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THÉOPHANIE

Définition biblique de Théophanie :

Sommaire

I. ÉTYMOLOGIE.

(grec théophanéïa ou théophania, de Théos =Dieu, et phaineïn =faire paraître, rendre visible). Mot que l'on rencontre chez les Pères grecs pour désigner les manifestations de Dieu (Grég. de Naz.), la nativité de Jésus-Christ (Grég. de Nysse), l'épiphanie (Chrysost.). Dans son sens premier le mot théophanie nous ramène avant tout aux passages de l'A. T, où il est question d'apparitions divines.

La Bible nous dit que Dieu, en lui-même, ne peut être représenté sous aucune forme (Ex 20:4, De 4:15 5:8), que nul ne peut le voir et vivre (Ex 33:20), qu'il habite une lumière inaccessible, que nul homme ne l'a vu ni ne peut le voir (1Ti 6:16). De théophanie au sens strict, il n'y en a donc point. Mais que Dieu, en vue de l'oeuvre qu'il avait entreprise sur la terre, se soit manifesté dans la création, s'abaissant de telle sorte que les hommes pussent reconnaître sa présence immédiate, voilà ce que la Bible nous dit aussi, explicitement. On connaît les nombreux passages dans lesquels l'histoire sainte jéhoviste (voir Sources), qui est la véritable introduction aux prophètes et le portique de la révélation, nous présente Dieu se montrant sous l'apparence d'un homme : « Il se promène dans le jardin d'Éden, il cause avec Adam, Caïn, Noé, il ferme lui-même la porte de l'arche, il se repent, s'afflige, prononce des serments... Plus tard, nous le voyons descendre vers les patriarches, recevoir l'hospitalité d'Abraham... La terre est, à la lettre, son marchepied. »

Tout n'est pas dit quand on a déclaré que ces divers textes parlent le langage de l'enfance de l'esprit humain. Les circonstances dans lesquelles se produisent ces théophanies, les conséquences qu'elles ont dans la marche des récits comme dans le développement de la doctrine, enfin leur pragmatisme moral et religieux nous obligent de reconnaître, derrière les expressions de l'antique écrivain, le fait d'interventions réelles de Dieu et ses initiatives personnelles dans l'histoire.

II. DIFFÉRENTES THÉOPHANIES.

La doctrine des théophanies s'exprime avec une entière clarté dans les rapports de Dieu avec Moïse. Dieu nous y est représenté (Ex 33:11) parlant à Moïse « face à face, comme un homme parle à un autre ». Dans No 12:6,8, Jéhovah dit à Aaron et à Marie, du sein de la nuée qui le dérobe à leurs yeux : « S'il y a un prophète parmi vous, moi, Jéhovah, je me fais connaître à lui en vision ; c'est en songe que je lui parle. Il n'en est pas ainsi de mon serviteur Moïse ; toute ma maison lui est confiée. Je lui parle bouche à bouche et en me faisant voir, et non par énigmes, et il contemple la figure de Jéhovah » (Bible annotée) ; « ... la personne même de Jéhovah » (Reuss) ; « er siehet den Herrn in seiner Gestalt » (Luther). Traduire : « il voit une représentation de Jéhovah » (Sg.), ou : « il contemple une image de Jéhovah » (Vers. Syn.), c'est dire le contraire de ce que le texte a l'intention d'exprimer.

Auprès de ces passages où il est question de théophanie par une manifestation visible de la personne divine, (cf. No 14:14 où Dieu s'est fait voir « d'oeil à oeil ») la Bible parle de théophanies par la voix. C'est par la parole que Dieu révèle sa présence, --non pas seulement la parole entendue à l'intérieur de l'homme, ce qui appartient au domaine de l'esprit, mais la voix ouïe extérieurement. Nombreux dans l'A. T, sont les passages où il est dit que Dieu a parlé. Moïse attache à ce fait une importance décisive. D'après De 4:12, il spécifie que Jéhovah a parlé du milieu du feu : « Vous entendiez le son des paroles, sans apercevoir aucune figure ; vous n'entendiez qu'une voix ». (cf. De 4:36,1Sa 3:1,1Ro 19:13) La même forme de manifestations divines se retrouve dans le N.T. (cf. Mt 3:17 17:5, Jn 12:28 ; voir aussi le cas de Saül dans Ac 9:4, etc.).

