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SAÜL

1.

Ses origines, son avènement.

Dans 1Sa 7-15, on distingue aisément deux séries de récits, les uns favorables, les autres hostiles au principe monarchique. Les premiers eux-mêmes semblent bien (d'après le prof. Ad. Lods en particulier) appartenir à deux sources, celle du voyant et celle de Jabès. La première doit être la plus ancienne. Saül, vaillant guerrier, a abattu la stèle que les Philistins, jusqu'alors vainqueurs d'Israël, avaient élevée dans sa ville natale, Guibéa de Benjamin. C'est l'insurrection ouverte. Saül appelle à lui les patriotes. Six cents braves répondent seuls à cette convocation. Les Philistins réunissent une puissante armée, avec chars, cavaliers et fantassins. Campés à Guibéa (aujourd'hui Djéba, à environ 10 km. de Jérusalem), Saül et ses hommes occupent le bord méridional d'un ravin abrupt, très profond, tandis que les Philistins s'établissent en face à Micmas. Saül juge sa position périlleuse, il hésite à attaquer. Mais son fils Jonathan brusque les choses. Assisté seulement de son écuyer, il fond avec audace sur le poste philistin. La panique gagne tout le camp ennemi. Les sentinelles de Saül lui signalent ce désordre. Saül consulte le sort sacré, mais comme ces formalités demandent beaucoup de temps, il se voit obligé de les interrompre devant le tumulte croissant. Il atteint le camp philistin, où il trouve les ennemis s'entr'égorgeant. Il les chasse sans peine et fait jurer à ses soldats de ne rien manger jusqu'au soir pour mieux poursuivre les fuyards. Là se place un épisode tragique, visiblement rapporté pour mettre en relief l'héroïsme avec lequel Saül accomplit rigoureusement ses devoirs religieux. Jonathan, qui n'avait pas connaissance du serment, goûte du miel sauvage dans une forêt. Le soir, Saül demande à Yahvé s'il faut poursuivre les Philistins jusqu'au matin suivant. Il n'obtient pas de réponse, et en déduit qu'une faute grave a été commise. L'oracle en désigne l'auteur : c'est Jonathan. Saül jure que son fils mourra. Mais les soldats le rachètent, l'un d'eux est exécuté à sa place. Il semble bien que c'est à la suite de cet éclatant succès que le récit du voyant montrait Saül appelé à la royauté (1Sa 14:46 et suivant) et intronisé peut-être à Guibéa. (cf. Os 10:9)

Ce récit (1Sa 13:3,5-7 13:16-14:20,23,24,25-30,26-46) malgré l'allure très littéraire que lui a donnée un habile conteur, repose sur une tradition historique de haute valeur. Il est précédé d'un morceau empreint également de naturel et fort pittoresque, mais sans doute plus légendaire (1Sa 9:1-10:16) On y voit Saül, parti à la recherche des ânesses égarées de son père, s'adresser en désespoir de cause à un voyant de petite ville, Samuel. Yahvé avait prévenu celui-ci la veille qu'il recevrait la visite de l'homme appelé à devenir roi d'Israël et à délivrer le peuple du joug des Philistins. Samuel révèle à Saül ses hautes destinées et lui donne secrètement l'onction royale. C'est Samuel qui aura suggéré à Saül l'idée de s'attaquer à la stèle triomphale des Philistins : « A Guibéa, l'esprit de Yahvé te saisira, annonce le voyant ; dès lors tu pourras faire ce que ta main trouvera » (1Sa 15:5,7).

