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JEAN-BAPTISTE

Les sources.

L'historien juif Josèphe, parlant de Jean-Baptiste (Ant., XVIII, 5:2), rapporte l'opinion populaire d'après laquelle la défaite d'Hérode Antipas, tétrarque de Galilée, et de Pérée, par le père de la femme qu'il avait répudiée pour épouser Hérodias, le roi des Nabatéens Arétas, aurait été un châtiment divin de la mise à mort du Baptiste. « Celui-ci était, dit-il, un homme excellent qui exhortait les Juifs à s'appliquer à la vertu, à la pratique de la justice entre eux et de la piété envers Dieu. Il les invitait à s'unir par un baptême. Ce baptême devait être agréable à Dieu s'il servait, non à obtenir le pardon des fautes commises, mais à purifier le corps, l'âme l'ayant déjà été par la pratique de la vertu. Comme d'autres gens venaient à lui--car sa parole soulevait une grande excitation--, Hérode eut peur qu'une telle influence sur le peuple ne provoquât des émeutes, car tous avaient l'habitude de suivre les conseils de Jean. Il préféra prévenir par une exécution ce qu'il pourrait entreprendre plutôt que d'avoir à regretter un fait accompli. Jean, emprisonné à cause de la jalousie d'Hérode, fut envoyé à Machéronte, la forteresse dont il a déjà été parlé, et là il fut mis à mort. » Dans l'ensemble, ces renseignements--sauf sur l'interprétation du baptême de Jean--confirment les données du N.T. Celles-ci sont fournies par les évangiles synoptiques, l'évangile de Jean et les Actes. Les témoignages extra-canoniques ne les modifient pas sensiblement.

--Les synoptiques (Mt 3:1-17 4:12 9:14 11:2-19 14:1-13 16:14 17:13 21:24-27 21:32) (Mr 1:1-14 2:18 6:14-16,17,29 8:28 9:9-13 11:29-33) (Lu 1:5-80 3:21 5:33 7:18-35 9:7-9 9:19 11:1 16:16 20:3-7) sont généralement concordants sur le ministère de Jean au désert, ses conceptions religieuses, sa pratique du baptême, ses relations avec Jésus, ses rapports avec le groupe des disciples qui le suivaient. Cependant Luc ne rapporte pas les circonstances de la mort de Jean, et Mr est silencieux sur la députation des disciples de Jean prisonnier auprès de Jésus. D'autre part, Luc est seul à relater la naissance du Baptiste, avec l'annonciation qui la précède.

--L'évangile de Jean (Jn 1:6-8,15,19-37 3:22-4:3 5:33-36 10:40) diffère assez sensiblement des synoptiques. Il ne mentionne pas le baptême de Jésus par Jean, relatant seulement l'effusion de l'Esprit saint. Il rapporte plusieurs rencontres de Jésus avec Jean, dont la dernière serait séparée des précédentes par un assez long espace de temps au cours duquel se placerait un voyage en Galilée et à Jérusalem. Il donne comme raison de la séparation entre Jésus et Jean et du retour de Jésus en Galilée des divergences entre leurs disciples, aiguisées par les remarques de quelques pharisiens, tandis que les synoptiques expliquent ce retour par l'arrestation du Baptiste.

--Les Actes (Ac 1:5,22 10:37 11:16 13:24 18:24-26 19:1-8) confirment l'existence, dans les cercles apostoliques, de la conception traditionnelle relative à Jean, précurseur de Jésus, en même temps qu'ils attestent la présence d'un certain nombre de disciples restés fidèles au Baptiste malgré sa mort et les développements du ministère de Jésus.

De l'étude des textes, certains critiques ont cru pouvoir conclure à la non-historicité de telles parties des données évangéliques. Plusieurs d'entre eux ont rejeté le récit de Luc sur la naissance, comme poétique et légendaire, inspiré par des réminiscences de la naissance d'Isaac, de Samson et de Samuel (Ge 17:15-21, Jug 13:2-24,1Sa 1:1,23). On a également contesté l'ambassade des disciples de Jean auprès de Jésus et, parmi les circonstances de sa mort, les détails relatifs à une intervention d'Hérodiade. Enfin, M. Goguel a cru découvrir dans l'évangile de Jean les traces d'une tradition ancienne selon laquelle Jésus aurait été collaborateur, sinon disciple de Jean, et aurait un certain temps baptisé à ses côtés à Énon près de Salim, jusqu'à la séparation provoquée par des divergences portant sur le baptême. Ainsi s'expliquerait le baptême de Jésus par Jean, inintelligible si Jésus n'a pas été en quelque mesure disciple du Baptiste. Ces conclusions paraissent trop conjecturales pour justifier cette altération des conceptions traditionnelles. (Voir à l'article Jésus tout ce qui concerne la signification du baptême du Christ, que nous envisageons ici dans la seule mesure où il nous renseigne sur Jean lui-même).

La personne de Jean et son activité.

Il est difficile de fixer la chronologie du Baptiste si l'on conteste les données de Luc relatives à sa naissance ; elle dépend également de la chronologie de Jésus. En tout cas il est vraisemblable que sa mort a précédé de quelques mois celle du Christ. --D'après le récit de Luc, Jean-Baptiste était fils de Zacharie et d'Elisabeth, tous deux de race sacerdotale ; sa mère était la cousine de la Vierge Marie. Sa naissance fut prédite à son père, dans une vision, par l'ange Gabriel (Lu 1:18 et suivants) et saluée par un cantique de louanges dans lequel Zacharie prophétise la vocation de son enfant comme précurseur du Seigneur. La plupart des critiques s'accordent en tout cas pour admettre que Jean-Baptiste était judéen, que sa famille ne demeurait pas à Jérusalem, mais dans « la région montagneuse de Juda » (Lu 1:39). Malgré son ascendance, il ne subit pas d'influence sacerdotale et ne témoigne d'aucune préoccupation rituelle ni d'une hostilité particulière contre la classe des prêtres. A son foyer et dans les groupes populaires qu'il dut fréquenter, il se nourrit des Psaumes et des écrits des prophètes, dont il reproduit souvent la forme et l'accent. Il partage leur espérance apocalyptique en la « délivrance d'Israël ». Jeune, il adopte la vie des anachorètes du désert, assez nombreux à cette époque ; se retire dans les steppes voisines de la mer Morte et y mène une vie ascétique, se contentant de la nourriture la plus frugale et d'un vêtement grossier. Malgré les indications de la prophétie de Lu 1:15, il ne paraît pas avoir été Naziréen. Il sortit un jour de cette solitude pour prêcher et baptiser (l'an 15 du règne de Tibère César, d'après Lu 3:1). Reprenant les thèmes prophétiques d'un Amos et d'un Joël, il dresse sa protestation indignée contre les péchés de son peuple, contre les illusions nationalistes d'un salut obtenu par la descendance d'Abraham (Lu 3:8) ; il n'a d'égard à aucune condition ou situation et condamne avec une particulière violence les pharisiens et les Sadducéens, qu'il menace de la colère à venir (Mt 3:7). Car le fond de son enseignement consiste dans l'annonce du jugement prochain qui prononcera l'anéantissement des pécheurs. A la différence radicale des apocalypticiens de son temps, il ne considère pas le jour redoutable qui s'annonce comme la restauration d'Israël opprimé, mais comme l'exécution implacable de la justice divine s'exer-çant sur toute l'humanité. Son messianisme ne ressemble en rien à celui des Zélotes ; il est tout vibrant de la plus haute passion éthique. La proximité de ce jugement doit produire au fond des consciences la repentance par laquelle seule peut être obtenu le salut ; repentance qui n'est pas vague effusion du coeur, mais choix d'une vie renouvelée, décision de la volonté. Jean veut provoquer l'angoisse salutaire qui fera « produire des fruits dignes d'une vraie repentance ». (Lu 3:8)

--A l'ouïe de cet appel, qui faisait écho par-dessus les siècles à la voix des derniers prophètes, la foule accourut, immense, de Judée et de Pérée et même de Galilée ; toutes les classes sociales sont représentées dans l'auditoire qui se presse aux environs du Jourdain ; même, soit pour l'observer, soit peut-être poussés par une émotion sincère, des pharisiens et des Sadducéens se joignent à la foule des péagers, des soldats, de tous les pèlerins venus des champs et des villes. A chacun, des instructions particulières sont données pour l'exécution de ses devoirs particuliers (Lu 3:10-14).

