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TEMPS

Certains auteurs bibliques semblent avoir considéré le temps historique, celui qui a eu un « commencement » (Ge 1:1, Jn 1:1), comme un moment dans l'immensité de la durée (éternité), destiné à avoir une fin (Ap 10:6). Pour Dieu, « mille ans sont comme un jour » (2Pi 3:8, Ps 90:4). Nous n'avons pourtant pas à nous occuper des systèmes modernes concevant Dieu comme hors du temps ; cette préoccupation métaphysique est à peu près étrangère aux auteurs sacrés. Il s'agit ici, plus simplement, des divisions du temps adoptées par les hommes, où s'encadrent événements et circonstances de la Bible.

I Ancien Testament.

1.

LE JOUR.

La succession des jours et des nuits a toujours imposé la première division du temps, par l'obligatoire interruption du sommeil dans le cours de la pensée et de l'activité. Ce cadre enferme le récit sacerdotal de la création : (Ge 1) la séparation du jour et de la nuit marque le premier jour, avant toute autre manifestation, et les astres n'apparaissent que le 4 e jour, ce qui prouve l'agencement artificiel du système (voir Création, t. I, p. 250). Remarquer que chaque jour y est formé d'un soir et un matin, parce que pour les Hébreux la journée commence le soir, au coucher du soleil. Il va de soi que la notion d'aujourd'hui entraîne celle d'hier et de demain (Ex 5:14 8:23, Lu 13:32 et suivant, cf. Heb 13:8).

Les subdivisions quotidiennes : soir, matin, midi (Ps 55:18, etc.), avaient leur grande valeur pour des chasseurs ou des pêcheurs, des nomades, des agriculteurs, comme pour des gens sédentaires dont les occupations suivent plus ou moins le cours de la journée. Mais c'étaient trois étapes approximatives, presque continuellement apparentes par la position du soleil au-dessus de l'horizon, plutôt qu'à proprement parler des heures, qui ne parvinrent aux Juifs que par la civilisation romaine. On désignait plutôt des moments : par exemple la brise du soir (Ge 3:8, cf. Job 24:15), sur le soir =de nuit (Ex 12:18), l'aurore (Ge 19:15 32:24), la chaleur du jour (Ge 18:1,1Sa 11:9), ou bien des habitudes ménagères ou rituelles assez régulières (Ge 24:11,1Ro 18:29, Esd 9:4, Da 9:21). La curieuse expression : « entre les deux soirs » (Ex 12:6 29:39), a été interprétée de deux manières : entre le déclin du soleil à partir de 15 heures et sa disparition (Juifs, Talmud), ou bien entre sa disparition et le crépuscule (Samaritains). La nuit était divisée en trois veilles d'environ quatre heures chacune : la veille du milieu ou seconde veille (Jug 7:19) allait de 22 h. à 2 h. ; la veille du matin (Ex 14:24,1Sa 11:11), de 2 h. à 6 h. Pour la mystérieuse mesure du temps, dans le « signe » donné par Ésaïe à Achaz (2Ro 20:9,11), voir Cadran d'Achaz.

Les divers moments avaient leurs caractères propres. Pour les Israélites pieux, le matin était l'heure entre toutes favorable à la prière (Ps 5:4 59:17 88:14 92:2 et suivant) ; mais la prière quotidienne avait trois moments consacrés : matin, midi, soir (Ps 55:18). L'heure de midi (1Ro 18:27,29,2Ro 20:16) était celle de la grande lumière et de la forte chaleur (Am 8:9, De 28:29, Job 5:14, Esa 59:10 etc.), moment du repas (Ge 43:16), et du repos des gens (2Sa 4:5) et des troupeaux (Ca 1:7), emblème de sécurité (Jer 15:8, Sop 2:4), de clarté (Ps 37:6, Job 11:17), de bénédictions (Esa 58:10). Son ardeur brûlante était aussi connue pour dangereuse (Sir 34:19 43:3, cf. Ps 121:6). Dans Ps 91:5,6 quatre locutions poétiques évoquent des dangers permanents, « de nuit, de jour, dans les ténèbres, en plein midi », qui peuvent tous désigner la peste, citée dès le verset 3 ; dans la quatrième, « la mortalité qui sévit en plein midi », les LXX, la Vulg, et la Pechitto ont rattaché le verbe hébreu yâchoud (=sévir) à chéd, nom des démons (voir ce mot), d'où leurs traductions : « l'accident, le démon de midi » ou « le souffle du démon de midi », expression que la littérature moderne a appliquée à des tentations de l'âge mûr, ce qui introduit un tout autre ordre d'idées.