Historiquement, Saül paraît bien avoir été gagné par l'exaltation des vieux inspirés (nebiim =prophètes), qui provoquaient les phénomènes extatiques par des exercices violents accomplis en commun, et qui semblent aussi avoir été les zélateurs fervents du patriotisme israélite. On peut admettre également qu'un voyant, un inspiré plus calme, isolé, plus archaïque, du nom de Samuel, ait contribué à préparer l'insurrection nationale, et, par suite, l'établissement de la royauté. Mais dans l'ensemble, le récit trahit l'intervention de la poésie populaire. Il montre en Saül un jeune homme timide et modeste, dont l'absence prolongée va inquiéter son père, et non le guerrier farouche déjà père lui-même d'un vaillant héros, Jonathan. En somme, nous trouvons ici, revêtue d'une forme plastique des plus remarquables, la conviction profonde des Israélites, entre le X e et le VIII° siècle, d'après laquelle la royauté nationale fut une institution voulue et préparée par le Dieu national.

La série de traditions parallèles, source de Jabès, comprend le chap. 11 et la plupart des versets des chap. 13 et 14 qui ne concordent pas avec la suite du récit du voyant. Saül se signale pour la première fois en s'attaquant aux Ammonites qui, profitant sans doute de la détresse causée par les Philistins aux tribus du centre d'Israël, assiégeaient Jabès en Galaad (N. de la Transjordanie). Les assiégés demandent à capituler. Nahas, le chef ammonite, le leur accorderait, moyennant que dans la ville tous les habitants (sans doute les hommes) aient l'oeil droit crevé, ce qui les rendrait impropres à la guerre et marquerait Israël d'ignominie. Les Jabésiens sollicitent un délai de sept jours pour tenter de recueillir des secours un peu partout parmi leurs frères. Nahas acquiesce. Si ce trait est historique, on supposera que les Ammonites, connaissant la désunion des tribus d'Israël, escomptaient l'échec de ces démarches in extremis. Les messagers de Jabès parcourent donc le pays. A Guibéa de Benjamin, tout le monde pleurait en les écoutant. Saül survient, revenant des champs. A la pensée de l'affront dont sont menacés Israël et son Dieu, « l'esprit saute sur lui » ; il abat deux de ses boeufs et en envoie les quartiers dans tout le territoire de son peuple, avec ce message : « Ainsi seront traités les boeufs de tout homme qui ne marchera pas à la suite de Saül. » Sous cette forme assez insolite, on discernera le sacrifice qui marquait l'ouverture de toute campagne (cf. 1Sa 7:9) et unissait les combattants par un lien aussi redoutable que sacré. L'appel est entendu ; les volontaires accourent à Bézek, en face de Jabès. Le lendemain avant l'aube, Saül surprend le camp ammonite ; à midi, les assiégeants sont dispersés. Les guerriers vainqueurs proclament Saül roi, à Guilgal. Il reste à secouer le joug des Philistins. Une suite de campagnes heureuses (Micmas, Béthel, Guibéa), où se distingue Jonathan, fils de Saül, libère le pays jusqu'à Ajalon. --En fait, il est très probable que Saül aura rendu un grand service à la ville de Jabès, puisque celle-ci, plus tard, s'exposera à la vengeance des Philistins redevenus vainqueurs, en rendant les honneurs funèbres à son cadavre. Mais comment concevoir l'expédition qui délivra Jabès en un temps où la suzeraineté philistine s'exerçait encore intacte sur le centre du pays ? La version du voyant est plus naturelle, qui admet pour premier effort de Saül la résistance aux ennemis maîtres de sa propre ville.

Une troisième source exprime des sentiments bien différents de cet enthousiasme royaliste. (1)

(1) Pour l'importance de cette source d'inspiration prophétique, voir art. Prophète, IV ; et A. Westphal, Jéhovah, 4° éd. 1922, pp. 266-2S7, Les Prophètes, 1924, t. I, pp. 341-375.

2.

Son règne.