--Mais Jean ne se borne pas à exhorter et à reprendre : s'il agit surtout par sa parole, sans faire de miracles (Jn 10:41), il exige des actes immédiats : notamment la confession des péchés et le baptême (Mt 3:6). Qu'était ce baptême ? Il n'a rien de commun avec les ablutions rituelles des Esséniens, qui ne comportaient pas d'élément moral et qui devaient d'ailleurs se répéter quotidiennement. Peut-être inspiré par des souvenirs de l'A.T. (2Ro 5:10, Ps 51:4, Eze 36:25 etc.), par des réflexions sur la signification symbolique des ablutions légales du judaïsme, c'est sans doute une création originale du génie religieux du Baptiste, une image de la purification morale indispensable (voir Régénération). L'interprétation de Josèphe, qui considère le baptême comme un rite d'initiation à une communauté religieuse, ne peut être vraie que dans la mesure où la confirme la persistance des groupes baptistes attestée par les Ac (Ac 18:24-26 19:1-8). Ce n'est que plus tard aussi que le baptême de Jean a pu être rapproché de celui des prosélytes chrétiens (voir Baptême). Mais Jean ne s'est pas considéré seulement comme le prédicateur de la repentance, il s'est donné lui-même comme le précurseur du Messie et c'est sur ce rôle que la tradition chrétienne, à la suite des évangiles, a primordialement insisté. Nous y reviendrons à propos des relations de Jean-Baptiste et de Jésus.

La carrière publique de Jean fut tôt interrompue par Hérode Antipas. Celui-ci, craignant de voir l'immense mouvement religieux suscité par le prophète du désert dégénérer en mouvement politique (quoique rien dans la prédication du Baptiste ne révélât des intentions temporelles), blessé aussi par la critique, publique ou privée, infligée à sa conduite adultère, fit arrêter Jean et, après une captivité que les Synoptiques nous présentent comme relativement douce--le prisonnier pouvait recevoir ses disciples et par eux entretenir des relations avec l'extérieur (Lu 7:18) --, ordonna sa décapitation à la requête d'Hérodiade (Mr 6:17,20, Mt 14:1-12, Lu 9:7,9).

--Mais la renommée de Jean-Baptiste lui survécut. Son exécuteur lui-même, qui toujours avait subi son ascendant moral et spirituel (Mr 6:20), se demande après sa mort avec inquiétude si Jésus ne serait pas Jean ressuscité (Mt 14:2). Les auditeurs du Christ entendent celui-ci rendre témoignage à plusieurs reprises au prophète du désert. La foule lui reste si fidèle que les autorités juives n'osent, devant elle, s'attaquer à sa réputation (Mt 21:23-27). Surtout ses disciples, qu'il paraît avoir organisés fortement, leur enseignant des prières et des pratiques (Lu 5:33 11:1, Mt 9:14), ont continué son influence. Très jaloux de l'école religieuse à laquelle ils appartenaient, ils se sont souvent heurtés aux disciples de Jésus (voir textes ci-dessus) et beaucoup sont demeures groupés en petites communautés fermées, même après le premier développement de l'Église chrétienne. (Toutefois, dès le début, plusieurs ont quitté le précurseur pour s'attacher à Jésus : tels Pierre et André, d'après Jn 1:35. Le fait doit sans doute se reproduire par la suite). Progressivement, cependant, ces groupes « se sont perdus dans les sectes gnostiques plus ou moins apparentées aux derniers débris du judéo-christianisme ; ce n'est que sous une forme complètement altérée que le baptême peut avoir été--et encore n'est-il pas certain qu'il l'ait été--un des facteurs de la genèse du mandéisme ». (Goguel).

Relations de Jean-Baptiste et de Jésus.

Jean-Baptiste s'est considéré comme le précurseur du Messie, de celui qui devait venir et qu'il concevait sans doute, selon les traditions apocalyptiques, comme l'être transcendant qui exercerait le jugement et instaurerait le baptême d'Esprit saint et de feu (Mt, 3:11, Lu 3:16 et suivant). Pourtant il ne s'est pas tenu pour le prophète Élie qui d'après la doctrine juive devait, avant l'apparition du Messie rédempteur, rétablir l'ordre dans le monde (Jn 1:21, Mt 10:11) ; humilité d'autant plus saisissante que le Christ a vu en lui ce prophète annonciateur du Royaume (Mt 11:14 17:10). Mais dans quelle mesure Jean a-t-il reconnu en Jésus le Messie attendu ? C'est ce qu'ont mis en doute certains critiques, se fondant sur les données qu'ils estiment confuses des évangiles et notamment sur la contradiction qui existerait entre les scènes synoptiques du baptême, de l'onction par l'Esprit, la déclaration johannique : « Voici l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jn 1:29), et la députation envoyée plus tard par le prisonnier de Machéronte pour poser cette question : « Es-tu Celui qui devait venir ou devons-nous en attendre un autre ? » (Mt 11:3). Plusieurs solu-tions ont été proposées pour résoudre ces difficultés, telles que la non-historicité totale ou partielle de l'un ou de l'autre des épisodes. Il ne semble pas qu'il soit nécessaire, pour lever les contradictions signalées, d'avoir recours à ces opinions extrêmes. Il paraît en effet incontestable que Jean a baptisé Jésus à la requête de celui-ci et qu'il a été témoin de la manifestation surnaturelle qui a suivi ce baptême ; que, soit lors de la première rencontre, soit lors de l'immersion et de l'effusion du Saint-Esprit sous la forme d'une colombe, il a reconnu en Jésus le « plus puissant que lui » dont il se savait le précurseur, et qu'il l'a désigné à ses disciples, voire à la foule, comme le Messie. Qu'ensuite cette intuition ait perdu peu à peu de son évidence, que l'hésitation, puis le doute aient envahi l'esprit du Baptiste, c'est ce qui résulte clairement de divers indices : d'abord le fait qu'il continue de garder des disciples au lieu de s'effacer totalement et que ceux-ci se heurtent aux disciples du Christ, ensuite la question qu'il fait de sa prison adresser à Jésus et la relative sévérité de ce dernier, incompréhensible si le précurseur avait toujours été vraiment fidèle à sa mission et s'il ne s'agissait là que d'une défaillance passagère. L'explication la plus simple et psychologiquement la plus vraisemblable est que le prophète du désert, tout pénétré de l'idée d'un Messie apocalyptique, après avoir un moment entrevu que Jésus était « celui qui devait venir », a été surpris de l'humilité persistante de ce ministère qu'il attendait glorieux, et d'autant plus que le Christ ne paraissait en rien se soucier de sa propre captivité. Il s'est alors laissé reprendre par ses anciennes conceptions et gagner par un scepticisme amer. En un mot, Jean-Baptiste n'a pas su comme le Christ surmonter durablement la tentation d'un ministère charnel.

Quant à l'opinion du Christ sur Jean-Baptiste, elle est très claire. Quelque interprétation que l'on donne à sa volonté de se faire baptiser par lui, on ne peut méconnaître que, pour Jésus, Jean est vraiment le précurseur par sa prédication prophétique, par sa rigueur sainte, le deuxième Élie, le plus grand parmi ceux de l'ordre ancien. Mais il lui a manqué d'avoir compris la loi nouvelle du Royaume ; il est encore de l'Ancienne Alliance et c'est pourquoi le plus petit de ce Royaume lui est supérieur (Mt 11:7 et suivants) quand il comprend que la réalité spirituelle n'est pas la colère de Dieu, le jugement, mais l'amour rédempteur témoigné au delà de toute repentance et de tout mérite, par pure grâce. Cette opinion du Maître éclaire entièrement l'âme et le destin du Baptiste. Elle a été vérifiée par l'histoire, qui nous fait voir dans ce messager de la repentance le « précurseur » du Sauveur au sens fort, et en même temps limité, de ce mot. Jean a annoncé le christianisme sans en pénétrer l'originalité souveraine ; et l'humble voeu, qui donne toute la mesure de ce coeur brûlant, s'est réalisé : « Il faut qu'il croisse et que je diminue. » CONSULTER : M. Goguel, Jean-Baptiste. Payot, Paris 1928 (seule étude d'ensemble importante parue en français depuis quelques années).

P. M.

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Versets relatifs

    • Genèse 17

      15 Voici la promesse faite à Abraham : qu'il aurait un fils, par Sara, son épouse ; cette promesse était certaine, et devait s'accomplir. L'assurance de cet accomplissement se manifesta par le changement de nom de Saraï en Sara. Saraï signifie « princière », et l'honneur qui en résulte était limité uniquement à une famille. Sara signifie « une princesse ».

