Paramètres de lecture

Afficher les numéros de versets
Mode dyslexique
Police d'écriture
Taille de texte

Merci à Bibles et Publications Chrétiennes pour la conception du processus d’affichage DYS.

Un outil révolutionnaire de lecture et d'étude de la Bible en ligne. Démarrez dès aujourd'hui le plan de lecture offert dont vous avez besoin.

SERVITEUR

(hébreu èbèd, naar, mecharéth ; grec doulos, païs, thérapôn, leitourgos, diaconos, latreûs)

doulos, voir Esclave ;

païs, c-à-d, enfant, est employé par extension pour les serviteurs et les esclaves envisagés comme appartenant à la famille :

les serviteurs d'Hérode (Mt 14:2), David serviteur de Dieu (Lu 1:69, Ac 4:25), Jésus en tant que Messie (Mt 12:18, Ac 3:13,26 4:27 30).
thérapôn n'est employé qu'une fois (Heb 3:5), pour désigner Moïse, serviteur, en tant qu'administrateur de la maison de Dieu (équiv, à leitourgos dans Heb 8:2, cf. Mt 24:45, Lu 12:42) ;

leitourgos, serviteur, ministre, plutôt dans le sens d'un service public (Heb 8:2, Ro 13:6), d'un sacerdoce (Ro 15:16, cf. Heb 1:7) ;

diaconos, employé surtout dans les épîtres de Paul et dans les Actes pour désigner un office se rapportant à l'activité pour Christ (1Th 3:2,1Co 3:5,2Co 3:6 6:4 11:23, Eph 3:7, Col 1:7,23,25 4:7 1Ti 4:6, cf. Jn 12:26), ou à un ministère de charité (Phi 1:1,1Ti 3:8,12, Ac 6:3, cf. Mt 4:11 où il est question du ministère des anges), d'où le mot et la fonction de diacre ;

latreûs n'est pas employé dans le N.T., mais le mot latreïa et le verbe latreueïn s'y retrouvent plusieurs fois pour indiquer le service de Dieu dans ses attributions morales, religieuses et cultuelles (Ro 9:4, Heb 9:1 Ro 12:1, où le mot est employé par opposition au service des idoles, cf. 1Ma 1:43 etc.) : cependant, traduire latreïa par « culte » au lieu de « service », c'est rétrécir la notion renfermée dans le texte et courir le risque de laisser croire que le service de Dieu peut s'enfermer dans la dévotion cultuelle. Ainsi, dans Mt 4:10 (qui vient directement de De 6:13) et dans Ro 12:1, le mot service répond mieux que le mot culte à l'idée exprimée dans le grec.

De tous ces textes et d'autres qu'on aurait pu citer, ressort le fait que la notion de servir, de serviteur, est une des données les plus importantes de la Bible, un mot d'ordre nouveau.

Notre humanité, dont l'origine est dans une rébellion de la créature contre les ordres du Créateur, confond volontiers le service avec la servitude. Servir, pour elle, c'est s'abaisser, s'asservir. « Ni Dieu ni maître ! » Cette formule moderne d'un sentiment qui est vieux comme le monde s'explique par le fait que le « service » a commencé dans la société humaine par l'esclavage, continué par le servage, et que l'Église, dans son histoire, a fait tout ce qui dépendait d'elle pour accréditer l'idée que Dieu protège les grands au détriment des petits. Le discrédit qui s'attache au mot servir n'en vient pas moins d'une fausse notion de la liberté ; ou, si l'on veut, d'une confusion entre la liberté véritable et une façon erronée de comprendre l'égalité. En dépit des mauvais bergers, le bon sens populaire se rend fort bien compte qu'une armée ne peut pas se composer que de généraux ni une usine ne renfermer que des directeurs. Il en est du corps social comme du corps humain. On ne peut s'y passer ni d'un cerveau qui pense ni de membres qui agissent sous son impulsion. Mais si le cerveau se comportait vis-à-vis des membres comme se comportent dans la société ceux qui commandent vis-à-vis de ceux qui obéissent, il n'y aurait pas sur la terre un seul corps en forme et en santé. Voilà pourquoi les chrétiens authentiques ne peuvent prendre leur parti de l'état de choses qui régit l'ensemble des hommes.

