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YAHVÉ, JAHVÉ=JÉHOVAH

Définition biblique de Yahvé, Jahvé, Jéhovah :

Dieu est désigné dans la Bible par deux noms principaux : Jéhovah et Élohim, ce dernier vocable accompagné généralement d'un adjectif possessif ou d'un complément. Ex : « Je suis Jéhovah, ton Élohim » (Ex 20:2), « l'Élohim de vos pères, l'Élohim d'Abraham, etc. » (Ex 3:15). 

Sommaire

I. ÉTYMOLOGIE. 

Dieu est désigné dans la Bible par deux noms principaux : Jéhovah et Élohim, ce dernier vocable accompagné généralement d'un adjectif possessif ou d'un complément. Ex : « Je suis Jéhovah, ton Élohim » (Ex 20:2), « l'Élohim de vos pères, l'Élohim d'Abraham, etc. » (Ex 3:15). Élohim est un nom générique ; comme notre mot français dieu, il est applicable à toutes les divinités. Jéhovah est le nom propre du Dieu d'Israël, l'Éternel, révélé dans la Bible. Voir Dieu [les noms de].

Sans vouloir discuter ici le problème de philologie, encore moins chercher à mettre d'accord les multiples théories en présence, nous nous bornerons à remarquer que l'étymologie du vocable Jéhovah ou Yahvé n'est obscure que pour ceux qui refusent à la révélation une part dans l'histoire d'Israël.

En effet, dans Ex 3, qui nous raconte la manifestation de Dieu à Moïse, le verset 14 (E) rattache le nom propre du dieu d'Israël à la racine hâvah, respirer, être animé (forme ancienne de la racine hâyàh, être), tout comme Ge 3:20 (J) rattache le nom d'Eve, la mère des vivants, à la racine khâvâh (=khâyâh, respirer, vivre ou faire vivre).

On est donc amené, par ce groupe de racines qui appartiennent au même tronc, à constater que ce qui différencie le dieu des Hébreux des divinités des religions naturelles c'est qu'il se présente comme le dieu qui est, qui vit, qui agit ; en d'autres termes : le Dieu réel, le seul Dieu. Moïse lui a demandé quel est son nom (Ex 3:13) ; n'oublions jamais que dans la Bible le « nom » (voir ce mot) et la « puissance » sont deux notions étroitement solidaires, voire, à l'occasion, interchangeables.

II. LA RÉVÉLATION A MOÏSE.

Moïse veut savoir d'où le dieu qui se manifeste à lui et qui le charge d'une mission écrasante tient sa puissance. Le dieu répond : du fait que moi j'existe, et que je me révèle le dieu vivant par mon action ; Èheyèh acher Èheyèh = « Je suis celui qui suis » (celui qui peut dire « Je suis » ; Vers. Syn. : Je suis celui qui dit « Je suis » ; Vers, des Rabbins : « Je suis l'Être invariable »). Les LXX traduisent : ho ôn, c-à-d. « Je suis celui qui est », ce qui rend la phrase correcte. Mais il y a ici plus qu'une question de grammaire.

Nous croyons que cette forme étrange : « Je suis celui qui suis », doit, pour livrer tout son sens, être rapprochée de l'expression analogue employée par Jésus lorsque les Juifs lui demandent qui il prétend être : « Avant qu'Abraham fût, je suis » (la grammaire voudrait ici « j'étais »). Ces deux « je suis », présents absolus, élèvent ceux qui les prononcent au-dessus du temps et dans un autre ordre que celui de l'humanité. (L'Apocalypse paraphrase : « Celui qui était, qui est et qui vient », c'est-à-dire Celui qui possède la vie dans sa plénitude et de qui tout ce qui existe la tient, Apo 1:4 Heb 13:8)

Il semble que dans cette expression mystérieuse « Je suis », incompréhensible à tout rationalisme, impénétrable aux recherches de la pure critique historique ou philosophique, Jéhovah et Jésus aient voulu résumer le fondement et la somme de la foi des fidèles au seuil de l'ancienne alliance comme au seuil de la nouvelle. On peut pousser plus avant, et voir dans la formule Ex 3:14 l'affirmation de la liberté de Jéhovah, qui n'a reçu la vie de personne, qui est ce qu'il est de sa propre détermination. Et par la liberté, on atteint à l'immutabilité ; Jéhovah, du fait de son absolue indépendance, demeure toujours libre de faire ce qu'il veut, c'est-à-dire de rester conséquent avec soi-même. A ce titre, on a bien fait de rapprocher Ex 3:14 de Ex 33:19 : « Je fais grâce à qui je fais grâce. »