      Plus Dieu nous inonde de Ses grâces, plus nous devons être humbles.

      Abraham a montré qu'il était vraiment heureux ; il a ri d'un rire joyeux, le cœur en paix. Il est devenu l'Abraham prêt pour l'avènement de Christ ; il l'a vu et en a tressailli de joie, Jean 8:56. Abraham a redouté qu'Ismaël soit abandonné, c'est pourquoi il l'a présenté devant l'Éternel.

      Dieu nous incite à vivre dans la prière pour que nous puissions Lui donner en détail toutes nos requêtes. Quels que soient nos soucis et nos craintes, tous doivent être déposés devant Dieu, par la prière. Il est du devoir des parents de prier pour leurs enfants et la plus grande chose que nous devrions rechercher est leur salut et leur marche de vie sous les préceptes divins. Des bénédictions sont assurées à Ismaël. Une vie prospère est souvent accordée aux enfants dont les parents vivent sous le regard du Seigneur. De plus, une promesse de bénédictions particulières a été faite pour Isaac.

      Juges 13

      8 Bénis soient ceux qui, comme Manoach, n'ont pas vu, et qui croient ! Les hommes pieux désirent davantage connaître la nature de leur devoir, plutôt que leur avenir : Nous devons sans cesse rechercher quel doit être notre service pour le Seigneur, alors que ce Dernier conduit les évènements ici-bas. Dieu, dans Sa Sagesse, guidera certainement ceux qui Lui auront demandé quel est leur devoir, et comment le pratiquer. Les parents qui demeurent dans le Seigneur, Lui demanderont Son assistance, quant à l'éducation de leurs enfants.

      Dans ce passage, l'ange répète les directives qu'il avait dictées auparavant. Il est préférable de veiller à accomplir convenablement notre devoir familial, en compagnie de nos enfants, plutôt que de chercher, en tant que « sacrifices vivants », pour le Seigneur, à rester isolés pour Le servir.

      15 Ce passage nous révèle clairement ce que Manoach a demandé à l'ange, en vue d'accomplir Ses instructions.

      Cependant, toute information complémentaire, répondant à sa curiosité, lui fut refusée. Dieu, dans Sa Parole, nous a donné toutes les directives, pour répondre aux questions concernant notre devoir, et non pour solutionner celles sans importance. Il existe des secrets qu'il ne nous appartient pas de connaître : sachons accepter de notre ignorance en ce domaine, tant que nous sommes ici-bas !

      Le nom de notre Seigneur est merveilleux et comporte en même temps un côté « secret » ; mais, par Ses œuvres magnifiques, Il se révèle Lui-même, avec pertinence, dans le cadre de nos différents besoins. La prière est une véritable « ascension » de l'âme vers Dieu. Mais sans Christ, sans la foi dans notre cœur, tout ce que nous accomplirons ici-bas ne sera pour Lui, qu'une simple « fumée nauséabonde » ; avec Lui seul, nous serons à même de pouvoir convenablement effectuer notre service.

      Nous pouvons appliquer ce principe au sacrifice que Christ a accompli pour nous : Il a subi Lui-même l'ardeur des flammes de Son « offrande » pour nous sauver ; par Son propre sang, Il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, Heb 9:12.

      Dans les réflexions faites par Manoach, on peut discerner une grande crainte : « nous allons mourir, car nous avons vu Dieu ». Par contre, sa femme fit preuve d'une profonde foi : elle fortifia et encouragea son mari !

      Que les croyants qui sont en communion avec Dieu, par la lecture de la Parole et la prière, qui ont reçu personnellement la manifestation de Sa Grâce, et qui ont des raisons de penser que leurs œuvres sont en parfaite harmonie avec Sa volonté, puissent, aux jours sombres de l'épreuve, être encouragés. Dieu n'aurait pas autant agi pour le salut de mon âme, s'Il avait prévu finalement de m'abandonner et de me laisser périr ; Ses œuvres sont parfaites !

      Sachons raisonner comme le fit la femme de Manoach : « si l'Éternel eût voulu nous faire mourir, Il n'aurait pas pris de nos mains l'holocauste et l'offrande, Il ne nous aurait pas fait voir tout cela, et il ne nous aurait pas maintenant fait entendre de pareilles choses ».

      24 L'esprit de l'Éternel commença à « animer » Samson, dès sa jeunesse. Il était évident qu'Il désirait le bénir. Là où Dieu accorde Ses bénédictions, Il envoie Son Esprit pour préparer toutes choses à ce sujet. Bénis soient ceux, en qui le Saint-Esprit commence ainsi à œuvrer, dès leur jeunesse !

      Samson ne buvait ni vin, ni boisson forte, il était courageux et doué d'une grande force : l'Esprit de Dieu était en lui ! Ne nous livrons pas à l'ivresse, mais soyons au contraire, remplis du Saint-Esprit !

      1 Samuel 1

      1

      Dans ce livre, nous trouvons une description de la vie d'Éli, et de la méchanceté de ses fils ; le caractère et les différentes actions de Samuel y sont également décrits. On y voit aussi l'ascension de Saül, qui va devenir le roi d'Israël : le texte mentionne son comportement déplorable, puis sa mort, qui va permettre à David, image de la personne de Christ, de prendre la succession du trône. La patience de David, sa modestie, sa constance lors des persécutions par ses ennemis, ou de ses soi-disant amis, sont des modèles et des exemples pour l'église et pour chacun de ses membres.

      Beaucoup d'éléments de ce livre encouragent la foi, l'espérance et la patience du croyant, lors de sa souffrance. On y trouve également bon nombre de conseils et d'avertissements solennels.

      * Elkana et sa famille. (1 Samuel 1:1-8) La prière d'Anne. (1 Samuel 1:9-18) Anne présente Samuel devant l'Éternel. (1 Samuel 1:19-28)

      1 Samuel 1:1-8 Elkana, par ses sacrifices à l'Éternel, adorait Ce dernier avec fidélité, malgré le triste problème familial d'Anne, son épouse. Si les dévotions d'une famille ne parviennent pas à mettre un terme aux divisions qui peuvent y régner, ces difficultés finissent par prendre le dessus, et stopper ainsi, tout élan de piété. Le fait de manifester peu d'amour envers un membre de notre famille, à cause de son infirmité incurable, s'oppose en fait aux préceptes divins et ne fait qu'ajouter de l'amertume à celui qui est éprouvé. Il faut être vraiment pervers pour oser chagriner, non sans plaisir, ceux qui ont l'esprit affligé et qui sont dans le tracas, en les mettant de mauvaise humeur. Nous devons porter le fardeau des autres et non pas l'alourdir ! Anne ne pouvait pas supporter de remarque au sujet de sa stérilité. Ceux qui sont énervés ou toujours prêts à se moquer des autres, nuisent en fait à leur propre bien-être, en se privant des nombreux bénéfices spirituels qui découlent de la piété.

      Gardon-nous, pour notre « confort » spirituel, de provoquer de la peine et de la tristesse à notre prochain. Cherchons plutôt à discerner ce qui peut être favorable à l'exercice de notre piété !

      Psaumes 51

      Ezéchiel 36

      25 L'eau est l’emblème de la purification de notre âme, polluée par le péché. Mais l’eau ne peut faire plus, que d’ôter la souillure du corps.

      L'eau semble, en général, être le signe spirituel de la sanctification du Saint-Esprit ; cependant, cette action est toujours associée à celle du sang réconciliateur de Christ. Quand l’Esprit, par la foi, sonde notre conscience, dans le but de purifier nos mauvaises actions, le sang de Jésus est toujours « appliqué » à notre âme, afin de l'épurer de la pollution du péché.

      Tous ceux qui bénéficient de la « nouvelle alliance », ont un nouveau cœur et un nouvel esprit, ils marchent en nouveauté de vie ! Dieu désire transformer notre cœur de chair, en un cœur tendre, conforme à Sa sainte Volonté. La Grâce régénératrice opère un grand changement de l'âme, de « pierre morte » elle la transforme en « pierre vivante ». Dieu placera Son Esprit en nous, pour devenir un Maître, un Guide, Celui qui Sanctifie.

      La promesse du bénéfice de la Grâce divine sert à nous préparer à accomplir notre devoir : dans ce but ceci devrait activer notre zèle !

      Les interventions divines concourent à notre bien, elles s’adressent de tous temps à tous les véritables croyants !