Mais ici, le point de vue de l'humanité selon l'Esprit est tout l'opposé du point de vue de l'humanité selon la chair. Celle-ci voudrait supprimer le service ; celle-là veut l'étendre à tous. Bien loin de voir dans le service un abaissement, une servitude, elle y voit une marque de grandeur et une source d'affranchissement. Il est frappant de voir la Bible, --écrite dans un milieu où régnait l'esclavage, où les mots serviteur et domestique sont dans la plupart des cas tant dans l'A. T, que dans le N.T. synonymes d'esclave--, établir des lois, formuler des revendications, développer une religion qui d'un bout à l'autre ont pour fondement la notion du service pour tous et l'égalité morale de tous les serviteurs devant Dieu.

La Bible ne flatte point l'homme ; elle ne l'illusionne pas. Elle lui dit que la créature déchue n'est pas libre par nature. Qu'elle a été créée par un Dieu bon, qu'elle a été déroutée par un pouvoir malfaisant, qu'elle n'a d'autre liberté que de choisir qui elle veut servir : l'infernal suggesteur qui achèvera de la perdre en la corrompant, ou le Créateur qui l'a faite à son image et qui la rétablira dans la liberté des enfants de Dieu en lui rendant le Saint-Esprit, si elle le sert avec fidélité. Ayant ainsi posé l'alternative du service humain, Jéhovah choisit pour la divine expérience le peuple d'Israël dont il entreprend l'éducation. L'histoire d'Israël n'est pas autre chose qu'un drame de service ; Israël est béni ou châtié suivant qu'il sert ou ne sert pas le Dieu bon qui l'appelle à être l'entraîneur de tous les peuples dans la voie du bien. La révélation aux patriarches, appelés serviteurs de Dieu (Ge 15:1,6 28:20-22 De 9:27), n'est pas autre chose qu'une révélation de service. Point de contenu nouveau de religion ou de morale ; ceci sera plus tard l'affaire de Moïse.

Pour le moment, Dieu ne demande à ses premiers témoins que la marche par la foi : « Quitte ton pays, ta patrie..., va dans le pays que je te montrerai..., et je te bénirai. » La récompense va toute à la fidélité du serviteur (Ge 12:1 17:3 28:20 et suivant, De 9:27). Moïse apporte aux tribus fugitives les principes religieux et moraux dans un décalogue qui fonde le droit divin sur le service rendu par Jéhovah aux enfants de Jacob (Ex 20) ; il ajoute à ses lois le commandement de l'amour : amour pour Dieu (De 6:5), amour pour le prochain (Le 19:18). L'amour est le nerf du service. Pour bien servir, il faut aimer (Jésus a fixé les rapports de l'amour et du service dans Jn 14:15-21). L'Israélite est donc par définition le serviteur de Jéhovah (De 10:12, Jos 24:14,1Sa 12:20 etc.). Serviteurs de Jéhovah, les Hébreux se doivent des services mutuels (Ex 20:12,26 Ex 21 Ex 22).