Mentionnons encore les théophanies indirectes où Dieu se manifeste en se voilant (Ex 3:1 13:21 16:10 24:16 40:38, etc., De 4:36) et établit sa présence permanente dans son sanctuaire en enveloppant sa gloire d'une nuée (Ex 40:34, cf. 1Ro 8:10 Eze 10:4, etc.) ; d'où le nom de « demeure de Jéhovah » donné parfois au temple (Ps 26:8), et la doctrine juive de la chekinah (voir ce mot).

Enfin, on trouvera dans l'article Ange de l'Éternel les diverses représentations théophaniques qui aboutissent à l'incarnation du Verbe : « Le Verbe était Dieu... le Verbe s'est fait chair » (Jn 1:1-14) ; « image du Dieu invisible » (Col 1:15) ; « qui m'a vu, a vu le Père » (Jn 14:9).

III. DIFFÉRENTES INTERPRÉTATIONS.

On a cru souvent devoir conclure que les épisodes où il est question de théophanies dans la Bible ne sont que des résidus de paganisme ou des marques de superstition. Reste à savoir si la superstition de la psychologie rationaliste, qui enferme dès l'origine la religion dans les phénomènes de conscience, n'est pas aussi éloignée des faits que la superstition dont témoignent les fables de la religion naturelle. La tendance qu'a la théologie moderne à récuser dans les récits de la Bible tout ce qui s'apparente aux conceptions des cultes païens pourrait bien ne venir que d'une méconnaissance des justes instincts de l'humanité, qui, cherchant la divinité dans ses symboles et dans ses mythes, avait eu l'intuition que Dieu devait intervenir dans l'histoire, et lui-même y participer, s'il voulait attirer les hommes à lui.

On a objecté aussi que les théophanies ne présentent aucune garantie parce que les sens extérieurs peuvent nous tromper. Comme si notre sens intime ne dépendait pas du même système nerveux et n'était pas aussi, de ce chef, sujet à caution ! Ne suffit-il pas d'un jeûne prolongé, d'une crise hystérique, d'une influence hypnotique ou simplement d'une violente émotion pour mettre en désarroi notre vie subjective, lui faire prendre des fantômes pour des réalités ou des réalités pour des fantômes ? Au dehors comme au dedans, c'est, chez l'homme, la même fragilité, la même possibilité d'erreurs et d'illusions ; mais c'est aussi la même origine divine, et par conséquent la même faculté d'entrer en relation avec Dieu par les sens extérieurs comme par le sens intime. Au vrai, c'est perdre son temps que tenter de déterminer le mode des théophanies et d'opérer entre elles des discriminations pour accepter les unes et rejeter les autres, car nous ne savons proprement ni ce qu'est la matière, ni ce qu'est l'Esprit, ni de quelles ressources Dieu dispose.

La vraie question est de savoir si nous croyons que Dieu intervient personnellement et librement dans les affaires de ce monde. Si nous ne le croyons pas, tout entretien sur le sujet est oiseux ; si nous le croyons, il nous faut reconnaître que nous n'avons d'autre garantie de l'authenticité des théophanies, qu'elles soient objectives ou subjectives, que leur résultat pratique.

Ici comme partout, c'est le mot de Jésus qui seul compte : « On connaît l'arbre à son fruit. » Toute secousse qui pousse vers Dieu vient de Dieu ; tout appel qui rapproche de Dieu est une parole de Dieu ; toute manifestation qui lie l'homme à Dieu par le coeur et par les actes suppose à l'origine une théophanie.

Qu'ont fourni au patrimoine de l'humanité les théophanies des religions naturelles ? Des mythes pour les poètes, des images pour les philosophes, des moyens d'exploitation pour les sacerdoces, des excitations pour la sensualité des cultes orgiaques, et pour tous une occasion de superstition. L'homme, après, est comme avant, parfois même inférieur à ce qu'il était avant, parce que la superstition fausse le sens moral et débauche la volonté. Qu'ont apporté à Israël les théophanies de la Bible ? Une progressive rééducation où l'homme, par le contact effectif de Dieu, a retrouvé la ressemblance divine et la communion du Père céleste.