      Matthieu 3

      1

      Jean baptiste : sa prédication, sa manière de vivre, et sa pratique du baptême. (Matthieu 3:1-6)
      Jean blâme les Pharisiens et les Sadducéens. (Matthieu 3:7-12)
      Le baptême de Jésus. (Matthieu 3:13-17)

      Après Malachie il n'y eut aucun prophète jusqu'à la venue de Jean baptiste. Il parut d'abord dans le désert de Judée. Ce n'était pas un lieu inhabité, mais une partie du pays à faible densité de population, comportant relativement peu de constructions.

      Aucun lieu n'est trop éloigné pour que nous ne puissions y recevoir « les visites » de la Grâce Divine. La doctrine prêchée par Jean était celle de la repentance : « Repentez-vous », disait-il. Le terme repentir utilisé ici, implique une modification totale de l’esprit, un changement dans le jugement, l'humeur, et les affections, une meilleure disposition de l'âme.

      Considérez vos voies, changez votre mentalité d’esprit : vous êtes dans la mauvaise direction ; remettez-vous en question, et prenez le bon chemin. Les véritables repentants n’ont pas la même opinion de Dieu et de Christ, du péché et de la sainteté, que les hommes de ce monde. Le changement de l'esprit produit un changement de parcours. C'est la repentance qui résulte de l'évangile, qui se produit en regardant à Christ, en ressentant Son Amour, avec l’espérance d’obtenir Son pardon.

      Il y a un grand encouragement à connaître le repentir : repentez-vous, car vos péchés seront ainsi pardonnés. Retournez à Dieu, dans la voie du devoir, et Lui, par le biais de Christ, retournera à vous, dans le chemin de la Miséricorde. Il est encore essentiel de nous repentir et de nous humilier pour préparer le chemin du Seigneur, comme à cette époque. Il y a beaucoup à parcourir pour qu'une âme trouve son chemin vers Christ, et rien n'est plus nécessaire que le constat du péché, et la conviction que nous ne pouvons pas être sauvés par notre propre justice.

      Les voies du péché et de Satan sont tortueuses ; par contre, pour préparer le chemin qui mène à Christ, les voies suivies doivent être bien droites, Heb 12:13. Ceux dont le rôle est d'appeler les autres, à pleurer sur leur péché, en le mortifiant, doivent eux-mêmes avoir une vie exemplaire, une vie de désintéressement et de mépris du monde.

      En donnant cet exemple aux autres, Jean a « préparé le chemin » pour Christ. Beaucoup sont venus au baptême de Jean, mais peu ont gardé la profession de foi qu'ils avaient faite.

      Il peut y avoir de nombreux auditeurs empressés, et cependant peu de croyants véritables. La curiosité, et l'amour pour la nouveauté, ainsi que la variété, peuvent conduire un grand nombre de personnes à assister à une bonne prédication ; elles peuvent être touchées pendant quelque temps, mais sans y être jamais assujettis à la puissance de cette prédication.

      Ceux qui admettaient la doctrine de Jean témoignaient de leur repentir, en confessant leurs péchés. Seuls ceux qui sont amenés, dans le chagrin et la honte, à admettre leur culpabilité, sont prêts à recevoir Jésus-Christ comme leur « Justice ». Les bienfaits du Royaume des cieux, maintenant proche, ont été scellés sur eux par le baptême. Jean les « lavait » avec de l'eau, (image de la purification divine) de de toutes leurs iniquités, exprimant de cette façon que par leur nature et leurs actes, tous étaient pollués, et qu'en tant que tels, ils ne pouvaient pas être admis parmi le peuple de Dieu, à moins d'avoir lavé leurs péchés dans la « source » que Christ devait ouvrir, Zacharie 13:1.

      7 Le rôle de la prédication est de mettre en application la doctrine divine : tel était le but de l’exhortation de Jean.

      Les Pharisiens se souciaient d’abord d’observer et de respecter le côté apparent de la piété, en négligeant les points les plus importants de la loi morale, et la signification spirituelle de leurs cérémonies légales. Certains d'entre eux étaient de détestables hypocrites, faisant de leurs prétentions à la sainteté, une parure inique.

      Les sadducéens avaient une démarche tout à fait opposée, niant l'existence des esprits et d’une vie spirituelle future. Ils étaient à cette époque et dans ce pays, des « infidèles » méprisables.

      Il y a inéluctablement une colère divine à venir. Chacun devrait chercher à la fuir. Dieu, qui ne prend aucun plaisir à notre ruine, nous a avertis à ce sujet ; Il nous prévient par Sa Parole, par Ses serviteurs, ainsi que par le biais de notre conscience. Ceux qui se disent désolés par le constat de leurs péchés, et qui cependant, persistent dans leurs voies, ne sont pas dignes d’être appelés des repentants, et n’ont de ce fait aucun privilège spirituel. Le véritable repentant est humble et abaissé à ses propres yeux, reconnaissant pour la moindre miséricorde qui lui est accordée, patient lors des afflictions sévères, vigilant contre toute apparence de péché, appliqué dans son devoir, et charitable quant aux jugements de son prochain.

      Ce texte énonce une parole de prudence : ne pas se baser aveuglément sur des privilèges extérieurs acquis. Nous courons un grand danger quand nos cœurs tentent d’étouffer toute conviction de péché, en mettant de côté la Puissance révélatrice de la Parole de Dieu. On trouve de nombreuses personnes, qui, en se fiant abusivement sur les honneurs et les avantages que peuvent avoir les membres d'une église, sont en fait bien loin du ciel...

      Ce texte contient une terrible menace à l’encontre de l'insouciant et de celui qui se croit faussement en sécurité. Nos cœurs corrompus ne peuvent, par nature, produire du bon fruit, à moins que l'Esprit régénérateur de Christ ne greffe en eux la perfection de la Parole de Dieu. Tout arbre, même le plus haut, le plus majestueux ou le plus verdoyant, qui ne produit pas de bon fruit, à savoir celui de la repentance, sera abattu et jeté dans le feu de la colère divine, l’endroit le plus propice pour recevoir les « plantes stériles » : à quoi d'autre pourrait-il servir ? S'il ne fournit aucun fruit, il sera un parfait combustible !

      Jean annonce la venue de Christ, le rôle et les desseins de ce Dernier : cet avènement était imminent.

      Notre comportement et notre apparence extérieure, ne peuvent aucunement nous rendre purs. Nulle ordonnance, quel qu’en soit l’auteur ou le mode, ne peut suppléer au besoin du baptême du Saint-Esprit et de feu. Seul le pouvoir purificateur du Saint-Esprit peut produire cette pureté de cœur et ces « saintes affections » qui accompagnent le salut ! C'est Christ qui baptise de l’Esprit Saint. C'est ce qu'Il a fait ne manière extraordinaire envers les apôtres, Actes 2:4. C'est ce qu'Il fait aussi dans les grâces et les réconforts octroyés par l'Esprit, à ceux qui le Lui demandent, Luc 11:13, Jean 7:38,39, Actes 11:16.

      Observons ici que l'église des « Gentils » est « l'aire de battage » de Christ, Esa 21:10. Les véritables croyants sont comme le blé : substantiel, utile, et précieux ; les hypocrites sont comme une balle de paille : légers et vides, inutiles et sans valeur, emportés au loin par le moindre souffle ; le monde est constitué de « bons » et de « mauvais », tous dans le même cheminement ; un jour viendra, malgré tout, où le blé et la paille seront séparés...

      Le dernier jugement sera un jour remarquable : les saints et les pécheurs seront séparés pour toujours. Dans le ciel, les saints seront rassemblés, ils ne seront plus jamais disséminés ; ils seront en sécurité, loin de tout danger, séparés de leurs voisins corrompus et esclaves de leurs vaines convoitises.

      L'enfer est un feu inextinguible ; il sera certainement la « part » et la punition des hypocrites et des impies.

      La vie et la mort, le bien et le mal, sont placés devant nous : selon notre conduite ici-bas, « dans le champ », nous serons alors étendus sur « l'aire de battage ».

      13 Les condescendances de Christ, pleines de Grâce, sont si surprenantes, que même les croyants les plus fervents ne peuvent parfois y croire, du moins au premier abord ; elles sont si profondes et si mystérieuses, que même ceux qui pensent bien connaître l’Esprit de Christ, sont prompts à émettre des objections contre Sa Volonté. Ceux qui sont en communion avec l'Esprit de Dieu, constatent qu'ils ont besoin de faire de même avec Christ, pour approfondir leur lien spirituel.