Du règne de Saül, dont l'importance fut capitale pour la formation d'une véritable nation israélite, la tradition populaire, plus soucieuse d'anecdotes individuelles que d'histoire générale, n'a guère retenu que les démêlés du roi avec son futur successeur, David. En réalité, cette brouille entre Saül et l'un de ses capitaines n'aura été qu'un épisode, à placer probablement à la fin du règne. Ce qui remplit ce règne, c'est essentiellement la guerre entre Israël et les Philistins. (cf. 1Sa 14:52) Les grandes batailles rangées étaient rares, mais la guérilla de frontières reprenait à chaque printemps, marquée par le rapt de troupeaux, l'incendie de maisons isolées, parfois la surprise de villes peu ou pas fortifiées. Plutôt que d'armées on parlera de bandes. Dans une ancienne tradition, Saül ne dispose que de six cents hommes (1Sa 13:15 14:2), et David n'en a pas plus (1Sa 23:13), qui servent Saül sous ses ordres (voir Armée). Il n'existait encore aucune organisation régulière pour assurer la levée des troupes et celle des impôts. Quand le roi n'était pas en guerre, il vivait à Guibéa, sur ses terres, en « paysan noble ». Un repas probablement sacrificiel réunissait autour de lui ses serviteurs (officiers) lors de chaque nouvelle lune. On tenait conseil sous le tamaris sacré de Guibéa (1Sa 22:6).

La royauté de Saül procède donc en premier lieu de l'hégémonie militaire. On doit, d'autre part, y reconnaître une royauté de tribu s'exerçant au profit de tout Israël. Des Benjamites sont les généraux de Saül : Abner et ses successeurs. C'est aux gens de Benjamin que le roi distribue les meilleures terres prises à l'ennemi ; Saül lui-même n'en était pas moins pénétré d'un sentiment national israélite très développé. En accueillant des hommes de bonne volonté de toute tribu, il entra en rapport avec David, de Juda. La Transjordanie deviendra le plus ferme soutien de sa dynastie. C'est apparemment pour la défendre que Saül combattit Moab et les Araméens de Tsoba (1Sa 14:47). A l'Ouest, son autorité s'étendit au moins jusqu'à la plaine de Jizréel, où se place son dernier combat contre les Philistins (1Sa 29:11 31:1). Il défendit Juda et toute la région du S. contre les razzias des bédouins (Amalécites), et de la sorte commença à faire entrer ces tribus dans la confédération d'Israël (1Sa 14:48). Enfin, il chercha à brusquer l'annexion des Cananéens en leur enlevant leurs derniers vestiges d'indépendance.

Cette royauté présentait un caractère religieux très prononcé. La foi en Yahvé constituait le seul lien solide entre les tribus agglomérées. Saül fut très probablement l'inspiré que célèbrent les récits les plus anciens. Il n'entreprenait aucune expédition sans y emmener un prêtre, qui consultait pour lui le sort sacré avant chaque opération. La tradition antiroyaliste rapporte qu'il proscrivit ceux qui interrogent les morts et évoquent les esprits (1Sa 28:3). Ce n'est pas qu'il considérât ces pratiques comme de vaines superstitions ; au contraire, pour lui âmes et esprits évoqués étaient des élohim, des rivaux de Yahvé. S'adresser à eux ne pouvait qu'irriter le dieu national.

La fin du règne fut assombrie par une maladie étrange. Saül manifestait des accès d'humeur sombre ; irritable, soupçonneux, il voyait des ennemis en ses plus fidèles serviteurs, sans en excepter son fils et son gendre David. Cette sorte de délire de la persécution aura été la rançon de l'excitabilité d'où procéda sa grandeur. Les contemporains le croyaient possédé par un esprit mauvais envoyé par Yahvé. L'affection du peuple était si profonde pour le souverain ainsi frappé que l'obéissance et la sympathie ne se rebutèrent pas. La musique seule soulageait le malade. D'après les plus vieilles versions, ce fut elle qui occasionna l'entrée en scène du personnage qui allait reprendre et développer l'oeuvre compromise de Saül, aux dépens de ses descendants. Le jeune Bethléhémite David, habile à jouer de la cithare, éloquent, beau et d'une bravoure éprouvée, devint le poète et le musicien attitré du roi ainsi que l'un de ses écuyers personnels (1Sa 16:14 et suivants). Toutes les anecdotes conservées, tragiques ou plaisantes, archaïques et barbares ou sentimentales, s'inspirent de sympathies très nettes pour David ; nous ignorons ce que Saül et ses amis pensaient des mêmes faits.