Les résultats des interventions surnaturelles de Dieu au sein du peuple élu sont attestés par trois réalités sans analogues :

les prophètes d'Israël, dont les oracles ont eu leur accomplissement ;

les chrétiens authentiques, dont les oeuvres sont le sel de la terre ;

le peuple juif, dont la survivance est un pur miracle.

Que peuvent contre ces réalités contrôlables les arguties de notre philosophie ? C'est, dirait de Bonald, comme si nous jetions des pierres contre une montagne. Celui qui explique le destin du peuple de Dieu en supprimant les manifestations de Dieu ne donne pas une leçon d'histoire mais une leçon à l'histoire, et fait parler les textes au lieu de les laisser parler.

Sans doute les documents bibliques nous montrent d'âge en âge un effort pour spiritualiser les théophanies, tout spécialement dans le judaïsme, qui est loin d'avoir rendu service à la notion de Dieu en éloignant toujours plus, sous prétexte de respect, la divinité de l'humanité ; mais la théophanie demeure d'un bout à l'autre de la Bible, et témoigne que la Bible se prête mal aux théories subjectives dont les interprétations symboliques et spiritualisantes ont exercé une si grande influence sur notre théologie, surtout vers la fin du siècle dernier. Leurs protagonistes, en enfermant la révélation biblique dans le domaine de l'émotion mentale, croyaient la rendre inattaquable ; en réalité, ils la livraient à l'ennemi, comme le général qui enferme son armée dans une place forte.

Une religion qui cesse de plonger dans la théophanie est une religion déracinée, qui a perdu ses points de résistance et ses moyens d'échapper à l'emprise de l'adversaire. Pour s'en rendre compte, il suffit de lire avec attention la Psychologie du mysticisme religieux de J.H. Leuba (1930), où l'auteur, après avoir ramené la religion biblique à la théologie d'Aug. Sabatier (Esquisse d'une philosophie de la religion), triomphe : « D'un bout à l'autre du monde protestant ces « expériences intérieures » constituent l'unique preuve sur laquelle on estime légitime d'appuyer la foi en un Dieu lié à l'homme par des rapports sentimentaux et intellectuels. Or, les pages qui suivent établiront que cette appréhension « immédiate », « intuitive » de Dieu, quelle qu'en soit la forme, n'est nullement soustraite à l'intervention des processus mentaux habituels, et qu'elle relève donc de la critique que la raison peut avoir à exercer sur elle. » (Ouvr. cit., p. 453.)

Naturellement, Leuba récuse aussi les théophanies. Tout cas est niable. Mais ici, on ne peut démontrer le bien-fondé de la négation. Une négation sans preuve est une négation sans force. Voilà pourquoi la théophanie laisse généralement chez ceux qui la nient un élément d'inquiétude, et comme une irritation dans la plaie.

Nous savons par ailleurs que la foi ne naît point d'un raisonnement de la sagesse humaine, ni d'une intuition, mais d'une rencontre avec Dieu, de ce que saint Paul appelle « une démonstration d'Esprit et de puissance » (1Co 2:4).

Sans doute, la Bible, plus que tout autre livre, insiste sur l'importance de l'expérience intérieure, mais jamais elle ne fait de cette expérience l'origine de la foi. Pour Israël, tout remonte au tête-à-tête du Sinaï. Pour le chrétien, l'objet de la foi c'est « l'homme, Jésus-Christ » (Ro 5:15), et Jésus lui-même propose comme preuve suprême de la vérité de son Évangile les oeuvres qu'il a accomplies devant tous, au grand soleil de la Palestine (Jn 5,10,14 et surtout Jn 15:24).

Fidèles à la doctrine de la révélation (Lu 10:19, Mr 16:17 et suivant), les disciples de Jésus, au seuil du grand combat où ils entrent pour convertir le monde, prient : « Maintenant, Seigneur... donne à tes serviteurs d'annoncer ta parole avec une entière assurance, en étendant ta main, pour opérer des guérisons, des miracles et des prodiges par la puissance de ton saint serviteur Jésus » ; et Dieu les exauça (Ac 4:29 5:12,16).

