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JUSTICE RENDUE

Introduction.

L'administration moderne de la justice ne correspond pas à la civilisation de l'Israël primitif. Les récits des missionnaires aideront à comprendre le genre de ces jugements où le vieillard ou le chef exprime son avis après avoir patiemment écouté les « palabres » des deux parties ; sur quoi plaignants ou tribu se chargent de mettre à exécution la sentence. Notre Moyen âge, empêtré de superstitions et de théologie simpliste, donnera également une idée de cette « justice » tout imprégnée de la peur de Dieu (bien différente de la « crainte de Dieu »). Comme à ces époques lointaines, le prêtre, agent officiel de la divinité ici-bas, prétendra être seul qualifié pour rendre des arrêts dignes d'elle. Ce pouvoir se heurtera ou s'arrangera avec deux autorités rivales : celle du père de famille, qui tend à décroître ; celle du roi, qui s'affirme de plus en plus, si le pouvoir royal est fort. Chez nous, les conflits entre rois, parlements, tribunaux ecclésiastiques, sont un exemple de cette rivalité universelle. Voir Gouvernement ; Crimes, délits et peines.

Époque nomade.

Plus on remonte haut dans l'histoire d'Israël, mieux on voit s'affirmer l'autorité du père de famille. Elle n'est pas proprement judiciaire. Elle est tout simplement autoritaire, puisque le père est le maître absolu et le propriétaire indiscuté de ses gens comme de ses biens. L'histoire d'Abraham est typique à cet égard (Ge 21:14 22:10). De même Isaac bénissant Jacob (Ge 27:37, cf. Laban : Ge 29:19). Tamar est condamnée à mort par son père, à la simple nouvelle de son déshonneur (Ge 38:24), comme on tue une bête malfaisante. D'ailleurs la famille entière est responsable de l'affront fait à l'un de ses membres ; ce sont les frères de Dina qui se chargent de la venger (Ge 34:7,13-25). Comp, le « vengeur du sang » (voir art.) dans De 19:6,12. L'histoire des familles italiennes au XIV° siècle et des « vendette » corses nous donne une idée de ce stade de la justice.

Il va de soi qu'à cette époque l'idée de justice était à peine dégagée d'autres notions similaires. L'injustice était considérée comme une offense à Jéhovah, ce qui est normal, mais pouvait se confondre aussi avec sa volonté (Ge 20:3), tant que morale et religion n'étaient pas nettement unies.

Le clan.

Lorsque les familles s'unirent pour se constituer en clans, l'autorité judiciaire passa à un groupe d'anciens (No 11:16). De tels usages sont courants dans les familles agricoles. Nous avons rencontré, dans un département du Midi de la France, un père de famille breton qui était devenu l'arbitre écouté des autres cultivateurs bretons établis dans son voisinage. Cette justice entre semblables est infiniment plus souple et plus efficace que l'officielle.

Moïse.

La notion de loi (divine) a toujours été rattachée à la personne de Moïse. Quelque bref qu'ait pu être le Décalogue primitif, on ne voit aucune raison de contester que ce grand chef ait pu donner un code substantiel et fondamental au troupeau qu'il avait converti en nation. Le récit de Ex 18:13 et suivants fait allusion à quelque crise d'autorité que nous discernons mal. Il est sûr qu'avant ce moment les chefs de famille avaient déjà à régler mille conflits immédiats. Il ne peut être question ici que d'une extension de ce système traditionnel, sur le conseil de Jéthro d'après notre récit.

Le Jugement de Dieu.

On ne sait au juste comment fonctionnait cette institution théocratique (Ex 22:8 et suivant). Dans Jos 7:16 et suivants, il est fait mention d'une sorte de tirage au sort par un procédé sacré. (cf. 1Sa 14:41 et suivants, où Dieu désigne par le sort celui qui a désobéi à l'ordre formel du roi Saül) Une fois la condamnation prononcée, l'exécution appartenait aux plus convaincus, aux fidèles (Ex 32:26), plus tard aux témoins accusateurs (De 17:7).

Époque sédentaire.

