai.
      7 Le roi épargna Mephiboscheth, fils de Jonathan, fils de Saül, à cause du serment qu'avaient fait entre eux, devant l'Éternel, David et Jonathan, fils de Saül.
      8 Mais le roi prit les deux fils que Ritspa, fille d'Ajja, avait enfantés à Saül, Armoni et Mephiboscheth, et les cinq fils que Mérab, fille de Saül, avait enfantés à Adriel de Mehola, fils de Barzillaï ;
      9 et il les livra entre les mains des Gabaonites, qui les pendirent sur la montagne, devant l'Éternel. Tous les sept périrent ensemble ; ils furent mis à mort dans les premiers jours de la moisson, au commencement de la moisson des orges.
      10 Ritspa, fille d'Ajja, prit un sac et l'étendit sous elle contre le rocher, depuis le commencement de la moisson jusqu'à ce que la pluie du ciel tombât sur eux ; et elle empêcha les oiseaux du ciel de s'approcher d'eux pendant le jour, et les bêtes des champs pendant la nuit.
      11 On informa David de ce qu'avait fait Ritspa, fille d'Ajja, concubine de Saül.
      12 Et David alla prendre les os de Saül et les os de Jonathan, son fils, chez les habitants de Jabès en Galaad, qui les avaient enlevés de la place de Beth Schan, où les Philistins les avaient suspendus lorsqu'ils battirent Saül à Guilboa.
      13 Il emporta de là les os de Saül et les os de Jonathan, son fils ; et l'on recueillit aussi les os de ceux qui avaient été pendus.
      14 On enterra les os de Saül et de Jonathan, son fils, au pays de Benjamin, à Tséla, dans le sépulcre de Kis, père de Saül. Et l'on fit tout ce que le roi avait ordonné. Après cela, Dieu fut apaisé envers le pays.
      15 Les Philistins firent encore la guerre à Israël. David descendit avec ses serviteurs, et ils combattirent les Philistins. David était fatigué.
      16 Et Jischbi Benob, l'un des enfants de Rapha, eut la pensée de tuer David ; il avait une lance du poids de trois cents sicles d'airain, et il était ceint d'une épée neuve.
      17 Abischaï, fils de Tseruja, vint au secours de David, frappa le Philistin et le tua. Alors les gens de David jurèrent, en lui disant : Tu ne sortiras plus avec nous pour combattre, et tu n'éteindras pas la lampe d'Israël.
      18 Il y eut encore, après cela, une bataille à Gob avec les Philistins. Alors Sibbecaï, le Huschatite, tua Saph, qui était un des enfants de Rapha.
      19 Il y eut encore une bataille à Gob avec les Philistins. Et Elchanan, fils de Jaaré Oreguim, de Bethléhem, tua Goliath de Gath, qui avait une lance dont le bois était comme une ensouple de tisserand.
      20 Il y eut encore une bataille à Gath. Il s'y trouva un homme de haute taille, qui avait six doigts à chaque main et à chaque pied, vingt-quatre en tout, et qui était aussi issu de Rapha.
      21 Il jeta un défi à Israël ; et Jonathan, fils de Schimea, frère de David, le tua.
      22 Ces quatre hommes étaient des enfants de Rapha à Gath. Ils périrent par la main de David et par la main de ses serviteurs.

      2 Chroniques 35

      22 Mais Josias ne se détourna point de lui, et il se déguisa pour l'attaquer, sans écouter les paroles de Néco, qui venaient de la bouche de Dieu. Il s'avança pour combattre dans la vallée de Meguiddo.

      Psaumes 32

      6 Qu'ainsi tout homme pieux te prie au temps convenable ! Si de grandes eaux débordent, elles ne l'atteindront nullement.

