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JUSTICE RENDUE

Introduction.

L'administration moderne de la justice ne correspond pas à la civilisation de l'Israël primitif. Les récits des missionnaires aideront à comprendre le genre de ces jugements où le vieillard ou le chef exprime son avis après avoir patiemment écouté les « palabres » des deux parties ; sur quoi plaignants ou tribu se chargent de mettre à exécution la sentence. Notre Moyen âge, empêtré de superstitions et de théologie simpliste, donnera également une idée de cette « justice » tout imprégnée de la peur de Dieu (bien différente de la « crainte de Dieu »). Comme à ces époques lointaines, le prêtre, agent officiel de la divinité ici-bas, prétendra être seul qualifié pour rendre des arrêts dignes d'elle. Ce pouvoir se heurtera ou s'arrangera avec deux autorités rivales : celle du père de famille, qui tend à décroître ; celle du roi, qui s'affirme de plus en plus, si le pouvoir royal est fort. Chez nous, les conflits entre rois, parlements, tribunaux ecclésiastiques, sont un exemple de cette rivalité universelle. Voir Gouvernement ; Crimes, délits et peines.

Époque nomade.

Plus on remonte haut dans l'histoire d'Israël, mieux on voit s'affirmer l'autorité du père de famille. Elle n'est pas proprement judiciaire. Elle est tout simplement autoritaire, puisque le père est le maître absolu et le propriétaire indiscuté de ses gens comme de ses biens. L'histoire d'Abraham est typique à cet égard (Ge 21:14 22:10). De même Isaac bénissant Jacob (Ge 27:37, cf. Laban : Ge 29:19). Tamar est condamnée à mort par son père, à la simple nouvelle de son déshonneur (Ge 38:24), comme on tue une bête malfaisante. D'ailleurs la famille entière est responsable de l'affront fait à l'un de ses membres ; ce sont les frères de Dina qui se chargent de la venger (Ge 34:7,13-25). Comp, le « vengeur du sang » (voir art.) dans De 19:6,12. L'histoire des familles italiennes au XIV° siècle et des « vendette » corses nous donne une idée de ce stade de la justice.

Il va de soi qu'à cette époque l'idée de justice était à peine dégagée d'autres notions similaires. L'injustice était considérée comme une offense à Jéhovah, ce qui est normal, mais pouvait se confondre aussi avec sa volonté (Ge 20:3), tant que morale et religion n'étaient pas nettement unies.

Le clan.

Lorsque les familles s'unirent pour se constituer en clans, l'autorité judiciaire passa à un groupe d'anciens (No 11:16). De tels usages sont courants dans les familles agricoles. Nous avons rencontré, dans un département du Midi de la France, un père de famille breton qui était devenu l'arbitre écouté des autres cultivateurs bretons établis dans son voisinage. Cette justice entre semblables est infiniment plus souple et plus efficace que l'officielle.

Moïse.

La notion de loi (divine) a toujours été rattachée à la personne de Moïse. Quelque bref qu'ait pu être le Décalogue primitif, on ne voit aucune raison de contester que ce grand chef ait pu donner un code substantiel et fondamental au troupeau qu'il avait converti en nation. Le récit de Ex 18:13 et suivants fait allusion à quelque crise d'autorité que nous discernons mal. Il est sûr qu'avant ce moment les chefs de famille avaient déjà à régler mille conflits immédiats. Il ne peut être question ici que d'une extension de ce système traditionnel, sur le conseil de Jéthro d'après notre récit.

Le Jugement de Dieu.

On ne sait au juste comment fonctionnait cette institution théocratique (Ex 22:8 et suivant). Dans Jos 7:16 et suivants, il est fait mention d'une sorte de tirage au sort par un procédé sacré. (cf. 1Sa 14:41 et suivants, où Dieu désigne par le sort celui qui a désobéi à l'ordre formel du roi Saül) Une fois la condamnation prononcée, l'exécution appartenait aux plus convaincus, aux fidèles (Ex 32:26), plus tard aux témoins accusateurs (De 17:7).