2.

LA SEMAINE.

Ses désignations en hébreu signifient : sept ou sabbat. On sait l'importance mystique du chiffre sept (voir Nombre, III) ; c'est à ce caractère sacré que l'on doit la semaine, quart approximatif du mois lunaire, laquelle a été transportée dans le récit de la Création (Ge 1). La première mention explicite de la semaine est faite à propos de Jacob (Ge 29:27 et suivant), et appliquée à une semaine d'années. Pour le système sabbatique construit sur le chiffre sept, voir Sabbat. Le 10 e jour est aussi mis à part quelquefois comme exceptionnel (Ex 12:3, Le 16:29, Jos 4:19,2Ro 25:1). Les jours de la semaine étaient simplement désignés par leur chiffre, le 7 e seul ayant un nom : le sabbat.

3.

LES SAISONS.

Une des promesses de Dieu après le déluge garantit que les saisons ne seront plus bouleversées (Ge 8:22). Il n'est fait mention expresse dans la Bible que de l'été et de l'hiver (Ps 74:17, Jer 8:20 36:22, Za 14:8 etc.), les deux saisons dominantes en Orient, celle de la sécheresse et celle de la pluie (voir Palestine, V). Mais la poétique description de Ca 2:11 et suivant salue l'arrivée du printemps, dont le nom n'apparaît que dans l'expression : la pluie du printemps, ou pluies d'arrière-saison qui terminaient l'hiver (Job 29:23, Pr 16:15, Jer 3:3 etc.). Voir, Sag 7:17 s, la place des saisons dans la succession du temps. Les indications chronologiques fondées sur les travaux des champs sont malgré tout inévitablement imprécises, variables d'une région à une autre (Ge 8:22, Ex 34:21, Le 26:5, Ru 1:22,2Sa 21:9). L'archéologue Macalister a trouvé à Guézer une sorte de calendrier agricole, un peu antérieur à l'exil, indiquant la correspondance de huit travaux de culture en cette région avec les périodes successives de l'année (Rev. Bbl., 1909). Toutefois, les saisons n'ont jamais été prises comme unités officielles pour la mesure du temps. i. Le mois. La division la plus naturelle, après celle des jours et des nuits, est en effet le mois, fixé par les phases de la lune (voir ce mot). La réapparition de la nouvelle lune était le signal de réjouissances (1Sa 20:5, No 10:10 etc.), et l'on fêtait aussi la pleine lune (Ps 81:4). C'est que pour les primitifs, les bergers, les cultivateurs, les nuits sans lune sont les plus redoutables. Les deux termes hébraïques qui désignent le mois signifient, l'un la lune, l'autre la nouveauté. Mais certains noms de mois furent déterminés par les saisons. Tels, les vieux noms des mois anciens qui se trouvent dans l'A.T. :

Abib (=jeunes épis) est un mois du printemps (Ex 13:4) ;

le nom du mois suivant, Ziv (1Ro 6:1-37), est interprété par les Targums : éclat des fleurs ;

Êthanim (=ruisseaux d'eau courante) est un mois d'automne (1Ro 8:2) ;

le nom du mois suivant, mois des pluies, est Bul (1Ro 6:37). Les deux derniers apparaissent dans des inscriptions phéniciennes et cypriotes, qui confirment leur origine cananéenne et leur antiquité.

L'exil fit connaître aux Israélites les mois babyloniens, qu'ils conservèrent après leur retour en Palestine. Sept sur douze sont mentionnés dans l'A.T. :

Nisan, l'ancien Abib, correspond à mars-avril (Ne 2:1, Est 3:7) ;

Iyyar, l'ancien Ziv, avril-mai, est cité par Josèphe (Ant.) ;

Sivan, mai-juin (Est 8:9) ;

Thammouz, juin-juillet, doit son nom (ou l'a donné) au dieu babylonien d'origine sumérienne dont la fête se célébrait à cette époque de l'année, fin de toute végétation ou flore printanière (voir Thammuz) ;

Ab, juillet-août, nommé par Josèphe ;

Ëlul, août-septembre (Ne 6:15, 1Ma 14:27) ;

Tisri, l'ancien E thanim, septembre-octobre, cité par Josèphe ;

Marchesvan, l'ancien Bul, octobre-novembre ;

Kisleu, novembre-décembre (Za 7:1, Ne 1:1 ; Chasleu : 1Ma 1:34 4:59,2Ma 1:9,18 10:5) ;

10° Tébeth, décembre-janvier (Est 2:16) ;

11° Sébat, janvier-février (Za 1:7 ; Sabat : 1Ma 16:14) ;

12° Adar, février-mars (Est 3:7, Esd 6:15, 1Ma 7:43), le dernier mois, était suivi de temps en temps d'un second Adar, treizième mois occasionnel destiné à rétablir l'accord entre l'année lunaire et l'année solaire.