      Esaïe 1

      17 Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, Protégez l'opprimé ; Faites droit à l'orphelin, Défendez la veuve.
      21 Quoi donc ! la cité fidèle est devenue une prostituée ! Elle était remplie d'équité, la justice y habitait, Et maintenant il y a des assassins !
      22 Ton argent s'est changé en scories, Ton vin a été coupé d'eau.
      23 Tes chefs sont rebelles et complices des voleurs, Tous aiment les présents et courent après les récompenses ; Ils ne font pas droit à l'orphelin, Et la cause de la veuve ne vient pas jusqu'à eux.
      24 C'est pourquoi voici ce que dit le Seigneur, l'Éternel des armées, Le Fort d'Israël : Ah ! je tirerai satisfaction de mes adversaires, Et je me vengerai de mes ennemis.
      25 Je porterai ma main sur toi, Je fondrai tes scories, comme avec de la potasse, Et j'enlèverai toutes tes parcelles de plomb.
      26 Je rétablirai tes juges tels qu'ils étaient autrefois, Et tes conseillers tels qu'ils étaient au commencement. Après cela, on t'appellera ville de la justice, Cité fidèle.

      Esaïe 5

      1 Je chanterai à mon bien-aimé Le cantique de mon bien-aimé sur sa vigne. Mon bien-aimé avait une vigne, Sur un coteau fertile.
      7 La vigne de l'Éternel des armées, c'est la maison d'Israël, Et les hommes de Juda, c'est le plant qu'il chérissait. Il avait espéré de la droiture, et voici du sang versé ! De la justice, et voici des cris de détresse !
      8 Malheur à ceux qui ajoutent maison à maison, Et qui joignent champ à champ, Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'espace, Et qu'ils habitent seuls au milieu du pays !

      Esaïe 6

      1 L'année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple.
      2 Des séraphins se tenaient au-dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes ; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler.
      3 Ils criaient l'un à l'autre, et disaient : Saint, saint, saint est l'Éternel des armées ! toute la terre est pleine de sa gloire !
      4 Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumée.
      5 Alors je dis : Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j'habite au milieu d'un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l'Éternel des armées.
      6 Mais l'un des séraphins vola vers moi, tenant à la main une pierre ardente, qu'il avait prise sur l'autel avec des pincettes.
      7 Il en toucha ma bouche, et dit : Ceci a touché tes lèvres ; ton iniquité est enlevée, et ton péché est expié.
      8 J'entendis la voix du Seigneur, disant : Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous ? Je répondis : Me voici, envoie-moi.
      9 Il dit alors : Va, et dis à ce peuple : Vous entendrez, et vous ne comprendrez point ; Vous verrez, et vous ne saisirez point.
      10 Rends insensible le coeur de ce peuple, Endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, Pour qu'il ne voie point de ses yeux, n'entende point de ses oreilles, Ne comprenne point de son coeur, Ne se convertisse point et ne soit point guéri.
      11 Je dis : Jusqu'à quand, Seigneur ? Et il répondit : Jusqu'à ce que les villes soient dévastées Et privées d'habitants ; Jusqu'à ce qu'il n'y ait personne dans les maisons, Et que le pays soit ravagé par la solitude ;
      12 Jusqu'à ce que l'Éternel ait éloigné les hommes, Et que le pays devienne un immense désert,
      13 Et s'il y reste encore un dixième des habitants, Ils seront à leur tour anéantis. Mais, comme le térébinthe et le chêne Conservent leur tronc quand ils sont abattus, Une sainte postérité renaîtra de ce peuple.