Époque sédentaire.

L'établissement des Israélites en Canaan ne modifia pas profondément le système judiciaire. On trouve mentionnés les « anciens de la ville ». C'est à eux que le père peut remettre son fils indocile (De 21:18 et suivants). Les anciens figurent déjà dans Jug 8:16. Mais les personnages de cette époque appelés improprement juges (voir Juges, livre des) étaient de petits souverains temporaires et non pas spécialement des magistrats. Le lieu où se rend la justice est la porte de la ville, seul espace assez vaste pour contenir une foule, car les débats sont publics. Absalom voulant se substituer à David, son père, dans l'exercice du pouvoir, interpellait les plaignants près de la porte (2Sa 15:2). Plus tard Salomon, qui aimait le luxe, instaura un Porche du jugement, attenant à son palais (1Ro 7:7).

La royauté.

Avec la royauté, la justice entre dans une phase toute nouvelle, et cela pour deux raisons :

Le roi se réserve les causes graves (2Sa 14:10 15:2,1Ro 3:16 2Ro 15:5). D'ailleurs, lorsque les Israélites demandaient un roi, c'était pour être jugés et conduits dans les guerres (1Sa 8:20).

Le roi établit dans certaines villes des juges professionnels, des officiers royaux, analogues à nos « baillis » royaux (De 16:18). Il est probable que de cette époque (IX e siècle av. J. -C.) date le petit code inséré dans Ex 21-23:9, fort incomplet d'ailleurs et peut-être destiné à guider ces nouveaux fonctionnaires. Ce code est le seul qui nous soit connu entre la conquête et le Deutéronome. On ignore jusqu'à quel point il fut en usage dans tout Israël. Il était sans doute conforme à l'enseignement donné dans les grands centres, tels que Jérusalem, Béthel, Samarie. Il va de soi que ce code ne prétend pas innover, mais entend résumer les usages judiciaires existants. Les accusations des premiers prophètes : Amos, Osée, Ésaïe, Michée, contre ceux qui violent sciemment la justice, supposent l'existence d'un tel code. Au VII e siècle apparaît un code autrement important : le Deutéronome, qui se réclame de Moïse, mais reflète la mentalité des prophètes. S'il fut proclamé en 621 (2Ro 22), il s'effondra bientôt avec Josias, ce roi mystérieusement victime des pharaons, et ne trouva toute son autorité qu'après l'exil. Il prévoit des juges et des fonctionnaires dans toutes les villes (De 16:18). Les juges ordinaires sont toujours les « anciens de la ville » (De 19:12 21:19 22:15 et suivants). La malédiction de Dieu est encore le châtiment suprême (De 28:15 et suivants).

Un nouvel instrument judiciaire y apparaît, le prêtre ou lévite, qui dans certains cas s'associe aux « anciens » (De 17:9 et suivants 19:17 21:5 24:8).

Si le Deutéronome est un magnifique manifeste de l'esprit prophétique : droiture et fidélité, il dévoile une plaie de ce temps, déjà dénoncée dans le Décalogue (Ex 20:16), savoir le faux témoignage (De 19:16 et suivant) ; il interdit au juge de se laisser corrompre par des présents (De 16:19, cf. Ex 23:8,2Ch 19:7). Les prophètes s'élèvent contre la vénalité des juges (Am 2:3 5:12, Mic 3:11 7:3, Sop 3:3, Esa 12:3 5:7,20,23, Eze 22:12) ; Esa 11:3-5 donne le portrait du vrai juge. Le cas d'Achab et Jézabel a fait scandale en révélant un état de décomposition sociale (1Ro 21). Il ne faut pas oublier toutefois que les « anciens » des villes continuaient à juger tous les cas ordinaires.

