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1 Corinthiens 3

    • 1 Chapitre 3.

      1 à 9 Contre l'esprit de parti.

      Paul a commenc√© (1Corinthiens 1.10) une s√©v√®re r√©pr√©hension de l'esprit de parti qui r√©gnait √† Corinthe¬†; il en a trouv√© et attaqu√© la cause dans l'application de la sagesse humaine et de l'art humain √† la pr√©dication de l'Evangile¬†; (1Corinthiens 1.17) en reprenant maintenant ce sujet, il en appelle, ainsi qu'il l'a d√©j√† fait, (1Corinthiens 2.1-5) √† l'exemple et √† l'exp√©rience de son propre minist√®re, tel qu'il lui √©tait prescrit par l'√©tat peu d√©velopp√© de l'Eglise de Corinthe¬†; mais bient√īt il g√©n√©ralise cet exemple en montrant que Dieu seul en J√©susChrist est tout pour le fid√®le, qui ne doit voir dans les ministres de la Parole que d'humbles instruments¬†; enfin, il rattache cette d√©monstration √† ce qui pr√©c√®de, en rappelant encore une fois (versets 18-23) que la source des divisions est toujours dans l'estime exag√©r√©e de la sagesse humaine.

      Ces mots¬†: spirituels, charnels sont employ√©s ici dans un sens un peu diff√©rent de celui qu'ils ont dans Romains 7.5,14¬†; 8.5 et suivants¬†; Galates 6.1. Tout chr√©tien en qui est commenc√©e l'Ňďuvre de la r√©g√©n√©ration n'est plus charnel, dans le sens absolu du mot, puisque l'Esprit de Dieu travaille en lui¬†; (Romains 8.9) et l'ap√ītre estime qu'il en est ainsi de la plupart des membres de l'Eglise de Corinthe, puisqu'il les appelle des enfants en Christ, par opposition √† ceux qu'il a nomm√©s "les parfaits." (1Corinthiens 2.6)

      Mais ceux qui sont encore enfants en Christ, c'est-√†-dire nouveaux convertis, peu affermis dans la communion avec le Sauveur, ne sont pas tellement sous la domination de l'Esprit qu'il n'y ait en eux, et, il faut dire, h√©las¬†! dans la plupart des chr√©tiens, des moments o√Ļ la chair, le vieil homme, avec ses convoitises, exerce encore sur eux son empire, et o√Ļ, par cons√©quent, ils peuvent √™tre appel√©s charnels.

      Paul emploie √† dessein un terme si fort, pr√©cis√©ment parce que les Corinthiens, √† cause de leurs connaissances et de leurs dons, (1Corinthiens 1.5,7¬†; 8.1) √©taient tent√©s de se consid√©rer eux-m√™mes comme tr√®s spirituels et tr√®s avanc√©s dans la vie chr√©tienne. Grande erreur, partout o√Ļ ne r√®gnent pas l'humilit√© et la charit√©. (1Corinthiens 4.8)

      2 C'est-à-dire les premiers éléments de l'Evangile, et non "la sagesse pour les parfaits." (1Corinthiens 2.6, note.)

      Et m√™me les doctrines profondes de cette √©p√ģtre, comme 1Corinthiens 2 et 1Corinthiens 15, ne sont pr√©sent√©es √† l'Eglise de Corinthe qu'incidemment, et dans le but de r√©futer les erreurs oppos√©es.

      3 Grec : "Ne marchez-vous pas selon l'homme ?"

      Cette derni√®re expression compl√®te et explique le mot charnel¬†; d'o√Ļ il faut conclure, puisque l'ap√ītre emploie ici indiff√©remment ces deux termes l'un pour l'autre, que le mot charnel ne doit point uniquement s'appliquer √† de grossi√®res passions, mais s'√©tendre √† la nature humaine tout enti√®re. "Ce qui est n√© de la chair est chair." C'est pourquoi l'Evangile demande que nous naissions de l'Esprit, que nous devenions de nouvelles cr√©atures. (Comparer 1Corinthiens 2.14, note.)

      - L'ap√ītre revient ici √† ces partis de l'√©glise de Corinthe, dans lesquels il montre √† ses lecteurs la preuve du s√©v√®re jugement qu'il prononce sur eux.

