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PHARAON

Nom donné dans la Bible aux souverains d'Égypte. Il nous vient, à travers le gr. Pharaô et l'hébreu par'ôh, de l'égypt, per'ho signifiant « grande maison ». Ce terme, qui se trouve déjà dans les inscriptions hiéroglyphiques de la IV° dynastie pour désigner le pouvoir royal (cf. « Sublime Porte » pour le gouvernement turc), devint par la suite un titre honorifique donné aux rois d'Egypte jusqu'à l'époque perse. Dans le langage populaire et dans les contes, si le nom du roi était inconnu ou n'avait guère d'importance, on disait simplement le pharaon ou Pharaon. C'est cet usage qui est suivi généralement dans les récits bibliques. Exemples :

Le pharaon qui enleva la femme d'Abraham (Ge 12:10-20) et qu'il est inutile de chercher à identifier.

Le pharaon de l'histoire de Joseph (Ge 39 à 50).

Le pharaon « qui n'avait pas connu Joseph » et opprima les enfants d'Israël (Ex 1 et 2). On l'identifie ordinairement avec Ramsès II (1300-1234 av. J. -C), le grand constructeur.

Le pharaon de l'Exode (Ex 5-14), volontiers identifié avec Mernephta, le successeur de Ramsès II (1233-1224 av. J. -C), mais sans preuve décisive jusqu'ici. Sur une stèle où Mernephta célèbre ses victoires figure pour la première fois dans un texte égyptien le nom d'Israël, mais comme celui d'un peuple qu'il a battu : « Israïlou est dévasté, il n'a plus de semence » (voir Exode).

Le pharaon qui donna sa fille en mariage au roi Salomon (1Ro 3:1), avec la ville de Guézer comme dot (1Ro 9:16). L'égyptologue Maspéro l'identifie avec Psioukhanou II (ou Psousennès), dernier roi taïnite de la XXI e dynastie (Hist. anc. des Peuples de l'Or., pp. 391, 416). Le même pharaon avait accueilli et marié à sa belle-soeur le fils du roi d'Édom, qui fut un adversaire de Salomon (1Ro 11:14,22).

Pour les rois dont les noms propres étaient connus, ces noms sont précédés du titre de Pharaon, comme dans les textes égyptiens officiels. Exemples :

« Pharaon Néco, roi d'Egypte », (2Ro 23:29-35,2Ch 35:20-36:4) le célèbre conquérant Néchao II qui battit et tua le roi Josias à Méguiddo (608 av. J. -C.) et fut lui-même vaincu à Carkémis par Nébucadnetsar, le roi de Babylone (Jer 46:2).

« Pharaon Hophra, roi d'Egypte » (Jer 44:30), l'Apriès des textes égyptiens, qui succéda à Psammétique II et régna de 589 à 564. Il vint au secours de Sédécias, le dernier roi de Juda, assiégé par Nébucadnetsar, mais se retira sans avoir osé livrer bataille (Jer 37:4,7,11). Jérémie prophétisa sa mort violente : il mourut en effet assassiné. D'autres rois égyptiens sont nommés sans le titre de pharaon : Sisak (1Ro 11:40 14:25 et suivant) ou Sheshonq I er, qui pilla Jérusalem du temps de Roboam ; et So (2Ro 17:4) ou Shabaka, dont le roi de Samarie, Osée, avait sollicité l'alliance.

Dans le langage prophétique et poétique, Pharaon est souvent le nom personnifiant l'Egypte (Esa 19:11 Eze 29:2 30:21,25 31:2,18 32:2,31, Ps 135:9, Ca 1:9 etc.).

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Versets relatifs

    • Genèse 12

      10 Il y eut une famine dans le pays ; et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine était grande dans le pays.
      11 Comme il était près d'entrer en Égypte, il dit à Saraï, sa femme : Voici, je sais que tu es une femme belle de figure.
      12 Quand les Égyptiens te verront, ils diront : C'est sa femme ! Et ils me tueront, et te laisseront la vie.
      13 Dis, je te prie, que tu es ma soeur, afin que je sois bien traité à cause de toi, et que mon âme vive grâce à toi.
      14 Lorsque Abram fut arrivé en Égypte, les Égyptiens virent que la femme était fort belle.
      15 Les grands de Pharaon la virent aussi et la vantèrent à Pharaon ; et la femme fut emmenée dans la maison de Pharaon.
      16 Il traita bien Abram à cause d'elle ; et Abram reçut des brebis, des boeufs, des ânes, des serviteurs et des servantes, des ânesses, et des chameaux.
      17 Mais l'Éternel frappa de grandes plaies Pharaon et sa maison, au sujet de Saraï, femme d'Abram.
      18 Alors Pharaon appela Abram, et dit : Qu'est-ce que tu m'as fait ? Pourquoi ne m'as-tu pas déclaré que c'est ta femme ?
      19 Pourquoi as-tu dit : C'est ma soeur ? Aussi l'ai-je prise pour ma femme. Maintenant, voici ta femme, prends-la, et va-t-en !
      20 Et Pharaon donna ordre à ses gens de le renvoyer, lui et sa femme, avec tout ce qui lui appartenait.

      Genèse 39

      1 On fit descendre Joseph en Égypte ; et Potiphar, officier de Pharaon, chef des gardes, Égyptien, l'acheta des Ismaélites qui l'y avaient fait descendre.
      2 L'Éternel fut avec lui, et la prospérité l'accompagna ; il habitait dans la maison de son maître, l'Égyptien.
      3 Son maître vit que l'Éternel était avec lui, et que l'Éternel faisait prospérer entre ses mains tout ce qu'il entreprenait.
      4 Joseph trouva grâce aux yeux de son maître, qui l'employa à son service, l'établit sur sa maison, et lui confia tout ce qu'il possédait.
      5 Dès que Potiphar l'eut établi sur sa maison et sur tout ce qu'il possédait, l'Éternel bénit la maison de l'Égyptien, à cause de Joseph ; et la bénédiction de l'Éternel fut sur tout ce qui lui appartenait, soit à la maison, soit aux champs.
      6 Il abandonna aux mains de Joseph tout ce qui lui appartenait, et il n'avait avec lui d'autre soin que celui de prendre sa nourriture. Or, Joseph était beau de taille et beau de figure.
      7 Après ces choses, il arriva que la femme de son maître porta les yeux sur Joseph, et dit : Couche avec moi !
      8 Il refusa, et dit à la femme de son maître : Voici, mon maître ne prend avec moi connaissance de rien dans la maison, et il a remis entre mes mains tout ce qui lui appartient.
      9 Il n'est pas plus grand que moi dans cette maison, et il ne m'a rien interdit, excepté toi, parce que tu es sa femme. Comment ferais-je un aussi grand mal et pécherais-je contre Dieu ?
      10 Quoiqu'elle parlât tous les jours à Joseph, il refusa de coucher auprès d'elle, d'être avec elle.
      11 Un jour qu'il était entré dans la maison pour faire son ouvrage, et qu'il n'y avait là aucun des gens de la maison,
      12 elle le saisit par son vêtement, en disant : Couche avec moi ! Il lui laissa son vêtement dans la main, et s'enfuit au dehors.
      13 Lorsqu'elle vit qu'il lui avait laissé son vêtement dans la main, et qu'il s'était enfui dehors,
      14 elle appela les gens de sa maison, et leur dit : Voyez, il nous a amené un Hébreu pour se jouer de nous. Cet homme est venu vers moi pour coucher avec moi ; mais j'ai crié à haute voix.
      15 Et quand il a entendu que j'élevais la voix et que je criais, il a laissé son vêtement à côté de moi et s'est enfui dehors.
      16 Et elle posa le vêtement de Joseph à côté d'elle, jusqu'à ce que son maître rentrât à la maison.
      17 Alors elle lui parla ainsi : L'esclave hébreu que tu nous as amené est venu vers moi pour se jouer de moi.
      18 Et comme j'ai élevé la voix et que j'ai crié, il a laissé son vêtement à côté de moi et s'est enfui dehors.
      19 Après avoir entendu les paroles de sa femme, qui lui disait : Voilà ce que m'a fait ton esclave ! le maître de Joseph fut enflammé de colère.
      20 Il prit Joseph, et le mit dans la prison, dans le lieu où les prisonniers du roi étaient enfermés : il fut là, en prison.
      21 L'Éternel fut avec Joseph, et il étendit sur lui sa bonté. Il le mit en faveur aux yeux du chef de la prison.
      22 Et le chef de la prison plaça sous sa surveillance tous les prisonniers qui étaient dans la prison ; et rien ne s'y faisait que par lui.
      23 Le chef de la prison ne prenait aucune connaissance de ce que Joseph avait en main, parce que l'Éternel était avec lui. Et l'Éternel donnait de la réussite à ce qu'il faisait.