Deux textes font mention de la création de juges : 1Ch 23:4 et 2Ch 19:5 et suivants. Le premier veut que 6.000 Lévites eussent été créés par David « magistrats et juges » (Sg.), hyperbole et anachronisme évidents. Le second raconte que Josaphat établit des juges dans toutes les villes fortes du pays de Juda, ce qui peut faire allusion à une nouvelle organisation de la justice, un siècle après David.

L'exil eut cet effet inattendu, mais bien compréhensible, de donner une autorité immense à cette Loi qui avait été si peu ou si difficilement appliquée du temps de l'indépendance, et qui devenait lettre morte sous une domination étrangère. De cette époque date l'étude minutieuse de la Loi (voir ce mot).

Au retour de l'exil se constitua dans le territoire retrouvé une communauté religieuse plutôt qu'une puissance politique. Le Pentateuque fut son code ; il fut solennellement lu et proclamé (Ne 8-10). La justice locale est toujours rendue par les « anciens » (Esd 7:25 10:14) ; il y en a sept dans les petites villes, trente-trois dans les grandes. Durant la domination perse, le gouverneur perse était naturellement le juge suprême ; mais pour toutes les affaires religieuses, il laissait pleins pouvoirs au grand-prêtre et à ses conseillers. C'est à cette époque que l'autorité des prêtres s'accrut considérablement. Au début de la domination grecque, qui suivit, leur puissance était établie. Il est probable que nous avons là l'origine du Sanhédrin (voir ce mot), cour suprême située à Jérusalem. Il juge les causes dépassant la capacité des cours locales, où la procédure était la suivante : le plaignant portait ses doléances devant la cour, dûment avertie, et en public ; après quoi l'autre partie présentait sa défense (Job 31:35, « une défense toute signée » implique un acte écrit, destiné sans doute à la lecture publique). D'après De 17:6 19:15, renforcé par le Talmud, le témoignage de deux personnes, de préférence trois, hommes et adultes, était nécessaire pour valider une accusation. Le témoignage d'un esclave était sans valeur. Avant de déposer, les témoins devaient jurer de dire la vérité et toute la vérité. Les faux témoins étaient condamnés à subir la peine qui eût été infligée à la victime de leurs machinations, comme le précise De 19:19. A défaut de témoins, il appartenait aux juges de dégager la vérité par leurs questions et leur bon sens. L'accusateur se tenait à la droite de l'accusé. Ce dernier, en tout cas après l'exil, était en costume de deuil (Za 3:1 et suivants). A la fin de la période des Macchabées, et sous la domination romaine, les Pharisiens gagnent de l'influence et forment un parti important dans le Sanhédrin, sans détrôner toutefois le parti Sadducéen (les prêtres, parmi lesquels on choisissait le grand-prêtre). Voir Bertholet, Hist. Civ. Isr., p. 295SS.

Nouveau Testament.

Deux cas donnent un intérêt extrême à la question de la justice au I er siècle :

LE PROCES DE JESUS.

Les Juifs, et surtout le Sanhédrin, voulaient la mort de Jésus. Or les Romains leur avaient retiré le droit de prononcer la peine capitale ; d'après le Talmud, ils perdirent ce droit quarante ans avant la chute de Jérusalem, ainsi fort peu de temps avant le procès de Jésus. Il leur fallait donc faire condamner Jésus par le gouverneur romain, Pilate. Ce dernier devait évidemment rester insensible à leurs griefs véritables qui étaient, pour les Pharisiens, le ressentiment de voir leurs traditions attaquées ; pour les Sadducéens, la crainte de voir saper leur autorité branlante. Le motif officiel mis en avant par le Sanhédrin fut le blasphème contre Dieu. Ce chef d'accusation religieux et proprement juif ne pouvant non plus affecter un gouverneur romain, ils accusèrent Jésus de vouloir supplanter César (Lu 23:2, Jn 19:15), ce qui finalement arracha au lâche gouverneur, par peur de se compromettre, la condamnation à mort, sous la forme romaine : la crucifixion (et non la lapidation, qui eût été la forme juive). Voir Jésus-Christ.