Ce qui est le mieux attesté, c'est que David, promu chef de bande, fut constamment heureux dans ses exploits. Sa popularité dès lors croissante porta ombrage à Saül. Il ne lui refusa pas sa fille Mical en mariage, mais exigea en dot de David les dépouilles de cent Philistins, espérant que le jeune chef périrait en allant les conquérir. Espoir déçu. Saül voulut alors tuer David de sa main ; le coup de lance-javelot fut esquivé. David s'enfuit devant tant de haine ; Jonathan, fils aîné du roi et très lié avec son beau-frère, se vit bientôt contraint de lui faire savoir qu'aucun espoir de réconciliation n'était possible.

Autour de David se groupèrent les membres de sa famille, puis tous les mécontents (1Sa 30:22). Ces six cents hommes (1Sa 30:9) devaient devenir le véritable levier de sa fortune immense ; ils constitueront le noyau de la future armée permanente d'Israël. Habile politique, David semble avoir essayé d'éviter la lutte ouverte contre Saül ; il voulut vivre avec sa troupe uniquement aux dépens des Philistins. Cependant Saül le poursuivait. Il se réfugia dès lors dans le « désert de Juda », région inculte et très accidentée. Il y subsista grâce aux rançons plus ou moins volontaires, versées par les propriétaires des troupeaux qui fréquentaient les pâturages du pays, pour qu'il les protégeât contre les autres pillards. Saül vint traquer David jusque dans ces solitudes. Alors le chef de bande n'hésita pas à s'exiler en pays philistin, où le roi de Gath accueillit avec empressement ses offres de service. Cette attitude a beaucoup gêné le patriotisme plus chatouilleux des rédacteurs, et la version la plus récente atténue fortement la démarche pourtant formelle de David s'offrant à combattre Saül. Il ne réussit qu'à force de ruse et grâce à d'heureux hasards à éviter la nécessité de tenir sa promesse (1Sa 27 et 1Sa 28).

Cependant la fortune du souverain sombrait dans un désastre qui faillit porter un coup mortel à Israël. On raconta que Saül avait reçu une révélation funeste la veille du combat (1Sa 28), récit d'une grandeur tragique dans sa sobriété. La déroute fut complète. Trois fils du roi, y compris Jonathan, furent tués. Saül lui-même, gravement blessé, se jeta sur son épée pour ne pas tomber vivant aux mains des Philistins (1Sa 31). Ou, d'après une autre version (2Sa 1), un Amalécite l'aurait achevé sur sa demande. Le cadavre fut dépouillé et mutilé par les vainqueurs ; le tronc, abandonné et pendu, reçut enfin l'hommage funèbre de la ville de Jabès.

L'essai de royauté nationale paraissait avoir abouti à la faillite. Ni l'affranchissement, ni l'unification n'avaient finalement progressé. Mais ce qui survivait, c'était la foi profonde du peuple en une monarchie de droit divin. Il était réservé à un personnage plus grand et plus heureux que Saül de capter cette confiance à son profit et de faire décidément aboutir l'oeuvre tentée par le vaillant mais infortuné premier roi d'Israël. Jo. M.

