Paramètres de lecture

Afficher les numéros de versets
Mode dyslexique
Police d'écriture
Taille de texte

Merci à Bibles et Publications Chrétiennes pour la conception du processus d’affichage DYS.

Un outil révolutionnaire de lecture et d'étude de la Bible en ligne. Démarrez dès aujourd'hui le plan de lecture offert dont vous avez besoin.

JACQUES (épître de)

1.

Analyse du contenu.

Cette épître, la première des sept ép. catholiques (voir ce mot), se compose d'une série d'exhortations, qui ne sont pas présentées dans un enchaînement rigoureux.

On peut les grouper sous les titres suivants :

1. Les épreuves et les tentations (Jas 1:1,18).

2. Le devoir de mettre en pratique la Parole de Dieu (Jas 1:19,27).

3. L'acception de personnes et la loi de l'amour fraternel (Jas 2:1-13).

4. La foi sans les oeuvres est morte (Jas 2:14,26).

5. Les péchés de la langue (Jas 3:1,12).

6. La fausse et la vraie sagesse (Jas 3:13,18).

7. Les passions mondaines et la soumission à Dieu (Jas 4:1,12).

8. Vains projets et incertitude du lendemain (Jas 4:13-17).

9. Le jugement qui menace les mauvais riches (Jas 5:1-4).

10. Exhortations diverses : la patience ; le serment ; la prière ; la confession des péchés et la conversion du pécheur (Jas 5:7-20).

2.

Auteur et date.

La suscription porte cette indication : « Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ » (Jas 1:1). Étant données la mort précoce de Jacques fils de Zébédée, et l'obscurité où nous sommes au sujet de Jacques fils d'Alphée, tout porte, dans l'hypothèse de l'authenticité, à attribuer notre ép. à Jacques le frère du Seigneur. L'exégèse catholique plaide pour l'identité de ces deux Jacques (voir Jacques, 2 et 3). En faveur de Jacques, le chef de l'Église de Jérusalem, on remarque qu'il ne se donne pas comme apôtre, et s'il ne rappelle pas sa parenté avec Jésus, c'est sans doute par humilité. De plus, l'auteur parle comme un personnage ayant de l'autorité auprès de ses lecteurs, et toute l'épître s'inspire d'un grand sérieux moral, ce qui convient à la position ecclésiastique et à l'austérité de vie du frère du Seigneur.

Les défenseurs de l'authenticité se divisent sur la question de la date. Suivant les uns, ce serait l'écrit le plus ancien du N.T. On fait valoir la simplicité de la doctrine, et on évite ainsi toute polémique de Jacques contre Paul, qui serait postérieure. Une date entre 40 et 50, ou du moins avant les ép. de Paul, est soutenue par B. Weiss, Beyschlag, Zahn, Mayor, Bonnet-Schroeder, etc. Mais les conditions religieuses des lecteurs conviennent mal aux débuts de l'Église chrétienne. En outre, l'enseignement de Jacques sur la foi et les oeuvres ne se comprend, à notre avis, que comme une réplique ou un complément à la doctrine de Paul sur la justification par la foi. Aussi les défenseurs de l'authenticité s'accordent-ils de plus en plus pour une date vers la fin de la vie de Jacques, soit entre 60 et 65. Ainsi en jugent Sabatier, Bovon, F. Barth, Feine, Chaîne, etc.

Contre l'authenticité on fait valoir le style qui est du meilleur grec du N.T. (après l'épître aux Héb.) ; soixante-treize mots ne se retrouvent pas ailleurs dans le N.T., et cela malgré la brièveté de la lettre. Mais rien n'empêche que Jacques ait eu recours à l'aide d'un secrétaire. On allègue aussi (ce qui est plus grave) le silence presque complet sur la personne et l'oeuvre de Jésus-Christ, sur l'espérance messianique, sur le rôle de la loi mosaïque. On en conclut que l'auteur est plutôt un Juif helléniste, écrivant dans la période de calme qui s'étend entre les années 75 et 125, dans une ville mi-hellénique de Palestine (Césarée, Tibériade). Ainsi, à la suite de Ropes, Wautier d'Aygalliers dans Bbl. Cent. ; J. Weiss voit dans notre ép. un sermon écrit à l'usage d'une communauté de Syrie (70-100). Dibelius l'explique comme un traité parénétique puisé aux sources les plus diverses, juives et grecques (80-130). Holtzmann, Julicher, Harnack descendent jusque vers le milieu du II° siècle, dans le voisinage du Pasteur d'Hermas. Sans méconnaître la force de plusieurs des arguments allégués par ces savants, nous ne pensons pas qu'ils soient décisifs contre l'attribution traditionnelle et une date entre 60 et 65.

3.

Les destinataires.

L'adresse est ainsi conçue : « aux douze tribus dans la Dispersion ». Cette adresse a été comprise de différentes manières, comme se rapportant :

(a) aux Juifs dans leur ensemble ;

(b) aux judéo-chrétiens ;

(c) aux chrétiens en général, considérés comme le vrai Israël (Ga 6:16).

Les défenseurs de l'authenticité se décident en général pour (b) ; tandis que leurs adversaires, partisans d'une date plus récente, préfèrent (c)

Nous pensons donc que Jacques a écrit de Jérusalem à des communautés judéo-chrétiennes répandues en Palestine et en Syrie.