Les prophètes, développant la doctrine du service, montrent que dans la religion de Jéhovah, le Père du peuple élu, devoirs filiaux et devoirs fraternels sont inséparables (Am 5 Am 8, Os 4 et Os 5, Mic 6 et Mic 7, Esa 1, Jer 2, etc.). Israël doit même étendre ses services aux étrangers, à toute personne qui est dans le dénuement (Le 19:33, De 24:10 et suivants, etc.), car Jéhovah est aussi le Père de tous les hommes (Am 9:7, Mal 1:11) et veut que par l'exemple d'Israël toutes les nations arrivent à le servir (Esa 56:6 19:23 et suivants). En Israël, la vie fraternelle entre ceux qui possèdent et ceux qui ne possèdent pas, entre ceux qui commandent et ceux qui obéissent, doit être telle que personne ne doit souffrir de la pauvreté (De 15:4) ; et cette coopération dans le service mutuel ne doit pas avoir une cause intéressée comme ce fut le cas au Moyen âge pour l'amélioration du sort de l'état de servage depuis l'édit de Louis le Hutin en 1315 ; elle doit être inspirée par les sentiments du coeur et tout spécialement par la reconnaissance envers Dieu, qui depuis la sortie d'Egypte rend tous les jours à son peuple des services magnifiques (De 4:7 5:15, Os 2:10, Ps 116:12). Enfin la prophétie, se dépassant elle-même, annonce que l'oeuvre suprême de la compassion de Dieu sera la manifestation du Serviteur de Jéhovah (voir art.), dont le service sera de se dévouer, de souffrir, de mourir pour apporter à l'humanité, par son sacrifice volontaire, la lumière, la délivrance, le salut (Esa 42:1,9 52:13-53:12, cf. Ac 3:13-26 4:27 et suivants, Mt 12:17 et suivant).

Jésus paraît. Il vient, Fils unique de Dieu (Jn 3:16) porteur du message de réconciliation. Décidé à ramener les hommes dans le service de Dieu, mais décidé aussi à n'employer pour accomplir son oeuvre sainte que des moyens de sainteté, il se présente « non pour être servi, mais pour servir » (Mt 20:28). Serviteur parfait de son Père et serviteur parfait de ses frères, il parle, il agit, il censure, il appelle, il court le risque suprême (méditer le « peut-être » de la parabole des vignerons, Lu 20:13). Si les hommes refusent le service, il se substituera à eux et, dans son service, paiera la rançon de tous (de Mt 20:28, rapprocher 1Co 6:20 7:23, Heb 9:12 et Jn 12:32) ; voir Expiation. Par l'horreur et par l'attirance de sa mort, service d'avance accepte (Jn 10:18 12:27), il reconquerra pour Dieu le coeur des hommes, il les arrachera au service corrupteur de Satan pour les donner au service sanctifiant de Dieu (voir Régénération), --car il sait bien qu'on ne peut servir deux maîtres : Dieu et Mammon (Lu 16:13). Au cours d'un ministère de trois années consacré avant tout à former ses disciples au service, il leur montre ce qu'il en coûte de servir Dieu au sein d'une humanité déchue, malheureuse et rebelle. Celui qui sert n'aura pas à espérer recevoir de ses semblables ce qu'il mérite, mais il devra servir en aimant comme Jésus (Jn 15:12), en se dévouant pour les autres, pour relever les autres et les entraîner vers « la stature parfaite du Christ » (Eph 4:13). « Vous m'appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. Si donc moi... Je suis au milieu de vous comme celui qui sert... Je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme j'ai fait. Le serviteur n'est pas plus grand que son maître » (Jn 13:13 et suivants, Lu 22:24 et suivants). Par ces paroles et par son geste, Jésus associe ses disciples à l'oeuvre rédemptrice : « Vous boirez la coupe que je bois » (Mr 10:39), en attendant de pouvoir les associer à sa gloire : « Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera » (Jn 12:26,17:24, Mt 25:21), gloire à laquelle ils se prépareront en accomplissant les plus humbles services fraternels (Mt 10:42 25:31 et suivants). Pour le moment, et dans les conditions de la vie présente, servir est donc prendre l'attitude la plus noble qu'on puisse avoir sur la terre, puisque c'est s'identifier à Jésus-Christ et collaborer au sauvetage de l'humanité pour laquelle il a donné sa vie. Mais cela porte très loin ; car Satan se défendra, il ameutera contre les serviteurs de Dieu tous les forces du mal (Mt 10:24, Jn 15:20). Le service où l'on s'engage fera éclater les cadres où l'égoïsme et l'orgueil de la société humaine, parfois même de l'Église, ont établi leurs ambitions, leurs luttes, leur bien-être... (Mr 10:30, Mt 5:10:34 16:24 24:1-14)

Après son Maître, l'apôtre Paul, qui s'intitule dans ses épîtres le serviteur, l'esclave du Christ (doulos), marche héroïquement dans la voie royale du service. Rien de plus émouvant que son intérêt pour l'Église de Jérusalem qui, il le sait, n'a pas de sympathie pour lui. Il risque même sa vie pour apporter lui-même aux frères de Judée la collecte qu'il a provoquée en Macédoine et en Achaïe (Ro 15:26).