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      Lévitique 11

      1 Le SEIGNEUR dit à Moïse et à Aaron
      2 de donner aux Israélites les enseignements suivants : « Parmi tous les animaux qui vivent sur la terre, vous pouvez manger
      3 ceux qui ont des sabots fendus et qui ruminent.
      4 Mais ne mangez pas ceux qui ont seulement des sabots fendus ou ceux qui ruminent seulement. Vous ne mangerez donc pas : – Le chameau, qui rumine, mais qui n’a pas de sabots. Pour vous, il est impur.
      5 – Le daman, qui rumine, mais qui n’a pas de sabots. Pour vous, il est impur.
      6 – Le lièvre, qui rumine, mais qui n’a pas de sabots. Pour vous, il est impur.
      7 – Le cochon, qui a des sabots fendus, mais qui ne rumine pas. Pour vous, il est impur.
      8 Ne mangez pas la viande de ces animaux. Ne les touchez pas quand ils sont morts. Pour vous, ils sont impurs.
      9 « Parmi les animaux qui vivent dans l’eau, dans les lacs, les mers ou les rivières, voici ceux que vous pouvez manger : ceux qui ont à la fois des nageoires et des écailles, vous pouvez les manger.
      10 Mais parmi les petites bêtes ou les autres animaux qui vivent dans l’eau, tous ceux qui n’ont pas de nageoires ou pas d’écailles, vous ne devez pas les manger.
      11 Vous devez les détester. Vous ne mangerez pas leur chair et vous éviterez de les toucher quand ils sont morts.
      12 Donc, les animaux qui vivent dans l’eau et qui n’ont ni nageoires ni écailles, vous ne devez pas les manger.
      13 « Parmi les oiseaux, voici ceux que vous devez détester et que vous ne devez pas manger : les aigles, les gypaètes, les aigles de la mer,
      14 les milans, les vautours de différentes espèces,
      15 toutes les espèces de corbeaux,
      16 les autruches, les chouettes, les mouettes, les oiseaux chasseurs de différentes espèces,
      17 les hiboux, les cormorans, les hulottes,
      18 les chouettes claires, les chouettes chevêches, les charognards,
      19 les cigognes, les hérons de différentes espèces, les coqs des champs et les chauves-souris.
      20 « Détestez les insectes qui ont des ailes et des pattes.
      21 Mais vous pouvez manger ceux qui ont des pattes pour sauter sur le sol,
      22 c’est-à-dire les sauterelles de différentes espèces et les criquets.
      23 Détestez tous les autres insectes qui ont des ailes et des pattes. »
      24 « De plus, certains animaux vous rendent impurs. Celui qui les touche quand ils sont morts est impur jusqu’au soir.
      25 Celui qui transporte leur corps doit laver ses vêtements. Il reste impur jusqu’au soir.
      26 Voici les animaux qui sont impurs pour vous : – Tous les animaux qui ont les sabots non fendus et ceux qui ne ruminent pas. Celui qui les touche devient impur.
      27 – Tous les animaux à quatre pattes qui marchent sur la plante des pieds. Celui qui les touche quand ils sont morts reste impur jusqu’au soir.
      28 Celui qui transporte leur corps doit laver ses vêtements. Il reste impur jusqu’au soir.
      29 « Parmi les nombreuses bêtes qui s’agitent sur le sol, voici celles qui sont impures pour vous : les taupes, les souris, les lézards de différentes espèces,
      30 geckos, lézards aux taches rondes, lézards verts, lézards des sables et caméléons.
      31 Voilà les animaux qui sont impurs pour vous. Celui qui les touche quand ils sont morts est impur jusqu’au soir.
      32 Supposons ceci : Une de ces bêtes meurt et tombe sur un objet : récipient en bois, vêtement, peau ou sac, ou n’importe quel autre objet utile. Il faut laver cet objet. Il reste impur jusqu’au soir. Ensuite, il est pur de nouveau.
      33 Si une de ces bêtes tombe dans un récipient en terre, tout ce qu’il y a dedans devient impur. Ensuite, vous devez détruire ce récipient.
      34 Supposons ceci : On verse de l’eau de ce récipient sur de la nourriture qu’on a le droit de manger. Cette nourriture devient impure. Ou bien, ce récipient contient une boisson qu’on a le droit de boire. Cette boisson devient impure. Le récipient peut être en terre, en bois ou en peau, peu importe.
      35 Si une de ces bêtes mortes tombe sur un objet, celui-ci devient impur. Si elle tombe sur un four ou sur un réchaud, il faut détruire ces objets. Ils sont impurs, et vous devez les considérer comme impurs.
      36 Au contraire, si cette bête morte tombe dans un puits ou dans une citerne, l’eau reste pure. Mais celui qui retire la bête de l’eau devient impur.
      37 Si cette bête tombe sur des graines qui vont être semées, les graines restent pures.
      38 Mais si elle tombe sur des graines trempées dans l’eau pour être cuites, ces graines deviennent impures.
      39 « Si un animal qu’on a le droit de manger meurt, celui qui le touche est impur jusqu’au soir.
      40 Celui qui mange la viande de cet animal doit laver ses vêtements. Il reste impur jusqu’au soir. Celui qui transporte cet animal mort doit laver ses vêtements. Il reste impur jusqu’au soir.
      41 « Toutes les bêtes qui s’agitent sur le sol, vous ne devez pas les manger.
      42 Vous ne devez pas manger celles qui se déplacent sur leur ventre, ni celles qui marchent sur quatre pattes ou plus. Vous devez les détester.
      43 Ne vous rendez pas impurs en touchant ces bêtes-là. Ne vous laissez pas toucher par elles, sinon vous deviendrez impurs.
      44 Le SEIGNEUR votre Dieu, c’est moi. Votre conduite doit être sainte parce que je suis saint. Ne vous rendez donc pas impurs en touchant les bêtes qui s’agitent sur le sol.
      45 Oui, c’est moi, le SEIGNEUR, qui vous ai fait sortir d’Égypte. J’ai fait cela pour devenir votre Dieu. Soyez saints, parce que je suis saint. »
      46 Voilà les enseignements au sujet des animaux, des oiseaux et de tous les êtres vivants qui remuent dans l’eau ou qui s’agitent sur le sol.
      47 Ces règles servent à faire la différence entre les animaux purs et les animaux impurs, entre ceux qu’on peut manger et ceux qu’on ne doit pas manger.