Mais lorsqu'on invoque, comme on le fait quelquefois aujourd'hui, la similitude de ces deux tournures hébraïques pour en conclure que Jéhovah s'est dérobé quand Moïse lui a demandé son nom, et qu'il s'est borné à répondre énigmatiquement : « Je suis ce que je suis », on se met dans l'impossibilité de résoudre le problème religieux de l'Ancien Testament. Du même coup, on sort de la logique des textes ici rassemblés. Sans doute l'expression de Ex 3:14 est elliptique, et l'on pourra toujours se servir d'elle pour échafauder, en ne voulant connaître que le terrain grammatical, des hypothèses d'ailleurs réfutées par tout l'ensemble du jéhovisme ; mais déjà la fin du verset, v. 14b, éclaire suffisamment l'obscurité de v. 14a, lorsque Dieu ajoute pour calmer les appréhensions de Moïse : « Tu répondras ainsi aux enfants d'Israël : C'est « Je suis » qui m'a envoyé vers vous. » Au verset 15 le texte porte : « Dieu dit encore à Moïse : Tu parleras aux enfants d'Israël : C'est « Jéhovah » (JHVH)... qui m'a envoyé vers vous. » Donc Jéhovah = « Je suis ».

Le dieu qui se révèle et se nomme Jéhovah a bien pour caractère propre de pouvoir dire : « Je suis » ; il se présente comme le dieu qui se distingue en ceci des autres Élohim, qu'il a la vie en soi-même (cf. Jn 5:26 1:4) et qu'il existe réellement avec toutes les prérogatives de la divinité ; d'un mot, il est Dieu.

On comprend sans peine qu'à cette révélation, à ce contact divin, Moïse ait été épouvanté, qu'il ait cherché d'abord dans sa petitesse à se dégager de l'étreinte, puis qu'il soit entré résolument appuyé sur Dieu dans la carrière, unique au monde, à laquelle Jéhovah l'appelait. Par contre, si Jéhovah a répondu par une fin de non recevoir : « Je suis ce que je suis », comment expliquer que dans cette mystification Moise ait puisé le courage d'aller affronter son peuple et trouvé le fondement de la religion qui devra transformer l'humanité en lui rendant Dieu, que depuis la chute elle cherchait à tâtons ?

Aussi bien, l'ensemble des textes bibliques où Jéhovah parle à travers l'histoire hébraïque s'en référera toujours à la manifestation inaugurale et reprendra sous de multiples formes l'expression de Dieu vivant (No 14:28, De 5:26,1Sa 17:36,2Ro 2:2 5:16, Eze 20:31 33:11, Ps 36:10, cf. De 5:26, Jos 3:10, Jer 23:36, etc. ; on jure par le Dieu « vivant » : est-il formule de serment plus redoutable pour les coupables et pour les hypocrites que la formule : Jéhovah vit ? Jer 4:2 5:2, etc.), jusqu'au moment où la lumière décisive poindra du sommet de la prophétie avec les oracles qui foudroyent les Élohim, chez Jérémie et dans Ésaïe 41-44 :

Jéhovah est le vrai Élohim ;

Il est l'Elohim vivant..

Ils disparaîtront, ces Elohim

Qui n'ont fait ni les cieux, ni la terre.

(Jer 10:10)

Plaidez votre cause, dit Jéhovah...

Dites ce qui arrivera plus tard,

Que nous sachions si vous êtes des Elohim

Oui, faites quelque chose de bien ou de mal !

Que nous le voyions !

Voici, vous n'êtes rien du tout,

Et votre oeuvre, c'est le néant !

Tous, ils ne sont rien ;

Leurs oeuvres n'existent pas,

Leurs idoles ne sont qu'un vain souffle.