L'établissement des Israélites en Canaan ne modifia pas profondément le système judiciaire. On trouve mentionnés les « anciens de la ville ». C'est à eux que le père peut remettre son fils indocile (De 21:18 et suivants). Les anciens figurent déjà dans Jug 8:16. Mais les personnages de cette époque appelés improprement juges (voir Juges, livre des) étaient de petits souverains temporaires et non pas spécialement des magistrats. Le lieu où se rend la justice est la porte de la ville, seul espace assez vaste pour contenir une foule, car les débats sont publics. Absalom voulant se substituer à David, son père, dans l'exercice du pouvoir, interpellait les plaignants près de la porte (2Sa 15:2). Plus tard Salomon, qui aimait le luxe, instaura un Porche du jugement, attenant à son palais (1Ro 7:7).

La royauté.

Avec la royauté, la justice entre dans une phase toute nouvelle, et cela pour deux raisons :

Le roi se réserve les causes graves (2Sa 14:10 15:2,1Ro 3:16 2Ro 15:5). D'ailleurs, lorsque les Israélites demandaient un roi, c'était pour être jugés et conduits dans les guerres (1Sa 8:20).

Le roi établit dans certaines villes des juges professionnels, des officiers royaux, analogues à nos « baillis » royaux (De 16:18). Il est probable que de cette époque (IX e siècle av. J. -C.) date le petit code inséré dans Ex 21-23:9, fort incomplet d'ailleurs et peut-être destiné à guider ces nouveaux fonctionnaires. Ce code est le seul qui nous soit connu entre la conquête et le Deutéronome. On ignore jusqu'à quel point il fut en usage dans tout Israël. Il était sans doute conforme à l'enseignement donné dans les grands centres, tels que Jérusalem, Béthel, Samarie. Il va de soi que ce code ne prétend pas innover, mais entend résumer les usages judiciaires existants. Les accusations des premiers prophètes : Amos, Osée, Ésaïe, Michée, contre ceux qui violent sciemment la justice, supposent l'existence d'un tel code. Au VII e siècle apparaît un code autrement important : le Deutéronome, qui se réclame de Moïse, mais reflète la mentalité des prophètes. S'il fut proclamé en 621 (2Ro 22), il s'effondra bientôt avec Josias, ce roi mystérieusement victime des pharaons, et ne trouva toute son autorité qu'après l'exil. Il prévoit des juges et des fonctionnaires dans toutes les villes (De 16:18). Les juges ordinaires sont toujours les « anciens de la ville » (De 19:12 21:19 22:15 et suivants). La malédiction de Dieu est encore le châtiment suprême (De 28:15 et suivants).

Un nouvel instrument judiciaire y apparaît, le prêtre ou lévite, qui dans certains cas s'associe aux « anciens » (De 17:9 et suivants 19:17 21:5 24:8).

Si le Deutéronome est un magnifique manifeste de l'esprit prophétique : droiture et fidélité, il dévoile une plaie de ce temps, déjà dénoncée dans le Décalogue (Ex 20:16), savoir le faux témoignage (De 19:16 et suivant) ; il interdit au juge de se laisser corrompre par des présents (De 16:19, cf. Ex 23:8,2Ch 19:7). Les prophètes s'élèvent contre la vénalité des juges (Am 2:3 5:12, Mic 3:11 7:3, Sop 3:3, Esa 12:3 5:7,20,23, Eze 22:12) ; Esa 11:3-5 donne le portrait du vrai juge. Le cas d'Achab et Jézabel a fait scandale en révélant un état de décomposition sociale (1Ro 21). Il ne faut pas oublier toutefois que les « anciens » des villes continuaient à juger tous les cas ordinaires.

Deux textes font mention de la création de juges : 1Ch 23:4 et 2Ch 19:5 et suivants. Le premier veut que 6.000 Lévites eussent été créés par David « magistrats et juges » (Sg.), hyperbole et anachronisme évidents. Le second raconte que Josaphat établit des juges dans toutes les villes fortes du pays de Juda, ce qui peut faire allusion à une nouvelle organisation de la justice, un siècle après David.

L'exil eut cet effet inattendu, mais bien compréhensible, de donner une autorité immense à cette Loi qui avait été si peu ou si difficilement appliquée du temps de l'indépendance, et qui devenait lettre morte sous une domination étrangère. De cette époque date l'étude minutieuse de la Loi (voir ce mot).