Quant aux conditions religieuses des destinataires, tout en tenant compte avec Dibelius et autres auteurs récents de ce qu'en un traité parénétique bien des exhortations peuvent avoir un caractère général et n'être pas des allusions directes, voici ce qu'on peut retenir. Les communautés auxquelles Jacques s'adresse sont composées pour la plupart de pauvres, exposés à l'oppression des riches. Nous ne pensons pas que les mauvais riches apostrophés (J5:1,8) fissent partie de l'Église. A la ferveur des premiers temps a succédé une certaine lassitude ; la religion est souvent une simple profession de foi, à laquelle ne s'ajoute pas la pratique morale ; il y a des coeurs partagés entre Dieu et le monde ; plusieurs aspirent à la charge de docteur sans en avoir les dons ; la religion dégénère ainsi en querelles et vaines disputes. Contre ces différents travers Jacques s'élève avec toute l'autorité de sa personnalité morale.

4.

Caractères de l'épître.

Une chose qui frappe à la première lecture, c'est la pauvreté d'éléments spécifiquement chrétiens, surtout en comparaison des ép. de Paul, Pierre et Jean. Le nom de Jésus-Christ n'est mentionné que deux fois (Jas 1:1 2:1) ; sur sa vie et sa mort l'épître garde un étrange silence. Il en est de même du Saint-Esprit. On comprend dès lors l'hypothèse de Spitta en Allemagne et de Massebieau en France, d'après laquelle il s'agit de l'ouvrage d'un auteur juif, retouché plus tard par un chrétien. Mais un interpolateur chrétien aurait sans doute marqué plus profondément son intervention. Aussi cette hypothèse, assez plausible en apparence, n'a-t-elle pas eu de suite.

En effet, si de la surface nous passons au contenu de l'ép., nous constatons son étroite parenté avec l'enseignement de Jésus, tellement qu'on a pu appeler la lettre de Jacques « le sermon sur la montagne parmi les épîtres ».

Nous relevons les principaux parallèles :

Joie dans l'épreuve : Jas 1:2 Matthieu 5:12 ;

soyez parfaits : Jas 1:4, Mt 5:48 ;

demander avec foi : Jas 1:5 Matthieu 7:7 21:21 ;

mettre en pratique la Parole ; Jas 1:22, Mt 7:24 ;

le jugement sans miséricorde : Jas 2:13, Mt 5:7 18:33 ;

inviolabilité de la loi : Jas 2:10-12, Mt 5:17 ;

les péchés de la langue : Jas 3, Mt 12:36 ;

opposition entre Dieu et le monde : Jas 4:4, Mt 6:24 ;

contre les jugements : Jas 4 Matthieu 7:1,6 ;

incertitude du lendemain : Jas 4:13 Lu 12:20 ;

richesses détruites : Jas 5:2 Matthieu 6:20 ;

le serment : Jas 5:12, Mt 5:37 (où le texte de Jacques est supérieur à celui de Matthieu) .

Il y a aussi une parenté bien étroite, dans la conception touchant les riches et les pauvres, entre Jacques et Luc.

Sur ce chapitre des parallèles, mentionnons encore des points de contact :

-entre Jacques, et 1Pierre d'une part :

-entre Jacques et l'épître aux Romains d'autre part

Nous pensons que Jacques se place chronologiquement entre Romains et 1Pierre.

Relevons quelques éléments doctrinaux : la fine psychologie sur l'origine du péché, enfant de la convoitise, et engendrant à son tour la mort (Jas 1:13-15) ; la régénération fruit de la Parole divine, plantée dans les âmes (Jas 1 18,21) ; la Loi, appelée à deux reprises « loi de liberté » (Jas 1:25 2:12), comme pour la distinguer de l'observance juive, et trouvant son couronnement dans la « loi royale » de l'amour (Jas 2:8) ; l'attente du retour du Seigneur, conformément à l'espérance chrétienne primitive (Jas 5:7).

Dans son ensemble, la tendance de Jacques est toute pratique. On pourrait donner comme devise à son ép. le verset : « Mettez en pratique la parole et ne vous contentez pas de l'écouter » (Jas 1:22). La religion de celui qui se borne à écouter est vaine (Jas 1:23 et suivants). Celui qui enseigne les autres, s'attire, s'il tombe, un jugement plus sévère (Jas 3:1). La vraie religion, approuvée de Dieu, consiste dans les oeuvres de charité et dans la pureté (Jas 1:27).

Par son énergique affirmation de l'oeuvre, comme élément fondamental d'un christianisme pratique, Jacques se trouve être dans une opposition au moins formelle avec Paul, l'apôtre du salut par la foi. Ce point important est à examiner.

5.

Paul et Jacques.