Le symbolisme perd aujourd'hui du terrain. La jeune génération en revient ; elle en revient au point qu'on a déjà pu écrire : « Nous sommes sur le chemin d'une nouvelle découverte de la Bible qui émerge des brouillards de la discussion comme le livre qui parle avec autorité. » Qui dira ce que perdrait cette autorité si l'on devait rayer des pages de la Bible toutes les manifestations où nous pouvons constater que Dieu a besogné dans le monde, non seulement par sa puissance inspiratrice, mais par ses interventions créatrices, sous toutes les formes appropriées aux résultats qu'il voulait obtenir ?

Ces manifestations extérieures--dans lesquelles il faut en dernière analyse inclure les miracles--ne sont pas seulement la preuve inaugurale de la réalité du Dieu personnel et tout-puissant, la preuve qu'il agit dans l'histoire et qu'il s'y porte au-devant de l'humanité. On peut y voir aussi, dans la pédagogie divine, une méthode de liberté. En effet, toutes les fois que Dieu se propose à l'homme de l'extérieur, l'homme a le choix de se déterminer pour ou contre lui ; tel, Jésus frappant du dehors à la porte, laisse l'habitant libre d'ouvrir ou de n'ouvrir point.

Il y a moins d'impertinence qu'on ne l'imagine dans l'objection populaire : « Je ne crois que ce que je vois. » L'homme n'est pas un pur esprit. Ses sens extérieurs lui ont été donnés comme organes de science et agents de certitude. Pour que les réalités éternelles lui soient assimilables, il faut qu'elles lui deviennent sensibles, que tout son être soit saisi et conquis. Dieu ne s'est imposé à l'homme qu'après s'être posé devant lui. Pour qu'un terrain porte une végétation, il faut qu'à l'origine une semence lui soit venue de l'extérieur.

Ainsi, dans la Bible, les incarnations du monde spirituel, les manifestations de Dieu dans l'histoire apparaissent dans tous les commencements : début de l'humanité, vocation d'Abraham, fondation de l'ancienne alliance, fondation de la nouvelle. Et qu'est-ce donc que Jésus-Christ, sinon la présence de Dieu rendue sensible, une apparition de Dieu ? N'est-il pas aussi très frappant de voir que la révélation du Christ rédempteur s'achève par une résurrection s'adressant aux sens aussi bien qu'à l'âme, afin d'emporter la conviction des disciples et de leur permettre de fonder leur prédication sur ce témoignage : « Ce que nous avons entendu, ce que nos yeux ont vu, ce que nos mains ont touché, nous vous l'annonçons..., nous sommes témoins de ces choses » ? (1Jn 1:1,3, Ac 2:32 5:32)

La descente du Saint-Esprit ne nous est-elle pas aussi présentée par trois fois comme un événement qui a frappé les sens avant d'agir sur l'être intime ? (Mr 1:10 parallèle Jn 1:32, Ac 2:2 4:31). Enfin le commencement de la mission qui devait gagner le monde païen à Jésus n'est-il pas dans une apparition du Christ sur le chemin de Damas ? Et depuis lors, à travers les siècles, l'histoire de l'Église ne produit-elle pas toute une lignée d' « enfants de Dieu » qui ont marché sur l'ordre d'apparitions surnaturelles, tels Catherine de Sienne, Pascal, Swedenborg, ou de voix célestes, comme Jeanne d'Arc ? Celui qui écrit ces lignes en a connu un cas très caractérisé. On croit se débarrasser du phénomène extérieur en traitant ces personnalités de mystiques hallucinés ; est-il certain que les « sages » et les « intelligents » qui les disqualifient d'un mot pourraient produire comme elles leurs lettres de créance ? Dès lors, l'attitude la plus scientifique ne serait-elle pas, tout en se gardant de la crédulité, de montrer dans ce domaine la simplicité de la foi ?

Entre les diverses formes de théophanies dont les conditions laissent l'âme humaine intacte, et les appels au for intérieur où Dieu influence nos facultés émotives et nous attire irrésistiblement, nous pouvons deviner toute une gamme d'actions divines pour atteindre le coeur de l'homme, l'éclairer, le gagner. Dans cette gamme s'exprime l'entière liberté de Dieu. Gardons-nous de légiférer ici, et surtout de poser des limites. Nous serions pris en flagrant délit d'expliquer des mystères dont Dieu a gardé le secret.