      Esaïe 7

      1 Il arriva, du temps d'Achaz, fils de Jotham, fils d'Ozias, roi de Juda, que Retsin, roi de Syrie, monta avec Pékach, fils de Remalia, roi d'Israël, contre Jérusalem, pour l'assiéger ; mais il ne put l'assiéger.
      2 On vint dire à la maison de David : Les Syriens sont campés en Éphraïm. Et le coeur d'Achaz et le coeur de son peuple furent agités, comme les arbres de la forêt sont agités par le vent.
      3 Alors l'Éternel dit à Ésaïe : Va à la rencontre d'Achaz, toi et Schear Jaschub, ton fils, vers l'extrémité de l'aqueduc de l'étang supérieur, sur la route du champ du foulon.
      4 Et dis-lui : Sois tranquille, ne crains rien, Et que ton coeur ne s'alarme pas, Devant ces deux bouts de tisons fumants, Devant la colère de Retsin et de la Syrie, et du fils de Remalia,
      5 De ce que la Syrie médite du mal contre toi, De ce qu'Éphraïm et le fils de Remalia disent :
      6 Montons contre Juda, assiégeons la ville, Et battons-la en brèche, Et proclamons-y pour roi le fils de Tabeel.
      7 Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Cela n'arrivera pas, cela n'aura pas lieu.
      8 Car Damas est la tête de la Syrie, Et Retsin est la tête de Damas. (Encore soixante-cinq ans, Éphraïm ne sera plus un peuple.)
      9 La Samarie est la tête d'Éphraïm, Et le fils de Remalia est la tête de la Samarie. Si vous ne croyez pas, Vous ne subsisterez pas.
      10 L'Éternel parla de nouveau à Achaz, et lui dit :
      11 Demande en ta faveur un signe à l'Éternel, ton Dieu ; demande-le, soit dans les lieux bas, soit dans les lieux élevés.
      12 Achaz répondit : Je ne demanderai rien, je ne tenterai pas l'Éternel.
      13 Ésaïe dit alors : Écoutez donc, maison de David ! Est-ce trop peu pour vous de lasser la patience des hommes, Que vous lassiez encore celle de mon Dieu ?
      14 C'est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d'Emmanuel.
      15 Il mangera de la crème et du miel, Jusqu'à ce qu'il sache rejeter le mal et choisir le bien.
      16 Mais avant que l'enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, Le pays dont tu crains les deux rois sera abandonné.
      17 L'Éternel fera venir sur toi, Sur ton peuple et sur la maison de ton père, Des jours tels qu'il n'y en a point eu Depuis le jour où Éphraïm s'est séparé de Juda (Le roi d'Assyrie.)
      18 En ce jour-là, l'Éternel sifflera les mouches Qui sont à l'extrémité des canaux de l'Égypte, Et les abeilles qui sont au pays d'Assyrie ;
      19 Elles viendront, et se poseront toutes dans les vallons désolés, Et dans les fentes des rochers, Sur tous les buissons, Et sur tous les pâturages.
      20 En ce jour-là, le Seigneur rasera, avec un rasoir pris à louage Au delà du fleuve, Avec le roi d'Assyrie, La tête et le poil des pieds ; Il enlèvera aussi la barbe.
      21 En ce jour-là, Chacun entretiendra une jeune vache et deux brebis ;
      22 Et il y aura une telle abondance de lait Qu'on mangera de la crème, Car c'est de crème et de miel que se nourriront Tous ceux qui seront restés dans le pays.
      23 En ce jour-là, Tout lieu qui contiendra mille ceps de vigne, Valant mille sicles d'argent, Sera livré aux ronces et aux épines :
      24 On y entrera avec les flèches et avec l'arc, Car tout le pays ne sera que ronces et épines.
      25 Et toutes les montagnes que l'on cultivait avec la bêche Ne seront plus fréquentées, par crainte des ronces et des épines : On y lâchera le boeuf, et la brebis en foulera le sol.

      Esaïe 8

      11 Ainsi m'a parlé l'Éternel, quand sa main me saisit, Et qu'il m'avertit de ne pas marcher dans la voie de ce peuple :
      16 Enveloppe cet oracle, Scelle cette révélation, parmi mes disciples. -