De tout temps, l'opposition entre Paul et Jacques a frappé les esprits. Paul dit : « Nous estimons que l'homme est justifié par la foi, sans les oeuvres de la loi » (Ro 3:28). Jacques réplique : « Vous voyez que l'homme est justifié par les oeuvres et non par la foi seulement » (Jas 2:24). La contradiction au point de vue formel est flagrante. On a souvent cherché à éluder la difficulté en affirmant que Jacques est antérieur à Paul, et ne vise pas du tout la doctrine du grand apôtre. Ce point de vue, quoique soutenu par des théologiens de grande autorité, nous paraît tout à fait inadmissible. A notre connaissance personne, avant Paul, n'a enseigné la justification par la foi, sans les oeuvres. C'est donc bien la formule paulinienne que Jacques combat, pour y substituer une autre plus exacte. Toutefois, en y regardant de plus près, on s'aperçoit que la différence entre les deux auteurs sacrés est moins grande qu'elle n'en a l'air. C'est que les mots qu'ils emploient l'un et l'autre (foi, oeuvres, justification) sont pris en des sens quelque peu différents.

La foi, chez Jacques, est purement une conviction intellectuelle ; même les démons la possèdent (Jas 2:19),. En soi elle est insuffisante. Pour Paul, la foi est l'acceptation du salut offert en Christ, et le principe d'une vie nouvelle dans l'union mystique ; avec le Sauveur.

Les oeuvres, dont parle Paul, sont les oeuvres de la loi, que l'homme cherche à accomplir par ses propres forces ; elles précèdent la foi et sont insuffisantes pour acquérir le salut. Chez Jacques, les oeuvres découlent de la foi, en attestent la réalité et concourent avec elle (Jas 2:22) à rendre l'homme accompli aux yeux de Dieu. Paul enseigne de même la foi agissante par les oeuvres (Ga 5:8,1Th 1:3).

Enfin la justification est pour Paul l'acceptation en grâce du pécheur qui croit ; pour Jacques c'est le jugement final de Dieu sur toute la vie de l'homme.

On le voit : Paul ramène tout à la foi, source de la vie nouvelle du chrétien ; Jacques ramène tout à l'oeuvre du croyant régénéré. L'une est la formule du théologien mystique, l'autre celle du moraliste populaire. Quoique ne pouvant pas se ramener à une parfaite unité--Jacques n'accepte pas la formule de Paul, qu'il jugeait probablement dangereuse dans la pratique, et Paul aurait sans doute considéré le point de vue de Jacques comme bien incomplet et superficiel--les deux conceptions ont chacune sa vérité et son utilité pour l'Eglise. Paul s'élève en effet contre le système pharisaïque du salut par les oeuvres, tandis que Jacques combat l'orthodoxie stérile et l'illusion qu'il suffit de répéter certaines formules pour plaire à Dieu. Voir Foi, Justification, OEuvres.

6.

Témoignages ecclésiastiques.

Dans l'antiquité chrétienne, notre épître ne jouit pas d'une attestation aussi unanime que d'autres livres du N.T. Cela tient peut-être au fait que son auteur n'était pas un apôtre, au cercle restreint des lecteurs auxquels elle s'adressait, et à son contenu plus moral que dogmatique. On signale chez Clément romain (vers 95) quelques points de contact ; Hermas, au milieu du II° siècle, a en commun avec elle un grand nombre d'idées et d'expressions. Le Canon de Muratori (180) ne la mentionne pas. Les premières citations expresses se trouvent chez Origène. Encore Eusèbe, au commencement du IV e siècle, range Jacques au nombre des écrits contestés (antilegomena), tout en se déclarant favorable à son acceptation. Au cours du IV e siècle, l'épître est reçue comme canonique en Orient et en Occident, et considérée comme l'oeuvre de « l'apôtre » Jacques.

L'époque de la Réforme vit se renouveler les doutes à son sujet, particulièrement au point de vue doctrinal. Surtout Luther l'a appelée assez dédaigneusement « une vraie épître de paille », n'ayant pas la valeur évangélique de tels autres livres du N.T. Il l'attribuait à quelque Juif qui n'aurait eu qu'une connaissance rudimentaire du Christ. Calvin vint à la rescousse en observant : « Quant à ce qu'on pourrait penser qu'il (Jacques) ne magnifie pas la grâce de Christ en telle sorte que doit faire un apôtre, certes la réponse est facile, à savoir que nous ne devons pas requérir précisément que tous traitent un même point de doctrine... »

Les modernes, tout en signalant les lacunes de l'épître au point de vue dogmatique, s'accordent à rendre hommage au sérieux de son inspiration morale. Ainsi que s'exprime un théologien de langue française : « Riche en sa brièveté, l'épître de Jacques se fait remarquer par son inspiration sobre et sévère, par son langage plastique, par la vivacité de ses images, qui donnent des ailes aux préceptes et aux pensées, pour les faire pénétrer comme autant de flèches dans les coeurs : aussi conclurons-nous que, malgré les jugements défavorables, presque méprisants dont il a parfois été l'objet, ce petit écrit mérite d'être tenu en honneur dans le recueil de la littérature biblique » (Bovon).

Les commentaires scientifiques les plus récents sont ceux de Ropes (ICC, 1916), de Dibelius (septième éd. du Comment Meyer, 1919) ; de Hauck (Comment, de Zahn, 1926). En français le comment, cathol, de J. Chaîne dans les Et. bibl. (Paris 1927) très soigné au point de vue philologique et littéraire.

Th. L.

Révision Yves Petrakian 2005

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !


Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
  • Contenus
  • Versions
  • Commentaires
  • Strong
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Versets favoris

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Créer un verset illustré

Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Versets relatifs

    • Ces vidéos ne sont pas disponibles en colonnes en dehors de la vue Bible.