Au retour de l'exil se constitua dans le territoire retrouvé une communauté religieuse plutôt qu'une puissance politique. Le Pentateuque fut son code ; il fut solennellement lu et proclamé (Ne 8-10). La justice locale est toujours rendue par les « anciens » (Esd 7:25 10:14) ; il y en a sept dans les petites villes, trente-trois dans les grandes. Durant la domination perse, le gouverneur perse était naturellement le juge suprême ; mais pour toutes les affaires religieuses, il laissait pleins pouvoirs au grand-prêtre et à ses conseillers. C'est à cette époque que l'autorité des prêtres s'accrut considérablement. Au début de la domination grecque, qui suivit, leur puissance était établie. Il est probable que nous avons là l'origine du Sanhédrin (voir ce mot), cour suprême située à Jérusalem. Il juge les causes dépassant la capacité des cours locales, où la procédure était la suivante : le plaignant portait ses doléances devant la cour, dûment avertie, et en public ; après quoi l'autre partie présentait sa défense (Job 31:35, « une défense toute signée » implique un acte écrit, destiné sans doute à la lecture publique). D'après De 17:6 19:15, renforcé par le Talmud, le témoignage de deux personnes, de préférence trois, hommes et adultes, était nécessaire pour valider une accusation. Le témoignage d'un esclave était sans valeur. Avant de déposer, les témoins devaient jurer de dire la vérité et toute la vérité. Les faux témoins étaient condamnés à subir la peine qui eût été infligée à la victime de leurs machinations, comme le précise De 19:19. A défaut de témoins, il appartenait aux juges de dégager la vérité par leurs questions et leur bon sens. L'accusateur se tenait à la droite de l'accusé. Ce dernier, en tout cas après l'exil, était en costume de deuil (Za 3:1 et suivants). A la fin de la période des Macchabées, et sous la domination romaine, les Pharisiens gagnent de l'influence et forment un parti important dans le Sanhédrin, sans détrôner toutefois le parti Sadducéen (les prêtres, parmi lesquels on choisissait le grand-prêtre). Voir Bertholet, Hist. Civ. Isr., p. 295SS.

Nouveau Testament.

Deux cas donnent un intérêt extrême à la question de la justice au I er siècle :

LE PROCES DE JESUS.

Les Juifs, et surtout le Sanhédrin, voulaient la mort de Jésus. Or les Romains leur avaient retiré le droit de prononcer la peine capitale ; d'après le Talmud, ils perdirent ce droit quarante ans avant la chute de Jérusalem, ainsi fort peu de temps avant le procès de Jésus. Il leur fallait donc faire condamner Jésus par le gouverneur romain, Pilate. Ce dernier devait évidemment rester insensible à leurs griefs véritables qui étaient, pour les Pharisiens, le ressentiment de voir leurs traditions attaquées ; pour les Sadducéens, la crainte de voir saper leur autorité branlante. Le motif officiel mis en avant par le Sanhédrin fut le blasphème contre Dieu. Ce chef d'accusation religieux et proprement juif ne pouvant non plus affecter un gouverneur romain, ils accusèrent Jésus de vouloir supplanter César (Lu 23:2, Jn 19:15), ce qui finalement arracha au lâche gouverneur, par peur de se compromettre, la condamnation à mort, sous la forme romaine : la crucifixion (et non la lapidation, qui eût été la forme juive). Voir Jésus-Christ.

L'ARRESTATION DE PAUL.

L'apôtre étant citoyen romain, sa position diffère totalement de celle d'un Juif quelconque. Le magistrat fixe à sa guise l'époque du procès, et maintient l'accusé en prison jusqu'à cette date. Il peut lui infliger trois modes de captivité :

(a) l'enchaîner dans une prison (Ac 12:6 21:33) ;

(b) lui adjoindre un soldat, auquel il est lié par une chaîne et qui répond de lui ;

(c) le laisser libre sous la surveillance et la responsabilité d'un magistrat, ce qu'on n'accordait qu'aux personnages de rang. Paul connut le second système.

Tout citoyen romain pouvait arrêter le cours de son procès en faisant appel à l'empereur. Il prononçait : Coeswrem appello (Ac 25:11 et suivant). Dès lors on le déférait à l'empereur à Rome, sous bonne escorte, soit en profitant de la relève d'une garnison lointaine, soit en le joignant à d'autres prisonniers, qu'on embarquait souvent sur les navires impériaux ravitaillant l'Italie en blé d'Egypte, pendant la saison de la navigation (avril-octobre), ou bien qu'on envoyait par les routes impériales, militairement gardées et pourvues de gîtes d'étapes.