      Exode 1

      1 Voici les noms des fils d'Israël, venus en Égypte avec Jacob et la famille de chacun d'eux :
      2 Ruben, Siméon, Lévi, Juda,
      3 Issacar, Zabulon, Benjamin,
      4 Dan, Nephthali, Gad et Aser.
      5 Les personnes issues de Jacob étaient au nombre de soixante-dix en tout. Joseph était alors en Égypte.
      6 Joseph mourut, ainsi que tous ses frères et toute cette génération-là.
      7 Les enfants d'Israël furent féconds et multiplièrent, ils s'accrurent et devinrent de plus en plus puissants. Et le pays en fut rempli.
      8 Il s'éleva sur l'Égypte un nouveau roi, qui n'avait point connu Joseph.
      9 Il dit à son peuple : Voilà les enfants d'Israël qui forment un peuple plus nombreux et plus puissant que nous.
      10 Allons ! montrons-nous habiles à son égard ; empêchons qu'il ne s'accroisse, et que, s'il survient une guerre, il ne se joigne à nos ennemis, pour nous combattre et sortir ensuite du pays.
      11 Et l'on établit sur lui des chefs de corvées, afin de l'accabler de travaux pénibles. C'est ainsi qu'il bâtit les villes de Pithom et de Ramsès, pour servir de magasins à Pharaon.
      12 Mais plus on l'accablait, plus il multipliait et s'accroissait ; et l'on prit en aversion les enfants d'Israël.
      13 Alors les Égyptiens réduisirent les enfants d'Israël à une dure servitude.
      14 Ils leur rendirent la vie amère par de rudes travaux en argile et en briques, et par tous les ouvrages des champs : et c'était avec cruauté qu'ils leur imposaient toutes ces charges.
      15 Le roi d'Égypte parla aussi aux sages-femmes des Hébreux, nommées l'une Schiphra, et l'autre Pua.
      16 Il leur dit : Quand vous accoucherez les femmes des Hébreux et que vous les verrez sur les sièges, si c'est un garçon, faites-le mourir ; si c'est une fille, laissez-la vivre.
      17 Mais les sages-femmes craignirent Dieu, et ne firent point ce que leur avait dit le roi d'Égypte ; elles laissèrent vivre les enfants.
      18 Le roi d'Égypte appela les sages-femmes, et leur dit : Pourquoi avez-vous agi ainsi, et avez-vous laissé vivre les enfants ?
      19 Les sages-femmes répondirent à Pharaon : C'est que les femmes des Hébreux ne sont pas comme les Égyptiennes ; elles sont vigoureuses et elles accouchent avant l'arrivée de la sage-femme.
      20 Dieu fit du bien aux sages-femmes ; et le peuple multiplia et devint très nombreux.
      21 Parce que les sages-femmes avaient eu la crainte de Dieu, Dieu fit prospérer leurs maisons.
      22 Alors Pharaon donna cet ordre à tout son peuple : Vous jetterez dans le fleuve tout garçon qui naîtra, et vous laisserez vivre toutes les filles.

      Exode 2

      1 Un homme de la maison de Lévi avait pris pour femme une fille de Lévi.
      2 Cette femme devint enceinte et enfanta un fils. Elle vit qu'il était beau, et elle le cacha pendant trois mois.
      3 Ne pouvant plus le cacher, elle prit une caisse de jonc, qu'elle enduisit de bitume et de poix ; elle y mit l'enfant, et le déposa parmi les roseaux, sur le bord du fleuve.
      4 La soeur de l'enfant se tint à quelque distance, pour savoir ce qui lui arriverait.
      5 La fille de Pharaon descendit au fleuve pour se baigner, et ses compagnes se promenèrent le long du fleuve. Elle aperçut la caisse au milieu des roseaux, et elle envoya sa servante pour la prendre.
      6 Elle l'ouvrit, et vit l'enfant : c'était un petit garçon qui pleurait. Elle en eut pitié, et elle dit : C'est un enfant des Hébreux !
      7 Alors la soeur de l'enfant dit à la fille de Pharaon : Veux-tu que j'aille te chercher une nourrice parmi les femmes des Hébreux, pour allaiter cet enfant ?
      8 Va, lui répondit la fille de Pharaon. Et la jeune fille alla chercher la mère de l'enfant.
      9 La fille de Pharaon lui dit : Emporte cet enfant, et allaite-le-moi ; je te donnerai ton salaire. La femme prit l'enfant, et l'allaita.
      10 Quand il eut grandi, elle l'amena à la fille de Pharaon, et il fut pour elle comme un fils. Elle lui donna le nom de Moïse, car, dit-elle, je l'ai retiré des eaux.
      11 En ce temps-là, Moïse, devenu grand, se rendit vers ses frères, et fut témoin de leurs pénibles travaux. Il vit un Égyptien qui frappait un Hébreu d'entre ses frères.
      12 Il regarda de côté et d'autre, et, voyant qu'il n'y avait personne, il tua l'Égyptien, et le cacha dans le sable.
      13 Il sortit le jour suivant ; et voici, deux Hébreux se querellaient. Il dit à celui qui avait tort : Pourquoi frappes-tu ton prochain ?
      14 Et cet homme répondit : Qui t'a établi chef et juge sur nous ? Penses-tu me tuer, comme tu as tué l'Égyptien ? Moïse eut peur, et dit : Certainement la chose est connue.
      15 Pharaon apprit ce qui s'était passé, et il cherchait à faire mourir Moïse. Mais Moïse s'enfuit de devant Pharaon, et il se retira dans le pays de Madian, où il s'arrêta près d'un puits.
      16 Le sacrificateur de Madian avait sept filles. Elle vinrent puiser de l'eau, et elles remplirent les auges pour abreuver le troupeau de leur père.
      17 Les bergers arrivèrent, et les chassèrent. Alors Moïse se leva, prit leur défense, et fit boire leur troupeau.
      18 Quand elles furent de retour auprès de Réuel, leur père, il dit : Pourquoi revenez-vous si tôt aujourd'hui ?
      19 Elles répondirent : Un Égyptien nous a délivrées de la main des bergers, et même il nous a puisé de l'eau, et a fait boire le troupeau.
      20 Et il dit à ses filles : Où est-il ? Pourquoi avez-vous laissé cet homme ? Appelez-le, pour qu'il prenne quelque nourriture.
      21 Moïse se décida à demeurer chez cet homme, qui lui donna pour femme Séphora, sa fille.
      22 Elle enfanta un fils, qu'il appela du nom de Guerschom, car, dit-il, j'habite un pays étranger.
      23 Longtemps après, le roi d'Égypte mourut, et les enfants d'Israël gémissaient encore sous la servitude, et poussaient des cris. Ces cris, que leur arrachait la servitude, montèrent jusqu'à Dieu.
      24 Dieu entendit leurs gémissements, et se souvint de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob.
      25 Dieu regarda les enfants d'Israël, et il en eut compassion.