L'ARRESTATION DE PAUL.

L'apôtre étant citoyen romain, sa position diffère totalement de celle d'un Juif quelconque. Le magistrat fixe à sa guise l'époque du procès, et maintient l'accusé en prison jusqu'à cette date. Il peut lui infliger trois modes de captivité :

(a) l'enchaîner dans une prison (Ac 12:6 21:33) ;

(b) lui adjoindre un soldat, auquel il est lié par une chaîne et qui répond de lui ;

(c) le laisser libre sous la surveillance et la responsabilité d'un magistrat, ce qu'on n'accordait qu'aux personnages de rang. Paul connut le second système.

Tout citoyen romain pouvait arrêter le cours de son procès en faisant appel à l'empereur. Il prononçait : Coeswrem appello (Ac 25:11 et suivant). Dès lors on le déférait à l'empereur à Rome, sous bonne escorte, soit en profitant de la relève d'une garnison lointaine, soit en le joignant à d'autres prisonniers, qu'on embarquait souvent sur les navires impériaux ravitaillant l'Italie en blé d'Egypte, pendant la saison de la navigation (avril-octobre), ou bien qu'on envoyait par les routes impériales, militairement gardées et pourvues de gîtes d'étapes.

--Voir Paul.

J. D.

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Versets relatifs

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      Genèse 20

      3 Mais Dieu se montre à Abimélek dans un rêve pendant la nuit. Il lui dit : « Tu vas mourir à cause de la femme que tu as enlevée. En effet, elle est mariée. »

      Genèse 21

      14 Le jour suivant, Abraham se lève tôt le matin. Il prend du pain et une outre pleine d’eau, il les donne à Agar. Il lui met l’enfant sur le dos et il la renvoie. Agar s’en va et elle se perd dans le désert de Berchéba.

      Genèse 22

      10 Puis il prend le couteau pour égorger son fils.

      Genèse 27

      37 Isaac répond : « J’ai fait de lui ton chef, je lui ai donné tous ses frères comme serviteurs. Je lui ai donné le blé et le vin. Je ne peux plus rien faire pour toi, mon fils ! »

      Genèse 29

      19 Laban répond : « Je préfère te la donner à toi que la donner à quelqu’un d’autre. Reste avec moi. »

      Genèse 34

      7 Quand les fils de Jacob reviennent des champs, ils apprennent ce qui s’est passé. Ils se sentent insultés et se mettent dans une violente colère. En effet, Sichem a commis une faute très grave en couchant avec la fille de Jacob. On ne doit pas se conduire de cette façon en Israël.
      13 Les fils de Jacob répondent à Sichem et à son père Hamor. Ils leur mentent parce que Sichem a sali leur sœur.

      Genèse 38

      24 Trois mois plus tard, on vient dire à Juda : « Tamar, ta belle-fille, s’est prostituée. Maintenant elle est enceinte. » Juda répond : « Faites-la sortir et brûlez-la vivante ! »

      Exode 18

      13 Le jour suivant, Moïse s’assoit pour rendre la justice. Les gens attendent depuis le matin jusqu’au soir de pouvoir se présenter devant lui.

      Exode 20

      16 « Ne témoigne pas faussement contre ton prochain.