--Voir Paul.

J. D.

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Versets relatifs

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      Genèse 20

      3 Mais Dieu apparut la nuit dans un songe à Abimélec, et lui dit : Voici, tu es mort, à cause de la femme que tu as prise, car elle a un mari.

      Genèse 21

      14 Puis Abraham se leva de bon matin, et prit du pain et une bouteille d'eau, et il les donna à Agar, en les mettant sur son épaule. [Il lui donna] aussi l'enfant et la renvoya. Elle se mit en chemin, et fut errante au désert de Béer-Sébah.

      Genèse 22

      10 Puis Abraham avançant sa main, se saisit du couteau pour égorger son fils.

      Genèse 27

      37 Et Isaac répondit à Esaü, en disant : Voici, je l'ai établi ton Seigneur, et lui ai donné tous ses frères pour serviteurs, et je l'ai fourni de froment et de moût ; et que ferai-je maintenant pour toi, mon fils ?

      Genèse 29

      19 Et Laban répondit : Il vaut mieux que je te la donne que si je la donnais à un autre ; demeure avec moi.

      Genèse 34

      7 Et les fils de Jacob étant revenus des champs, et ayant appris [ce qui était arrivé], ils en eurent une grande douleur, et furent fort irrités de l'infamie que [Sichem] avait commise contre Israël, en couchant avec la fille de Jacob, ce qui ne se devait point faire.
      13 Alors les enfants de Jacob répondirent à Sichem et à Hémor son père ; et agissant avec ruse (parce qu'il avait violé Dina leur sœur :)

      Genèse 38

      24 Or il arriva qu'environ trois mois [après] on fit un rapport à Juda, en disant : Tamar ta belle-fille a commis un adultère, et voici elle est même enceinte. Et Juda dit : Faites-la sortir, et qu'elle soit brûlée.

      Exode 18

      13 Et il arriva le lendemain, comme Moïse siégeait pour juger le peuple, et que le peuple se tenait devant Moïse, depuis le matin jusqu'au soir,