      Exode 5

      1 Moïse et Aaron se rendirent ensuite auprès de Pharaon, et lui dirent : Ainsi parle l'Éternel, le Dieu d'Israël : Laisse aller mon peuple, pour qu'il célèbre au désert une fête en mon honneur.
      2 Pharaon répondit : Qui est l'Éternel, pour que j'obéisse à sa voix, en laissant aller Israël ? Je ne connais point l'Éternel, et je ne laisserai point aller Israël.
      3 Ils dirent : Le Dieu des Hébreux nous est apparu. Permets-nous de faire trois journées de marche dans le désert, pour offrir des sacrifices à l'Éternel, afin qu'il ne nous frappe pas de la peste ou de l'épée.
      4 Et le roi d'Égypte leur dit : Moïse et Aaron, pourquoi détournez-vous le peuple de son ouvrage ? Allez à vos travaux.
      5 Pharaon dit : Voici, ce peuple est maintenant nombreux dans le pays, et vous lui feriez interrompre ses travaux !
      6 Et ce jour même, Pharaon donna cet ordre aux inspecteurs du peuple et aux commissaires :
      7 Vous ne donnerez plus comme auparavant de la paille au peuple pour faire des briques ; qu'ils aillent eux-mêmes ramasser de la paille.
      8 Vous leur imposerez néanmoins la quantité de briques qu'ils faisaient auparavant, vous n'en retrancherez rien ; car ce sont des paresseux ; voilà pourquoi ils crient, en disant : Allons offrir des sacrifices à notre Dieu !
      9 Que l'on charge de travail ces gens, qu'ils s'en occupent, et ils ne prendront plus garde à des paroles de mensonge.
      10 Les inspecteurs du peuple et les commissaires vinrent dire au peuple : Ainsi parle Pharaon : Je ne vous donne plus de paille ;
      11 allez vous-mêmes vous procurer de la paille où vous en trouverez, car l'on ne retranche rien de votre travail.
      12 Le peuple se répandit dans tout le pays d'Égypte, pour ramasser du chaume au lieu de paille.
      13 Les inspecteurs les pressaient, en disant : Achevez votre tâche, jour par jour, comme quand il y avait de la paille.
      14 On battit même les commissaires des enfants d'Israël, établis sur eux par les inspecteurs de Pharaon : Pourquoi, disait-on, n'avez-vous pas achevé hier et aujourd'hui, comme auparavant, la quantité de briques qui vous avait été fixée ?
      15 Les commissaires des enfants d'Israël allèrent se plaindre à Pharaon, et lui dirent : Pourquoi traites-tu ainsi tes serviteurs ?
      16 On ne donne point de paille à tes serviteurs, et l'on nous dit : Faites des briques ! Et voici, tes serviteurs sont battus, comme si ton peuple était coupable.
      17 Pharaon répondit : Vous êtes des paresseux, des paresseux ! Voilà pourquoi vous dites : Allons offrir des sacrifices à l'Éternel !
      18 Maintenant, allez travailler ; on ne vous donnera point de paille, et vous livrerez la même quantité de briques.
      19 Les commissaires des enfants d'Israël virent qu'on les rendait malheureux, en disant : Vous ne retrancherez rien de vos briques ; chaque jour la tâche du jour.
    • Genèse 12

      10 Il y eut une famine dans le pays et Abram descendit en Egypte pour y séjourner, car la famine pesait lourdement sur le pays.
      11 Comme il était sur le point d’entrer en Egypte, il dit à sa femme Saraï : « Ecoute-moi ! Je sais que tu es une belle femme.
      12 Quand les Egyptiens te verront, ils diront : ‘C'est sa femme’et ils me tueront, tandis que toi, ils te laisseront en vie.
      13 Présente-toi donc comme ma sœur afin que je sois bien traité à cause de toi et que je reste en vie grâce à toi. »
      14 Lorsque Abram fut arrivé en Egypte, les Egyptiens virent que la femme était très belle.
      15 Les intendants du pharaon la virent et la vantèrent au pharaon, si bien que la femme fut emmenée chez le pharaon.
      16 Il traita bien Abram à cause d'elle et Abram reçut des brebis, des bœufs, des ânes, des serviteurs et des servantes, des ânesses et des chameaux.
      17 Cependant, l'Eternel frappa le pharaon et sa famille de grands fléaux à cause de Saraï, la femme d'Abram.
      18 Alors le pharaon appela Abram et dit : « Qu'est-ce que tu m'as fait ? Pourquoi ne m'as-tu pas informé que c'est ta femme ?
      19 Pourquoi as-tu prétendu que c’était ta sœur ? De ce fait, je l'ai prise pour femme ! Voici maintenant ta femme. Prends-la et va-t’en ! »
      20 Et le pharaon donna l'ordre à ses gens de le renvoyer, lui et sa femme, avec tout ce qui lui appartenait.