      1 Samuel 7

      1 Les gens de Quiriath-Yéarim viennent le chercher. Ils le transportent sur une colline, dans la maison d’Abinadab. Puis ils consacrent Élazar, fils d’Abinadab, pour qu’il garde le coffre du SEIGNEUR.
      2 Beaucoup de temps passe, environ 20 ans, depuis le jour où le coffre sacré a été installé à Quiriath-Yéarim. Les Israélites désirent se rapprocher du SEIGNEUR.
      3 Alors Samuel leur dit : « Si vous revenez vers le SEIGNEUR de tout votre cœur, n’adorez plus les Astartés ni les autres dieux étrangers ! Attachez-vous au SEIGNEUR et servez-le, lui seul. Alors il vous délivrera du pouvoir des Philistins. »
      4 Les Israélites rejettent donc les Baals et les Astartés, et ils servent le SEIGNEUR seul.
      5 Ensuite Samuel donne cet ordre aux Israélites : « Réunissez-vous tous à Mispa. Là, je prierai le SEIGNEUR pour vous. »
      6 Les Israélites se réunissent à Mispa. Ils puisent de l’eau et ils la répandent sur le sol devant le SEIGNEUR, comme une offrande. Ce jour-là, ils jeûnent et ils disent : « Nous avons péché contre le SEIGNEUR. » C’est là, à Mispa, que Samuel devient juge du peuple d’Israël.
      7 Les Philistins apprennent que les Israélites sont réunis à Mispa. Alors leurs chefs vont les attaquer. Quand les Israélites entendent cette nouvelle, ils ont très peur des Philistins.
      8 Ils disent à Samuel : « Ne garde pas le silence ! Ne nous abandonne pas ! Crie vers le SEIGNEUR notre Dieu, pour qu’il nous sauve du pouvoir des Philistins. »
      9 Samuel prend un agneau très jeune. Il le brûle tout entier en sacrifice pour le SEIGNEUR. Puis il crie vers lui en faveur des Israélites, et le SEIGNEUR répond à sa prière.
      10 Pendant que Samuel offre le sacrifice, les Philistins avancent pour combattre les Israélites. Mais ce jour-là, le SEIGNEUR fait éclater le tonnerre contre les Philistins. Alors ils tremblent de peur et ils sont battus par les Israélites.
      11 Les soldats d’Israël sortent de Mispa. Ils poursuivent les Philistins jusqu’au-dessous de Beth-Kar et ils les battent complètement.
      12 Samuel dit : « Le SEIGNEUR nous a secourus jusqu’ici. » Alors Samuel prend une grosse pierre. Il la dresse entre Mispa et La Dent, et il l’appelle la « Pierre-du-Secours ».
      13 Maintenant, les Philistins sont abaissés et ils ne reviennent plus dans le pays d’Israël. Le SEIGNEUR fait peser sa puissance sur eux pendant toute la vie de Samuel.
      14 Les Philistins ont pris des villes au peuple d’Israël, depuis Écron jusqu’à Gath. Ils les rendent, et les Israélites libèrent leur pays du pouvoir des Philistins. La paix revient aussi entre les Israélites et les Amorites.
      15 Samuel est juge du peuple d’Israël pendant toute sa vie.
      16 Chaque année, il part et il va à Béthel, au Guilgal et à Mispa. Il rend la justice à ces trois endroits.
      17 Ensuite, il revient à Rama, où il habite. Là aussi, il rend la justice. C’est à Rama qu’il construit un autel au SEIGNEUR.