Aux Corinthiens, il rappelle le respect que l'on doit aux familles qui, comme celle de Stéphanas, se vouent « au service des saints » (1Co 16:15 et suivant ; voir aussi 2Co 9).

Dans l'épître aux Galates, il « développe longuement et ardemment l'idée que si Dieu a arraché le croyant à la servitude de la loi et l'a fait un homme libre, c'est en vue de ce grand et magnifique événement : cet homme se sert de sa liberté pour se faire par charité le serviteur des autres. » (Ga 5:13) (P. Doumergue, Servir, 1929, p. 313.)

Dans l'épître aux Philippiens, il montre en Jésus l'idéal du serviteur et exhorte ses lecteurs à lui ressembler (Php 2:5 et suivants). Dans Ro 12:9,21, il écrit la charte du service chrétien ; dans 1Co 13, il en chante l'hymne ; dans Ro 12:1, il en donne le principe : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps en sacrifice vivant, saint, et que Dieu puisse agréer ; c'est là votre service rationnel » (tên logikên latreïan humôn). On voit ici combien le chrétien, appelé à être le serviteur de Dieu et, pour Dieu, de ses frères, à la façon de Jésus-Christ, trahit la cause qui lui a été confiée, quand, réduisant le service aux dévotions, il se contente de célébrer des cultes et s'imagine être en règle avec Dieu quand il a bâti des temples, chanté des cantiques, accompli des rites, offert des prières et des dons.

Servir, ce n'est point non plus partager les utopies des théoriciens de ce monde qui s'imaginent, par des lois démocratiques ou par l'impérialisme de la force, par les progrès de la civilisation ou par le sang des révolutions, détruire l'inégalité et l'injustice qui régnent au sein des nations. Servir, c'est montrer aux gens du monde qu'on peut constituer dans ce monde, par la grâce du Christ, une société différente du monde, où ne règne plus la soif de jouir, de s'enrichir, de dominer (Lu 22:25-27). Ce service introduit ici-bas le serviteur, à l'imitation de son Maître, sur le chemin du renoncement et du sacrifice ; prêcher la croix n'y suffit plus, il faut la porter (Mt 10:38 16:24, Jn 15:20 etc.) ; mais en même temps ce service lui assure dès ici-bas, par la communion de son Maître, une double récompense : la puissance et la joie (Ac 1:8, Ro 8:37, Php 4:13 etc.).

Quand Jésus dit à ses disciples : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé » (Jn 4:34), il leur révéla que l'obéissance à Dieu est un aliment pour l'âme. Le service des hommes épuise, le service de Dieu fortifie et rend le plus faible invincible. (cf. 2Co 12:9) Le sentiment de cette force, l'expérience de victoire qu'elle assure, les espérances qu'elle légitime remplissent le coeur d'une allégresse que le monde ne connaît pas et qui domine les tribulations du monde. « Nul ne vous ravira votre joie » (Jn 16:22,15:11, et les Béatitudes : Mt 5:12). C'est ainsi que Pierre et Jean se retirèrent de devant le Sanhédrin pleins de joie d'avoir été jugés dignes de souffrir pour le nom de Dieu (Ac 5:41), que Paul et Silas chantaient des cantiques dans la nuit du cachot (Ac 16:25), que les huguenots entonnaient sur le chemin du supplice : « La voici l'heureuse journée », et qu'à la fin de sa vie Whitefield pouvait dire : « O Dieu, je me suis fatigué à ton service, mais non pas de ton service. » Alex. W.