      Genèse 39

      1 Quant à Joseph, on l'avait fait descendre en Egypte et Potiphar, l’officier du pharaon qui était chef des gardes, un Egyptien, l’avait acheté aux Ismaélites qui l'y avaient fait descendre.
      2 L'Eternel fut avec Joseph et la réussite l'accompagna. Il habitait dans la maison de son maître égyptien.
      3 Son maître vit que l'Eternel était avec lui et que tout ce qu'il entreprenait, l'Eternel le faisait réussir entre ses mains,
      4 et Joseph trouva grâce aux yeux de son maître : il l'employa à son service, l'établit responsable de sa maison et lui confia tous ses biens.
      5 Dès que Potiphar l'eut établi responsable de sa maison et de tous ses biens, l'Eternel bénit la maison de cet Egyptien à cause de Joseph, et la bénédiction de l'Eternel reposa sur tous ses biens, que ce soit à la maison ou aux champs.
      6 Il abandonna tous ses biens entre les mains de Joseph et il ne prenait connaissance de rien avec lui, sauf de sa propre nourriture. Or, Joseph était beau à tout point de vue.
      7 Après cela, la femme de son maître porta les yeux sur Joseph et dit : « Couche avec moi ! »
      8 Il refusa et lui dit : « Mon maître ne prend connaissance de rien avec moi dans la maison, il m’a confié tous ses biens.
      9 Personne n'est plus grand que moi dans cette maison et il ne m'a rien interdit, sauf toi parce que tu es sa femme. Comment pourrais-je commettre un aussi grand mal et pécher contre Dieu ? »
      10 Elle parlait tous les jours à Joseph, mais il ne l’écoutait pas et refusait de coucher avec elle, d'être avec elle.
      11 Un jour, il était entré dans la maison pour accomplir son travail et il n'y avait là aucun des gens de la maison.
      12 Elle l’attrapa par son habit en disant : « Couche avec moi ! » Il lui laissa son habit dans la main et sortit.
      13 Lorsqu'elle vit qu'il lui avait laissé son habit dans la main et qu'il s'était enfui dehors,
      14 elle appela les gens de sa maison et leur dit : « Regardez ! Il nous a amené un Hébreu pour abuser de nous. Cet homme s’est approché de moi pour coucher avec moi, mais j'ai poussé de grands cris.
      15 Quand il a entendu que je me mettais à crier, il a laissé son habit à côté de moi et est sorti. »
      16 Elle posa l’habit de Joseph à côté d'elle jusqu'à ce que son maître rentre à la maison,
      17 et elle lui tint alors ce discours : « L'esclave hébreu que tu nous as amené s’est approché de moi pour abuser de moi.
      18 Comme je me suis mise à crier, il a laissé son habit à côté de moi et s'est enfui dehors. »
      19 En entendant les affirmations de sa femme qui lui disait : « Voilà ce que m'a fait ton esclave », le maître de Joseph fut enflammé de colère.
      20 Il s’empara de Joseph et le mit en prison, à l'endroit où les prisonniers du roi étaient enfermés. Il resta donc là, en prison.
      21 L'Eternel fut avec Joseph et étendit sa bonté sur lui. Il lui fit gagner la faveur du chef de la prison.
      22 Celui-ci plaça sous son autorité tous les détenus qui étaient dans la prison, et tout ce qu'on y faisait passait par lui.
      23 Le chef de la prison ne s'occupait pas du tout de ce qui était sous la responsabilité de Joseph, parce que l'Eternel était avec lui et faisait réussir ce qu’il entreprenait.

      Exode 1

      1 Voici les noms des fils d'Israël venus en Egypte avec Jacob, chacun accompagné de sa famille :
      2 Ruben, Siméon, Lévi, Juda,
      3 Issacar, Zabulon, Benjamin,
      4 Dan, Nephthali, Gad et Aser.
      5 Les personnes issues de Jacob étaient au nombre de 70 en tout. Joseph était alors en Egypte.
      6 Puis Joseph mourut, ainsi que tous ses frères et toute cette génération-là.
      7 Les Israélites eurent des enfants et pullulèrent ; ils devinrent très nombreux et puissants, au point de remplir le pays.
      8 *Un nouveau roi parvint au pouvoir en Egypte, un roi qui n'avait pas connu Joseph.
      9 Il dit à son peuple : « Voilà que les Israélites forment un peuple plus nombreux et plus puissant que nous.
      10 Allons ! Montrons-nous habiles vis-à-vis de lui : empêchons-le de devenir trop nombreux, car en cas de guerre il se joindrait à nos ennemis pour nous combattre et sortir ensuite du pays. »
      11 On établit donc sur lui des chefs de corvées afin de l'accabler de travaux pénibles. C'est ainsi qu'on construisit les villes de Pithom et de Ramsès destinées à servir d'entrepôts au pharaon.
      12 Mais plus on accablait les Israélites, plus ils devenaient nombreux et envahissants, au point que l'on éprouva de la haine pour eux.
      13 Alors les Egyptiens soumirent les Israélites à un dur esclavage.
      14 Ils leur rendirent la vie amère par de lourds travaux avec de l’argile et des briques ainsi que par tous les travaux des champs. Ils leur imposaient toutes ces charges avec cruauté.
      15 Le roi d'Egypte parla aussi aux sages-femmes des Hébreux. L'une s'appelait Shiphra et l'autre Pua.
      16 Il leur dit : « Quand vous aiderez les femmes des Hébreux à avoir leur enfant et que vous regarderez sur le siège d’accouchement, si c'est un garçon, faites-le mourir ; si c'est une fille, laissez-la vivre. »
      17 Mais les sages-femmes avaient la crainte de Dieu et elles ne firent pas ce que leur avait dit le roi d'Egypte : elles laissèrent vivre les enfants.
      18 Le roi d'Egypte convoqua les sages-femmes et leur dit : « Pourquoi avez-vous agi ainsi et avez-vous laissé vivre les enfants ? »
      19 Les sages-femmes répondirent au pharaon : « C'est que les femmes des Hébreux ne sont pas comme les Egyptiennes. Elles sont vigoureuses et accouchent avant l'arrivée de la sage-femme. »
      20 Dieu fit du bien aux sages-femmes et le peuple devint nombreux et très puissant.
      21 Parce que les sages-femmes avaient eu la crainte de Dieu, Dieu fit prospérer leur famille.
      22 Alors le pharaon ordonna à tout son peuple : « Vous jetterez dans le fleuve tout garçon qui naîtra et vous laisserez vivre toutes les filles. »

      Exode 2

      1 Un homme de la famille de Lévi avait pris pour femme une Lévite.
      2 Cette femme fut enceinte et mit au monde un fils. Elle vit qu'il était beau et elle le cacha pendant trois mois.
      3 Lorsqu'elle ne put plus le garder caché, elle prit une caisse de jonc, qu'elle enduisit de bitume et de poix ; puis elle y mit l'enfant et le déposa parmi les roseaux sur la rive du fleuve.
      4 La sœur de l'enfant se posta à une certaine distance pour savoir ce qui lui arriverait.
      5 Or, la fille du pharaon descendit au fleuve pour se baigner tandis que ses servantes se promenaient le long du fleuve. Elle vit la caisse au milieu des roseaux et envoya sa servante la prendre.
      6 Quand elle l'ouvrit, elle vit l'enfant : c'était un petit garçon qui pleurait. Prise de pitié pour lui, elle dit : « C'est un enfant des Hébreux ! »
      7 Alors la sœur de l'enfant dit à la fille du pharaon : « Veux-tu que j'aille te chercher une nourrice parmi les femmes des Hébreux afin qu'elle allaite cet enfant pour toi ? »
      8 « Vas-y », lui répondit la fille du pharaon. Et la jeune fille alla chercher la mère de l'enfant.
      9 La fille du pharaon lui dit : « Emporte cet enfant et allaite-le pour moi ; je te donnerai ton salaire. » La femme prit l'enfant et l'allaita.
      10 Quand il eut grandi, elle l'amena à la fille du pharaon et il fut un fils pour elle. Elle l'appela Moïse, « car, dit-elle, je l'ai retiré de l'eau. »
      11 Une fois devenu grand, Moïse sortit vers ses frères et vit leurs pénibles travaux. Il vit un Egyptien frapper un Hébreu, un de ses frères.
      12 Il regarda de tous côtés, vit qu'il n'y avait personne et tua l'Egyptien qu'il cacha dans le sable.
      13 Quand il sortit le jour suivant, il vit deux Hébreux se battre. Il dit à celui qui avait tort : « Pourquoi frappes-tu ton prochain ? »
      14 Cet homme répondit alors : * « Qui t'a établi chef et juge sur nous ? Est-ce pour me tuer que tu me parles, tout comme tu as tué l'Egyptien ? » Moïse eut peur et se dit : « L'affaire est certainement connue. »
      15 Le pharaon apprit ce qui s'était passé et il chercha à faire mourir Moïse, mais Moïse s'enfuit loin de lui et s'installa dans le pays de Madian. Il s'arrêta près d'un puits.
      16 Le prêtre de Madian avait sept filles. Celles-ci vinrent puiser de l'eau et elles remplirent les abreuvoirs pour faire boire le troupeau de leur père.
      17 Les bergers arrivèrent et les chassèrent. Alors Moïse se leva, prit leur défense et fit boire leur troupeau.
      18 Quand elles furent de retour chez Réuel, leur père, il demanda : « Pourquoi revenez-vous si vite aujourd'hui ? »
      19 Elles répondirent : « Un Egyptien nous a délivrées de la main des bergers ; il nous a même puisé de l'eau et a fait boire le troupeau. »
      20 Réuel dit à ses filles : « Où est-il ? Pourquoi avez-vous laissé cet homme ? Allez l'appeler pour qu'il vienne prendre un repas. »
      21 Moïse décida de s’installer chez cet homme, qui lui donna en mariage sa fille Séphora.
      22 Elle mit au monde un fils, qu'il appela Guershom « car, dit-il, je suis en exil dans un pays étranger. »
      23 Longtemps après, le roi d'Egypte mourut. Les Israélites gémissaient du fond de l'esclavage, ils poussaient des cris. Leurs appels montèrent du fond de l'esclavage jusqu'à Dieu.
      24 Dieu entendit leurs gémissements et se souvint de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob.
      25 Dieu vit les Israélites, il comprit leur situation.