      Esaïe 19

      1 Oracle sur l'Égypte. Voici, l'Éternel est monté sur une nuée rapide, il vient en Égypte ; Et les idoles de l'Égypte tremblent devant lui, Et le coeur des Égyptiens tombe en défaillance.
      2 J'armerai l'Égyptien contre l'Égyptien, Et l'on se battra frère contre frère, ami contre ami, Ville contre ville, royaume contre royaume.
      3 L'esprit de l'Égypte disparaîtra du milieu d'elle, Et j'anéantirai son conseil ; On consultera les idoles et les enchanteurs, Ceux qui évoquent les morts et ceux qui prédisent l'avenir.
      4 Et je livrerai l'Égypte entre les mains d'un maître sévère ; Un roi cruel dominera sur eux, Dit le Seigneur, l'Éternel des armées.
      5 Les eaux de la mer tariront, Le fleuve deviendra sec et aride ;
      6 Les rivières seront infectes, Les canaux de l'Égypte seront bas et desséchés, Les joncs et les roseaux se flétriront.
      7 Ce ne sera que nudité le long du fleuve, à l'embouchure du fleuve ; Tout ce qui aura été semé près du fleuve se desséchera, Se réduira en poussière et périra.
      8 Les pêcheurs gémiront, Tous ceux qui jettent l'hameçon dans le fleuve se lamenteront, Et ceux qui étendent des filets sur les eaux seront désolés.
      9 Ceux qui travaillent le lin peigné Et qui tissent des étoffes blanches seront confus.
      10 Les soutiens du pays seront dans l'abattement, Tous les mercenaires auront l'âme attristée.
      11 Les princes de Tsoan ne sont que des insensés, Les sages conseillers de Pharaon forment un conseil stupide. Comment osez-vous dire à Pharaon : Je suis fils des sages, fils des anciens rois ?
      12 Où sont-ils donc tes sages ? Qu'ils te fassent des révélations, Et qu'on apprenne ce que l'Éternel des armées a résolu contre l'Égypte.
      13 Les princes de Tsoan sont fous, Les princes de Noph sont dans l'illusion, Les chefs des tribus égarent l'Égypte ;
      14 L'Éternel a répandu au milieu d'elle un esprit de vertige, Pour qu'ils fassent chanceler les Égyptiens dans tous leurs actes, Comme un homme ivre chancelle en vomissant.
      15 Et l'Égypte sera hors d'état de faire Ce que font la tête et la queue, La branche de palmier et le roseau.
      16 En ce jour, l'Égypte sera comme des femmes : Elle tremblera et aura peur, En voyant s'agiter la main de l'Éternel des armées, Quand il la lèvera contre elle.
      17 Et le pays de Juda sera pour l'Égypte un objet d'effroi : Dès qu'on lui en parlera, elle sera dans l'épouvante, A cause de la résolution prise contre elle par l'Éternel des armées.
      18 En ce temps-là, il y aura cinq villes au pays d'Égypte, Qui parleront la langue de Canaan, Et qui jureront par l'Éternel des armées : L'une d'elles sera appelée ville de la destruction.
      19 En ce même temps, il y aura un autel à l'Éternel Au milieu du pays d'Égypte, Et sur la frontière un monument à l'Éternel.
      20 Ce sera pour l'Éternel des armées un signe et un témoignage Dans le pays d'Égypte ; Ils crieront à l'Éternel à cause des oppresseurs, Et il leur enverra un sauveur et un défenseur pour les délivrer.
      21 Et l'Éternel sera connu des Égyptiens, Et les Égyptiens connaîtront l'Éternel en ce jour-là ; Ils feront des sacrifices et des offrandes, Ils feront des voeux à l'Éternel et les accompliront.
      22 Ainsi l'Éternel frappera les Égyptiens, Il les frappera, mais il les guérira ; Et ils se convertiront à l'Éternel, Qui les exaucera et les guérira.
      23 En ce même temps, il y aura une route d'Égypte en Assyrie : Les Assyriens iront en Égypte, et les Égyptiens en Assyrie, Et les Égyptiens avec les Assyriens serviront l'Éternel.
    • Genèse 2

      3 God blessed the seventh day, and made it holy, because he rested in it from all his work which he had created and made.

      Genèse 8

      21 Yahweh smelled the pleasant aroma. Yahweh said in his heart, "I will not again curse the ground any more for man's sake, because the imagination of man's heart is evil from his youth; neither will I ever again strike everything living, as I have done.

      2 Samuel 12

      7 Nathan said to David, "You are the man. This is what Yahweh, the God of Israel, says: 'I anointed you king over Israel, and I delivered you out of the hand of Saul.