      Matthieu 5

      7 μακάριοι οἱ ἐλεήμονες, ὅτι αὐτοὶ ἐλεηθήσονται.
      12 χαίρετε καὶ ἀγαλλιᾶσθε, ὅτι ὁ μισθὸς ὑμῶν πολὺς ἐν τοῖς οὐρανοῖς· οὕτως γὰρ ἐδίωξαν τοὺς προφήτας τοὺς πρὸ ὑμῶν.
      17 Μὴ νομίσητε ὅτι ἦλθον καταλῦσαι τὸν νόμον ἢ τοὺς προφήτας· οὐκ ἦλθον καταλῦσαι ἀλλὰ πληρῶσαι·
      37 ἔστω δὲ ὁ λόγος ὑμῶν ναὶ ναί, οὒ οὔ· τὸ δὲ περισσὸν τούτων ἐκ τοῦ πονηροῦ ἐστιν.
      48 Ἔσεσθε οὖν ὑμεῖς τέλειοι ὡς ὁ πατὴρ ὑμῶν ὁ οὐράνιος τέλειός ἐστιν.

      Matthieu 6

      20 θησαυρίζετε δὲ ὑμῖν θησαυροὺς ἐν οὐρανῷ, ὅπου οὔτε σὴς οὔτε βρῶσις ἀφανίζει, καὶ ὅπου κλέπται οὐ διορύσσουσιν οὐδὲ κλέπτουσιν·
      24 Οὐδεὶς δύναται δυσὶ κυρίοις δουλεύειν· ἢ γὰρ τὸν ἕνα μισήσει καὶ τὸν ἕτερον ἀγαπήσει, ἢ ἑνὸς ἀνθέξεται καὶ τοῦ ἑτέρου καταφρονήσει. οὐ δύνασθε θεῷ δουλεύειν καὶ μαμωνᾷ.

      Matthieu 7

      1 Μὴ κρίνετε, ἵνα μὴ κριθῆτε·
      6 Μὴ δῶτε τὸ ἅγιον τοῖς κυσίν, μηδὲ βάλητε τοὺς μαργαρίτας ὑμῶν ἔμπροσθεν τῶν χοίρων, μήποτε καταπατήσουσιν αὐτοὺς ἐν τοῖς ποσὶν αὐτῶν καὶ στραφέντες ῥήξωσιν ὑμᾶς.
      7 Αἰτεῖτε, καὶ δοθήσεται ὑμῖν· ζητεῖτε, καὶ εὑρήσετε· κρούετε, καὶ ἀνοιγήσεται ὑμῖν.
      24 Πᾶς οὖν ὅστις ἀκούει μου τοὺς λόγους τούτους καὶ ποιεῖ αὐτούς, ὁμοιωθήσεται ἀνδρὶ φρονίμῳ, ὅστις ᾠκοδόμησεν αὐτοῦ τὴν οἰκίαν ἐπὶ τὴν πέτραν.

      Matthieu 12

      36 λέγω δὲ ὑμῖν ὅτι πᾶν ῥῆμα ἀργὸν ὃ λαλήσουσιν οἱ ἄνθρωποι, ἀποδώσουσιν περὶ αὐτοῦ λόγον ἐν ἡμέρᾳ κρίσεως·

      Matthieu 18

      33 οὐκ ἔδει καὶ σὲ ἐλεῆσαι τὸν σύνδουλόν σου, ὡς κἀγὼ σὲ ἠλέησα;

      Matthieu 21

      21 ἀποκριθεὶς δὲ ὁ Ἰησοῦς εἶπεν αὐτοῖς· Ἀμὴν λέγω ὑμῖν, ἐὰν ἔχητε πίστιν καὶ μὴ διακριθῆτε, οὐ μόνον τὸ τῆς συκῆς ποιήσετε, ἀλλὰ κἂν τῷ ὄρει τούτῳ εἴπητε· Ἄρθητι καὶ βλήθητι εἰς τὴν θάλασσαν, γενήσεται·

      Luc 12

      20 εἶπεν δὲ αὐτῷ ὁ θεός· Ἄφρων, ταύτῃ τῇ νυκτὶ τὴν ψυχήν σου ἀπαιτοῦσιν ἀπὸ σοῦ· ἃ δὲ ἡτοίμασας, τίνι ἔσται;

      Romains 2

      13 οὐ γὰρ οἱ ἀκροαταὶ νόμου δίκαιοι παρὰ τῷ θεῷ, ἀλλ’ οἱ ποιηταὶ νόμου δικαιωθήσονται.

      Romains 3

      28 λογιζόμεθα γὰρ δικαιοῦσθαι πίστει ἄνθρωπον χωρὶς ἔργων νόμου.

      Romains 4

      3 τί γὰρ ἡ γραφὴ λέγει; Ἐπίστευσεν δὲ Ἀβραὰμ τῷ θεῷ καὶ ἐλογίσθη αὐτῷ εἰς δικαιοσύνην.

      Romains 5

      4 ἡ δὲ ὑπομονὴ δοκιμήν, ἡ δὲ δοκιμὴ ἐλπίδα.