      Exode 5

      1 Moïse et Aaron allèrent ensuite annoncer au pharaon : « Voici ce que dit l'Eternel, le Dieu d'Israël : Laisse partir mon peuple pour qu'il célèbre une fête en mon honneur dans le désert. »
      2 Le pharaon répondit : « Qui est l'Eternel, pour que j'obéisse à ses ordres en laissant partir Israël ? Je ne connais pas l'Eternel et je ne laisserai pas partir Israël. »
      3 Ils dirent : « Le Dieu des Hébreux s'est présenté à nous. Permets-nous de faire trois journées de marche dans le désert pour offrir des sacrifices à l'Eternel, notre Dieu, afin qu'il ne nous frappe pas de la peste ou de l'épée. »
      4 Le roi d'Egypte leur dit : « Moïse et Aaron, pourquoi détournez-vous le peuple de son travail ? Retournez à vos corvées ! »
      5 Le pharaon ajouta : « Ce peuple est maintenant nombreux dans le pays, et vous lui feriez interrompre ses corvées ! »
      6 Le jour même, le pharaon donna aux inspecteurs et aux commissaires du peuple l'ordre suivant :
      7 « Vous ne donnerez plus comme avant de la paille au peuple pour faire des briques. Ils iront eux-mêmes ramasser de la paille.
      8 Vous leur imposerez néanmoins la quantité de briques qu'ils faisaient auparavant, vous n'en supprimerez rien. En effet, ce sont des paresseux. Voilà pourquoi ils crient : ‘Allons offrir des sacrifices à notre Dieu !’
      9 Que l'on charge ces gens de travail, qu'ils y soient occupés, et ils ne prêteront plus attention à des paroles mensongères ! »
      10 Les inspecteurs et les commissaires du peuple vinrent annoncer au peuple : « Voici ce que dit le pharaon : ‘Je ne vous donne plus de paille.
      11 Allez vous-mêmes vous procurer de la paille où vous en trouverez, car l'on ne supprime rien de votre travail.’ »
      12 Le peuple se dispersa dans toute l'Egypte pour ramasser du chaume en guise de paille.
      13 Les inspecteurs insistaient : « Terminez votre tâche, chaque jour la tâche journalière, comme quand il y avait de la paille. »
      14 On battit même les commissaires des Israélites, établis sur eux par les inspecteurs du pharaon. « Pourquoi, disait-on, n'avez-vous pas fini hier et aujourd'hui, comme avant, la quantité de briques qui vous avait été fixée ? »
      15 Les commissaires des Israélites allèrent se plaindre au pharaon en disant : « Pourquoi traites-tu ainsi tes serviteurs ?
      16 On ne donne pas de paille à tes serviteurs et l'on nous dit : ‘Faites des briques !’Et voici que tes serviteurs sont battus comme si ton peuple était coupable. »
      17 Le pharaon répondit : « Vous êtes des paresseux, rien que des paresseux. Voilà pourquoi vous dites : ‘Allons offrir des sacrifices à l'Eternel !’
      18 Maintenant, allez travailler. On ne vous donnera pas de paille et vous livrerez la même quantité de briques. »
      19 Les commissaires des Israélites virent qu'on les rendait malheureux en disant : « Vous ne supprimerez rien de vos briques, mais accomplissez chaque jour la tâche journalière. »
    • Genèse 12

      10 Il n'y a aucun endroit sur terre dénué de tout problème ou de soucis. Il y avait une famine en Canaan, le « pays merveilleux » ; là où se trouvait Abram, le modèle de la fidélité, on ne trouvait que méchanceté. La joie et la pureté parfaites ne se rencontrent qu'au ciel. Lorsqu'il quitta Canaan, Abram se rendit en Égypte, ce qui pourrait faire penser à un aller sans retour, afin de pallier au manque de nourriture. Sur place il dissimula son état, en tant qu'époux de Sara, et lui dit, ainsi qu'à ses serviteurs, de faire de même. Il cacha la vérité et par ce fait il exposa sa femme et les Égyptiens au péché. La qualité la plus remarquable d'Abram était sa foi ; il tomba quand même dans l'incrédulité et le doute vis-à-vis de la divine Providence, même après que Dieu lui soit apparu deux fois. Quelle chute de la part de ce pilier de la foi ! Si Dieu ne nous délivrait pas souvent de nos détresses et de nos situations désespérées, le tout, à cause de notre propre péché et notre folie, nous irions droit à la ruine. Il ne rend pas ce que nous méritons. Bénis soient les châtiments qui nous détournent du chemin d'iniquité, et qui nous montrent quel est notre véritable devoir, en particulier celui de réparer nos méfaits. Le reproche qu'a fait Pharaon à Abram était juste : « Qu'est-ce que tu m'as fait » ? Quelle inconvenance de la part d'un honnête homme !

      Ceux qui se disent religieux, et qui pratiquent l'injustice et la tromperie, à la limite du mensonge, doivent tôt ou tard s'attendre à de mauvaises « retombées » ; ils doivent même remercier ceux qui les éclairent dans leur mauvais cheminement.

      Le rejet d'Abram fut une bonne chose. Pharaon avait une telle crainte, vis-à-vis d'Abram, qu'il ne voulait absolument pas le tuer. Nous sommes souvent perplexes en voyant toutes les craintes non fondées, qui nous assaillent. Bien souvent nous sommes craintifs, et ce sans raison. Pharaon a ordonné à ses serviteurs de ne faire aucun mal à Abram. Ceux qui ont un certain pouvoir ne doivent pas seulement veiller à ne pas faire le mal, ils doivent être également attentifs à ce que leurs serviteurs fassent de même.