      Exode 20

      16 Tu ne diras point faux Témoignage contre ton prochain.

      Exode 21

      1 Ce sont ici les lois que tu leur proposeras.
      2 Si tu achètes un esclave Hébreu, il te servira six ans, et au septième il sortira pour être libre, sans rien payer.
      3 S'il est venu avec son corps [seulement], il sortira avec son corps ; s'il avait une femme, sa femme sortira aussi avec lui.
      4 Si son maître lui a donné une femme qui lui ait enfanté des fils, ou des filles, sa femme et les enfants qu'il en aura, seront à son maître, mais il sortira avec son corps.
      5 Que si l'esclave dit positivement : j'aime mon maître, ma femme, et mes enfants, je ne sortirai point pour être libre.
      6 Alors son maître le fera venir devant les Juges, et le fera approcher de la porte, ou du poteau, et son maître lui percera l'oreille avec une alêne ; et il le servira à toujours.
      7 Si quelqu'un vend sa fille pour [être] esclave, elle ne sortira point comme les esclaves sortent.
      8 Si elle déplaît à son maître, qui ne l'aura point fiancée, il la fera acheter ; mais il n'aura pas le pouvoir de la vendre à un peuple étranger, après qu'il lui aura été infidèle.
      9 Mais s'il l'a fiancée à son fils, il fera pour elle selon le droit des filles.
      10 Que s'il en prend une autre pour lui, il ne retranchera rien de sa nourriture, de ses habits, et de l'amitié qui lui est due.
      11 S'il ne fait pas pour elle ces trois choses-là, elle sortira sans payer aucun argent.
      12 Si quelqu'un frappe un homme, et qu'il en meure, on le fera mourir de mort.
      13 Que s'il ne lui a point dressé d'embûche, mais que Dieu l'ait fait tomber entre ses mains, je t'établirai un lieu où il s'enfuira.
      14 Mais si quelqu'un s'est élevé de propos délibéré contre son prochain, pour le tuer par finesse, tu le tireras de mon autel, afin qu'il meure.
      15 Celui qui aura frappé son père, ou sa mère, sera puni de mort.
      16 Si quelqu'un dérobe un homme, et le vend, ou s'il est trouvé entre ses mains, on le fera mourir de mort.
      17 Celui qui aura maudit son père, ou sa mère, sera puni de mort.
      18 Si quelques-uns ont eu querelle, et que l'un ait frappé l'autre d'une pierre, ou du poing, dont il ne soit point mort, mais qu'il soit obligé de se mettre au lit ;
      19 S'il se lève, et mArche dehors s'appuyant sur son bâton, celui qui l'aura frappé, sera absous ; toutefois il le dédommagera de ce qu'il a chômé, et le fera guérir entièrement.
      20 Si quelqu'un a frappé du bâton son serviteur ou sa servante, et qu'il soit mort sous sa main, on ne manquera point d'en faire punition.
      21 Mais s'il survit un jour ou deux, on n'en fera point de punition, car c'est son argent.
      22 Si des hommes se querellent, et que l'un d'eux frappe une femme enceinte, et qu'elle en accouche, s'il n'y a pas cas de mort, il sera condamné à l'amende telle que le mari de la femme la lui imposera, et il la donnera selon que les Juges en ordonneront.
      23 Mais s'il y a cas de mort, tu donneras vie pour vie,
      24 Oeil pour oeil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied,
      25 Brûlure pour brûlure, plaie pour plaie, meurtrissure pour meurtrissure.
      26 Si quelqu'un frappe l'oeil de son serviteur, ou l'oeil de sa servante, et lui gâte l'oeil, il le laissera aller libre pour son oeil ;
      27 Et s'il fait tomber une dent à son serviteur, ou à sa servante, il le laissera aller libre pour sa dent.
      28 Si un boeuf heurte de sa corne un homme ou une femme, et que [la personne] en meure, le boeuf sera lapidé sans nulle exception, et on ne mangera point de sa chair, mais le maître du boeuf sera absous.
      29 Que si le boeuf avait auparavant accoutumé de heurter de sa corne, et que son maître en eût été averti avec protestation, et qu'il ne l'eût point renfermé, s'il tue un homme ou une femme, le boeuf sera lapidé, et on fera aussi mourir son maître.
      30 Que si on lui impose un prix pour se racheter, il donnera la rançon de sa vie, selon tout ce qui lui sera imposé.
      31 Si le boeuf heurte de sa corne un fils ou une fille, il lui sera fait selon cette même loi.
      32 Si le boeuf heurte de sa corne un esclave, soit homme, soit femme, [celui à qui est le boeuf] donnera trente sicles d'argent au maître de l'esclave, et le boeuf sera lapidé.
      33 Si quelqu'un découvre une fosse, ou si quelqu'un creuse une fosse, et ne la couvre point, et qu'il y tombe un boeuf ou un âne,
      34 Le maître de la fosse donnera satisfaction, [et] rendra l'argent au maître [du boeuf], mais la bête morte lui appartiendra.
      35 Et si le boeuf de quelqu'un blesse le boeuf de son prochain, et qu'il en meure, ils vendront le boeuf vivant, et en partageront l'argent par moitié, et ils partageront aussi par moitié le boeuf mort.
      36 [Mais] s'il est connu que le boeuf avait auparavant accoutumé de heurter de sa corne, et que le maître ne l'ait point gardé, il restituera boeuf pour boeuf ; mais le boeuf mort sera pour lui.