      - Entre les mots envie et querelles, on trouve encore, dans le texte reçu, des dissensions, ce qui n'est pas authentique.

      4 (Comparer 1Corinthiens 1.12, note.)

      Le texte reçu porte ici, comme au verset 3 "n'êtes-vous pas charnels ?" Nous rétablissons la variante beaucoup plus autorisée : n'êtes-vous pas des hommes ? expression qui correspond à celle de verset 3 "marcher selon l'homme."

      Les Corinthiens auraient d√Ľ √™tre plus que des hommes, des chr√©tiens.

      7 Paul avait fond√© l'Eglise de Corinthe, qu'Apollos avait ensuite contribu√© √† faire avancer dans la vie chr√©tienne¬†; mais comme, dans la nature, toute vie et toute croissance viennent de Dieu, sans lequel l'homme planterait et arroserait en vain, de m√™me, dans le r√®gne de la gr√Ęce, l'Ňďuvre de l'homme dispara√ģt en pr√©sence de l'Ňďuvre de Dieu.

      - On remarquera que la traduction de verset 5 diffère du texte reçu et de nos versions ordinaires ; la vraie leçon y est rétablie.

      9 La construction grecque de ce verset verset 9 rend beaucoup mieux l'idée que Dieu est tout, et l'homme rien qu'un instrument : "car c'est de Dieu que nous sommes coopérateurs, de Dieu que vous êtes le champ, de Dieu l'édifice."

      Par ce dernier mot, l'ap√ītre abandonnant sa premi√®re image, prise de la culture des plantes, passe √† une seconde, emprunt√©e de l'architecture, qu'il d√©veloppe en d√©tail dans les versets suivants.

      10 10 à 17 Que chacun prenne garde comment il édifie sur le fondement.

      En se comparant √† un sage architecte, Paul n'entend point caract√©riser la mani√®re dont il a travaill√©, et moins encore s'adresser une louange¬†; car il attribue tout √† la gr√Ęce qui lui a √©t√© donn√©e¬†; il ne s'agit ici que du fondement qu'il a pos√©. (verset 11)

      Tout sage architecte commence par l√† avant de songer √† b√Ętir, voil√† tout ce qu'il veut dire. La suite explique l'image dont il se sert (verset 15, note) et la mesure de la r√©compense promise. (verset 8)

      11 Personne ne peut moralement, légitimement, poser dans l'Eglise un autre fondement que le Jésus-Christ historique et vivant sur qui seul elle repose.

      Ce fondement est posé, par qui ?

      Par l'ap√ītre, r√©pondent les uns en se r√©f√©rant √† verset 10.

      Par Dieu lui-même, disent les autres, car Paul parle ici d'une manière générale de l'Eglise universelle et de son unique fondement qui émane de Dieu. (Matthieu 21.42 ; Ephésiens 2.20 ; Actes 4.10,11 ; 1Pierre 2.6)

      Ce qui n'emp√™che pas que tout ap√ītre, tout √©vang√©liste, tout missionnaire qui annonce J√©sus-Christ fid√®lement, ne pose, dans un sens restreint, le fondement, comme Paul l'avait fait √† Corinthe et ailleurs. Quant √† ceux qui posent un autre fondement, ils sont en dehors de l'Eglise chr√©tienne.

      15 Pour comprendre le sens spirituel de cette belle image, il faut bien se représenter l'image elle-même : avant d'élever un édifice durable, un temple majestueux, (verset 16) il faut d'abord poser un ferme fondement ; tous en conviennent, il n'y a ici nulle différence d'opinions. (verset 11)

      Mais sur ce fondement, on peut b√Ętir avec des mat√©riaux fort divers¬†: de nobles m√©taux, de l'or, de l'argent, servant √† l'ornement int√©rieur de l'√©difice¬†; des pierres pr√©cieuses, le marbre, le porphyre, le jaspe, composant les colonnes et les parois du dedans¬†; ou bien aussi du bois, du foin, du chaume employ√©s dans certaines parties de la charpente et de la ma√ßonnerie.

      Arrive le jour o√Ļ √©clate un incendie, les premiers mat√©riaux supportent l'√©preuve du feu¬†; les derniers, s'il y en a, sont consum√©s. Alors l'ouvrier ne se sauve qu'au p√©ril de sa vie, et fait la perte de son avoir et de sa peine.