5.

L'ANNEE.

En effet, les mois lunaires n'ayant que 29 à 30 jours, l'année lunaire a environ 11 jours de moins que l'année solaire (la durée totale du déluge, jusqu'au rétablissement de la terre sèche, d'après Ge 7:11 et Ge 8:11, est sans doute évaluée à 12 mois lunaires plus 10 jours, soit une année solaire ; mais les données des textes hébreux et grecs marquent ici des divergences et des complications qui montrent une chronologie encore mouvante lors de la composition du récit). Il fallait donc tous les deux ou trois ans combler l'écart par un mois supplémentaire. Le sanhédrin procédait à cet égard d'une manière assez primitive : voir Chronologie du N.T., t. I, pp. 200, 201. On n'a pas encore pu interpréter convenablement la chronologie donnée dans Ge 5.

Avant l'exil, l'année israélite, qui avait été jusque-là celle d'un peuple agricole, commençait fort probablement à l'automne, à la fin des récoltes et du battage. Ainsi, la fête des Récoltes se célébrait à la fin de l'année (Ex 23:16 34:22) ; ce devait être la grande fête du renouvellement, ou du Nouvel An (voir Fêtes, I, 4). Cette célébration religieuse devait rester fixée à cette saison, même après l'adoption du calendrier babylonien pour l'année civile juive, qui commença dès lors à l'équinoxe de printemps. Il y eut donc deux calendriers : l'un religieux, dont aujourd'hui encore les Juifs pratiquants célèbrent le premier de l'an, et qui commença d'abord au 10 e jour du 7 e mois civil (Le 25:9, cf. Eze 40:1), plus tard au 1 er jour de ce mois (Le 23:24, No 29:1), dates qui correspondent au 21 septembre ou au 1er octobre ; l'autre calendrier, civil, partait du 1er jour du 1er mois (Nisan), correspondant à notre 21 mars.

Le rythme de l'année israélite suivait la vie agricole, et c'est autour de ses grandes dates que se fixèrent les manifestations religieuses et sociales d'Israël : les fêtes de la Pâque (14e jour du 1er mois), des Semaines ou Pentecôte (3e mois), des Trompettes ou des Tabernacles (7e mois), du Jeûne (7e mois), de la Dédicace (9e mois) et de Purim (12e mois). Voir Fêtes.

Les Apocryphes font allusion à deux autres calendriers.

Le macédonien. Le nom du mois dit Dioscorinthien dans 2Ma 11:21 ne se trouve pas ailleurs ; ce peut être une confusion, soit avec le 12 e mois macédonien, Dystros, qui correspond à mars, et qui est mentionné dans le ms. du Sinaï de Tob 2:12, soit avec le mois de Dios (corresp. à novembre), ou bien une création par ailleurs inconnue due à Antiochus, Épiphane. Le Xanthicus, nommé plus loin (2Ma 11:30,33,37), est le 1er mois (corresp. à avril).

Le calendrier égyptien est représenté dans 3Ma 6:38 par les mois de Pachon et d'Êpiphi, le 9 e et le 11 e ; les 40 jours indiqués là (cf. 4:15), du 25 Pachon au 4 Êpiphi, correspondent à la période : 20 mai-28 juin, et les 3 jours du 5 au 7 Êpiphi =29 juin-1 er juillet.

6.

LES AUTRES PERIODES.

Dans certains passages de Daniel, le mot temps (araméen îddân), déterminé numériquement, est la désignation apocalyptique d'une année (Da 4:16,23,25,32) ; la période indiquée dans Da 7:23 représente 1 + 2+1/2 =3 an et suivant 1/2 ce qui fut la durée des persécutions d'Antiochus (168 à 165 av. J. -C.) ; cette expression reparaît dans Ap 12:11.

Les périodes plus longues sont celles de 7 ans (De 16:1,12), années sabbatiques, et celles de 7 fois 7 ans, suivies du jubilé de la 50 e année (voir Sabbat, II et III) ; mais elles ne paraissent que pour les prescriptions cérémonielles (Le 25), et dans la pratique ne servaient pas à la mesure du temps. Des périodes à chiffres ronds (7, 10, 40) sont couramment indiquées, notamment celle de 40 ans qui correspond approximativement à une génération humaine (voir Nombre, III), mais sans se prêter à des calculs positifs (cf. pourtant Lettre de Jérémie 3).