      2 Samuel 21

      1 There was a famine in the days of David three years, year after year; and David sought the face of Yahweh. Yahweh said, "It is for Saul, and for his bloody house, because he put to death the Gibeonites."
      2 The king called the Gibeonites, and said to them (now the Gibeonites were not of the children of Israel, but of the remnant of the Amorites; and the children of Israel had sworn to them: and Saul sought to kill them in his zeal for the children of Israel and Judah);
      3 and David said to the Gibeonites, "What shall I do for you? And with what shall I make atonement, that you may bless the inheritance of Yahweh?"
      4 The Gibeonites said to him, "It is no matter of silver or gold between us and Saul, or his house; neither is it for us to put any man to death in Israel." He said, "Whatever you say, that will I do for you."
      5 They said to the king, "The man who consumed us, and who devised against us, that we should be destroyed from remaining in any of the borders of Israel,
      6 let seven men of his sons be delivered to us, and we will hang them up to Yahweh in Gibeah of Saul, the chosen of Yahweh." The king said, "I will give them."
      7 But the king spared Mephibosheth, the son of Jonathan the son of Saul, because of Yahweh's oath that was between them, between David and Jonathan the son of Saul.
      8 But the king took the two sons of Rizpah the daughter of Aiah, whom she bore to Saul, Armoni and Mephibosheth; and the five sons of Michal the daughter of Saul, whom she bore to Adriel the son of Barzillai the Meholathite.
      9 He delivered them into the hands of the Gibeonites, and they hanged them in the mountain before Yahweh, and all seven of them fell together. They were put to death in the days of harvest, in the first days, at the beginning of barley harvest.
      10 Rizpah the daughter of Aiah took sackcloth, and spread it for her on the rock, from the beginning of harvest until water was poured on them from the sky. She allowed neither the birds of the sky to rest on them by day, nor the animals of the field by night.
      11 It was told David what Rizpah the daughter of Aiah, the concubine of Saul, had done.
      12 David went and took the bones of Saul and the bones of Jonathan his son from the men of Jabesh Gilead, who had stolen them from the street of Beth Shan, where the Philistines had hanged them, in the day that the Philistines killed Saul in Gilboa;
      13 and he brought up from there the bones of Saul and the bones of Jonathan his son: and they gathered the bones of those who were hanged.
      14 They buried the bones of Saul and Jonathan his son in the country of Benjamin in Zela, in the tomb of Kish his father: and they performed all that the king commanded. After that God was entreated for the land.
      15 The Philistines had war again with Israel; and David went down, and his servants with him, and fought against the Philistines. David grew faint;
      16 and Ishbibenob, who was of the sons of the giant, the weight of whose spear was three hundred shekels of brass in weight, he being armed with a new sword, thought to have slain David.
      17 But Abishai the son of Zeruiah helped him, and struck the Philistine, and killed him. Then the men of David swore to him, saying, "You shall go no more out with us to battle, that you don't quench the lamp of Israel."
      18 It came to pass after this, that there was again war with the Philistines at Gob: then Sibbecai the Hushathite killed Saph, who was of the sons of the giant.
      19 There was again war with the Philistines at Gob; and Elhanan the son of Jaareoregim the Bethlehemite killed Goliath the Gittite's brother, the staff of whose spear was like a weaver's beam.
      20 There was again war at Gath, where there was a man of great stature, who had on every hand six fingers, and on every foot six toes, four and twenty in number; and he also was born to the giant.
      21 When he defied Israel, Jonathan the son of Shimei, David's brother, killed him.
      22 These four were born to the giant in Gath; and they fell by the hand of David, and by the hand of his servants.

      2 Chroniques 35

      22 Nevertheless Josiah would not turn his face from him, but disguised himself, that he might fight with him, and didn't listen to the words of Neco from the mouth of God, and came to fight in the valley of Megiddo.

      Psaumes 32

      6 For this, let everyone who is godly pray to you in a time when you may be found. Surely when the great waters overflow, they shall not reach to him.

      Esaïe 1

      17 Learn to do well. Seek justice. Relieve the oppressed. Judge the fatherless. Plead for the widow."
      21 How the faithful city has become a prostitute! She was full of justice; righteousness lodged in her, but now murderers.
      22 Your silver has become dross, your wine mixed with water.
      23 Your princes are rebellious, and companions of thieves. Everyone loves bribes, and follows after rewards. They don't judge the fatherless, neither does the cause of the widow come to them.
      24 Therefore the Lord, Yahweh of Armies, the Mighty One of Israel, says: "Ah, I will get relief from my adversaries, and avenge myself of my enemies;
      25 and I will turn my hand on you, thoroughly purge away your dross, and will take away all your tin.
      26 I will restore your judges as at the first, and your counselors as at the beginning. Afterward you shall be called 'The city of righteousness, a faithful town.'

      Esaïe 5

      1 Let me sing for my well beloved a song of my beloved about his vineyard. My beloved had a vineyard on a very fruitful hill.
      7 For the vineyard of Yahweh of Armies is the house of Israel, and the men of Judah his pleasant plant: and he looked for justice, but, behold, oppression; for righteousness, but, behold, a cry of distress.
      8 Woe to those who join house to house, who lay field to field, until there is no room, and you are made to dwell alone in the midst of the land!