      Exode 21

      1 Le Seigneur dit encore : « Voici les règles que tu présenteras aux Israélites :
      2 Quand vous achèterez un esclave hébreu, il servira pendant six ans. La septième année, il pourra s’en aller librement et il ne devra rien à personne.
      3 S’il était seul en venant à votre service, il partira seul. S’il était marié, sa femme partira avec lui.
      4 Si son maître lui a donné une femme, et si l’esclave a eu des garçons ou des filles avec elle, la femme et ses enfants appartiennent au maître. L’homme partira tout seul.
      5 Mais l’esclave déclarera peut-être : “J’aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne veux pas les quitter pour être libre.”
      6 Dans ce cas, son maître se présente devant Dieu. Il place l’homme près de la porte de la maison ou près du montant de la porte. Là, il lui perce l’oreille avec un outil pointu. Alors l’homme sera son esclave pour toujours.
      7 « Si un homme vend sa fille comme esclave, celle-ci ne retrouvera pas sa liberté dans les mêmes conditions que les hommes qui sont esclaves.
      8 Voici ce qui peut arriver : son maître l’a achetée pour en faire une de ses femmes, mais ensuite, elle ne lui plaît plus. Le maître doit alors laisser quelqu’un la racheter. Il n’a pas le droit de la vendre à un peuple étranger : ce serait la trahir.
      9 Ou encore le maître l’a achetée pour la donner à son fils. Dans ce cas, il suivra la coutume qui règle le mariage des filles.
      10 Le maître peut aussi prendre une autre esclave pour femme. Dans ce cas, il continuera comme avant à donner à sa première femme la nourriture et les vêtements, et à s’unir à elle.
      11 S’il ne fait pas pour elle ces trois choses, elle peut reprendre sa liberté gratuitement, sans verser d’argent. »
      12 Le Seigneur dit encore à Moïse : « Celui qui frappe une personne et qui la tue, il faut le faire mourir.
      13 Mais supposons ceci : Cet homme n’avait pas l’intention de tuer. C’est moi, le Seigneur, qui lui en ai donné l’occasion. Dans ce cas, je te montrerai un endroit où celui qui a causé l’accident pourra se réfugier.
      14 Voici ce qui peut encore arriver : Quelqu’un attaque une personne par surprise pour la tuer. Même si cet homme s’est réfugié auprès de mon autel, vous l’arrêterez pour le faire mourir.
      15 « Si une personne frappe son père ou sa mère, il faut la faire mourir.
      16 « Voici un autre cas : Un homme enlève une personne. Il la vend ou bien il la garde chez lui. Il faut faire mourir cet homme-là.
      17 « Celui qui maudit son père ou sa mère, il faut aussi le faire mourir. »
      18 « Supposons ceci : Pendant une dispute, un homme frappe quelqu’un avec son poing, ou bien il lui jette une pierre. L’autre homme ne meurt pas, mais il doit rester couché.
      19 S’il peut se lever et marcher dehors en s’appuyant sur un bâton, l’homme qui l’a frappé ne sera pas condamné. Il devra seulement payer pour cet arrêt de travail et le faire soigner jusqu’à sa guérison.