Certains grands événements ont plus ou moins servi de points de départ pour le compte des années : l'exode, ou sortie d'Egypte (1Ro 6:1), l'exil en Babylonie (Eze 33:21 40:1), un mémorable tremblement de terre (Am 1:1, cf. Za 14:5) ; mais aucune de ces dates n'a ouvert une ère officielle (voir Rois [livre des], parag. 4). L'année 312 av. J. -C, où Séleucus Ier prit Babylone, fut le début de l'ère séleucide (1Ma 1:10), qui fut de longue durée, tandis que l'ère juive qui lui fut opposée sous les Macchabées, partant de l'accession du grand-prêtre Simon (1Ma 13:41 14:27), ne se maintint que fort peu de temps. Pour les computs chronologiques de l'antiquité, voir Chronol. de l'A.T.

II Nouveau Testament.

A l'époque de Jésus, le système des heures est décidément adopté ; mais on distingue entre les heures du jour (Jn 11:9), du matin au soir, et les veilles de la nuit, du soir au matin.

Les heures se comptent suivant la journée moyenne du temps des équinoxes, donc de 6 h. du matin à 6 h. du soir ; dans la pratique on cite surtout les heures multiples de 3, comme les plus faciles à évaluer d'après la hauteur du soleil (ce qui en trahit l'approximation) : la 3° heure =vers 9 h. du matin (Mr 15:25, Ac 2:15), la 6 e =vers midi (Mr 15:33, Ac 10:9), la 9 e =vers 3 h. de l'après-midi (Mr 15:33 et suivant et parallèle, Ac 3:1 10:30). On pense généralement que le 4 e évang, compte de la même manière, ce qui supposerait de sa part l'intention de rectifier une donnée de Marc : Jésus condamné vers midi (Jn 19:14), et non pas crucifié vers 9 h. (Mr 15:25) ; mais il n'est pas impossible que Jean ait adopté un compte analogue au nôtre, déjà connu chez les Romains, qui nous donnerait dans ce cas 6 h. du matin (Jn 19:14), et dans les autres 10 h. du matin (Jn 1:39), 6 h. du soir (4e), 7 h. du matin ou du soir (Jn 4:52). Pour la valeur figurée de « l'heure », voir ce mot.

Pour la division de la nuit en veilles, (cf. Ps 63:7 90:4 119:148, La 2:19) les trois veilles de quatre heures (A.T.) ont été remplacées par quatre veilles romaines, de trois heures chacune, clairement désignées dans Mr 13:35 : le soir (18 h. à 21 h.), minuit (21 h. à 24 h.), chant du coq (24 h. à 3 h.), matin (3 h. à 6 h.). Les rabbins attachaient une certaine importance à la veille du « chant du coq » : (cf. 3Ma 5:23) leur liturgie contient encore une prière pour ce moment-là ; on connaît la dramatique allusion de Jésus à Pierre au sujet de son reniement (Lu 22:34-60). Les 2 e et 3 e veilles sont aussi mentionnées par Jésus dans ses exhortations à la vigilance (Lu 12:38). La 4e veille, à la fin de la nuit, fut le moment de son arrivée sur la mer auprès de ses apôtres (Mr 6:48, Mt 14:25).

La désignation des jours chez les Juifs dépendait du jour sacré, celui du repos, le sabbat (voir ce mot), équivalent de notre samedi. La veille était le jour de sa préparation (voir ce mot), paraskeuê (Mt 27:62, Lu 23:54, Jn 19:31,42) ou prosabbaton (Mr 15:42). Il commençait le vendredi au coucher du soleil : fait capital pour la chronologie de la Passion. Le premier jour de la semaine est celui de la résurrection de Jésus (Mr 16:2 et parallèle), il devient bientôt pour les chrétiens « le jour du Seigneur » (voir art.), comme l'écrit le Voyant (Ap 1:10). Dans le judaïsme, le sabbat, les fêtes, les jeûnes avaient créé en quelque sorte une hiérarchie des valeurs entre jours, mois, années, à observer ; l'apôtre Paul voit dans ces préoccupations de « pauvres rudiments », périmés avec l'Évangile (Ga 4:9), et, tout en respectant les convictions des frères conservateurs en ce domaine (Ro 14:5 et suivant), il proclame la liberté chrétienne devant les ordonnances anciennes, « ombre des choses à venir » (Col 2:16 et suivant).