      Genèse 39

      1

      Joseph, l'esclave préféré de Potiphar. (Genèse 39:1-6)
      Joseph résiste à la tentation. (Genèse 39:7-12)
      Joseph est faussement accuse par sa maîtresse. (Genèse 39:13-18)
      Il est jeté en prison, et Dieu est alors auprès de lui. (Genèse 39:19-23)

      Nos ennemis peuvent nous dépouiller de nos distinctions et de nos ornements ; la Sagesse et la Grâce, par contre, ne peuvent pas nous être ôtées. Ces mêmes ennemis peuvent également nous séparer de nos amis, de nos parents et de notre pays, mais ils ne peuvent nous séparer de la présence du Seigneur. Ils peuvent nous isoler des bénédictions extérieures, nous voler notre liberté, et nous confiner dans les prisons, mais ils ne peuvent nous priver de la communion avec Dieu et du trône de la grâce, ils ne peuvent nous séparer des bénédictions du salut. Joseph a été béni, merveilleusement béni, même dans la maison où il séjournait, en tant qu'esclave.

      La présence de Dieu parmi nous, fait prospérer toutes nos entreprises. Les hommes pieux sont les bénédictions de l'endroit où ils habitent ; il en est ainsi pour les domestiques qui vivent sous le regard du Seigneur, même s'ils sont peu considérés. La prospérité du méchant servira de toute façon la cause de l'homme pieux. Dans ce texte, cette famille « du monde » a été bénie par la présence d'un pieux domestique chez elle.

      7 La beauté chez les hommes ou les femmes, est souvent un piège qui interdit toute fierté à cet égard, et exige une vigilance constante envers toute tentation qui pourrait survenir. Nous avons grand besoin de maîtriser nos yeux, de peur que les désirs qu'ils font naître en nous ne finissent par infecter notre cœur. Quand le luxe et l'aisance sont maîtres de toutes choses, la décence, la réputation et la conscience peuvent êtres réduites à néant. L'épouse de Potiphar a prouvé que son cœur était entièrement voué au mal. Quand Satan a constaté qu'il ne pouvait vaincre Joseph par les épreuves matérielles, il l'a attaqué avec une arme redoutable : les plaisirs des sens, qui ont vaincu beaucoup d'âmes. Mais Joseph, par la grâce de Dieu, a pu résister et surmonter cette tentation ; sa résistance envers cette femme a été la démonstration de la Puissance divine, cette même Puissance qui a délivré Daniel et ses compagnons de la fournaise ardente.

      Joseph aurait pu facilement tomber et commettre ce péché. Le tentateur, dans ce texte, était sa maîtresse ; une fois ce péché commis, Joseph aurait pu jouir d'un certain appui supplémentaire, de la part de cette femme, pour son avancement. Refuser ses avances, plaçait Joseph dans une situation plus que Périlleuse ; il a fait de cette femme son ennemi. Le lieu et le moment étaient favorables à cette tentation. De plus, Joseph était constamment sollicité par cette femme. La grâce toute puissante de Dieu a permis à Joseph de surmonter cet assaut de l'ennemi. Le patriarche a donné priorité à Dieu et au respect dû au maître de la maison. Nous sommes liés tant par l'honneur que par la justice et la gratitude, afin de ne pas pratiquer le mal en secret envers ceux qui placent leur confiance en nous.

      Joseph n'a pas voulu offenser son Dieu. Il faut souligner trois points par lesquels Joseph s'est distingué :

      1) Il a constaté qu'il était la victime de cette tentation. Il s'est souvenu qu'il était engagé envers Dieu et qu'il a témoigné aux autres sa piété. 2) Ce péché a bien été l'objet de cette tentation. D'autres auraient pu minimiser la gravité de cette faute, Joseph l'a très bien évaluée ; il faut appeler le péché par son propre nom et ne jamais l'amoindrir. Que les fautes de cette nature soient toujours considérées comme étant l'objet d'une terrible gravité ! 3) En fait, c'est contre Dieu que Joseph aurait péché. L'iniquité est contre Dieu, contre Sa nature et Sa domination, contre Son amour et Ses plans. Ceux qui aiment Dieu haïssent le péché.

      La grâce de Dieu a permis à Joseph de surmonter la tentation, tout en évitant la colère. Il n'est pas resté au stade de cette tentation, mais il s'en est rapidement éloigné, il s'est échappé, pour sauver sa vie.

      Si nous professons de ne pas vouloir commettre l'iniquité, fuyons comme l'oiseau qui a décelé le piège, comme une jeune proie qui a repéré le chasseur.

      13 La maîtresse de Joseph, ayant essayé en vain de le faire fauter, a tenté de se venger : ceux qui ont rompu les liens de la modestie, ne seront jamais retenus par ceux de la vérité. Il n'est pas nouveau que le meilleur des hommes soit faussement accusé de crimes, par le pire des tueurs. Il est bon de savoir qu'un jour, tout finira par se savoir, que tout sera révélé.
      19 Le maître de Joseph a cru l'accusation prononcée par son épouse. Il est probable que Potiphar ait choisi cette prison à cause de la fermeté de sa discipline ; mais Dieu a conçu ce cheminement pour préparer la destinée merveilleuse de Joseph. Ce dernier a été gardé et conduit par son Dieu. Le patriarche était loin de tous ses amis et de toute sa famille ; il n'y avait personne pour l'aider ou le réconforter ; mais le Seigneur était avec Joseph, et lui a révélé Sa miséricorde. Les innocents qui sont en prison doivent savoir que Dieu est à leur côté. Dans notre texte, Dieu a fait remarquer Joseph par le garde de la prison ; ce gardien lui a fait confiance pour contrôler les affaires de la prison.

      Un homme pieux fera du bien partout où il se trouve, et sera une bénédiction, même dans les liens et l'exil. N'oublions pas, au travers de cette histoire de Joseph, de regarder à Jésus, Celui qui a souffert, étant tenté et n'ayant pas péché ; Jésus a été calomnié, persécuté et emprisonné, sans cause ; par la croix, Il est monté ensuite sur Son trône.

      Puissions-nous suivre le même cheminement, dans la soumission et dans la souffrance, en ayant comme espérance, la Gloire céleste !

      Exode 1

      1

      Le livre de l'Exode relate la formation des enfants d'Israël, en tant qu'église et nation. Jusqu'ici, nous avons vu la vraie religion, au sein de la vie domestique, maintenant, nous allons commencer à voir ses effets sur la destinée des royaumes et des nations. « Exode » signifie « le départ » ; le principal événement mentionné est le départ d'Égypte du peuple d'Israël et la fin de l'esclavage égyptien ; cela confirme simplement l'accomplissement de plusieurs promesses et prophéties faites à Abraham et à sa descendance ; l'exode préfigure aussi l'état de l'église, dans le désert de ce monde, jusqu'à son arrivée dans le merveilleux pays de Canaan, le repos Éternel.