      20 « Un homme frappe son esclave, homme ou femme, à coups de bâton, et la personne meurt. Cet homme-là doit être puni.
      21 Mais si la personne vit encore un jour ou deux et meurt ensuite, l’homme ne sera pas puni. En effet, la personne lui appartenait.
      22 « Pendant une dispute, des hommes se battent. Ils heurtent une femme enceinte, et alors la femme accouche trop tôt. S’il ne lui arrive rien de grave, le coupable doit payer la somme que le mari demande après discussions.
      23 Mais s’il arrive quelque chose de grave à la femme, le coupable sera puni : s’il a pris une vie, sa vie sera prise,
      24 s’il a crevé un œil, son œil sera crevé, s’il a cassé une dent, il aura une dent cassée, s’il a blessé quelqu’un à la main ou au pied, il recevra une blessure à la main ou au pied,
      25 pour une brûlure il recevra une brûlure, pour une plaie une plaie, pour un coup un coup.
      26 « Un homme frappe son esclave, homme ou femme, et il lui crève un œil. Il lui rendra sa liberté, en échange de son œil.
      27 S’il lui casse une dent, il rendra la liberté à son esclave, homme ou femme, en échange de sa dent.
      28 « Un taureau blesse un homme ou une femme à coups de cornes, et la personne meurt. On doit tuer l’animal en lui jetant des pierres et on ne mangera pas sa viande. Par contre, on ne déclarera pas le propriétaire coupable.
      29 Mais le taureau avait peut-être l’habitude de donner des coups de cornes. Le propriétaire le savait et il n’a pas surveillé le taureau. Dans ce cas, si cet animal tue quelqu’un, on le tuera en lui jetant des pierres, et on fera mourir aussi son propriétaire.
      30 Si on exige du propriétaire une rançon pour sauver sa vie, il devra donner tout ce qu’on lui demandera.
      31 Si le taureau tue un garçon ou une fille à coups de cornes, on suivra les mêmes règles.
      32 Si le taureau tue un esclave, homme ou femme, le propriétaire de l’animal devra donner trente pièces d’argent à son maître. Et on tuera le taureau en lui jetant des pierres.
      33 « Un homme laisse une citerne ouverte, ou encore il creuse une citerne sans la couvrir. Un bœuf ou un âne tombe dedans.
      34 Le propriétaire de la citerne doit payer en échange une somme d’argent au propriétaire de l’animal. Mais l’animal mort sera pour celui qui a payé.
      35 « Le taureau d’un homme blesse le taureau de quelqu’un d’autre, et cet animal meurt. Les deux propriétaires vendront le taureau vivant et ils se partageront l’argent. Ils partageront aussi l’animal mort.
      36 Mais tout le monde savait peut-être que ce taureau donnait des coups de cornes. Pourtant son propriétaire ne l’a pas surveillé. Dans ce cas, il devra remplacer l’animal mort par un taureau vivant. Mais l’animal mort sera pour lui. »
      37 « Supposons ceci : Un homme vole un taureau, un mouton ou une chèvre. Il tue l’animal et il le vend. Cet homme-là devra donner cinq bœufs pour payer le bœuf volé et quatre moutons ou quatre chèvres, pour payer le mouton ou la chèvre volé. »