      1 Samuel 8

      1 Quand Samuel devient vieux, il nomme ses fils comme juges du peuple d’Israël.
      2 Son fils aîné s’appelle Joël, et le deuxième s’appelle Abia. Ils rendent la justice à Berchéba.
      3 Mais ils ne suivent pas l’exemple de leur père. Ils sont corrompus par l’argent, ils acceptent des cadeaux et ils rendent des jugements injustes.
      4 C’est pourquoi les anciens d’Israël se réunissent et ils viennent trouver Samuel à Rama.
      5 Ils lui disent : « Maintenant, tu es vieux, et tes fils ne suivent pas ton exemple. Alors donne-nous un roi pour nous gouverner. Cela se fait chez tous les autres peuples. »
      6 Samuel n’est pas content du tout que les Israélites demandent un roi. Il se met à prier le SEIGNEUR.
      7 Le SEIGNEUR lui dit : « Écoute-les ! Accepte ce qu’ils demandent. Ce n’est pas toi qu’ils rejettent, c’est moi. Ils ne veulent plus que je sois leur roi.
      8 Depuis le moment où je les ai fait sortir d’Égypte jusqu’à maintenant, ils m’ont toujours abandonné. Ils ont adoré d’autres dieux. Ils font la même chose avec toi.
      9 C’est pourquoi tu dois accepter ce qu’ils demandent. Mais préviens-les bien. Dis-leur ce que le roi qui les gouvernera aura le droit de faire. »
      10 Samuel répète toutes les paroles du SEIGNEUR aux Israélites, qui lui ont demandé un roi.
      11 Il leur dit : « Le roi qui vous gouvernera, voici ce qu’il aura le droit de faire. Il prendra parmi vos fils des soldats pour conduire ses chars de guerre. Ils monteront ses chevaux, ou bien ils courront devant son char.
      12 Certains devront commander 1 000 hommes ou 50 hommes. D’autres laboureront ses champs et feront ses récoltes. D’autres encore fabriqueront ses armes et feront du matériel pour ses chars.
      13 Il prendra aussi vos filles comme parfumeuses, cuisinières et boulangères.
      14 Il prendra vos meilleurs champs, vos plus belles vignes et vos plus beaux oliviers. Il les donnera à ses officiers.
      15 Il prendra le dixième de vos récoltes dans vos champs et dans vos vignes. Il le donnera à ses fonctionnaires et à ses officiers.
      16 Il prendra vos serviteurs et vos servantes. Il choisira les plus forts de vos jeunes gens, et même vos ânes, pour les mettre à son service.
      17 Dans vos troupeaux, il prendra un mouton sur dix et une chèvre sur dix. Enfin, vous-mêmes, vous serez ses esclaves.
      18 À ce moment-là, vous crierez vers le SEIGNEUR, à cause du roi que vous aurez choisi. Mais le SEIGNEUR ne vous répondra pas. »
      19 Les Israélites refusent d’écouter les paroles de Samuel. Ils lui disent : « Cela ne fait rien ! Nous voulons quand même un roi !
      20 Alors nous aussi, nous serons comme les autres peuples. Notre roi rendra la justice parmi nous. Il sera le chef de notre armée et il combattra avec nous. »
      21 Samuel écoute tout ce que les Israélites disent et il le répète au SEIGNEUR.
      22 Le SEIGNEUR lui dit : « Écoute-les, donne-leur un roi. » Ensuite, Samuel dit aux Israélites : « Rentrez chez vous, chacun dans sa ville ! »