      Les enfants d'Israël croissent en Égypte, Après la mort de Joseph. (Exode 1:8-14)
      Ils sont opprimés, Mais se multiplient extraordinairement. (Exode 1:1-7)
      La tuerie des enfants. (Exode 1:15-22)

      Pendant plus de deux cents ans, alors qu'Abraham, Isaac, et Jacob vivaient librement, les Hébreux se sont accrus Progressivement ; il y eut seulement soixante-dix personnes environ qui sont entrées en Égypte. Et là, en un nombre à peu près identique d'années, malgré l'esclavage cruel, les Hébreux devinrent une grande nation. Cette croissance merveilleuse était conforme à la promesse faite il y a bien longtemps à leurs pères. Bien que l'accomplissement des promesses de Dieu soit parfois long à voir le jour, il est inexorable.
      8 La terre d'Égypte est devenue pour Israël une maison d'esclavage. Le lieu où nous avons été heureux, peut rapidement devenir l'endroit de notre affliction; cela peut nous amener à la Croix, de laquelle nous pouvons attendre tout soulagement. Il faut cesser de se confier en l'homme, et ne pas dire de n'importe quel endroit : « C'est un paradis, c'est un lieu de repos ». Tous ceux qui ont connu Joseph, l'ont aimé, et étaient courtois avec ses frères, dans leur propre intérêt ; mais les services, les plus utiles qu'un homme puisse rendre à d'autres, sont vite oubliés après sa mort. Nous devrions rechercher avec zèle à servir Dieu et à aimer notre prochain, quel qu'il soit, en oubliant notre propre personne et en nous consacrant à l'amour des autres. La vexation d'Israël envers les Égyptiens se manifestait par leur prospérité.

      Il n'y a rien de plus détestable pour un homme mauvais, que la prospérité du juste.

      Les Égyptiens ont eu peur que les enfants d'Israël soient tentés de rejoindre l'ennemi, pour ensuite quitter le pays. La méchanceté est lâche et injuste ; elle rend craintif l'homme, sans raison, et le pousse à se sauver alors que personne ne le poursuit. La sagesse humaine n'est parfois que sottise, elle côtoie souvent le péché. Le peuple de Dieu était assujetti à des chefs de corvée, qui les chargeaient non seulement de lourds fardeaux, mais qui ne cherchaient qu'à les affliger. Ces chefs ont non seulement forcé le peuple à servir pour le bénéfice de Pharaon, mais ils ont fait en sorte que leurs vies soient vraiment amères. Les Israélites se sont merveilleusement accrus. Le christianisme croît davantage quand il est persécuté : le sang des martyrs était la semence de l'église. Les Égyptiens, en prenant position contre le Seigneur et Son peuple, Israël, n'ont fait que se leurrer, et finirent par se placer dans une situation des plus humiliante.

      15 Les Égyptiens ont essayé de détruire Israël en massacrant ses enfants. L'inimitié qui existe entre la postérité du serpent et celle de la femme, ôte tout sentiment de pitié envers les hommes. Il est clair que les Hébreux étaient alors sous une bénédiction particulière. Nous pouvons constater que les services rendus au peuple d'Israël sont souvent récompensés par une faveur divine. Pharaon a donné l'ordre de tuer tous les enfants mâles des Hébreux. L'ennemi, par l'intermédiaire du Pharaon, a tenté de détruire l'église, même si celle-ci n'était que dans un état embryonnaire ; il a essayé d'étouffer toute tentative de salut pour l'homme. Il serait souhaitable que ceux qui désirent la vie éternelle, soient effrayés par leur péché et s'adressent, avec ferveur, directement au Seigneur, afin de pouvoir survivre.

      Exode 2

      1

      Moïse est né, il est déposé sur le fleuve. (Exode 2:1-4)
      Il est récupéré et porté à la fille du Pharaon. (Exode 2:5-10)
      Moïse tue un Égyptien et fuit au pays de Madian. (Exode 2:11-15)
      Moïse épouse la fille de Jéthro. (Exode 2:16-22)
      Dieu entend le cri des enfants d'Israël. (Exode 2:23-25)

      Remarquez les dispositions prises par la Providence : au moment précis où Pharaon, parvenu au fait de sa puissance, a cruellement ordonné de tuer les enfant des Hébreux, celui qui devait les délivrer est né! Quand les hommes tentent de détruire l'église, Dieu prépare de Son côté le moyen qui la sauvera. Les parents de Moïse virent que leur fils était beau.

      Une foi réelle peut être encouragée par le moindre signe de la faveur divine. Il est dit en Heb 11:23, que les parents de Moïse le cachèrent par la foi ; ils s'appuyaient sur le fait qu'Israël serait préservé selon la promesse divine. La foi dans ces promesses, incite à exploiter des moyens tout à fait légaux, dans le but d'obtenir la miséricorde divine. S'il nous appartient de connaître notre devoir, les évènements, quant à eux, sont conduits par Dieu. Trois mois plus tard, les parents ne pouvaient cacher leur enfant davantage ; ils le placèrent donc dans un panier de jonc, au bord du fleuve, et confièrent à sa sœur le soin de surveiller l'évolution des faits. Si l'affection et le soin de cette mère pour son enfant semblent être assez limités, que pourrons-nous penser de celle de notre Seigneur, dont l'amour et la compassion sont sans limites ! Même quand il conduisait les Israélites dans le désert, Moïse n'était pas été autant protégé que lors de ce périple sur le fleuve, simple bébé sans aide. Ni les eaux du Nil, ni les Égyptiens ne pouvaient lui faire de mal. C'est quand nous sommes au point le plus bas de la vague que Dieu est alors le plus près de nous !

      5 Remarquez bien l'endroit où se trouvait ce grand homme qu'était Moïse, alors qu'il n'était qu'un simple enfant : il se trouvait dans un panier de jonc, le long du fleuve. Gisant ainsi, sans protection, il aurait bien pu périr ! Mais la Providence a dirigé la fille de Pharaon vers l'endroit où se trouvait ce pauvre bébé abandonné, tout en sensibilisant son cœur afin de le sauver : c'est précisément ce qu'elle a fait ! Le soin que Dieu nous accorde durant notre enfance devrait nous conduire à Le remercier davantage, dans nos louanges. Pharaon pensait cruellement pouvoir détruire les enfants d'Israël, mais sa propre fille a eu pitié d'un petit Hébreux : elle a éprouvé non seulement de la compassion, mais de plus, sans le savoir, elle a préservé le sauveur d'Israël, en lui procurant une nurse, en l'occurrence sa propre mère. Alors que Moïse aurait pu avoir une nurse quelconque, sa sœur est allée chercher sa propre mère ! Moïse fut ensuite traité comme le fils de la fille de Pharaon.

      Beaucoup de personnes se trouvant à la naissance, dans la simplicité et la pauvreté, peuvent se voir portées, par la Providence toute surprenante, à des rangs élevés du monde, ceci pour témoigner aux hommes que Dieu régit toutes choses !

      11 Moïse prend courageusement à cœur la cause du peuple de Dieu. Le chapitre Heb 11, annonce clairement qu'il a agi par la foi, délaissant volontairement les honneurs, les richesses et les plaisirs dus à son rang, à la cour d'Égypte. Par la grâce de Dieu, il fut participant, par la foi, à l'annonce de Christ, qui devait, Lui, sauver ultérieurement le monde. Étant convaincu qu'Israël était vraiment le peuple de Dieu, Moïse était prêt, non seulement à prendre tous les risques, mais aussi à souffrir pour cette population. Étant sous le couvert céleste et ne cherchant qu'à mettre en pratique ses convictions, Moïse tua cet Égyptien et sauva les Israélites oppressés. Il chercha également à mettre fin à une dispute entre deux Hébreux. Les réprimandes du patriarche pourraient être toujours d'actualité.