      Christ n’a pas nié que Jean avait besoin d'être baptisé par Lui ; cependant Il déclare qu'Il devait être maintenant baptisé par l’apôtre. Christ était à ce moment, dans un état d'humilité parfaite. Notre Seigneur Jésus considérait qu'Il était ainsi « prêt » à pouvoir accomplir toute Justice, toute institution divine ; il témoignait de Son empressement à Se soumettre à tous les préceptes vertueux du Père. En Christ et par Son intermédiaire, le ciel est ouvert aux hommes !

      Cette « descente » de l'Esprit de Dieu, sur Christ, a démontré qu'Il fut revêtu sans restriction, de Son pouvoir spirituel.

      Le fruit de l'Esprit, c’est l'amour, la joie, la paix, la patience, la douceur, la bonté, la foi, la tendresse de caractère et la modération.

      Lors du baptême de Christ, trois Personnes se sont manifestées : la sainte Trinité. Le Père confirma que le Fils est Le Médiateur ; Jésus entama alors solennellement Son ministère ; le Saint-Esprit descendit sur Lui, le Médiateur, pour être transmis ensuite à Son peuple.

      En Christ, nos sacrifices spirituels sont acceptables par le ciel, car Il est « l'Autel » qui sanctifie chaque don, 1Pierre 2:5. Hors de Christ, Dieu est un feu dévorant, mais en Lui, il est un Père réconcilié avec Ses enfants !

      Telle est l'unité de l'évangile : nous devons « l’étreindre » joyeusement, par la foi !

      Matthieu 4

      12 Il est tout à fait normal que Dieu retranche les bénéfices qu’apportent l'évangile et la Grâce, à ceux qui les offensent et les repoussent. Jésus ne restera jamais très longtemps, là où Il n'est pas le bienvenu.

      Ceux qui sont « sans » Christ sont dans les ténèbres ; ils sont en fait dans une mauvaise situation : par ce choix délibéré, ils vivent loin de la Lumière ; ils sont volontairement « ignorants ».

      Quand l'évangile se présente, la Lumière luit ; en quelque lieu qu’il arrive, par exemple, dans une âme, le jour parait. La lumière permet de découvrir notre entourage, elle nous dirige ; il en est ainsi avec l'évangile !

      La repentance est la véritable doctrine de l'évangile. Elle fut non seulement prêchée, de manière directe, par Jean-Baptiste, mais aussi par notre Seigneur Jésus, avec toute Sa Grâce. Nous devons toujours continuer à faire autant.

      Tant que l’effusion du Saint-Esprit n’eut lieu, après l’ascension de Christ, on ne considérait pas l’avènement du royaume des cieux, accompli totalement.

      Matthieu 9

      14 À l’époque relatée dans ce texte, Jean était en prison ; les circonstances, son caractère, et la nature du message qu'il a donné pour délivrer les pécheurs, ont conduit ceux qui lui étaient particulièrement attachés, à observer de fréquents jeûnes.

      Christ se réfère au témoignage que Jean donnait sur lui-même, Jean 3:29. Bien qu'il n’y ait aucun doute sur le fait que Jésus et Ses disciples vivaient d'une façon simple et frugale, il n'aurait pas été normal, pour ses disciples, de jeûner, alors qu'ils bénéficiaient du réconfort de la présence du Seigneur. Tant qu'Il était avec eux, tout était bien : la présence du soleil donne le jour, son absence, par contre, produit la nuit.

      Notre Seigneur a alors rappelé à Ses disciples des règles communes de prudence. Il n'était pas habituel de prendre un morceau de tissu neuf, pour l’apposer sur un vieux vêtement : il y aurait eu alors, incompatibilité entre le tissu solide, et celui, tout assoupli du vieux vêtement ; la déchirure aurait été inévitable.

      Les hommes avisés ne mettent pas du vin nouveau dans de vieilles outres, susceptibles de se rompre ou pouvant éclater par la fermentation du vin. Mais en mettant ce vin nouveau dans des outres neuves, les deux seront préservés.

      De grandes précautions et de la prudence sont essentielles, afin que les jeunes convertis ne puissent pas avoir d’idées moroses et peu engageantes, sur le ministère pour notre Dieu ; notre devoir est de les informer objectivement, dès qu'ils sont capables de la comprendre.

      Matthieu 10

      Matthieu 11

      2 Certains pensent que Jean envoya ses disciples faire cette enquête, pour sa propre satisfaction. Même là où l’on rencontre une véritable foi, il peut cependant subsister une certaine incrédulité. Cette incrédulité qui demeure chez les hommes pieux peut quelquefois, à l’heure de la tentation, remettre en question les vérités les plus importantes...

      Nous espérons, à l’époque de ce récit, que la foi de Jean n'a pas faibli, et qu'il a simplement désiré la voir affermie et confirmée. D'autres pensent que Jean envoya ses disciples vers Christ, pour leur satisfaction personnelle. Ce Dernier leur rappela alors les miracles qu'ils avaient entendus et vus.

      Les condescendances de Christ, pleines de Grâce, et Ses compassions envers le pauvre, montrent qu'Il était bien Celui qui devait apporter au monde, la tendre Miséricorde de notre Dieu. Si l’on compare les miracles, que les hommes virent et entendirent à cette époque, avec ce qu’annonce l'Écriture, cela indique dans quelle « direction » on peut trouver le salut.

      Il est difficile de vaincre certains préjugés, et dangereux de s’y soustraire ; mais ceux qui croient en Christ verront leur foi ainsi affermie, afin qu'ils puissent Le louer, L'honorer, et Le glorifier !

      7 Dans ce texte, les propos de Christ, relatifs à Jean, n'étaient pas que des éloges envers ce dernier, mais devaient également servir à l’édification du peuple.

      Ceux qui étudient la Parole de Dieu sont appelés à partager l’enseignement spirituel qu’ils ont acquis. Peut-on estimer qu’une fois prêché, un sermon peut être oublié ? En fait, ce n’est que le point de départ de notre méditation personnelle à son sujet !

      Jean était un homme d’une grande humilité, il était « mort » aux fastes du monde et aux plaisirs des sens. Toute personne doit garder une apparence conforme à son caractère et à sa situation. Jean était un homme plein de bonté, mais cependant, il n’était pas parfait ; c'est pourquoi le plus petit dans le royaume des cieux était plus grand que lui : en effet, le plus petit dans les cieux connaît mieux les âmes, aime plus, loue davantage Dieu, et reçoit plus de Lui, que ne pourrait faire le plus « grand » de ce monde.

      Mais par « Royaume des cieux », il faut plutôt comprendre dans ce texte, « Royaume de Grâce », à savoir la dispensation de l'évangile, dans sa puissance et sa pureté. Combien avons-nous de bonnes raisons d'être reconnaissants d'avoir notre place préparée dans le Royaume des cieux, avec tous les avantages que cela comporte, comme la Lumière et l'Amour !

      Des multitudes avaient été interpellées par le ministère de Jean, plusieurs étaient devenus ses disciples. Ces hommes s’étaient efforcé d’obtenir une place dans le Royaume divin, convaincus que par nature, ils n'en avaient ni le droit, ni le titre, n’étant pour ainsi dire que des intrus.

      Ceci nous montre la ferveur, l'ardeur, et le zèle spirituels qui sont exigés de tous par le Seigneur. Le « moi » doit être renié ; les penchants, l’aspect et le tempérament de notre esprit doivent être changés. Ceux qui montreront un intérêt entier pour le salut merveilleux de Christ, l'obtiendront totalement, car il n’est pas du tout inaccessible, ni dépourvu de bénédiction.

      Tout ce qui concerne Dieu provoque une certaine anxiété au commun des mortels. Le Seigneur n'exige pas plus de nous, que le bon usage des facultés qu'il nous a accordées. Les âmes restent dans l’ignorance, parce qu'elles ne cherchent pas à connaître l’Évangile !

      Matthieu 14

      1

      Mort de Jean-Baptiste. (Matthieu 14:1-12)
      Cinq mille personnes miraculeusement nourries. (Matthieu 14:13-21)
      Jésus marche sur la mer. (Matthieu 14:22-33)
      Jésus guérit les malades. (Matthieu 14:34-36)

      La terreur et le remords de conscience, qu'Hérode, ne pouvait étouffer, (comme c’est parfois le cas pour certains, offensant d’abord les autres sans scrupules, puis, rongés de remords ensuite), sont des preuves et des avertissements d'un jugement céleste futur, synonyme d’épreuves à venir.

      Si une conversion n’est pas véritable, il peut s’en suivre, au temps marqué par le ciel, une certaine angoisse.