      - L'ap√ītre se contente d'indiquer le sens spirituel¬†: vous √™tes l'√©difice de Dieu (verset 9¬†; comparez verset 16), et laisse tout le reste √† l'intelligence de ses lecteurs.

      Il dit pourtant clairement quel est le fondement, Christ, (verset 11) sans lequel il n'y a point d'√©difice spirituel, point de temple o√Ļ Dieu puisse habiter. Ce fondement a √©t√© pos√© par Dieu lui-m√™me, et pour toujours.

      Ce qui est b√Ęti ensuite sur ce fondement, ce sont toutes les doctrines vraies ou fausses (comparez verset 6 √† 9) annonc√©es dans l'Eglise, c'est la mani√®re de faire de chaque serviteur de Dieu, l'esprit qu'il apporte dans son travail.

      Si ces matériaux sont de même nature que le fondement, s'ils proviennent directement de Christ, de sa justice, de son Esprit, ils pourront tous résister au feu. Au contraire, tout mélange d'erreur, de souillure, de péché, provenant, soit de l'ouvrier, soit de ceux qu'il travaille à édifier, est destiné à périr.

      Le jour de la venue de Christ, du jugement √©ternel (H√©breux 10.25) manifestera l'Ňďuvre de chacun, la fera passer par l'√©preuve du feu. (2Thessaloniciens 1.8) La r√©compense de l'ouvrier fid√®le sera, non seulement son propre salut, mais la conservation de son Ňďuvre, le bien accompli et subsistant pour la vie √©ternelle, les √Ęmes sauv√©es, qui seront sa joie et sa couronne. Mais celui qui a employ√© de mauvais mat√©riaux aura la douleur de voir p√©rir son Ňďuvre et le fruit de sa peine¬†; luim√™me ne sera sauv√© qu'au travers du plus terrible danger, et uniquement s'il n'a pas abandonn√© le fondement¬†!

      "C'est le marchand naufragé qui voit périr sa cargaison et son profit, et n'est sauvé lui-même qu'au travers des flots." Bengel.

      - Il y a, dans cette instruction de l'ap√ītre, un avertissement plus redoutable encore¬†: Craignez, semble-t-il dire √† ceux qui mettaient leur confiance en l'homme¬†; (versets 4,5) car, s'il est des erreurs dans lesquelles, et malgr√© lesquelles, il y a encore un salut possible, qui peut tracer avec certitude une ligne d√©marcation entre ce qui sera br√Ľle autour de lui et en lui, et ce qui finirait par le perdre lui-m√™me √©ternellement¬†?

      17 Cette nouvelle image, tr√®s famili√®re √† notre ap√ītre (Eph√©siens 2.21¬†; 2Corinthiens 6.16) et inspir√©e par celle qui pr√©c√®de, en est pourtant ind√©pendante, et pr√©sente la pens√©e de l'ap√ītre sous un autre point de vue.

      Ici, au lieu d'un √©difice en voie de construction et dans lequel chacun doit prendre garde de ne b√Ętir qu'avec de bons mat√©riaux, pos√©s sur le bon fondement, c'est un temple achev√© et sanctifi√© auquel l'ap√ītre compare l'Eglise de Christ, et chaque √Ęme individuelle dans laquelle habite l'Esprit de Dieu. Or, d√©truire (Grec¬†: "corrompre") le temple de Dieu, le lieu sacr√© de sa demeure, est un acte bien plus coupable encore que celui de le b√Ętir avec des mat√©riaux d'in√©gale valeur. Aussi la menace est-elle ici bien plus terrible.

      D√©truire, de la part de Dieu, ne peut signifier que la perdition √©ternelle. (Matthieu 10.28¬†; 16.25) Et cela montre jusqu'o√Ļ peut conduire une voie d'erreur, d√©crite sous l'image pr√©c√©dente, si toutefois on y pers√©v√®re.

      18 18 à 23 Que chacun donc ne mette sa confiance dans la sagesse des hommes.