Mêmes mentions de saisons dans le N.T. que dans l'A.T. : été (Mr 13:28 et parallèle), hiver (Mr 13:18, Jn 10:22,1Co 16:6, Ac 28:11, Tit 3:12,2Ti 4:21) ; elles servent souvent à marquer une vague chronologie sans dates, mais complétée occasionnellement par les fêtes juives, points de repère au cours des années. Pour les préoccupations de chronologie du 4 e évang, autour de ces fêtes, voir Jean (évangile). Pour les précisions de temps dans le 3 e évang, et les Actes, voir Luc (évangile) ; le point de repère chronologique remarquable entre tous est celui par lequel cet évangile situe dans l'histoire générale l'apparition de Jean-Baptiste peu avant Jésus-Christ, par une énumération détaillée des personnages officiels alors en fonctions (Lu 3:1,2). Mais l'on sait que les plus anciens documents relatifs à l'ère chrétienne sont les calculs, d'ailleurs faux d'environ 4 ans, du moine Denys le Petit au VI e siècle seulement. La notion, en somme fort lâche, de génération (voir ce mot), rencontrée dans l'A.T., se trouve au seuil du N.T., comme charpente toute théorique de la généalogie de J. -C. (voir art.), dans l'évangile de Matthieu (Mt 1:17). Au delà de cette durée, dans toute la Bible il s'agit d'âges, longues périodes indéfinies, compensant l'absence de la notion trop arithmétique de siècle (voir ce mot).

Les deux expressions du N.T. : temps (khronoi) et moments (kairoi) , quelquefois réunies, déjà dans l'A. T, (cf. Sag 8:8 ; au singulier, Ec 3:1), sont ordinairement interprétées comme suit (cf. Trench, Syn. N.T., parag. 57). Le temps (khronos), la durée la plus étendue, se divise en moments particuliers, ou saisons (kaïroi) : des figues (Mr 11:13), de la moisson (Mt 13:30), de la mort du Christ (Ro 5:6), etc. Ainsi la version des LXX fait suivre très justement le khronos de Ec 3:1 de tous les kaïroï des sept versets suivants : litt., un moment pour naître et un moment pour mourir, etc. Dans un papyrus du II e siècle av. J. -C., une simple femme supplie son mari de revenir, eu égard à tout ce qu'elle a souffert, « pour ne rien dire de tant de temps qui a passé, --et quels moments ! » Le temps embrasse tous les moments possibles ; on peut donc dire le plus pour le moins : temps, pour : moments, et traiter en synonymes « les temps (kaïroï) de rafraîchissement » et « les temps (khronoï) de rétablissement » (Ac 3:20 et suivant), « les temps » de l'incarnation (khronos, Ga 4:4 ; kaïroï, Eph 1:10) ; mais on ne pourrait, à l'inverse, désigner du terme limitatif « moment » la réalité sans limite du « temps ». Donc, dans Ac 1:7 et 1Th 5:1, deux passages clairement relatifs au retour du Seigneur, « les temps » sont la durée indéfinie de l'Église de Dieu, et « les moments » en sont les points critiques, que Dieu a « prédéterminés avec leurs limites » (Ac 17:26), les jointures ou les articulations, où les lentes gestations des siècles viennent au jour dans les grands événements qui clôturent une période, en ouvrent une nouvelle, mais qui souvent ne paraissent tels aux hommes qu'avec le recul du temps lui-même : missions de saint Paul à travers l'empire romain, proclamation du christianisme comme religion d'État, grandes hérésies, Réformation, Méthodisme, réveils, etc. ; par-dessus tout, dans le passé l'oeuvre de Jésus de Nazareth, dans l'avenir le retour du Seigneur glorieux, moments du présent permanent où Jésus-Christ reste « le même, hier, aujourd'hui, éternellement » (Heb 13:8), « le Premier et le Dernier, le Vivant » (Ap 1:17 et suivant), Révélateur définitif de Celui qui, « d'éternité en éternité, est Dieu » (Ps 90:2).

Voir Chronologie de l'A.T., du N.T.

Jn L.