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !


Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
  • Contenus
  • Versions
  • Commentaires
  • Strong
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Versets favoris

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Créer un verset illustré

Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Versets relatifs

    • Ces vidéos ne sont pas disponibles en colonnes en dehors de la vue Bible.

      Genèse 12

      1 Le Seigneur dit à Abram : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père et va dans le pays que je te montrerai.

      Genèse 15

      1 Le Seigneur apparut à Abram et lui dit : « N’aie pas peur, Abram ! Je suis ton protecteur et je te donnerai une grande récompense. »
      6 Abram eut confiance dans le Seigneur. C’est pourquoi le Seigneur le considéra comme juste.

      Genèse 17

      3 Abram se jeta le visage contre terre et Dieu reprit :

      Genèse 28

      20 Jacob prononça ce vœu : « Si le Seigneur est avec moi et me protège sur ma route, s’il me donne de quoi manger et m’habiller,

      Exode 20

      1 Voici les paroles que Dieu adressa à Israël :
      2 « Je suis le Seigneur ton Dieu, c’est moi qui t’ai fait sortir d’Égypte où tu étais esclave.
      3 « Tu n’adoreras pas d’autres dieux que moi.
      4 « Tu ne te fabriqueras aucune idole, aucun objet qui représente ce qui est dans le ciel, sur la terre ou dans l’eau sous la terre ;
      5 tu ne t’inclineras pas devant des statues de ce genre, tu ne les adoreras pas. En effet, je suis le Seigneur ton Dieu, un Dieu exigeant. Si quelqu’un est en tort à mon égard, j’interviens contre lui et ses descendants, jusqu’à la troisième ou la quatrième génération ;
      6 mais je traite avec bonté pendant mille générations ceux qui m’aiment et obéissent à mes commandements.
      7 « Tu ne prononceras pas mon nom de manière abusive, car moi, le Seigneur ton Dieu, je tiens pour coupable celui qui agit ainsi.
      8 « N’oublie jamais de me consacrer le jour du sabbat.
      9 Tu as six jours pour travailler et faire tout ton ouvrage.
      10 Le septième jour, c’est le sabbat qui m’est réservé, à moi, le Seigneur ton Dieu ; tu ne feras aucun travail ce jour-là, ni toi, ni tes enfants, ni tes serviteurs ou servantes, ni ton bétail, ni l’étranger qui réside chez toi.
      11 Car en six jours j’ai créé le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, puis je me suis reposé le septième jour. C’est pourquoi moi, le Seigneur, j’ai béni le jour du sabbat et je veux qu’il me soit consacré.
      12 « Respecte ton père et ta mère, afin de jouir d’une longue vie dans le pays que moi, le Seigneur ton Dieu, je te donne.
      13 « Tu ne commettras pas de meurtre.
      14 « Tu ne commettras pas d’adultère.
      15 « Tu ne commettras pas de vol.
      16 « Tu ne prononceras pas de faux témoignage contre ton prochain.
      17 « Tu ne convoiteras rien de ce qui appartient à ton prochain, ni sa maison, ni sa femme, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne. »
      18 Tous les Israélites entendirent les coups de tonnerre et la sonnerie de trompette, tous virent les éclairs et la montagne fumante ; ils se mirent à trembler de peur et se tinrent à distance.
      19 Ils dirent à Moïse : « Parle-nous toi-même, et nous t’écouterons ; mais que Dieu ne nous parle pas directement, sinon nous mourrons. »
      20 Moïse leur répondit : « Ne craignez rien ! Si Dieu s’est approché de vous, c’est pour vous mettre à l’épreuve ; il veut que vous reconnaissiez son autorité et que vous ne commettiez pas de péché. »
      21 Les Israélites restèrent donc à distance, tandis que Moïse s’approchait de l’épais nuage où se tenait Dieu.
      22 Le Seigneur dit à Moïse : « Voici ce que tu transmettras de ma part aux Israélites : “Vous l’avez vu, c’est du haut du ciel que je me suis adressé à vous.
      23 Vous ne vous fabriquerez pas d’idoles en argent ou en or, pour adorer d’autres dieux à côté de moi.
      24 Vous me construirez un autel de terre, sur lequel vous m’offrirez vos moutons, vos chèvres et vos bœufs en sacrifices complets ou en sacrifices de communion. Et moi, je viendrai vous bénir en tout endroit où je manifesterai ma présence.
      25 Si vous me construisez un autel de pierres, ne le faites pas en pierres de taille, car en taillant les pierres au ciseau, vous les rendriez impropres à un usage sacré.
      26 Vous ne me construirez pas un autel auquel on accède par des marches, afin que l’on n’aperçoive pas d’en bas la nudité de celui qui y monterait.” »