(Esa 41:21)

Ils reculeront ; ils rougiront de honte,

Ceux qui se fient aux idoles,

Qui disent aux images de fonte :

Vous êtes nos Elohim !

(Esa 42:17)

Ainsi parle Jéhovah, roi d'Israël et son Rédempteur :

Je suis le premier et le dernier ;

Et hors de moi, il n'y a point d'Élohim.

(Esa 44:6)

III. LES ELOHIM.

Les Élohim, dont les prophètes éclairés par la révélation de Jéhovah dénoncent la pure inanité, ont pourtant, dans les premières étapes de la foi humaine, joué, en tant que notion, un rôle providentiel. Ils ont marqué les humbles commencements de la religion retrouvée. Ils ont été l'amorce qui a permis à Dieu de reprendre contact avec les hommes en dehors de toute magie, et de dire à Abraham : « Je serai ton Élohim. »

En effet, c'est dans cette notion des Élohim que l'humanité séparée de son Père céleste (voir Chute), et livrée à ses expériences sur le terrain qu'elle a librement choisi, avait manifesté sa conversion première, qui consiste à vouloir un dieu. Produit de l'imagination de l'homme et des intuitions de son coeur, l'Elohim est la projection sur le plan divin des conditions d'existence et des aspirations d'ici-bas.

Il faut à toute société humaine un chef, un protecteur : l'Elohim, représenté par une idole ( « Fais-nous des dieux qui marchent devant nous », Ex 32:1), est le céleste patron qui veille sur ses adorateurs depuis la région mystérieuse et redoutable de l'au-delà (voir Hénothéisme). Toutes les religions naturelles par lesquelles on adore les Élohim se ressemblent dans leurs cultes calqués sur les moeurs des cours terrestres : comme le roi--le terrestre Élohim--a son palais, son trône, ses cortèges de dignitaires, ses courtisans qui le flattent par des dons et l'exaltent par des louanges, l'Elohim--roi céleste--a son temple, son autel, ses processions, ses prêtres, ses sacrifices, ses litanies.

Jéhovah entre dans l'histoire sous la forme d'un Élohim. Prenant pour levier moral la soif de vivre qui tourmente les hommes, il s'offre à Abraham comme l'Élohim puissant pour protéger, puis il se révèle à Moïse comme le Dieu de l'alternative : le bien et la vie, ou le mal et la mort (De 30:15 et suivants) ; enfin il entreprend par les prophètes l'éducation du peuple élu, s'attachant siècle après siècle à dégager de la religion des dévotions extérieures et des rites magiques la religion de la conscience. Dieu unique et créateur, Jéhovah est le Dieu saint et sanctifiant qui ne recherche pas les cérémonies, les sacrifices (Ps 50:7 et suivants), et qui les tient pour rien, les regarde même comme offensants (Esa 1, Mic 6 etc.), s'ils ne sont pas l'expression de la piété du coeur et du culte en esprit. Sa religion, toute morale et spirituelle, a trouvé son complet épanouissement dans la révélation de Jésus-Christ.

Yahvisme, jahvisme =jéhovisme. Terme de théologie biblique désignant la doctrine du Dieu unique, vivant et saint, enseignée par Moïse, par les prophètes, et vécue par Jésus-Christ. Voir Prophète. Le jéhovisme, par ses révélations religieuses et par ses exigences éthiques, se distingue de l'élohisme où l'adorateur, qu'il soit juif ou paien, se préoccupe non du service moral de son Dieu, mais des moyens extérieurs par lesquels il pourra se le rendre favorable. Dans l'élohisme, le dieu est fait à l'image de l'homme ; dans le jéhovisme, c'est l'homme qui est fait à l'image de Dieu.