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      Genèse 1

      1 Au commencement, Dieu crée le ciel et la terre.
      2 La terre est comme un grand vide. Elle est dans la nuit. Une eau profonde la recouvre. Le souffle de Dieu se tient au-dessus de l’eau.
      3 Dieu dit : « Que la lumière brille ! » Et la lumière se met à briller.
      4 Dieu voit que la lumière est une bonne chose. Alors il sépare la lumière de l’obscurité.
      5 Dieu appelle la lumière « jour », et l’obscurité, il l’appelle « nuit ». Il y a un soir, il y a un matin. Voilà le premier jour.
      6 Dieu dit : « Qu’un toit, au milieu de l’eau, la sépare en deux parties ! »
      7 Et cela arrive. Ainsi, Dieu fait le toit qui sépare l’eau d’en haut et l’eau d’en bas.
      8 Dieu appelle le toit « ciel ». Il y a un soir, il y a un matin. Voilà le deuxième jour.
      9 Dieu dit : « Que toute l’eau qui est sous le ciel se rassemble au même endroit, et que le sol apparaisse ! » Et cela arrive.
      10 Dieu appelle le sol « terre », et l’eau, il l’appelle « mer ». Dieu voit que c’est une bonne chose.
      11 Dieu dit : « Que la terre produise l’herbe verte, avec toutes sortes de plantes et toutes sortes d’arbres à fruits ! Sur la terre, chaque plante aura ses graines. Chaque arbre aura ses fruits, avec des pépins ou un noyau, selon son espèce. » Et cela arrive.
      12 La terre produit de l’herbe verte avec toutes sortes de plantes et toutes sortes d’arbres. Chaque plante a ses graines selon son espèce. Chaque arbre a ses fruits, avec des pépins ou un noyau selon son espèce. Dieu voit que c’est une bonne chose.
      13 Il y a un soir, il y a un matin. Voilà le troisième jour.
      14 Dieu dit : « Que des lumières dans le ciel séparent le jour et la nuit ! Elles marqueront les fêtes, les jours et les années.
      15 Dans le ciel, elles serviront à éclairer la terre. » Et cela arrive.
      16 Ainsi, Dieu fait les deux grandes sources de lumière : la plus grande pour commander au jour, et la plus petite pour commander à la nuit. Il fait aussi les étoiles.
      17 Dieu les place dans le ciel pour éclairer la terre,
      18 pour commander au jour et à la nuit et séparer la lumière de l’obscurité. Dieu voit que c’est une bonne chose.
      19 Il y a un soir, il y a un matin. Voilà le quatrième jour.
      20 Dieu dit : « Que toutes sortes d’animaux vivent dans la mer ! Que les oiseaux volent dans le ciel au-dessus de la terre ! »
      21 Dieu crée les grands animaux de la mer et toutes les espèces d’animaux qui se déplacent et s’agitent dans l’eau. Il crée aussi toutes les espèces d’oiseaux. Dieu voit que c’est une bonne chose.
      22 Dieu les bénit en disant : « Faites des petits, devenez nombreux. Remplissez l’eau des mers. Et vous, les oiseaux, devenez nombreux sur la terre. »
      23 Il y a un soir, il y a un matin. Voilà le cinquième jour.
      24 Dieu dit : « Que la terre produise toutes sortes d’animaux : animaux domestiques, petites bêtes et animaux sauvages de chaque espèce ! » Et cela arrive.
      25 Ainsi, Dieu fait les différentes espèces d’animaux : les animaux sauvages, les animaux domestiques et les petites bêtes. Dieu voit que c’est une bonne chose.
      26 Dieu dit : « Faisons les êtres humains à notre image, et qu’ils nous ressemblent vraiment ! Qu’ils commandent aux poissons dans la mer, aux oiseaux dans le ciel, aux animaux domestiques et à toutes les petites bêtes qui se déplacent sur le sol ! »
      27 Alors Dieu crée les humains à son image, et ils sont vraiment à l’image de Dieu. Il les crée homme et femme.
      28 Puis il les bénit en disant : « Ayez des enfants, devenez nombreux. Remplissez la terre et dominez-la. Commandez aux poissons dans la mer, aux oiseaux dans le ciel et à tous les animaux qui se déplacent sur la terre. »
      29 Dieu dit : « Sur toute la terre, je vous donne toutes les plantes avec leurs graines. Je vous donne aussi tous les arbres qui portent des fruits avec des pépins ou un noyau : ce sera votre nourriture.
      30 Et je donne toute l’herbe verte comme nourriture à tous les animaux de la terre, à tous les oiseaux, à toutes les bêtes qui se déplacent sur le sol, en un mot, à tout ce qui est vivant. » Et cela arrive.
      31 Dieu regarde tout ce qu’il a fait. Et il voit que c’est une très bonne chose. Il y a un soir, il y a un matin. Voilà le sixième jour.

      Genèse 3

      8 Le soir, un vent léger se met à souffler. Le SEIGNEUR Dieu se promène dans le jardin. L’homme et la femme l’entendent et ils se cachent devant lui, parmi les arbres du jardin.