      Exode 22

      1 Si quelqu'un dérobe un boeuf, ou un chevreau, ou un agneau, et qu'il le tue, ou le vende, il restituera cinq boeufs pour le boeuf, et quatre agneaux ou chevreaux, pour l'agneau ou pour le chevreau
      2 Que si le larron est trouvé en fracture, et est frappé de sorte qu'il en meure, celui qui l'aura frappé ne sera point coupable de meurtre.
      3 [Mais] si le soleil est levé sur lui, il sera coupable de meurtre. Il fera donc une entière restitution ; [et] s'il n'a de quoi, il sera vendu pour son larcin.
      4 Si ce qui a été dérobé est trouvé vivant entre ses mains, soit boeuf, soit âne, soit brebis ou chèvre, il rendra le double.
      5 Si quelqu'un fait manger un champ ou une vigne, en lâchant son bétail, qui aille paître dans le champ d'autrui, il rendra du meilleur de son champ, et du meilleur de sa vigne.
      6 Si le feu sort, et trouve des épines, et que le blé qui est en tas, ou sur pied, ou le champ, soit consumé, celui qui aura allumé le feu rendra entièrement ce qui en aura été brûlé.
      7 Si quelqu'un donne à son prochain de l'argent ou des vases à garder, et qu'on le dérobe de sa maison, si l'on trouve le larron, il rendra le double.
      8 [Mais] si le larron ne se trouve point, on fera venir le maître de la maison devant les Juges [ pour jurer] s'il n'a point mis sa main sur le bien de son prochain.
      9 Quand il sera question de quelque chose où il y ait prévarication, touchant un boeuf, ou un âne, ou une brebis, ou une chèvre, ou un vêtement, même touchant toute chose perdue, dont [quelqu'un] dira qu'elle lui appartient, la cause des deux [parties] viendra devant les Juges ; et celui que les Juges auront condamné, rendra le double à son prochain.
      10 Si quelqu'un donne à garder à son prochain un âne, un boeuf, quelque menue ou grosse bête, et qu'elle meure, ou qu'elle se soit cassé [quelque membre], ou qu'on l'ait emmenée sans que personne l'ait vu,
      11 Le jurement de l'Eternel interviendra entre les deux [parties, pour savoir] s'il n'a point mis sa main sur le bien de son prochain, et le maître [de la bête] se contentera [du serment], et [l'autre] ne [la] rendra point.
      12 Mais s'il est vrai qu'elle lui ait été dérobée, il la rendra à son maître.
      13 S'il est vrai qu'elle ait été déchirée [par les bêtes sauvages], il lui en apportera des marques, [et] il ne rendra point ce qui a été déchiré.
      14 Si quelqu'un a emprunté de son prochain quelque bête, et qu'elle se casse [quelque membre], ou qu'elle meure, son maître n'y étant point présent, il ne manquera pas de la rendre.
      15 [Mais] si son maître est avec lui, il ne la rendra point ; si elle a été louée, on payera seulement son louage.
      16 Si quelqu'un suborne une vierge non fiancée, et couche avec elle, il faut qu'il la dote, la prenant pour femme.
      17 Mais si le père de la fille refuse absolument de la lui donner, il lui comptera autant d'argent qu'on en donne pour la dot des vierges.
      18 Tu ne laisseras point vivre la sorcière.
      19 Celui qui aura eu la compagnie d'une bête, sera puni de mort.
      20 Celui qui sacrifie à d'autres Dieux, qu'à l'Eternel seul, sera détruit à la façon de l'interdit.
      21 Tu ne fouleras ni n'opprimeras point l'étranger ; car vous avez été étrangers au pays d'Egypte.
      22 Vous n'affligerez point la veuve ni l'orphelin.
      23 Si vous les affligez en quoi que ce soit, et qu'ils crient à moi, certainement j'entendrai leur cri.
      24 Et ma colère s'embrasera, et je vous ferai mourir par l'épée, et vos femmes seront veuves, et vos enfants orphelins.
      25 Si tu prêtes de l'argent à mon peuple, au pauvre qui est avec toi, tu ne te comporteras point avec lui en usurier ; vous ne mettrez point sur lui d'usure.
      26 Si tu prends en gage le vêtement de ton prochain, tu le lui rendras avant que le soleil soit couché.
      27 Car c'est sa seule couverture, c'est son vêtement pour couvrir sa peau ; où coucherait-il ? S'il arrive donc qu'il crie à moi, je l'entendrai ; car je suis miséricordieux.
      28 Tu ne médiras point des Juges, et tu ne maudiras point le Prince de ton peuple.
      29 Tu ne différeras point à m'offrir de ton abondance, et de tes liqueurs ; tu me donneras le premier-né de tes fils.
      30 Tu feras la même chose de ta vache, de ta brebis, et de ta chèvre. Il sera sept jours avec sa mère, [et] le huitième jour tu me le donneras.
      31 Vous me serez saints ; et vous ne mangerez point de la chair déchirée aux champs, [mais] vous la jetterez aux chiens.

