Le premier verset de la Bible nous donne une
explication rationnelle et utile des origines de la terre et
des cieux. Les chrétiens réellement humbles, grâce à leur foi,
sont mieux à même de comprendre ces choses, plus que ne le
peuvent, par leur imagination, les hommes les plus instruits.Ce que nous pouvons voir du ciel et de la terre, nous fait
découvrir la puissance du grand Créateur. Au vu, ici-bas, de
notre condition humaine, nous devons garder à l'esprit notre
devoir de chrétiens : lever toujours les yeux vers le ciel, et
garder la terre sous nos pieds. Le Fils de Dieu, ne faisant
qu'un avec le Père, était avec Celui-ci, lors de la création du
monde ; qui plus est, on nous dit, dans Sa Parole, que le monde
a été fait par Lui, et que rien n'a été fait sans Lui. Ah,
quelles nobles pensées devrions-nous avoir au sujet de ce grand
Dieu que nous adorons, ce grand Médiateur vers qui nous
adressons nos prières ! Et ici, dès le début du Saint Livre,
nous lisons, au sujet de cet esprit divin, qu'Il travaille dans
le cœur de l'homme ; ce type d'action est d'ailleurs souvent
mentionné dans d'autres passages de la bible. Il faut remarquer
qu'au début, il n'y avait rien d'enviable sur la surface
terrestre car le monde d'alors était informe et vide ; tout
n'était que désolation. De manière imagée, l'œuvre effectuée
par la grâce, dans l'âme, est aussi une création nouvelle :
dans une âme « en friche », là où il n'y a pas eu de nouvelle
naissance, on ne peut trouver que désordre, confusion et tout
ce qui concerne le mal ; cette âme est vide de tout ce qui
concerne le bien, de tout contexte divin ; on n'y trouve que
l'obscurité car il n'y a en elle que ténèbres : c'est ici notre
état naturel, avant que la Grâce toute puissante ne produise en
nous Son changement.
Dans le nom de l'Eternel : en l'Eternel lui-même, tel qu'il se révèle par son nom.
Ce psaume, chanté à Genève au culte du dimanche qui suivit la nuit de l'Escalade, fut dès lors, pour l'Eglise de cette ville, inséparable du souvenir de cette délivrance.