      Quand les hommes feignent de favoriser l'évangile, tout en pratiquant le mal, nous ne devons pas nous conformer à leur hypocrisie, et garder notre conscience pure, comme Jean l'a fait. Le monde peut trouver en cette rigueur un certain « zèle aveugle ». Les faux docteurs, ou les chrétiens relativement tièdes, peuvent trouver également en cette attitude, un manque de civilité : les ennemis de Dieu, même les plus puissants, ne peuvent pas aller plus loin que le Seigneur ne juge bon de le permettre.

      Hérode craignait que la mise à mort de Jean ne soulève une rébellion parmi le peuple, (ce qui ne s'est pas produit) ; mais par contre, il n'a jamais été sensible aux « appels » que sa conscience lui adressait.

      Les hommes ne craignent pas d'être damnés pour leur méchanceté. Les périodes de festivités sont hélas propices pour mettre à exécution les mauvais desseins contre le peuple de Dieu.

      Hérode voulait vraiment récompenser l’exécution d’une danse tout à fait quelconque, alors que l'emprisonnement et la mort étaient la « récompense » de Jean, le serviteur de Dieu, qui ne cherchait que le salut de l’âme du tétrarque.

      Hérode éprouvait véritablement de la haine à l’égard de Jean, sinon il aurait trouvé différents moyens, pour s'affranchir de sa promesse à l’égard de la fille d’Hérodias.

      Quand les serviteurs de Dieu sont frappés, les « brebis » ne doivent pas s'éparpiller outre mesure : le Grand Berger est toujours présent ! Et il est préférable d'être attiré à Christ, tout en traversant l’épreuve, plutôt que de ne pas du tout venir à Lui...

      Matthieu 16

      Matthieu 17

      Matthieu 21

      23 Notre Seigneur étant maintenant apparu ouvertement comme le Messie, les principaux sacrificateurs et les scribes étaient vraiment offensés : Jésus dénonçait en effet les abus qu’ils pratiquaient. Le Seigneur leur demanda également ce qu'ils pensaient du ministère et du baptême de Jean.

      Beaucoup n’éprouvent aucune honte à mentir, voulant en fait masquer le péché qu’ils ont commis : ils n’ont aucun scrupule à dissimuler les erreurs, relatives à leurs propres pensées, leurs affections personnelles, leurs intentions, ou leurs mauvais souvenirs.

      Dans ce texte, notre Seigneur refusa de répondre aux questions que lui posaient les sacrificateurs et les anciens. Il est bon de fuir les vaines et inutiles polémiques avec les pécheurs, opposés totalement à toute piété.

      Marc 1

      1

      Marc était probablement neveu de Barnabas ; les versets de Colossiens 4:10 et d’Actes 12:12 montrent qu'il était le fils de Marie, une femme pieuse de Jérusalem, chez qui les apôtres et les premiers chrétiens se rassemblaient. Du fait que Pierre l'appelle « son fils », 1Pierre 5:13, on suppose que Marc a été converti par cet apôtre. Il était ainsi étroitement uni aux disciples de notre Seigneur, bien qu'il ne fasse pas spécifiquement partie des « douze ».

      Marc rédigea ses écrits à Rome ; certains se demandent si Pierre lui dictait directement son texte, bien qu’on témoigne qu’en général, l'apôtre ayant prêché à Rome, ait demandé à Marc, de consigner les détails de ses prédications par écrit : ce dernier était en effet son fidèle compagnon, capable de transcrire au mieux ce que Pierre voulait annoncer.

      Nous pouvons remarquer l’évidence de la grande humilité de Pierre, quels que soient les témoignages rendus à son sujet. Il est rare de voir un acte accompli par Christ, où cet apôtre ne soit pas présent ; en fait, la précision de la Parole de Dieu montre que dans ce cas, les faits sont toujours relatés par un témoin oculaire.

      L’évangile de Marc retrace les miracles de notre Seigneur, plus que Ses paroles ; bien que sur de nombreux points, l’évangéliste relate les mêmes choses que l'évangile selon Matthieu, nous pouvons en tirer certaines précisions complémentaires, du fait que la description des mêmes événements reflète le caractère et la pensée de chaque auteur.

      * Le service de Jean-Baptiste. (Marc 1:1-8) Le baptême et les tentations de Christ. (Marc 1:9-13) Christ prêche et appelle les disciples. (Marc 1:14-22) Il chasse un esprit impur. (Marc 1:23-28) Il guérit beaucoup de malades, (\\#29-39\\) dont un lépreux. (\\#40-45\\)

      Les livres d’Ésaïe et de Malachie, en citant le ministère de Jean, décrivent chacun le commencement de l'évangile de Jésus-Christ. Par ces prophètes, nous pouvons observer que Christ, au temps de l’évangile, est venu parmi nous, apportant avec Lui le trésor de la Grâce, et le sceptre de la Puissance. La corruption du monde est telle qu'on trouve une grande opposition à ce déploiement. Quand Dieu envoya Son Fils dans le monde, Il prépara Sa venue ; quand Il L'envoie dans le cœur de l’homme, Il prend soin également de préparer Son chemin.

      Jean s’estimait indigne d’être au service du Seigneur. Les saints les plus éminents ont toujours été les plus humbles. Ils ressentent plus que quiconque, le besoin du sang de Christ, qui rachète, et de l'Esprit, qui sanctifie. Jésus, dans Son évangile, proclame une grande promesse à ceux qui se sont repentis et qui ont demandé le pardon de leurs péchés : ils seront baptisés du Saint Esprit, revivifiés par Son réconfort et purifiés par la Grâce.

      Nous écoutons parfois les ordonnances divines, la Parole et nous pratiquons les divers sacrements, sans réel profit ni grande consolation, car nous n'avons pas cette « divine lumière » en notre cœur ; en fait, nous ne l'avons pas, parce que nous ne la demandons pas...

      Nous avons cette parole infaillible du Seigneur : Notre Père Céleste donnera cette lumière, son Saint Esprit, à ceux qui le Lui demandent !

      9 Le baptême de Christ fut Sa première apparition en public, après qu'Il eût vécu longtemps dans l'anonymat.

      Combien de valeurs, se trouvent cachées en ce monde ! Tôt ou tard, elles finiront par être révélées, comme Christ l'a été. Il vécut ici-bas, dans un corps de péché et par conséquent, par égard pour nous, Il se sanctifia, afin que nous puissions être sanctifiés et baptisés avec lui, Jean 17:19.

      Voyez par quel honneur, Dieu reconnut Jésus, lorsque ce Dernier se soumit au baptême de Jean. Il vit l'Esprit descendre sur Lui comme une colombe !

      Nous devrions voir les cieux ouverts pour nous, quand nous sentons l'Esprit descendre et travailler en nous. Les œuvres merveilleuses que Dieu opère en nous, sont une évidence de Sa volonté, et des bons projets qu'Il a pour nous.

      Au sujet de la tentation de Christ, Marc souligne le fait qu'Il se trouvait dans le désert, avec les bêtes sauvages. C'était un exemple de l'attention et de l'encouragement que lui portait Son Père, avec la certitude qu'Il subviendrait à Ses besoins. Le serpent tenta le premier Adam dans le jardin, et le « second Adam » dans le désert, avec des succès vraiment différents ; depuis, il tente toujours les enfants de ces deux « Adam », en tous lieux et en toutes circonstances. La compagnie des hommes ici-bas, avec les conversations qui ont lieu, apporte bon nombre de tentations ; de même, le fait d’être seul, dans un endroit, ne nous évite pas d’en subir.

      Aucun lieu ni état ne sont exempts de tentation : aucune affaire, même en travaillant légalement, aucun repas, pas même le jeûne et la prière, rien n’y échappe ; c'est souvent en ces derniers devoirs qu'il y a le plus d'attaque de l’ennemi, mais en eux, se trouve aussi la plus belle des victoires !

      Le ministère des anges est un sujet de grand réconfort, en comparaison avec celui, sournois, des démons ; le fait d'avoir Dieu et le Saint Esprit dans notre cœur nous réconforte davantage !

      14 Jésus commença de prêcher en Galilée, après que Jean eut été mis en prison : alors que certains furent « mis de côté », d'autres allaient se lever pour continuer le même travail, la prédication de l’évangile !

      Observez les grandes vérités que Christ a prêchées : - Par la repentance, nous rendons gloire à notre Créateur, Celui que nous avons offensé ; - Par la foi, nous rendons gloire à notre Rédempteur, venu pour nous sauver de nos péchés.