      Exode 23

      1 Tu ne lèveras point de faux bruit, [et] tu ne te joindras point au méchant pour être témoin, afin que violence soit faite.
      2 Tu ne suivras point la multitude pour mal faire ; et tu ne répondras point dans un procès en sorte que tu te détournes après plusieurs pour pervertir [le droit].
      3 Tu n'honoreras point le pauvre en son procès.
      4 Si tu rencontres le boeuf de ton ennemi, ou son âne égaré, tu ne manqueras point de le lui ramener.
      5 Si tu vois l'âne de celui qui te hait, abattu sous sa charge, tu t'arrêteras pour le secourir, et tu ne manqueras pas de l'aider.
      6 Tu ne pervertiras point le droit de l'indigent qui est au milieu de toi, dans son procès.
      7 Tu t'éloigneras de [toute] parole fausse, et tu ne feras point mourir l'innocent et le juste ; car je ne justifierai point le méchant.
      8 Tu ne prendras point de présent ; car le présent aveugle les [plus] éclairés, et pervertit les paroles des justes.
      9 Tu n'opprimeras point l'étranger ; car vous savez ce que c'est que d'être étrangers ; parce que vous avez été étrangers au pays d'Egypte.

      Exode 32

      26 Et Moïse se tenant à la porte du camp, dit : qui est pour l'Eternel ; qu'il vienne vers moi ? Et tous les enfants de Lévi s'assemblèrent vers lui.

      Nombres 11

      16 Alors l'Eternel dit à Moïse : Assemble-moi soixante et dix hommes d'entre les Anciens d'Israël, que tu connais être les Anciens du peuple et ses officiers, et les amène au Tabernacle d'assignation, et qu'ils se présentent là avec toi.

      Josué 7

      16 Josué donc se leva de bon matin, et fit approcher Israël selon ses Tribus ; et la Tribu de Juda fut saisie.

      Juges 8

      16 Il prit donc les Anciens de la ville, et des épines du désert, et des chardons, et il en froissa les hommes de Succoth.

      1 Samuel 8

      20 Nous serons aussi comme toutes les nations ; et notre Roi nous jugera, il sortira devant nous, et il conduira nos guerres.

      1 Samuel 14

      41 Et Saül dit à l'Eternel le Dieu d'Israël : Fais connaître celui qui est innocent. Et Jonathan et Saül furent saisis ; et le peuple échappa.

      2 Samuel 14

      10 Et le Roi répondit : Amène-moi celui qui parlera contre toi, et jamais il ne lui arrivera de te toucher.

      2 Samuel 15

      2 Et Absalom se levait le matin, et se tenait à côté du chemin qui allait vers la porte ; et s'il y avait quelqu'un qui eût quelque affaire, pour laquelle il fallût aller vers le Roi afin de demander justice, Absalom l'appelait, et lui disait : De quelle ville es-tu ? et il répondait : Ton serviteur est d'une telle Tribu d'Israël.

      1 Chroniques 23

      4 [Il y en eut] d'entre eux vingt et quatre mille qui vaquaient ordinairement à l'oeuvre de la maison de l'Eternel, et six mille qui étaient prévôts et juges.

      2 Chroniques 19

      5 Et il établit des Juges au pays, par toutes les villes fortes de Juda, de ville en ville.
      7 Maintenant donc que la frayeur de l'Eternel soit sur vous ; prenez garde à ceci, [et] faites-le, car il n'y a point d'iniquité en l'Eternel notre Dieu, ni d'acception de personnes, ni de réception de présents.

      Esdras 7

      25 Et quant à toi, Esdras, établis des magistrats et des juges selon la sagesse de ton Dieu, de laquelle tu es doué, afin qu'ils fassent justice à tout ce peuple qui est au delà du fleuve ; [c'est-à-dire], à tous ceux qui connaissent les lois de ton Dieu, et afin que vous enseigniez celui qui ne les saura point.

      Esdras 10

      14 Que tous les principaux d'entre nous comparaissent donc devant toute l'assemblée, et que tous ceux qui sont dans nos villes, et qui ont pris chez eux des femmes étrangères, viennent en certain temps, et que les Anciens de chaque ville et ses juges soient avec eux ; jusqu'à ce que nous détournions de nous l'ardeur de la colère de notre Dieu, [et] que ceci soit achevé.
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