L'élohisme est particulariste ; le jéhovisme est universaliste (voir Universalisme). L'élohisme est la religion où l'on donne au dieu ; le jéhovisme est la religion où l'on se donne à Dieu. La première asservit, la seconde libère. La Bible n'a pas spéculé sur ces différences, et elle emploie indifféremment, pour indiquer le vrai Dieu, les vocables « Élohim d'Israël » ou « Jéhovah ». Mais dans la pratique, on y trouve fort bien opposées les deux tendances que nous rattachons ici aux deux noms de la divinité : le nom commun à tous les peuples et le nom révélé au peuple élu. Les prophètes (cf. De 4:7,9, Esa 1 à Esa 20, Esa 29:13 58:3,7, etc.) et Jésus (Mt 6 et Mt 7, Mr 7:1,23, etc.) n'ont cessé de combattre la notion élohiste de la religion, notion formaliste, ritualiste, qui multiplie les dévotions, mais élude le changement du coeur. Il serait aisé de faire voir que ces deux notions de la religion se retrouvent dans l'Église chrétienne et sont de siècle en siècle à l'origine de ses intimes conflits.

Yahviste, jahviste =jéhoviste. 1 ° Terme de critique biblique désignant l'auteur de la principale source de l'histoire sainte : J (voir Sources). 2° Tout croyant qui pratique le jéhovisme et dont la religion se résume dans l'obéissance à la volonté de Jéhovah. C'est parmi les jéhovistes que se sont recrutés les premiers disciples de Jésus, et que se recruteront toujours, dans les multitudes de l'Église, les imitateurs de Jésus-Christ. Alex. W.

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      Genèse 3

      20 L’homme, Adam, nomma sa femme Ève, c’est-à-dire Vie, car elle est la mère de tous les vivants.

      Exode 3

      1 Moïse s’occupait des moutons et des chèvres de Jéthro, son beau-père, le prêtre de Madian. Un jour, après avoir conduit le troupeau au-delà du désert, il arriva à l’Horeb, la montagne de Dieu.
      2 C’est là que l’ange du Seigneur lui apparut dans une flamme, au milieu d’un buisson. Moïse aperçut en effet un buisson d’où sortaient des flammes, mais sans que le buisson lui-même brûle.
      3 Il décida de faire un détour pour aller voir ce phénomène étonnant et découvrir pourquoi le buisson ne brûlait pas.
      4 Lorsque le Seigneur le vit faire ce détour, il l’appela du milieu du buisson : « Moïse, Moïse ! » – « Oui ? » répondit-il.
      5 « Ne t’approche pas de ce buisson, dit le Seigneur. Enlève tes sandales, car tu te trouves dans un endroit consacré.
      6 Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. » Moïse se couvrit le visage, parce qu’il avait peur de regarder Dieu.
      7 Le Seigneur reprit : « J’ai vu comment on maltraite mon peuple en Égypte ; j’ai entendu les Israélites crier sous les coups de leurs oppresseurs. Oui, je connais leurs souffrances.
      8 Je suis donc venu pour les délivrer du pouvoir des Égyptiens, et pour les conduire d’Égypte vers un pays beau et vaste, vers un pays qui regorge de lait et de miel, le pays où habitent les Cananéens, les Hittites, les Amorites, les Perizites, les Hivites et les Jébusites.
      9 Puisque les cris des Israélites sont montés jusqu’à moi et que j’ai même vu de quelle manière les Égyptiens les oppriment,
      10 je t’envoie maintenant vers le Pharaon. Va, et fais sortir d’Égypte Israël, mon peuple. »
      11 Moïse répondit à Dieu : « Moi ? je ne peux pas aller trouver le Pharaon et faire sortir les Israélites d’Égypte ! » –
      12 « Je serai avec toi, reprit Dieu. Et pour te prouver que c’est bien moi qui t’envoie, je te donne ce signe : Quand tu auras fait sortir les Israélites d’Égypte, tous ensemble vous me rendrez un culte sur cette montagne-ci. » –
      13 « Bien ! dit Moïse. Je vais donc aller trouver les Israélites et leur dire : “Le Dieu de vos ancêtres m’envoie vers vous”. Mais ils me demanderont ton nom. Que leur répondrai-je ? »
      14 Dieu déclara à Moïse : «  “JE SUIS QUI JE SUIS”. Voici donc ce que tu diras aux Israélites : “JE SUIS m’a envoyé vers vous”.
      15 Puis tu ajouteras : “C’est LE SEIGNEUR qui m’a envoyé vers vous, le Dieu de vos ancêtres, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.” Tel est mon nom pour toujours, le nom par lequel les hommes de tous les temps pourront m’invoquer.
      16 Maintenant, va rassembler les anciens d’Israël et dis-leur : “Le Seigneur, le Dieu de vos ancêtres, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, m’est apparu. Il m’a dit qu’il s’est penché sur votre situation en Égypte et qu’il sait bien comment on vous y traite.
      17 Il a donc décidé de vous arracher à ce pays où l’on vous maltraite pour vous conduire dans le pays des Cananéens, des Hittites, des Amorites, des Perizites, des Hivites et des Jébusites, pays qui regorge de lait et de miel.”
      18 « Les Israélites t’écouteront. Alors tu iras avec leurs anciens trouver le roi d’Égypte et vous lui direz : “Le Seigneur, le Dieu des Hébreux, notre Dieu, s’est manifesté à nous. Permets-nous d’aller à trois jours de marche dans le désert, pour lui offrir des sacrifices.”
      19 Je sais bien que le roi ne vous laissera pas partir, à moins d’y être contraint.
      20 C’est pourquoi j’interviendrai avec puissance contre son pays par toutes sortes d’actions extraordinaires ; après quoi il vous laissera partir.
      21 J’amènerai même les Égyptiens à considérer votre peuple avec faveur, de telle sorte que, lorsque vous partirez, vous n’aurez pas les mains vides.
      22 Chaque femme israélite demandera à toute Égyptienne habitant chez elle, ou dans le voisinage, des objets d’argent et d’or, ainsi que des vêtements ; vous en chargerez vos fils et vos filles, et vous dépouillerez ainsi les Égyptiens. »