      Ne pourrions-nous pas les présenter à ceux qui lors de débats furieux, divisent et affaiblissent l'Église ? Ces opposants oublient qu'ils sont frères ! Ce fut exactement le cas de ces deux Hébreux. Nous sommes fautifs si nous mêlons la colère aux réprimandes. Ceux qui méprisent les reproches faits avec justesse, ne mesurent pas réellement la portée de leurs actes, et ne discernent pas tout le mal qui leur est infligé par leurs ennemis ; après ces faits, Moïse, s'étant heurté à la mentalité de ces Hébreux, aurait très bien pu retourner à la cour, en tant que fils de la fille du Pharaon. Nous devons rester prudents face à certains comportements du peuple de Dieu, qui peut parfois agir par pure folie ou sous le couvert de l'irritation. Moïse a été obligé de fuir au pays de Madian. Tel fut l'ordre divin, ceci pour une assurer une fin de l'histoire pleine de sagesse et de sainteté.

      16 Moïse, au pays de Madian, rencontra des bergers. Malgré son rang, à la cour d'Égypte, il était prêt à aider les filles de Réuel, pour faire boire les troupeaux. Moïse aimait que la justice soit rendue, il cherchait à défendre ceux qui étaient injuriés ; c'est d'ailleurs ce que devrait faire chacun de nous, dans la mesure du possible. Moïse aimait faire le bien.

      Quel que soit l'endroit où la Providence nous place, nous devrions désirer et chercher à être utiles. Si nous ne pouvons pas réaliser tout le bien que nous voudrions, soyons au moins prêts à accomplir ce qu'il nous est possible de faire. Moïse salua le prince de Madian ; le patriarche épousa une de ses filles et eut un fils, Guerschom, nom qui signifie « j'habite un pays étranger », se souvenant qu'il n'était qu'un étranger dans ce pays.

      23 En Égypte, les Israélites étaient toujours esclaves, malgré le fait que leurs enfants ne fussent plus exterminés. Parfois le Seigneur permet que le méchant inflige de longues et lourdes peines aux enfants de Dieu. Les enfants d'Israël, sous la servitude, commencèrent à porter leur regard vers Dieu. C'est une miséricorde de voir le Seigneur se pencher vers nous, dans un esprit de délivrance, quand nous Lui adressons nos cris de misère. Dieu entendit les gémissements des enfants d'Israël ; la Parole nous indique clairement que l'Éternel eut compassion de Son peuple. Il se rappela Son Alliance faite avec Abraham, Isaac et Jacob. Dieu basa cette compassion sur l'alliance qu'Il avait passée et non sur un quelconque mérite des enfants d'Israël. Le texte nous dit : « Dieu regarda les enfants d'Israël ». Moïse les avait aussi regardés, tout en éprouvant de la pitié, mais maintenant Dieu les regarde, en vue de les aider. L'Éternel a maintenant les yeux fixés sur Israël, pour se révéler à Son peuple.

      Dieu est toujours ainsi, une Aide vraiment efficace, lors de l'épreuve. « Prend courage, toi qui est conscient de tes fautes, écrasé par le poids de tes péchés, porte tes regards vers Celui qui accorde la délivrance ». Dieu, au travers de Jésus Christ, te regarde aussi. Il joint Son Amour à la Promesse de la Rédemption.

      « Venez à Moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos », Matthieu 11:28.

      Exode 5

      1

      Le mécontentement de Pharaon ; Il augmente la charge des enfants d'Israël. (Exode 5:1-9)
      La souffrance des enfants d'Israël ; La complainte de Moïse envers Dieu. (Exode 5:10-23)

      Malgré l'état misérable du peuple d'Israël, Dieu désire le sauver au temps marqué, par l'intervention de Moïse. Pharaon méprisait toutes les requêtes de délivrance qui lui étaient adressées par le patriarche. Il ne connaissait pas Jéhovah, il ne le craignait nullement, ni ne l'aimait, ce qui le conduisait à refuser de lui obéir. Un tel orgueil de Pharaon, une telle cupidité et une si grande ambition politique ne pouvaient que le conduire à sa perte. Ce que Moïse et Aaron demandaient, était tout à fait raisonnable : ils n'ont fait que transmettre une demande pour laisser aller le peuple trois jours dans le désert.

      Il en va de même dans notre conduite chrétienne : nous devons réserver du temps pour offrir nos sacrifices spirituels au Seigneur, notre Dieu.

      Le raisonnement de Pharaon, qui soutenait que les enfants d'Israël étaient paresseux et qu'en conséquence, il n'était pas pensable de les laisser partir pour offrir des sacrifices, était un raisonnement absurde. Il se méprenait complètement en voulant par ce fait, augmenter leur charge de travail.

      De nos jours, il est fréquent de rencontrer des personnes plus disposées à formuler des reproches envers leurs voisins qui consacrent quelques heures au service de Dieu, plutôt que de blâmer les autres, qui s'adonnent aux plaisirs iniques de ce monde.

      Ce refus de Pharaon était vraiment inhumain. Moïse et Aaron, dans cette lutte, en portaient indirectement les conséquences. Les persécuteurs prennent un certain plaisir à mépriser et à éprouver les serviteurs de Dieu. Le quota habituel de production de briques devait être atteint, malgré le manque de fourniture de paille nécessaire à leur fabrication. Une telle augmentation de charge de travail devait finalement être annoncée au peuple : elle ne pouvait que lui briser les reins, ou en cas de non accomplissement, provoquer la punition.

      10 Les inspecteurs du peuple et les commissaires égyptiens étaient en fait très sévères. Cela montre bien à quel point nous devons prier afin d'être délivrés de la méchanceté humaine. Les commissaires des enfants d'Israël allèrent se plaindre à Pharaon, mais ce dernier se moqua d'eux. La ruse de Satan a souvent ridiculisé les serviteurs et les adorateurs de Dieu, en annonçant que leur travail n'était en fait destiné qu'aux paresseux et à ceux qui n'ont vraiment rien à faire ; en réalité, c'est une œuvre plus que prenante ici bas !

      Ceux qui consacrent assidûment leur vie au Seigneur, échapperont, plus tard, lors du jugement, à toute condamnation divine alors que devant les hommes, ici bas, il en est parfois tout autrement.

      Les enfants d'Israël auraient dû s'humilier devant Dieu, étant honteux de leur état de pécheur ; mais au lieu de prendre cette attitude, ils se sont querellés avec ceux qui tentaient de les délivrer. Moïse s'est tourné à nouveau vers l'Éternel. Il savait ce qu'Il avait décrété et quelles étaient Ses directives ; la requête du patriarche était donc logique.

      Quand nous nous posons des questions sur la manière d'exercer notre devoir, nous devrions nous tourner vers Dieu et Lui exposer notre problème par de ferventes prières. Les déceptions professionnelles ne doivent pas nous conduire à nous révolter contre Dieu, mais au contraire à nous faire réfléchir sur la raison de leur apparition.

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