      Esaïe 6

      1 In the year that king Uzziah died, I saw the Lord sitting on a throne, high and lifted up; and his train filled the temple.
      2 Above him stood the seraphim. Each one had six wings. With two he covered his face. With two he covered his feet. With two he flew.
      3 One called to another, and said, "Holy, holy, holy, is Yahweh of Armies! The whole earth is full of his glory!"
      4 The foundations of the thresholds shook at the voice of him who called, and the house was filled with smoke.
      5 Then I said, "Woe is me! For I am undone, because I am a man of unclean lips, and I dwell in the midst of a people of unclean lips: for my eyes have seen the King, Yahweh of Armies!"
      6 Then one of the seraphim flew to me, having a live coal in his hand, which he had taken with the tongs from off the altar.
      7 He touched my mouth with it, and said, "Behold, this has touched your lips; and your iniquity is taken away, and your sin forgiven."
      8 I heard the Lord's voice, saying, "Whom shall I send, and who will go for us?" Then I said, "Here I am. Send me!"
      9 He said, "Go, and tell this people, 'You hear indeed, but don't understand; and you see indeed, but don't perceive.'
      10 Make the heart of this people fat. Make their ears heavy, and shut their eyes; lest they see with their eyes, and hear with their ears, and understand with their heart, and turn again, and be healed."
      11 Then I said, "Lord, how long?" He answered, "Until cities are waste without inhabitant, and houses without man, and the land becomes utterly waste,
      12 And Yahweh has removed men far away, and the forsaken places are many in the midst of the land.
      13 If there is a tenth left in it, that also will in turn be consumed: as a terebinth, and as an oak, whose stock remains when they are felled; so the holy seed is its stock."

      Esaïe 7

      1 It happened in the days of Ahaz the son of Jotham, the son of Uzziah, king of Judah, that Rezin the king of Syria, and Pekah the son of Remaliah, king of Israel, went up to Jerusalem to war against it, but could not prevail against it.
      2 It was told the house of David, saying, "Syria is allied with Ephraim." His heart trembled, and the heart of his people, as the trees of the forest tremble with the wind.
      3 Then Yahweh said to Isaiah, "Go out now to meet Ahaz, you, and Shearjashub your son, at the end of the conduit of the upper pool, on the highway of the fuller's field.
      4 Tell him, 'Be careful, and keep calm. Don't be afraid, neither let your heart be faint because of these two tails of smoking torches, for the fierce anger of Rezin and Syria, and of the son of Remaliah.
      5 Because Syria, Ephraim, and the son of Remaliah, have plotted evil against you, saying,
      6 "Let's go up against Judah, and tear it apart, and let's divide it among ourselves, and set up a king in its midst, even the son of Tabeel."
      7 This is what the Lord Yahweh says: "It shall not stand, neither shall it happen."
      8 For the head of Syria is Damascus, and the head of Damascus is Rezin; and within sixty-five years Ephraim shall be broken in pieces, so that it shall not be a people;
      9 and the head of Ephraim is Samaria, and the head of Samaria is Remaliah's son. If you will not believe, surely you shall not be established.'"
      10 Yahweh spoke again to Ahaz, saying,
      11 "Ask a sign of Yahweh your God; ask it either in the depth, or in the height above."
      12 But Ahaz said, "I will not ask, neither will I tempt Yahweh."
      13 He said, "Listen now, house of David. Is it not enough for you to try the patience of men, that you will try the patience of my God also?
      14 Therefore the Lord himself will give you a sign. Behold, the virgin will conceive, and bear a son, and shall call his name Immanuel.
      15 He shall eat butter and honey when he knows to refuse the evil, and choose the good.
      16 For before the child knows to refuse the evil, and choose the good, the land whose two kings you abhor shall be forsaken.
      17 Yahweh will bring on you, on your people, and on your father's house, days that have not come, from the day that Ephraim departed from Judah; even the king of Assyria.
      18 It will happen in that day that Yahweh will whistle for the fly that is in the uttermost part of the rivers of Egypt, and for the bee that is in the land of Assyria.
      19 They shall come, and shall all rest in the desolate valleys, in the clefts of the rocks, on all thorn hedges, and on all pastures.
      20 In that day the Lord will shave with a razor that is hired in the parts beyond the River, even with the king of Assyria, the head and the hair of the feet; and it shall also consume the beard.
      21 It shall happen in that day that a man shall keep alive a young cow, and two sheep;
      22 and it shall happen, that because of the abundance of milk which they shall give he shall eat butter: for everyone will eat butter and honey that is left in the midst of the land.
      23 It will happen in that day that every place where there were a thousand vines at a thousand silver shekels, shall be for briers and thorns.
      24 People will go there with arrows and with bow, because all the land will be briers and thorns.
      25 All the hills that were cultivated with the hoe, you shall not come there for fear of briers and thorns; but it shall be for the sending forth of oxen, and for the treading of sheep."