Il est certain que les formes les plus extérieures de la théophanie, nécessaires pour amorcer des rapports nouveaux entre Dieu et l'homme, ont toute raison de s'espacer lorsque l'oeuvre spirituelle que Dieu voulait accomplir s'est intégrée dans une collectivité humaine, si bien que la puissance de Dieu comme aussi la réalité de son action sont reconnaissables et justifiées dans la manière d'être de ses témoins. Le tort de Philippe (Jn 14) est de ne pas avoir su reconnaître Dieu dans le Christ ; le tort de Thomas (Jn 20) a été de n'avoir pas su reconnaître, dans l'attitude de ses condisciples, la preuve de la résurrection. Mais la théophanie, pour être transformée, n'en est pas supprimée pour cela.

Une observation attentive des manifestations de Dieu au sein de son peuple--qu'il s'agisse de l'ancien ou du nouvel Israël--, loin de nous amener à réduire le nombre des cas où Dieu nous atteint par l'extérieur, nous convie au contraire à l'étendre ; car, depuis l'Ange de l'Éternel qui se campe l'épée nue devant Josué (Jos 5:13) jusqu'au martyr obscur qui monte, désarmé, sur le bûcher de l'Inquisition, qu'avons-nous sous les yeux, sinon la série infiniment variée de théophanies par lesquelles Dieu s'extériorise, se rend visible à nous, et se glorifie sous nos yeux dans la personne de ses hérauts ?

Il faut aller jusqu'au bout, et reconnaître que toute personne qui, renouvelée par l'Esprit, vit devant nous une vie chrétienne authentique, est pour nous une théophanie. Par cette théophanie-là, aboutissement de toutes les théophanies, se poursuit au sein de l'humanité l'intervention de Dieu inaugurée par la Bible ; grâce à elle s'accompliront à la fin des temps les voeux de la création soupirante qui « attend, d'un ardent désir, la manifestation des fils de Dieu » (Ro 8:19 et suivants). Et ce sera la suprême théophanie : le retour de Christ (Mt 25:31) Voir Révélation.). Alex. W.

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      Exode 3

      1 Now Moses was keeping the flock of Jethro, his father-in-law, the priest of Midian, and he led the flock to the back of the wilderness, and came to God's mountain, to Horeb.

      Exode 13

      21 Yahweh went before them by day in a pillar of cloud, to lead them on their way, and by night in a pillar of fire, to give them light, that they might go by day and by night:

      Exode 16

      10 It happened, as Aaron spoke to the whole congregation of the children of Israel, that they looked toward the wilderness, and behold, the glory of Yahweh appeared in the cloud.

      Exode 20

      4 "You shall not make for yourselves an idol, nor any image of anything that is in the heavens above, or that is in the earth beneath, or that is in the water under the earth:

      Exode 24

      16 The glory of Yahweh settled on Mount Sinai, and the cloud covered it six days. The seventh day he called to Moses out of the midst of the cloud.

      Exode 33

      11 Yahweh spoke to Moses face to face, as a man speaks to his friend. He turned again into the camp, but his servant Joshua, the son of Nun, a young man, didn't depart out of the Tent.
      20 He said, "You cannot see my face, for man may not see me and live."

      Exode 40

      34 Then the cloud covered the Tent of Meeting, and the glory of Yahweh filled the tabernacle.
      38 For the cloud of Yahweh was on the tabernacle by day, and there was fire in the cloud by night, in the sight of all the house of Israel, throughout all their journeys.

      Nombres 12

      6 He said, "Hear now my words. If there is a prophet among you, I Yahweh will make myself known to him in a vision. I will speak with him in a dream.
      8 With him I will speak mouth to mouth, even plainly, and not in riddles; and he shall see Yahweh's form. Why then were you not afraid to speak against my servant, against Moses?"

      Nombres 14

      14 and they will tell it to the inhabitants of this land. They have heard that you Yahweh are in the midst of this people; for you Yahweh are seen face to face, and your cloud stands over them, and you go before them, in a pillar of cloud by day, and in a pillar of fire by night.

      Josué 5

      13 It happened, when Joshua was by Jericho, that he lifted up his eyes and looked, and behold, a man stood in front of him with his sword drawn in his hand. Joshua went to him, and said to him, "Are you for us, or for our adversaries?"