      Exode 22

      1 « Quelqu’un trouve un homme, pendant la nuit, en train de trouer un mur pour voler. Il le frappe, et le voleur meurt. Dans ce cas, ce n’est pas un meurtre.
      2 Mais s’il a tué le voleur pendant le jour, il s’agit bien d’un meurtre. Un voleur doit payer pour ce qu’il a pris. S’il ne peut pas, il sera vendu comme esclave.
      3 « Mais on retrouve peut-être vivant le bœuf, l’âne, le mouton ou la chèvre volé dans les mains du voleur. Dans ce cas, celui-ci devra rendre deux fois ce qu’il a pris. »
      4 « Un homme envoie ses animaux manger l’herbe de son champ ou de sa vigne, mais ils vont dans le champ de quelqu’un d’autre. Cet homme devra donner en échange les produits de son meilleur champ ou de sa meilleure vigne.
      5 « Quelqu’un brûle des buissons d’épines. Mais le feu brûle aussi le blé mûr déjà coupé, le blé non coupé ou le blé en train de pousser. Celui qui a allumé ce feu devra payer pour les dégâts.
      6 « Un homme reçoit d’un autre de l’argent ou des objets à garder. Un voleur les prend chez lui. Si on retrouve le voleur, celui-ci devra donner deux fois ce qu’il a pris.
      7 Mais on ne retrouve peut-être pas le voleur. Alors l’homme qui a reçu les objets à garder se présentera devant moi, son Dieu, et il jurera qu’il n’a pas pris les objets lui-même.
      8 Voici ce qu’il faut faire pour toute affaire malhonnête au sujet d’un bœuf, d’un âne, d’un mouton, d’un vêtement, ou de n’importe quel objet perdu. Si deux personnes affirment que l’animal ou l’objet leur appartient, elles doivent toutes les deux se présenter devant moi. Moi, le Seigneur, je dirai qui est coupable, et cette personne devra donner deux fois ce qu’elle a pris.
      9 « Voici encore d’autres cas : Quelqu’un demande à son voisin de lui garder son âne, son bœuf, son mouton, sa chèvre ou n’importe quel autre animal. Mais l’animal meurt, ou il se blesse, ou des bandits le volent, et personne n’a rien vu.
      10 Le voisin doit jurer en mon nom que lui-même n’a pas pris l’animal. Le propriétaire de l’animal acceptera le serment, et le voisin n’aura rien à payer.
      11 Mais si les voleurs ont pris l’animal chez cet homme, alors il devra payer le propriétaire.
      12 Si une bête sauvage a déchiré l’animal, l’homme devra apporter les restes pour le prouver. Alors il n’aura rien à rembourser.
      13 « Ou bien quelqu’un emprunte un animal à son voisin. Si la bête se blesse ou meurt quand son propriétaire n’est pas là, l’homme qui a demandé l’animal devra le rembourser.
      14 Mais si le propriétaire est là au moment de l’accident, l’homme ne rembourse rien. Si l’homme a payé pour emprunter l’animal, cet argent suffit. »
      15 « Un homme entraîne une jeune fille vierge qui n’est pas encore fiancée, et il couche avec elle. Il devra se marier avec elle et donner la dot à son père.
      16 Mais le père refuse peut-être de lui accorder sa fille. L’homme devra quand même payer en argent ce qu’on donne d’habitude comme dot pour se marier avec une jeune fille vierge.
      17 « Vous ne laisserez pas vivre une femme qui pratique la sorcellerie.
      18 Il faut faire mourir celui qui s’unit à un animal.
      19 À cause de moi, le SEIGNEUR, il faut absolument faire mourir celui qui offre des sacrifices aux faux dieux, au lieu de les offrir à moi seul.
      20 « Ne profitez pas des étrangers installés chez vous, ne les maltraitez pas. Vous-mêmes, vous avez été des étrangers en Égypte.
      21 Ne profitez pas des veuves et des orphelins.
      22 Si vous profitez d’eux, et s’ils crient au secours, j’entendrai leurs cris.
      23 Je me mettrai en colère et je vous ferai mourir à la guerre. Alors vos femmes deviendront veuves, et vos enfants seront orphelins.
      24 « Si vous prêtez de l’argent à quelqu’un de mon peuple, à un pauvre qui est avec vous, ne soyez pas comme les autres prêteurs, ne lui demandez pas d’intérêts.
      25 « Si vous prenez le vêtement de quelqu’un en échange de quelque chose, rendez-le avant le coucher du soleil.
      26 Il n’a que cela pour se couvrir, et pour se protéger. Sinon, comment pourra-t-il se couvrir ? S’il m’appelle au secours, je l’entendrai. Oui, je suis bon, moi !
      27 « Ne m’insultez pas, moi, votre Dieu. Ne maudissez pas celui qui a une responsabilité dans votre peuple.
      28 « Apportez-moi sans retard la part de récoltes et de raisin qui est pour moi. « Consacrez-moi l’aîné de vos fils.
      29 « Vous ferez la même chose avec vos animaux. Le premier petit d’une vache, d’une brebis ou d’une chèvre restera sept jours avec sa mère. Le huitième jour, vous me l’offrirez en sacrifice.
      30 « Vous serez totalement à moi. Ne mangez donc pas la viande d’un animal que les bêtes sauvages ont déchiré. Vous la jetterez aux chiens. »