      Exode 21

      1 Le Seigneur ajouta : « Voici d’autres règles que tu exposeras aux Israélites :
      2 Quand vous achèterez un esclave hébreu, il sera esclave pour six ans ; la septième année il pourra s’en aller librement sans rien devoir à personne.
      3 S’il était célibataire quand il est devenu esclave, il s’en ira seul ; s’il était marié, sa femme s’en ira avec lui.
      4 Si c’est son maître qui lui donne une femme, et que celle-ci mette au monde des enfants, garçons ou filles, la femme et les enfants resteront propriété du maître, et l’homme s’en ira seul.
      5 Si par contre l’homme déclare aimer son maître, sa femme et ses enfants, et ne désire pas les quitter pour être libre,
      6 le maître en prendra Dieu à témoin ; il placera l’homme contre la porte ou contre le montant de porte de sa maison, et là, il lui percera l’oreille au moyen d’un poinçon. Dès lors l’homme sera pour toujours à son service.
      7 « Quand un homme vendra sa fille comme esclave, celle-ci ne retrouvera pas sa liberté dans les mêmes conditions qu’un esclave mâle.
      8 Si son maître l’a achetée pour en faire une de ses femmes, puis s’en désintéresse, il doit laisser le père la racheter ; il n’a pas le droit de la vendre à des étrangers : ce serait une trahison.
      9 S’il l’a achetée pour la donner à son fils, il la traitera selon le droit applicable aux filles.
      10 Si le maître prend une autre femme, il ne diminuera en rien ce qu’il doit à la première, en fait de nourriture, de vêtements ou de relations conjugales.
      11 S’il ne lui donne pas satisfaction dans ces trois domaines, elle pourra reprendre sa liberté sans rien devoir à personne. »
      12 « Celui qui frappe et tue un être humain doit être mis à mort.
      13 Toutefois s’il n’y a pas eu de guet-apens, s’il s’agit d’un accident que Dieu n’a pas empêché, l’auteur de l’accident pourra se réfugier dans un endroit que je vous indiquerai.
      14 Par contre, si dans un geste de haine un homme en tue un autre, par ruse, vous l’arrêterez pour le mettre à mort, même s’il s’est réfugié près de mon autel.
      15 « Celui qui frappe son père ou sa mère doit être mis à mort.
      16 « Celui qui enlève une personne doit être mis à mort, qu’il ait vendu sa victime ou qu’on la trouve encore chez lui.
      17 « Celui qui maudit son père ou sa mère doit être mis à mort. »
      18 « Supposons que, au cours d’une dispute, un homme en frappe un autre du poing ou avec une pierre, et que la victime ne meure pas mais doive seulement s’aliter ;
      19 si elle peut de nouveau se lever et se promener dehors, avec une canne, celui qui a frappé ne sera pas condamné, à condition de dédommager la victime pour son temps d’immobilisation et de payer les frais de guérison.