      Romains 7

      23 βλέπω δὲ ἕτερον νόμον ἐν τοῖς μέλεσίν μου ἀντιστρατευόμενον τῷ νόμῳ τοῦ νοός μου καὶ αἰχμαλωτίζοντά με ἐν τῷ νόμῳ τῆς ἁμαρτίας τῷ ὄντι ἐν τοῖς μέλεσίν μου.

      Romains 8

      7 διότι τὸ φρόνημα τῆς σαρκὸς ἔχθρα εἰς θεόν, τῷ γὰρ νόμῳ τοῦ θεοῦ οὐχ ὑποτάσσεται, οὐδὲ γὰρ δύναται·

      Galates 5

      8 ἡ πεισμονὴ οὐκ ἐκ τοῦ καλοῦντος ὑμᾶς.

      Galates 6

      16 καὶ ὅσοι τῷ κανόνι τούτῳ στοιχήσουσιν, εἰρήνη ἐπ’ αὐτοὺς καὶ ἔλεος, καὶ ἐπὶ τὸν Ἰσραὴλ τοῦ θεοῦ.

      1 Thessaloniciens 1

      3 μνημονεύοντες ὑμῶν τοῦ ἔργου τῆς πίστεως καὶ τοῦ κόπου τῆς ἀγάπης καὶ τῆς ὑπομονῆς τῆς ἐλπίδος τοῦ κυρίου ἡμῶν Ἰησοῦ Χριστοῦ ἔμπροσθεν τοῦ θεοῦ καὶ πατρὸς ἡμῶν,

      Jacques 1

      1 Ἰάκωβος θεοῦ καὶ κυρίου Ἰησοῦ Χριστοῦ δοῦλος ταῖς δώδεκα φυλαῖς ταῖς ἐν τῇ διασπορᾷ χαίρειν.
      2 Πᾶσαν χαρὰν ἡγήσασθε, ἀδελφοί μου, ὅταν πειρασμοῖς περιπέσητε ποικίλοις,
      4 ἡ δὲ ὑπομονὴ ἔργον τέλειον ἐχέτω, ἵνα ἦτε τέλειοι καὶ ὁλόκληροι, ἐν μηδενὶ λειπόμενοι.
      5 Εἰ δέ τις ὑμῶν λείπεται σοφίας, αἰτείτω παρὰ τοῦ διδόντος θεοῦ πᾶσιν ἁπλῶς καὶ μὴ ὀνειδίζοντος, καὶ δοθήσεται αὐτῷ·
      10 ὁ δὲ πλούσιος ἐν τῇ ταπεινώσει αὐτοῦ, ὅτι ὡς ἄνθος χόρτου παρελεύσεται.
      13 μηδεὶς πειραζόμενος λεγέτω ὅτι Ἀπὸ θεοῦ πειράζομαι· ὁ γὰρ θεὸς ἀπείραστός ἐστιν κακῶν, πειράζει δὲ αὐτὸς οὐδένα.
      14 ἕκαστος δὲ πειράζεται ὑπὸ τῆς ἰδίας ἐπιθυμίας ἐξελκόμενος καὶ δελεαζόμενος·
      15 εἶτα ἡ ἐπιθυμία συλλαβοῦσα τίκτει ἁμαρτίαν, ἡ δὲ ἁμαρτία ἀποτελεσθεῖσα ἀποκύει θάνατον.
      18 βουληθεὶς ἀπεκύησεν ἡμᾶς λόγῳ ἀληθείας, εἰς τὸ εἶναι ἡμᾶς ἀπαρχήν τινα τῶν αὐτοῦ κτισμάτων.
      19 Ἴστε, ἀδελφοί μου ἀγαπητοί. ἔστω δὲ πᾶς ἄνθρωπος ταχὺς εἰς τὸ ἀκοῦσαι, βραδὺς εἰς τὸ λαλῆσαι, βραδὺς εἰς ὀργήν,
      21 διὸ ἀποθέμενοι πᾶσαν ῥυπαρίαν καὶ περισσείαν κακίας ἐν πραΰτητι δέξασθε τὸν ἔμφυτον λόγον τὸν δυνάμενον σῶσαι τὰς ψυχὰς ὑμῶν.
      22 Γίνεσθε δὲ ποιηταὶ λόγου καὶ μὴ ἀκροαταὶ μόνον παραλογιζόμενοι ἑαυτούς.
      23 ὅτι εἴ τις ἀκροατὴς λόγου ἐστὶν καὶ οὐ ποιητής, οὗτος ἔοικεν ἀνδρὶ κατανοοῦντι τὸ πρόσωπον τῆς γενέσεως αὐτοῦ ἐν ἐσόπτρῳ,
      25 ὁ δὲ παρακύψας εἰς νόμον τέλειον τὸν τῆς ἐλευθερίας καὶ παραμείνας, οὐκ ἀκροατὴς ἐπιλησμονῆς γενόμενος ἀλλὰ ποιητὴς ἔργου, οὗτος μακάριος ἐν τῇ ποιήσει αὐτοῦ ἔσται.
      27 θρησκεία καθαρὰ καὶ ἀμίαντος παρὰ τῷ θεῷ καὶ πατρὶ αὕτη ἐστίν, ἐπισκέπτεσθαι ὀρφανοὺς καὶ χήρας ἐν τῇ θλίψει αὐτῶν, ἄσπιλον ἑαυτὸν τηρεῖν ἀπὸ τοῦ κόσμου.