      1 Samuel 3

      1 The child Samuel ministered to Yahweh before Eli. The word of Yahweh was precious in those days; there was no frequent vision.

      Psaumes 26

      8 Yahweh, I love the habitation of your house, the place where your glory dwells.

      Ezéchiel 10

      4 The glory of Yahweh mounted up from the cherub, and stood over the threshold of the house; and the house was filled with the cloud, and the court was full of the brightness of Yahweh's glory.

      Matthieu 3

      17 Behold, a voice out of the heavens said, "This is my beloved Son, with whom I am well pleased."

      Matthieu 17

      5 While he was still speaking, behold, a bright cloud overshadowed them. Behold, a voice came out of the cloud, saying, "This is my beloved Son, in whom I am well pleased. Listen to him."

      Matthieu 25

      31 "But when the Son of Man comes in his glory, and all the holy angels with him, then he will sit on the throne of his glory.

      Marc 1

      10 Immediately coming up from the water, he saw the heavens parting, and the Spirit descending on him like a dove.

      Marc 16

      17 These signs will accompany those who believe: in my name they will cast out demons; they will speak with new languages;

      Luc 10

      19 Behold, I give you authority to tread on serpents and scorpions, and over all the power of the enemy. Nothing will in any way hurt you.

      Jean 1

      1 In the beginning was the Word, and the Word was with God, and the Word was God.
      2 The same was in the beginning with God.
      3 All things were made through him. Without him was not anything made that has been made.
      4 In him was life, and the life was the light of men.
      5 The light shines in the darkness, and the darkness hasn't overcome it.
      6 There came a man, sent from God, whose name was John.
      7 The same came as a witness, that he might testify about the light, that all might believe through him.
      8 He was not the light, but was sent that he might testify about the light.
      9 The true light that enlightens everyone was coming into the world.
      10 He was in the world, and the world was made through him, and the world didn't recognize him.
      11 He came to his own, and those who were his own didn't receive him.
      12 But as many as received him, to them he gave the right to become God's children, to those who believe in his name:
      13 who were born not of blood, nor of the will of the flesh, nor of the will of man, but of God.
      14 The Word became flesh, and lived among us. We saw his glory, such glory as of the one and only Son of the Father, full of grace and truth.
      32 John testified, saying, "I have seen the Spirit descending like a dove out of heaven, and it remained on him.