      Esaïe 8

      11 For Yahweh spoke thus to me with a strong hand, and instructed me not to walk in the way of this people, saying,
      16 Wrap up the testimony. Seal the law among my disciples.

      Esaïe 19

      1 The burden of Egypt: "Behold, Yahweh rides on a swift cloud, and comes to Egypt. The idols of Egypt will tremble at his presence; and the heart of Egypt will melt in its midst.
      2 I will stir up the Egyptians against the Egyptians, and they will fight everyone against his brother, and everyone against his neighbor; city against city, and kingdom against kingdom.
      3 The spirit of Egypt will fail in its midst. I will destroy its counsel. They will seek the idols, the charmers, those who have familiar spirits, and the wizards.
      4 I will give over the Egyptians into the hand of a cruel lord. A fierce king will rule over them," says the Lord, Yahweh of Armies.
      5 The waters will fail from the sea, and the river will be wasted and become dry.
      6 The rivers will become foul. The streams of Egypt will be diminished and dried up. The reeds and flags will wither away.
      7 The meadows by the Nile, by the brink of the Nile, and all the sown fields of the Nile, will become dry, be driven away, and be no more.
      8 The fishermen will lament, and all those who fish in the Nile will mourn, and those who spread nets on the waters will languish.
      9 Moreover those who work in combed flax, and those who weave white cloth, will be confounded.
      10 The pillars will be broken in pieces. All those who work for hire will be grieved in soul.
      11 The princes of Zoan are utterly foolish. The counsel of the wisest counselors of Pharaoh has become stupid. How do you say to Pharaoh, "I am the son of the wise, the son of ancient kings?"
      12 Where then are your wise men? Let them tell you now; and let them know what Yahweh of Armies has purposed concerning Egypt.
      13 The princes of Zoan have become fools. The princes of Memphis are deceived. They have caused Egypt to go astray, who are the cornerstone of her tribes.
      14 Yahweh has mixed a spirit of perverseness in the midst of her; and they have caused Egypt to go astray in all of its works, like a drunken man staggers in his vomit.
      15 Neither shall there be any work for Egypt, which head or tail, palm branch or rush, may do.
      16 In that day the Egyptians will be like women. They will tremble and fear because of the shaking of the hand of Yahweh of Armies, which he shakes over them.
      17 The land of Judah will become a terror to Egypt. Everyone to whom mention is made of it will be afraid, because of the plans of Yahweh of Armies, which he determines against it.
      18 In that day, there will be five cities in the land of Egypt that speak the language of Canaan, and swear to Yahweh of Armies. One will be called "The city of destruction."
      19 In that day, there will be an altar to Yahweh in the midst of the land of Egypt, and a pillar to Yahweh at its border.
      20 It will be for a sign and for a witness to Yahweh of Armies in the land of Egypt; for they will cry to Yahweh because of oppressors, and he will send them a savior and a defender, and he will deliver them.
      21 Yahweh will be known to Egypt, and the Egyptians will know Yahweh in that day. Yes, they will worship with sacrifice and offering, and will vow a vow to Yahweh, and will perform it.
      22 Yahweh will strike Egypt, striking and healing. They will return to Yahweh, and he will be entreated by them, and will heal them.
      23 In that day there will be a highway out of Egypt to Assyria, and the Assyrian shall come into Egypt, and the Egyptian into Assyria; and the Egyptians will worship with the Assyrians.
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