      Jacques 2

      1 Ἀδελφοί μου, μὴ ἐν προσωπολημψίαις ἔχετε τὴν πίστιν τοῦ κυρίου ἡμῶν Ἰησοῦ Χριστοῦ τῆς δόξης;
      2 ἐὰν γὰρ εἰσέλθῃ εἰς συναγωγὴν ὑμῶν ἀνὴρ χρυσοδακτύλιος ἐν ἐσθῆτι λαμπρᾷ, εἰσέλθῃ δὲ καὶ πτωχὸς ἐν ῥυπαρᾷ ἐσθῆτι,
      3 ἐπιβλέψητε δὲ ἐπὶ τὸν φοροῦντα τὴν ἐσθῆτα τὴν λαμπρὰν καὶ εἴπητε· Σὺ κάθου ὧδε καλῶς, καὶ τῷ πτωχῷ εἴπητε· Σὺ στῆθι ἢ κάθου ἐκεῖ ὑπὸ τὸ ὑποπόδιόν μου,
      4 οὐ διεκρίθητε ἐν ἑαυτοῖς καὶ ἐγένεσθε κριταὶ διαλογισμῶν πονηρῶν;
      5 ἀκούσατε, ἀδελφοί μου ἀγαπητοί. οὐχ ὁ θεὸς ἐξελέξατο τοὺς πτωχοὺς τῷ κόσμῳ πλουσίους ἐν πίστει καὶ κληρονόμους τῆς βασιλείας ἧς ἐπηγγείλατο τοῖς ἀγαπῶσιν αὐτόν;
      6 ὑμεῖς δὲ ἠτιμάσατε τὸν πτωχόν. οὐχ οἱ πλούσιοι καταδυναστεύουσιν ὑμῶν, καὶ αὐτοὶ ἕλκουσιν ὑμᾶς εἰς κριτήρια;
      7 οὐκ αὐτοὶ βλασφημοῦσιν τὸ καλὸν ὄνομα τὸ ἐπικληθὲν ἐφ’ ὑμᾶς;
      8 Εἰ μέντοι νόμον τελεῖτε βασιλικὸν κατὰ τὴν γραφήν Ἀγαπήσεις τὸν πλησίον σου ὡς σεαυτόν, καλῶς ποιεῖτε·
      9 εἰ δὲ προσωπολημπτεῖτε, ἁμαρτίαν ἐργάζεσθε, ἐλεγχόμενοι ὑπὸ τοῦ νόμου ὡς παραβάται.
      10 ὅστις γὰρ ὅλον τὸν νόμον τηρήσῃ, πταίσῃ δὲ ἐν ἑνί, γέγονεν πάντων ἔνοχος.
      11 ὁ γὰρ εἰπών Μὴ μοιχεύσῃς εἶπεν καί Μὴ φονεύσῃς· εἰ δὲ οὐ μοιχεύεις φονεύεις δέ, γέγονας παραβάτης νόμου.
      12 οὕτως λαλεῖτε καὶ οὕτως ποιεῖτε ὡς διὰ νόμου ἐλευθερίας μέλλοντες κρίνεσθαι.
      13 ἡ γὰρ κρίσις ἀνέλεος τῷ μὴ ποιήσαντι ἔλεος· κατακαυχᾶται ἔλεος κρίσεως.
      14 Τί ὄφελος, ἀδελφοί μου, ἐὰν πίστιν λέγῃ τις ἔχειν ἔργα δὲ μὴ ἔχῃ; μὴ δύναται ἡ πίστις σῶσαι αὐτόν;
      15 ἐὰν ἀδελφὸς ἢ ἀδελφὴ γυμνοὶ ὑπάρχωσιν καὶ λειπόμενοι τῆς ἐφημέρου τροφῆς,
      16 εἴπῃ δέ τις αὐτοῖς ἐξ ὑμῶν· Ὑπάγετε ἐν εἰρήνῃ, θερμαίνεσθε καὶ χορτάζεσθε, μὴ δῶτε δὲ αὐτοῖς τὰ ἐπιτήδεια τοῦ σώματος, τί ὄφελος;
      17 οὕτως καὶ ἡ πίστις, ἐὰν μὴ ἔχῃ ἔργα, νεκρά ἐστιν καθ’ ἑαυτήν.
      18 Ἀλλ’ ἐρεῖ τις· Σὺ πίστιν ἔχεις κἀγὼ ἔργα ἔχω. δεῖξόν μοι τὴν πίστιν σου χωρὶς τῶν ἔργων, κἀγώ σοι δείξω ἐκ τῶν ἔργων μου τὴν πίστιν.
      19 σὺ πιστεύεις ὅτι εἷς ἐστιν ὁ θεός; καλῶς ποιεῖς· καὶ τὰ δαιμόνια πιστεύουσιν καὶ φρίσσουσιν.
      20 θέλεις δὲ γνῶναι, ὦ ἄνθρωπε κενέ, ὅτι ἡ πίστις χωρὶς τῶν ἔργων ἀργή ἐστιν;
      21 Ἀβραὰμ ὁ πατὴρ ἡμῶν οὐκ ἐξ ἔργων ἐδικαιώθη, ἀνενέγκας Ἰσαὰκ τὸν υἱὸν αὐτοῦ ἐπὶ τὸ θυσιαστήριον;
      22 βλέπεις ὅτι ἡ πίστις συνήργει τοῖς ἔργοις αὐτοῦ καὶ ἐκ τῶν ἔργων ἡ πίστις ἐτελειώθη,
      23 καὶ ἐπληρώθη ἡ γραφὴ ἡ λέγουσα· Ἐπίστευσεν δὲ Ἀβραὰμ τῷ θεῷ, καὶ ἐλογίσθη αὐτῷ εἰς δικαιοσύνην, καὶ φίλος θεοῦ ἐκλήθη.
      24 ὁρᾶτε ὅτι ἐξ ἔργων δικαιοῦται ἄνθρωπος καὶ οὐκ ἐκ πίστεως μόνον.
      25 ὁμοίως δὲ καὶ Ῥαὰβ ἡ πόρνη οὐκ ἐξ ἔργων ἐδικαιώθη, ὑποδεξαμένη τοὺς ἀγγέλους καὶ ἑτέρᾳ ὁδῷ ἐκβαλοῦσα;
      26 ὥσπερ γὰρ τὸ σῶμα χωρὶς πνεύματος νεκρόν ἐστιν, οὕτως καὶ ἡ πίστις χωρὶς ἔργων νεκρά ἐστιν.