      Exode 20

      2 « Je suis le Seigneur ton Dieu, c’est moi qui t’ai fait sortir d’Égypte où tu étais esclave.

      Exode 32

      1 Lorsque les Israélites virent que Moïse tardait à redescendre de la montagne, ils se réunirent auprès d’Aaron et lui dirent : « Allons, fabrique-nous un dieu qui marche devant nous, car nous ne savons pas ce qui est arrivé à Moïse, l’homme qui nous a fait sortir d’Égypte. »

      Exode 33

      19 Le Seigneur dit alors : « Je vais passer devant toi en te montrant toute ma bonté et en proclamant mon nom : “Le Seigneur”. J’aurai pitié de qui je veux avoir pitié et j’aurai compassion de qui je veux avoir compassion.

      Lévitique 1

      14 « Si quelqu’un offre un oiseau en sacrifice complet au Seigneur, il doit prendre une tourterelle ou un pigeon.

      Nombres 14

      28 Allez leur dire ceci : “Aussi vrai que je suis vivant, moi, le Seigneur, je déclare que je vous traiterai selon les paroles que j’ai entendues de vous :

      Josué 3

      10 Vous allez être convaincus que le Dieu vivant est au milieu de vous et qu’il chassera devant vous les Cananéens, les Hittites, les Hivites, les Perizites, les Guirgachites, les Amorites et les Jébusites.

      1 Samuel 17

      36 C’est ainsi que j’ai tué des lions et des ours. Eh bien, je ferai subir le même sort à ce Philistin païen, puisqu’il a insulté l’armée du Dieu vivant.

      Psaumes 36

      10 C’est chez toi qu’est la source de la vie, c’est ta lumière qui éclaire notre vie.

      Psaumes 50

      7 – Mon peuple, écoute, j’ai à te parler ; Israël, je t’adresse un avertissement, moi Dieu, ton Dieu.