      Genèse 5

      1 Voici la liste des enfants et des petits-enfants d’Adam. Le jour où Dieu a créé les êtres humains, il les a faits pour qu’ils lui ressemblent.
      2 Dieu les a créés homme et femme. Il les a bénis et leur a donné le nom d’êtres humains, le jour même où il les a créés.
      3 À l’âge de 130 ans, Adam a un fils qui lui ressemble vraiment. Il l’appelle Seth.
      4 Après la naissance de Seth, Adam vit encore 800 ans. Il a d’autres fils et des filles.
      5 Au total, il vit 930 ans, puis il meurt.
      6 À l’âge de 105 ans, Seth a un fils : Énos.
      7 Après la naissance d’Énos, Seth vit encore 807 ans. Il a d’autres fils et des filles.
      8 Au total, il vit 912 ans, puis il meurt.
      9 À l’âge de 90 ans, Énos a un fils : Quénan.
      10 Après la naissance de Quénan, Énos vit encore 815 ans. Il a d’autres fils et des filles.
      11 Au total, Énos vit 905 ans, puis il meurt.
      12 À l’âge de 70 ans, Quénan a un fils : Malaléel.
      13 Après la naissance de Malaléel, Quénan vit encore 840 ans. Il a d’autres fils et des filles.
      14 Au total, Quénan vit 910 ans, puis il meurt.
      15 À l’âge de 65 ans, Malaléel a un fils : Yéred.
      16 Après la naissance de Yéred, Malaléel vit encore 830 ans. Il a d’autres fils et des filles.
      17 Au total, Malaléel vit 895 ans, puis il meurt.
      18 À l’âge de 162 ans, Yéred a un fils : Hénok.
      19 Après la naissance d’Hénok, Yéred vit encore 800 ans. Il a d’autres fils et des filles.
      20 Au total, Yéred vit 962 ans, puis il meurt.
      21 À l’âge de 65 ans, Hénok a un fils : Matusalem.
      22 Après la naissance de Matusalem, Hénok vit 300 ans en suivant le chemin de Dieu. Il a d’autres fils et des filles.
      23 Au total, Hénok vit 365 ans.
      24 Il suit le chemin de Dieu pendant toute sa vie, puis il disparaît. En effet, Dieu l’enlève auprès de lui.
      25 À l’âge de 187 ans, Matusalem a un fils : Lémek.
      26 Après la naissance de Lémek, Matusalem vit 782 ans. Il a d’autres fils et des filles.
      27 Au total, Matusalem vit 969 ans, puis il meurt.
      28 À l’âge de 182 ans, Lémek a un fils.
      29 Il l’appelle Noé en disant : « Le SEIGNEUR a maudit le sol. Mais ce garçon nous encouragera dans nos travaux et dans la fatigue que nous devons supporter. »
      30 Après la naissance de Noé, Lémek vit encore 595 ans. Il a d’autres fils et des filles.
      31 Au total, Lémek vit 777 ans, puis il meurt.
      32 À l’âge de 500 ans, Noé a trois fils : Sem, Cham et Japhet.

      Genèse 7

      11 L’année où Noé a 600 ans, le deuxième mois, le 17 du mois, toutes les sources de l’océan immense situé sous la terre jaillissent, et les fenêtres du ciel s’ouvrent toutes grandes.

      Genèse 8

      11 Vers le soir, elle revient auprès de Noé. Dans son bec, elle tient une jeune tige d’olivier. Ainsi Noé sait que l’eau a baissé sur la terre.
      22 Tant que la terre durera, on sèmera et on récoltera. Il fera froid, il fera chaud. Il y aura la mauvaise saison, il y aura la belle saison. Il fera jour, il fera nuit. Ce sera toujours ainsi. »

      Genèse 18

      1 Le SEIGNEUR se montre à Abraham près des grands arbres sacrés de Mamré. Abraham est assis à l’entrée de sa tente. C’est le moment le plus chaud de la journée.

      Genèse 19

      15 Dès qu’il fait jour, les anges poussent Loth à partir. Ils lui disent : « Debout ! Prends ta femme et tes deux filles qui sont ici. Sinon, vous mourrez avec les habitants de cette ville. Oui, ils vont être punis pour le mal qu’ils ont fait. »

      Genèse 24

      1 Abraham est devenu très vieux. Le SEIGNEUR l’a béni dans tout ce qu’il a fait.
      11 Le serviteur d’Abraham arrive près du puits qui se trouve à l’extérieur de cette ville. Là, il fait se reposer les chameaux. C’est le soir, au moment où les femmes viennent chercher de l’eau.