      Jacques 3

      1 Μὴ πολλοὶ διδάσκαλοι γίνεσθε, ἀδελφοί μου, εἰδότες ὅτι μεῖζον κρίμα λημψόμεθα·
      2 πολλὰ γὰρ πταίομεν ἅπαντες. εἴ τις ἐν λόγῳ οὐ πταίει, οὗτος τέλειος ἀνήρ, δυνατὸς χαλιναγωγῆσαι καὶ ὅλον τὸ σῶμα.
      3 εἰ δὲ τῶν ἵππων τοὺς χαλινοὺς εἰς τὰ στόματα βάλλομεν εἰς τὸ πείθεσθαι αὐτοὺς ἡμῖν, καὶ ὅλον τὸ σῶμα αὐτῶν μετάγομεν.
      4 ἰδοὺ καὶ τὰ πλοῖα, τηλικαῦτα ὄντα καὶ ὑπὸ ἀνέμων σκληρῶν ἐλαυνόμενα, μετάγεται ὑπὸ ἐλαχίστου πηδαλίου ὅπου ἡ ὁρμὴ τοῦ εὐθύνοντος βούλεται·
      5 οὕτως καὶ ἡ γλῶσσα μικρὸν μέλος ἐστὶν καὶ μεγάλα αὐχεῖ. Ἰδοὺ ἡλίκον πῦρ ἡλίκην ὕλην ἀνάπτει·
      6 καὶ ἡ γλῶσσα πῦρ, ὁ κόσμος τῆς ἀδικίας ἡ γλῶσσα καθίσταται ἐν τοῖς μέλεσιν ἡμῶν, ἡ σπιλοῦσα ὅλον τὸ σῶμα καὶ φλογίζουσα τὸν τροχὸν τῆς γενέσεως καὶ φλογιζομένη ὑπὸ τῆς γεέννης.
      7 πᾶσα γὰρ φύσις θηρίων τε καὶ πετεινῶν ἑρπετῶν τε καὶ ἐναλίων δαμάζεται καὶ δεδάμασται τῇ φύσει τῇ ἀνθρωπίνῃ·
      8 τὴν δὲ γλῶσσαν οὐδεὶς δαμάσαι δύναται ἀνθρώπων· ἀκατάστατον κακόν, μεστὴ ἰοῦ θανατηφόρου.
      9 ἐν αὐτῇ εὐλογοῦμεν τὸν κύριον καὶ πατέρα, καὶ ἐν αὐτῇ καταρώμεθα τοὺς ἀνθρώπους τοὺς καθ’ ὁμοίωσιν θεοῦ γεγονότας·
      10 ἐκ τοῦ αὐτοῦ στόματος ἐξέρχεται εὐλογία καὶ κατάρα. οὐ χρή, ἀδελφοί μου, ταῦτα οὕτως γίνεσθαι.
      11 μήτι ἡ πηγὴ ἐκ τῆς αὐτῆς ὀπῆς βρύει τὸ γλυκὺ καὶ τὸ πικρόν;
      12 μὴ δύναται, ἀδελφοί μου, συκῆ ἐλαίας ποιῆσαι ἢ ἄμπελος σῦκα; οὔτε ἁλυκὸν γλυκὺ ποιῆσαι ὕδωρ.
      13 Τίς σοφὸς καὶ ἐπιστήμων ἐν ὑμῖν; δειξάτω ἐκ τῆς καλῆς ἀναστροφῆς τὰ ἔργα αὐτοῦ ἐν πραΰτητι σοφίας.
      14 εἰ δὲ ζῆλον πικρὸν ἔχετε καὶ ἐριθείαν ἐν τῇ καρδίᾳ ὑμῶν, μὴ κατακαυχᾶσθε καὶ ψεύδεσθε κατὰ τῆς ἀληθείας.
      15 οὐκ ἔστιν αὕτη ἡ σοφία ἄνωθεν κατερχομένη, ἀλλὰ ἐπίγειος, ψυχική, δαιμονιώδης·
      16 ὅπου γὰρ ζῆλος καὶ ἐριθεία, ἐκεῖ ἀκαταστασία καὶ πᾶν φαῦλον πρᾶγμα.
      17 ἡ δὲ ἄνωθεν σοφία πρῶτον μὲν ἁγνή ἐστιν, ἔπειτα εἰρηνική, ἐπιεικής, εὐπειθής, μεστὴ ἐλέους καὶ καρπῶν ἀγαθῶν, ἀδιάκριτος, ἀνυπόκριτος·
      18 καρπὸς δὲ δικαιοσύνης ἐν εἰρήνῃ σπείρεται τοῖς ποιοῦσιν εἰρήνην.