      20 « Si quelqu’un, à coups de bâton, bat à mort son esclave, homme ou femme, il doit être puni.
      21 Toutefois si la victime survit un jour ou deux, il ne doit pas être puni, car elle était sa propriété.
      22 « Si, au cours d’une dispute entre hommes, une femme enceinte est heurtée et que cela provoque un accouchement prématuré, mais sans conséquence grave pour la femme, le coupable devra payer, après arbitrage, l’indemnité réclamée par le mari.
      23 Mais s’il en résulte une conséquence grave pour la femme, le coupable sera puni : vie pour vie,
      24 œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied,
      25 brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, coup pour coup.
      26 « Si quelqu’un frappe son esclave, homme ou femme, et lui crève un œil, il accordera la liberté à la victime, en compensation de son œil.
      27 S’il lui casse une dent, il lui accordera de même la liberté, en compensation de sa dent.
      28 « Si un taureau tue à coups de cornes un homme ou une femme, on le mettra à mort en lui jetant des pierres. On ne pourra pas en manger la viande. Quant au propriétaire, il ne sera pas tenu pour responsable.
      29 Toutefois si le taureau avait déjà l’habitude de donner des coups de cornes et que le propriétaire, averti, ne l’ait pas surveillé, si alors l’animal cause la mort de quelqu’un, il sera tué à coups de pierres, et son propriétaire aussi sera mis à mort.
      30 Si on admet que le propriétaire puisse verser une rançon pour sauver sa vie, il devra payer à titre de compensation la somme qu’on lui imposera.
      31 Si le taureau tue à coups de cornes un enfant, garçon ou fille, les mêmes mesures seront applicables.
      32 Si le taureau tue un esclave, homme ou femme, le propriétaire de l’animal devra verser trente pièces d’argent au maître de la victime, et le taureau sera tué à coups de pierres.
      33 « Si un homme ouvre ou creuse une citerne, néglige de la recouvrir, et qu’un bœuf ou un âne tombe dedans,
      34 le propriétaire de la citerne devra verser une compensation en argent au propriétaire de l’animal. Mais dans ce cas, le cadavre de l’animal lui reviendra.
      35 « Si le taureau de quelqu’un blesse à mort le taureau d’un autre homme, on vendra le taureau vivant, puis les deux propriétaires se partageront l’argent et l’animal mort.
      36 Toutefois si le taureau était déjà connu pour donner des coups de cornes et que le propriétaire ne l’ait pas surveillé, celui-ci devra remplacer le taureau mort par un vivant. Mais dans ce cas, le cadavre de l’animal lui reviendra en entier. »
      37 « Si un homme vole un bœuf, un mouton ou une chèvre, puis qu’il tue ou vende l’animal, il devra donner cinq bœufs, ou quatre moutons, ou quatre chèvres comme compensation au propriétaire.