      Jean 5

      1 After these things, there was a feast of the Jews, and Jesus went up to Jerusalem.
      2 Now in Jerusalem by the sheep gate, there is a pool, which is called in Hebrew, "Bethesda," having five porches.
      3 In these lay a great multitude of those who were sick, blind, lame, or paralyzed, waiting for the moving of the water;
      4 for an angel went down at certain times into the pool, and stirred up the water. Whoever stepped in first after the stirring of the water was made whole of whatever disease he had.
      5 A certain man was there, who had been sick for thirty-eight years.
      6 When Jesus saw him lying there, and knew that he had been sick for a long time, he asked him, "Do you want to be made well?"
      7 The sick man answered him, "Sir, I have no one to put me into the pool when the water is stirred up, but while I'm coming, another steps down before me."
      8 Jesus said to him, "Arise, take up your mat, and walk."
      9 Immediately, the man was made well, and took up his mat and walked. Now it was the Sabbath on that day.
      10 So the Jews said to him who was cured, "It is the Sabbath. It is not lawful for you to carry the mat."
      11 He answered them, "He who made me well, the same said to me, 'Take up your mat, and walk.'"
      12 Then they asked him, "Who is the man who said to you, 'Take up your mat, and walk'?"
      13 But he who was healed didn't know who it was, for Jesus had withdrawn, a crowd being in the place.
      14 Afterward Jesus found him in the temple, and said to him, "Behold, you are made well. Sin no more, so that nothing worse happens to you."
      15 The man went away, and told the Jews that it was Jesus who had made him well.
      16 For this cause the Jews persecuted Jesus, and sought to kill him, because he did these things on the Sabbath.
      17 But Jesus answered them, "My Father is still working, so I am working, too."
      18 For this cause therefore the Jews sought all the more to kill him, because he not only broke the Sabbath, but also called God his own Father, making himself equal with God.
      19 Jesus therefore answered them, "Most certainly, I tell you, the Son can do nothing of himself, but what he sees the Father doing. For whatever things he does, these the Son also does likewise.
      20 For the Father has affection for the Son, and shows him all things that he himself does. He will show him greater works than these, that you may marvel.
      21 For as the Father raises the dead and gives them life, even so the Son also gives life to whom he desires.
      22 For the Father judges no one, but he has given all judgment to the Son,
      23 that all may honor the Son, even as they honor the Father. He who doesn't honor the Son doesn't honor the Father who sent him.
      24 "Most certainly I tell you, he who hears my word, and believes him who sent me, has eternal life, and doesn't come into judgment, but has passed out of death into life.
      25 Most certainly, I tell you, the hour comes, and now is, when the dead will hear the Son of God's voice; and those who hear will live.
      26 For as the Father has life in himself, even so he gave to the Son also to have life in himself.
      27 He also gave him authority to execute judgment, because he is a son of man.
      28 Don't marvel at this, for the hour comes, in which all that are in the tombs will hear his voice,
      29 and will come out; those who have done good, to the resurrection of life; and those who have done evil, to the resurrection of judgment.
      30 I can of myself do nothing. As I hear, I judge, and my judgment is righteous; because I don't seek my own will, but the will of my Father who sent me.
      31 "If I testify about myself, my witness is not valid.
      32 It is another who testifies about me. I know that the testimony which he testifies about me is true.
      33 You have sent to John, and he has testified to the truth.
      34 But the testimony which I receive is not from man. However, I say these things that you may be saved.
      35 He was the burning and shining lamp, and you were willing to rejoice for a while in his light.
      36 But the testimony which I have is greater than that of John, for the works which the Father gave me to accomplish, the very works that I do, testify about me, that the Father has sent me.
      37 The Father himself, who sent me, has testified about me. You have neither heard his voice at any time, nor seen his form.
      38 You don't have his word living in you; because you don't believe him whom he sent.
      39 "You search the Scriptures, because you think that in them you have eternal life; and these are they which testify about me.
      40 Yet you will not come to me, that you may have life.
      41 I don't receive glory from men.
      42 But I know you, that you don't have God's love in yourselves.
      43 I have come in my Father's name, and you don't receive me. If another comes in his own name, you will receive him.
      44 How can you believe, who receive glory from one another, and you don't seek the glory that comes from the only God?
      45 "Don't think that I will accuse you to the Father. There is one who accuses you, even Moses, on whom you have set your hope.
      46 For if you believed Moses, you would believe me; for he wrote about me.
      47 But if you don't believe his writings, how will you believe my words?"

      Jean 10

      1 "Most certainly, I tell you, one who doesn't enter by the door into the sheep fold, but climbs up some other way, the same is a thief and a robber.

      Jean 12

      28 Father, glorify your name!" Then there came a voice out of the sky, saying, "I have both glorified it, and will glorify it again."

      Jean 14

      1 "Don't let your heart be troubled. Believe in God. Believe also in me.
      2 In my Father's house are many homes. If it weren't so, I would have told you. I am going to prepare a place for you.
      3 If I go and prepare a place for you, I will come again, and will receive you to myself; that where I am, you may be there also.
      4 Where I go, you know, and you know the way."
      5 Thomas said to him, "Lord, we don't know where you are going. How can we know the way?"
      6 Jesus said to him, "I am the way, the truth, and the life. No one comes to the Father, except through me.
      7 If you had known me, you would have known my Father also. From now on, you know him, and have seen him."
      8 Philip said to him, "Lord, show us the Father, and that will be enough for us."
      9 Jesus said to him, "Have I been with you such a long time, and do you not know me, Philip? He who has seen me has seen the Father. How do you say, 'Show us the Father?'
      10 Don't you believe that I am in the Father, and the Father in me? The words that I tell you, I speak not from myself; but the Father who lives in me does his works.
      11 Believe me that I am in the Father, and the Father in me; or else believe me for the very works' sake.
      12 Most certainly I tell you, he who believes in me, the works that I do, he will do also; and he will do greater works than these, because I am going to my Father.
      13 Whatever you will ask in my name, that will I do, that the Father may be glorified in the Son.
      14 If you will ask anything in my name, I will do it.
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