      Exode 23

      1 « Ne répandez pas de faux bruits. Ne défendez pas un coupable en témoignant faussement.
      2 Ne suivez pas l’avis du plus grand nombre pour faire le mal. Quand vous êtes témoins dans un procès, ne suivez pas l’avis du plus grand nombre, si les gens suivent un chemin tordu.
      3 Ne favorisez pas un pauvre dans un procès.
      4 « Si votre ennemi a perdu son bœuf ou son âne, rendez-lui l’animal quand vous le trouvez.
      5 Si l’âne de votre ennemi tombe sous sa charge, ne le laissez pas ainsi. Aidez votre ennemi à le remettre debout.
      6 « Dans un procès, ne soyez pas injustes envers le pauvre qui vous demande de l’aide.
      7 N’écoutez pas les mensonges. Ne faites pas mourir l’innocent, ni celui qui est honnête. Si vous faites cela, moi, le Seigneur, je ne vous déclarerai pas innocents.
      8 N’acceptez pas de cadeaux. Les cadeaux rendent aveugles même ceux qui voient clair, et ils faussent le jugement des gens honnêtes.
      9 « Ne profitez pas des étrangers installés chez vous. Vous connaissez bien leur vie, puisque vous avez été des étrangers en Égypte. »

      Exode 32

      26 Moïse va donc se mettre à l’entrée du camp et il crie : « Ceux qui sont pour le SEIGNEUR, venez ici ! » Tous les hommes de la tribu de Lévi se réunissent autour de lui.

      Nombres 11

      16 Le SEIGNEUR répond à Moïse : « Réunis 70 hommes parmi les anciens d’Israël. Tu dois les connaître comme anciens et comme responsables du peuple. Amène-les à la tente de la rencontre. Ils se tiendront là avec toi.

      Josué 7

      16 Le jour suivant, Josué se lève tôt le matin. Il fait approcher les Israélites tribu par tribu. La tribu de Juda est désignée.

      Juges 8

      16 Gédéon prend des branches d’épines et des chardons du désert et il frappe les habitants de Soukoth.

      1 Samuel 8

      20 Alors nous aussi, nous serons comme les autres peuples. Notre roi rendra la justice parmi nous. Il sera le chef de notre armée et il combattra avec nous. »

      1 Samuel 14

      41 Saül dit au SEIGNEUR : « Dieu d’Israël, aujourd’hui tu ne m’as pas répondu. Pourquoi ? SEIGNEUR, réponds-moi par les deux objets sacrés, l’Ourim et le Toummim. Si c’est moi qui suis coupable, ou mon fils Jonatan, réponds par l’Ourim. Si c’est l’armée, réponds par le Toummim. » Saül et Jonatan sont désignés, et non pas l’armée.

      2 Samuel 14

      10 Le roi dit : « Si quelqu’un parle contre toi, amène-le ici. Il ne recommencera plus à te faire du mal. »

      2 Samuel 15

      2 Tôt le matin, il se tient au bord de la route, à l’entrée de la ville. Chaque fois qu’une personne va chez le roi pour demander justice dans un procès, Absalom l’appelle. Il lui demande : « Tu es de quelle ville ? » L’autre répond qu’il vient de telle ou telle tribu d’Israël.

      1 Chroniques 23

      4 David en désigne 24 000 pour surveiller les travaux du temple du SEIGNEUR, 6 000 comme administrateurs et juges,

      2 Chroniques 19

      5 Il établit des juges dans chaque ville bien protégée du royaume de Juda.
      7 Ayez donc un très grand respect pour le SEIGNEUR et agissez consciencieusement. En effet, le SEIGNEUR notre Dieu n’accepte pas l’injustice. Il ne veut pas que vous fassiez des différences entre les gens, il refuse que vous vous laissiez corrompre par des cadeaux. »

      Esdras 7

      25 « Et toi, Esdras, avec la sagesse que tu as reçue de Dieu, désigne des juges et des chefs. Ils rendront la justice pour tous ceux qui connaissent les lois de ton Dieu, parmi les gens qui habitent à l’ouest de l’Euphrate. Enseignez-les à ceux qui ne les connaissent pas.

      Esdras 10

      14 Nos chefs n’ont qu’à se mettre au service de toute l’assemblée. Tous ceux qui, dans nos villes, se sont mariés avec des étrangères viendront se présenter devant eux à la date qu’on leur dira. Ils viendront avec les anciens et les juges de leurs villes. Nous traiterons cette affaire jusqu’à ce que la violente colère de notre Dieu se détourne de nous. »
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