      Exode 22

      1 « Si un voleur est surpris la nuit en flagrant délit d’effraction et qu’il reçoive un coup mortel, on ne considérera pas cela comme un meurtre ;
      2 mais si la chose arrive alors que le soleil est levé, c’est un meurtre. Si un voleur n’a pas les moyens d’indemniser sa victime, il sera vendu comme esclave.
      3 « Si une bête volée, bœuf, âne, mouton ou chèvre, est retrouvée vivante chez le voleur, il devra alors restituer cette bête-là plus une autre. »
      4 « Si un homme laisse son bétail brouter le champ ou la vigne d’un autre propriétaire, il devra donner comme compensation les produits de son meilleur champ ou de sa meilleure vigne.
      5 « Si un homme brûle des buissons épineux et que le feu s’étende à des gerbes de blé, à des épis mûrs ou même à du blé encore en herbe, en tant que responsable de l’incendie, il devra indemniser le propriétaire.
      6 « Si un homme reçoit en dépôt d’un autre de l’argent ou des objets de valeur, et qu’un voleur s’en empare dans sa maison, le voleur, s’il est retrouvé, devra rembourser le double.
      7 Si le voleur n’est pas retrouvé, l’homme qui a reçu le dépôt prendra Dieu à témoin et jurera qu’il ne s’est pas emparé lui-même des biens de l’autre.
      8 Dans toute affaire litigieuse concernant un bœuf, un âne, un mouton ou une chèvre, un manteau ou n’importe quel objet perdu, les deux personnes revendiquant la propriété de l’animal ou de l’objet devront se présenter devant Dieu : celle que Dieu déclarera coupable devra restituer le double à l’autre.
      9 « Supposons qu’un homme confie à la garde de son voisin un âne, un bœuf, un mouton, une chèvre ou toute autre bête, et que la bête meure, se blesse ou soit enlevée par des pillards sans que personne en soit témoin ;
      10 le voisin devra alors prêter serment au nom du Seigneur et jurer qu’il ne s’est pas emparé lui-même du bien de l’autre. Le propriétaire de l’animal acceptera ce serment et le voisin n’aura pas de compensation à verser.
      11 Par contre, si le voisin s’est fait voler l’animal chez lui, il devra indemniser le propriétaire.
      12 Si l’animal a été tué par une bête sauvage, l’homme devra en apporter les restes comme preuve, et dès lors, il n’aura rien à rembourser.
      13 « Si un homme emprunte une bête à son voisin et que la bête se blesse ou meure en l’absence du propriétaire, l’emprunteur devra la rembourser.
      14 Par contre, si le propriétaire était présent, l’emprunteur n’aura rien à rembourser. Si la bête était prise en location, le prix de location sera considéré comme remboursement. »
      15 « Si un homme séduit une jeune fille qui n’est pas encore fiancée et qu’il couche avec elle, il devra l’épouser, en remettant au père le cadeau traditionnel.
      16 Si le père refuse de la lui accorder, le séducteur devra quand même lui verser l’équivalent en argent du cadeau traditionnel remis pour pouvoir épouser une jeune fille.
      17 « Vous ne devez pas laisser vivre une femme qui pratique la sorcellerie.
      18 « Celui qui s’accouple à un animal doit être mis à mort.
      19 « Celui qui offre des sacrifices à des dieux étrangers au lieu d’en offrir seulement au Seigneur doit être mis à mort.
      20 « Vous ne devez pas maltraiter ou exploiter les étrangers installés chez vous ; rappelez-vous que vous étiez aussi des étrangers en Égypte.
      21 N’opprimez pas non plus les veuves et les orphelins.
      22 Si vous les opprimez, ils m’appelleront à leur secours, moi, le Seigneur, et je vous assure que j’entendrai leur appel.
      23 Je me mettrai en colère et je vous ferai mourir à la guerre ; alors ce seront vos femmes qui deviendront veuves et vos enfants orphelins.
      24 « Si vous prêtez de l’argent à un compatriote pauvre, n’agissez pas comme les autres créanciers, ne lui réclamez pas d’intérêts.
      25 « Si vous prenez en gage le manteau de quelqu’un, rendez-le-lui avant le coucher du soleil,
      26 car il n’a que cela pour se couvrir et protéger son corps. S’il en est privé, dans quoi s’enveloppera-t-il pour se coucher ? Il m’appellera au secours et je l’entendrai, car je suis un Dieu bienveillant.
      27 « Vous ne devez ni m’insulter, moi, votre Dieu, ni maudire le chef de votre peuple.
      28 « Vous devez m’apporter sans retard la part qui me revient de vos moissons et de vos vendanges. « Vous devez me consacrer l’aîné de vos fils.
      29 « En ce qui concerne le premier petit d’une vache, d’une brebis ou d’une chèvre, on doit le laisser pendant sept jours auprès de sa mère ; le huitième jour, offrez-le-moi en sacrifice.
      30 « Vous devez m’appartenir sans restriction. Ne consommez donc pas la viande d’un animal qui a été déchiré par des bêtes sauvages ; jetez-la aux chiens. »

      Lévitique 19

      18 Ne vous vengez pas et ne gardez pas de rancune contre vos compatriotes. Chacun de vous doit aimer son prochain comme lui-même. Je suis le Seigneur.
    • Ajouter une colonne
Afficher tous les 414 versets relatifs
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.