      Genèse 29

      27 Finis la semaine de mariage avec l’aînée, ensuite, nous te donnerons aussi la plus jeune. Mais tu devras travailler encore sept ans à mon service. »

      Genèse 32

      Genèse 43

      16 Quand Joseph voit que Benjamin est avec eux, il dit à son intendant : « Conduis ces gens chez moi. Fais tuer une bête et prépare-la. À midi, ils mangeront avec moi. »

      Exode 5

      14 Les Égyptiens frappent même les chefs d’équipe israélites qu’ils ont nommés. Ils leur disent : « Ces derniers jours, vous n’avez pas fait autant de briques qu’avant. Pourquoi donc ? »

      Exode 8

      23 Nous devons aller dans le désert, à trois jours de marche. Là, nous offrirons au SEIGNEUR notre Dieu les sacrifices qu’il nous montrera. »

      Exode 12

      3 Allez dire à toute la communauté d’Israël : Le 10 de ce mois, prenez un agneau ou un cabri par famille ou par maison.
      6 Vous le garderez jusqu’au 14 du mois. Le soir de ce jour-là, dans la communauté d’Israël rassemblée, vous égorgerez l’animal choisi.
      18 Le premier mois, le 14 du mois, le soir, et jusqu’au 21 au soir, vous mangerez des pains sans levain.

      Exode 13

      4 C’est aujourd’hui que vous êtes partis, pendant le mois des Épis.

      Exode 14

      24 Vers la fin de la nuit, le SEIGNEUR, qui est dans la colonne de feu et de fumée, regarde le camp des Égyptiens et il met le désordre dans leur armée.

      Exode 23

      16 Ensuite, vous célébrerez la fête des Moissons quand vous récolterez les premiers produits des champs que vous cultivez. Puis vous ferez la fête de la Récolte à la fin de l’année, quand vous aurez fini de récolter les produits de vos plantations.

      Exode 29

      39 Vous offrirez le premier le matin et vous offrirez le deuxième le soir.

      Exode 34

      21 « Vous travaillerez pendant six jours, mais le septième jour, vous arrêterez de travailler, même au moment des labours ou des récoltes.
      22 « Vous célébrerez la fête des Moissons, au moment où vous récolterez les premiers épis de blé. À la fin de l’année, vous célébrerez la fête de la Récolte.

      Lévitique 1

      3 « S’il offre en sacrifice complet un animal pris parmi les bœufs, il doit choisir un taureau sans défaut. Il le conduit à l’entrée de la tente de la rencontre pour que le SEIGNEUR accepte son offrande.

      Lévitique 3

      1 « Si quelqu’un veut offrir en sacrifice de communion un animal pris dans le troupeau de bœufs, il doit amener un taureau ou une vache sans défaut devant le SEIGNEUR.
      2 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge à l’entrée de la tente de la rencontre. Alors les prêtres, fils d’Aaron, versent le sang sur tous les côtés de l’autel.
      3 Voici les morceaux qu’un des prêtres présente au SEIGNEUR et qu’il brûle pour lui : la graisse qui entoure les intestins et l’estomac,
      4 les deux reins avec la graisse qui les enveloppe et qui tient aux côtés de l’animal, enfin, la meilleure partie du foie. On l’enlève avec les reins.
      5 Les prêtres brûlent tout cela sur l’autel en plus du sacrifice complet placé sur le bois qui brûle. C’est un sacrifice brûlé, et sa fumée de bonne odeur plaît au SEIGNEUR.
      6 « Si quelqu’un offre au SEIGNEUR un animal pris parmi les moutons et les chèvres, en sacrifice de communion, il doit présenter un animal sans défaut, mâle ou femelle.
      7 Si c’est un agneau, il le conduit devant le SEIGNEUR.
      8 Il met la main sur la tête de l’animal et il l’égorge devant la tente de la rencontre. Alors les fils d’Aaron versent le sang sur tous les côtés de l’autel.
      9 Voici les parties grasses qu’un des prêtres présente au SEIGNEUR et qu’il brûle pour lui : toute la queue coupée près de la colonne vertébrale, toute la graisse qui entoure les intestins et l’estomac,
      10 les deux reins avec la graisse qui les enveloppe et qui tient aux côtés de l’animal, enfin, la meilleure partie du foie. On l’enlève avec les reins.
      11 Le prêtre brûle tout cela sur l’autel. C’est de la nourriture brûlée pour le SEIGNEUR.
      12 « Si quelqu’un offre un bouc ou une chèvre, il présente l’animal devant le SEIGNEUR.
      13 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge devant la tente de la rencontre. Alors les fils d’Aaron versent le sang sur tous les côtés de l’autel.
      14 Voici les morceaux qu’un des prêtres présente au SEIGNEUR et qu’il brûle pour lui : la graisse qui entoure les intestins et l’estomac,
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