      Esaïe 1

      1 Révélation concernant le royaume de Juda et la ville de Jérusalem. Ésaïe, fils d’Amots, la reçut du Seigneur à l’époque des rois Ozias, Yotam, Ahaz et Ézékias de Juda.
      2 Ciel, écoute, terre, prête attention, c’est le Seigneur qui parle : « J’ai élevé des enfants pour en faire des adultes, mais ils se sont révoltés contre moi.
      3 Un bœuf connaît son propriétaire, et un âne le maître qui lui donne à manger. Mais Israël ne veut rien savoir, mon peuple ne comprend rien. »
      4 Quel malheur, nation coupable, peuple chargé de crimes, race de malfaiteurs, enfants vicieux que vous êtes ! Vous avez abandonné le Seigneur, vous avez dédaigné l’unique vrai Dieu, le Dieu d’Israël, vous lui avez tourné le dos.
      5 Où voulez-vous qu’il vous frappe encore, vous qui persistez dans la révolte ? La tête est couverte de blessures, le cœur tout entier est malade.
      6 Des pieds à la tête plus rien n’est intact. Tout n’est que blessures, traces de coups et plaies ouvertes, que personne n’a nettoyées, ni pansées, ni soignées à l’huile.
      7 Votre pays est comme un désert sinistre, vos villes sont incendiées. Sous vos yeux, des étrangers dévorent les produits de votre sol ; il n’en reste plus rien, comme si Dieu avait infligé ce bouleversement à des étrangers.
      8 Seule Sion subsiste comme une hutte dans une vigne, comme une cabane dans un champ de concombres, comme une ville assiégée.
      9 Si le Seigneur de l’univers ne nous avait pas laissé quelques rescapés, nous serions comme la ville de Sodome, dans le même état que Gomorrhe.
      10 Vous, dirigeants corrompus, dignes de Sodome, écoutez bien ce que dit le Seigneur. Et vous, peuple perverti, digne de Gomorrhe, soyez attentifs aux instructions de notre Dieu :
      11 « Je n’ai rien à faire de vos nombreux sacrifices, déclare le Seigneur. J’en ai assez des béliers consumés par le feu et de la graisse des veaux. Je n’éprouve aucun plaisir au sang des taureaux, des agneaux et des boucs.
      12 Vous venez vous présenter devant moi, mais vous ai-je demandé de piétiner les cours de mon temple ?
      13 Cessez de m’apporter des offrandes, c’est inutile ; cessez de m’offrir la fumée des sacrifices, j’en ai horreur ; cessez vos célébrations de nouvelles lunes, de sabbats ou de fêtes solennelles, je n’admets pas un culte mêlé au crime,
      14 je déteste vos fêtes de nouvelle lune, vos cérémonies sont un fardeau pour moi, je suis fatigué de les supporter.
      15 Quand vous étendez les mains pour prier, je me bouche les yeux pour ne pas voir. Vous avez beau faire prière sur prière, je refuse d’écouter, car vos mains sont couvertes de sang.
      16 Nettoyez-vous, purifiez-vous, écartez de ma vue vos mauvaises actions, cessez de mal faire.
      17 Apprenez à bien faire, préoccupez-vous du droit des gens, tirez d’affaire l’opprimé, rendez justice à l’orphelin, défendez la cause de la veuve. »
      18 « Venez donc, dit le Seigneur, nous allons nous expliquer. Si vos crimes ont la teinte du sang, peuvent-ils devenir blancs comme neige ? S’ils sont rouge vermillon, peuvent-ils prendre la blancheur de la laine ?
      19 Si vous êtes bien disposés, si vous m’écoutez, vous pourrez vous nourrir des bons produits du pays.
      20 Mais si vous refusez, si vous êtes rebelles, vous serez la proie de l’épée. » Voilà ce que déclare le Seigneur.
      21 Comment la cité fidèle a-t-elle pu dégénérer en prostituée ? Le droit y était respecté, la justice y était chez elle ; mais à présent, les assassins y sont les maîtres.
      22 Jérusalem, tu fais penser à un argent dégénéré, à un grand vin coupé d’eau.
      23 Tes princes sont des agitateurs, ils sont complices des filous, tous amateurs de cadeaux, coureurs de pots-de-vin, violant les droits de l’orphelin, sourds à la plainte de la veuve.
      24 C’est pourquoi le Maître suprême, le Seigneur de l’univers, le Dieu fort d’Israël, affirme : « Ah, je vais prendre ma revanche sur mes adversaires ! Je tirerai vengeance de mes ennemis !
      25 Jérusalem, tu vas avoir affaire à moi : je vais te purifier au feu, fondre tes scories comme avec de la soude, et supprimer tous tes déchets.
      26 Je rendrai tes juges comme ceux d’autrefois, et tes conseillers comme ceux de l’ancien temps. Alors on pourra te nommer “Ville de la justice” et “Cité fidèle”. »
      27 La délivrance viendra pour Sion quand elle respectera le droit, et pour ses habitants repentis quand ils pratiqueront la loyauté.
      28 Mais ce sera la catastrophe pour les rebelles et les coupables, ce sera la fin pour ceux qui abandonnent le Seigneur.
      29 Oui, vous serez humiliés d’avoir pratiqué vos rites sous ces arbres sacrés qui vous tiennent tant à cœur ; vous serez déçus d’avoir choisi ces jardins pour vos pratiques païennes.
      30 Vous serez comme ces arbres quand ils perdent leurs feuilles, ou comme ces jardins quand ils sont privés d’eau.
      31 L’homme fort sera l’amadou, et ce qu’il fait... une étincelle : tous deux brûleront ensemble, sans personne pour éteindre.