      Christ a réuni ces deux vérités : que personne ne cherche à les séparer ! Christ honore tous ceux qui, ici-bas, sont diligents dans leur devoir et affables envers leur prochain : l'assiduité et la constance dans ces pratiques sont appréciées par le Seigneur Jésus, qui leur accorde alors Sa bénédiction.

      Ceux que Christ appelle doivent tout quitter pour Le suivre ; par Sa grâce, Il les prépare à accomplir leur tâche. Nous n’avons nul besoin de « sortir » de ce monde, mais nous devons nous en détacher et abandonner tout ce qui entrave notre devoir envers le Seigneur, ce qui ne pourrait, en de tel cas, que laisser des séquelles à notre âme.

      Jésus a strictement respecté le sabbat : Il s'y est appliqué et a œuvré de telle sorte que le repos de ce jour soit observé. De nombreux points de la doctrine de Christ nous étonnent ; plus nous l'entendons, plus nous trouvons des raisons de l'admirer !

      Marc 2

      18 Des enseignants intégristes sont aptes à blâmer tout ce qui n'adhère pas à leur propre point de vue.

      Christ n'a pas échappé aux calomnies ; nous-mêmes devrions apprendre à les supporter, autant qu’être vigilants pour ne pas les mériter ! Veillons en tous temps, au bon accomplissement de notre devoir.

      Marc 6

      14 Hérode craignait Jean, du temps où ce dernier était encore en vie, mais sa peur grandit encore, lorsqu'il fut mort.

      Hérode mit en pratique les nombreux conseils que Jean lui enseigna, lors de ses prédications ; il ne suffit pas d’obéir à quelques commandements divins, nous devons les respecter tous !

      Hérode a respecté Jean, tant que ce dernier ne l’a pas blâmé d’avoir épousé Hérodias. De nombreuses personnes aiment entendre de bonnes prédications, tant qu’elles ne concernent pas leur péché. En fait, il vaut mieux que les pécheurs persécutent les serviteurs de Dieu pour leur fidélité dans leur ministère présent, plutôt que de les maudire éternellement, à titre posthume.

      Les voies de Dieu sont insondables, mais nous pouvons être certains qu'Il ne peut jamais être en peine de rétribuer Ses serviteurs, pour ce qu'ils endurent ou perdent pour Lui. La mort ne pouvait pas « surprendre » Jean, ce saint homme, par contre, le triomphe d’Hérodias fut bien éphémère !

      Marc 8

      Marc 9

      Marc 11

    • Genèse 17

      15 Dieu dit à Abraham : « Quant à ta femme Saraï, tu ne l'appelleras plus Saraï, car son nom est Sara.
      16 Je la bénirai et je te donnerai même un fils à travers elle. Je la bénirai et elle donnera naissance à des nations ; des rois seront issus d'elle. »
      17 Abraham tomba le visage contre terre ; il rit et dit dans son cœur : « Un fils pourrait-il naître à un homme de 100 ans ? Et Sara, âgée de 90 ans, pourrait-elle mettre un enfant au monde ? »
      18 Abraham dit alors à Dieu : « Si seulement Ismaël pouvait vivre devant toi ! »
      19 Dieu dit : « C’est certain, ta femme Sara te donnera un fils et tu l'appelleras Isaac. J'établirai mon alliance avec lui comme une alliance perpétuelle pour sa descendance après lui.
      20 En ce qui concerne Ismaël, je t'ai exaucé : je le bénirai, je le ferai proliférer et je le multiplierai considérablement. Il aura pour fils douze princes et je ferai de lui une grande nation.
      21 Cependant, mon alliance, je l'établirai avec Isaac, le fils que Sara te donnera à cette époque-ci de l'année prochaine. »

      Juges 13

      2 Il y avait un homme de Tsorea, du clan des Danites, qui s'appelait Manoach. Sa femme était stérile et n’avait pas d’enfants.
      3 L'ange de l'Eternel apparut à la femme et lui dit : « Te voici stérile, sans enfants. Tu deviendras enceinte et tu mettras au monde un fils.
      4 Maintenant fais bien attention de ne boire ni vin ni liqueur forte et de ne rien manger d'impur,
      5 car tu vas devenir enceinte et tu mettras au monde un fils. Le rasoir ne passera pas sur sa tête, parce que cet enfant sera consacré à Dieu dès le ventre de sa mère. Ce sera lui qui commencera à délivrer Israël de la domination des Philistins. »
      6 La femme alla dire à son mari : « Un homme de Dieu est venu vers moi et il ressemblait à un ange de Dieu, il avait l’air effrayant. Je ne lui ai pas demandé d'où il venait et il ne m'a pas fait connaître son nom,
      7 mais il m'a dit : ‘Tu vas devenir enceinte et tu mettras au monde un fils. Maintenant ne bois ni vin ni liqueur forte et ne mange rien d'impur, parce que cet enfant sera consacré à Dieu dès le ventre de sa mère jusqu'au jour de sa mort.’ »
      8 Manoach fit cette prière à l'Eternel : « Ah ! Seigneur, que l'homme de Dieu que tu as envoyé vienne encore vers nous et qu'il nous enseigne ce que nous devons faire pour l'enfant qui naîtra ! »
      9 Dieu exauça la prière de Manoach et l'ange de Dieu vint encore vers la femme. Elle se trouvait dans un champ et Manoach, son mari, n'était pas avec elle.
      10 Elle courut vite annoncer la nouvelle à son mari et lui dit : « L'homme qui est venu l'autre jour vers moi m'est apparu. »
      11 Manoach se leva pour suivre sa femme, alla vers l'homme et lui demanda : « Est-ce toi qui as parlé à ma femme ? » Il répondit : « C'est moi. »
      12 Manoach dit : « Lorsque ta parole s'accomplira, comment faudra-t-il agir vis-à-vis de l'enfant et qu'y aura-t-il à faire ? »
      13 L'ange de l'Eternel répondit à Manoach : « Ta femme s'abstiendra de tout ce que je lui ai dit.
      14 Elle ne goûtera à aucun produit de la vigne, elle ne boira ni vin ni liqueur forte et elle ne mangera rien d'impur. Elle respectera tout ce que je lui ai prescrit. »
      15 Manoach dit à l'ange de l'Eternel : « Permets-nous de te retenir et de te préparer un chevreau. »
      16 L'ange de l'Eternel répondit à Manoach : « Même si tu me retiens, je ne mangerai pas de ton plat. En revanche, si tu veux faire un holocauste, offre-le à l'Eternel. » Manoach ne savait pas que c'était un ange de l'Eternel.
      17 Il dit à l'ange de l'Eternel : « Quel est ton nom, afin que nous te donnions gloire quand ta parole s'accomplira ? »
      18 L'ange de l'Eternel lui répondit : « Pourquoi demandes-tu mon nom ? Il est merveilleux. »
      19 Manoach prit le chevreau et l'offrande, et il fit un sacrifice à l'Eternel sur le rocher. Il se produisit quelque chose de merveilleux, pendant que Manoach et sa femme regardaient :
      20 pendant que la flamme montait de l'autel vers le ciel, l'ange de l'Eternel monta dans cette flamme. A cette vue, Manoach et sa femme tombèrent le visage contre terre.
      21 L'ange de l'Eternel ne leur fut plus visible. Manoach comprit alors que c'était l'ange de l'Eternel,
      22 et il dit à sa femme : « Nous allons mourir, car nous avons vu Dieu. »
      23 Sa femme lui répondit : « Si l'Eternel avait voulu nous faire mourir, il n'aurait pas pris de nos mains l'holocauste et l'offrande, il ne nous aurait pas fait voir tout cela et il ne nous aurait pas maintenant fait entendre de pareilles choses. »
      24 La femme mit au monde un fils et l’appela Samson. L'enfant grandit et l'Eternel le bénit.

      1 Samuel 1

      1 Il y avait un homme de Ramathaïm-Tsophim, de la région montagneuse d'Ephraïm, du nom d'Elkana. Il était le fils de Jeroham, fils d'Elihu, petit-fils de Thohu et arrière-petit-fils de Tsuph, et était éphraïmite.

      Psaumes 51

      4 Lave-moi complètement de ma faute et purifie-moi de mon péché,

      Ezéchiel 36

      25 » Je vous aspergerai d’eau pure et vous serez purifiés. Je vous purifierai de toutes vos impuretés et de toutes vos idoles.