      En se croyant sage selon le monde, (versets 18-20) ou en mettant sa confiance et sa gloire dans les hommes qui ont cette prétention. (versets 21,22)

      L'ap√ītre jette ici un regard en arri√®re sur la grande pens√©e qu'il a d√©velopp√©e 1Corinthiens 1.17 et suivants, concernant la sagesse de ce si√®cle, mise en opposition avec la folie de la croix. Son but, en le faisant, est de montrer que tout ce qui pr√©c√®de, m√™me les deux derni√®res images, a rapport √† l'esprit de parti qu'il combat, et qui, √† Corinthe, n'avait d'autre origine que la recherche de la sagesse humaine et des dons brillants sur lesquels elle s'appuie.

      Toute sagesse qui s'√©l√®ve √† c√īt√© de la sagesse divine de Christ, sera confondue. Quiconque en a poursuivi le prestige trompeur, doit s'en d√©pouiller d'abord, devenir fou aux yeux du monde, pour trouver la vraie sagesse. (1Corinthiens 1.24, note.)

      19 Job 5.13. Donc il est plus sage qu'eux ; et ceux-là seuls deviennent sages, à qui il fait part de son Esprit. (1Corinthiens 2.10)
      20 Psaumes 94.11, o√Ļ on lit¬†: "les pens√©es des hommes," c'est-√†-dire de tous les hommes, sans en excepter les plus sages que l'ap√ītre nomme ici pour les prendre √† partie.
      22 Mettre sa gloire dans les hommes, ou, comme il y a littéralement se glorifier en eux, ce n'est pas seulement vouloir jouir de leurs dons ou de leur supériorité, mais c'est mettre en eux sa confiance, se placer à leur égard dans un état de dépendance spirituelle. (Voy. sur le sens complet du mot, Romains 5.2,11 ; Galates 6.14)

      Or, pour l'enfant de Dieu, c'est l√† descendre au lieu de monter¬†; car il est "h√©ritier de Dieu et coh√©ritier de Christ¬†;" il a part √† tout ce que poss√®de son P√®re c√©leste¬†: tous les serviteurs de Dieu, qu'ils s'appellent Paul, Apollos, ou C√©phas, sont √† lui, car ils sont √©tablis de Dieu pour son salut¬†; le monde entier, la vie, la mort, toutes les puissances vivifiantes ou destructives du r√®gne de la nature ou du r√®gne de la gr√Ęce, tous les √©v√©nements du pr√©sent ou de l'avenir, doivent servir au grand but de son salut, tout ayant √©t√© cr√©√© pour celui qui, en Christ est redevenu le roi de la cr√©ation. (Comparer Romains 8.31-39¬†; Matthieu 5.5, note.)

      N'est-ce pas renier ces glorieux privil√®ges que de mettre sa confiance et sa gloire en un homme, f√Ľt-il m√™me le plus excellent des hommes¬†?

      - "En tête sont placés les noms des trois docteurs dont on avait fait des chefs de parti et à l'occasion desquels est donné tout cet enseignement. Pour énoncer sa conclusion, Paul ne fait que retourner les trois formules. Au lieu de dire : "Je suis à Paul" Les Corinthiens doivent dire : "Paul est à moi." L'Eglise est le but ; les ministres sont le moyen. Ils sont des dons qui lui sont faits et qu'elle doit mettre à profit sans dédaigner l'un, ni s'engouer de l'autre." Godet.

      23 Grec¬†: "Vous √™tes de Christ, et Christ est de Dieu." En s'√©levant ainsi des cr√©atures au Cr√©ateur, l'ap√ītre indique √† la fois la garantie et la couronne de tous les privil√®ges de l'enfant de Dieu qu'il vient d'√©num√©rer.

      Etre de Christ doit suffire au chrétien pour qu'il ne soit plus ni d'Apollos, ni de Céphas, ni d'aucun homme ; d'autant plus qu'en appartenant à Christ, il appartient à Dieu luimême, parce que Christ est l'image du Dieu invisible, (Colossiens 1.15) la splendeur de sa gloire, (Hébreux 1.3) un avec le Père. (Jean 10.30)

      Le même rapport de communion et d'amour qui existe entre le Père et le Fils, est rétabli par le Médiateur entre le Père et ses enfants. (Jean 17.21,22)

      - Quelques interprètes ont voulu voir dans ces dernières paroles un avertissement donné au parti de l'Eglise de Corinthe qui se réclamait exclusivement, et non sans orgueil, du nom de Christ. Paul voudrait élever leur pensée jusqu'à Dieu, pour les ramener à l'unité suprême. C'est possible.

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