      Esaïe 20

      1 C’était l’année où le général en chef des troupes assyriennes vint attaquer la ville d’Asdod en Philistie, sur l’ordre du roi, Sargon d’Assyrie, et s’empara d’elle.
      2 Trois ans plus tôt, le Seigneur avait dit à Ésaïe, fils d’Amots : « Tu vas dénouer l’étoffe de deuil que tu portes autour des reins et ôter les sandales que tu as aux pieds. » C’est ce qu’avait fait Ésaïe ; il se promenait donc sans vêtements ni chaussures.
      3 A l’époque de la prise d’Asdod, le Seigneur parla par la bouche d’Ésaïe : « Voilà trois ans, dit-il, que mon serviteur Ésaïe se promène sans vêtements ni chaussures. C’est un signe, un présage, qui concerne l’Égypte et l’Éthiopie.
      4 Le roi d’Assyrie emmènera les Égyptiens prisonniers, il déportera les Éthiopiens, jeunes et vieux. Ils partiront alors sans vêtements ni chaussures, eux aussi. Le derrière nu, quelle honte pour les Égyptiens !
      5 Quel découragement, quelle déception pour ceux qui espéraient quelque chose de l’Éthiopie, ou qui se vantaient de l’aide égyptienne ! »
      6 Ce jour-là, les populations de la côte où nous vivons s’exclameront : « Voilà ce qui advient de nos espérances ! Nous comptions nous réfugier là-bas pour chercher secours et délivrance face au roi d’Assyrie... Où allons-nous maintenant trouver le salut ? »

      Esaïe 29

      13 Le Seigneur a dit de ce peuple : « Il n’est proche de moi qu’en paroles, c’est du bout des lèvres qu’il m’honore. Mais de cœur il est loin de moi. Le respect qu’il dit avoir pour moi n’est qu’une tradition humaine, une leçon apprise.