      1 Samuel 9

      1 À cette époque-là, dans le pays de Benjamin, il y a un homme riche, qui s’appelle Quich. Il est fils d’Abiel et petit-fils de Seror. Seror est fils de Bekorath et petit-fils d’Afia.
      2 Quich a un fils appelé Saül. Saül est très grand et il est beau. En Israël, personne n’est plus beau que lui, et il dépasse tout le monde de la tête.
      3 Un jour, les ânesses de Quich se perdent. Quich dit à son fils Saül : « Prends avec toi un serviteur et va chercher les ânesses. »
      4 Saül et le serviteur traversent d’abord la région montagneuse d’Éfraïm. Puis ils passent par le pays de Chalicha, mais ils ne trouvent rien. Ils traversent le pays de Chaalim, les ânesses n’y sont pas. Ils passent par le pays de Benjamin, mais ils ne trouvent toujours rien.
      5 À la fin, ils arrivent dans la région de Souf, et Saül dit à son serviteur : « Rentrons à la maison. Sinon, mon père va oublier l’histoire des ânesses, et il va être inquiet à cause de nous. »
      6 Le serviteur répond : « Attends ! Dans cette ville, il y a un homme de Dieu qui est très connu. Tout ce qu’il dit arrive sûrement. Allons le trouver ! Il nous dira peut-être de quel côté nous devons chercher. »
      7 Saül lui dit : « Si nous y allons, qu’est-ce que nous lui apporterons ? Nous n’avons plus de nourriture dans nos sacs, nous n’avons aucun cadeau, rien à lui donner. »
      8 Le serviteur répond : « J’ai une pièce de monnaie avec moi, je la donnerai à l’homme de Dieu. Alors il nous dira le chemin qu’il faut prendre. »
      9 Saül dit au serviteur : « Bonne idée ! Allons-y ! » Et ils vont à la ville où l’homme de Dieu se trouve. Ils rencontrent quelques jeunes filles qui descendent chercher de l’eau. Ils leur demandent : « Est-ce que le voyant est dans la ville ? » Autrefois, quand les Israélites allaient consulter Dieu, ils disaient : « Allons chez le voyant. » L’homme qu’ils appelaient « voyant », aujourd’hui, on l’appelle « prophète ».
      12 Les jeunes filles répondent : « Le voyant vient d’arriver juste avant vous. Il est venu en ville aujourd’hui. Car c’est le jour où il y a un sacrifice pour le peuple au lieu sacré. Dépêchez-vous !
      13 Vous le trouverez tout de suite en arrivant en ville. Ensuite, il montera au lieu sacré pour le repas. Le peuple ne doit pas manger avant son arrivée. C’est lui qui bénit le sacrifice. Les invités mangeront après. Allez-y maintenant ! Vous le trouverez tout de suite. »
      14 Saül et son serviteur continuent leur chemin. Puis ils entrent dans la ville. Au même moment, Samuel sort pour monter au lieu sacré. Il arrive près d’eux.
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