      Jacques 4

      1 Πόθεν πόλεμοι καὶ πόθεν μάχαι ἐν ὑμῖν; οὐκ ἐντεῦθεν, ἐκ τῶν ἡδονῶν ὑμῶν τῶν στρατευομένων ἐν τοῖς μέλεσιν ὑμῶν;
      2 ἐπιθυμεῖτε, καὶ οὐκ ἔχετε· φονεύετε καὶ ζηλοῦτε, καὶ οὐ δύνασθε ἐπιτυχεῖν· μάχεσθε καὶ πολεμεῖτε. οὐκ ἔχετε διὰ τὸ μὴ αἰτεῖσθαι ὑμᾶς·
      3 αἰτεῖτε καὶ οὐ λαμβάνετε, διότι κακῶς αἰτεῖσθε, ἵνα ἐν ταῖς ἡδοναῖς ὑμῶν δαπανήσητε.
      4 μοιχαλίδες, οὐκ οἴδατε ὅτι ἡ φιλία τοῦ κόσμου ἔχθρα τοῦ θεοῦ ἐστιν; ὃς ἐὰν οὖν βουληθῇ φίλος εἶναι τοῦ κόσμου, ἐχθρὸς τοῦ θεοῦ καθίσταται.
      5 ἢ δοκεῖτε ὅτι κενῶς ἡ γραφὴ λέγει· Πρὸς φθόνον ἐπιποθεῖ τὸ πνεῦμα ὃ κατῴκισεν ἐν ἡμῖν;
      6 μείζονα δὲ δίδωσιν χάριν· διὸ λέγει· Ὁ θεὸς ὑπερηφάνοις ἀντιτάσσεται ταπεινοῖς δὲ δίδωσιν χάριν.
      7 ὑποτάγητε οὖν τῷ θεῷ· ἀντίστητε δὲ τῷ διαβόλῳ, καὶ φεύξεται ἀφ’ ὑμῶν·
      8 ἐγγίσατε τῷ θεῷ, καὶ ἐγγιεῖ ὑμῖν. καθαρίσατε χεῖρας, ἁμαρτωλοί, καὶ ἁγνίσατε καρδίας, δίψυχοι.
      9 ταλαιπωρήσατε καὶ πενθήσατε καὶ κλαύσατε· ὁ γέλως ὑμῶν εἰς πένθος μετατραπήτω καὶ ἡ χαρὰ εἰς κατήφειαν·
      10 ταπεινώθητε ἐνώπιον κυρίου, καὶ ὑψώσει ὑμᾶς.
      11 Μὴ καταλαλεῖτε ἀλλήλων, ἀδελφοί· ὁ καταλαλῶν ἀδελφοῦ ἢ κρίνων τὸν ἀδελφὸν αὐτοῦ καταλαλεῖ νόμου καὶ κρίνει νόμον· εἰ δὲ νόμον κρίνεις, οὐκ εἶ ποιητὴς νόμου ἀλλὰ κριτής.
      12 εἷς ἐστιν νομοθέτης καὶ κριτής, ὁ δυνάμενος σῶσαι καὶ ἀπολέσαι· σὺ δὲ τίς εἶ, ὁ κρίνων τὸν πλησίον;
      13 Ἄγε νῦν οἱ λέγοντες· Σήμερον ἢ αὔριον πορευσόμεθα εἰς τήνδε τὴν πόλιν καὶ ποιήσομεν ἐκεῖ ἐνιαυτὸν καὶ ἐμπορευσόμεθα καὶ κερδήσομεν·
      14 οἵτινες οὐκ ἐπίστασθε τὸ τῆς αὔριον ποία ἡ ζωὴ ὑμῶν· ἀτμὶς γάρ ἐστε ἡ πρὸς ὀλίγον φαινομένη, ἔπειτα καὶ ἀφανιζομένη·
      15 ἀντὶ τοῦ λέγειν ὑμᾶς· Ἐὰν ὁ κύριος θελήσῃ, καὶ ζήσομεν καὶ ποιήσομεν τοῦτο ἢ ἐκεῖνο.
      16 νῦν δὲ καυχᾶσθε ἐν ταῖς ἀλαζονείαις ὑμῶν· πᾶσα καύχησις τοιαύτη πονηρά ἐστιν.
      17 εἰδότι οὖν καλὸν ποιεῖν καὶ μὴ ποιοῦντι, ἁμαρτία αὐτῷ ἐστιν.
    • Ajouter une colonne
Afficher tous les 123 versets relatifs
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.