      Matthieu 3

      1 A cette époque-là parut Jean-Baptiste, qui prêchait dans le désert de Judée.
      2 Il disait : « Changez d’attitude, car le royaume des cieux est proche. »
      3 Jean est celui que le prophète Esaïe avait annoncé lorsqu'il a dit : C'est la voix de celui qui crie dans le désert : ‘Préparez le chemin du Seigneur, rendez ses sentiers droits.’
      4 Jean portait un vêtement en poil de chameau et une ceinture de cuir autour de la taille. Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.
      5 Les habitants de Jérusalem, de toute la Judée et de toute la région du Jourdain se rendaient vers lui.
      6 Reconnaissant publiquement leurs péchés, ils se faisaient baptiser par lui dans les eaux du Jourdain.
      7 Cependant, quand il vit beaucoup de pharisiens et de sadducéens venir se faire baptiser par lui, il leur dit : « Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ?
      8 Produisez donc du fruit qui confirme votre changement d’attitude
      9 et ne vous avisez pas de dire en vous-mêmes : ‘Nous avons Abraham pour ancêtre !’En effet, je vous déclare que de ces pierres Dieu peut faire naître des descendants à Abraham.
      10 Déjà la hache est mise à la racine des arbres ; tout arbre qui ne produit pas de bons fruits sera donc coupé et jeté au feu.
      11 Moi, je vous baptise d'eau en vue de la repentance, mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi et je ne suis pas digne de porter ses sandales. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu.
      12 Il a sa pelle à la main ; il nettoiera son aire de battage et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s'éteint pas. »
      13 Alors Jésus vint de la Galilée jusqu’au Jourdain vers Jean, pour être baptisé par lui,
      14 mais Jean s'y opposait en disant : « C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi, et c'est toi qui viens vers moi ? »
      15 Jésus lui répondit : « Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste », et Jean ne lui résista plus.
      16 Dès qu’il fut baptisé, Jésus sortit de l'eau. Alors le ciel s’ouvrit [pour lui] et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.
      17 Au même instant, une voix fit entendre du ciel ces paroles : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute mon approbation. »

      Matthieu 4

      12 Lorsqu'il apprit que Jean avait été arrêté, Jésus se retira en Galilée.

      Matthieu 9

      14 Alors les disciples de Jean vinrent vers Jésus et dirent : « Pourquoi nous et les pharisiens jeûnons-nous [souvent], tandis que tes disciples ne jeûnent pas ? »

      Matthieu 10

      11 » Dans chaque ville ou village où vous arrivez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir et restez chez lui jusqu'à votre départ.

      Matthieu 11

      2 Or, dans sa prison, Jean avait entendu parler de ce que faisait Christ. Il envoya deux de ses disciples lui demander :
      3 « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? »
      7 Comme ils s'en allaient, Jésus se mit à dire à la foule au sujet de Jean : « Qu'êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau agité par le vent ?
      14 Si vous voulez bien l’accepter, c'est lui l'Elie qui devait venir.

      Matthieu 14

      1 A cette époque-là, Hérode le tétrarque entendit parler de Jésus,
      2 et il dit à ses serviteurs : « C'est Jean-Baptiste ! Il est ressuscité, et c'est pour cela qu'il a le pouvoir de faire des miracles. »
      3 En effet, Hérode avait fait arrêter Jean ; il l'avait enchaîné et mis en prison à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe,
      4 car Jean lui disait : « Il ne t'est pas permis de l'avoir pour femme. »
      5 Il voulait le faire mourir, mais il redoutait les réactions de la foule parce qu'elle considérait Jean comme un prophète.
      6 Or, lorsqu'on célébra l'anniversaire d'Hérode, la fille d'Hérodiade dansa au milieu des invités et plut à Hérode,
      7 de sorte qu'il promit avec serment de lui donner ce qu'elle demanderait.
      8 A l'instigation de sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean-Baptiste. »
      9 Le roi fut attristé, mais, à cause de ses serments et des invités, il ordonna de la lui donner
      10 et il envoya décapiter Jean dans la prison.
      11 Sa tête fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l’apporta à sa mère.
      12 Les disciples de Jean vinrent prendre son corps et l'ensevelirent. Puis ils allèrent l'annoncer à Jésus.

      Matthieu 16

      14 Ils répondirent : « Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, Jérémie ou l'un des prophètes. »

      Matthieu 17

      10 Les disciples lui posèrent cette question : « Pourquoi donc les spécialistes de la loi disent-ils qu'Elie doit venir d'abord ? »
      13 Les disciples comprirent alors qu'il leur parlait de Jean-Baptiste.

      Matthieu 21

      23 Jésus se rendit dans le temple et, pendant qu'il enseignait, les chefs des prêtres et les anciens du peuple vinrent lui dire : « Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t'a donné cette autorité ? »
      24 Jésus leur répondit : « Je vous poserai moi aussi une question et, si vous m'y répondez, je vous dirai par quelle autorité je fais ces choses.
      25 Le baptême de Jean, d'où venait-il ? Du ciel ou des hommes ? » Mais ils raisonnèrent ainsi entre eux : « Si nous répondons : ‘Du ciel’, il nous dira : ‘Pourquoi donc n'avez-vous pas cru en lui ?’
      26 Et si nous répondons : ‘Des hommes’, nous avons à redouter les réactions de la foule, car tous considèrent Jean comme un prophète. »
      27 Alors ils répondirent à Jésus : « Nous ne savons pas. » Il leur dit à son tour : « Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais ces choses.
      32 car Jean est venu à vous dans la voie de la justice et vous n'avez pas cru en lui. En revanche, les collecteurs d’impôts et les prostituées ont cru en lui et vous, qui avez vu cela, vous n’avez pas ensuite montré de regret pour croire en lui.

      Marc 1

      1 Voici le commencement de l'Evangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu,
      2 conformément à ce qui est écrit dans les prophètes : Voici, j'envoie mon messager devant toi pour te préparer le chemin.
      3 C'est la voix de celui qui crie dans le désert : ‘Préparez le chemin du Seigneur, rendez ses sentiers droits.’
      4 Jean parut ; il baptisait dans le désert et prêchait le baptême de repentance pour le pardon des péchés.
      5 Toute la région de Judée et tous les habitants de Jérusalem se rendaient vers lui. Reconnaissant publiquement leurs péchés, ils se faisaient baptiser par lui dans l’eau du Jourdain.
      6 Jean portait un vêtement en poil de chameau et une ceinture de cuir autour de la taille. Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.
      7 Il proclamait : « Après moi vient celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de me baisser pour détacher la courroie de ses sandales.
      8 Moi, je vous ai baptisés d'eau ; lui, il vous baptisera du Saint-Esprit. »
      9 A cette époque-là, Jésus vint de Nazareth en Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.
      10 Au moment où il sortait de l'eau, il vit le ciel s'ouvrir et l'Esprit descendre sur lui comme une colombe,
      11 et une voix se fit entendre du ciel : « Tu es mon Fils bien-aimé, tu as toute mon approbation. »
      12 Aussitôt, l'Esprit poussa Jésus dans le désert
      13 où il passa 40 jours, tenté par Satan. Il était avec les bêtes sauvages et les anges le servaient.
      14 Après que Jean eut été arrêté, Jésus alla en Galilée. Il proclamait la bonne nouvelle [du royaume] de Dieu

      Marc 2

      18 Les disciples de Jean et les pharisiens jeûnaient. Ils vinrent dire à Jésus : « Pourquoi les disciples de Jean et ceux des pharisiens jeûnent-ils, tandis que tes disciples ne jeûnent pas ? »

      Marc 6

      14 Le roi Hérode entendit parler de Jésus, car son nom était devenu célèbre. Il disait : « Jean-Baptiste est ressuscité, et c'est pour cela qu'il a le pouvoir de faire des miracles. »
      17 En effet, Hérode lui-même avait fait arrêter Jean et l'avait fait enchaîner en prison à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe, qu'il avait épousée,
      20 car Hérode redoutait Jean, sachant que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait. Après l'avoir entendu, il était souvent perplexe, et c'était avec plaisir qu'il l'écoutait.
      29 Quand les disciples de Jean apprirent cette nouvelle, ils vinrent prendre son corps et le mirent dans un tombeau.

      Marc 8

      28 Ils répondirent : « Jean-Baptiste ; d’après certains, Elie ; d’après d'autres, l'un des prophètes. »

      Marc 9

      9 Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur recommanda de ne dire ce qu'ils avaient vu à personne jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité.

      Marc 11

      29 Jésus leur répondit : « Je vous poserai [moi aussi] une question ; répondez-moi, et je vous dirai par quelle autorité je fais ces choses.
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