      Esaïe 41

      1 Vous, les populations lointaines, taisez-vous donc pour m’écouter, dit le Seigneur. Vous les peuples, armez-vous de courage, comparaissez d’abord, après quoi vous prendrez la parole. Oui, approchons-nous, vous et moi pour commencer le procès.
      2 A l’est, là-bas, n’est-ce pas moi qui ai mis en route l’homme que la victoire vient saluer à chacun de ses pas ? Il fait capituler les nations devant lui, il piétine les rois. Son épée les réduit en poussière, ses flèches les éparpillent comme la paille au vent.
      3 Il les poursuit et traverse leurs rangs sain et sauf, sans mettre même pied à terre !
      4 Qui est l’auteur de ces événements ? C’est celui qui annonce à l’avance ce qui doit arriver. C’est moi, le Seigneur. Je suis au point de départ, et je serai là encore pour les derniers événements.
      5 Les populations lointaines l’ont bien vu et prennent peur ; les gens du bout du monde se sont approchés en tremblant.
      6 Des hommes s’entraident au travail, l’un dit à l’autre : « Vas-y ! »
      7 Le fondeur encourage l’orfèvre ; celui qui aplatit le métal encourage à son tour l’ouvrier qui travaille à l’enclume. Il dit de la soudure : « Ça va ». Puis on fait tenir l’idole en la fixant avec des clous.
      8 Écoute, Israël, mon serviteur, peuple de Jacob que j’ai choisi, race de mon ami Abraham ;
      9 toi que j’ai été chercher jusqu’au bout du monde, et que j’ai appelé des régions les plus lointaines ; toi, à qui j’ai dit : « Non, je ne t’ai pas rejeté, au contraire, je t’ai choisi ; mon serviteur, c’est toi. »
      10 N’aie pas peur maintenant, car je suis avec toi. Ne lance pas ces regards inquiets, car ton Dieu, c’est moi. Je viens te rendre courage, j’arrive à ton secours et je te protège, ma main droite tient sa promesse.
      11 Oui, honte et déshonneur à tous ceux qui t’en veulent ! Qu’ils soient réduits à rien, qu’ils disparaissent, tes adversaires !
      12 Tu chercheras vainement la trace de tes agresseurs. Ils seront réduits à rien du tout, ceux qui sont en guerre contre toi.
      13 Car moi, le Seigneur, je suis ton Dieu, je tiens fermement ta main droite, je te répète : « N’aie pas peur, j’arrive à ton secours. »
      14 Israël, peuple de Jacob, n’aie pas peur, toi qu’on traite en vermine, toi qu’on écrase comme un ver. Je viens moi-même à ton secours, déclare le Seigneur, je prends ta cause en mains, dit l’unique vrai Dieu, le Dieu d’Israël.
      15 Je vais faire de toi un traîneau à battre le blé, tout neuf, aux dents aiguës. Tu vas déchiqueter les montagnes, tu vas les mettre en pièces, tu traiteras les collines comme on traite la paille :
      16 tu les jetteras en l’air, et le vent les emportera, un tourbillon les dispersera. Et toi tu crieras la joie que te cause le Seigneur, tu te féliciteras de l’unique vrai Dieu, le Dieu d’Israël.
      17 Les pauvres et les malheureux cherchent de l’eau, mais rien. La soif leur dessèche la langue. Mais moi, le Seigneur, je vais leur répondre, moi, le Dieu d’Israël, je ne les abandonne pas.
      18 Je vais faire jaillir des fleuves sur les hauteurs dénudées, et des sources au fond des vallées, changeant le désert en étang et la terre aride en oasis.
      19 Je planterai au désert cèdres et acacias, myrtes et oliviers. Dans les régions sans eau je mettrai des cyprès, des pins et des buis.
      20 Ainsi tout le monde verra, tout le monde saura, tous constateront et comprendront que c’est l’œuvre du Seigneur, ce qu’a créé l’unique vrai Dieu, le Dieu d’Israël.
      21 Vous, les dieux des nations, venez présenter votre cause, apportez vos preuves, dit le Seigneur, le roi de Jacob.
      22 Apportez vos arguments, expliquez-nous ce qui arrive. Les premiers événements, qu’en était-il ? Expliquez-les, et nous y réfléchirons. Ou bien annoncez-nous l’avenir, et nous saurons ce qui arrivera.
      23 Oui, annoncez-nous ce qui va se produire, et nous connaîtrons alors si vous êtes vraiment des dieux. Faites donc seulement un peu de bien ou de mal, pour que nous en soyons tous les témoins admiratifs.
      24 Mais vous êtes moins que rien, et ce que vous faites est nul. Qui vous choisit comme dieux est aussi répugnant que vous.
      25 Là-bas, au nord, j’ai mis en route un homme, et le voilà qui vient. Et là-bas, où le soleil se lève, il se réclame de moi. Il piétine les gouverneurs comme on piétine de la boue, ou comme un potier foule aux pieds son argile.
      26 Qui a donc annoncé cet événement à l’avance, pour que nous le sachions ? Qui l’a prédit, pour que nous disions : « Il avait raison » ? Aucun d’entre vous, c’est sûr, n’en a été capable ; on ne vous a rien entendu dire.
      27 Moi, le premier, j’annonce à Sion : “Eh bien, les voici !” J’envoie à Jérusalem un porteur de la bonne nouvelle.
      28 J’ai eu beau regarder, je n’ai vu personne : personne parmi ces dieux-là pour donner son avis, personne à consulter, personne pour me répondre.
      29 Ce sont tous des zéros : ce qu’ils font est nul. Leurs idoles : du vent, du vide !

      Esaïe 42

      1 Voici mon serviteur, dit le Seigneur, je le tiens par la main, j’ai plaisir à l’avoir choisi. J’ai mis mon Esprit sur lui pour qu’il apporte aux nations le droit que j’instaure.
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